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| e p3 1 quand le developpement durable transforme les gestes de metier en logistique analyse comparative cerclage filmage automatiques versus coiffe reutilisable auteurs sonia narme 1 veronique bartenlian 1 etablissement 1 acms arpajon france presentateur sonia narme |
E-P3 -1 - Quand le développement durable transforme les gestes de métier en logistique : analyse comparative cerclage/filmage automatiques versus coiffe réutilisable
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Sonia Narme (1), Véronique Bartenlian (1)
Présentateur : Sonia Narme
Etablissement : (1) ACMS, Arpajon, FRANCE
CONTEXTE– La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) définie par la Commission européenne conduit de nombreuses entreprises à réfléchir sur leur contribution aux enjeux du développement durable. Une évaluation de l’incidence de ces choix sur les conditions de travail demeure essentielle pour prévenir l’altération de l’état de santé des salariés. ILLUSTRATION– Une entreprise spécialisée dans les systèmes audio professionnels (amplis, haut-parleurs…) a engagé une démarche de réduction de son impact environnemental en substituant le cerclage et le filmage plastique automatiques des palettes par une coiffe réutilisable. Cette modification technique et organisationnelle, inscrite dans une logique de développement durable, a conduit à la réalisation d’une étude ergonomique visant à caractériser ses effets sur les sollicitations biomécaniques et cardiovasculaires des opérateurs. Le cerclage demande de récupérer le lien à hauteur du bassin, puis le filmage automatique nécessite un accroupissement pour attacher le film en bas de la palette, soit deux actions sans port de charge. L’installation de la coiffe requiert la saisie de la coiffe (6,2 kg), sa dépose sur la palette, l’attache de chacune des quatre sangles avec accroupissements pour accéder aux points d’ancrage puis le serrage manuel de chaque sangle avec flexion du tronc, soit dix actions. L’analyse des différentes étapes de la mise en place de la coiffe met en évidence des contraintes biomécaniques ainsi qu’un coût cardiaque supérieurs à ceux d’un cerclage avec filmage automatiques : contraintes posturales plus marquées dues aux multiples accroupissements et aux flexions répétées du tronc, contraintes biomécaniques plus intenses avec des mouvements de serrage sollicitant fortement les articulations du poignet et les muscles de l’avant-bras, et coût cardiaque accru révélé par des mesures de cardiofréquencemétrie (105 vs 82). De plus, la durée de pose de la coiffe est plus importante (> 50%) que lors du cerclage et du filmage automatiques. L’ensemble de ces facteurs constitue un profil de risque compatible avec le développement de TMS. DISCUSSION– Dans une démarche globale durable, l’usage d’une coiffe réutilisable partait d’une bonne intention mais notre étude ergonomique a objectivé un coût humain remettant en question ce choix à l’origine louable. Les échanges menés avec l’entreprise ont souligné l’importance de constituer un groupe de réflexion dès qu’une modification de poste est envisagée afin de construire une vision partagée de la problématique et de croiser les expertises nécessaires.
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| e p3 2 accompagner les transformations de lactivite face aux evenements climatiques auteurs linda constans lesne 1 esther szwarc 1 myriam claude 1 thierry letzelter 1 etablissement 1 orange issy les moulineaux france presentateur linda constans lesne |
E-P3 -2 - Accompagner les transformations de l’activité face aux événements climatiques
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Linda Constans-Lesne (1), Esther Szwarc (1), Myriam Claude (1), Thierry Letzelter (1)
Présentateur : Linda Constans-Lesne
Etablissement : (1) ORANGE, Issy Les Moulineaux, FRANCE
Le changement climatique est responsable d’une augmentation en fréquence et en intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Pluies diluviennes ou vents violents, avec leur cortège de victimes et de destructions peuvent toucher l’ensemble des travailleurs des zones concernées. Toutefois, certaines activités sont impliquées d’une façon spécifique. C’est le cas du rétablissement des infrastructures essentielles. Pour l’entreprise et ses collaborateurs, ces situations impliquent le plus souvent une organisation spécifique du travail et des mesures de prévention particulières. Mais c’est aussi le cas pour le SPST qui, face à ces crises dont la fréquence est amenée à croitre, doit s’organiser pour remplir sa mission de conseil et d’accompagnement.
Notre travail s’appuie sur l’expérience d’accompagnement par un SPST autonome d’équipes intervenant pour la remise en état d’infrastructures après le passage d’un cyclone.
Pour un accompagnement efficace de ce type de mission, le SPST doit pouvoir intégrer plusieurs aspects spécifiques aux circonstances.
Le risque sanitaire est prédominant, couvrant à la fois les champs infectieux, accidentel, psychologique et la question de l’ambiance thermique. Cela implique l’organisation de visites médicales préalables au départ pour vérification de la compatibilité de l’état de santé du collaborateur avec la mission, avec les conseils de prévention adaptés, l’organisation des vaccinations pertinentes, un questionnement sur la chimioprophylaxie anti-paludéenne, la définition du contenu de la trousse de secours, la vérification des conditions de secours et d’assistance physique et psychologique si besoin.
Il convient également d’anticiper des conditions de travail inhabituelles avec un possible recours à des techniques d’intervention ou des EPI différents de ceux utilisés au quotidien. Il peut exister une différence de température parfois importante avec la zone de départ, nécessitant un acclimatement, en particulier pour des activités à forte charge physique.
Il faut aussi intégrer que les conditions de vie entrent ici dans le champ de responsabilité de l’employeur. Une grande vigilance sur les conditions de sécurité est nécessaire. Enfin, l’étape du retour ne doit pas être négligée, avec la planification du repos nécessaire et l’organisation d’une visite médicale dédiée.
L’équipe du SPST a capitalisé sur cette expérience, avec la création d’un process de suivi des salariés concernés et d’une boite à outils partagée, ainsi que la mise en place d’une liste de médecins volontaires mobilisables pour l’accompagnement en urgence de ce type de missions.
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| e p3 3 isolement de l infection a geohelminthiase chez les enfants d age scolaire travaillant dans l exploitation miniere artisanale au nord kivu rdc auteurs jean paul kabemba lukusa 1 ardi lusamba kabemba 1 alice mujinga kabemba 1 etablissement 1 volunteers for the conservation of fauna and flora vcff goma republique democratique du congo presentateur jean paul kabemba lukusa |
E-P3 -3 - Isolement de l'infection à géohelminthiase chez les enfants d'âge scolaire travaillant dans l'exploitation minière artisanale, au Nord-Kivu, RDC
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Jean-Paul Kabemba Lukusa (1), Ardi Lusamba Kabemba (1), Alice Mujinga Kabemba (1)
Présentateur : Jean-Paul Kabemba Lukusa
Etablissement : (1) Volunteers For The Conservation Of Fauna And Flora (vcff), Goma, REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
La santé est étroitement liée à la qualité de l'environnement dans lequel vivent les populations. Les géohelminthiases
sont parmi les infections les plus courantes au monde, touchant les communautés les plus pauvres.
L'OMS recommande un déparasitage périodique pour les enfants (1-15 ans) vivant dans les
zones où la prévalence des infections est estimée à plus de 20 %. En République démocratique du Congo,
en particulier dans la région défavorisée du Nord-Kivu, de nombreux enfants travaillant dans les
mines artisanales risquent de ne pas recevoir les traitements nécessaires. L'objectif de cette étude était d'identifier le portage parasitaire
au sein de ce groupe. Nous avons collecté et analysé 125 échantillons de selles d'enfants âgés de
6 à 15 ans travaillant dans les mines artisanales. Nous avons constaté que 65,6 % des enfants étaient porteurs d'Ancylostoma duodenale,
94,4 % de Trichuris trichiura et 96,8 % d'Ascaris lumbricoides, et que bon nombre d'entre eux
n'avaient jamais été déparasités. Nos recherches démontrent le besoin immédiat d'un
programme de déparasitage et d'éducation sanitaire pour la prévention des maladies dans la région minière du Nord-Kivu.
Notre objectif ultime est d'éliminer le travail des enfants dans les mines, compte tenu des risques d'exposition à
de multiples maladies, aux blessures et aux radiations, fréquents dans l'exploitation minière artisanale.
Le défi est cependant de taille, étant donné la prévalence de la pauvreté et de la guerre dans la région, face aux maladies tropicales negligees.
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| e p3 4 la sante au travail par le prisme de la sante integrative auteurs pierric masuy 1 etablissement 1 aist84 chateaurenard france presentateur pierric masuy |
E-P3 -4 - La santé au travail par le prisme de la santé intégrative
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Pierric Masuy (1)
Présentateur : Pierric Masuy
Etablissement : (1) AIST84, Chateaurenard, FRANCE
Le cadre One Health, approuvé conjointement en 2023 par l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale de la santé animale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Programme des Nations unies pour l’environnement, est défini comme une « approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser de manière durable la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes ». Bien que la question ultime soit celle de l’habitabilité de la planète pour les humains, cette définition introduit un changement de perspective : la santé humaine n’est plus la seule priorité, mais doit être équilibrée et optimisée conjointement à la santé des écosystèmes, plus globalement de l’état de la planète. Cela soulève certaines questions pratiques et éthiques (Giraudoux et al. 2025a, 2025b), dans laquelle la santé au travail, en tant que pratique interdisciplinaire généralement éloignée de thématiques appartenant plutôt au champ de l’écologie, cherche sa place.
J’ai donc essayé, en ma qualité d’infirmier de santé au travail et d’éco infirmier[1], de porter cette thématique dans des actions de sensibilisation, à plusieurs niveaux :
Auprès des employeurs, via une action d’information dite « matinée de prévention » : https://www.presanse-pacacorse.org/actualites/articles-internes/04-05-06-2023/sante-au-travail-et-dereglements-climatiques--sensibilisation-de-laist-84
Auprès des salariés intervenant en extérieurs lors de cession annuelle d’information collective, notamment auprès de saisonniers chargés de mission défense de la forêt contre les incendies,
Auprès de mes collègues, médecins, infirmiers, préventeurs, de manière informelle, en discutant de ces sujets avec eux, en essayant tant bien que mal d’éviter l’éco anxiété. Et de manière plus formelle en essayant de porter ce message lors du Congrès National De Médecine et Santé du Travail de 2026.En m’appuyant sur l’exemple du changement climatique, ma présentation a pour but de sensibiliser à ces sujets et à ouvrir des perspectives de décloisonnement pour faire face aux défis de demain.
[1] Infirmier spécialisé sur les liens entre "pollutions et santé", qui travaille dans le champ de la prévention primaire en réalisant différents types d’interventions visant à sensibiliser le public - ou d’autres acteurs de prévention primaire - aux risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement.
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| th01 p008 prevention des expositions reprotoxiques en milieu professionnel exemple de collaboration entre le centre artemis et un spsti lahi33 auteurs carine audouin 1 marjorie espiga 2 benoit atge 2 fleur delva 1 etablissement 1 chu bordeaux bordeaux france 2 ahi33 bordeaux france presentateur carine audouin |
Th01-P008 - Prévention des expositions reprotoxiques en milieu professionnel : exemple de collaboration entre le Centre Artemis et un SPSTI, l’ahi33
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Carine Audouin (1), Marjorie Espiga (2), Benoit Atge (2), Fleur Delva (1)
Présentateur : Carine Audouin
Etablissement : (1) CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (2) AHI33, Bordeaux, FRANCE
Introduction De nombreuses revues de la littérature ont décrit des expositions environnementales pouvant être impliquées dans les troubles de la reproduction. Le centre Artemis est un acteur de prévention primaire dans ce domaine. Les services de prévention et de santé travail interentreprises (SPSTI) sont des acteurs de terrain dont la mission principale est d’éviter l’altération de la santé des professionnels du fait de leur travail. Des collaborations se mettent en place entre ces structures. Matériel et Méthode Lors d’une consultation environnementale avec le centre Artemis, les données sur les expositions professionnelles et paraprofessionnelles sont recueillies via un autoquestionnaire, puis approfondies lors d’un entretien avec un professionnel formé à la santé environnementale. Cette analyse permet de délivrer des messages de prévention ciblés. En cas de suspicion d’exposition à des agents reprotoxiques, des investigations complémentaires sont engagées (analyse de danger, contact du médecin du travail avec accord du patient). Le protocole de collaboration entre le centre Artemis et l’ahi33 prévoit, après validation du médecin du travail, la réalisation d’une action en milieu professionnel afin d’estimer les niveaux d’exposition et d’adapter le poste si besoin. Un compte-rendu est ensuite adressé au médecin référent du centre Artemis. Résultats Une consultation a été réalisée auprès d’une esthéticienne ayant présenté une fausse couche tardive et une agénésie septale fœtale. L’analyse des expositions a mis en évidence un risque lié à la manipulation de solvants (essence F utilisée pour le nettoyage), de produits cosmétiques (onglerie, soins du corps) et à des contraintes biomécaniques (station debout prolongée). L’étude de poste conduite par l’ahi33, a confirmé de possibles expositions lors de la manipulation de ces produits. Des recommandations ont été émises à l’employeur : substitution des produits à risque, amélioration des équipements de protection collective (table aspirante) et individuelle (gants, masque adaptés). La salariée a également été informée de la possibilité de recourir à une visite médicale occasionnelle, à sa demande ou à celle de l’employeur, en cas de nouvelle grossesse ou de suspicion d’exposition. Conclusion Ce cas illustre la pertinence du partenariat entre le centre Artemis et les SPSTI dans la prévention des expositions reprotoxiques. L’extension de cette collaboration aux visites de reprise après maternité constituerait une opportunité pour renforcer l’évaluation des risques et la continuité du suivi post-grossesse.
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| th01 p009 presentation des plateformes prevenir prevention environnement reproduction auteurs fleur delva 1 jean francois gehanno 5 lea leroy 6 sylvain chamot 6 barbara charbotel 7 agnes roulet 8 david boels 9 sandra aymeric 10 herve laborde casterot 11 estelle dordeins 11 marion monperrus 12 milia belacel 2 christophe paris 12 ronan garlantezec 12 jean claude pairon 2 mireille matrat 2 kellian jaunas 1 mariem takali 2 jeanne perrin 3 claire sunyach 3 yolande esquirol 4 roger leandri 4 etablissement 1 chu bordeaux bordeaux france 10 chu tours tours france 11 ap hp fernand widal paris france 12 chu rennes rennes france 2 chi creteil creteil france 3 chu marseille marseille france 4 chu toulouse toulouse france 5 chu rouen rouen france 6 chu amiens amiens france 7 chu lyon lyon france 8 chu montpellier montpellier france 9 chu nantes nantes france presentateur fleur delva |
Th01-P009 - Présentation des Plateformes PREVENIR « PREVention ENvIronnement & Reproduction »
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Fleur Delva (1), Jean-François Gehanno (5), Léa Leroy (6), Sylvain Chamot (6), Barbara Charbotel (7), Agnès Roulet (8), David Boels (9), Sandra Aymeric (10), Hervé Laborde-Castérot (11), Estelle Dordeins (11), Marion Monperrus (12), Milia Belacel (2), Christophe Paris (12), Ronan Garlantezec (12), Jean-Claude Pairon (2), Mireille Matrat (2), Kellian Jaunas (1), Mariem Takali (2), Jeanne Perrin (3), Claire Sunyach (3), Yolande Esquirol (4), Roger Léandri (4)
Présentateur : Fleur Delva
Etablissement : (1) CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (10) CHU Tours, Tours, FRANCE; (11) AP-HP Fernand Widal, Paris, FRANCE; (12) CHU Rennes, Rennes, FRANCE; (2) CHI Créteil, Créteil, FRANCE; (3) CHU Marseille, Marseille, FRANCE; (4) CHU Toulouse, Toulouse, FRANCE; (5) CHU Rouen, Rouen, FRANCE; (6) CHU Amiens, Amiens, FRANCE; (7) CHU Lyon, Lyon, FRANCE; (8) CHU Montpellier, Montpellier, FRANCE; (9) CHU Nantes, Nantes, FRANCE
Contexte Les plateformes PREVENIR (PREVention-ENvIronnement-Reproduction) sont dédiées à l’évaluation des expositions environnementales (professionnelles et extra-professionnelles), chez des patients pris en charge pour des troubles de la reproduction (troubles de la fertilité et pathologies de grossesse) et également des couples sans pathologie avec désir de grossesse ou dont la femme est enceinte. L’objectif principal est de proposer des actions de prévention ciblées sur les expositions aux facteurs de risque sur la reproduction.
Méthodes et résultats 9 plateformes ont été mises en place en France entre 2016 et 2025 (CHU de Bordeaux, CHU de Marseille, hôpital Fernand Widal à Paris, CHI Créteil, CHU de Rennes, CHU d’Amiens Hospices civils de Lyon, CHU de Toulouse et CHU de Rouen) et trois autres sont en cours de création (CHU de Nantes, CHU de Tours et CHU de Montpellier). Lors de la prise en charge (PEC), un questionnaire d’évaluation des expositions environnementales permet après analyse de délivrer soit des conseils d’éducation à la santé en cas d’absence d’exposition à des facteurs de risque sur la reproduction soit lorsqu’une exposition élevée et/ou complexe est suspectée, un entretien est réalisé par un expert en santé environnementale (PEC de recours). Un compte-rendu final est rédigé après une validation en staff pluridisciplinaire. Une base de données (BDD) nationale a été conçue par le CHI Créteil. Sur les 4943 dossiers saisis sur la BDD nationale PREVENIR au 15/12/2025, 58% proviennent du CHU de Bordeaux, 34,8% du CHI Créteil, 4,4% du CHU de Rennes et 2,9% de l’hôpital Fernand Widal. 58% des patients pris en charge présentent une pathologie de grossesse et 34,8% souffrent de troubles de la fertilité. Concernant le type de PEC, 61,1% des dossiers saisis sont des PEC d’éducation à la santé et 37,9% représentent des PEC de recours. Parmi les patients ayant une activité professionnelle au jour de la consultation plus de 60% avaient une exposition professionnelle suspectée à des facteurs de risque sur la reproduction, en majorité les contraintes biomécaniques chez les femmes et le risque chimique chez les hommes.
Conclusion Le réseau des plateformes PREVENIR n’a cessé de se développer depuis la mise en place de la première plateforme au CHU de Bordeaux en 2016. Cette initiative s’inscrit dans les priorités définies par les plans nationaux santé environnement et perturbateurs endocriniens. Une activité de recherche clinique y est également développée avec notamment la mise en place de deux protocoles multicentriques : le protocole PREVENIR-FIV chez les couples infertiles piloté par le CHU de Marseille et le protocole PREVENIR-G chez les femmes enceintes piloté par le CHU de Bordeaux.
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| th01 p010 bilan de la mise en place de la plateforme prevenir au crppe de lyon auteurs olivier donnadilles 1 marie pierre peyriere 1 eloise fraison 2 jerome massardier 2 bruno salle 2 barbara charbotel 1 etablissement 1 hospices civils de lyon site lyon sud pierre benite france 2 hospices civils de lyon groupement hospitalier est lyon france presentateur olivier donnadilles |
Th01-P010 - Bilan de la mise en place de la plateforme PREVENIR au CRPPE de Lyon
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Olivier Donnadilles (1), Marie-Pierre Peyriere (1), Eloïse Fraison (2), Jérome Massardier (2), Bruno Salle (2), Barbara Charbotel (1)
Présentateur : Olivier Donnadilles
Etablissement : (1) Hospices civils de Lyon- Site Lyon Sud , Pierre-Bénite, FRANCE; (2) Hospices civils de Lyon- GROUPEMENT HOSPITALIER EST, Lyon, FRANCE
En France, les plateformes PREVENIR (PREVention-ENvIronnement-Reproduction) sont dédiées à l’évaluation et à la prévention des expositions environnementales, professionnelles et extra-professionnelles, chez des patients pris en charge pour des troubles de la reproduction. A Lyon, ce dispositif est opérationnel depuis 2025.
En 2025, 1 018 questionnaires ont été distribués auprès de patientes et de leurs conjoints engagés dans un parcours d’AMP, et 184 ont été retournés, soit un taux de réponse global d’environ 18%. Au total, 114 couples ont été vus en consultation, les 70 autres ont reçu un courrier de conseils/recommandations.
Les expositions professionnelles sont fréquentes dans la population étudiée. Parmi les personnes ayant renseigné leur profession actuelle (172 patientes et 161 conjoints), des facteurs de risque professionnels ont été identifiés chez 59 patientes et 73 conjoints. Les expositions chimiques sont les plus représentées (40 patientes et 53 conjoints), devant les expositions organisationnelles, biologiques et physiques.
Face à ces situations, des recommandations professionnelles ont été émises, incluant notamment l’orientation vers le service de médecine et santé au travail (45 patientes et 67 conjoints). Ainsi, on note qu’une partie des patients exposés professionnellement n’a pas été adressée au médecin du travail, majoritairement parce qu’ils n’ont pas de suivi professionnel structuré.
L’ensemble des 184 patients a déclaré des habitudes de vie pouvant constituer des sources d’exposition, et 54 ont rapporté des éléments liés au lieu de résidence. Les loisirs sont plus rarement cités (3 cas).
En réponse, des recommandations ont été largement formulées concernant l’aération du logement, l’utilisation de produits ménagers et cosmétiques, les ustensiles de cuisine, l’alimentation, et la lecture des pictogrammes / listes d’ingrédients.
Des mesures de plombémie ont aussi été proposées à 41 personnes, mais une part notable n’a pas été réalisée (17 pour les patientes et 24 pour les conjoints), illustrant là encore une mise en œuvre partielle des recommandations.
Ce premier bilan met en évidence une fréquence élevée des expositions, tant professionnelles que domestiques, chez les patients suivis en AMP. L’étude a permis d’identifier de nombreux facteurs de risque et d’émettre des recommandations ciblées, avec un recours significatif au médecin du travail, bien que non systématique.
Il apparaît désormais essentiel de poursuivre le suivi des patients afin d’évaluer dans quelle mesure les recommandations proposées (professionnelles et extra-professionnelles) ont effectivement été mises en œuvre, et d’en apprécier l’impact potentiel sur la réduction des expositions et sur les parcours de soins en AMP.
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| th01 p011 les animaux de travail et la sante urbaine auteurs hamid hachelafi 1 etablissement 1 faculte de medecine universite oran1 algerie oran algerie presentateur hamid hachelafi |
Th01-P011 - Les animaux de travail et la santé urbaine
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Hamid Hachelafi (1)
Présentateur : Hamid Hachelafi
Etablissement : (1) Faculté de médecine.Université Oran1. Algérie, Oran, ALGERIE
Les animaux de compagnie et domestiques ont suivi les mutations sociales des humains pour s’acclimater à leur mode de vie en commun. Les animaux ont occupé des milieux de travail très variés et dans des secteurs stratégiques de sécurité et de gardiennage.
Notre étude est centrée sur les animaux employés dans le secteur touristique et dans le commerce ambulant dans certains pays qui utilisent les chevaux ou les ânes dans leurs activités commerciales urbaines. La domestication du cheptel des équidés dans le tissu urbain s’est ancrée davantage dans les mœurs socio-culturelles.
Ainsi, la famille des équidés occupe une place royale et elle se « défini comme un outil de travail, de chasse, de transport et de guerre » (Lizet, 2020). Toute une culture équine a embrassé les différents continents, avec des représentations sociales manifeste depuis une époque historique lointaine, les cultures équines sont nombreuses et plurielles sur l’ensemble des continents et pour être classé comme un patrimoine immatériel par l’Unesco et servir de cluster d’attractivité touristique.
Cependant, le diaporama de l’employabilité de la famille des équidés change de tempo quand on observe son utilisation dans le tissu urbain, soit dans un but touristique (tourisme de masse par les chevaux de calèche, les ânes Santorin en Grèce, etc.) ou dans les activités commerçantes (vendeurs déambulant de fruits et de légumes ou de poissons, etc.) ou dans le ramassage des ordures ménagères et des produits à destination de recyclage industriel.
La surexploitation informelle des équidés a engendré des pratiques incommodes, à l’exemple de l’abattage clandestin des ânes et sa mise au marché illicite dans le commerce des viandes et avec les risques sanitaire manifestes de pathologies infectieuses. En plus, le trafic des peaux des ânes dans les pays d’Afrique au profit des vertus supposés thérapeutiques par la Chine a occasionné des zoonoses graves.
Parallèlement, l’espace occupé par la population des équidés dans le tissu urbain, devient un lieu de travail pour diverses professions (vétérinaire, agents de nettoyage, guide touristique, …). Certaines catégories professionnelles sont réglementées et peuvent être suivies par la médecine du travail. Cependant, l’exposition au risque infectieux et sa propagation peuvent être négligées pour les catégories professionnelles informelles, à l’exemple des marchands ambulants.
Notre étude examine les conséquences de l’ampleur du phénomène de cohabitation d’un mode de vie animal –espace de travail dans le tissu urbain.
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| th01 p012 evaluation de la performance environnementale dans une entreprise auteurs radhia toumi jemal 1 wafa sejil 2 aymen chahloul 3 mohamed chebbi 4 asma belhassen 4 etablissement 1 direction de l inspection medicale et de la securite au travail sousse tunisie 2 direction generale de l inspection medicale et de la securite au travail tunis tunisie 3 bureau international de travail tunis tunisie 4 centre technique des industries mecaniques et electriques tunis tunisie presentateur radhia toumi jemal |
Th01-P012 - Evaluation de la performance environnementale dans une entreprise
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Radhia Toumi Jemal (1), Wafa Sejil (2), Aymen Chahloul (3), Mohamed Chebbi (4), Asma Belhassen (4)
Présentateur : Radhia Toumi Jemal
Etablissement : (1) Direction de l'inspection médicale et de la sécurité au travail , Sousse, TUNISIE; (2) Direction générale de l'inspection médicale et de la sécurité au travail , Tunis, TUNISIE; (3) Bureau international de travail , Tunis, TUNISIE; (4) Centre technique des industries mécaniques et électriques , Tunis, TUNISIE
Face à l'épuisement des ressources naturelles et à l'urgence climatique, une approche circulaire optimisant l'utilisation des ressources et minimisant les déchets s’impose. Notre intervention consiste à améliorer les conditions de travail et à mettre en place une économie circulaire au sein d’une entreprise grâce au programme SCORE (Sustaining Competitive and Responsible Enterprise).
Méthode Nous avons procédé à la mise en œuvre du module coopération sur les lieux du travail et du programme SCORE 4 Climate développés par l’OIT et qui permettent d’améliorer les conditions de travail et d’optimiser les performances par l’efficacité des ressources et la pratique de l’économie circulaire applicable à l’entreprise.
Résultats Le diagnostic initial ressort les situations suivantes : une accumulation excessive de déchets non valorisés à savoir un stockage anarchique d’emballage plastique à usage unique, une concentration critique de résidus de cartons et une absence de système de tri sélectif des déchets. Nous citons aussi des dysfonctionnements répétés voir arrêts de certaines machines. Une empreinte carbone demeure élevée liée à des transports répétitifs avec le gaspillage des ressources. Dans certains sites de production, nous détectons un déficit en mesure d’hygiène avec présence d’une pollution atmosphérique significative.
Discussion La méthode 5S (séparer, situer, scintiller, standardiser et suivre) constitue un pilier incontournable du module coopération sur les lieux du travail qui permet de créer un environnement de travail optimal permettant de réduire le gaspillage et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. En fait, la direction met en place un système de tri sélectif codifié par couleur selon les standards européens face à l’accumulation de déchets mal contrôlés. Les emballages plastiques à usage unique sont transportés vers une entreprise de recyclage. L’installation d’une déchiqueteuse de carton permet de réduire le carton en bandes dans le but du recyclage. L’entretien régulier des machines avec mise en place de capteur permet de prolonger leur durée de vie et de réduire la charge de travail. Une sensibilisation et une formation des salariés sont menées afin d’éviter les transports inutiles. L’installation d’un système GPS permet d’optimiser les trajets en temps réel. La fourniture de véhicules électriques sera envisagée ultérieurement. L’implémentation d’un système de captage à la source permet de réduire la pollution atmosphérique.
Conclusion Notre intervention a permis d’améliorer les conditions de travail et de consolider l’efficacité des ressources. En outre, elle a favorisé l’intégration de l’économie circulaire à condition que cette dynamique se poursuive au-delà de notre action.
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| th01 p013 connaissances attitudes et pratiques en matiere de risque solaire a la reunion auteurs jessica dumez 1 2 3 tiphaine farcot 2 adrian fianu 3 catherine marimoutou 3 antoine bertolotti 3 4 etablissement 1 msp dago ya ounono boueni mayotte 2 ufr sante la reunion terre sainte reunion 3 inserm 1410 cic terre sainte reunion 4 dermatologie chu sud la reunion terre sainte reunion presentateur jessica dumez |
Th01-P013 - Connaissances, attitudes et pratiques en matière de risque solaire à La Réunion
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Jessica Dumez (1,2,3), Tiphaine Farcot (2), Adrian Fianu (3), Catherine Marimoutou (3), Antoine Bertolotti (3,4)
Présentateur : Jessica Dumez
Etablissement : (1) MSP DAGO YA OUNONO , Boueni, MAYOTTE; (2) UFR Santé La Réunion, Terre-Sainte, REUNION; (3) INSERM 1410 CIC, Terre-Sainte, REUNION; (4) Dermatologie CHU SUD La Réunion, Terre-Sainte, REUNION
Introduction L’exposition solaire est un facteur de risque majeur de cancers cutanés et d’autres pathologies. À La Réunion, où l’indice UV atteint des niveaux très élevés, les travailleurs en extérieur sont particulièrement exposés. L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances et les comportements de photoprotection de ces travailleurs ainsi que leurs déterminants sociodémographiques et professionnels.
Méthode Une étude observationnelle transversale descriptive de type CAP a été menée à l’aide d’un auto-questionnaire anonyme auprès de travailleurs photo-exposés de différents secteurs (BTP, sécurité, pêche, sports et loisirs, environnement et espaces verts). Les critères d’inclusion étaient : résider à La Réunion, être majeur et exercer une activité professionnelle extérieure > 2 h/jour. Les analyses uni- et multivariées ont été réalisées avec Excel® et Jamovi®.
Résultas Au total, 263 participants ont été inclus entre 2023 et 2024. Ils étaient majoritairement des hommes (84,4 %), avec un âge moyen à 39 ans. Le score de connaissances moyen était de 16,2/20 (± 3,2), et 68,3 % obtenaient une note > 15/20. Le score de comportements était de 11,1/20 (±4,3), avec seulement 41,6 % atteignant une note > 12/20. La moitié des répondants déclaraient ne pas utiliser de crème solaire. En analyse multivariée, la présence d’au moins un facteur de risque carcinologique était associé à de meilleures connaissances (OR = 2,80 ; IC95 % : 1,47–5,33 ; p = 0,002) et comportements (OR = 2,78 ; IC95 % : 1,45–5,31 ; p = 0,002). Les travailleurs ayant un faible niveau d’étude adoptaient des pratiques moins favorables (OR = 0,26 ; IC95 % : 0,10–0,68 ; p = 0,006). Enfin, les professions de l’environnement et des espaces verts apparaissaient significativement moins informées (OR = 0,17 ; IC95 % : 0,04–0,66 ; p = 0,010).
Conclusion Malgré un bon niveau global de connaissances, les comportements de photoprotection demeurent insuffisants chez les travailleurs photo-exposés de La Réunion. Les disparités observées selon le niveau d’étude et le secteur professionnel mettent en évidence la nécessité de renforcer la prévention ciblée, en s’appuyant sur le rôle clé des médecins généralistes, de la médecine du travail, et des employeurs dans la promotion de pratiques de photoprotection adaptées.
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| th01 p014 qualite de l air interieur en creche auteurs patricia neddam 1 etablissement 1 promeom villeurbanne france presentateur patricia neddam |
Th01-P014 - Qualité de l'air intérieur en crèche
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Patricia Neddam (1)
Présentateur : Patricia Neddam
Etablissement : (1) PROMEOM, Villeurbanne, FRANCE
Introduction De nombreuses pathologies sont décrites en lien avec la pollution de l’air intérieur, principalement respiratoires, infectieuses ou neurologiques chez les adultes et les enfants. Avec le 4ème Plan National Santé Environnement 2021-2025, « Un environnement, une santé », la réglementation a évolué et imposé aux directions de crèches des mesures de surveillance de la qualité de l’air intérieur (QAI). L’exposition professionnelle des salariés de la petite enfance aux polluants de l’air intérieur ne fait généralement pas partie des risques professionnels cités selon nos recherches. L’objectif de ce travail était d’identifier des bonnes pratiques qui pourraient être mises en place dans les crèches pour la prévention des risques liés à la QAI et d’en tirer un ensemble de conseils à déployer plus largement pour protéger les adultes et les enfants qui occupent ces locaux.
Matériel et méthodes Lors de l’évaluation des risques professionnels en équipe pluridisciplinaire, nous avons mené des entretiens avec la directrice d’une des crèches suivies par le service de prévention et de santé au travail inter-entreprises (SPSTI) pour étudier les moyens mis en place pour prévenir les risques liés à la QAI. Les résultats des prélèvements effectués en 2014 et 2021 à l’intérieur et à l’extérieur de la crèche par un organisme agréé et transmis par la directrice comme seuls résultats disponibles ont été étudiés.
Résultats Les résultats des mesures de benzène, de formaldéhyde et de la mesure en continu du dioxyde de carbone (CO2) étaient conformes aux valeurs seuil lors des campagnes de mesures de 2014 et 2021. Des concentrations en benzène à l’intérieur des locaux supérieures à la concentration extérieure, faisant suspecter une source interne de benzène, ont toutefois été notées sur le rapport de 2021. Les indices de confinement calculés à partir des mesures en continu de CO2 étaient classés « élevés » à « très élevés » dans certains dortoirs.
Discussion Différentes hypothèses ont été évoquées pour expliquer ces indices élevés et apporter des améliorations. Les systèmes d’aération et de ventilation de l’ensemble des pièces de la crèche étaient pourtant jugés satisfaisants. Les moyens de prévention comportaient l’aération des locaux le matin, le soir et après la sieste des bébés.
Conclusion La prévention des risques liés à la QAI en crèche permet à la direction de mener une démarche globale de prévention au bénéfice de l’ensemble des personnes présentes dans les locaux, adultes et enfants. Des recommandations issues de nos recherches ont été présentées à la directrice. A court terme, un partage de bonnes pratiques est envisagé auprès de l’ensemble des crèches adhérentes au SPSTI.
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| th01 p016 zoonoses et biosecurite one health ensemble vers une seule sante auteurs valerie jereczek 1 nathalie laden 1 nathalie delatre 1 amelie deulceux 1 alexandre nys 1 felix prevost 1 etablissement 1 msa nord pas de calais lille france presentateur valerie jereczek |
Th01-P016 - Zoonoses et biosécurité one health ensemble vers une seule santé
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Valerie Jereczek (1), Nathalie Laden (1), Nathalie Delatre (1), Amelie Deulceux (1), Alexandre Nys (1), Felix Prevost (1)
Présentateur : Valerie Jereczek
Etablissement : (1) MSA Nord-Pas-De-Calais, Lille, FRANCE
Santé Sécurité au Travail
Contexte
Une zoonose, c'est une maladie infectieuse potentiellement transmissible de l'animal à l'homme et vice versa.
Dans le cadre des PPSST en MSA Nord -pas-de -Calais, le risque animal ainsi que les partenariats faisaient partis de nos actions.
Des actions de sensibilisation variées, mais une difficulté à transmettre une information complète et concertée:
De précédentes actions de sensibilisations et d'informations menées par le passé avec les vétérinaires et les GDS (nord et pas de calais).
Une sensibilisation des acteurs en fonction de l'actualité : diffusion des fiches de zoono-surveillance (exemple : toxocarose humaine).
Des participations aux Journées techniques GTV-OVVT Vet'el avec présence en 2024 de l'éleveur contaminé par la Toxocarose.
Des formations biosécurité faites par les GDS et le Grtv, avec notamment un vétérinaire qui diffuse des messages sur la santé animale et l'environnement et la biosécurité et participation d'un membre de l'équipe SST parfois selon les sujets.
Des rédactions d'un article sur une zoonose, par le biais "la lettre mensuelle de GDS" chaque trimestre par la SST.
Des aides financières pour accompagner les éleveurs dans leurs investissements liés à l'hygiène menées par les conseillers.
Résultats
Création d'un guide pratique pour l'éleveur, sur la biosécurité, permettant d'avoir une vue d'ensemble et des conseils pratiques de mise en œuvre des mesures de prévention. Le guide aborde notamment :
Les mesures d'hygiène complémentaire en élevage,
Comment prévenir la contamination,
La démarche "une zoonose sur mon exploitation, je lutte comment ?"
Etc…
Conclusion
La création d'un guide pratique et concerté entre les différents intervenants qui abordent la prévention des Zoonoses.
Un travail partenariat réussi : Sur les Zoonoses et Biosécurité "One Health "ensemble vers une seule santé.
Un livret qui va être diffusé aux éleveurs et qui pourra être évolutif selon le contexte des pathologies émergentes.
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| th01 p017 le sistepaca retour dexperience dune formation innovante en sante travail et sante environnement auteurs helene trehard 1 virginie gigonzac 1 leonie varobieff 2 fanny schweich 2 ludovic casanova 3 pierre verger 1 valerie guagliardo 1 groupe de travail sistepaca 1 etablissement 1 observatoire regional de la sante provence alpes cote d azur marseille france 2 one health expertise marseille france 3 departement universitaire de medecine generale aix marseille universite marseille france presentateur virginie gigonzac |
Th01-P017 - Le SISTEPACA : retour d’expérience d’une formation innovante en santé travail et santé environnement
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Hélène Tréhard (1), Virginie Gigonzac (1), Léonie Varobieff (2), Fanny Schweich (2), Ludovic Casanova (3), Pierre Verger (1), Valérie Guagliardo (1), Groupe De Travail Sistepaca (1)
Présentateur : Virginie Gigonzac
Etablissement : (1) Observatoire Régional de la Santé Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille, FRANCE; (2) One Health Expertise , Marseille, FRANCE; (3) Département universitaire de médecine générale, Aix-Marseille Université, Marseille, FRANCE
Contexte Le SISTEPACA, système d’information en santé travail et environnement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, est un dispositif unique en France ayant notamment pour mission de favoriser les échanges entre les professionnels de santé, de santé publique, de santé au travail et de santé environnementale. Il vise également à renforcer l’intégration des dimensions santé-travail et santé-environnement dans les pratiques des professionnels de santé. Dans cette dynamique et dans une approche « Une seule santé », une formation pratique et interactive a été développée.
Méthode Les membres du SISTEPACA, en collaboration avec «One Health Expertise» (société experte dans la conception de formations interactives), ont conçu une formation en santé environnement sous la forme d’un théâtre-forum. Cette approche permet d’explorer collectivement des situations réelles et de tester, de manière interactive et réflexive, de nouvelles façons d’aborder ces thèmes en consultation. L’objectif est de sensibiliser les professionnels de santé aux questions environnementales et professionnelles et les aider à intégrer ces questions dans leur pratique. Un groupe d’experts régionaux a été constitué afin de rédiger les scènes de consultation médicale. Un questionnaire avant-après a permis d’évaluer cette formation.
Résultats Une formation pilote a été proposée en 2025 à 16 internes en médecine générale de Marseille. Trois scénettes, dont un cas de dermatite irritative, ont été interprétées par des comédiens, chacune suivie d’un échange avec un expert de la thématique abordée. Ces situations ont permis aux internes de réfléchir activement aux facteurs environnementaux (domestiques et professionnels) pouvant être en lien avec les symptômes présentés et d’expérimenter qu’il était possible d’inclure des questions santé environnement et travail dans leurs consultations. En effet, cette formation a permis d’augmenter la confiance dans le fait de trouver des informations fiables de 3 points (4 à 7/10) et de 2 points (6 à 8/10) dans le fait de pouvoir inclure ces questions lors de consultations.
Conclusion Ce travail pluridisciplinaire et l’utilisation du théâtre-forum ont permis de développer un outil pédagogique pertinent pour aborder la santé environnementale et la santé au travail en consultation de médecine générale. Les professionnels formés pourront aussi s’appuyer sur site du SISTEPACA qui sera enrichi d’une aide au repérage d’un lien entre une pathologie et une exposition environnementale et/ou professionnelle, ainsi que de recommandations d’orientation et de « conduite à tenir » lorsqu’un lien est repéré. Suite à cette première expérience positive, la faculté de médecine de Marseille a programmé quatre nouvelles sessions pour 2026.
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| th01 p018 impacts de la gestion de la myiase wohlfahrtia magnifica sur la sante des eleveurs approche ergotoxicologique et psychosociale auteurs helene charron 2 anais roger 2 amandine fernandez 1 mathias tourne 3 florian dasse 3 etablissement 1 msa du limousin limoges france 2 msa poitou poitiers france 3 ccmsa bobigny france presentateur anais roger |
Th01-P018 - Impacts de la gestion de la myiase Wohlfahrtia Magnifica sur la santé des éleveurs : approche ergotoxicologique et psychosociale
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Hélène Charron (2), Anaïs Roger (2), Amandine Fernandez (1), Mathias Tourne (3), Florian Dasse (3)
Présentateur : Anaïs Roger
Etablissement : (1) Msa du Limousin, Limoges, FRANCE; (2) Msa Poitou, Poitiers, FRANCE; (3) CCMSA, Bobigny, FRANCE
Depuis les années 2010, sur les territoires de 3 MSA (Mutualité Sociale Agricole) (Charentes, Poitou, Limousin), des élevages, principalement ovins, sont touchés par la Wohlfahrtia Magnifica, mouche dont la larve est très vorace.
Elle se développe très vite dans les plaies ou les cavités naturelles des animaux et entraîne des dégâts considérables, parfois irréversibles.
Cette infestation a bouleversé les pratiques d’élevage. En particulier, pour les éleveurs, elle augmente la pénibilité physique, l’exposition aux produits chimiques et génère stress, angoisse et découragement chez nombre d’entre eux.
Au regard du contexte, les services Santé Sécurité au Travail des Msa Poitou et Limousin ont souhaité investiguer les impacts de la myiase Wohlfahrtia sur la santé physique et mentale de la population agricole concernée, par une étude à caractère exploratoire.
Cette dernière présente un caractère innovant par son approche pluridisciplinaire alliant l’ergonomie, la toxicologie et la psychologie au travail.
Sur 3 exploitations, une méthodologie mêlant observations du travail réel, métrologie et suivis réguliers du vécu psychosocial des éleveurs a été déployée.
L’exposition aux produits chimiques varie selon les conditions d’application et la molécule utilisée. À titre d’exemple, la deltaméthrine, plus volatile, expose principalement les voies respiratoires lors des traitements à pulvériser sur le dos de l’animal. De plus, on constate une contamination indirecte liée à la rémanence de certains produits sur les surfaces.
D’un point de vue physique, on constate des sollicitations importantes du dos et des membres supérieurs associées à la manipulation des animaux, à l’installation de contention et aux actes vétérinaires.
Sur le plan psychosocial, les 6 facteurs de Gollac ont été identifiés et il ressort plus particulièrement une augmentation du temps passé auprès des animaux avec altération de la relation Homme animal, une disparition des temps de repos, des conflits de valeurs et un profond sentiment d’isolement.
Ces résultats laissent entrevoir plusieurs pistes à approfondir.
Un des premiers enjeux semble être le développement des coopérations entre professionnels (éleveurs, vétérinaires, salariés) afin d’échanger sur les pratiques. Cela pourra, entre autres, apporter une réflexion sur des outils et des équipements de protection individuelle efficaces et adaptés.
L’étude révèle également la nécessité d’accompagner à la conception d’espaces de travail adaptés aux besoins des éleveurs et des intervenants dans l'élevage.
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| th01 p019 seirich approche one health pour la gestion du risque chimique auteurs ouloadjiwe roselin silvere tae 1 etablissement 1 saph filiale groupe sifca cote d ivoire abidjan cote d ivoire presentateur ouloadjiwe roselin silvere tae |
Th01-P019 - SEIRICH approche One Health pour la gestion du risque chimique
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Ouloadjiwé Roselin Silvère Taé (1)
Présentateur : Ouloadjiwé Roselin Silvère Taé
Etablissement : (1) SAPH Filiale Groupe SIFCA CÔTE D'IVOIRE, Abidjan, COTE D'IVOIRE
Introduction : Dans l’industrie du caoutchouc naturel, la protection des salariés est indissociable de la préservation des écosystèmes. Face à l'utilisation d'agents corrosifs et sensibilisants (acide formique, ammoniaque, solvants), le défi est de concilier productivité et santé sous l'égide des normes ISO 9001, 14001 et 45001.
Matériel et Méthodes : Étude longitudinale sur 12 mois de janvier 2024 à décembre 2024 intégrant :
Expertise SEIRICH Niveau 3 : Modélisation quantitative des expositions et hiérarchisation des risques.
Métrologie rigoureuse : Prélèvements atmosphériques réalisés par un organisme externe agréé, dirigé par un auditeur certifié IRCA.
Corrélation QSE : Croisement des indicateurs de l'infirmerie (dermatoses, syndromes irritatifs) avec les non-conformités relevées lors des audits internes.
Résultats :
Substitution (15%) : Remplacement de l'acide formique concentré par des solutions tamponnées et élimination des solvants chlorés au profit d'esters végétaux.
Impact Santé : Réduction de 40% de l'incidence des dermatoses (principalement des dermatites irritatives et quelques eczémas de contact allergiques aux thiurames).
Performance : Validation de la stratégie "Top Employer" par la preuve clinique et métrologique.
Conclusion : L'approche "One Health" devient opérationnelle lorsque l'expertise toxicologique de pointe (SEIRICH 3) rencontre la rigueur des systèmes de management ISO. Ce modèle ivoirien démontre qu'une prévention de haut niveau est un moteur de durabilité pour l'agro-industrie mondiale.
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| th01 p020 qualite de lair et sante au travail strategie de prevention integree auteurs dima merhaby 1 herve baudelocque 1 sylvie simon 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france presentateur dima merhaby |
Th01-P020 - Qualité de l’air et santé au travail : stratégie de prévention intégrée
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Dima Merhaby (1), Hervé Baudelocque (1), Sylvie Simon (1)
Présentateur : Dima Merhaby
Etablissement : (1) EFFICIENCE SANTE AU TRAVAIL, Paris, FRANCE
La qualité de l’air intérieur (QAI) constitue un enjeu majeur pour la santé au travail. Les salariés passent plus de 90 % de leur temps dans des espaces clos, où ils peuvent être exposés à différents polluants (COVt, particules fines, CO₂…). Une mauvaise QAI peut avoir des effets sur la santé, le bien-être et la concentration.
Pour répondre à ces enjeux, Efficience a mené une campagne de prévention entre décembre 2025 et avril 2026, avec une approche intégrée santé et environnement. Cette démarche visait à sensibiliser les équipes internes d’Efficience, ainsi que les employeurs et salariés des entreprises adhérentes disposant de locaux à pollution non spécifique, aux sources de pollution intérieure et aux bonnes pratiques.
La campagne a combiné des visites de locaux, des diagnostics des sources de pollution, un kit de sensibilisation, des mesures à l’aide de capteurs intelligents connectés (COVt, particules fines PM 10, PM 2,5, PM1, CO₂, température, humidité, luminosité, bruit) ainsi qu’un recueil des perceptions et de la satisfaction auprès des occupants et des employeurs. Cette approche croisée a permis d’associer données objectives et ressenti des personnes.
Les résultats préliminaires montrent que les niveaux de polluants sont globalement conformes aux seuils recommandés. Toutefois, des pics ponctuels de COVt ont été observés, en cas de ventilation insuffisante, forte occupation des locaux et/ou lors de certaines activités (utilisation de produits chimiques, nettoyage, impression de documents, etc). La température et l’humidité influencent également la qualité de l’air, soulignant l’importance d’une gestion globale de l’environnement intérieur. Les résultats définitifs en fin de campagne apporteront plus de précisions.
Grâce à l’accompagnement des préventeurs d’Efficience, les employeurs ont pu bénéficier de recommandations concrètes : amélioration du renouvellement d’air, adaptation de la ventilation, réduction des sources de pollution et sensibilisation à la qualité de l’air intérieur, tout en restant efficace, efficient et innovant.
Cette démarche globale contribue à renforcer la prévention, améliorer le confort des occupants et soutenir la performance et la santé au travail.
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| th01 p021 epidermaps covid etude de l impact de la pandemie de covid 19 sur les consultations en dermato allergologie professionnelle des personnels de sante auteurs anna laurier 1 julia benoist 1 marie noelle crepy 2 lynda bensefa colas 2 luca boudet 1 marie therese le cam 1 etablissement 1 chi de creteil creteil france 2 hopital hotel dieu paris france presentateur anna laurier |
Th01-P021 - ÉPIDERMAPS-COVID : Étude de l'Impact de la pandémie de COVID-19 sur les consultations en dermato allergologie professionnelle des personnels de santé.
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Anna Laurier (1), Julia Benoist (1), Marie-Noëlle Crépy (2), Lynda Bensefa-Colas (2), Luca Boudet (1), Marie-Thérèse Le Cam (1)
Présentateur : Anna Laurier
Etablissement : (1) CHI de Créteil, Creteil, FRANCE; (2) Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, FRANCE
Contexte La pandémie de COVID-19 a modifié l’exposition des personnels de santé (PS) aux équipements de protection individuelle (EPI), avec un impact potentiel sur les dermatoses professionnelles.
Objectifs Comparer la proportion de consultations en dermato-allergologie professionnelle des PS vs non-PS avant et après la pandémie, décrire les dermatoses observées, estimer la prévalence de la dermatite de contact allergique professionnelle (DCAP) et identifier les allergènes en cause.
Méthodes EPIDERMAPS-COVID est une étude multicentrique, observationnelle et rétrospective menée au CHI de Créteil et à l’Hôtel-Dieu (Paris), incluant toutes les nouvelles consultations des PS pour motif dermato-allergologique professionnel entre mars 2017 et mars 2023. Les analyses ont été réalisées avec EasyMedStat.
Résultats Parmi les 341 PS inclus (88,6 % de femmes), la proportion de consultations PS/non-PS a presque doublé après la pandémie (21,76 % vs 43,04 % ; p=3,31×10−8). La dermatite de contact irritative (DCI) prédominait avant et après la pandémie. La DCAP, la dyshidrose et l’urticaire étaient plus fréquentes avant la pandémie, tandis que la dermatite atopique active aggravée par le travail était plus fréquente après. Les dermatoses du visage ont significativement augmenté (12,2 % vs 22,3 % ; p=0,036). La prévalence globale de la DCAP était de 20,5 %, significativement plus élevée avant la pandémie (26,9 % vs 14,12 % ; p=0,005). Les facteurs de risque indépendants de DCAP étaient : atteinte des mains (OR=3,51 [1,27–9,66]), profession de médecin (OR=4,52 [1,57–12,99]) ou de dentiste/prothésiste/assistant dentaire (OR=5,29 [1,56–17,95]). Les allergènes principaux étaient : thiuram mix, fragrance mix I, hydroperoxydes de linalol et de limonène, baume du Pérou, méthylisothiazolinone/méthylchloroisothiazolinone, avec baisse de sensibilisation à la MIT après la réglementation européenne de 2017.
Conclusion Cette étude, la plus vaste en France sur ce sujet, montre l’impact majeur de la pandémie de COVID-19 sur les dermatoses professionnelles des PS et souligne la nécessité de renforcer prévention, diagnostic précoce et régulation des expositions cutanées professionnelles.
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| th01 p022 exposition aux uv solaires des serveurs de la cote d azur auteurs laurence poujol 1 nicolas bertrand 1 cosmin patrascu 1 charlotte gauchet 1 etablissement 1 ametra 06 cannes france presentateur laurence poujol |
Th01-P022 - Exposition aux UV solaires des serveurs de la côte d'azur
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Laurence Poujol (1), Nicolas Bertrand (1), Cosmin Patrascu (1), Charlotte Gauchet (1)
Présentateur : Laurence Poujol
Etablissement : (1) ametra 06, Cannes, FRANCE
Introduction / Objectifs L’exposition aux UV solaires constitue un réel risque professionnel .l’AMETRA06 a mené une étude expérimentale à Cannes pour :
Evaluer la perception du risque UV dans le secteur de la restauration
Distinguer les moyens de prévention utilisés ou à disposition des salariés
Sensibiliser les salariés à ce risque
Identifier les besoins en prévention et les perspectives d’action vers les employeurs
Relever d’éventuelles spécificités chez les travailleurs saisonniers.
Méthodologie Utilisation d’un questionnaire AMETRA06 adapté de l’étude suisse SELPHUV comportant 26 questions sur 4 thématiques :
Sociale : niveau de formation et type de contrat
Médicale : antécédents familiaux et personnels de cancers cutanés, phototype, existence d’un suivi dermatologique
Loisirs : type d’exposition, niveau et moyens de protection
Professionnelle : politique de prévention de l’entreprise (éventuelles restrictions et niveau et moyens de protection) ; historique de l’exposition.
Résultats obtenus Les premiers résultats obtenus jusqu’à juin 2024 sur 124 salariés concluent à :
Une forte exposition des salariés aux heures les plus impactantes pour leur santé (110 salariés sur 124)
Une culture de prévention perfectible côté employeur : peu de moyens de protection fournis (46 salariés sur 118) avec de nombreuses restrictions concernant la tenue de travail (97 salariés sur 118)
Une amélioration du score global de protection chez les travailleurs saisonniers (score moyen à 4.38 pour les CDI contre 6.25 pour les saisonniers) et chez les salariés ayant un niveau de formation professionnelle plus élevé (score moyen de 4.04 pour un niveau brevet des collèges contre 5.92 pour les bac+5 et plus)
Une tendance des salariés à mieux se protéger dans les activités de loisirs qu’au travail
Une absence ou un faible suivi dermatologique (1/3 des salariés n’ont jamais consulté de dermatologue)
Depuis janvier : reprise et adaptation du questionnaire afin de compléter les résultats en incluant d’autres secteurs d’activités professionnels concernés par ce risque
Discussion des résultats / Conclusion Il s’avère nécessaire de poser les bases de la métrologie et de mobiliser l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire pour engager des actions de prévention auprès des employeurs et des salariés. Par ailleurs, des échanges ont eu lieu avec :
L’association Sécurité Solaire pour développer notamment l’utilisation de caméras UV
Les dermatologues de la Côte d’Azur dans le cadre l’observatoire des cancers cutanés favorisés par l’exposition professionnelle développé par le DR Jean Michel WENDLING pour alimenter la veille sanitaire en matière de maladie à caractère professionnelle
La DREETS et la CARSAT : inclusion du risque UV au volet 3 du CPOM AMETRA06
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| th01 p023 securite humaine et bien etre equin un lien avere auteurs lea gueguen 1 2 3 4 rupert palme 5 patrick jego 3 severine henry 3 martine hausberger 2 6 etablissement 1 msa landerneau france 2 umr 8002 integrative neuroscience and cognition center paris france 3 univ rennes normandie univ cnrs ethos ethologie animale et humaine umr 6552 rennes france 4 caisse centrale de la mutualite sociale agricole bobigny france 5 university of veterinary medicine department natural sciences biochemistry vienne autriche 6 rhodes university dept zoology and entomology makhanda afrique du sud presentateur lea gueguen |
Th01-P023 - Sécurité humaine et bien-être équin : un lien avéré
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Léa Gueguen (1,2,3,4), Rupert Palme (5), Patrick Jego (3), Séverine Henry (3), Martine Hausberger (2,6)
Présentateur : Léa Gueguen
Etablissement : (1) MSA, Landerneau, FRANCE; (2) UMR 8002 Integrative Neuroscience and Cognition Center, Paris, FRANCE; (3) Univ Rennes, Normandie Univ, CNRS, EthoS (Éthologie Animale et Humaine)—UMR 6552, Rennes, FRANCE; (4) Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole, Bobigny, FRANCE; (5) University of Veterinary Medicine, Department Natural Sciences Biochemistry, Vienne, AUTRICHE; (6) Rhodes University, Dept Zoology and Entomology, Makhanda, AFRIQUE DU SUD
La filière hippique est la filière la plus accidentogène du secteur agricole (chiffres CCMSA, 2025), une grande majorité des accidents étant en lien avec l’animal. Plusieurs études scientifiques ont démontré l’existence d’un lien entre l’état de bien-être des chevaux et les réactions qu’ils adoptent envers les humains. En effet, un cheval dont le bien-être est altéré montrera plus de comportements agressifs envers l’humain, contrairement à un cheval présentant un état de bien-être optimal. Cet état de bien-être dépend étroitement des conditions de vie dans lesquelles l’animal se trouve. Ainsi, le lien santé–travail–environnement prend tout son sens dans cette filière, la santé et les conditions de travail de l’humain étant directement liées à son environnement de travail, lequel inclut le cheval lui-même ainsi que ses conditions de vie.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’état de bien-être, à l’aide d’indicateurs scientifiquement validés, de 55 chevaux issus de trois centres équestres différents, et d’établir un lien avec leurs conditions de vie ainsi qu’avec la sécurité humaine. Les analyses statistiques ont mis en évidence plusieurs différences entre les chevaux des trois sites. Les chevaux du centre équestre 1 présentaient un état de bien-être globalement plus positif (normes physiologiques respectées, peu ou pas de problèmes sanitaires, comportements positifs envers l’humain) que ceux des centres équestres 2 (oreilles majoritairement en arrière, problèmes sanitaires et formule sanguine altérée) et 3 (oreilles majoritairement en arrière et état apathique).
Le nombre de chutes à cheval a également été enregistré au cours de l’année d’observation lors des leçons d’équitation. Les résultats montrent un nombre de chutes significativement plus faible dans le centre 1, où les chevaux présentaient par ailleurs le meilleur profil de bien-être (Test de Kruskal Wallis : χ² = 31,2 ; df = 2 ; p < 0,0001).
Afin de comprendre l’origine de ces différences, l’analyse des conditions de vie des chevaux entre les sites a révélé des variations notables concernant le temps de sortie libre (plus de temps passé dehors pour les chevaux du site 1), mais également des différences majeures dans les techniques d’équitation, notamment en termes de pédagogie. Ces résultats renforcent le lien entre santé, travail et environnement, et soulignent l’importance des paramètres environnementaux des équidés (et donc des conditions de travail de l’humain) pour garantir, au-delà du bien-être animal, la sécurité humaine.
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| th01 p024 evaluation de la sensibilisation aux pollens de graminees chez des sujets asthmatiques exposes professionnellement ou non a la farine etude gramipro auteurs nicolas morisset 1 mireille matrat 1 milia belacel 1 luca boudet 1 marie therese le cam 1 pascal andujar 1 jean claude pairon 1 marion fischer 1 etablissement 1 chi creteil creteil france presentateur marion fischer |
Th01-P024 - Évaluation de la sensibilisation aux pollens de graminées chez des sujets asthmatiques exposés professionnellement ou non à la farine : Etude GRAMIPRO
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Nicolas Morisset (1), Mireille Matrat (1), Milia Belacel (1), Luca Boudet (1), Marie Thérèse Le Cam (1), Pascal Andujar (1), Jean Claude Pairon (1), Marion Fischer (1)
Présentateur : Marion Fischer
Etablissement : (1) CHI CRETEIL, Creteil, FRANCE
Introduction L’exposition professionnelle à la farine est une cause d’asthme allergique, mais le lien entre la sensibilisation aux pollens de graminées et l’exposition à la farine reste peu documenté. L’objectif est d’évaluer la prévalence de cette sensibilisation chez des travailleurs asthmatiques exposés ou non à la farine.
Méthodes Une étude observationnelle rétrospective a été menée sur les données de dossiers médicaux de travailleurs asthmatiques exposés à la farine ou à un autre allergène professionnel ayant consulté dans le service de pathologies professionnelles et environnementales du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil entre avril 2011 et juillet 2023. La sensibilisation aux pollens de graminées a été évaluée par tests cutanés et dosages d’IgE spécifiques. Les groupes ont été appariés selon l’âge et la date de la consultation, puis comparés par régression logistique multivariée.
Résultats Cent dix huit travailleurs exposés à la farine et 128 exposés à un autre allergène professionnel ont été inclus dans cette recherche. Ceux exposés à la farine présentaient un délai d’apparition de l’asthme plus court et plus de symptômes ORL. Ils étaient plus souvent multisensibilisés (78 vs 62%, p=0,01) et étaient davantage reconnus en maladie professionnelle et reclassés (46 vs 21% et 47 vs 16%, p=0,001), évoquant une sévérité plus importante des pathologies respiratoires au décours. Aucune différence significative n’a été observée sur la prévalence de la sensibilisation aux pollens de graminées entre les deux groupes. L’atopie pourrait influencer cette sensibilisation.
Conclusion La sensibilisation aux pollens de graminées ne semble pas être un facteur majeur de sensibilisation à la farine en milieu professionnel. D’autres facteurs tels que l’atopie pourraient jouer un rôle et justifient des mesures préventives ciblées. Il est important de pouvoir soutenir les jeunes atopiques ayant un projet professionnel les exposant à la farine en leur donnant un maximum d’informations, afin de les accompagner au mieux, de les suivre dans leur parcours de vie et sur le plan médical. La reconnaissance précoce des symptômes, l'application rigoureuse des mesures de prévention collective et individuelle, et une gestion adaptée des cas de sensibilisation professionnelle sont essentielles pour préserver la santé respiratoire des travailleurs exposés à la farine et améliorer leur qualité de vie professionnelle.
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| th01 p025 equipe de medecine du travail et vaccination contre la grippe auteurs orjouane sassi 2 nada mjahed 3 hager kamoun 1 etablissement 1 institut mohamed kassab d orthopedie imko tunis tunisie 2 hopital d enfants bechir hamza de tunis tunis tunisie 3 efficience paris france presentateur orjouane sassi |
Th01-P025 - Equipe de médecine du travail et vaccination contre la Grippe
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Orjouane Sassi (2), Nada Mjahed (3), Hager Kamoun (1)
Présentateur : Orjouane Sassi
Etablissement : (1) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie IMKO), Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital d'enfants Bechir Hamza de Tunis, Tunis, TUNISIE; (3) Efficience, Paris, FRANCE
Introduction La vaccination antigrippale du personnel hospitalier est une mesure essentielle de prévention des infections respiratoires, visant à protéger les patients à risque et à réduire l’absentéisme professionnel. Elle repose sur un vaccin inactivé modifié chaque année en prévision des souches circulantes. Bien qu’il s’agisse d’un vaccin bien toléré on assiste à une réticence vis à vis de la vaccination qui ne s'est pas améliorée après la pandémie de COVID 19. L’objectif de ce travail était de décrire la démarche mise en place par l’équipe de médecine afin d’améliorer la couverture vaccinale antigrippale du personnel de soins dans 2 hôpitaux universitaires tunisiens.
Méthodologie Il s’agit d’une étude multicentrique, transversale et descriptive réalisée dans 2 hôpitaux universitaires tunisiens sur une période de 2 ans (Octobre 2024 à Novembre 2025). Les populations cibles étaient respectivement de 1080 et 600 personnels de soins à l'hôpital d'enfants de Tunis et à l'Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie (IMKO).
La démarche reposait sur une action de sensibilisation du personnel hospitalier suivie de campagne de vaccination au service de médecine du travail. Un courrier officiel de la direction de l’hôpital a été préalablement communiqué à tous les surveillants des services pour récupérer les coordonnées du personnel souhaitant se faire vacciner.
Résultats Tout le personnel hospitalier concerné a été contacté par l'équipe de médecine du travail et a été vacciné après vérification des paramètres vitaux et l'absence de contre-indications à la vaccination. La couverture vaccinale antigrippale était de 12% (130/1080) en 2024 et 11,1% (50/600) en 2025 à l’hôpital d’enfants avec une légère augmentation pour l’IMKO passant de 8% (50/600) en 2024 à 10% (60/600) en 2025. La participation des médecins n’a pas changé entre 2024 et 2025 soit de 12% à l’hôpital d’enfants et de 6% à l’IMKO.
Discussion et Conclusion Malgré les actions de sensibilisation, la vaccination sur place, l’effectif du personnel est resté faible aux 2 établissements. Il y’a eu une légère baisse au premier hôpital qui pourrait être expliquée par les départs à la retraite avec remplacement par un personnel plus jeune et en meilleur état de santé non habitué à la vaccination contre la grippe. Ces effectifs faibles rejoignent ceux retrouvés dans la littérature et seraient en rapport avec la réticence à la vaccination qui est un phénomène de santé publique non spécifique au personnel hospitalier ni à la grippe. Le renforcement des stratégies de promotion de la vaccination, nécessitent une approche globale dans le cadre d’une stratégie nationale de santé au travail et de l’environnement où l’équipe de médecine du travail joue un rôle pilier.
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| th01 p026 biometrologie des retardateurs de flamme organophosphores dans le secteur des d3e en france auteurs nathalie grova 1 baninia habchi 1 guillaume antoine 1 aurelie martin remy 1 francois zimmermann 1 sophie ndaw 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur nathalie grova |
Th01-P026 - Biométrologie des Retardateurs de Flamme organophosphorés dans le secteur des D3E en France
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Nathalie Grova (1), Baninia Habchi (1), Guillaume Antoine (1), Aurélie Martin Rémy (1), Francois Zimmermann (1), Sophie Ndaw (1)
Présentateur : Nathalie Grova
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE
Les travailleurs du secteur du traitement et du recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) sont exposés à divers polluants chimiques, notamment aux retardateurs de flamme organophosphorés (RFOPs). L’évaluation de l’exposition professionnelle par l’analyse des métabolites urinaires des RFOPs présente certaines limites en raison d’un manque de connaissances sur leur toxicocinétique. Cette étude a pour objectif d’évaluer, dans un contexte professionnel, la variabilité temporelle des RFOPs à partir d’échantillons d’urine de salariés collectés dans le secteur du traitement et du recyclage des D3E, durant cinq jours ouvrables consécutifs, afin d’identifier la période de recueil urinaire optimale pour l’évaluation de l’exposition.
Les urines de 6 travailleurs ont été recueillies, du matin du premier jour de travail de la semaine jusqu’au matin suivant le dernier jour. Sur la même semaine de travail, les urines de 5 travailleurs non exposés ont été recueillies pendant 3 jours consécutifs, en débuts et fins de poste pour les 3 jours, ainsi que l’urine de lever pour les deux derniers jours. Sept métabolites de RFOP, le bis(2-chloroéthyl) phosphate (BCEP), le diphénylphosphate (DPP), le di(o-crésyl) phosphate (DoCP), le di(m-crésyl) phosphate (DmCP), le di(p-crésyl) phosphate (DpCP), le bis(1,3-dichloro-2-propyl) phosphate (BDCPP) et le bis(1-chloro-2-propyl) phosphate (BCPP), ont été analysés dans ces urines par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem.
Une accumulation des métabolites urinaires DmCP et DpCP a été mise en évidence au cours de la semaine, avec un coefficient de corrélation intra-jour (ICC jour) modéré à bon (0,53), tandis que le DPP et le BCEP présentaient un profil d’élimination rapide (ICC jour < 0,2). Une comparaison des concentrations en métabolites urinaires par moments de recueils et par jour de travail a montré que le moment le plus approprié pour l’échantillonnage urinaire se situe entre 2 et 5 heures après le poste de travail pour le BCEP et le DPP, tandis que la fin de la semaine de travail est la plus pertinente pour le DmCP et le DpCP. L’approche utilisée dans cette étude pourrait être étendue à une gamme plus large de retardateurs de flamme à l’avenir, améliorant ainsi l’efficacité et la précision de la biosurveillance professionnelle de ces substances.
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| th01 p027 expositions environnementales et professionnelles enjeux sanitaires prioritaires en martinique auteurs lucie meissonnier cirille 1 jonathan florentin 1 2 rishika banydeen 3 yaelle petit 1 charlen moussard 1 mickael rejaudry lacavalerie 1 sebastien hulo 1 dabor resiere 1 2 4 etablissement 1 centre regional de pathologies professionnelles et environnementales departement de toxicologie chu de martinique 97261 fort de france martinique 2 service des urgences chu de martinique 97261 fort de france martinique 3 equipe de recherche cardiovasculaire ea7525 universite des antilles fort de france martinique 4 service de reanimation polyvalente chu de martinique 97261 fort de france martinique presentateur lucie meissonnier cirille |
Th01-P027 - Expositions environnementales et professionnelles : enjeux sanitaires prioritaires en Martinique
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Lucie Meissonnier-Cirille (1), Jonathan Florentin (1,2), Rishika Banydeen (3), Yaelle Petit (1), Charlen Moussard (1), Mickaël Rejaudry-Lacavalerie (1), Sébastien Hulo (1), Dabor Resiere (1,2,4)
Présentateur : Lucie Meissonnier-Cirille
Etablissement : (1) Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales & Département de Toxicologie, CHU de Martinique, 97261 Fort-De-France, MARTINIQUE; (2) Service des Urgences, CHU de Martinique, 97261 Fort-De-France, MARTINIQUE; (3) Équipe de Recherche Cardiovasculaire EA7525, Université des Antilles, Fort-De-France, MARTINIQUE; (4) Service de Réanimation Polyvalente, CHU de Martinique, 97261 Fort-De-France, MARTINIQUE
Contexte La Martinique présente des expositions professionnelles et environnementales spécifiques (sargasses, chlordécone, envenimations, ciguatera) aux impacts sanitaires avérés. Paradoxalement, ces expositions donnent rarement lieu à une reconnaissance en maladie professionnelle. En 2019, sur 161 maladies professionnelles reconnues (CGSS), plus de 90 % concernaient des troubles musculosquelettiques (TMS). En 2024, seuls 76 cas ont été reconnus, exclusivement pour des TMS (DEETS), suggérant une sous-déclaration majeure des pathologies liées aux expositions environnementales en milieu de travail. L’objectif de cette étude est de caractériser les expositions suivies au CRPPE de Martinique et d’analyser le recours à la médecine du travail dans ce contexte insulaire.
Méthodes Étude observationnelle, descriptive et rétrospective monocentrique portant sur les consultations au CRPPE de Martinique entre janvier 2022 et décembre 2023. Les critères d’évaluation incluaient les types d'expositions, le caractère professionnel, l'orientation vers la médecine du travail et les démarches de reconnaissance.
Résultats Sur 408 patients inclus, les principales expositions identifiées étaient: sargasses (56,9 %, n=232), chlordécone (22,6 %, n=92), envenimations vipérines (9,8 %, n=40) et ciguatera (9,6 %, n=39). Une exposition professionnelle était suspectée dans 45,5 % des cas (n=146), avec une persistance de l'exposition au moment de la consultation pour 71,2 % d'entre eux, soulignant un enjeu majeur de prévention primaire. Seuls 7,8 % des patients (n=25) ont été orientés vers un médecin du travail (délai médian: 6 jours), dont 80 % pour exposition antérieure au chlordécone (retraités agricoles) et 12 % pour exposition chronique aux sargasses. La majorité des consultations se limitaient à un suivi post-exposition sans recommandation d'aménagement de poste. Seules deux recommandations formalisées et deux demandes de reconnaissance en maladie professionnelle ont été initiées.
Conclusion Cette étude révèle un défaut d'articulation entre la prise en charge des pathologies environnementales à caractère professionnel et la médecine du travail, dans un contexte de démographie médicale défavorable. Les résultats plaident pour cinq axes prioritaires : (1) la sensibilisation au repérage précoce des expositions professionnelles atypiques, (2) le renforcement de la collaboration CRPPE-santé au travail, (3) le développement de la prévention primaire en milieu professionnel, (4) la formation spécifique des acteurs de santé aux risques environnementaux caribéens, et (5) la consolidation du CRPPE comme centre ressource "Santé-Travail-Environnement" pour les départements français d'Amérique.
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| th01 p028 comparaison des niveaux de plombemie chez ladulte en france et en afrique du nord auteurs gilles panteix 2 nicolas voirin 1 lucas boceno 2 etablissement 1 independant lent france 2 eurofins biomnis lyon france presentateur gilles panteix |
Th01-P028 - Comparaison des niveaux de plombémie chez l’adulte en France et en Afrique du Nord
Thème: Thème 01 - Approches Santé-travail, Santé-environnement, Une seule Santé
Auteurs : Gilles Panteix (2), Nicolas Voirin (1), Lucas Boceno (2)
Présentateur : Gilles Panteix
Etablissement : (1) Indépendant, Lent, FRANCE; (2) Eurofins Biomnis, Lyon, FRANCE
Introduction L’exposition au plomb demeure un enjeu majeur de santé publique en raison de ses effets toxiques multisystémiques, même à faibles niveaux d’exposition. La plombémie est un indicateur clé pour la surveillance des expositions environnementales et professionnelles et pour l’orientation des politiques de prévention. Dans ce contexte, les comparaisons internationales des niveaux de plombémie constituent un outil essentiel pour identifier des disparités d’exposition entre populations. L’objectif de ce travail est de comparer les niveaux de plombémie chez les adultes en France métropolitaine, au Maroc et en Algérie
Méthodes Une analyse épidémiologique descriptive a été réalisée à partir de données individuelles de plombémie issues d’analyses biologiques de routine en 2024. L’étude incluait des adultes âgés de 18 ans et plus. Les indicateurs analysés comprenaient la proportion de valeurs inférieures au seuil de quantification (LOQ = 10 µg/L), les moyennes arithmétiques et géométriques, ainsi que le 95e percentile (P95), avec intervalles de confiance à 95 %. Les valeurs inférieures au LOQ ont été imputées à la moitié du seuil. Les comparaisons internationales ont été effectuées après standardisation directe sur l’âge et le sexe, en utilisant la population adulte de France métropolitaine comme référence.
Résultats Au total, 21 436 échantillons en France métropolitaine, 1 268 au Maroc et 79 en Algérie ont été inclus. Après standardisation directe, les niveaux de plombémie étaient plus élevés au Maroc et en Algérie qu’en France métropolitaine. La moyenne géométrique standardisée était de 25,6 µg/L en France métropolitaine (IC95 % : 25,3–26,0), contre 128,9 µg/L au Maroc (IC95 % : 107,4–137,5) et 129,2 µg/L en Algérie (IC95 % : 69,4–155,1). De même, le 95e percentile standardisé atteignait 166,0 µg/L en France métropolitaine (IC95 % : 160,7–170,2), contre 459,2 µg/L au Maroc (IC95 % : 438,5–508,2) et 524,8 µg/L en Algérie (IC95 % : 444,4–549,3).
Conclusion La standardisation sur l’âge et le sexe confirme que les niveaux de plombémie observés sont nettement plus élevés au Maroc et en Algérie qu’en France métropolitaine, indépendamment de la structure démographique des populations. Ces résultats traduisent une exposition au plomb plus importante dans les populations marocaine et algérienne étudiées et soulignent un enjeu majeur de santé publique, appelant à un renforcement de la surveillance, à l’identification des sources d’exposition et à la mise en œuvre d’actions de prévention ciblées.
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| e p3 6 prevention primaire des apprentis mineurs un dispositif innovant auteurs fabienne durand 1 aurelia saleyron 1 typhaine le gall 1 etablissement 1 aist22 plerin france 2 aist22 dinan france presentateur fabienne durand |
E-P3 -6 - Prévention primaire des apprentis mineurs : un dispositif innovant
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Fabienne Durand (1), Aurélia Saleyron (1), Typhaine Le Gall (1)
Présentateur : Fabienne Durand
Etablissement : (1) AIST22 , Plerin, FRANCE; (2) AIST22 , Dinan, FRANCE
Contexte Dans la continuité d’un projet pilote mené dans les secteurs du BTP, de la mécanique, de la carrosserie et de la métallerie, un dispositif de prévention primaire a été développé à l’AIST22 pour les apprentis mineurs issus de secteurs professionnels élargis (coiffure, boulangerie, etc.). Cette population, du fait de son âge, de son développement physiologique et de son exposition précoce à des environnements parfois dangereux, représente un groupe particulièrement vulnérable.
Objectifs L’action vise à renforcer la prévention des risques professionnels dès l’entrée dans la vie active. Elle poursuit trois finalités : informer les jeunes salariés sur les dangers spécifiques liés à leur métier, promouvoir l’usage des équipements de protection collectifs et individuels, et favoriser l’acquisition d’une culture de prévention durable.
Méthodologie Le dispositif repose sur une coopération entre médecins du travail, infirmiers de santé au travail et employeurs. Le médecin informe les entreprises du suivi prévu et définit les modalités d’intervention. Les infirmiers identifient les apprentis de leur secteur, planifient les actions avec les employeurs et les tuteurs, puis réalisent une sensibilisation directement sur le poste de travail. Celle-ci associe observation des conditions réelles, évaluation de la connaissance des risques et échanges avec l’apprenti et son tuteur. Un retour est systématiquement transmis au médecin du travail.
Résultats L’action a permis d’augmenter significativement le nombre d’apprentis rencontrés sur site. Les données recueillies renseignent sur les expositions, les conseils formulés, les écarts de déclaration de risque et la couverture du dispositif selon les secteurs. Les employeurs et tuteurs sollicités ont exprimé un accueil favorable, considérant la démarche comme un levier de sécurisation des parcours jeunes. Les indicateurs incluent le nombre d’apprentis vus, la répartition par secteur et taille d’entreprise, ainsi que le taux de couverture.
Conclusion Ce suivi spécifique constitue un outil essentiel pour ancrer la culture de prévention dès l’entrée dans la vie professionnelle. Il favorise la coopération pluridisciplinaire au sein du service de prévention et de santé au travail et encourage des actions adaptées à chaque secteur. Ce dispositif peut contribuer à limiter les conduites à risque, réduire la survenue d’accidents du travail et de pathologies liées aux expositions précoces, tout en renforçant l’implication des employeurs et des tuteurs dans la protection de la santé des jeunes salariés.
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| th02 p029 travailler apres l age legal de la retraite devoir ou envie auteurs helene batigny 1 carole costenoble 1 helene nguyen 1 etablissement 1 pole sante travail metropole nord armentieres france presentateur helene nguyen |
Th02-P029 - Travailler après l'âge légal de la retraite, devoir ou envie
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Helene Batigny (1), Carole Costenoble (1), Helene Nguyen (1)
Présentateur : Helene Nguyen
Etablissement : (1) POLE SANTE TRAVAIL METROPOLE NORD, Armentieres, FRANCE
Le départ à la retraite marque traditionnellement la fin de la vie professionnelle.
Lors de nos entretiens infirmiers, nous avons pu constater que, de plus en plus de personnes choisissent ou poursuivent une activité professionnelle, bien qu’elles aient acquis leurs droits à la retraite.
C’est pourquoi, depuis quelques mois, nous nous sommes interrogées sur leurs motivations en échangeant avec les salariés concernés, lors de nos entretiens. « Cette décision est-elle motivée par une envie personnelle ou par un sentiment de devoir ? ».
Après échanges entre pairs, il en ressort que travailler après l’âge légal de la retraite résulte souvent d’un mélange des deux. Chaque situation est unique : certains y voient une opportunité, d’autres une nécessité. Cette période de la vie doit rester synonyme d’épanouissement et de dignité, tout en préservant leur santé.
Le suivi de santé au travail de ces salariés, assuré par nos services, permet d’évaluer leurs capacités et d’adapter leurs conditions de travail. Cette démarche vise à prévenir les risques liés à la charge physique et mentale, qui tendent à s’intensifier avec l’avancée en âge.
De ce fait, un accompagnement pluridisciplinaire et bienveillant favoriserait une transition sereine vers la retraite ou une poursuite d’activité en toute sécurité.
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| th02 p030 vieillissement et prevention de l usure professionnelle chez les navigants aeriens auteurs vinh ngo 1 benjamin do 1 nadji abdeddaim 1 martine delherm 1 liana diaconu 1 etablissement 1 ciamt paris france presentateur nadji abdeddaim |
Th02-P030 - Vieillissement et prévention de l'usure professionnelle chez les navigants aériens
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Vinh Ngo (1), Benjamin Do (1), Nadji Abdeddaim (1), Martine Delherm (1), Liana Diaconu (1)
Présentateur : Nadji Abdeddaim
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE
Introduction Le vieillissement des navigants aériens affecte leur santé physique et mentale.
L’exposition prolongée à des rythmes décalés, au décalage horaire et à des contraintes physiques accroît le risque d’usure professionnelle. Il est essentiel de mettre en place des stratégies de prévention adaptées.
Méthodologie Une analyse des recherches sur le vieillissement professionnel et la prévention des risques a été réalisée. Des données issues d’études épidémiologiques et de recommandations en santé au travail ont permis d'identifier les principaux risques et stratégies d’atténuation.
Résultats et discussion
1- Effets du vieillissement et de l’usure professionnelle Le vieillissement des navigants aériens est influencé par plusieurs facteurs
• Troubles du sommeil L’irrégularité des horaires altère la qualité du sommeil et entraîne une fatigue chronique
• Problèmes cardiovasculaires Les horaires atypiques et le stress augmentent les risques cardiaques
• Troubles musculosquelettiques La station assise prolongée et la manipulation de charges peuvent provoquer des douleurs chroniques
• Déclin cognitif Le stress et la fatigue affectent la vigilance et les performances mentales
• Mauvaises habitudes de vie Alimentation déséquilibrée, sédentarité et sommeil perturbé aggravent les risques de morbidité
2- Prévention et adaptation aux rythmes de travail Plusieurs mesures permettent de limiter l’usure professionnelle
• Optimisation des plannings de vol Alterner les horaires pour réduire les effets des rythmes décalés et favoriser la récupération
• Hygiène du sommeil Adopter des techniques d’adaptation au décalage horaire (exposition à la lumière, sieste...)
• Ergonomie et prévention physique Fournir des équipements adaptés et proposer des formations posturales
• Suivi médical régulier Détecter précocement les signes d’usure et proposer des solutions adaptées
• Hygiène de vie Promouvoir une alimentation équilibrée, l'activité physique et la gestion du stress
3- Stratégies de long terme pour un vieillissement en bonne santé
• Formation et sensibilisation Informer sur les effets du vieillissement et les bonnes pratiques
• Accompagnement psychologique Proposer un soutien pour gérer le stress et renforcer la résilience
• Réorientation progressive Offrir des aménagements de carrière en fin de parcours (missions au sol...)
• Prévention globale Développer des programmes sur l’alimentation, le sommeil et l’activité physique
Conclusion Une approche intégrée est nécessaire pour prévenir l’usure des navigants.
La combinaison d’actions sur les rythmes de travail, le suivi médical et le soutien psychologique est essentielle pour favoriser un vieillissement en bonne santé, préserver la performance des équipages et garantir la sécurité des vols.
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| th02 p031 evolutions demographiques a 2050 quels enjeux de sante et securite au travail auteurs jennifer clerte 1 marc malenfer 1 etablissement 1 inrs paris france presentateur jennifer clerte |
Th02-P031 - Evolutions démographiques à 2050 : quels enjeux de santé et sécurité au travail
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Jennifer Clerté (1), Marc Malenfer (1)
Présentateur : Jennifer Clerté
Etablissement : (1) INRS, Paris, FRANCE
Le vieillissement de la population française est un processus à forte inertie qui nous permet de dessiner dès aujourd’hui la pyramide des âges de 2050 avec un niveau de certitude assez élevé.
Selon l’Insee, la population française devrait culminer à 69,3 millions en 2044 avant d’entamer une lente décrue. Si l’on s’intéresse à la population active, le niveau d’incertitude augmente, mais on sait que son déclin devrait intervenir encore plus tôt, à partir de 2036. Ces évolutions mettent en tension le système de protection sociale et en premier lieu les régimes de retraite.
Pour y faire face, la principale réponse activée par les pouvoirs publics vise à retarder l’âge de cessation de l’activité afin de maintenir un rapport cotisants/bénéficiaires soutenable. Le raisonnement repose sur le constat d’une augmentation de l’espérance de vie qui devrait permettre d’arrêter de travailler plus tardivement tout en préservant une période de retraite. Mais de nombreux facteurs viennent alors complexifier l’équation et, parmi ceux-ci, la question des risques professionnels, déterminante pour l’état de santé de la population active et son maintien en emploi. C’est à cette question que s'est intéressé l'INRS, Dans le cadre de son activité de prospective.
La réflexion collective qui a été conduite visait a explorer les évolutions démographiques et les adaptations du monde du travail qui pourraient en découler à l'horizon 2050, afin d'envisager les impacts possibles sur la santé et la sécurité des travailleurs : quelles sont les opportunités et menaces représentées par ces évolutions pour la prévention des risques professionnels ? Quels enjeux sectoriels recouvrent-elles ? Comment les acteurs peuvent-ils se préparer ?
Une première phase a consisté à documenter de manière rétrospective les évolutions de la population française, de la population active et de leur état de santé général. Il s’est agi ensuite de construire des scénarios contrastés permettant de se projeter dans des futurs possibles : un scénario permettant d’essayer d’identifier les facteurs de réussite d’un allongement des carrières en bonne santé ; un scénario plus sombre visant à mettre en évidence les écueils pouvant conduire à une dégradation de l’état de santé des travailleurs, remettant en cause leur employabilité durable. Afin d’appréhender de manière concrète les questions de risques professionnels induites, des déclinaisons des scénarios dans cinq secteurs d’activité ont été réalisées avec l’aide d’acteurs des branches concernées. Tous ces matériaux ont ensuite permis à des professionnels de santé et sécurité au travail issus de différentes disciplines d’identifier les principaux enjeux et de suggérer des pistes d’actions à différentes échelles.
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| th02 p032 activite physique et performance scolaire chez les adolescents un levier de prevention et de promotion de la sante en milieu educatif auteurs hamid el oirdi 1 etablissement 1 institut des sciences du sport universite sidi mohamed ben abdellah fes maroc fes maroc presentateur hamid el oirdi |
Th02-P032 - Activité physique et performance scolaire chez les adolescents : un levier de prévention et de promotion de la santé en milieu éducatif
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Hamid El Oirdi (1)
Présentateur : Hamid El Oirdi
Etablissement : (1) Institut des Sciences du Sport, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès, Maroc, Fes, MAROC
L’adolescence représente une période clé pour l’installation durable des comportements de santé.
L’objectif de ce travail est d’étudier les niveaux d’activité physique des adolescents scolarisés et d’évaluer leur relation avec la performance scolaire, afin d’en dégager des pistes de prévention applicables en milieu éducatif.
Une étude transversale a été menée auprès de 669 lycéens de la région Fès-Meknès (384 filles, 285 garçons). L’activité physique modérée, intense et totale a été évaluée à l’aide d’un questionnaire validé. Les performances scolaires ont été mesurées par la moyenne générale annuelle.
Les résultats montrent que 72,6 % des adolescents pratiquent moins de 60 minutes/jour d’activité physique modérée, avec une disparité notable entre garçons (78,9 %) et filles (67,8 %). En revanche, 61,7 % atteignent le seuil recommandé lorsque l’on considère l’activité physique totale (76,5 % des garçons vs 50,7 % des filles). Une corrélation faible mais significative est observée entre l’activité physique totale et la moyenne générale (r = 0,176), indiquant que les élèves les plus actifs présentent de meilleures performances scolaires.
Ce travail souligne l’importance de promouvoir un mode de vie actif à l’école comme mesure de prévention et de promotion de la santé, non seulement pour réduire les risques liés à la sédentarité, mais aussi pour soutenir les capacités d’apprentissage, la régulation émotionnelle et le bien-être des élèves. L’établissement scolaire apparaît comme un cadre privilégié pour développer des programmes d’activité physique adaptés, accessibles et pérennes.
Mots-clés : promotion de la santé, activité physique, adolescents, milieu scolaire, prévention, performance scolaire.
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| th02 p033 bien vieillir au travail et au feminin auteurs patricia finaldi 1 christine dartus 1 karine fourcade 1 sonia pacheco 1 celine imperiale 1 etablissement 1 asmt65 tarbes france presentateur patricia finaldi |
Th02-P033 - Bien vieillir au travail et au féminin
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Patricia Finaldi (1), Christine Dartus (1), Karine Fourcade (1), Sonia Pacheco (1), Celine Imperiale (1)
Présentateur : Patricia Finaldi
Etablissement : (1) ASMT65, Tarbes, FRANCE
CONTEXTE:
L'espérance de vie moyenne actuelle des femmes en France est de 85,3 ans. Les femmes passent donc 40% de leur vie en état de ménopause dont environ 15 ans en activité professionnelle. 44% des femmes ménopausées ne parlent pas de leurs symptômes alors que 87% d'entre elles en ressentent au moins un. 40% des femmes rapportent des troubles du sommeil qui affectent leur qualité de vie, ainsi qu'un " brain frog"(brouillard cérébral) qui entraîne des difficultés de concentration et réduit la compétitivité professionnelle. L'apparition de douleurs articulaires aggrave les risques de TMS. Enfin, le risque de chute, très présent, se solde souvent par des fractures entraînant des arrêts maladie ou des accidents de travail longs, conséquence de l'ostéoporose rapidement majorée avec le nombre d'années suivant la ménopause.
OBJECTIF:
►Sensibiliser les professionnels de Santé au Travail (médecins, infirmiers) au retentissement de la ménopause sur le travail.
►Cibler la visite de mi-carrière à 45 ans pour diffuser flyers et informations orales pour inciter les femmes à parler de leurs symptômes (médecins, sages femmes, gynécologue) afin d'aborder les différentes options thérapeutiques (traitement hormonal de la ménopause, autres) et rappeler les règles d'hygiène de vie.
►Sensibiliser les Chargés de Prévention de l'ASMT afin qu'ils aident les employeurs à intégrer dans leur DUERP le phénomène de vieillissement de leurs salariés en général et celui des femmes en particulier.
MATERIEL ET METHODE:
►Formation en interne des médecins et infirmiers de l'ASMT sur la ménopause ( intervention d'un médecin gynécologue).
►Recueil d'indicateurs à la visite de mi-carrière et des visites périodiques ultérieures par un questionnaire intégré dans le logiciel métier.
►2 Interventions à la Chambre de Commerce et d'Industrie : Une intervention tout public, une autre déstinée aux employeurs.
►Sensibilisation en entreprise : une demande faite à ce jour.
►Création d'un flyer à diffuser aux salariées
►Création d'un poster d'informations en salles d'attente.
►Création d'un livret à destination des professionnels de santé des SPST.
RESULTATS:
Evaluation dans 5 ans puis dans 10 ans à partir du questionnaire intégré dans le logiciel métier.
►Nombre de femmes sensibiliées.
►Nombre de femmes ayant abordé le sujet avec un professionnel de santé.
►Nombre de femmes traitées par le THM (traitement hormonal de la ménopause).
►Nombre de DUERP prenant en compte le vieillissement en entreprise.
Nous attendons une progression dans la prise en compte des conséquences de la ménopause par les femmes et dans le monde du travail.
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| th02 p034 influence des variables sociodemographiques professionnelles et liees au mode de vie sur la duree du sommeil auteurs frederic dutheil 1 2 morteza charkhabi 1 2 pierluigi cocco 5 rosamaria lecca 5 monica puligheddu 5 michela figorilli 5 marek zak 6 ukadike chris ugbolue 7 esther ubago guisado 8 luis gracia marco 9 jean baptiste bouillon minois 1 2 chloe saint arroman 2 luc vialatte 1 2 3 maelys clinchamps 1 2 valentin flaudias 1 2 maria livia fantini 1 2 bruno pereira 1 mickael berthon 2 catherine laporte 1 2 julien steven baker 4 etablissement 1 centre hospitalier universitaire de clermont ferrand clermont ferrand france 2 universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 aist la prevention active clermont ferrand france 4 hong kong baptist university hong kong hong kong 5 university of cagliari and aou cagliari cagliari italie 6 jan kochanowski university of kielce kielce pologne 7 university of the west of scotland glasgow royaume uni 8 ciber of epidemiology and public health madrid espagne 9 instituto de investigacion biosanitaria ibs granada granada espagne presentateur luc vialatte |
Th02-P034 - Influence des variables sociodémographiques, professionnelles et liées au mode de vie sur la durée du sommeil
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Frédéric Dutheil (1,2), Morteza Charkhabi (1,2), Pierluigi Cocco (5), Rosamaria Lecca (5), Monica Puligheddu (5), Michela Figorilli (5), Marek Zak (6), Ukadike Chris Ugbolue (7), Esther Ubago-Guisado (8), Luis Gracia-Marco (9), Jean-Baptiste Bouillon-Minois (1,2), Chloé Saint-Arroman (2), Luc Vialatte (1,2,3), Maëlys Clinchamps (1,2), Valentin Flaudias (1,2), Maria Livia Fantini (1,2), Bruno Pereira (1), Mickael Berthon (2), Catherine Laporte (1,2), Julien Steven Baker (4)
Présentateur : Luc Vialatte
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) AIST-La prévention active, Clermont-Ferrand, FRANCE; (4) Hong Kong Baptist University, Hong Kong, HONG KONG; (5) University of Cagliari and AOU Cagliari, Cagliari, ITALIE; (6) Jan Kochanowski University of Kielce, Kielce, POLOGNE; (7) University of the West of Scotland, Glasgow, ROYAUME-UNI; (8) CIBER of Epidemiology and Public Health, Madrid, ESPAGNE; (9) Instituto de Investigación Biosanitaria Ibs. Granada, Granada, ESPAGNE
Contexte : Les variables sociodémographiques, professionnelles et liées au mode de vie influencent la durée totale du sommeil. Nous avons donc cherché à évaluer l'influence de ces variables sur la durée du sommeil et à étudier les facteurs de risque d'avoir un sommeil court.
Méthodes : L'étude internationale COVISTRESS est un questionnaire en ligne utilisant le logiciel sécurisé REDCap®. La durée totale du sommeil a été évaluée à partir de l'heure déclarée du coucher et du réveil, puis analysée en tant que variable quantitative et qualitative.
Résultats : Nous avons inclus 549 répondants au questionnaire, répartis en groupes d'âge de 10 ans allant de <30 ans à ≥60 ans. La durée moyenne du sommeil était de 7,11 ± 1,43 heures par nuit. Les facteurs qui réduisent la durée totale du sommeil sont l'âge (coefficient -0,19, IC à 95 % -0,33 à 0,06), le fait d'être salarié (-0,46, -0,85 à -0,06), le temps de travail (-0,18, -0,31 à 0,05), le fait de fumer ≥ 5 cigarettes/jour (-0,5, -0,95 à -0,20), un niveau de stress élevé au travail (-0,64, -0,96 à -0,32) et à la maison (-0,66, -0,97 à -0,35). Le fait d'être étudiant (0,61, 0,02 à 1,19), de travailler moins de 25 heures par semaine (0,57, 0,17 à 0,97) et de télétravailler (0,46, 0,02 à 0,89) augmentait la durée totale du sommeil. Les facteurs de risque d'avoir un court sommeil étaient l'âge (rapport de cotes 1,27, IC à 95 % 1,07 à 1,51), le fait d'être salarié (2,58, 1,36 à 4,89), le fait de fumer ≥ 5 cigarettes/jour (2,73, 1,54 à 4,84) et un niveau élevé de stress au travail (2,64, 1,45 à 4,82) et à la maison (3,89, 2,25 à 6,63). Une activité physique ≥ 2,5 heures/semaine tendait à réduire le risque d'être un court dormeur de 35 %.
Conclusion : Nous avons démontré l'impact concomitant des facteurs sociodémographiques, professionnels et liés au mode de vie sur le sommeil, ce qui pourrait contribuer à l'élaboration d'une stratégie préventive efficace.
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| th02 p035 favoriser et valoriser lemployabilite des seniors en entreprise auteurs marie therese giorgio 1 etablissement 1 pmse vernier suisse presentateur marie therese giorgio |
Th02-P035 - Favoriser et valoriser l’employabilité des seniors en entreprise
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Marie-Thérèse Giorgio (1)
Présentateur : Marie-Thérèse Giorgio
Etablissement : (1) PMSE, , Vernier, SUISSE
Aujourd’hui les seniors semblent plus que jamais indispensables dans les entreprises : en Suisse intégrer et maintenir les seniors dans le monde du travail est devenu un enjeu économique et social majeur. En effets l’économie doit faire face à différents défis : pénurie de main d’œuvre qualifiée, départ massif à la retraite des babys-boomers.
Et si nous changions notre perception du vieillissement ?
un senior c’est un junior qui a de l’expérience.
Alors que la longévité augmente, l’expérience des seniors, leurs connaissances, leurs compétences, sont de plus en plus nécessaires à l’économie. Il semble possible de préserver l’employabilité des seniors en favorisant notamment l’intergénération pour favoriser le potentiel de l’entreprise. Il est bien possible de concilier les attentes des seniors et les besoins des structures grâce à des actions adaptées et réfléchies qui convergent.
Poursuivre une activité professionnelle présente de nombreux avantages : bénéficier d’une bonne sécurité financière, maintenir des contacts sociaux, prendre du plaisir à poursuivre une activité professionnelle porteuse de sens.
Créons de bonnes conditions cadres qui permettent à chaque personne de travailler jusqu’à la retraite et de décider librement de continuer à travailler si elle le souhaite. De nombreuses actions sont possibles pour favoriser le travail en bonne santé.
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| th02 p036 penibilite et vecu professionnel des aides soignantes en geriatrie auteurs hortense mahout 1 achille tchalla 1 2 michel druet cabanac 1 3 etablissement 1 laboratoire viesante universite de limoges limoges france 2 pole de gerontologie clinique chu de limoges limoges france 3 service de sante au travail chu de limoges limoges france presentateur hortense mahout |
Th02-P036 - Pénibilité et vécu professionnel des aides-soignantes en gériatrie
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Hortense Mahout (1), Achille Tchalla (1,2), Michel Druet-Cabanac (1,3)
Présentateur : Hortense Mahout
Etablissement : (1) Laboratoire VieSanté, Université de Limoges, Limoges, FRANCE; (2) Pôle de gérontologie clinique, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE; (3) Service de santé au travail, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE
Dans les services de gériatrie, les aides-soignants (AS) évoluent dans un contexte tendu des organisations de travail, et sont confrontés à la complexité de la prise en charge des patients. Cette situation les expose à de multiples risques professionnels pesant sur leur santé et augmentant le risque d’usure prématurée, compromettant ainsi leur maintien en emploi.
En prévision d’une étude plus large évaluant les conditions de travail et l’association avec l’état de santé des AS, il a été réalisé des observations de terrain. Comprendre comment ces professionnels composent au quotidien avec la pénibilité de leur travail constitue une étape essentielle pour identifier des pistes d’amélioration de leurs conditions de travail.
Ce travail repose sur une observation directe non participante menée dans trois unités d’un établissement gériatrique du CHU de Limoges, sur quatre journées typiques de travail. Les observations ont été réalisées à différents moments afin de rendre compte du roulement des équipes et des tâches à accomplir. dans le cadre d’un travail de thèse d’université, un doctorant a suivi une AS représentative du service et l’a accompagnée dans toutes ses activités. Des entretiens non directifs ont également été conduits pour enrichir la compréhension des pratiques et des contraintes vécues.
Les résultats soulignent la charge physique liée aux soins de nursing et à la distribution des repas, nécessitant postures contraignantes, manutentions de patients et déplacements constants. La charge mentale et émotionnelle est élevée, marquée par la déchéance des corps, la pression temporelle et la gestion de comportements difficiles. Les tensions d’équipe et le manque de reconnaissance hiérarchique renforcent cette pénibilité. Malgré cela, les AS témoignent pour autant d’un attachement profond à leur métier, marqué par une véritable vocation humaine.
Ces observations confirment les données retrouvées dans la littérature c’est-à-dire l’existence d’une proportion importante de troubles musculosquelettiques et dans une moindre mesure d’un épuisement professionnel. Pour limiter l’usure prématurée, plusieurs pistes peuvent être identifiées : généralisation des aides mécaniques à la manutention, présence d’hôtelière aux trois repas, formations sur la fin de vie et la prévention de la violence, amélioration du soutien social et de la communication entre collègues, et mise en place d’une gestion de la mobilité professionnelle différente pour limiter la durée d’expositions aux risques, afin de préserver la santé des AS et favoriser leur maintien en emploi.
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| th02 p037 prevention de la survenue dune usure prematuree chez les aides soignants de 50 ans et plus travaillant dans des structures geriatriques auteurs hortense mahout 1 louis javayon devaud 3 achille tchalla 1 2 michel druet cabanac 1 3 etablissement 1 laboratoire viesante universite de limoges limoges france 2 pole de gerontologie clinique chu de limoges limoges france 3 service de sante au travail chu de limoges limoges france presentateur michel druet cabanac |
Th02-P037 - Prévention de la survenue d’une usure prématurée chez les aides-soignants de 50 ans et plus travaillant dans des structures gériatriques
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Hortense Mahout (1), Louis Javayon-Devaud (3), Achille Tchalla (1,2), Michel Druet-Cabanac (1,3)
Présentateur : Michel Druet-Cabanac
Etablissement : (1) Laboratoire VieSanté, Université de Limoges, Limoges, FRANCE; (2) Pôle de gérontologie clinique, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE; (3) Service de santé au travail, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE
Le vieillissement de la population générale constitue un enjeu majeur de santé publique et de société. La transition démographique et le recul de l’âge de départ à la retraite confrontent les organisations du travail à de nouveaux défis. Dans ce contexte de vieillissement de la population, les professionnels de santé, et en particulier les aides-soignants (AS), sont confrontés à des conditions de travail exigeantes susceptibles d’altérer leur santé (facteurs de pénibilité physiques, psychosociaux et accidentels) et de compromettre leur maintien en emploi.
Dans ce contexte, nous avons réalisé une revue systématique de la littérature sur Scopus et Pubmed des études s’étant intéressées aux conditions de travail et l’état de santé des AS de 50 ans et plus travaillant dans des structures gériatriques.
Au total, 6 articles ont été retenus dans cette revue de la littérature et 4 s’étaient intéressés aux TMS. Les résultats montraient que 88,4% des AS présentaient au moins un trouble musculosquelettique et il existait un lien avec l’âge, le travail en horaire décalé ou les fortes exigences psychosociales liées à la profession. Concernant les moyens de prévention identifiés pour limiter les risques liés à la pénibilité physique, les stratégies proposées impliquaient l’acquisition et l’utilisation d’équipements de manutention adaptés, la mise en place de programmes collectifs d’échauffement et d’étirements et la réorganisation du travail pour réduire cette pénibilité. Dans un article traitant du burnout lié au décès des patients, il était souligné le rôle essentiel du soutien social et proposait des formations spécifiques à la gestion de la mort des patients. Enfin, un article abordait les blessures par agressions ou morsures, avec des incidences respectivement de 24,7 % et de 7,8 %. Ces agressions étaient associées aux heures supplémentaires et au manque de temps pour les soins des personnels. Les stratégies de prévention suggérées comprenaient la formation à la gestion de la violence et l’augmentation des effectifs.
Afin de contribuer à la continuité de la qualité des soins en structures gériatriques, il apparait essentiel de prévenir l’usure prématurée de l’état de santé de ces professionnels, de développer et de mettre en œuvre des mesures de prévention ciblées pour réduire les risques professionnels auxquels sont soumis les AS. Ces mesures de prévention proposées devront faire l’objet d’études médico-économiques afin d’évaluer leur efficience.
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| th02 p038 la fragilite au travail une nouvelle vision sur le vieillissement au travail auteurs hortense mahout 1 achille tchalla 1 2 michel druet cabanac 1 3 etablissement 1 laboratoire viesante universite de limoges limoges france 2 pole de gerontologie clinique chu de limoges limoges france 3 service de sante au travail chu de limoges limoges france presentateur hortense mahout |
Th02-P038 - La fragilité au travail : une nouvelle vision sur le vieillissement au travail
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Hortense Mahout (1), Achille Tchalla (1,2), Michel Druet-Cabanac (1,3)
Présentateur : Hortense Mahout
Etablissement : (1) Laboratoire VieSanté, Université de Limoges, Limoges, FRANCE; (2) Pôle de gérontologie clinique, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE; (3) Service de santé au travail, CHU de Limoges, Limoges, FRANCE
La France connaît un vieillissement démographique depuis les années 1950 : au 1er janvier 2025, 28,1 % de la population avait 60 ans ou plus. Ce phénomène touche également le monde du travail dans tous les secteurs et notamment celui des soins (en 2022, 32 % des agents de la fonction publique hospitalière étaient âgés de 50 ans ou plus) et leur maintien en emploi constitue ainsi un enjeu majeur.
Les professionnels de santé exercent dans un environnement professionnel exigeant, les exposant à de multiples risques physiques, psychosociaux, organisationnels ou accidentel. Cette exposition favorise une usure prématurée de leur état de santé, réduisant leur capacité de travail compromettant alors leur maintien en emploi. Or, les outils de santé au travail demeurent insuffisants pour appréhender ces problématiques complexes.
Au début des années 2000, le concept de fragilité défini par Fried, est apparu en gériatrie. Il décrit un état de vulnérabilité lié à l’altération des réserves homéostatiques. Cette notion offre un cadre théorique pertinent pour anticiper la perte d’autonomie.
Nous proposons d’élargir ce concept au champ du travail, en distinguant deux dimensions : la fragilité individuelle (vulnérabilité intrinsèque liée à l’état de santé) et la fragilité professionnelle (vulnérabilité induite par les conditions et l’organisation du travail). Leur articulation définit la fragilité au travail, concept qui tient compte de l’état de déclin et de vulnérabilité lié à l’âge et aux conditions de travail. Comme dans le modèle de Fried, les trois états « robuste », « pré-fragile » et « fragile » sont considérés et appuient l’idée d’un état de santé évolutif dans le temps. L’utilisation de cette notion permettrait un repérage précoce des travailleurs à risque ultérieur de désinsertion professionnelle et d’adapter les stratégies de prévention à mettre en place selon leur niveau de fragilité.
Cette nouvelle approche repose sur un dépistage précoce de la fragilité au travail intégrant l’âge et les déterminants professionnels, afin de garantir aux travailleurs vieillissants un parcours professionnel soutenable jusqu’à la retraite.
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| th02 p039 bien vieillir au travail un enjeu collectif auteurs alexandra nordstrom schuler 1 nathalie lemoine 1 gwenaelle dupre 1 valerie chazeaud 1 amelie coupet crignon 1 charlotte delage 1 muriel dombrowski 1 caroline dufetelle 1 veronique estival 1 anne lamorisse 1 etablissement 1 enedis chambery france presentateur alexandra nordstrom schuler |
Th02-P039 - Bien vieillir au travail : un enjeu collectif !
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Alexandra Nordström-Schüler (1), Nathalie Lemoine (1), Gwenaëlle Dupre (1), Valérie Chazeaud (1), Amélie Coupet-Crignon (1), Charlotte Delage (1), Muriel Dombrowski (1), Caroline Dufetelle (1), Véronique Estival (1), Anne Lamorisse (1)
Présentateur : Alexandra Nordström-Schüler
Etablissement : (1) ENEDIS, Chambery, FRANCE
Vieillir au travail ne signifie pas être moins performant, mais cela nécessite des ajustements pour préserver la santé, la motivation et l’efficacité des salariés. Comment accompagner ce vieillissement et sur quels indicateurs s’appuyer ?
À l’occasion des Journées Nationales Santé Travail Enedis-GRDF 2025, les infirmières référentes ont souhaité construire un atelier collaboratif autour de cette question.
L’objectif : réfléchir entre pairs sur le « bien vieillir au travail » et élaborer des outils adaptés.
Le groupe a choisi de s’appuyer sur les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson, transposés à la prévention et à la santé au travail, afin de proposer de véritables diagnostics infirmiers santé-travail.
Cette démarche a permis d’identifier des situations à risque et d’élaborer des axes de prévention concrets.
Par exemple :
- Besoin de respirer : Risque d’exposition à des allergènes ou à des substances entraînant des troubles respiratoires (moisissures, poussières, acariens, produits chimiques, gaz, vapeurs, etc.).
→ Préventions proposées :
- Mise en place d’une ventilation et d’une filtration adaptées ;
- Identification des allergènes en milieu professionnel ;
- Limitation de l’exposition à des substances toxiques ou irritantes ;
- Suivi médical renforcé selon les consignes du médecin du travail ;
- Connaissance et application des Fiches de Limites d’Utilisation (FLU) ;
- Équipements de confinement et protocoles d’urgence adaptés ;
- Sensibilisation aux risques respiratoires et aux bonnes pratiques ;
- Adaptation des tâches pour limiter la fatigue respiratoire ;
- Port d’Équipements de Protection Individuelle (EPI) adaptés ;
- Accompagnement au sevrage tabagique (ex. : participation au Mois sans tabac).
- Besoin d’éviter les dangers : Risque d’accident du travail lié à une organisation inadaptée, à la pression temporelle, à la dégradation des conditions de travail, à un état de vigilance altéré ou à l’usage de substances psychoactives.
Pour chaque besoin fondamental, le groupe a décliné des diagnostics et des mesures de prévention, illustrant la richesse du rôle infirmier en santé au travail.
La prochaine étape consistera à développer des actions de prévention ciblées pour assurer de meilleures conditions de travail aux salariés avançant en âge.
L’objectif final reste le même : permettre à chacun de bien vieillir au travail, dans la santé, la sécurité et la dignité.
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| th02 p040 carriere allongee confort au travail auteurs gilles monod 1 etablissement 1 presta ain beaujolais bourg en bresse 01 bourg en bresse france presentateur gilles monod |
Th02-P040 - Carrière allongée, confort au travail
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Gilles Monod (1)
Présentateur : Gilles Monod
Etablissement : (1) Presta Ain Beaujolais Bourg-en-Bresse 01, Bourg-En-Bresse, FRANCE
Introduction Le thème "Travail aux âges extrêmes" a offert à l'auteur, en cumul emploi-retraite, un défit cognitif vu son âge avancé ou "extrême" (77 ans) : le passage en revue d'étapes et de réformes ayant en 50 ans influencé le cours de la spécialité au long de sa pratique Mise en garde initiale : une image ambigue Quid en 2026 des stéréotypes révélés par l'étude du Dr Céline LAMOUROUX (Centre Régional de Pathologie Professionnelle et Environnementale de Lyon) ? Formation, du court au long Du CES au DES, une durée quadruplée Législation, la part d'Europe C.E.E. : L'exception française acquise à la pluridisciplinarité Prévention, mot-clé Des SSTI aux SPSTI (loi du 17 01 2002) Mot d'ordre relancé par les données AT-MP Harcèlement : l'effet France-Télécom Informatique : trop ou trop peu ? Progrès, limites, potentiels : rapport annuel, dossier médical, logiciels santé-travail : outils et démarches de recherche à développer Sous-effectifs et antidotes Périodicité des visites, reconversions, travail d'équipe recours aux médecins de ville ? arrêts et soins prescrits par les médecins du travail ? (loi du 2 août 2021) La Qualité sous les radars Agrément, certification, marqueurs (F.E., D.U.E.R.P.), référentiel, forfaits, un financement sous surveillance, une nouvelle gouvernance Bons outils et mauvais outils Radioscopies aux oubliettes, centres mobiles toujours présents commission médico-technique 2004 : force de proposition Loi EL KHOMRI 2016 : l'inaptitude revisitée Santé-travail en temps de crise VIH et Covid : questionnements initiaux : origine ("poppers", pangolins), effets sur l'aptitude "Trou de la sécu" : effets pervers Âge des retraites : les médecins du travail à distance des débats ? Pénibilité, usure, vieillissement (prévisions OMS), désinsertion : l'équation insoluble ? Cellules PDP, une innovation bienvenue Conclusion Travail en âge "extrême" et bien-être au travail Pour un sujet vieilli sans handicap majeur, un travail allégé et bien accompagné est facteur de bien-être physique et psychique, surtout s'il est médecin notamment du travail (sans céder aux clichés) plutôt que camionneur, cariste en mileu froid et en horaires 3/8, ou soignant(e) en EHPAD Impression personnelle, quête de sens La santé au travail, spécialité octogénaire, problématique immémoriale, garde aujourd'hui son sens aux plans médical, scientifique, éthique et sociétal, en perfectionnant le recueil, l'analyse, le partage et la diffusion des données Remarque terminale Certains sujets majeurs (35 heure et après, suivi intérimaires, plans de prévention, partages inter-services, contestations d'avis...) n'ont pas été cités faute d'espace dans le format prévu
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| th02 p041 observer ecouter mesurer quand lexperience revele un risque tms auteurs celine zind 1 regine codron 1 etablissement 1 acms suresnes cedex france presentateur celine zind |
Th02-P041 - Observer, écouter, mesurer : quand l’expérience révèle un risque TMS
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Céline Zind (1), Régine Codron (1)
Présentateur : Céline Zind
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes Cedex, FRANCE
Des signaux faibles de TMS sont remontés en visite médicale par des salariées d’un atelier de façonnage : « je vieillis, je n’y arrive plus comme avant » bien que les opératrices d’ancienneté importante n’aient manifesté aucune plainte jusqu’alors.
Proposition est faite d’une étude ergonomique de l’activité pour comprendre l’origine des difficultés nouvelles avec analyse combinant observations, vidéos, entretiens au poste et avec la responsable, ainsi qu’une métrologie de l’activité.
L’atelier de façonnage prépare selon un planning hebdomadaire, des boîtes haut de gamme en y insérant des feuilles et des coussins de papier de soie. Après avoir constaté que l’équipe anticipait toujours 3 jours de stock, la nouvelle responsable lui a demandé de s’organiser pour privilégier une augmentation de la production quotidienne plutôt que de continuer à anticiper. Ainsi, le nombre de boites produites journalièrement est passé de 175 à 205. Cependant, les opératrices pour se sentir moins stressées et répondre plus facilement à une demande exceptionnelle du client ont continué à anticiper au moins 1 jour de production.
Pour répondre à ce nouvel objectif de 205 boîtes, le travail s’organise en demi-journée : préparation des coussins puis des boîtes. Pour une boîte, 34 actions (prendre, déposer, plier, étirer…) mobilisant doigts, mains, poignets sont nécessaires en 57 secondes ; pour un coussin, 12 actions en 20 secondes soit 36 actions pour 3 coussins constitués en une minute. Les tâches impliquent des postures contraignantes (bras levés >90°, flexions du tronc et de la nuque, éloignement des bras) et des prises fines répétées (pince pouce-index). Les temps de récupération sont faibles malgré une autonomie organisationnelle.
Ainsi, ce travail répétitif au sens de la réglementation dépasse les 30 actions techniques par minute et peut expliquer les difficultés rencontrées depuis ce changement de rythme de production. Notre étude a permis de l’objectiver et de l’expliciter lors des échanges dans l’entreprise et d’initier un plan d’action co-construit.
Le lien entre les plaintes initiales et le vieillissement a été contredit par l’analyse du travail qui a montré un niveau de risque trop élevé de TMS. Bien qu’il existe peu d’études sur le lien entre TMS et vieillissement, il semble que de plus en plus de preuves remettent en question ce lien tandis que d’autres études mettent en avant les savoir-faire protecteurs et de prudence liés à l’expérience.
Savoir écouter « le corps qui parle », observer, et mesurer l’activité de nos salariés expérimentés reste un levier majeur pour identifier les signaux faibles d’alerte en entreprise et proposer des actions de prévention primaire le plus précocement possible.
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| th02 p042 bien vieillir au travail restitution dune demarche participative en entreprise auteurs charles lourioux 1 serge volkoff 2 jessica chaumet 1 etablissement 1 boehringer ingelheim animal health lyon france 2 creapt saint denis france presentateur charles lourioux |
Th02-P042 - Bien vieillir au travail : restitution d’une démarche participative en entreprise
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Charles Lourioux (1), Serge Volkoff (2), Jessica Chaumet (1)
Présentateur : Charles Lourioux
Etablissement : (1) BOEHRINGER INGELHEIM ANIMAL HEALTH, Lyon, FRANCE; (2) CREAPT, Saint-Denis, FRANCE
Face à l’allongement de la vie professionnelle, comment accompagner les salariés pour bien vieillir au travail ? Nous avons décidé de mener en 2024 une expérience collective mobilisant salariés, ressources humaines (RH) et service de prévention et de santé au travail, afin d’identifier les freins, les leviers d’accompagnement du vieillissement au travail.
En phase de pré projet, nous avons croisé des données RH avec des données de santé et avons pu confirmer une similitude avec la bibliographie existante.
Le projet a été ensuite construit en 4 phases : un recueil d’informations via questionnaire anonyme, des groupes de travail, une phase d’évaluation et enfin la phase de déploiement. Plus de 2500 salariés de Boehringer Ingelheim étaient concernés. Le CREAPT (Centre de Recherches sur l'Expérience, l'Age et les Populations au Travail) nous a apporté son support pour l’analyse et la restitution des résultats.
Au terme des premiers ateliers, plusieurs constats ont été attribués au vieillissement : difficultés physiques et cognitives, perte de motivation, réduction des arrêts maladie mais arrêts de plus longue durée avec l’âge, difficultés d’accès à la formation, souhait de réduction de temps de travail chez les plus de 50 ans, augmentation des inaptitudes médicales, mobilité interne plus difficile dès 35-45 ans, surtout autour de 50 ans.
Un certain nombre de freins au bien vieillir au travail ont également été identifiés : surcharge mentale, tâches administratives lourdes, manque de flexibilité, manque de formations adaptées, difficultés de transmission, turn-over fréquent, digitalisation des tâches, peu de perspectives d’évolution, manque de valorisation, perte de sens, difficultés de santé, salariés en situation d’aidants.
Parmi les dispositifs en place dans l’entreprise, les points positifs perçus par les salariés étaient centrés sur les horaires de travail et le télétravail, la perception d’une meilleure gestion relationnelle avec l’âge et d’une confiance en soi accrue, et enfin la reconnaissance d’une bonne qualité de vie au travail dans l’entreprise.
Les salariés ont identifié plusieurs pistes d’actions à activer au sein de l’entreprise sur les thématiques suivantes : reconnaissance et valorisation (politique d’entreprise sur les seniors, valorisation de l’expertise), accompagnement par les ressources humaines, organisation du travail (temps de travail, aménagements de poste), santé et bien-être.
En conclusion, cette démarche participative a permis d’identifier des leviers concrets pour favoriser le bien vieillir au travail. L’implication des salariés et la transversalité des actions ont été des facteurs clés de réussite.
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| th02 p043 apprentis coiffeurs integrer la culture prevention des la formation initiale auteurs emilie verdier 1 clemence lejeune 1 anissa mechitoua 1 melanie rouille delande 1 geoffrey argiles 1 celia cadiergues 1 annick abbadie rontes 1 martine balducchi 1 delphine desplenter 1 patricia fonder 1 quentin galinier 1 celine hernandez 1 etablissement 1 prevaly toulouse france presentateur geoffrey argiles |
Th02-P043 - Apprentis coiffeurs : intégrer la culture prévention dès la formation initiale
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Emilie Verdier (1), Clémence Lejeune (1), Anissa Mechitoua (1), Mélanie Rouille Delande (1), Geoffrey Argiles (1), Célia Cadiergues (1), Annick Abbadie Rontes (1), Martine Balducchi (1), Delphine Desplenter (1), Patricia Fonder (1), Quentin Galinier (1), Céline Hernandez (1)
Présentateur : Geoffrey Argiles
Etablissement : (1) PREVALY , Toulouse, FRANCE
Le service de prévention et de santé au travail PREVALY s’engage activement dans la prévention des risques liés au métier de la coiffure. En partenariat avec un CFA toulousain, une action de sensibilisation a été conçue pour informer les futurs professionnels dès l’entrée en formation.
Cette intervention a été conduite auprès de deux classes de CAP et trois classes de BP, soit environ 60 apprenants. Les objectifs visaient à :
- transmettre des connaissances solides sur les risques professionnels
- caractériser des situations à risques
- identifier les ressources internes et externes disponibles
- repérer les leviers d’action et les mesures de prévention (objectif renforcé pour les BP)
La sensibilisation s’articule en deux temps complémentaires. Une première phase collective combinant une chasse aux risques et un quiz interactif couvrant l’ensemble des risques du métier. Une seconde phase en ateliers construits autour de cinq thématiques et animés en petits groupes pour favoriser les échanges :
- troubles musculosquelettiques (TMS) : les effets des conditions de travail (matériel, environnement, organisation, formation et humain) et leurs conséquences sur la santé
- risques psychosociaux (RPS) : les facteurs de risques, les troubles psychosociaux et les conséquences négatives
- violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) : les différentes définitions et leur échelle de gravité (agissement sexiste, agissement non sexiste, harcèlement sexuel, agression sexuelle, viol)
- risques chimiques, activité physique et alimentation : approche ludique via un jeu de plateau « Acti-Quizz » où se mêlent des questions de connaissances et des défis à relever
L’ensemble des ateliers a été conçu et animé de façon ludique et collaborative par une équipe pluridisciplinaire : médecins, infirmiers, toxicologue, diététicienne, ergonome, psychologue du travail, préventeurs et formateurs du CFA. Le format quiz (en équipe ou individuel) et les ateliers en petits groupes (3 à 4 apprenants) ont favorisé la participation active, des échanges riches et une ambiance bienveillante.
Résultats : les premières évaluations des apprenants sont très positives, avec une note moyenne de 9,25/10 et une forte implication observée.
Fort de ce succès, PREVALY déploie actuellement cette action dans d’autres CFA de coiffure adhérents au service.
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| th02 p044 infirmiers seniors travail emotionnel et sante percue auteurs ayman el majdouli 1 zineb bounou 2 3 smail alaoui 1 hind el amrani 2 3 benaceur benali 2 3 etablissement 1 faculte des lettres et des sciences humaines sais universite sidi mohammed ben abdellah fes fes maroc 2 chu ibn sina rabat maroc 3 faculte de medecine et de pharmacie de rabat universite mohammed v rabat maroc presentateur ayman el majdouli |
Th02-P044 - Infirmiers seniors, travail émotionnel et santé perçue
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Ayman El Majdouli (1), Zineb Bounou (2,3), Smail Alaoui (1), Hind El Amrani (2,3), Benaceur Benali (2,3)
Présentateur : Ayman El Majdouli
Etablissement : (1) Faculté des lettres et des sciences humaines Sais, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah Fès, Fès, MAROC; (2) CHU Ibn Sina , Rabat, MAROC; (3) Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Université Mohammed V, Rabat, MAROC
Introduction Dans un contexte de carrières qui s’allongent, la question de l’influence de l’âge et de l’ancienneté sur ces processus devient cruciale. Comment les infirmiers, à différentes étapes de leur vie professionnelle, gèrent-ils le poids du travail émotionnel ? L’expérience accumulée au fil des ans confère-t-elle une meilleure résilience, ou au contraire, l’exposition prolongée aux stresseurs émotionnels conduit-elle à une usure accrue ? La littérature offre des pistes contradictoires. Certaines études suggèrent que les soignants plus expérimentés développent des stratégies de régulation plus efficaces (Golfenshtein et Drach-Zahavy, 2015), tandis que d’autres indiquent qu’ils luttent avec des défis spécifiques comme le déclin physique et le manque de reconnaissance, malgré leur expertise (Ryan et al., 2017).
Méthode Nous avons mené une étude transversale à visée analytique en adoptant une approche quantitative basée sur un modèle de médiation modérée. L’étude a été menée sur un échantillon de 127 infirmiers marocains exerçant dans un milieu pédiatrique, recrutés entre aout et novembre 2025.
Résultats Nous avons confirmé que le jeu en surface joue un rôle de médiateur partiel dans la relation entre la charge émotionnelle et la santé perçue. Une charge émotionnelle élevée est associée à un recours plus important au jeu en surface. Les analyses de médiation modérée ont révélé des interactions significatives, l’âge et l’ancienneté modèrent la relation à deux niveaux distincts du modèle de la relation charge émotionnelle / jeu en surface et celle du jeu en surface / la santé perçue.
Discussion Cette étude offre une perspective riche et nuancée sur la manière dont les infirmiers de différentes générations vivent le travail émotionnel. Elle confirme non seulement le rôle central et délétère du jeu en surface, mais révèle surtout que l’âge et l’ancienneté ne sont pas des variables linéaires et protectrices, mais des modérateurs complexes aux effets différenciés.
Conclusion cette étude appelle à une gestion des ressources humaines, plus fine et plus « humanisée », qui reconnait que la santé au travail est une trajectoire de vie dynamique et évolutive plutôt qu’un état statique ou un point d’arrivée. En offrant un soutien adapté à chaque étape de la carrière, nous pourrons non seulement protéger la santé de nos soignants, mais aussi garantir la pérennité et la qualité de nos systèmes de soins.
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| th02 p045 prevention de la sante et de la securite au travail des apprentis reduire la sinistralite et preparer l avenir professionnel experimentation par un spsti auteurs nathalie didier 1 herve baudelocque 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france presentateur nathalie didier |
Th02-P045 - Prévention de la santé et de la sécurité au travail des apprentis : réduire la sinistralité et préparer l'avenir professionnel. Expérimentation par un SPSTI
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Nathalie Didier (1), Herve Baudelocque (1)
Présentateur : Nathalie Didier
Etablissement : (1) Efficience Santé au Travail , Paris, FRANCE
Les jeunes de 15 à 29 ans ont environ 50 % plus d’accidents que la moyenne des autres salariés. Face à cette sinistralité, Efficience Santé au Travail souhaite repenser l’accompagnement et le suivi médical des apprentis de sorte à mieux les outiller face aux risques professionnels. Repenser la Prévention en Amont en l'intégrant systématiquement dans la formation initiale. Les jeunes formés à la santé et sécurité au travail (S&ST) pendant leur scolarité ont deux fois moins d’accidents du travail. L'accent doit être mis sur l'intégration précoce de la prévention. Pour ce faire, Efficience conseille à ses CFA adhérents d’utiliser le dispositif TutoPrév’ Pédagogie, de l’assurance maladie, pour l’apport des connaissances, le repérage des dangers et l'enseignement des mesures de prévention. Repenser le Suivi Médical et la Visite en allant au-delà de la VIP. Bien que l’apprenti bénéficie d’une Visite d’Information et de Prévention (VIP) ou d’un examen médical dans les deux mois suivant l’embauche, la stratégie d'accompagnement doit devenir plus proactive. Efficience enrichit et transforme cette visite initiale, en un point de départ pour un parcours de prévention continu. Nous avons créé un parcours d’information et de prévention plus conséquent, avec des ateliers plus ludiques et interactifs sur les risques professionnels. Lors de la visite, nos professionnels de santé fournissent systématiquement le mémento « apprenti » et le guide de l’accueillant de la CRAMIF, afin que l’information parvienne directement au tuteur en entreprise. Les formations dispensées sont intégrées dans le passeport prévention. Repenser l’Accompagnement en Entreprise en structurant l'Accueil. Pour assurer un transfert efficace des connaissances de S&ST apprises en CFA vers l’activité professionnelle réelle, l'accompagnement doit être formalisé. Nous accompagnons nos adhérents dans la création d’un parcours d’accueil rigoureux pour l’apprenti durant le premier mois d’embauche. La formation des tuteurs accueillants étant essentielle pour garantir un accompagnement satisfaisant, nous recommandons l’outil TutoPrév’ Accueil et le cahier de l’accueillant pour guider les tuteurs. En parallèle, Efficience s’engage en tant qu’employeur à intégrer ces outils dans le parcours de onboarding de ses apprentis et à monter en compétences les futurs tuteurs. En conclusion, il est impératif d’agir pour intégrer durablement la culture de prévention chez cette jeune population professionnelle.
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| th02 p046 profil socioprofessionnel et medical des salaries seniors dans une entreprise de production de filtres automobiles auteurs wafa sejil 1 radhia toumi jemal 1 faika khairallah 2 sonia ben hammouda 1 mejda bani 3 lotfi mahjoub 1 etablissement 1 ministere des affaires sociales tunis tunisie 2 service medical autonome ben arous tunisie 3 service de medecine du travail de lhopital charles nicolle tunis tunisie presentateur wafa sejil |
Th02-P046 - Profil socioprofessionnel et médical des salariés séniors dans une entreprise de production de filtres automobiles
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Wafa Séjil (1), Radhia Toumi Jemal (1), Faika Khairallah (2), Sonia Ben Hammouda (1), Mejda Bani (3), Lotfi Mahjoub (1)
Présentateur : Wafa Séjil
Etablissement : (1) Ministère des affaires sociales, Tunis, TUNISIE; (2) Service médical autonome, Ben Arous, TUNISIE; (3) Service de Médecine du Travail de l’hôpital Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE
Objectif Décrire le profil socioprofessionnel et médical des salariés âgés de plus de 50 ans dans une entreprise de production de filtres automobiles.
Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive concernant les salariés âgés de plus de 50 ans. Ils travaillaient dans une entreprise tunisienne de fabrication des filtres automobiles. Les données ont été recueillies à partir du dossier médical informatisé de la société.
Résultats La population étudiée comporte 56 sujets âgés de plus de 50 ans soit 6,5% de l’effectif total des employés de l’entreprise. Le sexe ratio était de 1,3. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 13,4 ans. Tous les employés étaient titulaires. Ils occupaient des postes de travail variés dans l’entreprise. Le travail posté concernait 40 salariés. Sur le plan médical, les salariés avaient un BMI moyen de 28,6. Une diminution de l’acuité visuelle non corrigée était retrouvée chez 21 cas. Une surdité de perception était notée chez 4 salariés. Une hypertension artérielle était diagnostiquée chez 12 salariés et un diabète chez 5 salariés. Les problèmes articulaires étaient dominés par les atteintes du rachis (10 cas), les tendinopathies de l’épaule (4 cas) et les syndromes du canal carpien (4 cas). Une retraite anticipée a été octroyée à 03 salariés. Six salariés n’ouvrant pas droit à une retraite anticipée, ont démissionné pour des raisons principalement liées à leur état de santé.
Discussion Le vieillissement de la population active pose aux employeurs et aux salariés la question de l’adéquation entre l’évolution des capacités fonctionnelles, les conditions de travail et les performances. Les salariés séniors qui voient leurs fonctions physiologiques décliner, constituent un des groupes les plus exposés aux effets discriminants du travail.
Conclusion Le défaut d’ajustement des exigences du poste de travail par rapport aux changements des capacités physiques et mentales des salariés séniors induit la perte des compétences qualifiées expérimentées au sein de l’entreprise.
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| th02 p047 impact de lage sur la qualite de vie des patients atteints de mici maladies inflammatoires chroniques de lintestin auteurs noura belhadj 1 bsissa kilani 2 ghada elouaer 1 imen ben hnia 1 soumaya ben amor 2 asma kheder 1 aouatef mahfoudh 1 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles chu taher sfar mahdia tunisie 2 service de gastro enterologie chu taher sfar mahdia tunisie presentateur ghada elouaer |
Th02-P047 - Impact de l’âge sur la qualité de vie des patients atteints de MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin )
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Noura Belhadj (1), Bsissa Kilani (2), Ghada Elouaer (1), Imen Ben Hnia (1), Soumaya Ben Amor (2), Asma Kheder (1), Aouatef Mahfoudh (1)
Présentateur : Ghada Elouaer
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail et de Pathologies Professionnelles CHU Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE; (2) Service de Gastro-entérologie CHU Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE
Objectif Comparer la qualité de vie (QDV) des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) selon l’âge.
Méthodes Une étude rétrospective comparative menée auprès de 75 patients atteints de MICI, suivis en consultation externe de gastro-entérologie au CHU Tahar Sfar en 2024. Les données sociodémographiques, professionnelles et médicales ont été recueillies, la QDV a été évaluée à l’aide du questionnaire WHOQOL-BREF (World Health Organization Quality of Life- brief version) dans ses dimensions physique, psychologique, sociale et environnementale. L’analyse statistique a inclus des méthodes uni- et multivariées pour identifier les déterminants significatifs.
Résultats L’enquête a inclus 75 patients, 44 patients appartenant à une tranche d’âge inférieure à 50 ans, et 31 patients âgés de 50 ans et plus. Une prédominance féminine était notée dans le groupe le plus âgé (68% versus 50%). Les secteurs d’activité dominants étaient la confection (30%), l’industrie (26%) et les bâtiments et travaux publics (BTP) (12%) chez les plus jeunes, contre l’agriculture et le commerce chez les plus âgés. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 10,3±7,3 ans dans le premier groupe versus 29,3±7,7 dans le groupe le plus âgé.
Les scores moyens de la qualité de vie étaient plus élevés chez le groupe le plus âgé. Les moyennes des scores de la santé physique et santé psychique étaient 52.7±9,4 et 52.6±7.1 respectivement dans le premier groupe versus 53.7±9,3 et 53.8±5.9 respectivement dans le groupe le plus âgé, sans différence statistiquement significative. En revanche, les scores moyens de relations sociales et de l’environnement étaient de 56.8±7.7 et 48.7±6.6 chez le premier groupe contre 59.8±7.2 et 51.2±6.5 dans le groupe le plus âgé avec une différence statistiquement significative (p=0,04 et 0,02 respectivement).
Conclusion L’altération de la qualité de vie était plus marquée chez les patients les moins âgés, probablement due à une meilleure stratégie d’adaptation à la maladie chez les sujets âgés.
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| th02 p048 motifs medicaux de retraite anticipee chez les chauffeurs professionnels auteurs nihel khouja 1 jihen hsinet 1 emna baraketi 1 salwa ismail 1 zeineb ben mesmia 1 emna bechrifa 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie presentateur salwa ismail |
Th02-P048 - Motifs médicaux de retraite anticipée chez les chauffeurs professionnels
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Nihel Khouja (1), Jihen Hsinet (1), Emna Baraketi (1), Salwa Ismail (1), Zeineb Ben Mesmia (1), Emna Bechrifa (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Salwa Ismail
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et des Maladies Professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, TUNISIE
Introduction L’activité de conduite professionnelle expose les travailleurs à des contraintes physiques et médicales pouvant compromettre à la fois leur santé et la sécurité routière. L’altération de l’aptitude à la conduite peut conduire à une mise en invalidité ou à une usure prématurée de l’organisme.
Objectif Identifier les caractéristiques socioprofessionnelles et médicales des chauffeurs professionnels demandeurs d’une retraite anticipée.
Méthodes Étude descriptive et rétrospective basée sur les dossiers de chauffeurs ayant consulté au service de médecine du travail et des maladies professionnelles, à l’hôpital la Rabta, pour un avis d’aptitude à la conduite professionnelle et présentant une ou plusieurs morbidités ayant justifié leur mise en retraite anticipée.
Résultats Parmi 467 chauffeurs professionnels ayant consulté sur une période de 15 ans (2007–2022), Vingt-un cas (4,5%) présentaient un état de santé justifiant une mise en invalidité (18 cas) ou une demande de retraite anticipée pour usure prématurée de l’organisme (3 cas). Il s’agissait d’hommes âgés de 54 ±3,8 ans, avec une ancienneté professionnelle de 23,4 ±6,7 ans. Ils conduisaient des véhicules légers (71,4%) ou des poids lourds (28,6%), transportant des marchandises (52,4%) ou des personnes (47,6%).
Trois chauffeurs souffraient d’une seule pathologie (diabète avec complications rétiniennes, néphropathiques ou podologiques, et surdité mixte bilatérale). Les 18 autres présentaient au moins deux pathologies associées. Les maladies métaboliques constituaient la première cause d’invalidité (16 cas), suivies des atteintes ostéo-articulaires (15 cas). Les autres causes principales incluaient les maladies cardiovasculaires (6 cas), les troubles visuels (6 cas), les maladies respiratoires (5 cas) et la surdité (4 cas).
Les décisions de mise en invalidité ou de retraite anticipée ont été motivées par le risque d’aggravation de l’état de santé (21 cas), le danger pour la vie d’autrui (12 cas) et l’impact sur la qualité du travail (21 cas).
Conclusion Cette étude met en évidence le poids des maladies métaboliques et ostéo-articulaires dans la demande de retraite anticipée ou de mise en invalidité chez les chauffeurs professionnels. Elle souligne l’importance de la prévention des risques professionnels et de la prise en charge précoce des pathologies chroniques pour préserver la santé et l’aptitude au travail de cette population.
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| th02 p049 protection juridique de lenfance au maroc un cadre strict face aux defis persistants du travail des mineurs auteurs abderrahmane ghrarouch 1 2 hasna meftah 1 2 imane elamri 1 2 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles hopital universitaire general mohammed vi groupement sanitaire territorial tangertetouanal hoceima maroc tanger maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie de tanger universite abdelmalek essaadi tanger maroc presentateur abderrahmane ghrarouch |
Th02-P049 - Protection juridique de l’enfance au Maroc : un cadre strict face aux défis persistants du travail des mineurs
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Abderrahmane Ghrarouch (1,2), Hasna Meftah (1,2), Imane Elamri (1,2)
Présentateur : Abderrahmane Ghrarouch
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles - Hôpital Universitaire Général Mohammed VI - Groupement Sanitaire Territorial Tanger–Tétouan–Al Hoceima - Maroc, Tanger, MAROC; (2) Faculté de Médecine et de Pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi, Tanger, MAROC
Introduction Le cadre juridique marocain, notamment le Code du Travail, protège l'enfance contre l'exploitation économique. Il s'aligne aux conventions internationales notamment les conventions 138 et 182 de l'OIT, et à la Constitution de 2011 pour préserver l'intégrité, la santé et le développement des mineurs, garantir leur droit à l'éducation et réguler leur accès à l'emploi.
Méthodes La méthodologie repose sur l'analyse du cadre légal marocain, incluant le Code du Travail (Loi 65.99), la Loi-cadre 51-17 sur l'éducation, la Loi 19-12 régissant le travail domestique. Ainsi que les décrets d'application qui définissent les listes de travaux interdits et les modalités de contrôle par l'inspection du travail.
Résultats Le dispositif réglementaire repose sur plusieurs piliers restrictifs :
- Âge minimum d'accès au travail : Fixé à 15 ans révolus pour tous les secteurs (industrie, commerce, agriculture).
- Scolarité obligatoire : Étendue à 16 ans révolus, visant à tarir la source de l'exploitation économique
- Interdiction des travaux dangereux : Stricte interdiction pour les moins de 18 ans d'exercer des tâches pénibles (33 types de travaux proscrits par décret incluant les mines, le port de charges lourdes et la manipulation de produits chimiques).
- Conditions de travail : Interdiction du travail de nuit pour les moins de 16 ans. Un repos minimal de 11h. En outre, les mineurs de moins de 18 ans doivent subir un examen médical d'aptitude à l'embauche, renouvelé tous les six mois.
- Travail domestique : Interdit pour les moins de 18 ans depuis août 2023.
- Suivi et Sanctions : L'inspecteur du travail peut exiger un examen médical pour s'assurer que les tâches ne dépassent pas les capacités de l'enfant. L'emploi d'un mineur en violation de l'âge légal est passible d'une amende de 25 000 à 30 000 dirhams, doublée en cas de récidive, avec des peines d'emprisonnement possibles.
Discussion Bien que l'arsenal juridique ait fait chuter le travail des enfants de 517 000 (1999) à 101 000 (2024). Cependant, le phénomène reste majoritairement rural (77,5 %), avec une prédominance masculine (84,6 %), 89% ont entre 15 et 17 ans. De plus, 10,7% parmi eux sont encore scolarisés, 87,7% ont quitté l'école et 1,6% ne l’ont jamais fréquentée. Les défis majeurs restent le secteur informel, et l'agriculture familiale qui échappent souvent au contrôle de l'inspection du travail.
Conclusion Le cadre juridique marocain protège prioritairement l’intérêt supérieur de l’enfant en conciliant scolarité obligatoire et encadrement strict du travail. Cette approche favorise le développement moral et physique des jeunes, sécurise leur parcours de formation et contribue à la construction d’un capital humain durable pour l’avenir du pays.
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| th02 p050 retraite anticipee chez les personnels de sante du chu sahloul profil et motifs medicaux auteurs amene fki 1 2 nabil ben gadha 2 farah chelly 1 2 chayma sridi 1 2 narjes belhadj 1 2 nawres gannoun 1 2 maher maoua 1 2 etablissement 1 faculte de medecine de sousse sousse tunisie 2 service de medecine du travail chu sahloul sousse tunisie presentateur amene fki |
Th02-P050 - Retraite anticipée chez les personnels de santé du CHU Sahloul : profil et motifs médicaux
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Amene Fki (1,2), Nabil Ben Gadha (2), Farah Chelly (1,2), Chayma Sridi (1,2), Narjes Belhadj (1,2), Nawres Gannoun (1,2), Maher Maoua (1,2)
Présentateur : Amene Fki
Etablissement : (1) Faculté de Médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Service de Médecine du Travail - CHU Sahloul, Sousse, TUNISIE
Introduction :
Le vieillissement de la population active et le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite représentent des défis majeurs pour la santé au travail. Les professionnels de santé, exposés à des contraintes physiques, psychiques et organisationnelles importantes, subissent une usure professionnelle accrue. Les demandes de retraite anticipée constituent ainsi un indicateur pertinent de la pénibilité perçue et de la vulnérabilité des travailleurs âgés.
Objectif :
Décrire les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et médicales des personnels de santé sollicitant une retraite anticipée, et identifier les principaux motifs de ces demandes.
Méthodes :
il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée auprès des personnels de santé ayant consulté au service de médecine du travail du CHU Sahloul de Sousse pour une demande de retraite anticipée sur une période de 4 ans. Les données collectées portaient sur les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles, médicales ainsi que sur les motifs de la demande.
Résultats :
Au total, 32 dossiers de personnels de santé sollicitant une retraite anticipée ont été analysés. L’âge moyen des demandeurs était de 59,8 ans avec une prédominance féminine (69,2%). Les infirmiers représentaient la majorité des cas (68,3%). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 34,3 ans. Les principaux motifs de demande étaient liés aux troubles musculosquelettiques (88,4%), suivis des pathologies cardiovasculaires (61,5%) et des troubles psychiatriques (53,8%).
Conclusion :
Les demandes de retraite anticipée chez les personnels de santé sont fortement associées à une usure professionnelle marquée par des troubles musculosquelettiques, cardiovasculaires et psychiatriques. Ces résultats soulignent l’importance de stratégies de prévention adaptées, incluant l’aménagement des postes, la réduction des contraintes physiques et organisationnelles et le soutien psychologique, afin de préserver la santé des soignants et de favoriser leur maintien en activité.
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| th02 p051 le vieillissement professionnel au maroc enjeux sanitaires legislatifs et organisationnels auteurs bouchra ahally 1 imane el amri 1 hasna meftah 1 ouissal el ansari 1 etablissement 1 service de medecine de travail et pathologies professionnelles chu tanger morocco maroc presentateur bouchra ahally |
Th02-P051 - Le vieillissement professionnel au Maroc : enjeux sanitaires, législatifs et organisationnels
Thème: Thème 02 - Le travail aux âges extrêmes
Auteurs : Bouchra Ahally (1), Imane El Amri (1), Hasna Meftah (1), Ouissal El Ansari (1)
Présentateur : Bouchra Ahally
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et pathologies professionnelles- CHU tanger, Morocco, MAROC
Introduction Le vieillissement de la population active représente un enjeu majeur pour la santé au travail, en lien avec l’allongement de la vie professionnelle et l’évolution des systèmes de retraite. À l’échelle internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) soulignent la nécessité d’adapter les conditions de travail afin de préserver la capacité de travail et le maintien en emploi des travailleurs âgés. Au Maroc, Le vieillissement de la population active s’impose comme un enjeu croissant de santé au travail vue les changements démographiques et l’allongement de l’âge de la retraite malgré cette importance croissante du sujet, il existe un vide scientifique sur le vieillissement professionnel et aucun cadre juridique spécifique ne régule actuellement la protection et l’adaptation des postes pour les travailleurs âgés.
Méthodologie Une analyse narrative a été réalisée à partir des données démographiques du Haut‑Commissariat au Plan (HCP), des recommandations internationales de l’OMS et de l’OIT, et de la littérature scientifique sur la santé des travailleurs âgés.
Résultats – Discussion Les données démographiques montrent une accélération du vieillissement au Maroc, avec une augmentation de la proportion des personnes âgées de 60 ans et plus, passée d’environ 9,4 % en 2014 à 13,8 % en 2024, et une projection à près de 23 % à l’horizon 2050. Le ratio de dépendance des seniors atteint environ 22,8 % et l’âge légal de départ à la retraite connaît une augmentation progressive. Le vieillissement professionnel entraîne une prévalence accrue de troubles musculosquelettiques et de maladies chroniques, ainsi qu’une vulnérabilité aux risques professionnels exemple les accidents de travail. La combinaison de postes physiquement exigeants, d’une exposition cumulative aux risques et à une sous‑reconnaissance des besoins de maintien dans l’emploi, amplifiés par une couverture limitée de la médecine du travail, notamment l’informel et l’absence de cadre juridique spécifique limitent actuellement la mise en œuvre de stratégies structurées de prévention pour répondre à ces défis.
Conclusion Le vieillissement professionnel au Maroc constitue un enjeu stratégique pour la médecine du travail. L’adaptation des postes, la prévention ciblée, la surveillance médicale renforcée et la mise en place d’un cadre législatif spécifique sont indispensables pour préserver la santé, la capacité de travail et la durabilité des parcours professionnels dans un contexte démographique en mutation.
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| e p1 1 influence du chronotype sur la qualite du sommeil des residents en medecine auteurs yasmine tebourbi 1 emna baraketi 1 amani dallagi 1 nihel khouja 1 saloua ismail 1 farah taleb 1 jihen hsinet 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie tunis tunisie presentateur amani dallagi |
E-P1 -1 - Influence du chronotype sur la qualité du sommeil des résidents en médecine
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Yasmine Tebourbi (1), Emna Baraketi (1), Amani Dallagi (1), Nihel Khouja (1), Saloua Ismail (1), Farah Taleb (1), Jihen Hsinet (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Amani Dallagi
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail et des maladies professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie , Tunis, TUNISIE
Introduction Les résidents en médecine sont particulièrement exposés aux troubles du sommeil en raison des contraintes professionnelles et des rythmes de travail irréguliers. Le chronotype, reflet des préférences circadiennes individuelles, pourrait jouer un rôle déterminant dans la qualité du sommeil au sein de cette population.
Méthodes étude transversale menée en avril 2025 auprès de résidents en médecine en Tunisie. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire en ligne incluant le Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI) pour l’évaluation de la qualité du sommeil et le Morningness-Eveningness Questionnaire (MEQ) pour la détermination du chronotype.
Résultats L’étude a inclus 53 résidents, majoritairement des femmes (75%), avec un âge médian de 27 ans [26 ; 28]. Les résidents en médecine de famille représentaient 32% de l’échantillon. Les garde de nuit étaient rapporté par 62% des résidents. La consommation quotidienne d’une boisson caféinée était rapportée par 53% des participants. L’ensemble des résidents utilisaient des écrans dans l’heure précédant le coucher, dont 53% pendant plus d’une heure au cours des deux heures précédant le sommeil. Des pathologies chroniques susceptibles d’altérer la qualité du sommeil étaient rapportées dans 47% des cas, principalement les troubles anxieux (11%), les migraines (11%) et l’insomnie (9%). Un chronotype intermédiaire était observé chez 55% des participants, un chronotype vespéral chez 26% et un chronotype matinal chez 19%. Le score médian du PSQI était de 7 [5 ; 9] et 74% des résidents présentaient une mauvaise qualité du sommeil. Le travail de nuit et la consommation de plusieurs boissons caféinées par jour n’étaient pas significativement associés à une mauvaise qualité du sommeil (p>0,05). Les résidents de chronotype vespéral présentaient la plus mauvaise qualité du sommeil (PSQI moyen : 8,07 ± 2,61), tandis que les chronotypes matinaux avaient la meilleure qualité du sommeil (PSQI moyen : 6,1 ± 1,91). Une corrélation négative significative a été retrouvée entre les scores MEQ et PSQI (ρ = −0,34 ; p<0,01), indiquant qu’une préférence marquée pour la matinalité était associée à une meilleure qualité du sommeil.
Conclusions La mauvaise qualité du sommeil est très fréquente chez les résidents en médecine. Une préférence pour un chronotype matinal est associée à une meilleure qualité du sommeil, soulignant l’influence du chronotype sur la santé du sommeil. L’adaptation des stratégies de sommeil aux profils circadiens individuels pourrait contribuer à l’amélioration de la qualité du sommeil chez les résidents.
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| th03 p052 conditions de travail et sante des travailleurs au forfait jour auteurs antoine pauchet 1 samuel ladias 2 etablissement 1 epione prevention bordeaux france 2 asmt65 tarbes france presentateur antoine pauchet |
Th03-P052 - Conditions de travail et santé des travailleurs au forfait-jour
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Antoine Pauchet (1), Samuel Ladias (2)
Présentateur : Antoine Pauchet
Etablissement : (1) Epione Prevention, Bordeaux, FRANCE; (2) ASMT65, Tarbes, FRANCE
Introduction Le forfait-jour est un mode de travail comptabilisant le temps de travail en nombre de jours sur l'année (maximum légal de 235 jours) sans limite d’heures par jour ou par semaine. Il concerne environ 13% des salariés et 40% des cadres en France. Le Code du Travail impose un cadre spécifique à l'employeur (Articles L3121-53 à L3121-62) néanmoins certains salariés au forfait-jour rapportent en consultation une souffrance au travail et des durées de travail très importantes. De nombreuses jurisprudences existent sur le sujet et le Comité européen des Droits sociaux a alerté la France en 2023 sur ce mode de travail, notamment sur le flou juridique concernant le caractère «raisonnable» de la charge de travail.
Cette enquête a pour objectif de recueillir certaines caractéristiques de travail ainsi que des indicateurs de santé chez ces travailleurs.
Méthode Les médecins du travail ont été interrogés sur leur vision du forfait-jour, puis un questionnaire en ligne a été remis aux travailleurs au forfait-jour à l'issu des consultations par les services de santé au travail ayant souhaité participer.
Résultats Cent vingt-quatre médecins ont répondu au questionnaire initial, 83% suivent des travailleurs au forfait-jour mais seulement 16% connaissent bien la réglementation associée, 77% pensent que ce mode de travail peut avoir des impacts négatifs sur la santé. Cinquante-trois salariés ont répondu à l'enquête. Ils travaillent en moyenne 218 ± 28 jours par an et jusqu'à un maximum de 325 jours. Les repos quotidien et hebdomadaire légaux sont majoritairement respectés et 75% des répondants déclarent faire moins de 10h par jour et moins de 48h par semaine. Le suivi de la charge de travail par l'employeur n'a lieu que chez 34% des répondants, alors que 43% ont un entretien annuel dédié au forfait-jour.
Les questionnaires de Karasek et de Siegrist montrent respectivement une situation de « job strain » dans 14% des cas et un déséquilibre efforts/récompense dans 71% des cas.
Un impact de cette organisation de travail sur la santé est rapporté par 19% des répondants. Le score BMS-10 (burn-out) est supérieur à 3,5 dans 32% des cas et l’indice de bien-être OMS est en dessous de 40 dans 17% des cas.
Conclusion le travail en forfait-jour est la plupart du temps bien toléré et peut être apprécié pour sa flexibilité. Néanmoins l’absence fréquente de contrôle de la charge de travail et de l’équilibre avec la vie personnelle peut entraîner des répercussions sur la santé, il convient donc de connaître les spécificités de ce mode de travail afin de pouvoir conseiller l'employeur et le travailleur sur la législation en vigueur et les moyens de prévention. Des outils d’action et d’alerte seront proposés dans la présentation.
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| th03 p053 travail en 12h besoin de recuperation articulation vie personnelle professionnelle auteurs noemie pottier 1 luc fontana 1 pierre carcasset 1 carole pelissier 1 etablissement 1 chu de st etienne st etienne france presentateur noemie pottier |
Th03-P053 - Travail en 12h : besoin de récupération & articulation vie personnelle / professionnelle
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Noémie Pottier (1), Luc Fontana (1), Pierre Carcasset (1), Carole Pelissier (1)
Présentateur : Noémie Pottier
Etablissement : (1) CHU de St Etienne, St Etienne, FRANCE
Objectifs Parmi les rythmes de travail atypiques, le travail en 12 heures fixe ou alternant jour et nuit s’accroît dans les hôpitaux français. Il est associé à de multiples enjeux, autant pour les directions hospitalières que pour le personnel soignant. De multiples études soulignent les effets sur la santé du rythme de travail en horaires atypiques, mais peu d’études ont évalué les effets sur la santé du rythme de travail en 12 heures alternant. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer la prévalence du besoin de récupération en fonction du rythme de travail. Ses objectifs secondaires sont d’évaluer la perception de l’articulation vie professionnelle-vie personnelle en fonction des rythmes de travail et d’évaluer l’altération de l’état de santé en fonction du rythme de travail. Méthode Une étude observationnelle transversale multicentrique a été réalisée au sein du Groupement Hospitalier de Territoire Loire et dans les structures de santé suivies par un service interentreprises de prévention et santé au travail de juin 2024 à mars 2025. Les sujets éligibles (personnel infirmier et aide-soignant) ont été invités à participer à l’étude en complétant un auto-questionnaire collectant des données personnelles, professionnelles et médicales et comprenant différentes échelles pour évaluer le niveau de besoin de récupération, la présence de signes d’anxiété, de dépression, de troubles musculosquelettiques (TMS), et les habitudes de sommeil. Résultats Sur les 475 participants (88.5% de femmes), 34.81% rapportent un stress associé à leur vie professionnelle, avec un taux plus élevé chez les infirmiers (37.8%) que les aides-soignants (29.1%). Parmi les sujets, 25,9% présentent une somnolence diurne élevée, 52,2% montrent des signes avérés d’anxiété, et 15,1 % de dépression. Cette étude ne retrouve pas de différence significative sur le besoin de récupération en fonction du rythme de travail ni sur les troubles du sommeil mais met en évidence une association positive entre le rythme de travail en 12 heures de jour et un meilleur équilibre entre vie professionnelle-vie personnelle, une plus faible prévalence de TMS et de l’anxiété. Le rythme de travail en 12 heures alternant est associé également à une plus faible prévalence de TMS et de l’anxiété. Conclusion Il ressort de cette étude l’intérêt d’étudier sur du long terme l’effet du rythme de travail en 12 heures, en particulier le rythme alternant jour et nuit, sur la santé des salariés. La forte prévalence des TMS et des troubles psychiques associée à une sous-déclaration de ceux-ci souligne l’importance d’un dépistage plus fréquent par le médecin du travail ainsi que par le médecin traitant via l’utilisation d’échelles validées.
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| th03 p054 consequences des horaires decales chez des avitailleurs aeronefs a roissy auteurs anne sophie lallement 1 oren semoun 1 etablissement 1 acms roissy cdg france presentateur anne sophie lallement |
Th03-P054 - Conséquences des horaires décalés chez des avitailleurs aéronefs à Roissy
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Anne-Sophie Lallement (1), Oren Semoun (1)
Présentateur : Anne-Sophie Lallement
Etablissement : (1) ACMS, Roissy Cdg, FRANCE
Les horaires atypiques représentent tout ce qui se démarque des horaires dits « normaux » (lundi au vendredi, de 7h à 20h) : travail posté, de nuit, horaires variables…
Ces horaires atypiques peuvent provoquer différents troubles du métabolisme (prise de poids), de l’hygiène de vie (alimentation, sommeil) et des problèmes de santé. Nous avons analysé les données de suivi en santé au travail d’avitailleurs aéronefs sur l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Ils assurent le plein en kérosène des avions, avec en moyenne 6 à 8 avions par jour, et interviennent sur un planning en horaires décalés irréguliers, couvrant les 24h.
Nous avons choisi ce métier en raison des plaintes fréquentes des salariés lors du suivi individuel, par rapport aux horaires décalés et aux contraintes posturales.
L’objectif est de faire l’état des lieux des problèmes de santé ou des nécessités d’aménagements de poste en fonction de l’ancienneté en horaires décalés.
Il s’agit d’une étude sur dossiers, réalisée en juin 2025, recensant l’existence de troubles musculosquelettiques, cardiologiques, métaboliques et du sommeil ainsi que les aménagements de poste.
L’entreprise étudiée comportait 100 avitailleurs, uniquement des hommes. L’âge moyen était de 50,7 ans (écart-type=7), avec une ancienneté moyenne à 16,7 ans (écart type=8).
Ils travaillaient en alternance sur 7 horaires différents (05h00-13h35, 05h45-14h20, 08h00-16h35, 13h30-22h05, 15h20-23h55, 17h15-01h50, 21h45-06h20), les salariés de plus de 55 ans pouvant demander l’exclusion du créneau de 21h45.
Seuls 23% n’avaient déclaré aucun problème de santé lors de leur dernière visite médicale. Parmi les autres, 48% rapportaient des problèmes articulaires, 32% des troubles sommeil et de récupération après une nuit de travail, 20% des problèmes cardiaques (dont 17% d’hypertension artérielle). Sur les 95 salariés ayant eu au moins 2 entretiens, on observait une prise de poids moyenne de 5,9 kg sur la carrière.
Un tiers des salariés bénéficiaient d’aménagement de poste, 85% concernant les contraintes posturales et 58% les horaires de travail. Ces aménagements étaient préconisés à 82% à long terme (>6 mois). Parmi les salariés sans aménagements de poste, 70% déclaraient néanmoins des problèmes de santé.
Au total, notre étude démontre une association significative entre l’ancienneté au poste d’avitailleur aéroportuaire en horaires décalés et l’existence de problèmes de santé ou la nécessité d’aménagement de poste. Une réflexion conjointe entre le SPSTI et l’entreprise sur l’évolution des plannings a été initiée en vue de tendre vers des horaires plus fixes.
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| th03 p055 teletravail 5 ans apres la crise sanitaire auteurs olfa jouini 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur olfa jouini |
Th03-P055 - Télétravail 5 ans après la crise sanitaire
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Olfa Jouini (1)
Présentateur : Olfa Jouini
Etablissement : (1) Prevlink, Paris, FRANCE
Introduction Le télétravail, désormais durablement implanté , transforme les conditions de travail. Cette évolution soulève des enjeux en termes de santé, d’organisation et de prévention. Ses effets concernent simultanément les salariés, l’entreprise et les acteurs de santé au travail.
Effets positifs sur les salariés Le télétravail apporte une flexibilité accrue, réduit les temps de trajet et facilite l’équilibre vie professionnelle/personnelle. Il améliore l’autonomie et permet parfois une meilleure concentration. Il constitue également une opportunité d’inclusion pour les salariés en situation de handicap ou éloignés des bassins d’emploi. Il contribue à une meilleure qualité de vie au travail.
Effets négatifs sur les salariés et leur santé Ces bénéfices coexistent avec des risques spécifiques. L’isolement, la surcharge cognitive, la difficulté à séparer les sphères de vie et la diminution du soutien social peuvent fragiliser la santé mentale. L’ergonomie souvent insuffisante du domicile expose aux troubles musculosquelettiques et à la sédentarité. Le risque de connexion permanente limite le repos psychique. Le télétravail peut également accentuer des disparités, posant des questions d’équité dans les équipes entre salariés présents et distants.
Impacts pour l’entreprise Pour les entreprises le télétravail représente un levier d’attractivité et de fidélisation. Il peut favoriser la productivité et réduire certains coûts. Cependant, il nécessite une adaptation des pratiques managériales vers un télémanagement fondé sur la confiance, la clarté des objectifs et une communication accrue. Les entreprises doivent préserver la cohésion, veiller à l’équité de traitement, former au travail hybride et garantir le droit à la déconnexion.
La pratique des médecins du travail Les médecins du travail jouent un rôle central dans l’accompagnement du télétravail. Ils doivent identifier les risques psychosociaux, évaluer les conditions matérielles au domicile, repérer l’isolement et promouvoir des mesures de prévention adaptées. Leur action inclut la sensibilisation à l’ergonomie, aux pauses, à l’activité physique et à la gestion de la charge mentale. Ils participent à la rédaction de chartes, accompagnent les managers dans le développement du télémanagement et veillent à l’équité entre salariés. Ils contribuent enfin au maintien dans l’emploi via des aménagements individualisés.
Conclusion Le télétravail constitue une transformation professionnelle majeure. Ses bénéfices ne se maintiennent que par une approche structurée intégrant prévention, équité et soutien managérial. La collaboration entre entreprises et médecins du travail est essentielle pour en faire un mode d’organisation durable, protecteur et performant.
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| th03 p056 mode de vie activite physique et rythmes de travail chez les ouvriers dune entreprise de cablage automobile etude aupres de 420 salaries du site yazaki kenitra auteurs hamid el oirdi 1 etablissement 1 institut des sciences du sport universite sidi mohamed ben abdellah fes maroc fes maroc presentateur hamid el oirdi |
Th03-P056 - Mode de vie, activité physique et rythmes de travail chez les ouvriers d’une entreprise de câblage automobile : étude auprès de 420 salariés du site YAZAKI Kénitra
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Hamid El Oirdi (1)
Présentateur : Hamid El Oirdi
Etablissement : (1) Institut des Sciences du Sport, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès, Maroc, Fes, MAROC
Le secteur du câblage automobile est marqué par des rythmes de travail exigeants, une forte répétitivité gestuelle et une sédentarité extrinsèque qui peuvent affecter la santé des travailleurs.
L’objectif de cette étude est d’analyser le mode de vie, le niveau d’activité physique et la qualité du sommeil des ouvriers de l’usine YAZAKI de Kénitra, en utilisant le même protocole d’évaluation appliqué dans nos recherches précédentes chez les adolescents.
Une enquête transversale a été menée auprès de 420 ouvriers, dont 280 femmes, employés en horaires fixes de 8 heures par jour. Les données ont été recueillies via un questionnaire validé portant sur l’activité physique, le sommeil et les comportements de santé.
Les résultats montrent une absence quasi totale de pratique sportive en dehors du travail, les ouvriers percevant l’effort professionnel comme suffisant mais souvent épuisant. La durée moyenne de sommeil apparaît inférieure aux recommandations, avec une fatigue diurne fréquente et une récupération insuffisante, particulièrement chez les femmes.
L’ensemble des données met en évidence une sédentarité élevée en dehors du poste de travail et des rythmes veille–sommeil perturbés.
Ces constats soulignent la nécessité d’interventions de prévention ciblées en milieu industriel : programmes d’activité physique adaptée, actions sur le sommeil et la récupération, et amélioration globale des conditions de travail. Le secteur industriel représente ainsi un cadre prioritaire pour promouvoir durablement la santé au travail.
Mots-clés : Santé au travail ; Activité physique ; Sommeil ; Rythmes de travail ; Ouvriers industriels
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| th03 p057 equite et teletravail medical auteurs olfa jouini 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur olfa jouini |
Th03-P057 - Equité et télétravail médical
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Olfa Jouini (1)
Présentateur : Olfa Jouini
Etablissement : (1) Prevlink, Paris, FRANCE
Le télétravail prescrit pour raison médicale est devenu un enjeu majeur de santé au travail. Depuis la généralisation du travail hybride, les demandes explosent et de nombreux salariés sollicitent leur médecin traitant pour obtenir un 'certificat de télétravail '. Dans ce contexte, la notion d’équité devient centrale, celle-ci ne pouvant être appliquée efficacement que par le médecin du travail, dont le rôle et l'expertise dépassent ceux du médecin de soins.
Pour le médecin du travail, l’équité consiste à évaluer la situation de manière individualisée, en tenant compte à la fois des limitations liées à sa santé et des contraintes spécifiques du poste. Le médecin de soins, même compétent sur l’état de santé, ne connaît pas la réalité du terrain : il ignore la nature exacte des missions, l’organisation de l’équipe et les impacts opérationnels d’un aménagement. Ses certificats constituent donc un indicateur, mais ils ne remplacent pas l’expertise du médecin du travail.
Notre plus-value réside précisément dans cette capacité d’arbitrage professionnel. Nous évaluons si le télétravail est vraiment nécessaire, partiel ou total, et si d’autres aménagements sont plus appropriés. Nous anticipons les conséquences sur l’organisation : redistribution des tâches, charge pour les collègues, isolement du salarié, tensions managériales. Cette vision globale nous permet de proposer un aménagement réellement protecteur, proportionné et compatible avec la vie de l’entreprise, tout en respectant la santé du salarié. Notre expertise garantit que chaque décision est juste, raisonnable et cohérente.
L’explosion des demandes rend ce rôle encore plus crucial. Dire « oui » systématiquement reviendrait à dénaturer la mission de prévention ; dire « non » sans analyse serait arbitraire et injuste. L’équité, pour le médecin du travail, est donc à la fois une exigence éthique et un outil d’expertise : protéger la santé, maintenir l’employabilité, préserver la cohésion des équipes et assurer la continuité de l’activité. Notre rôle n’est pas seulement médical , nous avons également un rôle de conseil auprès de l'employeur, garantissant ainsi que chaque aménagement découle d’une évaluation professionnelle rigoureuse et non d’une prescription externe décontextualisée.
Le médecin du travail est l’expert du lien entre santé et travail,cela permet de transformer un besoin médical en un aménagement équilibré, proportionné et équitable. C’est cette capacité à évaluer, anticiper et ajuster qui constitue notre véritable plus-value, au service de la santé du salarié et de la performance collective.
A l'ère où nos missions sont parfois menacées d'être transférées aux médecins de soin , il s'agit de démontrer notre expertise et notre impartialité.
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| th03 p059 accidents du travail en milieu hotelier a bamako impact des organisations et des rythmes de travail sur la sante des travailleurs auteurs idrissa sacko 1 almamy kire 1 etablissement 1 centre national d appareillage orthopedique du mali cnaom bamako mali presentateur idrissa sacko |
Th03-P059 - Accidents du travail en milieu hôtelier à Bamako : impact des organisations et des rythmes de travail sur la santé des travailleurs
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Idrissa Sacko (1), Almamy Kire (1)
Présentateur : Idrissa Sacko
Etablissement : (1) Centre National D'Appareillage Orthopédique du Mali (CNAOM) , Bamako, MALI
RÉSUMÉ
Introduction : Le secteur hôtelier est caractérisé par des contraintes organisationnelles importantes incluant des rythmes de travail soutenus, la polyvalence des tâches et une forte pression temporelle, susceptibles d’altérer la santé des travailleurs et d’augmenter le risque d’accidents professionnels. Au Mali, les données épidémiologiques portant sur ces interactions restent peu documentées.
Objectif : Décrire le profil épidémiologique des accidents du travail en milieu hôtelier à Bamako et analyser l’impact des rythmes et de l’organisation du travail sur la santé des travailleurs.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive menée du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024 au sein d’une société hôtelière de Bamako. Les données ont été recueillies à l’aide d’une fiche standardisée portant sur les caractéristiques sociodémographiques, les contraintes organisationnelles, les conditions de travail et les lésions liées aux accidents professionnels. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide des logiciels SPSS 20.0 et Excel 2017.
Résultats : Sur 180 travailleurs recensés, 68 (37,8 %) ont été victimes d’accidents du travail. Les hommes représentaient 80 % des cas, la tranche d’âge la plus touchée étant celle de 31 à 40 ans (64,7 %). Les postes les plus accidentogènes concernaient la cuisine-restaurant (39,7 %), les services techniques et commerciaux (27,9 %) et l’étage (19,1 %). Les accidents survenaient principalement sur le lieu de travail (55,9 %), contre 44,1 % d’accidents de trajet. Les lésions observées étaient dominées par les coupures (47,1 %), suivies des brûlures (29,4 %) et des fractures (23,5 %). Les mains constituaient le siège principal des lésions (57,3 %). La pénibilité du travail était rapportée par 25 % des salariés, tandis que 42,6 % déclaraient un stress professionnel élevé, traduisant l’influence des contraintes de rythmes et d’organisation sur la survenue des accidents.
Conclusion : Cette étude s’inscrit pleinement dans l’analyse des impacts des rythmes et organisations de travail sur la santé et la sécurité des travailleurs. L’amélioration de la planification des tâches, la maîtrise des cadences, l’adaptation ergonomique des postes et le renforcement de la formation à la sécurité constituent des axes prioritaires de prévention pour la promotion de la santé au travail.
Mots-clés :
Accidents du travail – Rythmes professionnels – Organisation du travail – Santé au travail – Hôtellerie – Bamako – Mali.
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| th03 p060 portrait des travailleurs polyexposes aux substances chimiques et au travail de nuit et ou au travail poste auteurs frederic clerc 1 cassandra barbey 1 laurence weibel 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur frederic clerc |
Th03-P060 - Portrait des travailleurs polyexposés aux substances chimiques et au travail de nuit et/ou au travail posté
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Frédéric Clerc (1), Cassandra Barbey (1), Laurence Weibel (1)
Présentateur : Frédéric Clerc
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE
Les travailleurs de divers secteurs peuvent être exposés à de multiples risques professionnels, notamment aux substances chimiques et au travail de nuit ou posté. Cette étude vise (1) à éclairer sur les effets possibles sur la santé, (2) à quantifier le nombre de travailleurs français co-exposés et (3) à proposer des bonnes pratiques de prévention. L'analyse s’appuie sur la littérature scientifique pour identifier les effets potentiels sur la santé et sur les données des enquêtes SUMER 2010 et 2017 pour décrire les travailleurs co-exposés.
Pour la même dose d’une substance donnée, des effets différents peuvent être observés en fonction du moment de l’exposition. Il a été constaté que cette co-exposition peut entrainer un risque plus élevé de sommeil de mauvaise qualité, de syndrome métabolique, de maladies respiratoires, de maladies coronariennes et des avortements spontanés. En France, environ 6,5 millions sont exposés au travail de nuit et/ou au travail posté, avec une prévalence plus élevée chez les hommes (4,2 millions) que chez les femmes (2,3 millions). La proportion de travailleurs exposés à au moins une substance chimique est nettement plus élevée chez les travailleurs de nuit ou postés (36 % à 49 %) que chez les travailleurs de jour (26 %). Les secteurs les plus touchés sont ceux de la santé, des transports, de la construction et de l'industrie manufacturière. Les produits chimiques identifiés sont le plus souvent des désinfectants (alcools, composés d'ammonium quaternaire, eau de Javel), des gaz d'échappement diesel et des lubrifiants industriels.
Ces résultats soulignent l'ampleur de la co-exposition aux substances chimiques et au travail de nuit ou posté chez les travailleurs français. De façon plus générale, l’évaluation des risques professionnels se devrait de prendre en compte la question du « quand », c’est-à-dire les horaires de travail et les périodes d’exposition afin d’appréhender la complexité de la relation exposition/effet et d’adapter les mesures de prévention. Par exemple, une des traductions pratiques des connaissances pourrait être la réalisation de certaines tâches ou opérations potentiellement exposantes à certains agents chimiques aux moments où les effets toxiques anticipés sont les plus faibles. Il s’agirait d’une mesure de prévention organisationnelle supplémentaire, en plus des mesures classiques de prévention collective et individuelle. De plus, les résultats de ces recherches pourraient permette de réévaluer les valeurs limites d’exposition professionnelles (VLEP) pour les adapter aux salariés en horaires atypiques.
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| th03 p061 burnout chez les medecins generalistes francais une etude prospective nationale auteurs lenise parreira 1 any kra 1 julia eismann 1 francois xavier lesage 3 4 maelys climchamps 1 2 bruno pereira 1 david balayssac 1 bertrand leroy 1 frederic dutheil 1 2 etablissement 1 chu de clermont ferrand clermont ferrand france 2 lapsco umr 6024 laboratoire de psychologie sociale et cognitive universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 laboratoire epsylon ea 4556 dynamique des capacites humaines et des comportements lies a la sante universite de montpellier montpellier france 4 chu de montpellier montpellier france presentateur lenise parreira |
Th03-P061 - Burnout chez les médecins généralistes français : une étude prospective nationale
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Lénise Parreira (1), Any Kra (1), Julia Eismann (1), François-Xavier Lesage (3,4), Maelys Climchamps (1,2), Bruno Pereira (1), David Balayssac (1), Bertrand Leroy (1), Frédéric Dutheil (1,2)
Présentateur : Lénise Parreira
Etablissement : (1) CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) LAPSCO - UMR 6024 - LAboratoire de Psychologie Sociale et COgnitive, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Laboratoire Epsylon EA 4556, Dynamique des capacités humaines et des comportements liés à la santé, Université de Montpellier,, Montpellier, FRANCE; (4) CHU de Montpellier, Montpellier, FRANCE
Contexte : Notre objectif était d'évaluer la prévalence de l'épuisement professionnel chez les médecins généralistes français exerçant en cabinet privé et d'étudier les facteurs de risque et de protection de l'épuisement professionnel.
Méthodes : Une étude transversale nationale a été menée auprès de médecins généralistes français exerçant en cabinet privé en France, à qui il a été demandé de remplir un questionnaire en ligne. Nous avons utilisé l'application Internet sécurisée REDCap®. Les critères d'exclusion étaient les suivants : exercer uniquement en milieu hospitalier, être médecin remplaçant ou être étudiant en stage. L'échantillon était estimé à 88 886 médecins généralistes. Nous avons récupéré le Maslach Burnout Inventory (MBI), les caractéristiques professionnelles (type d'installation, gardes réglementées, gardes de nuit, superviseur universitaire, nombre d'heures travaillées par semaine, ancienneté) et les caractéristiques personnelles telles que l'âge, le sexe, la situation familiale et le nombre d'enfants.
Résultats : Nous avons inclus 1 926 médecins généralistes parmi les 2 602 questionnaires récupérés. Au total, 44,8 % des médecins généralistes libéraux français souffraient d'épuisement professionnel, dont 4,8 % (IC à 95 % : 3,9-5,9 %) souffraient d'épuisement professionnel sévère. Les facteurs de risque de burnout sévère étaient le sexe masculin (RR = 1,91, IC à 95 % 1,15-3,16), le fait de travailler en banlieue (5,23, 2,18-12,58) et d'avoir plus de 28 consultations par jour (1,95, 1,19-3,19). Les facteurs de protection étaient principalement la formation des internes, qui réduisait le risque d'épuisement professionnel. Les visites à domicile réduisaient le risque d'épuisement professionnel grave (0,25, 0,13-0,47), tout comme la pratique en groupe pour l'épuisement professionnel modéré (0,71, 0,51-0,96).
Conclusion : Les médecins généralistes sont exposés à un risque élevé d'épuisement professionnel, près de la moitié d'entre eux étant touchés par ce phénomène, qui affecte principalement les hommes et les personnes âgées de 50 à 60 ans. Les principaux facteurs de risque étaient une charge de travail élevée, avec plus de 28 rendez-vous par jour ou 50 heures de travail par semaine, et les principaux facteurs de protection étaient liés à la cohésion sociale, comme le fait d'avoir un rôle d'enseignant et de travailler dans un cabinet de groupe bénéficiant d'un soutien administratif.
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| th03 p062 le parcours sommeil auteurs helene barthelemy 1 catherine d esteve de pradel 1 caroline goltz abel 1 etablissement 1 sncf vaires france presentateur helene barthelemy |
Th03-P062 - Le parcours sommeil
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Hélène Barthelemy (1), Catherine D'esteve De Pradel (1), Caroline Goltz Abel (1)
Présentateur : Hélène Barthelemy
Etablissement : (1) SNCF, Vaires, FRANCE
Contexte A la SNCF, plus de la moitié des salariés travaillent de nuit ou en horaires alternés. Lors des visites de prévention santé au travail, les troubles du sommeil sont couramment évoqués par les salariés, et particulièrement chez les salariés travaillants en horaires décalés ou de nuit.
Un Parcours Sommeil (PS) a été créé pour proposer aux salariés un support d’informations ludique et interactif quel que soit leur rythme de travail (jour, horaires alternés, nuit). Il a pour objectifs de comprendre le sommeil, d’apprendre à gérer le sommeil et de connaitre les principes d’hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique, consommations diverses).
Méthode Le PS est un parcours d’énigmes qui se pratique en groupe de 8 (à 10) participants maximum, d’une durée de 30 à 45 min, avec 9 énigmes à résoudre. Chaque énigme traite un aspect du sommeil : rôle, composition, durée, environnement propice, signes annonciateurs, synchroniseurs, siestes, travail en horaires décalés.
Une centaine de salariés y ont déjà participé.
En octobre 2025, un questionnaire anonyme a été adressé à 89 salariés ayant participé au PS 6 à 10 mois auparavant.
Résultats Trente-deux réponses (36%) ont été reçues, venant de travailleurs en 3x8 (18%), de nuit (33%) et de journée (46%). Au total, 25% des répondants déclarent avoir modifié leurs habitudes de vie en lien avec le sommeil (adaptation des habitudes alimentaires, reprise ou augmentation de l’activité physique, augmentation de la durée moyenne du sommeil, rythme de sommeil plus régulier, limitation de la consommation de stimulants, augmentation du temps d’exposition à la lumière du jour ou modification de l’environnement de sommeil). Les personnes n’ayant pas changé leurs habitudes de vie estimaient à 62% que ça n’était pas nécessaire, et 38% estimaient ne pas avoir le temps (pour plus de sommeil), avoir des conditions de travail ou contraintes familiales ne permettant pas de modifier leurs habitudes.
Conclusion Ce support convient à tous les salariés quels que soient leurs âges, leurs fonctions et leurs rythmes de travail.
Simple à animer, c’est un outil peu onéreux à mettre en place.
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| th03 p063 conciliation vie professionnelle privee a partir devrest auteurs guillaume louia 1 jean francois gehanno 1 3 ariane leroyer 2 equipe projet national evrest 3 laetitia rollin 1 3 etablissement 1 chu rouen rouen france 2 universite de lille faculte de medecine lille france 3 universite de rouen normandie rouen france presentateur guillaume louia |
Th03-P063 - Conciliation vie professionnelle – privée à partir d’EVREST
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Guillaume Louia (1), Jean-François Gehanno (1,3), Ariane Leroyer (2), * Equipe Projet National Evrest (3), Laëtitia Rollin (1,3)
Présentateur : Guillaume Louia
Etablissement : (1) CHU ROUEN, Rouen, FRANCE; (2) Université de Lille - Faculté de médecine, Lille, FRANCE; (3) Université de Rouen Normandie, Rouen, FRANCE
Introduction : Les littératures médicales française et internationale comportent peu d’études s’intéressant aux facteurs influençant la relation vie professionnelle – vie privée (malgré une prise de conscience sociale et sociétale depuis la fin des années 1990). L’objectif de ce travail est de décrire les facteurs associés à une mauvaise conciliation vie privée – vie professionnelle.
Méthodes : Cette étude est basée sur la base de données de l’observatoire EVREST (Évolutions et Relations en Santé au Travail) des années 2022 et 2023. Les analyses statistiques comprenaient des tests du Chi-2 pour analyses univariées et une régression logistique pour l’analyse multivariée.
Résultats : L’effectif total était de 10686 répondants avec un pourcentage de conciliation vie professionnelle – vie privée satisfaisante de 90.9%.
L’analyse multivariée a mis en évidence les facteurs suivants associés à une altération de la conciliation vie professionnelle-vie privée: les horaires atypiques (OR = 1.43 ; IC95% 1.22 – 1.66), les sauts de repas assez souvent ou très souvent (OR = 1.95 ; IC95% 1.66 – 2.29), les abandons de tâche fréquents au travail (OR = 1.28 ; IC95% 1.09 – 1.50), l’absence d’entraide et de reconnaissance au travail (OR = 2.10; IC95% 1.74 – 2.54), la réalisation de tâches désapprouvées (OR = 1.40 ; IC95% 1.17 – 1.66), le travail en dehors des horaires ouvrés (OR = 2.75 ; IC95% 2.31– 3.27) et les efforts physiques réguliers (OR = 1.40 ; IC95% 1.17 – 1.67). L’âge et le sexe n’étaient pas associés à la conciliation vie professionnelle-vie privée.
Conclusion : Ce travail permet un inventaire concis des facteurs associés à une mauvaise conciliation vie professionnelle – vie privée. Il permettra d’orienter les futures études de prévention sur ce sujet en cours d’évolution.
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| th03 p064 sante au travail vers une prescription optimisee du teletravail etendu auteurs lorraine hentati 1 patrick plaisant 1 marie leperlier himelfarb 1 marie pierre lacour 1 etablissement 1 hst gennevilliers france presentateur lorraine hentati |
Th03-P064 - Santé au travail : vers une prescription optimisée du télétravail étendu
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Lorraine Hentati (1), Patrick Plaisant (1), Marie Leperlier-Himelfarb (1), Marie-Pierre Lacour (1)
Présentateur : Lorraine Hentati
Etablissement : (1) HST, Gennevilliers, FRANCE
Introduction Les demandes de télétravail étendu (TWE : > ou =3 jours/semaine, au-delà des accords d’entreprise) adressées aux médecins du travail augmentent, sans outil d’aide à la décision ni recommandations. Cela entraîne des difficultés de positionnement et une forte hétérogénéité des pratiques. Une enquête interne a été menée pour objectiver ces pratiques et identifier les critères guidant les préconisations.
Méthodologie Après une revue de littérature peu conclusive, un questionnaire anonyme a été proposé à 33 médecins du travail d’un SPSTI (Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprise) francilien (92% de réponses). Il a permis d’évaluer la fréquence des sollicitations, les critères retenus, les indications et non-indications, ainsi que les avantages et inconvénients perçus par employeurs et salariés.
Résultats Tous les médecins sont confrontés au TWE ; 48% rapportent des demandes médicalement justifiées,
mais 90% relèvent aussi des motifs de confort. 94% ont déjà prescrit un TWE (entre 3 et 5 jours/semaine). Aucun ne dispose d’outil d’aide à la décision.
Critères déterminants pour la préconisation d’un TWE : justification médicale ; sévérité ou absence de contrôle de la pathologie, traitements lourds (immunodépression, asthénie) ; troubles musculosquelettiques et pathologies chroniques (cardiaques, respiratoires, neurologiques…) s’ils sont considérés handicapants ; troubles mentaux s’ils sont sévères ou avec impact social fort (phobies sociales). Les risques psychosociaux si leur impact sur la santé est avéré. Un temps de trajet long n’est pas considéré comme une indication en soi.
Avantages perçus: équilibre vie professionnelle/vie personnelle (89%), continuité d’activité (quatre-vingt-cinq%).
Inconvénients : risque de sédentarité (89%), micro-management et RPS (97%).
Discussion et limites Variabilité des pratiques liée à l’absence de référentiel commun, confirmant la littérature. Il en ressort qu’une justification médicale est essentielle. Le TWE paraît générateur de risques psychosociaux et organisationnels.
L’enquête ne permet pas de proposer une conduite à tenir dans ce contexte.
Limites : étude monocentrique observationnelle déclarative, ambiguïté de certains items.
Conclusion L’étude confirme la variabilité des pratiques et l’absence de référentiel. L’enquête confirme l’importance des demandes de TWE par les salariés et leur médecin de soin. Le médecin du travail confirmera le TWE selon la justification médicale et l’impact des pathologies sur les capacités du salarié, et si l’installation à domicile est adaptée au télétravail étendu.
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| th03 p065 evaluation du dispositif de teletravail au sein dun etablissement public un exemple dutilisation devrest auteurs marie anne gautier 1 etablissement 1 caisse des depots et consignations paris france presentateur marie anne gautier |
Th03-P065 - Evaluation du dispositif de télétravail au sein d’un établissement public : Un exemple d’utilisation d’EVREST
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Marie-Anne Gautier (1)
Présentateur : Marie-Anne Gautier
Etablissement : (1) Caisse des dépôts et consignations, Paris, FRANCE
A la suite de la pandémie du COVID en 2022, un établissement du secteur public, ayant majoritairement une activité de travail de bureau, a instauré un accord sur les modalités de mise en place et de pratique du télétravail.
Cette organisation du travail a été plébiscitée avec plus de 90% des agents qui le pratiquent selon 2 modalités : choix de jours fixes (1 à 3 jours de télétravail par semaine) ou choix d’un forfait « flottant » avec 90 jours de télétravail par an pouvant varier d’une semaine à l’autre. Pour prévenir les risques professionnels et améliorer les conditions de travail, cet établissement a également prévu dans l’accord des aides matérielles pour faciliter le télétravail au domicile. Les collaborateurs bénéficient soit d’une somme forfaitaire sur justificatif pour l’achat de matériel, soit, sur demande, l’entreprise le leur fournit et le livre à domicile (plan de travail, grand écran déporté et siège ergonomique).
En 2024, les représentants du personnel ont saisi le service de santé au travail afin de faire un bilan de cette organisation du travail. Pour évaluer ces modalités de télétravail, les médecins du travail ont choisi d’utiliser le questionnaire EVREST (Evolutions et Relations en Santé au Travail). En effet, cela leur permettait de s’appuyer sur une méthodologie éprouvée (recueil des données et analyse statistique), de pouvoir construire leur questionnaire sur le télétravail avec l’aide du support scientifique d’EVREST, et d’approfondir l’analyse en comparant les résultats sur le télétravail à ceux recueillis dans le questionnaire EVREST. Il a été choisi de distribuer le questionnaire complété aux collaborateurs en contrat permanent ou temporaire et présents dans l’entreprise depuis plus d’un an. En 2024, 134 questionnaires ont été renseignés. 96 % des répondants étaient en CDI dont 83% de cadres travaillant en journées « normales » (98%) et à temps plein (89%). 72 % déclaraient ne pas avoir de « trajets longs et pénibles ». Les conditions de travail mettaient en évidence des contraintes de temps peu fortes, une pression temporelle ressentie comme de moyenne intensité, et une appréciation du travail plutôt positive. Concernant le télétravail, 37 % le pratiquaient 3 jours par semaine, 33 % deux jours et 24 % le pratiquent de façon variable selon les semaines. C’est la limitation du temps de transport qui arrive en tête des critères de choix du télétravail (63%), et l’isolement du collectif est l’inconvénient le plus rapporté (36%). Pour ceux qui ne pratiquent pas, c’est majoritairement le manque de place à domicile qui en est la cause (90%).
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| th03 p066 quand lorganisation du travail conditionne ladhesion aux programmes dactivite physique et leurs effets sur la sante auteurs dominique tripodi 1 7 quantin grimaud 2 lucie malloggi 3 leila moret 4 5 frantz rowe 6 ghozlane fleury bahi 7 etablissement 1 crppe nantes chu nantes nantes france 2 service sante travail ch saint nazaire saint nazaire france 3 service sante publique chd vendee la roche sur yon france 4 service sante publique chu nantes nantes france 5 umr inserm u1246ea 4275 nantes universite nantes france 6 iae nantes lemna nantes universite nantes france 7 nantes universite universite d angers ur 4638 lppl nantes france presentateur dominique tripodi |
Th03-P066 - Quand l’organisation du travail conditionne l’adhésion aux programmes d’activité physique et leurs effets sur la santé
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Dominique Tripodi (1,7), Quantin Grimaud (2), Lucie Malloggi (3), Leila Moret (4,5), Frantz Rowe (6), Ghozlane Fleury-Bahi (7)
Présentateur : Dominique Tripodi
Etablissement : (1) CRPPE NANTES - CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (2) SERVICE SANTE TRAVAIL -CH SAINT-NAZAIRE, Saint - Nazaire, FRANCE; (3) SERVICE SANTE PUBLIQUE - CHD VENDEE , La Roche Sur Yon, FRANCE; (4) SERVICE SANTE PUBLIQUE - CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (5) UMR INSERM U1246–EA 4275 Nantes Université, Nantes, FRANCE; (6) IAE Nantes, LEMNA, Nantes Université, Nantes, FRANCE; (7) Nantes Université, Université d'Angers, UR 4638-LPPL , Nantes, FRANCE
Introduction
Les transformations contemporaines du travail s’accompagnent d’une augmentation des comportements sédentaires et d’une rigidification des rythmes professionnels, avec des effets délétères sur la santé. Les programmes d’activité physique sont souvent déployés sans interroger leur compatibilité avec l’organisation du travail.
Objectifs
Analyser l’influence des rythmes et des organisations de travail sur l’adhésion aux programmes d’activité physique et sur l’ampleur des effets sanitaires observés.
Méthodes
Une revue systématique d’essais contrôlés randomisés publiés entre 2000 et juin 2024 a été réalisée selon PRISMA. Les bases PubMed, Web of Science, PsycINFO et Cochrane ont été interrogées. Les programmes supervisés et non supervisés ont été comparés en tenant compte des tailles d’effet (Cohen’s d, η²) et des modalités organisationnelles.
Résultats
L’adhésion dépasse rarement 50 %, notamment en cas de charge de travail élevée et d’horaires contraints. Les programmes supervisés intégrés au temps de travail montrent des effets physiologiques élevés (d > 1,0 ; η² jusqu’à 0,41), mais leur efficacité diminue lorsque les contraintes organisationnelles perturbent la régularité des séances. Les programmes non supervisés, plus compatibles avec des rythmes flexibles, peuvent produire des effets comportementaux très élevés (d > 1,5 ; η² > 0,60), au prix d’une adhésion moins durable en l’absence de soutien organisationnel.
Discussion
Les tailles d’effet mettent en évidence que l’organisation du travail conditionne à la fois l’adhésion des salariés et l’impact sanitaire des interventions.
Conclusion
Repenser les rythmes et l’organisation du travail apparaît indispensable pour maximiser l’efficacité des programmes d’activité physique et dépasser une approche uniquement individuelle de la prévention.
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| th03 p067 role et apport dun e dieteticien ne dans lequipe pluridisciplinaire dun spsti auteurs maud coadou 1 aurelie romet 1 delphine desplenter 2 alicia chambost 3 floriane houcke 4 cecile madonna 4 sandrine lambert 5 audrey cieslawski 5 etablissement 1 santra plus gonfreville l orcher france 2 prevaly toulouse france 3 sud loire sante au travail saint etienne france 4 gims13 marseille france 5 action sante travail aix noulette france presentateur aurelie romet |
Th03-P067 - Rôle et apport d’un(e) diététicien(ne) dans l’équipe pluridisciplinaire d’un SPSTI
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Maud Coadou (1), Aurelie Romet (1), Delphine Desplenter (2), Alicia Chambost (3), Floriane Houcke (4), Cécile Madonna (4), Sandrine Lambert (5), Audrey Cieslawski (5)
Présentateur : Aurelie Romet
Etablissement : (1) SANTRA PLUS, Gonfreville L'orcher, FRANCE; (2) PREVALY, Toulouse, FRANCE; (3) SUD LOIRE SANTE AU TRAVAIL, Saint Etienne, FRANCE; (4) GIMS13, Marseille, FRANCE; (5) ACTION SANTE TRAVAIL, Aix Noulette, FRANCE
Introduction :
Les Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), conformément à la loi Santé au Travail de 2021 et au référentiel SPEC 2217, renforcent leur mission de prévention primaire dans une approche globale et intégrée de la santé au travail. Dans ce cadre, le risque nutritionnel demeure un déterminant encore insuffisamment exploré, alors qu’il influence directement la santé, la vigilance, la fatigue et la capacité d’adaptation aux contraintes organisationnelles. L’intégration d’une expertise en nutrition apparaît ainsi comme un levier stratégique pour compléter l’analyse des situations professionnelles.
Objectif :
Évaluer l’apport de l’intégration d’un(e) diététicien(ne) au sein d’une équipe pluridisciplinaire de SPSTI dans l’identification, la prévention et la prise en charge du risque nutritionnel en entreprise, en lien avec l’organisation du travail.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude descriptive basée sur l’analyse des activités des diététicien(ne)s intégré(e)s à des SPSTI. Les interventions réalisées (consultations individuelles, actions collectives de prévention, participation aux actions en milieu de travail, contribution aux études de postes et aux fiches d’entreprise) ont été recensées. Les thématiques abordées, les profils des salariés concernés, les contextes professionnels (travail posté, horaires atypiques, restauration collective) ainsi que les interactions avec les autres professionnels de l’équipe pluridisciplinaire ont été analysés.
Résultats :
L’intégration d’un(e) diététicien(ne) au sein d’un SPSTI permet d’identifier des situations de risque nutritionnel jusque-là peu repérées : désorganisation des prises alimentaires, travail de nuit, troubles métaboliques, fatigue chronique, troubles digestifs…Sa contribution enrichit l’évaluation des risques professionnels en y intégrant la dimension nutritionnelle. La coordination pluridisciplinaire renforce la cohérence et la complémentarité des actions menées, améliore le repérage précoce des facteurs de désinsertion professionnelle et soutient une prise en charge globale des salariés.
Conclusion :
Le poste de diététicien(ne) au sein des équipes pluridisciplinaires constitue un véritable levier d’innovation et de qualité en santé au travail. Son intégration permet un repérage plus fin du risque nutritionnel, une prévention renforcée et une approche globale de la santé, en lien direct avec les contraintes organisationnelles.
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| th03 p068 evolution de la demande psychologique au travail chez les adolescents quebecois auteurs luc laberge 1 2 julie auclair 1 alexandre maltais 1 elise ledoux 3 etablissement 1 cegep de jonquiere jonquiere canada 2 universite du quebec a chicoutimi chicoutimi canada 3 universite du quebec a montreal montreal canada presentateur luc laberge |
Th03-P068 - Évolution de la demande psychologique au travail chez les adolescents québécois
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Luc Laberge (1,2), Julie Auclair (1), Alexandre Maltais (1), Élise Ledoux (3)
Présentateur : Luc Laberge
Etablissement : (1) Cégep de Jonquière, Jonquière, CANADA; (2) Université du Québec à Chicoutimi, Chicoutimi, CANADA; (3) Université du Québec à Montréal, Montréal, CANADA
Introduction La littérature scientifique sur la demande psychologique au travail chez les jeunes travailleurs est rare. Cette étude vise à examiner les corrélats des changements longitudinaux de la demande psychologique au travail entre le milieu et la fin de l'adolescence.
Matériel et méthodes À partir des données de l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) recueillies aux âges de 15, 17, 19 et 21 ans (n = 1 358), des modèles multiniveaux de courbes de croissance ont été utilisés pour identifier les corrélats des changements longitudinaux de la demande psychologique chez les jeunes travailleurs. Cette étude a été approuvée par un comité d'éthique de la recherche.
Résultats Premièrement, la demande psychologique augmente entre 15 et 21 ans (p < 0,05). De plus, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour la demande psychologique s'élève à 39,2 %, indiquant une variance intra-individuelle plus élevée que la variance inter-individuelle. À 15 ans, une demande psychologique plus élevée est associée au sexe masculin (p < 0,05), au fait de poursuivre des études (p < 0,01), à un plus grand nombre d’heures travaillées par semaine (p < 0,001), à des situations de tension avec le public (p < 0,05), à des contraintes physiques au travail plus importantes (p < 0,001) et à des douleurs musculosquelettiques plus importantes (p < 0,001). Entre 15 et 21 ans, le fait d'être aux études (p < 0,01) et de consacrer un plus grand nombre d'heures par semaine à son emploi (p < 0,05) est associé à une décélération du rythme de progression de la demande psychologique.
Discussion À l’instar des travailleurs plus âgés, une demande psychologique élevée chez les jeunes travailleurs est associée à des facteurs de risque physiques, psychosociaux et organisationnels ainsi qu’à davantage de symptômes musculosquelettiques liés au travail. Par ailleurs, le CCI relativement faible suggère que les adolescents sont plus semblables entre eux en termes de demande psychologique à un âge donné qu'ils ne le sont d'un âge à un autre. D'autres études doivent examiner les facteurs expliquant la décélération du rythme d'augmentation de la demande psychologique associée à une intensité de travail plus élevée, notamment le développement de compétences (par exemple, la gestion des émotions et des relations interpersonnelles), l'expérience professionnelle ainsi qu'une meilleure appréhension des tâches inhérentes au poste de travail (i.e., rôle d’une personne au sein de l’entreprise).
Remerciements Ce travail a été soutenu par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) (2020-PEC-294509).
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| th03 p069 impact de lutilisation des bureaux assis debout dans une entreprise tertiaire auteurs emna abidi 1 lorraine hentati 1 etablissement 1 horizon sante travail rueil malmaison france presentateur emna abidi |
Th03-P069 - Impact de l’utilisation des bureaux assis-debout dans une entreprise tertiaire
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Emna Abidi (1), Lorraine Hentati (1)
Présentateur : Emna Abidi
Etablissement : (1) horizon santé travail , Rueil Malmaison, FRANCE
Introduction Le travail sur écran peut engendrer des effets sur la santé. De plus en plus d’entreprises investissent dans l’ergonomie au travail notamment par l’achat des bureaux réglables en hauteur.
L’objectif de notre travail était d’évaluer l’impact de l’utilisation des bureaux réglables en hauteur et les freins de leur usage.
Méthodes Un questionnaire anonyme a été envoyé aux mails professionnels des salariés d’une entreprise du secteur tertiaire (740 salariés) qui a mis à disposition pour tous ses employés des bureaux réglables en hauteur électriques sur site depuis l'année 2021 (04 ans).
Résultats Cent deux salariés ont répondu au questionnaire. Les bureaux réglables en hauteur ont été utilisés dans 69,6% des cas. Les salariés changeaient de position (assis-debout) 02 à 03 fois par journée de travail dans 26,5% et rarement dans 62,7% des cas. Une durée de travail en position debout inférieure à 30 minutes par jour a été recensée dans 36,3% des cas.
En utilisant les bureaux réglables en hauteur, les salaries ont ressenti : une amélioration du confort au travail dans 48% des cas avec une différence statistiquement significative ( p < 0,05), une réduction des douleurs musculaires ou tensions physiques dans 36,3% des cas avec une différence statistiquement significative ( p < 0,05) et une amélioration de concentration dans 36,3% des cas avec une différence statistiquement significative ( p < 0,05).
Des difficultés à utiliser les bureaux réglables en hauteur ont été recensées dans 10% des cas.
Les principaux freins à l’utilisation des bureaux réglables en hauteur étaient : des problèmes techniques et manque de matériels adaptés aux bureaux dans 23,5% des cas et manque d’informations sur le mode d’emploi et conseils pratiques (durée, réglages) dans 9,8 % des cas.
Cinquante-deux salariés (51%) souhaitaient des conseils et une formation sur l’ergonomie au poste du travail sur écran.
Conclusion Les bureaux réglables en hauteur constituent un investissement important pour les entreprises, leur usage permettant de changer de position (assis-debout) a un impact positif sur le confort et la performance au travail des salariés. Néanmoins, leur utilisation par les salariés reste modérée. Sans accompagnement (formation/sensibilisation) les bénéfices sont réduits.
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| th03 p070 enquete sunshine chaleur et organisation du travail dans le btp auteurs sophie deham 1 cecile degand 1 boris marc 1 marie murcia clere 2 steven ottan 1 angela paven 1 helene willem 2 etablissement 1 san t btp tours france 2 presanse val de loire tours france presentateur sophie deham |
Th03-P070 - Enquête Sunshine : chaleur et organisation du travail dans le BTP
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Sophie Deham (1), Cécile Degand (1), Boris Marc (1), Marie Murcia-Clere (2), Steven Ottan (1), Angela Paven (1), Hélène Willem (2)
Présentateur : Sophie Deham
Etablissement : (1) San.T.BTP, Tours, FRANCE; (2) Présanse Val de Loire, Tours, FRANCE
Introduction L’intensification des épisodes de fortes chaleurs, liée au réchauffement climatique, modifie profondément les organisations de travail, les marges d’adaptation et la récupération des salariés. Ces contraintes thermiques peuvent altérer sommeil, vigilance, alimentation, et augmenter de manière importante le risque d’accidents de travail graves et mortels. Avec le réchauffement climatique, on peut s’attendre à ce que les travailleurs soient de plus en plus souvent exposés à des températures ambiantes élevées. La construction figure parmi les secteurs les plus exposés, notamment les activités de la Voirie Réseaux Divers / Applications d’enrobés (V/A) et la Charpente/Couverture (C/C), en raison du travail en extérieur sur de longues durées. L’enquête Sunshine vise à décrire les conditions de travail dans ces deux secteurs, ainsi que les ajustements organisationnels et individuels mis en place face à ces épisodes de chaleurs.
Méthode Une enquête observationnelle a été menée du 15 juin au 15 octobre 2024 auprès de salariés vus en visite médicale dans plusieurs services de prévention et de santé au travail de la construction couvrant une partie du territoire national. Le questionnaire, d’une vingtaine de questions, portait sur les équipements disponibles, les habitudes de vie et les adaptations en période de chaleur. Au total, 1 856 questionnaires ont été exploités.
Résultats L’étude ne met pas en évidence de disparité Nord–Sud mais révèle des différences entre secteurs. Les salariés V/A bénéficient davantage de points d’eau, lieux de pause ou sanitaires que ceux de la C/C, souvent employés par de petites entreprises et travaillant pour des propriétaires particuliers. Certaines habitudes sont partagées : vêtements moins couvrants, saut de repas, modification des horaires, consommation plus fréquente de boissons. Le lien entre équipements disponibles et équipements portés est marqué, et une part non négligeable de salariés retire certains équipements de protection, d’autant que l’usage de crème solaire reste faible (14%).
Discussion Conclusion Les différences sectorielles soulignent l’importance des moyens disponibles, de la taille des entreprises et des possibilités d’aménagement. Ces résultats encouragent à renforcer la prévention : accès à l’eau, pauses, équipements adaptés, sensibilisation aux risques liés à la chaleur. Un volet complémentaire centré sur les employeurs est envisagé avant l’été 2026 afin d’évaluer l’application de la nouvelle réglementation, les pratiques déjà en place, les obstacles rencontrés et les besoins d’appui éventuels. Ce prolongement permettra d’affiner les actions de prévention et d’adapter les mesures aux réalités du terrain.
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| th03 p071 le sommeil des travailleurs de nuit d une entreprise adaptee auteurs valerie long 1 alain kostine 1 christel dalbin 2 delphine ferrie 2 marc delanoe 3 etablissement 1 msa mpn albi albi 81 france 2 entreprise adaptee les mains vertes cambon d albi 81 france 3 inma tours 37 france presentateur valerie long |
Th03-P071 - Le sommeil des travailleurs de nuit d'une Entreprise Adaptée
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Valérie Long (1), Alain Kostine (1), Christel Dalbin (2), Delphine Ferrie (2), Marc Delanoé (3)
Présentateur : Valérie Long
Etablissement : (1) MSA MPN ALBI, Albi 81, FRANCE; (2) Entreprise Adaptée Les Mains Vertes, Cambon D'albi 81, FRANCE; (3) INMA, Tours 37, FRANCE
Cette entreprise de 37 salariés est composée de 3 structures comptant 2 agents de direction, une équipe de 22 personnes en charge de l’entretien d’espaces verts et une unité de 14 salariés affectés au travail de nuit assurant le nettoyage de bureaux ainsi que des parties communes d’établissements publics telles que des gymnases. Ils sont susceptibles d’utiliser des autolaveuses. A la demande de la direction, dans le cadre d’une démarche de prévention globale, notre action s’est orientée vers cette entité.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte de travail de nuit par des salariés d’une Entreprise Adaptée. Ces salariés sont en situation de handicap, entre autres moteur, psychique, etc. Ils bénéficient tous d’une Reconnaissance en Qualité de Travailleurs Handicapés.
Nous avons remis aux salariés concernés un questionnaire anonyme sur leur activité professionnelle, incluant des questions sur leurs horaires, leur sommeil, les conséquences de ce travail de nuit sur leur organisation familiale… Sur 14 questionnaires distribués, nous avons eu 9 retours, 3 questionnaires sont manquants car ces salariés sont en arrêt maladie. Par ailleurs, 2 salariés ont manifesté leur souhait de ne pas répondre. Pour 6 salariés, l’horaire de travail débute à 4h30 et se termine à 11h30, 2 salariés travaillent à temps partiel de 4h30 à 8h, un salarié débute à 17h30 et fini à 2h du matin. Un dépassement de ces horaires est ponctuellement possible. Les pauses sont libres et laissées au choix du salarié, au cours des 6 premières heures de travail.
La plupart des salariés habitent à proximité de leur poste de travail, au maximum à 20 minutes. Sept salariés ont plus de 50 ans (63%).
Dans l’ensemble, pas de plainte concernant le sommeil, cependant une majorité rapporte des difficultés d’endormissement. Près de la moitié déclarent ressentir une baisse de vigilance au travail qu’ils attribuent à la fatigue, pouvant aussi impacter leur activité quotidienne. La sieste est pratiquée par 70% des salariés mais jamais de façon préventive.
Suite aux réponses du questionnaire et après des échanges dans le cadre du suivi médical, nous avons organisé une formation de 3 heures reprenant les grands thèmes du sommeil : à quoi sert de dormir, les différents stades de sommeil, les pathologies essentielles, des conseils pour améliorer son sommeil et mieux organiser sa vie personnelle grâce à une ordonnance comportementale. Cette formation a été suivie d’un temps d’échange favorisant la participation des salariés, suivi d’un questionnaire à chaud confirmant la satisfaction de l’ensemble des participants.
En conclusion, il ressort que le travail de nuit, sans horaires alternants, de ces salariés bien qu’ils soient handicapés est plutôt bien accepté.
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| th03 p072 impact du travail de nuit sur la sante mentale des residents du chu ibn sina auteurs fatima zohra ouahidi 1 bennaceur benali 1 etablissement 1 chu ibn sina rabat maroc presentateur fatima zohra ouahidi |
Th03-P072 - Impact du travail de nuit sur la santé mentale des résidents du CHU Ibn Sina
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatima Zohra Ouahidi (1), Bennaceur Benali (1)
Présentateur : Fatima Zohra Ouahidi
Etablissement : (1) CHU Ibn Sina, Rabat, MAROC
Introduction Le travail de nuit est associé à une désorganisation de l'horloge biologique, entraînant des troubles du sommeil et une altération de la santé mentale. Des études internationales ont mis en évidence une dégradation de la qualité du sommeil et de plusieurs dimensions de la qualité de vie chez les travailleurs de nuit. D'autres travaux ont montré des taux significatifs de troubles anxio-dépressifs, avec une prévalence d'anxiété certaine de 10,6% et de dépression certaine de 32,2%. Les résidents du CHUIS (Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina), régulièrement exposés aux gardes nocturnes, constituent une population à risque, encore peu étudiée au niveau local. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'impact du travail de nuit sur la santé mentale et le sommeil des résidents du CHU de Rabat.
Méthodes Il s'agit d'une étude descriptive transversale menée auprès des médecins résidents du CHUIS effectuant des gardes de nuit. Les données ont été recueillies à l'aide d'un questionnaire en ligne, et l'analyse porte sur les premiers participants inclus. L'évaluation de la santé mentale et du sommeil a été réalisée à l'aide de scores d'auto-évaluation validés : L'échelle HADs (Hospital Anxiety and Depression scale), L'échelle de somnolence d'Epworth, Le score ISI (Insomnia Severity Index) pour l'évaluation de la sévérité de l'insomnie.
Résultats (préliminaires) Parmi les 38 résidents inclus, la moyenne d'âge est de 28±2. Notre population est à prédominance féminine à 78,9%. En identifiant les deux dimensions du score HADs, 69,4% des résidents (n = 25) présentent des signes d'anxiété certaine (score HAD-A > 11), et 33,3% des résidents (n = 12) une dépression certaine (score HAD-D > 11). Une somnolence diurne excessive chez 91,7% des participants, selon l'échelle de somnolence d'Epworth. En se référant à l'échelle ISI, 44,4% présentent une insomnie légère, 30,6% une insomnie modérée et 16,7% une insomnie sévère.
Discussion - Conclusion Ces résultats préliminaires suggèrent une forte prévalence de symptômes anxio-dépressifs et des troubles du sommeil chez les résidents exposés au travail de nuit. L'analyse finale, incluant un effectif plus large, permettra de confirmer ces tendances et d'orienter les actions de prévention en santé au travail.
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| th03 p073 travail de nuit et sante des salaries une approche pluridisciplinaire en logistique auteurs dana iuliana macovei 1 laurence cristol 1 delphine desplenter 1 cecile aumonier 1 etablissement 1 prevaly spsti toulouse france presentateur dana iuliana macovei |
Th03-P073 - Travail de nuit et santé des salariés une approche pluridisciplinaire en logistique
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Dana-Iuliana Macovei (1), Laurence Cristol (1), Delphine Desplenter (1), Cécile Aumonier (1)
Présentateur : Dana-Iuliana Macovei
Etablissement : (1) PREVALY SPSTI, Toulouse, FRANCE
Introduction Selon la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES)° en 2024, 10,9 % des personnes en emploi travaillent au moins une fois de nuit sur une période de quatre semaines consécutives. Bien que le travail de nuit ne soit pas le risque principal dans la logistique, il concerne particulièrement la logistique alimentaire où un nombre significatif de salariés peut être exposé.
Méthode Deux entrepôts de logistique alimentaire appartenant au même groupe (produits secs et produits frais) ont été concernés par des démarches de prévention. Dans l’entrepôt « produits secs », le travail de nuit est volontaire en période estivale. Une sensibilisation a été proposée via un quizz portant sur l’état de santé, la qualité du sommeil et la connaissance des risques liés au travail de nuit. Dans l’entrepôt « produits frais », certains travailleurs sont en postes fixes de nuit. Des ateliers ont été organisés autour des risques pour la santé, des règles hygiéno‑diététiques et d’un questionnaire santé incluant l’échelle de somnolence d’Epworth et des données de santé. Les deux questionnaires santé (ciblés sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé de 2012) ont permis d’identifier des situations à risque et d’orienter certains salariés vers le médecin du travail.
Résultats Sur l’entrepôt « produits secs », 40 salariés ont participé à la sensibilisation. Trois ont été rappelés par le médecin du travail pour réévaluer leur état de santé et leur affectation en horaires de nuit. Une diminution de l’activité physique et une tendance à l’augmentation de la consommation de repas industriels (type fast‑food) ont été observées pendant la période de travail de nuit. Sur l’entrepôt « produits frais », 59 salariés ont participé aux ateliers. Deux ont été orientés vers le médecin du travail en raison de scores Epworth élevés et de pathologies déclarées. Deux référents internes ont été formés pour animer ces ateliers, favorisant la pérennité de la démarche.
Conclusion et discussion Cette initiative a permis de renforcer les connaissances des salariés sur les risques liés au travail de nuit et de proposer des conseils pratiques de manière ludique. La pluridisciplinarité (infirmière en santé au travail, diététicienne, technicien prévention) a enrichi la démarche et facilité la vulgarisation des informations. La formation des référents internes constitue un levier pour maintenir la sensibilisation, la diffuser auprès des absents et la renouveler selon les besoins des collectifs.
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| th03 p074 approche comportementale de lalimentation en sante au travail auteurs audrey cieslawski 1 sandrine lambert 1 etablissement 1 action sante travail aix noulette france presentateur audrey cieslawski |
Th03-P074 - Approche comportementale de l’alimentation en santé au travail
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Audrey Cieslawski (1), Sandrine Lambert (1)
Présentateur : Audrey Cieslawski
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Aix-Noulette, FRANCE
Contexte Au sein d’AST (Action Santé Travail), le pôle éducation santé, composé de diététiciennes et d’intervenantes en nutrition, est intégré au service pluridisciplinaire. L’expérience en entreprise et en consultation individuelle a montré les limites d’une approche prescriptive et restrictive, difficile à appliquer dans un contexte marqué par le stress, les pauses limitées et les horaires atypiques. Ce constat a conduit les équipes à évoluer dans leur pratique et à se former à l’approche comportementale de l’alimentation.
Approche L’approche complète les recommandations nutritionnelles spécifiques, pour préserver la santé métabolique et l’équilibre physiologique. Cette démarche vise à favoriser l’autonomie alimentaire et l’adaptation aux contraintes professionnelles. Centrée sur l’autorégulation, la perception des sensations alimentaires et la relation à l’alimentation, elle vise à rendre le salarié acteur de sa santé.
Mise en œuvre en SPSTI Mise en œuvre depuis trois ans chez AST, intégrée aux actions collectives et aux consultations individuelles, cette évolution de pratique a d’abord concerné les diététiciennes, puis a fait l’objet d’une sensibilisation des médecins du travail, des infirmiers en santé au travail et de l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire, permettant une meilleure cohérence des messages et une valorisation de l’intervention diététique.
Les interventions collectives et individuelles reposent sur l’analyse des contraintes des entreprises et le dialogue centré sur la situation du salarié afin de favoriser un accompagnement adapté. Les outils existants ont été adaptés et enrichis, et de nouvelles thématiques ont été développées avec l’équipe pluridisciplinaire.
Retours et perspectives Les salariés montrent une meilleure adhésion et un absentéisme réduit aux rendez-vous. Ils ne recherchent plus de prescriptions standards, mais un accompagnement individualisé favorisant des changements durables. Les retours de terrain rejoignent les premières données scientifiques suggérant que les approches comportementales de l’alimentation améliorent l’autonomie alimentaire, le bien-être et l’adaptation aux rythmes de vie atypiques.
Conclusion L’intégration de cette approche en santé au travail s’inscrit dans la prévention primaire. En prenant en compte ses rythmes biologiques, ses besoins physiologiques et ses contraintes professionnelles, le salarié est invité à développer une posture plus active vis-à-vis de sa santé. Si le lien avec l’adhésion aux autres messages de prévention ne peut être formellement établi, l’expérience de terrain suggère qu’une approche cohérente et globale favorise l’engagement et complète les actions de l’équipe pluridisciplinaire.
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| th03 p075 emergence de pathologies a la surete dans un contexte de transformations organisationnelles dun aeroport auteurs julie vidal 1 fabien lemozy 1 etablissement 1 asti occitanie toulouse france presentateur julie vidal |
Th03-P075 - Emergence de pathologies à la Sûreté dans un contexte de transformations organisationnelles d’un aéroport
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Julie Vidal (1), Fabien Lemozy (1)
Présentateur : Julie Vidal
Etablissement : (1) ASTI Occitanie, Toulouse, FRANCE
Dans le secteur aéroportuaire, la crise sanitaire Covid 19 suivi de réorientations de stratégique économique, ont amené un aéroport à s’interroger sur la déstabilisation occasionnée pour les agents de la Sûreté sur le plan de leur santé.
Le développement du low-cost (augmentation du trafic, réduction du temps d’escale, changement des profils des passagers), la mise en place de la polyvalence (assurer des missions de sûreté et d'entretien des espaces verts), le renouvellement des effectifs (recours aux contrats de professionnalisation) et la mise en place d'une nouvelle offre commerciale (annualisation du temps de travail) sont parmi les composantes de cette réorganisation.
Dans ce contexte, le travail des agents s’est intensifié et cela a conduit progressivement à l’accroissement de l’usure professionnelle avec l’émergence de pathologies : troubles musculosquelettiques, pathologies ophtalmiques et allergiques, troubles de l’équilibre et malaises, tensions relationnelles au sein des collectifs et avec les passagers.
Par différents temps de discussion collective avec les agents ainsi qu’une phase d’immersion sur le terrain, nous avons pu mettre en évidence des liens entre ces nouvelles formes d’organisation du travail, les exigences de leurs activités et les effets sur leurs conditions de travail. Une des principales difficultés pour les agents est de trouver une stabilité et une régularité dans leur activité alors même que cette dernière est aujourd’hui devenue discontinue. Les modifications de l’organisation du travail ont eu des incidences sur les savoir-faire construits en brouillant leurs anciens repères et à une vitesse qui ne leur a pas permis de retrouver des stratégies d’ajustement.
A travers l’évocation de ce rythme augmenté des flux lié au déploiement du modèle « low-cost », de la charge de travail occasionnée et de la fatigue associée, les efforts demandés pour gérer et arbitrer les situations qui se présentent sont aussi rendus plus complexes du fait des différents objectifs dont ils doivent tenir compte dorénavant dans des temps plus contraints. Le travail de l’agent n’est alors plus seulement cantonné à la gestion de flux de passagers et de bagages mais également à la dimension commerciale qui semble prendre le pas sur les objectifs de sûreté : comment ne rien laisser passer en sûreté sans entraver la bonne marche commerciale (faire en sorte que l’avion parte à l’heure pour éviter les amendes et assurer la satisfaction client) ?
Il s’agit alors sur le plan de la prévention de pouvoir penser des nouvelles formes d’organisation du travail qui puissent s’intégrer dans une temporalité permettant aux agents de stabiliser de nouveaux modes opératoires tout en limitant les effets sur leur santé.
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| th03 p076 la penibilite cardio vasculaire des sapeurs pompiers en garde postee auteurs kevin piederriere 1 etablissement 1 sdis 35 rennes france presentateur kevin piederriere |
Th03-P076 - La pénibilité cardio vasculaire des Sapeurs-Pompiers en garde postée
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Kévin Piederriere (1)
Présentateur : Kévin Piederriere
Etablissement : (1) SDIS 35, Rennes, FRANCE
Ce travail de recherche explore la pénibilité cardiovasculaire des sapeurs-pompiers en garde postée, en s’appuyant sur la méthode de Meunier pour le calcul du Coût Cardiaque Relatif (CCR). L’objectif principal était d’évaluer la charge cardiovasculaire des différentes activités réalisées par les pompiers, comme les interventions, les manœuvres, et les séances de sport. Un échantillon de 39 sapeurs-pompiers professionnels du SDIS 35 a été suivi sur 12 heures à l’aide de cardiofréquencemétrie en continu.
Les résultats montrent que l'âge, l'IMC et le niveau de forme physique influencent significativement le CCR. Les activités les plus pénibles, comme les interventions incendie ou les séances de sport, génèrent des CCR moyens élevés, tandis que les périodes de repos et de sieste affichent des CCR faibles. L'étude a également révélé que les sapeurs-pompiers ayant un IMC supérieur à 30 ou des performances faibles au test de Luc Léger sont plus exposés à une charge cardiovasculaire élevée.
En conclusion, ces données confirment la nécessité d’un suivi individualisé des pompiers, avec des recommandations spécifiques pour adapter les conditions de travail, notamment en ce qui concerne la répartition des tâches et l’intensité des séances de sport. L’utilisation de la cardiofréquencemétrie en temps réel pourrait être un outil précieux pour mieux prévenir les risques cardiovasculaires dans cette profession.
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| th03 p077 profils et conditions de travail des livreurs urbains de plateformes resultats de letude erroli auteurs florentine tandzi tonleu 1 emmanuel fort 2 francois adoue 3 luc fontana 4 blandine gadegbeku 1 emmanuelle amoros 1 laetitia dablanc 3 celine vernet 1 etablissement 1 universite gustave eiffel universite de lyon universite claude bernard lyon 1 umrestte umrt9405 f 69675 bron france 2 universite de lyon universite claude bernard lyon 1 universite gustave eiffel umrestte umrt9405 f 69100 villeurbanne france 3 lvmt laboratoire ville mobilite transport enpc ecole nationale des ponts et chaussees universite gustave eiffel marne la vallee france 4 service de sante au travail chu de saint etienne saint etienne france universite de lyon universite claude bernard lyon 1 universite de st etienne universite gustave eiffel umrestte umrt9405 f 42005 saint etienne france presentateur florentine tandzi tonleu |
Th03-P077 - Profils et conditions de travail des livreurs urbains de plateformes : résultats de l’étude ERROLI
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Florentine Tandzi Tonleu (1), Emmanuel Fort (2), François Adoue (3), Luc Fontana (4), Blandine Gadegbeku (1), Emmanuelle Amoros (1), Laetitia Dablanc (3), Céline Vernet (1)
Présentateur : Florentine Tandzi Tonleu
Etablissement : (1) Université Gustave Eiffel, Université de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, UMRESTTE UMRT9405, F-69675, Bron, FRANCE; (2) Université de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Gustave Eiffel, UMRESTTE UMRT9405, F-69100, Villeurbanne, FRANCE; (3) LVMT - Laboratoire Ville, Mobilité, Transport - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - Université Gustave Eiffel, Marne-La-Vallée, FRANCE; (4) Service de santé au travail, CHU de Saint-Étienne, Saint-Étienne, France ; Université de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Université de St Etienne, Université Gustave Eiffel, UMRESTTE UMRT9405, F-42005, Saint-Étienne, FRANCE
Contexte Depuis les années 2010, le développement rapide des plateformes de livraison en France et à l’international a fait évoluer certaines formes d’organisation du travail urbain. Cette activité est majoritairement exercée par une main-d’œuvre étrangère. L’organisation des livraisons demeure peu documentée et repose sur des algorithmes prédéfinis, dont la prise en compte des contraintes humaines et environnementales apparaît limitée. Cette situation restreint l’analyse des conditions de travail et de leurs effets sur les professionnels de ce secteur en forte expansion.
Méthode Le projet ERROLI a débuté en octobre 2025 à Paris et à Lyon. L’étude reposait sur le recrutement de livreurs directement sur 26 lieux d’exercice définis. Des analyses univariées, à partir des données d’enquête quantitative en face à face, ont permis de décrire l’organisation et les conditions de travail des livreurs.
Résultats Les analyses ont été effectuées sur 1005 livreurs âgés en moyenne de 28,5 ans, presque tous des hommes. Pour l’ensemble des deux villes, 48 % des livreurs louaient le compte d’un tiers. Les déplacements étaient effectués principalement à vélo à assistance électrique (50 %), devant le vélo mécanique (23 %) et le deux-roues motorisé (20 %). Malgré des conditions de travail jugées contraignantes par les participants, 66 % se déclaraient satisfaits de leurs revenus. Ceux-ci se situaient majoritairement entre 1000 et 2000 €/mois. L’activité quotidienne moyenne correspondait à 17 livraisons, 51,5 km parcourus et 8,3 heures de travail par jour, 6 jours par semaine.
Des différences existaient entre Paris et Lyon. À Paris, la location de compte était plus fréquente (74 % contre 21 %) et l’ancienneté plus faible (16 % au-delà de 2 ans, contre 41 %). Les difficultés relationnelles avec les clients (66 %) et la plateforme (70 %), ainsi que les horaires contraignants (82 %), y étaient plus souvent rapportés qu’à Lyon (respectivement 37 %, 58% et 76 %), pour des revenus principalement compris entre 1000 et 1500 € (61 %), plus faibles qu’à Lyon (58 % entre 1500 et 2000 €). Les distances quotidiennes parcourues étaient supérieures à Lyon (54 km contre 49 km), pour une charge de travail comparable.
Conclusion Les livreurs urbains présentent des rythmes de travail intenses et des conditions organisationnelles hétérogènes, associant contraintes physiques, horaires longs et relations professionnelles souvent difficiles, soulignant la nécessité d’un encadrement adapté.
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| th03 p078 evolution de l intensite de travail par le questionnaire evrest auteurs antoine bailly 1 ariane leroyer 2 jean francois gehanno 1 laetitia rollin 1 etablissement 1 chu de rouen rouen france 2 chu de lille lille france presentateur laetitia rollin |
Th03-P078 - Evolution de l'intensité de travail par le questionnaire evrest
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Antoine Bailly (1), Ariane Leroyer (2), Jean-François Gehanno (1), Laétitia Rollin (1)
Présentateur : Laétitia Rollin
Etablissement : (1) CHU de Rouen, Rouen, FRANCE; (2) CHU de Lille, Lille, FRANCE
Introduction L’objectif était d’analyser l’évolution de l’intensité de travail des salariés entre 2010 et 2023.
Méthode Les données sont issues de l’observatoire national EVREST (EVolutions et RElations en Santé au Travail), recueillies entre 2010 et 2023 auprès des salariés nés en octobre vus en entretien périodique. L’intensité de travail a été étudiée à l’aide de plusieurs informations : abandon de tâche perturbant le travail, dépassement des horaires normaux de travail, pression temporelle de travail, le saut de pause ou de repas, ainsi que le fait de traiter trop vite une opération nécessitant davantage de temps. Il a été réalisé un redressement des données selon l’âge, le sexe, les catégories socioprofessionnelles, les secteurs professionnels. Des tests de tendance ont été réalisés pour chaque variable.
Résultats La population incluse comprenait 146 369 salariés du secteur privé et public, ceux du secteur agricole étant exclus. Cette étude montre une amélioration des facteurs d’intensité de travail, de manière significative pour le dépassement des horaires normaux, la pression temporelle et le saut de pause ou de repas. Les salariés âgés de moins de 35 ans et de 50 ans et plus sont les plus impactés par l’amélioration de l’intensité de travail. On note une diminution de l’intensité de travail chez les hommes et les femmes, mais celle-ci est significative seulement chez les hommes. La catégorie socioprofessionnelle montrant l’amélioration la plus importante est celle des cadres. Tous les secteurs d’activité présentent une tendance à l’amélioration excepté le secteur de la santé humaine et de l’action sociale qui se détériore de manière significative. Il est important de prendre en considération les points de départ des courbes (2010-2011) afin d’interpréter cette évolution dans sa globalité.
Conclusion Cette étude montre une amélioration globale des facteurs d’intensité de travail entre 2010 et 2023.
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| th03 p079 conduire veiller et recuperer dans des rythmes contraints le tram et ses paradoxes auteurs julie vidal 1 etablissement 1 asti occitanie toulouse france presentateur julie vidal |
Th03-P079 - Conduire, veiller et récupérer dans des rythmes contraints : le TRAM et ses paradoxes
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Julie Vidal (1)
Présentateur : Julie Vidal
Etablissement : (1) ASTI Occitanie, Toulouse, FRANCE
Conduire un Tram c’est traiter des informations nombreuses et variées dans un environnement urbain dynamique, devoir être en alerte continue en assurant une veille toutes les 10 secondes. A cela vient se rajouter la question du rythme et des contraintes organisationnelles : avoir le souci de l’horaire et du respect des temps, fonctionner en carrousel, assurer la sécurité des passagers, anticiper les aléas et la baisse de vigilance liées aux horaires atypiques et à la monotonie de la conduite.
Ces caractéristiques et exigences propres à cette activité de conduite sont aujourd’hui encore plus impactantes sur le plan de la santé compte tenu des évolutions de l’offre de service de la société de transport (fréquences de passage augmentées, nouvelle ligne à venir, prolongement) et de la complexification de l’environnement urbain (modes de déplacements, voies partagées, densification urbaine).
Le rythme de travail s’intensifie pour les conducteurs avec une conciliation plus difficile des différents temps du travail : temps de battement grignoté par un temps de conduite rallongé qui augmente la charge cognitive, temps de récupération limité pour maintenir une vigilance et réduire la fatigue, roulement qui rend difficile la conciliation avec le temps personnel, temps de parcours en décalage avec le réel de l’environnement urbain (en nuit ou en jour, matin ou après-midi, état routier et travaux)
L’autonomie laissée aux conducteurs pour s’aménager des horaires en changeant d’équipe leur permettent de mieux concilier vie personnelle et rythme chronobiologique et réduit les effets liés aux horaires atypiques. Cela permet de stabiliser une organisation (professionnelle et personnelle) pour contre balancer la déstabilisation liée au roulement 3*8 et au format en coupé.
Trois familles de risque ont été identifiées : la durée et les cycles de travail, l’environnement urbain complexe et les contraintes organisationnelles. Cela entraîne une usure psychique et physique des conducteurs : accident cardiaque, troubles musculosquelettiques, tensions psychosociales.
En complément d’actions organisationnelles sur les roulements, environnementales sur l'ambiance lumineuse et techniques sur la configuration de la loge, deux axes de travail ont été discutés pour maintenir la vigilance et limiter les effets sur la santé des rythmes liés aux horaires atypiques : la sieste professionnelle et le recours à la musique
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| th03 p080 le sommeil premier copilote de votre sante auteurs marielle vallee 1 dorianne bulteel 1 nadine roussel 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur marielle vallee |
Th03-P080 - Le Sommeil : premier copilote de votre santé.
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Marielle Vallee (1), Dorianne Bulteel (1), Nadine Roussel (1)
Présentateur : Marielle Vallee
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
Le sommeil est un des piliers fondamentaux d’une bonne santé avec l’alimentation et l’activité physique.
Face au déclin constant du temps de sommeil au niveau national, l'entreprise devient un terrain d'action privilégié pour réconcilier santé et productivité.
Le manque de sommeil a des conséquences importantes sur la santé : fatigue chronique, somnolence, risque d’accidents, troubles de l’attention, baisse de la vigilance et de la performance, troubles de l’humeur, risque de dépression, lien avec l’augmentation de certaines pathologies (cancers, maladies cardiovasculaires) et baisse de l’immunité.
L’entreprise, avec ses horaires atypiques (décalés en 2x8, 3x8, VSD, astreintes, missions à l’étranger et jet lag) est soumise à ces risques.
Pour cela, le service de santé et de prévention au travail organise des actions de sensibilisation collectives ou individuelles.
Ces actions sont bénéfiques autant pour les salariés que pour l’employeur : meilleure vigilance, baisse des accidents du travail et meilleure performance.
Depuis plusieurs années, les actions suivantes sont menées :
Formation des professionnels de santé par un médecin spécialiste du sommeil.
Organisation d’une conférence de l’INSV sur le sommeil dispensée par le Dr Isabelle Poirot auprès des populations tertiaires des sites Airbus
Actions de prévention collectives
lors de journées dédiées “return to work” 2 fois/an après les vacances de Noël et d’été : information sur le sommeil et mise en pratique de la sieste flash auprès d'équipes de travail en horaires postés et en horaires de jour
Au cours d’ateliers en petits groupes au fil de l’année sur des secteurs concernés par des problématiques de sommeil.
Actions individuelles au cours des visites médicales (questionnaire EPWORTH) et conseils ciblés par rapport à la problématique de sommeil. Bonnes pratiques vis à vis des horaires décalés.
Lors de journées dédiées (information et dépistage apnée du sommeil pour les salariés demandeurs) Orientation vers les professionnels de santé extérieurs suite à ces consultations.
Conseils à l’employeur sur les horaires de travail et l’instauration de salles de siestes dans les secteurs de production.
Le sommeil n'est plus une simple variable privée, mais un enjeu de prévention collective. Grâce à une approche pluridisciplinaire mêlant formation, dépistage et conseils organisationnels, le service de santé au travail accompagne les mutations du monde professionnel. En protégeant le repos des salariés, nous agissons directement sur la réduction de l'accidentologie et le bien-être au quotidien.
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| th03 p081 effets des horaires atypiques de travail sur la sante auteurs remi poirier 1 anne lambert 7 herve lanouziere 8 laurent lesnard 9 aurelie niaudet 1 sonia poisson 1 sophie prunier poulmaire 2 johannes siegrist 10 valerie simonneaux 11 annie vallieres 12 laurence weibel 13 xavier aumeran 3 mathieu baudrin 1 thomas bayeux 1 jean yves boulin 4 ariane dufour 1 franck delaunay 5 jean francois dore 6 morgan kitzmann 1 etablissement 1 anses maisons alfort france 10 faculte de medecine heinrich heine universitat dusseldorf dusseldorf allemagne 11 cnrs strasbourg france 12 universite laval quebec canada 13 inrs strasbourg france 2 universite paris nanterre paris france 3 universite jean moulin lyon france 4 irisso universite paris dauphine paris france 5 universite cote d azur cnrs inserm nice france 6 inserm lyon france 7 ined aubervilliers france 8 lnstitut national du travail de l emploi et de la formation professionnelle lyon france 9 sciences po paris france presentateur remi poirier |
Th03-P081 - Effets des horaires atypiques de travail sur la santé
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Rémi Poirier (1), Anne Lambert (7), Hervé Lanouzière (8), Laurent Lesnard (9), Aurélie Niaudet (1), Sonia Poisson (1), Sophie Prunier-Poulmaire (2), Johannes Siegrist (10), Valérie Simonneaux (11), Annie Vallières (12), Laurence Weibel (13), Xavier Aumeran (3), Mathieu Baudrin (1), Thomas Bayeux (1), Jean-Yves Boulin (4), Ariane Dufour (1), Franck Delaunay (5), Jean-François Doré (6), Morgan Kitzmann (1)
Présentateur : Rémi Poirier
Etablissement : (1) Anses, Maisons-Alfort, FRANCE; (10) Faculté de Médecine, Heinrich-Heine Universität Düsseldorf, Düsseldorf, ALLEMAGNE; (11) CNRS, Strasbourg, FRANCE; (12) Université Laval , Québec, CANADA; (13) INRS, Strasbourg, FRANCE; (2) Université Paris Nanterre, Paris, FRANCE; (3) Université Jean Moulin, Lyon, FRANCE; (4) IRISSO-Université Paris Dauphine , Paris, FRANCE; (5) Université Côte d'Azur-CNRS-INSERM, Nice, FRANCE; (6) INSERM, Lyon, FRANCE; (7) INED, Aubervilliers, FRANCE; (8) lnstitut National du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, Lyon, FRANCE; (9) Sciences Po, Paris, FRANCE
Contexte Les organisations du travail voient le développement de modèles temporels qualifiés d’atypiques, c’est-à-dire en dehors du cadre standard (travail du lundi-vendredi, en journée, 8h/jour ou 40h/semaine). Comme l’a montré le rapport Anses de 2016, le travail de nuit est à l’origine de multiples effets sanitaires. Les travaux présentés cette année s’appuient sur une nouvelle expertise, menée par l’Anses, portant sur les autres horaires atypiques de travail. Elle analyse l’évolution des horaires atypiques (HA), leurs impacts sur la santé physique, mentale et sociale, ainsi que les mécanismes sous-jacents (biologiques, environnementaux, sociaux).
Méthodologie L’expertise s’appuie sur une typologie des HA de travail et cible en particulier 3 catégories : les horaires longs, les horaires décalés (matin/soir) et le travail du week-end. L’analyse combine des données issues de la littérature scientifique, des données statistiques françaises provenant d’une enquête (Conditions de travail 2019), d’une cohorte (Constances) et d’un système de vigilance (RNV3PE) et des données issues de la base des accords collectifs de la Direction générale du travail. Afin d’aborder cette problématique multifactorielle, le groupe de travail mobilisé propose une approche intégrative destinée à évaluer les effets cumulatifs des expositions aux HA au fil de la carrière, en cohérence avec le concept d’exposome.
Résultats Ces travaux se sont attachés à estimer les liens entre des types de HA (travail du week-end, horaires longs et horaires décalés) et des effets sanitaires et sociaux (par ex. difficultés d’articulation travail-famille, anxiété, dépression, troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires), mettant en évidence des associations plus ou moins fortes selon les effets.
Le groupe de travail propose par ailleurs un cadre d’analyse visant à améliorer l’évaluation et la prévention des risques associés aux HA, afin de prendre en compte :
- les polyexpositions aux HA et aux autres facteurs de risque ;
- les contextes politique, économique et juridique ;
- et le contexte environnemental, particulièrement en lien avec l’adaptation au changement climatique.
Ces travaux ont permis de formuler des recommandations à destination des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des acteurs de la recherche, en matière :
- de définitions de HA ;
- de limitation du recours aux HA ;
- d’encadrement de leur mise en œuvre ;
- d’évaluation et de prévention de leurs effets ;
- de documentation des expositions et de leurs effets.
Au-delà d’un état des connaissances en matière d’effets des HA, cette expertise identifie des solutions pour améliorer la prévention des risques liés aux HA, en mettant notamment en avant sur celles déjà accessibles.
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| th03 p082 hyperreactivite bronchique et evaluation de laptitude au travail en milieu a fortes exigences physiques auteurs rania nakhli 1 salsabil daboussi 1 ghada bahri 2 samira mhamdi 1 chiraz aichaouia 1 zied moetemri 1 etablissement 1 service de pneumologie hopital militaire principal d instruction de tunis tunis tunisie 2 service de medecine de travail et de pathologies professionnelle hopital charles nicolle tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th03-P082 - Hyperréactivité bronchique et évaluation de l’aptitude au travail en milieu à fortes exigences physiques
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Rania Nakhli (1), Salsabil Daboussi (1), Ghada Bahri (2), Samira Mhamdi (1), Chiraz Aichaouia (1), Zied Moetemri (1)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) Service de Pneumologie, Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis, Tunis, TUNISIE; (2) Service de Médecine de Travail et de Pathologies Professionnelle, Hôpital Charles Nicolle , Tunis, TUNISIE
Introduction
L’hyperréactivité bronchique (HRB) représente un facteur de risque majeur dans les métiers exposant à des contraintes physiques importantes, au froid, aux poussières et aux efforts prolongés. En médecine du travail, l’évaluation objective de la tolérance respiratoire est essentielle pour statuer sur l’aptitude professionnelle.
Méthodes
Étude rétrospective descriptive incluant 291 travailleurs militaires et candidats à l’engagement explorés entre 2014 et 2018 pour suspicion d’asthme. Tous ont bénéficié d’une exploration fonctionnelle respiratoire standard complétée par un test de provocation bronchique (TPB) à la métacholine dans le cadre d’une évaluation d’aptitude médico-professionnelle.
Résultats
L'âge moyen était de 24,4 ans.La spirométrie était normale chez l’ensemble des sujets. Le TPB à la métacholine a permis d’objectiver une HRB chez tous les patients, avec une PD20 moyenne de 488 ± 70 µg. Une HRB modérée à sévère (PD20 ≤ 400 µg) était retrouvée chez 45,4% des sujets.
Chez les candidats à l’engagement (89,7%), la confirmation d’une HRB a conduit à une décision d’inaptitude définitive au service militaire. Chez les militaires en activité, la sévérité de l’HRB a guidé les décisions d’aménagement du poste, incluant restrictions d’effort, exemption de terrain et, dans certains cas, reclassement professionnel.
Conclusion
Le test de provocation bronchique constitue un outil décisionnel majeur en médecine du travail pour l’évaluation de l’aptitude dans les métiers à contraintes physiques élevées. Il permet une prévention primaire des accidents et des décompensations respiratoires en milieu professionnel.
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| th03 p083 prevalence du syndrome de lintestin irritable et alterations psychologiques chez les professionnels de sante exposes au travail poste auteurs latifa ben afia 1 aicha brahem 1 rafik koudhai 2 imen akkari 2 sahar kedadi 1 chaima sridi 3 lamia bouzgarrou 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital regional ksar hellal monastir tunisie 2 service de medecine de gastro enterologie chu farhat hached de sousse sousse tunisie 3 service de medecine du travail hopital universitaire sahloul sousse tunisie presentateur sahar kedadi |
Th03-P083 - Prévalence du syndrome de l’intestin irritable et altérations psychologiques chez les professionnels de santé exposés au travail posté
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Latifa Ben Afia (1), Aicha Brahem (1), Rafik Koudhai (2), Imen Akkari (2), Sahar Kedadi (1), Chaima Sridi (3), Lamia Bouzgarrou (1)
Présentateur : Sahar Kedadi
Etablissement : (1) Service de médecine du travail Hôpital Régional Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE; (2) Service de médecine de gastro-entérologie CHU Farhat Hached de Sousse, Sousse, TUNISIE; (3) Service de médecine du travail Hôpital universitaire Sahloul, Sousse, TUNISIE
Introduction : Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble digestif fonctionnel dont les mécanismes restent mal compris. Il implique des anomalies de la motricité intestinale et une hypersensibilité viscérale, auxquelles s’ajoutent des facteurs psychologiques et environnementaux. Les professionnels de santé (PS) constituent une population particulièrement exposée à des conditions de travail stressantes. La présente étude a pour objectif d’estimer la prévalence du SII chez ces PS et d’identifier les facteurs psychologiques qui y sont associés.
Méthode : Une étude transversale analytique, menée sur trois mois en 2024, a inclus les professionnels de santé exerçant dans les hôpitaux de la région de Sousse. Les données ont été recueillies à l’aide d’une fiche préétablie, auto-remplie par les PS. L’anxiété, la dépression et la qualité du sommeil ont été évaluées grâce aux échelles Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) et PSQI, tandis que la présence de troubles intestinaux et les anomalies du transit ont été déterminées selon les critères de Rome IV et l’échelle de Bristol.
Résultats : Cent cinquante-quatre PS ont été inclus avec une nette prédominance féminine (70,6 %). Le SII a été diagnostiqué chez 13,6 % des participants. Ce syndrome était plus fréquent chez les travailleurs de nuit (63,4 %) et en rotation jour/nuit (80 %), contre seulement 28,6 % chez les travailleurs de jour. Un score PSQI ≥ 5, indiquant un mauvais sommeil, a été observé chez 65,9 % des PS sans SII contre 92,3 % de ceux avec SII, une différence statistiquement significative (p = 0,007). Sur le plan psychologique, les scores moyens d’anxiété (HAD-A) étaient comparables entre les travailleurs de nuit (10,2), de jour (10,9) et en rotation (11,4). Cependant, une anxiété certaine était plus fréquente chez les travailleurs de nuit (50 %) et en rotation (60 %) que chez ceux de jour (28,6 %), suggérant une tendance à l’altération du bien-être psychologique chez les professionnels soumis au travail posté.
Conclusion : L'évaluation de la qualité du sommeil a montré une altération chez la quasi-totalité des participants atteints de SII, indépendamment des horaires de travail. Bien que les liens entre facteurs psychologiques et SII n’aient pas été statistiquement significatifs dans cet échantillon, la tendance observée suggère un rôle modulateur du rythme de travail sur l’axe intestin-cerveau. Cela souligne l’impact des perturbations du rythme circadien et du stress dans la physiopathologie du SII.
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| th03 p084 troubles musculosquelettiques et teletravail entre risques emergents et enjeux de sante au travail auteurs fatma ezzahra boujmil 1 ons elloumi ellouze 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et securite au travail tunis tunisie presentateur fatma ezzahra boujmil |
Th03-P084 - Troubles musculosquelettiques et télétravail : entre risques émergents et enjeux de santé au travail
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Ons Elloumi Ellouze (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Fatma Ezzahra Boujmil
Etablissement : (1) Institut de Santé et Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE
Introduction L'ancrage durable du télétravail post-pandémie a favorisé l'émergence de nouveaux risques ergonomiques. Il est désormais crucial de diagnostiquer les facteurs favorisant les troubles musculosquelettiques (TMS) pour proposer des solutions de prévention adaptées à chaque poste. Notre étude s'est fixée pour objectif de mesurer l'ampleur de ces troubles chez les télétravailleurs et d'en identifier les déterminants, qu'ils soient d'ordre socioprofessionnel ou psychologique.
Matériel et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale ayant porté sur des 104 télétravailleurs tunisiens actifs pendant la période allant de septembre 2021 jusqu'au juillet 2022 à travers un questionnaire en ligne, en se référant au questionnaire TMS et le questionnaire nordique.
Résultats L’étude a porté sur 104 télétravailleurs avec un âge moyen de 33,06 ± 7,64 ans et un sexe-ratio (H/F) à 0,6. Les télétravailleurs interrogés étaient majoritairement des ingénieurs et travaillaient en moyenne 29,14 heures par semaine en mode télétravail à distance, selon trois modalités : le télétravail régulier total (39,4%), le télétravail conjoncturel (38,5%) et le régime partiel (22,1%). Bien que la majorité exprimait une satisfaction réelle quant à la conciliation vie personnelle-professionnelle (49%), la réduction des frais de transport (66,3%) et le gain de temps (63,5%), près de 80% des répondants soulignaient des inconvénients notables. Parmi eux figurent l’isolement (54,8%), les troubles musculosquelettiques (TMS) (47,1%), la perte de liens professionnels (46,2 %) et la porosité entre sphères privée et professionnelle (36,5%). Sur le plan sanitaire, les scores de stress et d’anxiété s'avèraient plus élevés en période de télétravail. Les TMS étaient fréquents chez les télétravailleurs, en particulier les dorsalgies, les cervicalgies et les douleurs à l'épaule, dans un contexte où l'ergonomie du poste était souvent jugée insuffisante. L'analyse univariée révélait que le risque de TMS était significativement associé à la durée déterminée du télétravail, à l'ancienneté professionnelle, à l’absence de pauses et au sexe féminin mais n'était pas influencé par d'autres facteurs tels que les autres modalités du télétravail, la durée journalière de télétravail, les conditions ergonomiques et les séquelles post-COVID.
Conclusion Bien que le télétravail offre une certaine flexibilité, il s'accompagne néanmoins de répercussions physiques et psychiques pouvant altérer l'équilibre professionnel des salariés. Face à la généralisation de ce mode d'organisation, l'intervention des médecins du travail devient impérative pour prévenir ces risques émergents.
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| th03 p085 evaluation des risques psychosociaux au sein dune industrie pharmaceutique en tunisie auteurs fatma ezzahra boujmil 1 nada tarhouni 2 yasmine tebourbi 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et securite au travail tunis tunisie 2 ecole superieure des sciences et techniques de la sante de tunis departement dhygiene securite et environnement tunis tunisie presentateur yasmine tebourbi |
Th03-P085 - Évaluation des risques psychosociaux au sein d’une industrie pharmaceutique en Tunisie
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Nada Tarhouni (2), Yasmine Tebourbi (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Yasmine Tebourbi
Etablissement : (1) Institut de Santé et Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE; (2) École Supérieure des Sciences et Techniques de la Santé de Tunis, Département d’Hygiène, Sécurité et Environnement, Tunis, TUNISIE
Introduction Évoluant au carrefour d’une réglementation exigeante et d'objectifs de productivité élevés, l’industrie pharmaceutique impose des tâches répétitives et une charge physique soutenue à ces travailleurs. Cet environnement complexe constitue un terrain propice au développement des risques psychosociaux (RPS). Outre les risques physiques et chimiques, les RPS altèrent la santé mentale et la performance globale des salariés. Cette étude vise à évaluer le bien-être et à identifier les facteurs associés aux RPS dans une unité de fabrication de dispositifs médicaux en Tunisie.
Matériels et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale menée entre février et avril 2024 auprès de 90 salariées. Le recueil des données s'est appuyé sur un questionnaire multidimensionnel incluant les outils validés de Karasek (stress professionnel) et le questionnaire Nordique (troubles musculosquelettiques), ainsi qu'une grille d’observation de l’INRS pour identifier les contraintes biomécaniques et organisationnelles sur 31 postes de travail.
Résultats La population était exclusivement féminine, avec un âge moyen de 34,5 ± 9,4 ans et un niveau scolaire supérieur dans 58% des cas. L’interrogatoire révélait une prévalence élevée de symptômes musculosquelettiques (79%) et psychologiques (67 %), notamment l'anxiété (63%) et les troubles du sommeil (41%). Selon le modèle de Karasek, 22% des ouvrières étaient en situation de "job strain" (tension au travail), résultant d'une forte demande psychologique (33%) et d'une faible latitude décisionnelle (37%). Les observations révèlaient des facteurs de risques critiques : travail répétitif (71%), postures contraignantes (71%), objectifs de production élevés (77%) et un inconfort lié au port des équipements de protection individuelle (59%).
Conclusion Les RPS au sein d’une industrie pharmaceutique sont étroitement liés à la monotonie des tâches, au manque d'autonomie et aux contraintes biomécaniques. Une intervention ergonomique couplée à un renforcement du soutien social est nécessaire pour prévenir l'épuisement professionnel et améliorer la santé au travail.
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| th03 p086 prevalence des troubles musculosquelettiques et facteurs associes etude chez les agents de poste en tunisie auteurs fatma ezzahra boujmil 1 maha lammouchi 1 yasmine tebourbi 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et securite au travail tunis tunisie presentateur yasmine tebourbi |
Th03-P086 - Prévalence des troubles musculosquelettiques et facteurs associés : étude chez les agents de poste en Tunisie
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Maha Lammouchi (1), Yasmine Tebourbi (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Yasmine Tebourbi
Etablissement : (1) Institut de Santé et Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE
Introduction Les troubles musculosquelettiques représentent un enjeu majeur de santé au travail, en particulier dans les activités de tri postal caractérisées par des gestes répétitifs, des manutentions et des contraintes organisationnelles. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence des troubles musculosquelettiques et d’analyser les facteurs de risque biomécaniques et psychosociaux chez les agents de tri.
Matériel et méthodes Il s’agissait d’une étude descriptive transversale menée auprès de 50 agents de tri postal. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé inspiré du questionnaire nordique et de l’INRS, explorant les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles, les contraintes physiques, les facteurs psychosociaux et la symptomatologie fonctionnelle au cours des 12 derniers mois.
Résultats La population était majoritairement masculine (86 %), avec un âge moyen de 48 ± 2 ans et une ancienneté professionnelle moyenne de 20 ± 9 ans. La prévalence globale des troubles musculosquelettiques était de 80 %. Les localisations les plus fréquentes étaient le dos (56 %), la nuque et le cou (44 %), les épaules et bras (44 %), les genoux et jambes (40 %) et les mains et poignets (28 %). Les douleurs étaient souvent bilatérales et évoluaient depuis plus de 7 jours chez une proportion importante des agents. Les contraintes biomécaniques rapportées incluaient des gestes répétitifs (66 %), le port de charges lourdes, une cadence de travail rapide et une attention soutenue prolongée. Sur le plan psychosocial, 40 % des agents se déclaraient stressés au travail, 28 % ressentaient un débordement professionnel et 26 % avaient consulté un médecin, avec prescription thérapeutique dans 38 % des cas.
Conclusion Les agents de tri postal constituent une population professionnelle à haut risque de troubles musculosquelettiques, liés à l’association de contraintes physiques intenses et de facteurs psychosociaux. Ces résultats soulignent la nécessité de stratégies de prévention multidimensionnelles intégrant l’aménagement ergonomique des postes, l’organisation du travail et la surveillance médicale afin de réduire l’impact des troubles musculosquelettiques sur la santé et la performance au travail.
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| th03 p087 conditions de travail et prise de poids chez les techniciens auteurs sandrine disse 1 marie rose sebban 1 amelie adam 2 albane baly 2 etablissement 1 service de prevention et de sante au travail enedis grdf montigny les metz france 2 service de prevention et de sante au travail enedis grdf villers les nancy france presentateur sandrine disse |
Th03-P087 - Conditions de travail et prise de poids chez les techniciens
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Sandrine Disse (1), Marie Rose Sebban (1), Amelie Adam (2), Albane Baly (2)
Présentateur : Sandrine Disse
Etablissement : (1) Service de Prévention et de Santé au Travail Enedis GRDF , Montigny Les Metz, FRANCE; (2) Service de Prévention et de Santé au Travail Enedis GRDF , Villers-Les-Nancy, FRANCE
Objectifs Le suivi médical des techniciens d’intervention polyvalents (TIP) d’Enedis a mis en évidence une tendance à la prise de poids. L’étude visait à explorer les liens entre conditions de travail (horaires atypiques, astreintes, contraintes physiques) et évolution pondérale, afin d’identifier des leviers de prévention. Méthodes L’étude a comporté plusieurs volets : analyse de dossiers médicaux (n=65), exploitation des questionnaires EVREST (n=130), entretiens semi-directifs (n=30) et observation de poste. Les résultats du questionnaire EVREST ont été comparés à ceux de l’échantillon national EVREST et à un autre échantillon de l’entreprise, afin de situer les spécificités des techniciens étudiés. Résultats 66 % des TIP présentent un IMC > 25 (vs 47 % national). 50 % travaillent de nuit (vs 9 % national), 30 % sautent ou écourtent un repas. Les contraintes biomécaniques sont fréquentes (postures pénibles 55 %, port de charges 46 %). Les entretiens confirment des repas désorganisés, une fatigue limitant l’activité physique et une culture collective valorisant la pause conviviale au détriment de l’équilibre alimentaire. L’observation de chantier illustre l’impact des contraintes organisationnelles sur les choix alimentaires. Conclusion La prise de poids chez les TIP semble influencée par les conditions de travail, notamment les horaires atypiques et les astreintes. Des actions ciblées sont proposées : améliorer l’offre alimentaire, garantir la pause méridienne, sensibiliser à la nutrition et à l’activité physique, et renforcer le suivi santé. Une approche collective et pragmatique vise à promouvoir la santé des techniciens dans leur contexte professionnel.
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| th03 p088 evaluation de l astreinte thermique des techniciens dans un cnpe edf auteurs ahmed lahmar 1 khalissa magouh 1 etablissement 1 edf saint paul tois chateaux france presentateur ahmed lahmar |
Th03-P088 - Evaluation de l'astreinte thermique des techniciens dans un CNPE EDF
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Ahmed Lahmar (1), Khalissa Magouh (1)
Présentateur : Ahmed Lahmar
Etablissement : (1) EDF, Saint Paul Tois Chateaux, FRANCE
Les centrales nucléaires de production d'électricité EDF conduisent à évoquer en premier lieu l’exposition aux rayonnements ionisants. Cependant comme dans d’autres industries, il existe une multitude d’autres risques : chimiques, traumatiques…ainsi que ceux liés au travail en ambiance chaude, du fait du process qui produit de la chaleur dégagée par la fission nucléaire. Le CNPE du Tricastin a comme particularité, en plus d’un climat chaud l’été, de posséder une salle des machines communes aux 4 réacteurs nucléaires. Cela conduit les techniciens d’exploitation EDF à réaliser des rondes, des consignations, des essais périodiques... dans une ambiance l'été de l’ordre de 40 à 50° et parfois plus.
Nous nous sommes intéressés durant l’été 2024 à évaluer la pénibilité (astreinte cardiaque, coût cardiaque) et l’astreinte liée à la chaleur de l’activité des techniciens d’exploitation du service Conduite, au moyen d’une étude du poste de travail et de mesures physiologiques (cardiofréquencemétrie, évaluation pertes hydriques). Nous avons utilisé l’échelle de Chamoux et Boudet. Cela permettait d’évaluer le métabolisme des différentes phases de l’activité et de définir une DLE, Durée Limite d’Exposition grâce au logiciel ASTEC. Ce logiciel, inspiré de la Norme 7933 permet de calculer une DLE en intégrant les données d’ambiance (température air sec, de rayonnement, humidité relative et vitesse d’air), les caractéristiques des vêtements de travail évalués en laboratoire et le métabolisme de l’activité. La perception de l’effort a été évaluée au travers d’échelles subjectives.
L’objectif secondaire était d’évaluer l’intérêt d’un gilet devant rafraichir les opérateurs, suite au remplissage d’eau fraîche dans le gilet.
Les résultats ont montré un coût cardiaque physiologique de plutôt lourd à excessif, sans variation significative lors du port des gilets. Les questionnaires n’ont pas montré de différence nette avec ou sans port de ces gilets. Le métabolisme calculé grâce à l’étude de poste a permis de définir une DLE, de questionner l’organisation du travail et de recommander un type de vêtement à porter lors de ces activités. Cette étude a aussi permis à l’équipe du SPST de sensibiliser techniciens et managers sur les risques liés au travail en ambiance chaude.
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| th03 p089 comparaison public prive des symptomes dass 21 chez les travailleurs congolais auteurs ebenguela ebatetou ataboho 1 nursie rolle itoua gersiline 1 etablissement 1 faculte des sciences de la sante universite marien ngouabi brazzaville republique du congo presentateur ebenguela ebatetou ataboho |
Th03-P089 - Comparaison public-privé des symptômes DASS-21 chez les travailleurs congolais
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Ebenguela Ebatetou Ataboho (1), Nursie-Rolle Itoua-Gersiline (1)
Présentateur : Ebenguela Ebatetou Ataboho
Etablissement : (1) Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, REPUBLIQUE DU CONGO
Introduction : La santé mentale au travail est un déterminant majeur de la qualité de vie et du fonctionnement professionnel. En République du Congo, les contraintes organisationnelles et relationnelles pourraient différer selon le secteur d’activité, susceptibles d’influencer la détresse psychologique des travailleurs.
Objectif : Comparer la fréquence des symptômes de stress, d’anxiété et de dépression entre les secteurs public et privé à Brazzaville et Pointe-Noire, et identifier les facteurs associés.
Matériel et méthodes : Il s'est agi d'un étude transversale analytique à recueil prospectif, menée du 1 er avril au 30 septembre 2025 dans des institutions publiques et privées des deux villes. Les travailleurs ont été évalués à l'aide du DASS-21. Pour l’analyse, chaque dimension a été dichotomisée (symptômes ≥ légers vs absence). Les comparaisons sectorielles et une analyse multivariée ont été réalisées.
Résultats : Au total, 458 travailleurs ont été inclus (65,7 % d’hommes ; âge moyen 40,2 ± 8,9 ans). Selon la dichotomisation (≥ léger), les prévalences étaient de 44,5 % pour la dépression, 42,1 % pour l’anxiété et 43,0 % pour le stress. Les formes modérées à extrêmement sévères représentaient 25,8 % (dépression), 33,6 % (anxiété) et 15,3 % (stress). L’anxiété (52 % vs 35 % ; p < 0,001) et la dépression (51 % vs 40 % ; p = 0,016) étaient plus fréquentes dans le secteur public ; aucune différence significative n’était retrouvée pour le stress (48 % vs 39 % ; p = 0,064). En analyse multivariée, les facteurs les plus fortement associés aux trois dimensions étaient la surcharge de travail et un climat relationnel défavorable ; une faible autonomie décisionnelle était particulièrement associée au stress et à l’anxiété.
Conclusion : Les symptômes de stress, d’anxiété et de dépression étaient fréquents chez les travailleurs étudiés, avec un surrisque pour l’anxiété et la dépression dans le secteur public. La prévention devrait cibler prioritairement la charge de travail, l’autonomie décisionnelle et le climat relationnel.
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| th03 p090 maternite durant linternat obstacles soutien et perceptions des femmes medecins auteurs maryam hajji 1 nehla rmadi 2 mounira hajjaji 2 feriel dhouib 2 kaouthar jmal hammami 2 etablissement 1 departement de medecine de famille faculte de medecine de sfax sfax tunisie 2 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax universite de sfax sfax tunisie presentateur maryam hajji |
Th03-P090 - Maternité durant l’internat : obstacles, soutien et perceptions des femmes médecins
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Maryam Hajji (1), Nehla Rmadi (2), Mounira Hajjaji (2), Feriel Dhouib (2), Kaouthar Jmal Hammami (2)
Présentateur : Maryam Hajji
Etablissement : (1) Département de médecine de famille, Faculté de médecine de Sfax, Sfax, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail, CHU Hédi Chaker de Sfax, Université de Sfax, Sfax, TUNISIE
La maternité pendant la formation médicale présente des défis importants pour les médecins en formation (MF) femmes. Cette étude explore les expériences, complications et soutiens perçus par les MF femmes mariées en Tunisie. Il s’agissait d’une étude observationnelle, descriptive et transversale, menée sur une période de six mois auprès des MF femmes mariées en Tunisie. Les données ont été recueillies à l'aide d'un auto-questionnaire anonyme explorant les caractéristiques sociodémographiques, le parcours obstétrical, ainsi que le soutien institutionnel et les freins perçus chez les MF femmes. Sur les 96 MF incluses (âge moyen 29,66 ± 3,72 ans), 71,87 % avaient déjà tenté de concevoir, avec un âge moyen au premier essai de 27,20±2,34 ans. Si 58,33 % devenaient mères, 91,07 % des naissances avaient lieu durant l'internat. Les issues de grossesse étaient marquées par des complications notables : 14,29 % de pertes fœtales et 12,5 % d'accouchements prématurés. Bien qu’avoir un conjoint solidaire fût le principal pilier (51,5 %), les obstacles dominants étaient l'éloignement géographique du conjoint (16,5 %) et la crainte d'une invalidation de stage (15,5 %). Le soutien hiérarchique était jugé faible ou inexistant dans 44,6 % des cas, et 73,2 % des participantes se déclaraient insatisfaites de leur congé de maternité. Enfin, 68,75 % estimaient qu’avoir des enfants influençait négativement leur carrière médicale. En conclusion, la maternité durant l'internat était vécue comme un compromis difficile entre carrière et vie privée. Une révision des politiques de soutien institutionnel et une meilleure protection des droits des MF enceintes sont essentielles pour préserver leur santé et leur bien-être professionnel.
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| th03 p091 prevalence et facteurs associes aux conduites addictives chez les internes en chirurgie auteurs maryam hajji 1 nehla rmadi 2 mounira hajjaji 2 nada kotti 2 kaouthar jmal hammami 2 etablissement 1 departement de medecine de famille faculte de medecine de sfax sfax tunisie 2 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax universite de sfax sfax tunisie presentateur maryam hajji |
Th03-P091 - Prévalence et facteurs associés aux conduites addictives chez les internes en chirurgie
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Maryam Hajji (1), Nehla Rmadi (2), Mounira Hajjaji (2), Nada Kotti (2), Kaouthar Jmal Hammami (2)
Présentateur : Maryam Hajji
Etablissement : (1) Département de médecine de famille, Faculté de médecine de Sfax, Sfax, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail, CHU Hédi Chaker de Sfax, Université de Sfax, Sfax, TUNISIE
Les internes en chirurgie sont exposés à une charge de travail élevée, un rythme professionnel intense et un stress chronique, facteurs susceptibles de favoriser l’émergence de conduites addictives. Ces comportements représentent un enjeu majeur de santé publique, tant pour les soignants que pour la qualité des soins. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence des consommations addictives chez les internes en chirurgie et d’en décrire les principales caractéristiques. Il s’agissait d’une étude observationnelle, descriptive et transversale menée sur six mois auprès d’internes en chirurgie. Les données ont été recueillies à l’aide d’un auto-questionnaire anonyme incluant des informations sociodémographiques (âge, spécialité), professionnelles (rythme et organisation du travail) et des questions sur les habitudes de consommation de tabac, d’alcool et de substances psychoactives. Au total, 154 internes ont été inclus (âge moyen : 27,47 ± 2,39 ans), principalement issus de la gynécologie-obstétrique (29,7 %) et de l’orthopédie (21,4 %). Parmi eux, 21,4 % déclaraient un tabagisme actif, 32,4 % consommaient occasionnellement de l’alcool et 2,8 % rapportaient un usage de substances psychoactives. Les internes travaillaient en moyenne 7,22 ± 0,15 heures par jour, examinaient 20 ± 15 patients par jour et effectuaient 6 ± 4 gardes par mois. Les fumeurs étaient significativement plus âgés (p = 0,026). La consommation de substances psychoactives était significativement associée au nombre de gardes mensuelles (p = 0,035). En conclusion, les conduites addictives touchent une part non négligeable des internes en chirurgie, en particulier le tabagisme et la consommation d’alcool. Ces résultats soulignent la nécessité de stratégies institutionnelles de prévention, de dépistage et d’accompagnement adaptées, afin de préserver la santé des futurs chirurgiens et la qualité des soins dispensés.
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| th03 p092 perception de la parentalite et troubles de fertilite des medecins en formation auteurs maryam hajji 1 nehla rmadi 2 mounira hajjaji 2 anouare hrairi 2 kaouthar jmal hammami 2 etablissement 1 departement de medecine de famille faculte de medecine de sfax sfax tunisie 2 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax universite de sfax sfax tunisie presentateur maryam hajji |
Th03-P092 - Perception de la parentalité et troubles de fertilité des médecins en formation
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Maryam Hajji (1), Nehla Rmadi (2), Mounira Hajjaji (2), Anouare Hrairi (2), Kaouthar Jmal Hammami (2)
Présentateur : Maryam Hajji
Etablissement : (1) Département de médecine de famille, Faculté de médecine de Sfax, Sfax, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail, CHU Hédi Chaker de Sfax, Université de Sfax, Sfax, TUNISIE
La période de formation médicale, caractérisée par une exigence académique et clinique intense, coïncide souvent avec l’âge optimal de fertilité. Les rythmes et les organisations inhérentes à ce cursus peuvent retarder le projet parental. Cette étude vise à évaluer les antécédents de troubles de fertilité et la perception de la parentalité chez les médecins en formation (MF). Il s’agissait d’une étude observationnelle, descriptive et transversale, menée sur six mois. Les données ont été collectées via un auto-questionnaire anonyme structuré en trois axes : les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents de troubles de la fertilité et l'impact de ces facteurs sur la perception de la parentalité. Au total, 1 230 MF ont été inclus dans cette étude. L'âge moyen était de 31,89 ± 2,48 ans, avec une nette prédominance féminine (sexe-ratio 0,46). Parmi les MF mariés (n=215), les femmes étaient majoritaires (74,65 %). Moins de la moitié (42,2 %) avait des enfants à charge (1 à 3 enfants). Des antécédents de troubles de la fertilité ont été rapportés par 104 MF (8,45 %). Chez les femmes, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) était le plus fréquent (71,13 %), suivi de l’endométriose (14,49 %). Chez les hommes, cinq cas de dysfonction érectile ont été signalés. Des ATCD personnels psychiatriques étaient rapportés par 175 MF (14,2%). Les MF avaient la perception qu’il est difficile d’avoir des enfants au cours de la formation médicale dans plus de la moitié des cas (50,32%). L’analyse bivariée a révélé que les MF présentant des troubles de la fertilité ou psychiatriques percevaient la parentalité comme significativement plus difficile (13,6 % vs 8 % ; p=0,002 ; OR=1,801 ; IC 95 % [1,24−2,61]). En conclusion, la formation médicale s’accompagne d’une perception majoritairement défavorable de la parentalité, particulièrement chez les MF présentant des troubles de la fertilité ou psychiatriques. Ces résultats plaident pour des stratégies institutionnelles visant à mieux concilier formation, santé reproductive et projet parental.
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| th03 p093 violence aux urgences dans un hopital du grand tunis auteurs fatma lamouchi 2 orjouane sassi 3 nada mjahed 4 hager kamoun 1 etablissement 1 institut mohamed kassab d orthopedie imko tunis tunisie 2 groupement de medecine du travail de tunis tunis tunisie 3 hopital d enfants bechir hamza de tunis tunis tunisie 4 efficience paris france presentateur nada mjahed |
Th03-P093 - Violence aux urgences dans un hôpital du grand Tunis
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatma Lamouchi (2), Orjouane Sassi (3), Nada Mjahed (4), Hager Kamoun (1)
Présentateur : Nada Mjahed
Etablissement : (1) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie IMKO), Tunis, TUNISIE; (2) groupement de médecine du travail de Tunis, Tunis, TUNISIE; (3) Hopital d'enfants Bechir Hamza de Tunis, Tunis, TUNISIE; (4) Efficience, Paris, FRANCE
Introduction La violence aux urgences est un sujet d’actualité dans de nombreux établissements de santé. Le service des urgences de l’institut Mohamed Kassab d’Orthopédie (IMKO), n’en n’est pas épargné de ce fléau. Le personnel hospitalier y exerçant, a exprimé plusieurs situations d’agressions, devenues menaçantes pour leur bien-être et impactant la qualité des soins. L’objectif de ce travail était de décrire la perception du personnel des urgences concernant les éventuelles situations de violences physiques et mentales auxquelles il serait exposé afin d’établir une stratégie de prévention adéquate pour y remédier.
Méthodes Il s’agit d’une étude transversale descriptive et exhaustive réalisée au service des urgences traumatologiques de l’IMKO durant le mois de Novembre 2023. Tout le personnel exerçant aux urgences a été invité à participer à l'enquête. Pour le recueil des données, nous avons utilisé, un auto-questionnaire préétabli selon les données de la littérature et remis de mains en mains par un médecin du travail de l’hôpital puis récupéré après 48 heures.
Résultats La population d’étude était de 43 personnes avec un taux de participation de 86%, dont 24 hommes versus 19 femmes. Parmi le personnel, 34 ont affirmé avoir été victimes de violences (79%), dont 21 hommes (87%) et 13 femmes (68%). Les infirmiers représentaient la catégorie professionnelle la plus exposée avec (n=16, 84%), suivie des ouvriers (n=15, 78%). Les situations de violence étaient prédominantes pendant la garde de nuit (n=25, 73%). Deux personnels ont été victimes de plaie par arme blanche causée par un membre de la famille de patient. Cependant, malgré la gravité de la situation, ce fléau semble insuffisamment pris en considération par les responsables selon la plupart des participants (n = 39, 90 %). Par ailleurs, 77 % d’entre eux (n = 33) ont estimé ne pas disposer de la formation nécessaire pour faire face à ces agressions et ont souligné leur intérêt à suivre une formation en communication en cas de crise.
Conclusion Cette enquête a mis en exergue le contexte de violence vécue par les professionnels de santé aux urgences et leur besoin d’améliorer leur condition de travail par une meilleure organisation des circuits des urgences ainsi qu’une augmentation de l’effectif en ressources humaines afin de mieux servir le patient tout en se protégeant des situations de violence souvent graves.
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| th03 p094 travail de nuit et consommation dalcool chez les femmes revue systematique de la litterature auteurs amel kchaou 1 amira triki 1 feriel dhouib 1 ahmed trigui 2 nada kotti 1 mounira hajjaji 1 kaouthar hammami jmal 1 etablissement 1 service de medecine du travail_ chu hedi chaker de sfax tunis tunisie 2 service de medecine preventive_ chu hedi chaker de sfax tunis tunisie presentateur feriel dhouib |
Th03-P094 - Travail de nuit et consommation d’alcool chez les femmes : revue systématique de la littérature
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Amel Kchaou (1), Amira Triki (1), Feriel Dhouib (1), Ahmed Trigui (2), Nada Kotti (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Hammami Jmal (1)
Présentateur : Feriel Dhouib
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail_ CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunis, TUNISIE; (2) Service de Médecine Préventive_ CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunis, TUNISIE
Contexte Le travail de nuit constitue une contrainte organisationnelle majeure, associée à une désynchronisation des rythmes circadiens, à des troubles du sommeil et à une augmentation du stress professionnel. Chez les femmes, ces effets peuvent être amplifiés par des spécificités biologiques, notamment hormonales, et psychosociales, telles que la double journée et les responsabilités familiales. L’association entre travail de nuit et consommation d’alcool demeure toutefois insuffisamment documentée et souvent sous-estimée en santé au travail, justifiant une synthèse ciblée
Objectif Analyser de manière systématique les données disponibles sur l’association entre le travail de nuit et la consommation d’alcool chez les femmes.
Méthodes Une revue systématique de la littérature a été réalisée selon les recommandations PRISMA. Les bases de données PubMed, CINAHL, Cochrane Library et Embase ont été interrogées sur la période allant de 2012 à juillet 2024. Ont été incluses les études observationnelles quantitatives portant sur des femmes adultes exposées au travail de nuit et évaluant la consommation d’alcool. Les études sans distinction claire entre le travail de nuit et le travail de jour, ou ne rapportant pas de résultats spécifiques selon le sexe, ont été exclues.
Résultats Douze études ont été incluses, principalement conduites en Finlande, Australie, Japon, Corée, Chine et Norvège. Les outils d’évaluation les plus utilisés étaient l’Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT), l’Epworth Sleepiness Scale (ESS) et le Munich Chronotype Questionnaire for Shift-Workers (MCTQShift). Huit études rapportaient une association significative entre le travail de nuit et la consommation d’alcool chez les femmes, tandis que quatre études ne mettaient pas en évidence d’association significative. Cette association apparaissait renforcée en présence de troubles du sommeil, de désynchronisation circadienne et de contraintes organisationnelles élevées. Le secteur de la santé était le plus représenté. Des variations géographiques et culturelles étaient observées, avec des associations plus marquées dans certains pays d’Asie de l’Est, comparativement aux pays scandinaves, caractérisés par des réglementations plus strictes et des politiques de prévention développées.
Conclusion Le travail de nuit apparaît comme un facteur de risque de consommation d’alcool chez les femmes. Ces résultats soulignent la nécessité de stratégies de prévention intégrant l’amélioration de l’organisation des horaires, la prise en charge des troubles du sommeil et le dépistage précoce des conduites à risque addictif.
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| th03 p095 facteurs organisationnels et la qualite de vie professionnelle des infirmiers en unites de soins intensifs auteurs amel kchaou 1 amira triki 1 nada kotti 1 feriel dhouib 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail_ chu hedi chaker de sfax tunis tunisie presentateur feriel dhouib |
Th03-P095 - Facteurs organisationnels et la qualité de vie professionnelle des infirmiers en unités de soins intensifs
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Amel Kchaou (1), Amira Triki (1), Nada Kotti (1), Feriel Dhouib (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Feriel Dhouib
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail_ CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunis, TUNISIE
Contexte Les unités de soins intensifs (USI) exposent les infirmiers à des contraintes organisationnelles et émotionnelles élevées liées à la prise en charge de patients en situation critique. En contexte tunisien, marqué par une surcharge de travail chronique, des ressources limitées et un système de soins sous tension, peu de données sont disponibles sur la qualité de vie professionnelle de ces soignants.
Objectif Évaluer les niveaux de burnout, de stress traumatique secondaire et de satisfaction de compassion chez les infirmiers exerçant en USI, et analyser les facteurs professionnels et organisationnels associés à ces dimensions.
Méthodes Étude transversale descriptive et analytique menée de janvier à mars 2024 auprès des infirmiers exerçant en unités de soins intensifs d’un centre hospitalo-universitaire à Sfax, en Tunisie. La qualité de vie professionnelle a été évaluée à l’aide de la Professional Quality of Life Scale version 5 (ProQOL-5).
Résultats Cent six infirmiers ont été inclus, avec un taux de réponse de 60 %. L'âge moyen était de 36,6 ± 7 ans avec un sex-ratio de 1,2. L'ancienneté professionnelle variait de 1 à 35 ans avec une moyenne de 9,65 ± 6,79 ans. Les horaires postés rotatifs concernaient 75,5 %. Un niveau modéré de burnout était observé chez 61,3 % des participants, un niveau modéré de stress traumatique secondaire chez 47,2 %, et un niveau modéré de satisfaction de compassion chez 63,2 %. Les analyses de régression multivariée ont montré que les horaires postés rotatifs étaient associés à un score de burnout plus élevé (β = −0,12 ; p = 0,01), que l'exercice en USI était associé à un niveau plus élevé de stress traumatique secondaire (β = 0,22 ; p = 0,005), et que l'ancienneté professionnelle était positivement associée à la satisfaction de compassion (β = 0,12 ; p = 0,031).
Conclusion Les résultats soulignent le rôle déterminant de l'organisation du travail dans la qualité de vie professionnelle des infirmiers en USI. Ils mettent en évidence la nécessité de stratégies de prévention ciblant l'aménagement des horaires, la gestion des rotations et le renforcement du soutien organisationnel, afin de préserver le bien-être des soignants.
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| th03 p096 travail en horaires atypiques statistiques et analyse du cadre legislatif en tunisie auteurs kaouthar kallel 1 wafa sejil 1 hela cherif 1 ines tounsi 1 houyem guellouz 1 monia trabelsi 1 lotfi mahjoub 1 etablissement 1 ministere des affaires sociales tunis tunisie presentateur wafa sejil |
Th03-P096 - Travail en horaires atypiques: statistiques et analyse du cadre législatif en Tunisie
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Kaouthar Kallel (1), Wafa Séjil (1), Héla Chérif (1), Ines Tounsi (1), Houyem Guellouz (1), Monia Trabelsi (1), Lotfi Mahjoub (1)
Présentateur : Wafa Séjil
Etablissement : (1) Ministère des affaires sociales, Tunis, TUNISIE
Introduction Le travail en horaires atypiques désigne toute organisation du temps de travail qui s’écarte du modèle standard. Il constitue aujourd’hui une réalité croissante, liée aux transformations économiques, sociales et technologiques.
Résultats En Tunisie, les données statistiques issues de la cartographie des risques professionnels (CaRiPT) montrent que 25,7 % des salariés déclarent travailler en horaires postés, dont 63,3% sont des des hommes et 29,8% ont moins de 30 ans. Cette forme d’organisation est plus répandue dans l’industrie extractive, la santé humaine et les transports. Le travail de nuit est retrouvé chez 20,9 % des salariés avec une moyenne de 6 nuits par mois. Les hommes âgés de 20 à 39 ans sont les plus concernés. Il est plus répandu dans le secteur primaire. Les conducteurs d’installations et les ouvriers sur machines constituent les professions les plus exposées. Le travail du dimanche et des jours fériés concerne 41,5 % des salariés. Le secteur de l’industrie extractive est le plus exposant. Les astreintes au travail concernent 22 % des salariés, avec une moyenne de 2,9 jours par mois. Les professions les plus concernées sont les directeurs et les professions intellectuelles et scientifiques.
L’analyse du cadre législatif tunisien montre que le droit du travail encadre les principales formes d’horaires atypiques. Le travail à temps partiel ne doit pas dépasser 70 % de la durée normale applicable dans l’entreprise. Le travail de nuit est bien défini dans le code du travail qui vise à protéger les enfants et les femmes. Une autorisation octroyée par l’inspection du travail après avis de l’inspection médicale du travail est obligatoire. Le code du travail pose le principe d’un repos hebdomadaire d’au moins 24h consécutives avec des dérogations pour certains établissements. Le travail pendant les jours de repos hebdomadaire ou les jours fériés donne lieu à une compensation. Les heures supplémentaires au delà de 48h par semaine sont réglementées et soumises à l’autorisation de l’inspection du travail si elles dépassent 60h.
Les conventions collectives sectorielles jouent un rôle central dans l’adaptation de ces règles aux réalités professionnelles, notamment dans les secteurs de la santé, du journalisme, de l’hôtellerie et des transports, en instaurant des majorations salariales, des repos compensatoires et des mesures de protection spécifiques.
Conclusion Le travail en horaires atypiques s’impose comme une composante durable. S’il répond à des exigences de flexibilité économique, il soulève des enjeux majeurs de santé et d’égalité. Le cadre législatif et conventionnel offre des outils de régulation, appelant à un renforcement de l’effectivité des règles et des mécanismes de contrôle.
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| th03 p097 les risques lies aux nouvelles formes d organisation du travail auteurs linda constans lesne 1 etablissement 1 orange issy les moulineaux france presentateur linda constans lesne |
Th03-P097 - Les risques liés aux nouvelles formes d'organisation du travail
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Linda Constans-Lesne (1)
Présentateur : Linda Constans-Lesne
Etablissement : (1) ORANGE, Issy Les Moulineaux, FRANCE
Les Nouvelles Formes d’Organisation du Travail (NFOT) postulent que le numérique change en totalité la manière de travailler. Cela implique pour les organisations de se repenser entièrement : espaces, outils, management. Ces trois champs sont souvent désignés par l’abréviation « 3B » pour « Bricks - Bytes - Behaviors ». L’idée d’un salarié débarrassé des tâches laborieuses par la technologie illustre l’avenir du travail depuis les années 80. Le déploiement de l’intelligence artificielle générative en fournit la plus récente déclinaison, avec la notion de travaileur « réhumanisé », concentré sur les tâches spécifiquement humaines et « à valeur ajoutée ». Cette mutation peut-elle s’opérer sans effet adverse ? Nous nous appuyons sur une revue de littérature pluridisciplinaire pour identifier les facteurs de ressource et de risque portés par les NFOT.
Le récit sur la liberté, la créativité et la productivité qui accompagne le déploiement des NFOT en masque les contraintes potentielles. Ainsi, le flex office peut accroître les stresseurs environnementaux et diminuer les échanges et la coopération. La numérisation porte un risque de dispersion, d’intensification et de moindre autonomie. L’intelligence artificielle fait en particulier s’interroger sur le maintien des compétences. Le lean management, le mode projet, l’agilité, dévoyés de leurs principes et environnements initiaux, mènent vers la précarisation subjective, le surengagement et la complexification des relations. Le télétravail peut percuter le collectif. En outre, chacun des « 3B » crée des activités supplémentaires, qui éloignent du travail tout en alourdissant sa charge : trouver le bon espace, choisir le bon canal de communication, valoriser sa production et optimiser ses relations sociales pour maintenir son employabilité interne, acquérir de nouvelles compétences à un rythme toujours plus soutenu.
Jusque récemment, il semble que les NFOT n'ont pas stimulé l’innovation et la productivité au niveau attendu. Aujourd’hui, l’IA est présentée comme changeant la donne et des suppressions de postes sont annoncées. Parallèlement, l’incidence des troubles psychosociaux ne cesse de croître. Nous proposons comme piste que les NFOT focalisent sur le « Comment », oubliant les questions : « Quoi ? Pourquoi ? Avec qui ? » et ratent l’étape de la personnalisation en déployant des solutions standardisées. Ainsi, elles peuvent échouer à produire l’optimisation annoncée. Combinant perte de sens, perte d’engagement, perte de culture et de sérendipité, voire perte de compétence, les NFOT peuvent produire de la « DYSERGIE », terme que nous proposons pour en synthétiser les effets socio-organisationnels adverses.
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| th03 p098 evaluation du l usage du conge menstruel dans une institution publique auteurs nassima millat 1 christine jeoffrion 1 etablissement 1 universite grenoble alpes saint martin d heres france presentateur nassima millat |
Th03-P098 - Évaluation du l'usage du congé menstruel dans une institution publique
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Nassima Millat (1), Christine Jeoffrion (1)
Présentateur : Nassima Millat
Etablissement : (1) Université Grenoble Alpes , Saint-Martin-D'hères, FRANCE
Dans un contexte d’intensification du travail et de recherche d'équilibre entre vie personnelle et professionnelle, la gestion des rythmes biologiques en milieu professionnel devient un enjeu de santé publique. Si les enquêtes soulignent l'impact des horaires atypiques sur la santé, la question de la santé menstruelle et reproductive demeure souvent invisible dans le débat sur l'organisation du travail, bien qu'elle concerne une part significative de la population.
Cette communication présente une étude exploratoire portant sur l'évaluation d'un dispositif d'Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) menstruelle mis en place au sein d’un organisme public. Le projet interroge la capacité d'un tel dispositif à s'insérer dans les "mœurs" organisationnelles et à agir comme une mesure efficace pour accompagner les difficultés liées au cycle menstruel et plus précisément aux menstruations, face aux contraintes de gestion des effectifs et des tâches.
La méthodologie s’appuie sur des temps d'immersion et des entretiens semi-directifs auprès des agent·es de l’institution et de l'encadrement — l'étude se veut évaluative : comment un dispositif tel que l’ASA, peut-il s’imbriquer dans les murs d’une organisation. Plus précisément, l’ASA concerne qui et sous quelles conditions ? Quelle est son incidence sur l’organisation du travail, en termes de gestion des effectifs et des tâches ? Quelle serait son coût (humain, logistique) pour les entreprises. L’ASA semble être une victoire sociale, or en creusant le sujet, celle-ci soulève finalement plusieurs problèmes : cheval de Troie pour la discrimination, qui pourrait limiter les femmes dans l’occupation de l’espace professionnel ou vraie mesure d’amélioration des conditions de travail ? Nos hypothèses suggèrent que si le dispositif répond à un besoin légitime de santé, sa réussite dépend de son interaction avec les dynamiques de l'encadrement de proximité, la réduction du risque de stigmatisation et la sensibilisation face au sujet.
En questionnant les normes qui structurent l'organisation du travail, cette recherche propose d'évaluer l'opérationnalité de ces nouveaux dispositifs de prévention, encore peu documentés dans la littérature empirique actuelle, notamment hors des métiers tertiaires pouvant être flexible aujourd’hui.
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| th03 p099 teletravail et anxiete lors de la pandemie covid 19 en universite auteurs jean baptiste cortambert 1 luca boudet 1 djemila mouas 2 nadia abdessemed 1 2 milia belacel 1 camille jung 1 mireille matrat 1 2 etablissement 1 centre hospitalier intercommunal creteil france 2 universite paris est creteil creteil france presentateur jean baptiste cortambert |
Th03-P099 - Télétravail et Anxiété lors de la Pandémie Covid-19 en Université
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Jean-Baptiste Cortambert (1), Luca Boudet (1), Djemila Mouas (2), Nadia Abdessemed (1,2), Milia Belacel (1), Camille Jung (1), Mireille Matrat (1,2)
Présentateur : Jean-Baptiste Cortambert
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Intercommunal, Créteil, FRANCE; (2) Université Paris Est Créteil, Créteil, FRANCE
Introduction La pandémie de COVID-19 a généralisé le télétravail, intensifiant l’usage des outils numériques et l’isolement professionnel. Malgré sa flexibilité, ce mode de travail est associé par la littérature en particulier à l’anxiété. Cette étude évalue les effets psychosociaux du recours au télétravail imposé entre mars 2020 et septembre 2021 chez les employés d’une université ayant consulté le psychologue.
Matériel et méthodes Étude rétrospective basée sur les consultations de 35 agents avec la psychologue du service de santé au travail, ayant recueilli en particulier les antécédents d’anxiété, les conditions de télétravail (pratiques, interactions, impacts perçus) avant, pendant et après la période considérée. L’étude des facteurs liés à l’anxiété, de l’impact de l’isolement ainsi que de la charge et du rythme de travail a été faite par analyse univariée (test de chi2 ou Fisher).
Résultats Les principaux facteurs associés à l’anxiété comprenaient : les difficultés organisationnelles (p = 0,015), une diminution du sentiment d’accomplissement des tâches pendant le télétravail obligatoire (p = 0,011), un âge plus jeune pour une anxiété persistante après la pandémie (p = 0,035), prescription accrue pendant et après le confinement (surtout chez les seniors et les télétravailleurs intensifs). La présence d’enfants réduisait le suivi psychologique. Un suivi continu était lié à une efficacité professionnelle perçue moindre et une charge de travail maintenue ou augmentée pendant la période de télétravail imposé.
Discussion Bien que le recueil ait été effectué par la psychologue (réduction du biais de classification), et du fait de l’effectif réduit, les résultats ne sont pas généralisables. Cependant l'isolement social comme facteur de stress et la parentalité comme facteur protecteur sont retrouvés dans la littérature.
Conclusion Un télétravail mal encadré accentue l’anxiété, surtout chez les jeunes, isolés ou peu soutenus. Des mesures proactives (prévention, formation, soutien psychologique) sont essentielles en cas d’activité en télétravail.
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| th03 p100 determinants du stress percu et facteurs associes chez les professionnels de sante en demande de mutation de poste auteurs asma gaddour 1 3 4 khouloud ben amor 1 belhadj narjes 1 4 imen jammeli 1 3 4 mohamed bouhlel 3 hager hannechi 1 3 4 imen kacem 1 2 4 etablissement 1 faculte de medecine de sousse sousse tunisie 2 hopital farhat hached sousse tunisie 3 hopital ibn el jazzar kairouan tunisie 4 universite de sousse sousse tunisie presentateur belhadj narjes |
Th03-P100 - Déterminants du stress perçu et facteurs associés chez les professionnels de santé en demande de mutation de poste
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Asma Gaddour (1,3,4), Khouloud Ben Amor (1), Belhadj Narjes (1,4), Imen Jammeli (1,3,4), Mohamed Bouhlel (3), Hager Hannechi (1,3,4), Imen Kacem (1,2,4)
Présentateur : Belhadj Narjes
Etablissement : (1) faculté de médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Hôpital Farhat Hached , Sousse, TUNISIE; (3) Hôpital Ibn El Jazzar , Kairouan, TUNISIE; (4) université de sousse, Sousse, TUNISIE
Introduction
Le milieu hospitalier est reconnu comme l'un des environnements professionnels les plus contraignants, fragilisant la santé mentale des soignants. Le stress chronique constitue un fléau majeur favorisant l'émergence de troubles psychopathologiques, notamment l'épuisement professionnel, tout en altérant la qualité de la prise en charge des patients.
Objectif: Évaluer le niveau de stress perçu et identifier les facteurs associés chez le personnel de santé ayant consulté pour une demande de changement de poste du travail pour motif médical ou professionnel.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude descriptive, longitudinale à visée analytique, menée sur une période de deux ans au service de médecine du travail de l’hôpital Ibn Al Jazzar. L'étude a inclus tout professionnel de santé consultant pour une demande de mutation. Le stress a été évalué par l’échelle Perceived Stress Scale (PSS-10).
Résultats :
L’étude a inclus 184 participants, majoritairement féminins (81,4 %) avec une moyenne d’âge de 41,9 ans. Les infirmiers (45,7 %) et les ouvriers (20,1 %) constituaient les catégories les plus représentées, exerçant essentiellement aux services de maternité, des urgences et en administration. Un niveau de stress modéré a été retrouvé chez 58,7 % des professionnels et un niveau élevé chez 27,7 %. En analyse univariée, le genre féminin, la fonction infirmière, la prise en charge de patients infectieux, les antécédents personnels de diabète et d’une infection COVID-19 compliquée étaient significativement associés à un niveau plus élevé du stress perçu. L’analyse multivariée a montré que le stress perçu était lié à l’âge avancé (p=0,033 ; OR =8,9) et aux soins prodigués aux patients infectieux (p=0,05 ; OR=2,23).
Conclusion : Cette étude souligne la vulnérabilité psychologique des personnels en demande de mutation. Un renforcement de l’accompagnement psychologique et une amélioration des conditions de travail, particulièrement pour les personnels seniors et ceux exposés au risque biologique, est nécessaire afin de prévenir l'épuisement professionnel et l’altération de la santé mentale.
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| th03 p101 lorganisation de travail des internes en medecine une entrave a une activite physique soutenue auteurs amira omrane 1 emna marzouki 1 rim ben soussia 2 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher sfar mahdia tunisie 2 service de psychiatrie eps taher sfar mahdia tunisie presentateur amira omrane |
Th03-P101 - L’organisation de Travail des internes en médecine : une entrave à une activité physique soutenue.
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Amira Omrane (1), Emna Marzouki (1), Rim Ben Soussia (2)
Présentateur : Amira Omrane
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE; (2) Service de Psychiatrie, EPS Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE
Introduction: L’organisation mondiale de la Santé fait état des multiples bienfaits d'une activité physique régulière, qui comprend par exemple l'amélioration des mouvements musculaires, le maintien d'une bonne santé osseuse et squelettique, l'amélioration de la santé mentale et qui est même associée de manière significative à un faible risque de maladies cardiovasculaires, de maladies endocriniennes, de prise de poids et de développement de divers cancers. Les internes en médecine sont de jeunes adultes en transition entre l'université et le monde du travail. Ces jeunes sont confrontés à des horaires de travail variables, des tâches exigeantes et d'autres problèmes organisationnels rendent difficile la planification et la pratique d'une activité physique. Cette étude a pour objectif d’identifier les facteurs associés à l’activité physique auprès des internes en médecine
Participants et méthodes : Une étude transversale exhaustive a été menée en ligne durant six mois en ligne auprès des internes en médecine en médecine (toutes spécialités confondues). Les items recueillis étaient relatifs aux caractéristiques socioprofessionnelles et médicales, organisation du travail. Le niveau d’activité physique a été évalué par le questionnaire validé Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ) dans sa version française.
Résultats : cent onze internes ont participé à l’étude d’âge moyen de 28,8 ± 2,1 ans. Une prédominance féminine (56 %) a été notée. Tant dis que 71,7 % des participants ont déclaré avoir une activité modérée au travail, 36,9 % n'avaient aucune activité physique extra-professionnelle. En ce qui concerne les données anthropométriques, 37,3 % des résidents étaient en surpoids ou obèses (IMC ≥ 25 kg/m²). Près du quart des participants (21,8 %) a déclaré être fumeur actif.
L'analyse multivariée a identifié quartes facteurs associés au risque d’inactivité qui sont le fait d’effectuer plus de six gardes de nuit par mois (aOR = 4,21 ; IC [1,85-9,56] ; p < 10-3), le sexe féminin (aOR = 2,85 ; IC [1,12-7,25] ; p < 0,028), l'appartenance à une spécialité médicale (aOR = 5,62 ; IC [1,88-16,78] ; p < 0,002) et le tabagisme actif (aOR = 2,45 ; IC [1,05-5,72] ; p = 0,041).
Conclusion : L’actuelle étude a identifié des niveaux d’activité extra professionnelle faible chez les internes en médecine. Ces derniers vivent un « paradoxe de l'activité professionnelle », où la charge physique importante et l’épuisement au travail empêche d'adopter un mode de vie sain. Consécutivement, des réformes organisationnelles concernant l’organisation de travail et la fréquence des gardes de nuit sont nécessaires.
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| th03 p102 rythme de travail et fatique professionnelle auteurs ouissal el ansari 1 imane el amri 1 hasna meftah 1 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles hopital universitaire general de tanger faculte de medecine et de pharmacie de tanger universite abdelmalek essaadi tanger maroc presentateur ouissal el ansari |
Th03-P102 - Rythme de travail et fatique professionnelle
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Ouissal El Ansari (1), Imane El Amri (1), Hasna Meftah (1)
Présentateur : Ouissal El Ansari
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles, Hôpital Universitaire Général de Tanger Faculté de médecine et de pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi., Tanger, MAROC
INTRODUCTION La fatigue professionnelle constitue un enjeu majeur de santé au travail, affectant la performance, la sécurité et le bien-être des travailleurs. Parmi les déterminants organisationnels les plus étudiés, le rythme de travail, incluant la durée quotidienne du travail, le travail posté, le travail de nuit, les horaires atypiques et l’intensité du travail. De nombreuses études ont montré que des rythmes de travail inadaptés perturbent les mécanismes physiologiques de récupération et favorisent l’accumulation de fatigue aiguë et chronique. Cette revue vise à analyser les données scientifiques disponibles sur les relations entre rythme de travail et fatigue professionnelle.
METHODES Une revue de la littérature a été réalisée à partir d’études observationnelles, transversales et longitudinales publiées dans des revues internationales de santé au travail, d’ergonomie et de médecine du travail. Les populations étudiées incluent principalement les travailleurs postés, les professionnels de santé, les salariés de l’industrie et des transports. Les principaux outils de mesure de la fatigue identifiés dans les études sont l’OFER, le MFI-20 (IMF), l’échelle de Chalder, la Need for Recovery Scale et, en lien avec l’épuisement, le Maslach Burnout Inventory.
RESULTATS La majorité des études montrent une association significative entre les rythmes de travail contraignants et une augmentation de la fatigue professionnelle.
Le travail posté et le travail de nuit sont systématiquement associés à une fatigue aiguë élevée, une récupération insuffisante entre les postes et un risque accru de fatigue chronique. Les longues durées de travail, les horaires irréguliers et les rotations rapides sont également liés à une augmentation de la fatigue mentale et physique.
Les études utilisant l’échelle OFER montrent une altération significative de la récupération inter-shifts chez les travailleurs soumis à des rythmes atypiques, tandis que celles basées sur l’IMF (MFI-20) rapportent une augmentation de la fatigue générale, physique et mentale. Plusieurs travaux mettent également en évidence une corrélation entre fatigue chronique liée au rythme de travail et épuisement émotionnel.
Conclusion La littérature démontre que les rythmes de travail atypiques et intensifs sont étroitement associés à la fatigue professionnelle aiguë et chronique. L’évaluation systématique à l’aide d’outils validés tels que l’OFER et l’IMF constitue un levier majeur de prévention, soulignant la nécessité d’adapter les rythmes de travail et d’optimiser les périodes de récupération.
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| th03 p103 longues durees de travail et pathologies cardiovasculaires une problematique emergente de sante au travail auteurs hasna meftah 1 2 abderrahmane ghrarouch 1 2 ouissal el ansari 1 2 imane el amri 1 2 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelless chu tanger maroc tanger maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie tanger tanger maroc presentateur hasna meftah |
Th03-P103 - Longues durées de travail et pathologies cardiovasculaires : Une problématique émergente de santé au travail
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Hasna Meftah (1,2), Abderrahmane Ghrarouch (1,2), Ouissal El Ansari (1,2), Imane El Amri (1,2)
Présentateur : Hasna Meftah
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et des maladies professionnelless, CHU Tanger Maroc, Tanger, MAROC; (2) Faculté de médecine et de pharmacie Tanger, Tanger, MAROC
Introduction :
Les maladies cardiovasculaires représentent un enjeu important en milieu professionnel, en particulier chez les travailleurs à longues durées à cause des contraintes exigeantes de l’environnement professionnel.
Méthodologie :
Une recherche bibliographique a été réalisée, les travaux sélectionnés sont des études épidémiologiques ou de biosurveillance portant sur le personnel qui travaillant à longues heures.
Résultats / discussion :
La culture du travail excessif, caractérisée par des durées de travail supérieures à 45 heures par semaine chez une grande majorité des travailleurs, est plus développée ces dernières années du fait de la généralisation du travail à horaires prolongés.
Dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, les longues durées de travail constituent une pratique largement répandue, souvent qualifiée de « culture des horaires excessifs ». En réponse à cette situation, les pouvoirs publics au Japon, en Corée et à Taïwan ont officiellement reconnu les maladies cardiovasculaires associées à une surcharge d’heures de travail comme des pathologies professionnelles.
Cette organisation horaire est suspectée être à l’origine du syndrome de Karochi qui se traduit par des morts subites pour lesquelles des études ont montré que plus de 60% étaient dues à des AVC et 10% à des infarctus du myocarde.
En 2012, une revue de la littérature et méta-analyse faite par Marianna Virtanen de grande portée a mis en évidence, avec un niveau de preuve élevé, une association entre les longues heures de travail et la maladie coronarienne. Cette revue, réalisée à partir de 12 études sélectionnées pour leur qualité scientifique et portant sur 22 518 participants, a montré que le risque de maladie coronarienne était augmenté d’environ 40 % chez les salariés exposés aux horaires longs du travail.
La pratique de longues heures de travail est également suspectée d’être à l’origine de l’augmentation de la pression artérielle. C’est ainsi que lors d’une étude réalisée auprès d’un échantillon de salariés du secteur tertiaire (3547 cols blancs suivis pendant 5 ans), les longs horaires de travail ont été identifiés comme un facteur de risque indépendant d’hypertension artérielle.
Conclusion :
Le travail à des longues durées comme étant un facteur de risque potentiel des maladies cardiovasculaires comme : les maladies coronariennes, AVC, HTA, vu ses effets sur les rythmes circadiens, le stress professionnel et la performance professionnelle.
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| th03 p104 estimation du risque de syndrome dapnees obstructives du sommeil selon le type dorganisation du travail chez le personnel de la sante en tunisie auteurs asma chouchane 1 2 marwa bouhoula 1 2 asma aloui 1 2 imen kacem 1 2 houda kalboussi 1 2 olfa el maalel 1 2 souheil chatti 1 2 mounira ben yahia 2 asma gaddour 1 3 seif gmiza 2 wiem ben abdejlil 5 asma knaz 1 4 sihem ben fradj 1 5 rim ghammem 1 5 manel makhloufi 1 2 etablissement 1 faculte de medecine de sousse laboratoire de recherche lr19sp03 universite de sousse sousse tunisie sousse tunisie 2 service de medecine du travail chu farhat hached sousse tunisie 3 service de medecine du travail et des maladies professionnelles chu ibn el jazzar kairouan tunisie 4 service de pneumologie chu farhat hached sousse tunisie 5 service de medecine communautaire et preventive chu farhat hached sousse tunisie presentateur asma chouchane |
Th03-P104 - Estimation du risque de syndrome d’apnées obstructives du sommeil selon le type d’organisation du travail chez le personnel de la santé en Tunisie
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Asma Chouchane (1,2), Marwa Bouhoula (1,2), Asma Aloui (1,2), Imen Kacem (1,2), Houda Kalboussi (1,2), Olfa El Maalel (1,2), Souheil Chatti (1,2), Mounira Ben Yahia (2), Asma Gaddour (1,3), Seif Gmiza (2), Wiem Ben Abdejlil (5), Asma Knaz (1,4), Sihem Ben Fradj (1,5), Rim Ghammem (1,5), Manel Makhloufi (1,2)
Présentateur : Asma Chouchane
Etablissement : (1) Faculté de médecine de Sousse, Laboratoire de recherche LR19SP03, Université de Sousse, Sousse, Tunisie, Sousse, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail CHU Farhat Hached , Sousse, TUNISIE; (3) Service de médecine du travail et des maladies professionnelles, CHU Ibn El Jazzar, Kairouan,, TUNISIE; (4) Service de pneumologie, CHU Farhat Hached, Sousse, TUNISIE; (5) Service de médecine communautaire et préventive, CHU Farhat Hached, Sousse, TUNISIE
Introduction : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une affection fréquente et sous-diagnostiquée en population active, associée à une altération de la vigilance et à un risque accru d’accidents professionnels. Les horaires de travail atypiques, pourraient influencer le risque de SAOS.
Objectif : Estimer le risque de SAOS, selon les horaires de travail, chez le personnel de la santé.
Méthodes : Etude descriptive transversale, menée sur une durée de 6 mois, portant sur le personnel de santé titulaire exerçant au CHU Farhat Hached de Sousse, travaillant en horaires de jour fixe, de nuit fixe ou en travail posté. La collecte des données a été réalisée lors d’entretiens directs à l’aide d’un questionnaire pré-établi comprenant les caractéristiques socio-démographiques et professionnelles des participants. Le dépistage du SAOS a reposé sur le questionnaire de Berlin, permettant une comparaison du risque de SAOS selon le type d’organisation du travail.
Résultats: Au total 300 personnel de la santé ont été recensés dans notre étude. L’âge moyen des participants était de 43,6±10,2 ans avec une nette prédominance féminine (80% des cas). Les infirmiers constituaient la catégorie professionnelle prédominante soit 40,3% des participants. La majorité de notre population d’étude (56%) appartenait à des services de spécialités médicales à savoir le service de pédiatrie (6,7%), suivi par le service de cardiologie (5,3%) et le service d’endocrinologie (4,3%). Le rythme du travail considéré était de jour fixe dans 70,2% des cas, posté dans 27,7% des cas et de nuit fixe dans 2% des cas. Le résultat du questionnaire de Berlin a conclu à une estimation du risque de SAOS de 17% chez les travailleurs de jour fixe (36 cas), de 13,3% chez les travailleurs en horaires posté (11 cas) et de 0% chez les travailleurs de nuit fixe (0 cas), sans différence statistiquement significative (p=0,480).
Conclusion: Cette étude montre que le risque estimé de SAOS est présent chez une proportion non négligeable du personnel de santé, quel que soit le type d’horaire de travail. L’absence de différence statistiquement significative entre travail de jour, travail posté et travail de nuit souligne l’intérêt d’un dépistage systématique du SAOS en milieu hospitalier, indépendamment de l’organisation du temps de travail.
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| th03 p105 syndrome dapnees obstructives du sommeil et somnolence pertinence des tests de depistage en medecine du travail auteurs amira belkahla 1 ghada bahri 1 anja mghirbi 1 mariem mersni 1 dorra brahim 1 siwar chemingui 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de pathologie professionnelle et daptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie tunis tunisie presentateur dorra brahim |
Th03-P105 - Syndrome d’apnées obstructives du sommeil et somnolence : pertinence des tests de dépistage en médecine du travail
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Amira Belkahla (1), Ghada Bahri (1), Anja Mghirbi (1), Mariem Mersni (1), Dorra Brahim (1), Siwar Chemingui (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Dorra Brahim
Etablissement : (1) Service de pathologie professionnelle et d’aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) et la somnolence diurne excessive (SDE) représentent un enjeu majeur en médecine du travail, en particulier dans les professions à exigences élevées de vigilance, en raison de leur association avec un sur-risque d’accidents et d’erreurs professionnelles.
Objectifs
Évaluer la pertinence des différents tests de dépistage du SAOS et de la somnolence utilisés en médecine du travail, et analyser leurs performances, leurs limites et leur intérêt dans l’évaluation du risque professionnel.
Méthodes
Il s’agit d’une revue narrative de la littérature. Une recherche bibliographique systématisée a été menée entre 2010 et 2026 via PubMed/MEDLINE, Google Scholar et des sources institutionnelles (INRS, HAS). Ont été inclus les articles originaux, revues et études de validation portant sur des populations adultes en activité professionnelle, analysant les questionnaires de somnolence, de qualité du sommeil, de dépistage du SAOS et les tests objectifs de vigilance.
Résultats
Trente études ont été incluses, portant principalement sur des conducteurs professionnels (16/30). Les populations étudiées étaient majoritairement masculines, avec un âge médian de 44,8 ans et un IMC médian de 27,5 kg/m².
L’Échelle de Somnolence d’Epworth (ESS) était utilisée dans toutes les études. Les seuils variaient (ESS >10 ou ≥10), influençant les proportions de SDE, dont la prévalence s’étendait de 4,5 % à 87 %, (médiane 33,9 %), traduisant une forte hétérogénéité selon le contexte professionnel ou clinique. Le PSQI, rapporté dans trois études, mettait en évidence une mauvaise qualité du sommeil chez 17,3 à 70 % des sujets.
Pour le dépistage du SAOS, le questionnaire de Berlin était utilisé dans 11 études, avec un taux de sujets à haut risque variant de 9 à 30,1 % (médiane 19 %). Le STOP-Bang, rapporté dans 4 études, identifiait 22,8 à 51,1 % de sujets à haut risque.
Dix-sept études rapportaient des stratégies combinant plusieurs outils, le plus souvent l’association ESS + Berlin. Une orientation vers des examens spécialisés (polysomnographie ou polygraphie ventilatoire) était décrite dans environ un tiers des études. Des accidents professionnels ou de la route étaient rapportés dans la moitié des études, avec des proportions allant de 3,7 % à 53,4 %.
Discussion et Conclusion
En médecine du travail, l’utilisation combinée de questionnaires de somnolence et de dépistage du SAOS constitue une stratégie pertinente pour identifier les travailleurs à risque, notamment dans les professions de sécurité. Une harmonisation des seuils et une adaptation au contexte professionnel sont nécessaires pour optimiser le dépistage et la prévention des risques.
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| th03 p106 souffrance psychique et risques psychosociaux au travail resultats denquetes recentes dans les secteurs a forte intensite relationnelle auteurs juliette manto jonte 1 etablissement 1 profession liberale grenoble france presentateur juliette manto jonte |
Th03-P106 - Souffrance psychique et risques psychosociaux au travail : résultats d’enquêtes récentes dans les secteurs à forte intensité relationnelle
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Juliette Manto Jonte (1)
Présentateur : Juliette Manto Jonte
Etablissement : (1) Profession Libérale, Grenoble, FRANCE
La hausse des troubles anxieux, dépressifs et des situations de burn out en lien avec le travail interroge les organisations sur leurs modes de management et leurs transformations. Dans plusieurs secteurs à forte intensité relationnelle (éducation, santé, médico‑social, collectivités), des enquêtes récentes menées auprès des salariés documentent les liens entre souffrance psychique déclarée et exposition aux risques psychosociaux. L’objectif est de présenter ces résultats et d’en discuter les implications pour la prévention primaire, en évitant une focalisation exclusive sur les vulnérabilités individuelles.
Les enquêtes reposent sur un dispositif mixte articulant un questionnaire quantitatif inspiré des travaux du collège d’expertise sur les RPS (intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité) et des entretiens collectifs centrés sur l’activité réelle. Les populations étudiées regroupent différents métiers de l’accompagnement et du soin, avec une attention aux effets des réorganisations, du sous‑effectif et de la surcharge de travail ressentie.
Les données mettent en évidence une forte charge de travail perçue, des tensions éthiques et des conflits de valeurs, associés à une augmentation des troubles anxieux et dépressifs rapportés et à des signes de souffrance psychique au travail. La combinaison d’une intensification du travail, d’une faible marge de manœuvre et de rapports sociaux dégradés apparaît particulièrement délétère, notamment dans les équipes soumises à des contraintes organisationnelles fortes et à des exigences émotionnelles élevées.
Au‑delà de la symptomatologie individuelle, les résultats soutiennent l’idée que la souffrance au travail constitue un indicateur d’atteinte de la santé au sens large, en lien avec les dimensions organisationnelles et managériales. Ils invitent à dépasser les approches centrées sur la seule gestion du stress pour investir des espaces de discussion du travail, de régulation de la charge, de clarification des objectifs et des valeurs professionnelles, ainsi que des dispositifs de supervision d’équipe et de soutien au management. La communication proposera des pistes opérationnelles issues des retours de terrain pour renforcer la prévention primaire, limiter les trajectoires de désinsertion professionnelle et soutenir le pouvoir d’agir des collectifs, en cohérence avec les recommandations récentes en santé au travail.
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| th03 p107 hta et aptitude au travail de nuit a propos dun cas auteurs fatima bennabi 1 2 larbi djakrir 1 2 etablissement 1 chu douera alger alger france 2 faculte de medecine blida1 blida algerie presentateur fatima bennabi |
Th03-P107 - HTA et aptitude au travail de nuit. A propos d’un cas
Thème: Thème 03 - Rythmes et organisations de travail
Auteurs : Fatima Bennabi (1,2), Larbi Djakrir (1,2)
Présentateur : Fatima Bennabi
Etablissement : (1) CHU DOUERA ALGER, Alger, FRANCE; (2) faculté de Médecine Blida1, Blida, ALGERIE
L'hypertension artérielle (HTA) représente encore aujourd'hui le premier facteur de risque évitable des maladies cardiovasculaires dans le monde.
Observation Il s’agit d’un homme âgé de 49ans travaillant en tant qu’agent polyvalent dans une entreprise de production de papier d’emballage. Il présente une ancienneté de 6 ans au poste. il est soumis à plusieurs risques professionnels d’ordre physiques : bruit, vibrations, empoussièrement), liés à l’organisation du travail ( travail posté) et psychosociaux.
Il a été reçu au service de médecine du travail dans le cadre d’une visite périodique, l’examen clinique retrouve un IMC (indice de masse corporel) estimé à 28 correspondant à un surpoids, une Tension artérielle à 20//11cm Hg. Le pic hypertensif a été pris en charge en urgence et un bilan étiologique a été mis en route. On a noté une hypothyroïdie et un diabète non insulinodépendant
Un traitement antihypertenseur a été instauré sans amélioration des chiffres tensionnels avec une moyenne de 18/10cmHg. Un certificat d’inaptitude temporaire au travail de nuit a été délivré pour cause d' HTA maligne
Discussion L’Anses en 2011, dans le cadre d’une une évaluation des risques sanitaires pour les professionnels exposés à des horaires atypiques, a mis en évidence des effets possibles sur l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. (Damien Leǵer.2018)
Actuellement les liens entre le travail posté/nuit et les facteurs de risque cardiovasculaire sont de plus en plus avérés. Une umbrella review publiée en 2022 a montré pour l’ensemble des travailleurs postés un excès de risque de diabète d’environ 10 %. Concernant le surpoids, cet excès de risque était de 25 %, pouvant atteindre 38 % chez les travailleurs de nuit. Un excès de risque d’hypertension d’environ 30 % a été estimé pour les travailleurs de nuit alternants (Stéphanie Boini 2024)
Conclusion Il est essentiel d’informer et de sensibiliser les salariés et employeurs sur les impacts des rythmes de travail sur la santé.
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| e p3 7 atomic workplace exposimetre pour levaluation de lenvironnement sonore des bureaux ouverts auteurs daniel leroy 1 etablissement 1 alliantech sas toulouse france presentateur daniel leroy |
E-P3 -7 - ATomic WorkPlace : exposimètre pour l’évaluation de l’environnement sonore des bureaux ouverts
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Daniel Leroy (1)
Présentateur : Daniel Leroy
Etablissement : (1) ALLIANTECH SAS, Toulouse, FRANCE
L’INRS a mis au point un prototype d’exposimètre pour évaluer la qualité de l’environnement sonore des espaces ouverts (open space, lieux d’accueil de public…). Industrialisé et commercialisé par la société Alliantech, cet appareil permet d’objectiver le risque bruit pour mieux le prévenir.
Quel est l’impact du bruit sur la santé des salariés travaillant des espaces ouverts ?
De nombreuses enquêtes révèlent que la majorité des personnes qui travaillent en bureau ouvert se disent gênées par le bruit provenant des machines (imprimantes, climatisation, etc.), des sonneries de téléphones et surtout des conversations qui se tiennent sur le plateau. La conséquence immédiate est la perte de concentration. Sur le long terme, cela peut se traduire par une grande fatigue et des arrêts de travail néfastes pour le salarié et l’entreprise.
Quel est l’intérêt de cet exposimètre?
Les mesures acoustiques en espace ouvert nécessitent d’utiliser simultanément plusieurs appareils assez coûteux et de les placer à différents endroits pendant plusieurs jours. De telles contraintes freinent le déploiement des mesures sur le terrain. Face à ce constat, l’INRS a travaillé sur une solution de précision métrologique, dotée de toutes les fonctionnalités nécessaires, peu gourmande en énergie, simple d’utilisation et accessible à un coût abordable. Avec cet exposimètre, les acteurs de la prévention en entreprise sont désormais en capacité de réaliser par eux-mêmes leurs mesures acoustiques !
Quelles sont les fonctionnalités proposées ?
Cet exposimètre mesure le niveau de bruit ambiant en octaves ou tiers d’octave toutes les 125 ms et détermine la valeur moyenne sur la durée de l'enregistrement (LAeq). Il propose également un moyen d’évaluer l’intelligibilité de la parole au travers de la fluctuation du niveau sonore (MAeq = LAeq – L90). C’est une information indispensable pour le préventeur puisqu’il est admis que parmi les diverses sources sonores présentes dans les espaces ouverts, la parole intelligible est celle qui a le plus d’impact sur la gêne et la fatigue.
En quoi les mesures acoustiques peuvent favoriser la prévention des risques professionnels ?
La composante bruit est souvent négligée à la conception d’espaces de travail ouverts. Mais si l’évaluation acoustique permet d’objectiver la nuisance générée, elle ne suffit pas pour mettre en place une démarche de prévention adaptée. Elle doit également s’appuyer sur l’environnement et l’activité. Cette analyse est indispensable à réaliser en amont de la mise en place d’actions de prévention. Parmi celles-ci on peut noter l’aménagement du local, l’installation de mobiliers adaptés, l’isolement des zones de circulation…
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| e p3 8 realite virtuelle et simulation en situation d urgence chimique auteurs herve baudelocque 1 sylvie tissot 2 frederic meline 3 christophe rapon 4 lucas morlet 5 lydie collomb 6 elodie lopez 7 etablissement 1 efficience sante au travail paris france 2 chu lyon lyon france 3 ch verdun saint mihiel verdun france 4 maison de sante protestante de bordeaux bagatelle talence france 5 universite bourgogne europe eseo grande ecole d ingenieurs dijon france 6 hopitaux universitaires de geneve geneve suisse 7 groupe hospitalier de la haute saone gh70 vesoul france presentateur herve baudelocque |
E-P3 -8 - Réalité virtuelle et simulation en situation d'urgence chimique
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Herve Baudelocque (1), Sylvie Tissot (2), Frédéric Meline (3), Christophe Rapon (4), Lucas Morlet (5), Lydie Collomb (6), Elodie Lopez (7)
Présentateur : Herve Baudelocque
Etablissement : (1) Efficience sante au travail, Paris, FRANCE; (2) CHU Lyon, Lyon, FRANCE; (3) CH Verdun - Saint Mihiel , Verdun, FRANCE; (4) Maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle, Talence, FRANCE; (5) Université Bourgogne Europe, ESEO - Grande École d'Ingénieurs, Dijon, FRANCE; (6) Hôpitaux Universitaires de Genève , Genève, SUISSE; (7) Groupe hospitalier de la haute Saone (GH70), Vesoul, FRANCE
Ce travail décrit le développement et l’évaluation préliminaire d’un prototype de simulation immersive en réalité mixte (RM) dédié à la préparation d’antidotes en situation sanitaire exceptionnelle chimique de type SEVESO. La simulation en santé, reconnue comme méthode de gestion des risques et de prévention primaire, permet de reproduire des situations rares ou critiques dans un environnement contrôlé, afin de réduire le risque d’erreur et d’améliorer la sécurité des professionnels et des patients. En santé au travail, ces approches s’inscrivent dans les démarches d’anticipation des risques professionnels et d’entraînement aux situations à forte charge mentale.
Le dispositif développé associe un casque immersif de RM permettant la vision des mains et des objets à un environnement virtuel de poste médical avancé, intégrant la tente de pharmacie, les malles et la paillasse. L’architecture technique repose sur un moteur 3D pour la création de l’environnement, et un algorithme de vision pour le suivi en temps réel des objets manipulés. Le scénario pédagogique met en scène un afflux massif de victimes exposées à des fumées toxiques organophosphorés, nécessitant la préparation séquentielle de Cyanokit, atropine et pralidoxime. L’exercice vise l’acquisition de compétences techniques (préparation, reconstitution, étiquetage, traçabilité) et de compétences non techniques (gestion du stress, priorisation, communication et coordination), identifiées comme déterminantes dans la prévention des erreurs en situation de crise.
Un premier test sur un prototype fonctionnel, centré sur la préparation de Cyanokit, montre la faisabilité de gestes techniques fins avec vision indirecte sous casque, dans un environnement visuel et sonore immersif. La simulation est jugée immersive et pertinente sur le plan pédagogique par l’utilisateur, sans effets indésirables rapportés. Ces résultats préliminaires suggèrent que la RM constitue un outil prometteur pour la formation des équipes hospitalières et des services de santé au travail aux risques chimiques majeurs, en permettant une exposition répétée à des scénarios rares, sans danger réel et avec un contrôle des variables de situation. Au plan de la santé au travail, ce type de dispositif pourrait contribuer à la prévention primaire des risques (erreurs médicamenteuses, exposition accidentelle, surcharge cognitive), au renforcement de la préparation organisationnelle aux situations sanitaires exceptionnelles et la résilience des collectifs de travail.
Des études complémentaires, avec des effectifs plus importants et une comparaison avec la simulation classique, sont nécessaires pour quantifier l’impact sur les indicateurs de performance, de sécurité et de charge de travail perçue
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| th04 p109 innovation et intelligence artificielle dans la medecine du travail revue de la litterature auteurs ambar deschamps perdomo 1 bao emmanuel lethai 2 nathalie dorotte 1 severine jacques 1 etablissement 1 opsat vesoul france 2 opsat lure france presentateur ambar deschamps perdomo |
Th04-P109 - Innovation et intelligence artificielle dans la médecine du travail. Revue de la littérature
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Ambar Deschamps Perdomo (1), Bao Emmanuel Lethai (2), Nathalie Dorotte (1), Séverine Jacques (1)
Présentateur : Ambar Deschamps Perdomo
Etablissement : (1) OPSAT, Vesoul, FRANCE; (2) OPSAT, Lure, FRANCE
Introduction L’intelligence artificielle (IA) transforme la médecine du travail en offrant de nouvelles perspectives pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge des maladies professionnelles. Toutefois, son intégration soulève des enjeux éthiques, réglementaires et de protection des données qui nécessitent une formation spécifique des acteurs de la santé au travail.
Objectifs Cette revue de la littérature vise à recenser les applications actuelles de l’IA dans ce domaine et à identifier les preuves scientifiques disponibles, afin de favoriser le développement d’interventions innovantes et éthiquement responsables au service du bien-être des travailleurs.
Méthodologie Selon le cadre PICO, l’étude inclut les populations actives exposées à des interventions basées sur l’IA, comparant leurs effets sur les conditions de travail et la prévention des risques. Les recherches menées dans Medline et Google Scholar ont permis d’identifier 34 articles, dont 12 ont été retenus pour analyse approfondie. Les résultats soulignent le potentiel de l’IA pour améliorer la surveillance, la prévention et la prise en charge en santé au travail, tout en mettant en évidence la nécessité d’un encadrement éthique et réglementaire rigoureux.
Résultats obtenus Voici les 12 articles selon le type d'étude menée : 7 revues de la littérature (46,67%), 1 commentaire de revue (8%), 1 étude comparative (8%), 1 étude descriptive rétrospective (8%), 1 essai contrôlé randomisé (8%), 1 étude de cas contrôlée randomisée (8%), 2 Note de discussion (13,33%).
Discussion des résultats On a explore l’intégration de l’IA en médecine du travail et son impact sur la santé, la sécurité et le bien-être des travailleurs. L’IA présente un potentiel significatif pour améliorer la prévention, la surveillance et le diagnostic des maladies professionnelles, notamment grâce à l’analyse de données massives et à la maintenance prédictive. Toutefois, son utilisation soulève des enjeux éthiques, sociaux et réglementaires, liés aux biais algorithmiques, à la confidentialité des données et aux inégalités d’accès. Les études recensées mettent en évidence des bénéfices prometteurs mais aussi des limites méthodologiques, appelant au développement de modèles plus rigoureux et de cadres juridiques adaptés. L’essor d’outils émergents tels que le métavers et les chatbots, s’ils sont encadrés de manière responsable, pourrait renforcer la prévention et la formation en santé au travail.
Conclusion Une approche éthique, multidisciplinaire et équitable est essentielle pour garantir que l’IA complète, plutôt que remplace, l’expertise humaine et contribue durablement à l’amélioration des conditions de travail.
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| th04 p110 revolution digitale au service de la securite enjeux humains et prevention auteurs faiza bossy 1 etablissement 1 ministere de l interieur paris paris france presentateur faiza bossy |
Th04-P110 - Révolution digitale au service de la sécurité: enjeux humains et prévention
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Faiza Bossy (1)
Présentateur : Faiza Bossy
Etablissement : (1) ministere de l interieur paris, Paris, FRANCE
Dans les organisations publiques à forte mission régalienne, la transformation numérique portée par l’intelligence artificielle (IA) et les enjeux de cybersécurité modifie simultanément les modes opératoires, les collectifs de travail et les déterminants de la santé professionnelle. Au sein d’un ministère caractérisé par des effectifs nombreux, des métiers hétérogènes et une pyramide des âges vieillissante, ces changements se heurtent à une culture historiquement fondée sur l’ancrage territorial, la présence physique et un haut niveau d’exigence en matière de sécurité des données. Le télétravail y demeure difficile à étendre, car souvent perçu comme un risque opérationnel et un facteur potentiel de délitement du collectif.
Les innovations numériques offrent pourtant des opportunités notables. L’automatisation de tâches répétitives ou sensibles, l’analyse sécurisée de données volumineuses ou encore les dispositifs d’aide à la décision peuvent réduire l’exposition à certains risques professionnels, alléger la charge mentale et soutenir les agents dans des contextes de pression. Elles constituent également un levier pour améliorer la prévention primaire, en permettant une meilleure adaptation aux profils et contraintes variés des personnels.
Ces transformations comportent toutefois des risques organisationnels et psychosociaux. L’accroissement de la vigilance cognitive liée à la cybersécurité, l’opacité de certains systèmes algorithmiques, les craintes de substitution technologique, ainsi que le sentiment d’un contrôle numérique renforcé peuvent fragiliser le sens du travail et l’identité professionnelle, notamment chez les agents les plus expérimentés. Par ailleurs, la dématérialisation partielle du travail interroge la qualité des liens sociaux, essentiels dans un contexte où la solidarité opérationnelle fait partie intégrante de la mission.
Ce travail examine les conditions de réussite d’une transition numérique protectrice de la santé au sein d’un ministère de l’Intérieur en mutation. Il s’appuie sur une analyse des pratiques actuelles et des perceptions des agents pour identifier des leviers d’action : accompagnement à l’adaptation des compétences, explicitation des finalités et limites de l’IA dans la prise de décision, valorisation d’une culture cyber positive et maintien de la cohésion des collectifs. L’innovation n’est bénéfique que lorsqu’elle protège autant qu’elle transforme. L’enjeu consiste à faire de la modernisation numérique un vecteur de performance publique sans compromis sur la santé et le bien-être des agents qui assurent la continuité de la sécurité de la Nation.
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| th04 p111 optimiser la tracabilite des cmr grace a lintelligence artificielle auteurs geoffrey argiles 1 mickael burczyk 1 etablissement 1 prevaly toulouse france presentateur geoffrey argiles |
Th04-P111 - Optimiser la traçabilité des CMR grâce à l’intelligence artificielle
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Geoffrey Argiles (1), Mickaël Burczyk (1)
Présentateur : Geoffrey Argiles
Etablissement : (1) PREVALY, Toulouse, FRANCE
Le décret n° 2024-307 du 4 avril 2024 renforce la traçabilité de l’exposition des travailleurs aux agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR). Depuis son entrée en vigueur le 5 juillet 2024, il impose aux employeurs d’établir une liste nominative des salariés susceptibles d’être exposés à des substances classées CMR de catégorie 1A ou 1B, ou à des procédés cancérogènes définis par l’arrêté du 26 octobre 2020. Cette liste doit être transmise aux services de prévention et de santé au travail.
En 2025, les adhérents de PREVALY, service de prévention et de santé au travail de la région toulousaine, ont pu répondre à cette obligation via leur espace adhérent lors de la déclaration annuelle des effectifs. Résultat : 144 entreprises ont déclaré au moins une substance CMR ou un procédé concerné, générant un fichier brut de plus de 2000 lignes, difficilement exploitable sans traitement.
Pour relever ce défi, nous avons mobilisé l’intelligence artificielle (IA) générative pour structurer, enrichir et analyser ces données. L’outil a automatisé plusieurs étapes clés : ajout des numéros CAS manquants, vérification des classifications CMR selon l’annexe VI du règlement CLP, identification des procédés visés par le décret, et croisement des activités déclarées avec les fiches d’aide au repérage (FAR) de l’INRS afin de détecter d’éventuelles omissions.
L’IA a également permis de :
- Valider les déclarations : détection d’erreurs fréquentes (produits déclarés au lieu de substances, CMR suspectés ou non classés),
- Repérer des situations à risque : identification de populations sensibles, notamment les apprentis exposés à des agents chimiques dangereux,
- Enrichir les échanges avec les entreprises : mise en lien avec les FAR sectorielles pour faciliter le repérage des oublis.
Ce traitement a abouti à la génération de 144 fichiers personnalisés (un par entreprise), remis aux équipes pluridisciplinaires de PREVALY. Elles ont pu recontacter les adhérents pour vérifier la cohérence avec les déclarations en Suivi Individuel Renforcé (SIR) et proposer, selon les constats issus de l’analyse des fichiers, un ou plusieurs accompagnements (rappel réglementaire, aide à l’évaluation des risques, etc.)
Ce retour d’expérience illustre le potentiel de l’IA pour valoriser des données massives en santé au travail. Elle ne remplace ni l’expertise humaine ni l’analyse métier, mais constitue un levier puissant pour accélérer les processus, à condition de s’inscrire dans un cadre méthodologique rigoureux, pensé en amont.
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| th04 p112 gestion algorithmique et stress induit auteurs jean louis lagouarde 1 eva morera bueso 1 sonia larraux 1 debora da silva 1 julie grieshaber 1 catheriine lacoste 1 juliette lasoudris laloux 1 etablissement 1 acms paris france presentateur jean louis lagouarde |
Th04-P112 - Gestion algorithmique et stress induit
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Jean Louis Lagouarde (1), Eva Morera Bueso (1), Sonia Larraux (1), Debora Da Silva (1), Julie Grieshaber (1), Catheriine Lacoste (1), Juliette Lasoudris Laloux (1)
Présentateur : Jean Louis Lagouarde
Etablissement : (1) ACMS, Paris, FRANCE
Introduction La gestion algorithmique désigne l’utilisation d’outils numériques ou d’intelligence artificielle (IA) pour collecter, analyser et exploiter automatiquement des données sur l’activité ou la performance des salariés. Leur usage croissant transforme les organisations de travail. Ces nouveaux outils soulèvent la question de leur acceptabilité par les salariés et de leur impact psychosocial. Le but de ce travail était d’évaluer la perception et l’acceptabilité des outils de gestion algorithmique par les salariés suivis par un Service de prévention et santé au travail inter entreprise (SPSTI), lors des visites médicales.
Méthode Il s’agissait d’une enquête interne descriptive et anonymisée menée auprès de salariés suivis dans un SPSTI Parisien sur une période allant du lundi 13/10/2025 au mardi 28/10/2025 inclus.
Elle était basée sur un questionnaire auto administré anonyme comportant, une définition vulgarisée de la gestion algorithmique, des questions fermées sur la connaissance, l’exposition et la perception de ces dispositifs, une échelle de stress perçu (1 à 5) et une question ouverte.
Résultats Deux cent soixante-deux salariés ont répondu au questionnaire. Plus de 70% de notre effectif était constitué de salariés de moins de 44 ans (35,9% dans la tranche 18-29 ans et 35,5% dans celle 30-44 ans). Trente-cinq pour cent de l’effectif travaillait dans le secteur tertiaire, 21% dans le secteur de l’industrie et 15 % venaient du secteur santé social. Sur l’échantillon de 262 répondants, 30 % déclaraient avoir connaissance d’outils de gestion algorithmique dans leur entreprise. Trente pour cent ne savaient pas si de tels outils étaient utilisés et 40% déclaraient qu’il n’y en avait pas. Trente-cinq pour cent des salariés inclus considéraient l’utilisation d’outils algorithmique comme acceptable ou très acceptable, 40% avaient un avis neutre tandis que 25% des salariés trouvaient cela pas du tout ou peu acceptable. Vingt-trois pour cent de l’effectif considérait que l’utilisation d’outils algorithmique générait du stress. La question ouverte retrouvait le nuage de mot suivant : organisation, efficacité, optimisation, rapidité, praticité, performance, productivité, gains, deshumanisation, biais, stress, remplacement, surveillance, flicage.
Conclusion L’étude met en évidence une acceptabilité mitigée de la gestion algorithmique.
Si ces outils peuvent améliorer l’organisation du travail, ils suscitent des craintes liées au contrôle et à la perte d’autonomie. Une information transparente, un dialogue social renforcé et l’accompagnement par le service de santé au travail apparaissent indispensables pour limiter les risques psychosociaux associés à cette transformation numérique
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| th04 p113 intelligence artificielle et risques psycho sociaux auteurs celine dagrenat 1 etablissement 1 prevlink puteaux france presentateur celine dagrenat |
Th04-P113 - Intelligence artificielle et risques psycho-sociaux
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Céline Dagrenat (1)
Présentateur : Céline Dagrenat
Etablissement : (1) Prevlink, Puteaux, FRANCE
Introduction
L'IA connaît une montée en puissance rapide dans l’environnement professionnel transformant les tâches routinières et augmentant la productivité dans de nombreux secteurs.
En France, les offres d'emploi liées à l'IA ont augmenté de 252% depuis 2019, alors que les entreprises exposées à l'IA affichent une croissance de leur chiffre d'affaires par employé multipliée par trois.
Cette transformation redéfinit le travail, créant de nouveaux postes et accélérant l'évolution des compétences demandées
Méthode
L'analyse s'appuie sur des données issues d'études récentes comme l'AI Jobs Barometer 2025 de PwC, qui examine 166000 offres d'emploi en France en 2024 et des enquêtes de l'Insee sur l'adoption de l'IA par les entreprises.
Les indicateurs clés incluent la croissance des emplois exposés à l'IA, l'impact sur les salaires et les gains de productivité
D’autres études confirment que l'IA accélère la transformation des emplois, avec une exposition plus forte dans les secteurs tertiaires jusqu'à 40% des tâches potentiellement automatisables
L'IA menace l’emploi via l'automatisation des tâches répétitives. Les compétences dans les métiers exposés à l’IA évoluent 66% plus vite, accentuant un sentiment de déclassement chez les travailleurs non formés et une dépendance accrue aux machines risquant de réduire la créativité humaine
Préconisations:
-Evaluation des RPS précoce: Audits avant déploiement de l’IA pour identifier les tâches à risque et les changements technologoqiues
-Importance de la formation continue: Programmes mêlant compétences techniques et humaines pour restaurer la confiance
-Accompagnement individuel: Soutien psychologique pour les transitions, favorisant le travail "augmenté" plutôt que remplacé
-Dialogue social: Impliquer le CSE pour co-construire l'introduction de l'IA réduisant le sentiment d'exclusion
Le sentiment de déclassement s'aggrave par le "biais d'automatisation" où les travailleurs perçoivent l'IA comme une menace à leur valeur professionnelle.. Dans l'environnement professionnel cela se traduit par une hausse des RPS avec des enquêtes montrant une corrélation entre adoption rapide d'IA et absentéisme
Conclusion
L'IA transforme le travail en boostant la productivité et les emplois qualifiés mais exige une adaptation proactive pour contrer les risques de déclassement
Perspectives futures: Investir massivement dans la formation IA pour tous les niveaux, explorer l'éthique de l'IA pour un déploiement équilibré préservant l'emploi humain
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| th04 p114 prevodom outil numerique pour la prevention des aides a domicile auteurs karim benthanane 1 sandrine auffinger 2 mathieu bougie 5 patricia brousse 2 estelle lothion 3 vincent petit jean 2 nicolas thery 4 etablissement 1 apst37 chambray les tours france 2 carsat centre val de loire orleans france 3 dreets centre val de loire orleans france 4 apst41 blois france 5 cihl saran france presentateur karim benthanane |
Th04-P114 - PrevODom, outil numérique pour la prévention des aides à domicile
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Karim Benthanane (1), Sandrine Auffinger (2), Mathieu Bougie (5), Patricia Brousse (2), Estelle Lothion (3), Vincent Petit-Jean (2), Nicolas Thery (4)
Présentateur : Karim Benthanane
Etablissement : (1) APST37, Chambray-Lès-Tours, FRANCE; (2) CARSAT CENTRE VAL DE LOIRE, Orléans, FRANCE; (3) DREETS CENTRE VAL DE LOIRE, Orléans, FRANCE; (4) APST41, Blois, FRANCE; (5) CIHL, Saran, FRANCE
Introduction Dans le secteur de l’aide à domicile, les professionnels peuvent être exposés à des risques professionnels multiples (biomécaniques, physiques, organisationnels, chimiques, …) liés aux tâches effectuées et aux environnements de travail variés. Dans le cadre du Plan Régional Santé au Travail 4, un collectif d’acteurs institutionnels et de terrain (DREETS, CARSAT, SPSTI, structures d’aide à domicile) a conçu PrevODom, un outil numérique inédit et gratuit destiné à repérer, signaler et gérer les situations dangereuses avant qu’un accident du travail ou une maladie professionnelle ne survienne.
Objectifs PrevODom vise à rendre la prévention des risques plus accessible, dynamique et intégrée aux pratiques quotidiennes. L’application permet d’identifier les situations dangereuses avant toute intervention, de les signaler en cours de prestation, de générer des plans d’action correctifs et de fluidifier la communication entre les aides à domicile, les encadrants et les bénéficiaires. Elle constitue ainsi un levier d’innovation pour sécuriser les conditions de travail.
Méthodes Le projet repose sur une approche collaborative entre institutionnels et équipes de structures d’aide à domicile : identification des besoins, co-construction d’une grille de repérage des situations dangereuses, création et tests in situ d’un prototype puis améliorations de PrevODom basées sur les retours utilisateurs. Des tutoriels ont été conçus pour faciliter la prise en main rapide de l’outil.
Résultats Les tests ont confirmé l’adéquation de PrevODom avec les pratiques du terrain : simplicité d’utilisation, intérêt d’une grille de repérage construite à partir des tâches réalisées et pertinence d’un support numérique pour gérer les risques et améliorer la coordination.
Perspectives Le déploiement définitif est prévu fin février 2026, après présentation aux acteurs régionaux du secteur. Les prochaines étapes incluent la création de supports de formation, l’étude de l’intégration opérationnelle aux différents logiciels métier et une communication élargie pour favoriser l’appropriation de l’outil.
Conclusion Fruit d’une collaboration entre acteurs institutionnels et professionnels, PrevODom constitue une réponse opérationnelle pour les structures d’aide à domicile. En renforçant la prévention des risques, cet outil contribue à sécuriser les conditions de travail et à professionnaliser les pratiques, avec une ambition forte : prendre soin de soi pour bien soigner l’autre.
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| th04 p115 teleconsultation analyse des pratiques infirmieres en sante au travail auteurs kahina koulal 1 charlotte nguyen duy mat 1 etablissement 1 amet sante au travail rosny sous bois france presentateur kahina koulal |
Th04-P115 - Téléconsultation : analyse des pratiques infirmières en santé au travail
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Kahina Koulal (1), Charlotte Nguyen Duy Mat (1)
Présentateur : Kahina Koulal
Etablissement : (1) AMET Santé au Travail , Rosny Sous Bois, FRANCE
Encadré par le Code de la santé publique, la téléconsultation s’est développée pour améliorer l’accès et l’organisation des soins. En santé au travail, elle complète désormais les consultations en présentiel et répond à une demande croissante des entreprises.
Toutefois, cette évolution des pratiques des IDEST (Infirmiers diplômés d’état en santé au travail) présente plusieurs limites : difficultés techniques, absence d’examen complémentaire, questionnement sur les situations éligibles et impact sur la relation soignant-salarié. L’accès à la téléconsultation demeure inégal selon les secteurs et les publics, notamment en raison de la fracture numérique et des barrières linguistiques.
Dans ce contexte, une enquête de retour d’expérience menée auprès des IDEST de l’AMET Service de Santé au Travail Interentreprises a permis, à travers l’analyse des difficultés rencontrées, d’identifier les apports et les limites de la téléconsultation et de générer une réflexion collective sur les conditions de son développement en santé au travail.
L’étude a pour objectif d’évaluer l’appropriation des téléconsultations par les IDEST de l’AMET, d’en analyser les avantages et les enjeux, ainsi que leur impact sur la pratique professionnelle.
L’ensemble des IDEST a répondu à cette enquête, ce qui a permis de réaliser un retour complet sur la pratique de la téléconsultation.
Les IDEST perçoivent cette modalité comme un outil complémentaire, facilitant l’exercice de leur métier, et par la même se répercute positivement auprès des salariés.
Néanmoins, des limites identifiées : contraintes administratives, confidentialité parfois compromise, communication et relationnel limités, impossibilité de pratiquer les examens complémentaires requis.
Le questionnaire de fin de visite révèle une satisfaction globale des salariés, qui soulignent la praticité et l’efficacité de la téléconsultation.
Les IDEST expriment des attentes claires : maintenir un équilibre entre téléconsultations et visites en présentiel et limiter la téléconsultation aux situations adaptées.
Ces résultats montrent que la téléconsultation en santé au travail peut constituer un outil efficace, favorisant l’accessibilité, la flexibilité et la fluidité organisationnelle, lorsqu’elle est intégrée en complément des consultations en présentiel. Toutefois, son utilisation doit tenir compte des limites techniques, cliniques et relationnelles identifiées, ainsi que des contraintes liées à certains postes de travail nécessitant une évaluation directe et à certaines populations, notamment les salariés en situation de précarité ou confrontés à des barrières linguistiques. Son intégration doit rester équilibrée, adaptée aux situations professionnelles et complémentaire du présentiel.
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| th04 p116 robots collaboratifs et prevention un outil pour analyser lacceptation des utilisateurs auteurs lien wioland 1 isabelle clerc urmes 1 sophie lemonnier 2 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france 2 universite de lorraine metz france presentateur lien wioland |
Th04-P116 - Robots collaboratifs et prévention : un outil pour analyser l’acceptation des utilisateurs
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Liên Wioland (1), Isabelle Clerc-Urmès (1), Sophie Lemonnier (2)
Présentateur : Liên Wioland
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE; (2) Université de lorraine, Metz, FRANCE
Dans le contexte d’industrie du futur, la robotique collaborative est considérée comme un facteur d'amélioration des conditions de travail et de réduction des risques de TMS. Le cobot peut être qualifié de nouveau type de collaborateur. En effet, il partage le même espace de travail avec L’Humain sans être séparé par des barrières physiques, et tous deux peuvent être amenés à travailler ensemble sur certaines tâches. Cette nouvelle configuration pose la question de l’acceptation de ces cobots par les opérateurs. Cette question a été abordée par l’INRS via l’élaboration d’un questionnaire dont l’objectif était de déterminer les facteurs associés à l’intention d’usage des cobots. Ce questionnaire a comme assises théoriques les modèles de l’acceptation située (Bobillier Chaumont, 2013) ainsi que la « théorie unifiée de l'acceptation et de l'utilisation de la technologie » de Vankatesh (2003). En parallèle, l’Université de Lorraine a déployé une démarche analogue. Au final, deux questionnaires d’acceptation des cobots ont été élaborés avec les mêmes assises théoriques sans être pour autant complétement identiques. Ils ont été chacun passés auprès d’une vingtaine d’opérateurs utilisateurs. A partir de ces deux jeux de résultats, une analyse spécifique a été réalisée afin d’élaborer une nouvelle version du questionnaire uniforme à destination des préventeurs. La première étape a consisté à recoder et homogénéiser les variables des deux questionnaires. Ensuite un descriptif de chacune des bases de données recueillies et des comparaisons sur les items communs a été effectué. Des modèles de régression linaires simples et multiples avec sélection de variables de type stepwise (seuil d’entrée à 0,20 et seuil de sortie à 0,05) ont été réalisés et ont permis de mettre en évidence les facteurs associés à l’intention d’usage. De ces analyses, une version unique du questionnaire a été définie. Cette dernière est composée d’une partie initiale pour recueillir les données sociodémographiques des répondants et leur expérience avec les cobots, d’une partie qui concerne les activités de programmation du cobot et d’une dernière qui traite des activités liées à la production. Les 34 questions constituant ce questionnaire sont structurées autour de 7 dimensions déterminées à partir des assises théoriques citées précédemment, à savoir : la facilité d’utilisation du cobot, son utilité, sa performance, le collectif, l’identité professionnelle, les conditions d’intégration, la question de santé et sécurité et les affects. Cette version à destination des préventeurs peut également être utilisée comme un guide d’entretien afin d’identifier les barrières à l’acceptation des cobots par leurs utilisateurs
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| th04 p117 adhesion a lintelligence artificielle chez les medecins du travail franciliens auteurs axelle savadogo 1 herve baudelocque 1 pascal duprat 2 etablissement 1 efficience sante au travail franconville france 2 drieets ile de france saint denis france presentateur axelle savadogo |
Th04-P117 - Adhésion à l’intelligence artificielle chez les médecins du travail franciliens
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Axelle Savadogo (1), Hervé Baudelocque (1), Pascal Duprat (2)
Présentateur : Axelle Savadogo
Etablissement : (1) Efficience Santé au Travail , Franconville, FRANCE; (2) Drieets Ile-de-France, Saint-Denis, FRANCE
Introduction L'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (AA) offrent des perspectives prometteuses pour améliorer la détection précoce et la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) en santé au travail. Cependant, leur intégration requiert une compréhension des perceptions et acceptabilités de la part des médecins du travail (MdT). L’objectif de cette étude était d’explorer les connaissances, perceptions, acceptabilité et freins des MdT d’Île de France (IDF).
Méthode Un questionnaire anonyme a été diffusé auprès des MdT de la région ainsi qu’aux internes, médecins collaborateurs et médecins PAE en IDF. Période : septembre à décembre 2025. Il comportait 20 questions réparties en 5 sections : profil professionnel, connaissances en IA, perceptions, freins et attentes. Au total, 237 questionnaires ont été analysés. Des analyses statistiques descriptives ont été réalisées sous Excel® avec validation par test du X 2.
Résultats L’échantillon (N=237) comprend principalement des MdT expérimentés (76%), avec plus de 10 ans d'ancienneté, représentant 5 services. Seulement 9% ont déjà utilisé des outils numériques pour la prévention des TMS. Concernant l'IA, 81% déclarent avoir des connaissances basiques. Cependant 56% sont plutôt favorable concernant l’acceptabilité d’outil d’IA dans leur pratique médicale malgré une confiance partielle envers les algorithmes pour 72% d’entre eux. Concernant la détection des TMS, 50% pensent que l’IA aurait la capacité de détecter ces pathologies. Cependant, 83% privilégient la complémentarité des deux approches (IA + jugement clinique). Ainsi, pour l’aménagement de poste, 81% n’acceptent l’IA qu’en complément d’un avis médical. Les critères prioritaires pour juger la pertinence d’un outil sont la validation scientifique (94%), la fiabilité des résultats (84%), et la protection des données (81%). Les craintes principales concernent les biais inhérents à l’IA (73%), la standardisation (56%).
Discussion Cette étude révèle une large acceptabilité de l'IA en santé au travail par les MdT malgré une connaissance limitée du sujet. Les MdT reconnaissent la valeur potentielle de l'IA, mais essentiellement de manière complémentaire à l'expertise clinique. Les préoccupations relatives aux biais, responsabilité juridique et standardisation reflètent les enjeux éthiques actuels et soulignent l'importance d’un cadre réglementaire commun.
Conclusion Les MdT en IDF semblent favorables à l’intégration d’outils d’IA pour la prévention des TMS. Leurs déploiements nécessitent un accompagnement, des formations en IA, un respect du cadre juridique pour assurer une adoption éthique, sécurisée et utile en pratique clinique.
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| th04 p118 realite virtuelle et prevention limmersion au service de la sante au travail auteurs nathalie didier 1 lea ruiz 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france presentateur nathalie didier |
Th04-P118 - Réalité virtuelle et prévention : l’immersion au service de la santé au travail
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Nathalie Didier (1), Lea Ruiz (1)
Présentateur : Nathalie Didier
Etablissement : (1) Efficience Santé au Travail , Paris, FRANCE
Contexte et objectif : Face à la nécessité de renouveler les approches de prévention, la réalité virtuelle (VR) apparaît comme un levier prometteur pour renforcer l’engagement et la mémorisation. Efficience Santé au Travail a conduit une expérimentation visant à intégrer la VR dans la pratique quotidienne des services de santé au travail, avec pour finalité de susciter un changement durable des comportements par l’impact émotionnel et cognitif de l’immersion. Méthodologie : Des scénarios interactifs ont été développés sur casques de réalité virtuelle Pico G3 par notre partenaire Reality Academy. Diverses situations à risque en milieu professionnel ont été simulées, sans mise en danger réelle : accident de trajet, gestes et postures, conflits interpersonnels, risques psychosociaux, intégration du handicap. Les séances peuvent être proposées en individuel sur les centres médicaux ou au sein d’actions collectives (salons, afterworks). Les salariés sont ainsi acteurs de leur prévention, immergés dans des environnements proches de leur réalité professionnelle. Résultats : Les retours qualitatifs auprès de salariés de secteurs variés, mettent en évidence une nette amélioration de l’appropriation des messages de prévention et de la conscience des risques. La dimension émotionnelle de l’expérience favorise la mémorisation et déclenche des échanges plus riches lors des entretiens médicaux. Les préventeurs notent une meilleure implication des salariés, notamment sur les thématiques de sécurité routière et de gestes et postures.
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| th04 p119 piloter la prevention par la donnee sante une approche integree decisionnelle de la sante au travail chez airbus auteurs delphine bouvet 1 julien mejasson 1 max revereault 1 marielle vallee 1 nadine roussel 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur delphine bouvet |
Th04-P119 - Piloter la prévention par la donnée santé , une approche intégrée décisionnelle de la santé au travail chez AIRBUS .
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Delphine Bouvet (1), Julien Mejasson (1), Max Revereault (1), Marielle Vallee (1), Nadine Roussel (1)
Présentateur : Delphine Bouvet
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
La donnée au service de la santé au travail : une approche intégrée et décisionnelle
Dans un environnement industriel complexe et multisectoriel, la santé au travail nécessite des outils permettant d’objectiver les enjeux, de prioriser les actions de prévention et d’en mesurer l’impact. Chez Airbus, une démarche structurée d’exploitation des données de santé par le service de santé (SPST) a été développée afin de soutenir une prévention pilotée par l’analyse objective.
Deux sources complémentaires alimentent cette démarche.
La première repose sur les données issues des visites réalisées par le SPST , agrégées au sein d'un observatoire interne, ARGOS (Analyse des Résultats Globaux pour un Observatoire Santé) constituant un véritable tableau de bord de la santé intégrée. Ce tableau de bord repose sur 5 indicateurs :
risques psychosociaux (RPS),
scores de risque cardiovasculaire,
accidentologie,
restrictions médicales,
absences longues liées à des problématiques de santé.
La seconde s’appuie sur EVREST (Évolutions et Relations en Santé au Travail), basé sur un questionnaire standardisé renseigné par les salariés lors des visites périodiques. EVREST permet de recueillir des données déclaratives sur la santé perçue, les expositions professionnelles et les contraintes de travail, offrant une lecture qualitative et longitudinale du vécu professionnel.
Ces indicateurs offrent une lecture intégrée et homogène des enjeux de santé au travail.
Niveaux de lecture et restitution
Les analyses sont réalisées à trois niveaux :
– global Airbus,
– sectoriel (ex. Final Assembly Line – FAL ou territoire),
– localisé (unité ou équipe).
Chaque secteur dispose semestriellement d’une restitution graphique synthétique, incluant un top 3 de ses enjeux de santé. Un focus terrain est systématiquement réalisé, notamment sur les situations à risque de TMS, afin de relier les indicateurs aux réalités opérationnelles.
Cette approche permet d’identifier les 20 % de causes responsables de 80 % des effets en matière de santé, facilitant la priorisation des actions de prévention. Les données, strictement anonymisées et collectives, constituent un outil d’aide à la décision pour les managers, les équipes de sécurité et prévention et le service de santé au travail.
Le croisement des données issues d’ARGOS et d’EVREST permet de décider une voie de prévention , anticiper et mesurer les impacts , au plus près des besoins des unités et des salariés.
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| th04 p120 collaboration expert intelligence artificielle en prevention des risques en spst auteurs jean ramanandratisiory 1 frederic denizot 1 catherine joseph 1 gauthier bellagamba 1 anne landi 1 etablissement 1 groupement interprofessionnel medico social marseille france presentateur jean ramanandratisiory |
Th04-P120 - Collaboration expert/intelligence artificielle en prévention des risques en SPST
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Jean Ramanandratisiory (1), Frédéric Denizot (1), Catherine Joseph (1), Gauthier Bellagamba (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Jean Ramanandratisiory
Etablissement : (1) Groupement Interprofessionnel Médico-Social , Marseille, FRANCE
Introduction Les experts de la prévention des risques évoluent dans un contexte réglementaire évolutif et de charge documentaire élevée, liée à des exigences accrues de formalisation et de traçabilité. Une part importante de leur activité est consacrée à la préparation, à la recherche documentaire et à la rédaction, parfois au détriment du temps d’analyse approfondie et d’observation de terrain, avec une hétérogénéité des pratiques et de la qualité des livrables.
Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) regroupe des outils capables de traiter de grands volumes de données afin d’en faciliter l’analyse et la structuration, et peut être envisagée comme un appui au travail de l’expert. Au GIMS, une première analyse des différents outils a mis en évidence des gains opérationnels potentiels sur des tâches ciblées, tout en soulignant la nécessité de cadrer précisément le déploiement de l’IA au regard des enjeux de fiabilité, de responsabilité, de confidentialité et d’acceptabilité. Objectif L’objectif de ce travail est de conduire une pré-étude afin d’identifier les tâches pouvant être assistées par l’IA et de préciser les modalités de pilotage de ces outils par l’expert dans une logique de collaboration durable et responsable. Approche et recueil de données La démarche repose sur un questionnaire structuré destiné aux 153 professionnels de la prévention des risques, dans notre SPST dont 50 médecins et 22 experts métiers. Ce questionnaire recueille des informations sur les pratiques professionnelles, les contraintes opérationnelles, les usages ou perceptions de l’IA, ainsi que les critères d’un usage acceptable (fiabilité, explicabilité, contrôle humain, confidentialité, périmètre). Analyses prévues Les réponses permettront d’identifier les tâches pouvant être confiées à l’IA et celles relevant du jugement d’expert. L’analyse visera également à définir précisément le rôle de l’expert dans le pilotage de l’IA (cadrage, contrôle, validation), afin de proposer des configurations de collaboration homme et l'IA adaptées aux pratiques réelles. Discussion et conclusion Plusieurs travaux récents montrent que, si l’IA peut être performante sur des tâches structurées, sa valeur ajoutée repose principalement sur une collaboration étroitement pilotée par l’expert. Cette pré-étude vise à poser les bases d’un cadre d’intégration responsable de l’IA en santé au travail, permettant une évolution maîtrisée des pratiques, tout en préservant le rôle central du jugement humain et en anticipant les limites, les dépendances et les risques de dérives. Ce cadre d’étude pourrait être proposé dans un second temps à l’échelle régionale intégrant 16 SPST.
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| th04 p121 impact de la cobotique sur les troubles musculosquelettiques du membre superieur dans lindustrie electronique auteurs aymen zaguia 2 abir ayadi 1 mariem kacem 2 mohamed salah el haloues 2 mohamed hedi zommiti 2 imene magroun 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital abderrahmane mami ariana tunisie 2 service de medecine du travail autonome _entreprise delectronique ben arous tunisie presentateur abir ayadi |
Th04-P121 - Impact de la cobotique sur les troubles musculosquelettiques du membre supérieur dans l’industrie électronique
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Aymen Zaguia (2), Abir Ayadi (1), Mariem Kacem (2), Mohamed Salah El Haloues (2), Mohamed Hédi Zommiti (2), Imene Magroun (1)
Présentateur : Abir Ayadi
Etablissement : (1) Service de médecine du travail - Hôpital Abderrahmane Mami, Ariana, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail autonome _entreprise d’électronique, Ben Arous, TUNISIE
Introduction Les troubles musculosquelettiques (TMS) restent fréquents dans l’industrie manufacturière malgré les exigences accrues de performance, de sécurité et de qualité de vie au travail. La robotique collaborative «?cobotique?» se présente comme une solution innovante et ergonomique pour réduire ces maladies professionnelles.
Objectifs Décrire l’impact de l’intégration de la cobotique sur les TMS du membre supérieur et des accidents du travail (AT) au niveau des postes à fort risque postural, et évaluer l’effet de la cobotisation sur l’évolution des douleurs au niveau des MS aux postes étudiés.
Méthodes Une étude ergonomique interventionnelle a été menée de janvier 2024 à janvier 2025 dans une entreprise d’électronique auprès de six opérateurs des postes «?vissage?» et «?presse blindage?», à haut risque postural (score RULA ”Rapid Upper Limb Assessment” ≥ 5). Des cobots ont été introduits en Juillet 2024. Leur impact a été évalué via l’analyse RULA, l’échelle visuelle analogique (EVA) de la douleur avant et après l’intervention ergonomique, et à partir des données des dossiers médicaux.
Résultats Notre étude ergonomique a porté sur six opératrices âgées de 28 à 45 ans, travaillant sur deux postes à risque postural élevé (score RULA ≥ 5) : presse blindage (n=3) et vissage (n=3). Les scores RULA, après cobotisation, ont diminué de 5 à 3 pour les deux postes cobotisés, soit une amélioration de 40% avec passage d'un niveau de risque d’élevé à modéré. L’analyse détaillée par articulation a montré une amélioration des scores EVA : au poste «?presse blindage?», les douleurs ont diminué de 50% au poignet, 100?% au coude et 20% à l’épaule ; au poste «?vissage?», la réduction était de 60% au poignet, 100% au coude et 50?% à l’épaule. Les AT ont chuté de 89% après l’intervention ergonomique, passant de neuf à un seul AT.
Conclusion L’intégration de cobots dans des tâches à risque postural élevé a réduit les contraintes biomécaniques, amélioré les scores RULA et diminué douleurs articulaires et AT, ouvrant des perspectives prometteuses pour la prévention durable des TMS dans l’industrie électronique.
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| th04 p122 analyse sectorielle des environnements professionnels pour agir en prevention primaire auteurs julie vonarx 1 corentin paillette 2 victor goulet 3 cynthia andre lubin 3 emilie calabre 4 etablissement 1 apst18 bourges france 2 santra plus gonfreville l orcher france 3 ciamt paris france 4 meersens lyon france presentateur victor goulet |
Th04-P122 - Analyse sectorielle des environnements professionnels pour agir en prévention primaire
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Julie Vonarx (1), Corentin Paillette (2), Victor Goulet (3), Cynthia Andre-Lubin (3), Emilie Calabre (4)
Présentateur : Victor Goulet
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE; (2) SANTRA PLUS, Gonfreville L'orcher, FRANCE; (3) CIAMT, Paris, FRANCE; (4) MEERSENS, Lyon, FRANCE
Afin de renforcer l’offre socle des SPST, l’utilisation de solutions innovantes de métrologie apporte de nouvelles possibilités. Ainsi, l’APST18, le CIAMT et SANTRA PLUS s’associent pour développer des signatures environnementales par secteur d’activité afin de prioriser et de cibler des actions de prévention primaire.
Présentée au congrès de 2024, la solution de capteurs Meersens a été déployée par les trois SPST auprès de leurs adhérents, permettant une mesure simple et rapide de la qualité environnementale. La collecte des données est réalisée dans tout type de secteur d’activité en cohérence avec les portefeuilles d’adhérents et les enjeux territoriaux.
Les capteurs mesurent en continu particules fines, CO₂, COV, bruit, température et humidité pendant 7 jours. Les mesures réalisées en entreprise constituent un volume important de données par secteur d’activité. L’analyse de ces données permet d’identifier des signatures environnementales et de mieux comprendre les risques spécifiques auxquels les salariés sont exposés. Les données récoltées, grâce à des outils d’IA, génèrent des recommandations de prévention sectorielles, qui sont ensuite validées et/ou ajustées par les préventeurs. Les modifications apportées alimentent une base de données commune, utilisée pour réentraîner l’IA et améliorer la pertinence des recommandations. Un rapport synthétique, clair et opérationnel est transmis à l’adhérent.
Les premiers résultats montrent une hétérogénéité intrasectorielle significative. Par exemple, certains salons de coiffure ont montré des niveaux de particules et de COV bien au-dessus de la médiane du secteur, tandis que d'autres sont restés bien en dessous de la moyenne grâce à une ventilation efficace et à une gestion des produits.
La signature environnementale permettra aux équipes de santé au travail de signaler les anomalies spécifiques au lieu de travail et de formuler des recommandations de prévention ou des métrologies complémentaires, en se basant sur les entreprises les plus performantes du même secteur d’activité.
La mutualisation des données issues des campagnes de mesure, ainsi que de la base de connaissances associée aux recommandations, entre les différents SPST constitue un levier puissant pour améliorer la précision de l’identification des pollutions spécifiques par secteur, renforcer la mise en œuvre des actions de prévention et améliorer la santé des travailleurs.
Ce projet constitue un levier structurant pour moderniser l’évaluation des ambiances de travail. Il renforce la capacité d’aide à la décision, optimise les pratiques de prévention primaire et positionne le SPSTI comme acteur de référence en matière d’innovation et de performance en santé au travail.
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| th04 p123 evaluation des connaissances attitudes et pratiques relatives a lia des medecins du travail et les professionnels hse auteurs mejda bani 2 mohamed anouar aissa 3 nada mjahed 1 ghada bahri 2 meriem mersni 2 siwar chemingui 2 abada mhamdi 4 nizar laadhari 2 etablissement 1 efficience sante au travail paris france 2 universite tunis manar faculte de medecine de tunis service de medecine du travail et de pathologie professionnelle hopital charles nicolle tunis tunisie 3 groupement medecine du travail kairouan tunisie kairouan tunisie 4 universite tunis manar faculte de medecine de tunis laboratoire de recherche lr24es10 tunis tunisie presentateur nada mjahed |
Th04-P123 - Evaluation des connaissances, attitudes et pratiques relatives à l’IA des médecins du travail et les professionnels HSE
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Mejda Bani (2), Mohamed Anouar Aissa (3), Nada Mjahed (1), Ghada Bahri (2), Meriem Mersni (2), Siwar Chemingui (2), Abada Mhamdi (4), Nizar Laadhari (2)
Présentateur : Nada Mjahed
Etablissement : (1) Efficience santé au travail, Paris, FRANCE; (2) : Université Tunis Manar, Faculté de Médecine de Tunis, Service de Médecine du Travail et de Pathologie Professionnelle- Hôpital Charles Nicolle, , Tunis, TUNISIE; (3) Groupement Médecine du travail Kairouan, Tunisie, Kairouan, TUNISIE; (4) Université Tunis Manar, Faculté de Médecine de Tunis, Laboratoire de recherche LR24ES10, Tunis, TUNISIE
Introduction L’intelligence artificielle (IA) offre des perspectives majeures en santé et sécurité au travail (SST), notamment en matière de surveillance épidémiologique, d’analyse prédictive des risques et d’optimisation des actions de prévention. En médecine du travail, son déploiement demeure toutefois limité dans certaines régions et pays, c’est le cas de la Tunisie.
Objectif Comparer les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) relatives à l’IA entre médecins du travail et professionnels HSE.
Méthodes Une étude transversale comparative a été menée en Tunisie entre janvier et avril 2025 auprès de professionnels de la santé au travail.
Les participants comprenaient des médecins du travail (n=51) et des professionnels HSE, incluant des responsables en exercice et des étudiants de troisième année (n=30).
Les données ont été recueillies à l’aide de questionnaires anonymes auto-administrés en ligne, explorant le profil socio-professionnel, les connaissances en IA, les attitudes, les pratiques actuelles et les besoins en formation.
Résultats Les médecins du travail étaient majoritairement âgés de 35–45 ans et disposaient d’une expérience professionnelle plus élevée, tandis que les professionnels HSE étaient plus jeunes et moins expérimentés. L’usage des outils d’IA générative était plus fréquent chez les médecins du travail (33 %), mais restait globalement limité dans les deux groupes. Le niveau de connaissance en IA était principalement jugé débutant chez les médecins et modéré chez une partie des professionnels HSE. Les bénéfices perçus différaient selon le profil : les médecins du travail mettaient davantage en avant la prédiction des risques professionnels et l’amélioration de l’analyse des données, tandis que les professionnels HSE soulignaient surtout l’impact de l’IA sur la culture de sécurité et la formation. Les principaux freins étaient communs aux deux groupes, dominés par le manque de compétences techniques, les difficultés d’intégration des outils et les préoccupations éthiques, en particulier la confidentialité des données.
Conclusion Médecins du travail et professionnels HSE partagent un intérêt marqué pour l’IA et reconnaissent son potentiel en SST, tout en présentant des profils de connaissances et des attentes distincts. Ces résultats plaident pour des stratégies de formation différenciées mais complémentaires, ainsi que pour l’élaboration de cadres éthiques et réglementaires communs, afin de favoriser une intégration progressive, responsable et centrée sur l’humain de l’IA en santé au travail.
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| th04 p124 survbiohap outil daide a linterpretation de la biosurveillance de lexposition aux hap pour le medecin du travail auteurs renaud persoons 1 vincent bonneterre 1 pascal petit 2 etablissement 1 chu grenoble alpes universite grenoble alpes grenoble france 2 univ grenoble alpes cnrs umr 5217 grenoble inp lig grenoble france presentateur renaud persoons |
Th04-P124 - SurvBioHAP : Outil d’aide à l’interprétation de la biosurveillance de l’exposition aux HAP pour le médecin du travail
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Renaud Persoons (1), Vincent Bonneterre (1), Pascal Petit (2)
Présentateur : Renaud Persoons
Etablissement : (1) CHU Grenoble Alpes - Université Grenoble Alpes, Grenoble, FRANCE; (2) Univ. Grenoble Alpes, CNRS, UMR 5217, Grenoble INP, LIG, Grenoble, FRANCE
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) forment une famille de polluants cancérigènes ubiquitaires, classés prioritaires par l’Union Européenne. En raison de leur toxicité et de leur présence dans de très nombreux procédés industriels (métallurgie, sapeurs-pompiers, cokeries, bitumes, gaz d’échappement, produits carbonés), Il est essentiel de quantifier l’exposition interne des populations exposées aux HAP.
Le 1-hydroxypyrène (1-OHP), métabolite urinaire du pyrène, est le biomarqueur le plus dosé. L’ACGIH précise que la valeur biologique d’interprétation (VBI) actuelle de ce marqueur (1 µmol/mol créatinine), basée sur la génotoxicité, doit être adaptée en fonction de la proportion relative de pyrène (non cancérogène) et de Benzo(a)Pyrène (cancérogène) dans l’air sur le lieu de travail. Cependant, la complexité et le coût des mesures atmosphériques rendent leur réalisation systématique impossible. Pour répondre à cette problématique et dans une optique de formation et de sensibilisation à la surveillance biologique des expositions professionnelles (SBEP), un outil interactif d’aide à l’interprétation de la SBEP aux HAP a été développé : SurvBioHAP. Cet outil s’appuie sur une revue de la littérature regroupant plus de 5000 métrologies atmosphériques provenant de 19 pays, 15 secteurs industriels, 79 processus d’émission et 213 activités professionnelles.
Disponible gratuitement, SurvBioHAP permet d’estimer la VBI du 1-OHP selon le contexte professionnel (secteur, poste, activité) en tant compte du ratio Pyrène/BaP atmosphérique. L’outil offre diverses fonctionnalités : prise en compte du port d’un équipement de protection respiratoire et de son facteur de protection assigné (FPA), génération ou import de fichiers de concentrations urinaires de 1-OHP, estimation des probabilités de dépassement de la VBI. Des boutons d’aide guident l’utilisateur dans la configuration et l’interprétation des résultats. Tous les résultats sont téléchargeables. Une version avancée en anglais, appelée PAH HBM tool, a également été développée.
SurvBioHAP est un outil en évolution continue, régulièrement enrichi de nouvelles données et fonctionnalités. Il s’adresse principalement aux médecins et infirmiers du travail (SPSTI, SPSTA, CRPPE), en leur fournissant un cadre de recommandation avec des VBI spécifiques au contexte professionnel, pour faciliter l’interprétation de la SBEP aux HAP. Une démonstration de l’outil peut être réalisée en direct.
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| th04 p125 intelligence artificielle en sante au travail enquete sur les connaissances attitudes et pratiques kap des professionnels auteurs faten bouden 1 myriam fendri 1 imen youssfi 2 etablissement 1 chu de montpellier montpellier france 2 cihl service de prevention et de sante au travail du loiret orleans france presentateur imen youssfi |
Th04-P125 - Intelligence artificielle en santé au travail: Enquête sur les Connaissances, Attitudes et Pratiques (KAP) des professionnels.
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Faten Bouden (1), Myriam Fendri (1), Imen Youssfi (2)
Présentateur : Imen Youssfi
Etablissement : (1) CHU de Montpellier, Montpellier, FRANCE; (2) CIHL - Service de Prévention et de Santé au Travail du Loiret, Orléans, FRANCE
Introduction
L'intégration de l'intelligence artificielle (IA) en santé au travail soulève des enjeux organisationnels, éthiques et professionnels, justifiant une évaluation des connaissances, attitudes et pratiques des acteurs concernés.
Méthodes
Etude transversale, descriptive et analytique, menée auprès des professionnels en santé au travail (PST) sur une période de 3 mois. Un questionnaire a été distribué sur la plateforme limesurvey. Le recueil des données s’est basée sur un questionnaire préalablement établie inspirée d’autres études KAP. La diffusion a été faite par mail via limesurvey. L’analyse des données a été faite par le logiciel SPSS 26.0.
L'objectif était d'évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des professionnels de santé en médecine du travail concernant l'IA, ainsi que les facteurs associés à son acceptabilité et à son usage.
Résultats
La population était de 80 PST. L'âge moyen était de 48,1 ± 10,2 ans, avec une prédominance féminine (sex ratio=0,25). Les médecins du travail représentaient 55% de l échantillon suivis par les infirmiers(25%). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 11,7 ± 8,6 ans. 75% des PST exerçaient dans la fonction publique hospitalière. Cinquante-deux PST estimaient leurs connaissances faibles. Les bonnes réponses sue la définition et l’identification des outils de l’IA étaient respectivement 49 et 39.
L'intérêt pour une formation à l'IA était rapporté par 91,2%. Une différence significative était observée entre professions concernant la crainte de déshumanisation (médecins 56,8 % vs infirmiers 20 %, p=0,018). L'usage actuel de l'IA était plus fréquent dans le secteur privé que dans le secteur public hospitalier (65 % vs 36,7 %, p = 0,038). Les obstacles exprimés par les professionnels de santé au travail de la fonction publique étaient l’incertitude réglementaire (70 %), le manque de formation (67,5 %) et la difficulté d’intégration avec les logiciels existants (57,5 %). Les participants ayant déjà utilisé l'IA déclaraient plus fréquemment un gain de temps attendu (74,3 % vs 46,7 %, p = 0,021). Aucune différence significative n'était retrouvée selon l'âge, le sexe, l'ancienneté professionnelle ou le niveau de connaissance concernant l'intérêt pour la formation ou la disposition à intégrer l'IA.
Conclusion
Cette étude met en évidence une forte demande de formation et une disposition élevée à l'intégration de l'IA en santé au travail. Des différences significatives sont observées selon la profession, le secteur d'exercice et l'usage préalable de l'IA, tandis que l âge, le sexe et l'expérience professionnelle n'influencent pas les attitudes déclarées.
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| th04 p126 nouvelles technologies et prevention des troubles musculosquelettiques revue de la litterature auteurs olfa jlassi 1 amel ben chaira 1 jihene rejeb 1 abir ayadi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmen mami ariana tunisie presentateur olfa jlassi |
Th04-P126 - Nouvelles technologies et prévention des troubles musculosquelettiques : Revue de la littérature
Thème: Thème 04 - Intelligence artificielle, innovations numériques et santé au travail
Auteurs : Olfa Jlassi (1), Amel Ben Chaira (1), Jihene Rejeb (1), Abir Ayadi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Olfa Jlassi
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmen Mami, Ariana, TUNISIE
Introduction Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent un enjeu prioritaire de santé au travail. En Tunisie, ils représentaient 90 % des maladies professionnelles déclarées selon les dernières statistiques de la CNAM en 2023, soulignant l’ampleur du problème. Les démarches classiques d’évaluation des risques professionnels reposaient sur des méthodes d'observation directe (RULA, REBA, OWAS) qui, s'avèrent subjectives, chronophages et limitées par la variabilité entre les observateurs, justifiant le recours à des outils innovants dans un objectif de prévention primaire.
Objectif Identifier les nouvelles technologies utilisées dans l’évaluation des risques et la prévention des TMS.
Méthodes Une revue de la littérature a été réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Google Scholar pour la période 2020-2025. Ont été incluses les publications analysant l’apport des nouvelles technologies à l’évaluation des risques et à la prévention des TMS.
Résultats La littérature montre l’émergence des nouvelles technologies dites technologies de l'Industrie 4.0. Ces technologiesmarquent un passage vers une démarche de prévention quantitative et proactive. Parmi ces technologies, on trouve les capteurs portables et l’Internet des objets permettent une mesure quantitative et continue des contraintes biomécaniques, améliorant la traçabilité des expositions. La capture de mouvement sans marqueur utilise l'intelligence artificielle et de simples vidéos par smartphone pour analyser les postures avec une précision de 95 %, tout en réduisant le temps d'analyse de 70 % à 90 %. Les exosquelettes apparaissent comme des aides techniques à la réduction de la charge physique. La réalité virtuelle, qui crée un univers numérique, facilite l’intégration de l’ergonomie dès la conception.
Conclusion Ces technologies constituent des outils complémentaires de la démarche de prévention des TMS. En Tunisie, leur intégration progressive nécessite une adaptation au contexte socio-économique, un renforcement des compétences en santé au travail et un cadre réglementaire garantissant la protection des données et l’acceptabilité des travailleurs.
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| e p3 9 centres de tri des dechets demballages menagers risques professionnels auteurs clemence fourneau 1 stephane le lay 2 amandine paillat 1 alexis larousse 1 thomas coutrot 3 ronan levilly 8 quentin morelot 4 cosmin patrascu 5 patrick rousseaux 6 isabelle thaon 7 etablissement 1 anses charenton le pont france 2 institut de psychodynamique du travail asti ipdt paris france 3 institut de recherches economiques et sociales montreuil france 4 acms suresnes france 5 ametra06 nice france 6 universite de poitiers institut p poitiers france 7 universite de lorraine chru de nancy nancy france 8 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur clemence fourneau |
E-P3 -9 - Centres de tri des déchets d’emballages ménagers : risques professionnels
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Clémence Fourneau (1), Stéphane Le Lay (2), Amandine Paillat (1), Alexis Larousse (1), Thomas Coutrot (3), Ronan Levilly (8), Quentin Morelot (4), Cosmin Patrascu (5), Patrick Rousseaux (6), Isabelle Thaon (7)
Présentateur : Clémence Fourneau
Etablissement : (1) Anses, Charenton-Le-Pont, FRANCE; (2) Institut de psychodynamique du travail ASTI/IPDT, Paris, FRANCE; (3) Institut de recherches économiques et sociales, Montreuil, FRANCE; (4) ACMS, Suresnes, FRANCE; (5) AMETRA06, Nice, FRANCE; (6) Université de Poitiers, Institut P’, Poitiers, FRANCE; (7) Université de Lorraine, CHRU de Nancy, Nancy, FRANCE; (8) INRS, VandœUvre-Lès-Nancy, FRANCE
Dans une première expertise publiée en 2019, l’Agence avait dressé un panorama général du secteur des déchets au niveau national (organisation des activités, encadrement réglementaire, santé des travailleurs, dynamiques socio-économiques…) et proposé un regroupement des différentes filières de gestion des déchets selon les risques sanitaires pour les travailleurs et notamment le niveau de connaissance sur les risques. Outre le constat global d’un manque de données sur les risques sanitaires pour les professionnels du secteur, cette première expertise avait identifié notamment la filière « Emballages ménagers » (papiers-cartons, plastiques, métaux et verre) en tant que filière à risques potentiels élevés.
Dans la continuité de ces premiers travaux, l’Agence s’est donc autosaisie pour réaliser une seconde expertise afin d’évaluer les risques sanitaires pour les travailleurs impliqués dans les activités de collecte, tri, valorisations (matière et énergétique) et stockage des ordures ménagères (OM).
Suite à la documentation et à l’analyse des dangers auxquels sont exposés les travailleurs impliqués dans les différentes activités de cette filière, l’Anses a mené une analyse approfondie des risques sanitaires pour les travailleurs impliqués spécifiquement dans l’étape de tri des déchets d’emballages ménagers et assimilés.
Parmi les questions investiguées dans cette analyse de risques figurent la caractérisation de la population de travailleurs, la caractérisation des expositions professionnelles (nature des substances, matières ou produits, concentrations, durées…) et des atteintes à la santé selon les activités concernées. Toutes les typologies de nuisances ou contraintes sanitaires pour les travailleurs (chimiques, biologiques, physiques, organisationnelles et relationnelles) ont été considérées. Cette analyse documente également les accidents identifiés dans les centres de tri ainsi que les mesures de prévention existantes.
Une synthèse des conclusions et des recommandations principales en matière de prévention des risques pour les travailleurs des centres de tri, notamment vis-à-vis des risques biologiques, sera présentée lors du Congrès.
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| e p4 1 expositions professionnelles au protoxyde d azote meopa prise en charge par le medecin du travail auteurs jerome langrand 1 bastien flaunet 1 carole morneau 2 helene sempere 1 laetitia elie 3 malard stephane 3 herve laborde casterot 1 etablissement 1 centre antipoison de paris cppe fernand widal paris france 2 caisse regionale dassurance maladie dile de france paris france 3 institut national de recherche et de securite paris france presentateur jerome langrand |
E-P4 -1 - Expositions professionnelles au protoxyde d'azote (MEOPA) : prise en charge par le médecin du travail
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Jérôme Langrand (1), Bastien Flaunet (1), Carole Morneau (2), Hélène Sempere (1), Laetitia Elie (3), Malard Stéphane (3), Hervé Laborde-Casterot (1)
Présentateur : Jérôme Langrand
Etablissement : (1) Centre Antipoison de Paris - CPPE Fernand Widal, Paris, FRANCE; (2) Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France, Paris, FRANCE; (3) Institut National de Recherche et de Sécurité, Paris, FRANCE
Le MEOPA (mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote - N2O) est un gaz utilisé pour ses effets thérapeutiques anxiolytiques et analgésiques. Le protoxyde d’azote est aussi de manière récréative et illicite pour ses effets euphorisants (d’où son appellation « gaz hilarant »). De longue date, ce gaz a une réputation d’innocuité, entraînant une sous-estimation des risques liés à sa consommation ou son utilisation. L’augmentation importante de son usage récréatif ces dernières années a fait prendre conscience de sa toxicité, entrainant une épidémie d'effets neurologiques et cardiovasculaires. Dans le cadre professionnel, le personnel soignant peut être fortement exposé, avec de réels risques sanitaires actuellement niés ou sous-estimés. Dans le cadre d’utilisation du MEOPA, plusieurs affaires rapportées au centre antipoison de Paris ont mis en évidence des situations d’exposition des salariés dans l’air de box de soins à des concentrations du N2O très supérieures aux VLEP préconisées par l’ANSES, et aux seuils de toxicité chronique.
Les professionnels venus consulter présentaient une symptomatologie neurologique évocatrice d’effets toxiques liés au N2O, à la fois aiguë pendant les séances, mais également chronique. Leur bilan paraclinique, semblable à celui préconisé lors d’expositions récréatives, était le plus souvent normal, faute d’une sensibilité suffisante. Une mise au point pour le médecin du travail sur la manière de prendre en charge ces expositions professionnelles apparaît utile. Sur le plan individuel, il faut identifier les personnels exposés au N2O et mettre en place un suivi médical spécifique à la recherche d’une symptomatologie aiguë et chronique. Sur le plan collectif, la mesure des concentrations atmosphériques est indispensable pour évaluer les niveaux d’exposition et préconiser si besoin la mise en place de systèmes de captation. Il existe pour les patients des systèmes de masques à double enveloppe avec valve à la demande, qui ont démontré leur efficacité en captant à la fois les gaz exhalés et les fuites avant qu’ils ne se dispersent dans la salle, permettant d’obtenir des concentrations inférieures à la VLEP-8h, comme décrit dans des travaux récents de l’INRS. En présence d’une symptomatologie chez les salariés concernés, il conviendra à la fois de cesser leur exposition et compléter le bilan, de recontrôler les concentrations atmosphériques dans les locaux, et de revoir les mesures de prévention mises en place.
Sur le terrain, une situation avec forte exposition des soignants dans un hôpital francilien s’est rapidement normalisée suite à une coopération très fructueuse entre le médecin du travail, la consultation de pathologie professionnelle, la Cramif et l’INRS.
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| e p4 2 exposition au dioxyde de carbone lors des seances de neurocryostimulation auteurs marion chambon 1 anthony chaverot 1 herve subtil 1 christelle machon 1 vincent reneric 1 nathalie tortosa 1 amelie massardier pilonchery 1 francois parant 1 etablissement 1 hospices civils de lyon lyon france presentateur francois parant |
E-P4 -2 - Exposition au dioxyde de carbone lors des séances de neurocryostimulation
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Marion Chambon (1), Anthony Chaverot (1), Hervé Subtil (1), Christelle Machon (1), Vincent Reneric (1), Nathalie Tortosa (1), Amélie Massardier-Pilonchery (1), François Parant (1)
Présentateur : François Parant
Etablissement : (1) Hospices Civils de Lyon, Lyon, FRANCE
Contexte L’appareil CRYO+ (Cryonic Médical, France) est un dispositif de neurocryostimulation (NCS) utilisé en chirurgie orthopédique pour soulager la douleur, réduire l’inflammation et favoriser le drainage des hématomes. Il fonctionne par projection locale de dioxyde de carbone (CO?) ultra-froid (-78 °C) sous haute pression, provoquant un choc thermique cutané rapide à l’origine d’effets analgésiques, anti-inflammatoires, vasculaires, lymphatiques et myorelaxants. Son utilisation expose toutefois les professionnels à des risques liés au froid extrême et à l’emploi de CO? sous pression. Objectif Évaluer au regard des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) disponibles le niveau d’exposition au CO? en situation réelle de soin. Méthodes Les expositions au CO? ont été mesurées lors des séances de NCS pratiquées dans le service de chirurgie orthopédique de l’hôpital Édouard Herriot (Hospices Civils de Lyon). Les mesures de CO? ont été effectuées à proximité des voies respiratoires du kinésithérapeute réalisant le soin (analyseur portable Testo 440 équipé d’une sonde de CO?, Testo, France) associés à des mesurages atmosphériques ambiants (analyseur NEMo, Ethera, France). Résultats Au total, 57 séances de NCS ont fait l’objet d’une évaluation de l’exposition au CO?. La durée d’un soin avec le CRYO+ n’est pas fixe, mais se fait généralement en quelques secondes à quelques minutes, selon la zone traitée (majoritairement des genoux) et le protocole choisi par le praticien. Les concentrations atmosphériques de CO? augmentent progressivement au cours de la séance de NCS et continuent de croître après l’arrêt du traitement, en raison du temps nécessaire à la sublimation du CO?. Le pic d’exposition est généralement atteint environ deux minutes après la fin de la NCS, puis les niveaux de CO? diminuent relativement rapidement. La médiane des concentrations maximales de CO? enregistrées pour chacune des 57 séances est de 4 600 ppm. Des concentrations supérieures à 10 000 ppm - correspondant à la VLCT-15 min en vigueur en Allemagne et en Suède (aucune VLEP-15 min n’étant définie en France) - ont été observées à quatre reprises sur un total de 57 séances. Toutefois, la durée de dépassement du seuil de 10 000 ppm n’a jamais excédé 5 à 6 minutes. Les concentrations maximales de CO? sont corrélées à la durée du traitement (r²=0.44). Conclusion Les pics d’exposition au CO? peuvent potentiellement expliquer des plaintes exprimées par les kinésithérapeutes (maux de têtes notamment). Des actions simples (limiter la durée de la séance, aérer la salle de soin) permettent de réduire l’exposition du personnel au CO?.
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| e p4 3 pneumopathies interstitielles diffuses chez les platriers investigation dun signal emergent auteurs stephanie kleinlogel 1 pascal andujar 4 eva ougier 2 antoine villa 5 dominique tripodi 6 juliette bloch 2 du rnv3pe membres 3 etablissement 1 service de pathologie professionnelle et environnementale des hopitaux universitaires de strasbourg strasbourg france 2 agence nationale de securite sanitaire de l alimentation de l environnement et du travail anses maisons alfort france 3 reseau national de vigilance et de prevention des pathologies professionnelles rnv3p anses maisons alfort france 4 centre de consultation de pathologies professionnelles et de l environnement de creteil creteil france 5 service de medecine et sante au travail de la timone marseille france 6 centre de consultation de pathologies professionnelle de nantes nantes france presentateur stephanie kleinlogel |
E-P4 -3 - Pneumopathies interstitielles diffuses chez les plâtriers : investigation d’un signal émergent.
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Stéphanie Kleinlogel (1), Pascal Andujar (4), Eva Ougier (2), Antoine Villa (5), Dominique Tripodi (6), Juliette Bloch (2), Du Rnv3Pe Membres (3)
Présentateur : Stéphanie Kleinlogel
Etablissement : (1) Service de pathologie professionnelle et environnementale des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (2) Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail (Anses), Maisons-Alfort, FRANCE; (3) Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), Anses, Maisons-Alfort, FRANCE; (4) Centre de consultation de pathologies professionnelles et de l'environnement de Créteil, Créteil, FRANCE; (5) Service de Médecine et Santé au travail de la Timone , Marseille, FRANCE; (6) Centre de consultation de pathologies professionnelle de Nantes, Nantes, FRANCE
Le groupe de travail (GT) « Emergence » du Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles et Environnementales (RNV3PE) de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a pour objectif de détecter et d’expertiser de nouveaux signaux de pathologies professionnelles, en vue d’alerter précocement les autorités pour la mise en œuvre d’actions de prévention. Sa démarche est basée sur une veille bibliographique et l’analyse de cas cliniques.
Ainsi, le Centre de Consultation de Pathologies Professionnelles et de l’Environnement (CCPPE) du CHU de Nantes a rapporté le cas d’un homme de 56 ans, plâtrier-plaquiste pendant 23 ans, atteint d’une pneumopathie interstitielle diffuse (PID). L’analyse de ses activités professionnelles antérieures conclut à une exposition pendant 23 ans aux particules de plâtre, aux fibres de verre et d’amiante, ainsi qu’au styrène pendant 3 ans.
Après ce signalement, le GT a recherché des cas similaires dans la littérature et dans la base du RNV3PE. Un cas similaire bien documenté dans la littérature et 77 pathologies respiratoires en lien avec l’activité de plâtrier, dont 2 PID, ont été identifiés. Un message décrivant ce signal a alors été adressé à l’ensemble des 28 CCPPE, les invitant à informer le GT de tout nouveau cas et de demander, si possible, une analyse minéralogique dans le poumon ou le liquide de lavage broncho-alvéolaire.
En 2024, le GT Emergence a invité le réseau néerlandais NERCs (New Emerging Risks of Chemicals) à partager ses préoccupations en matière de risque émergent. Nos collègues ont rapporté une série de 12 cas de PID et sarcoïdoses chez des plâtriers signalés par des pneumologues entre 2007 et 2023. Une nouvelle requête de la base RNV3PE (2001-2024) a retrouvé 12 cas de PID et 4 sarcoïdoses pulmonaires. Toutefois, l’analyse des cas s’est heurtée à la classification internationale des maladies (CIM.10) qui regroupe de multiples pathologies pulmonaires, de causes et d’aspects histopathologiques différents, sous le seul code « Autres affections pulmonaires interstitielles ». Il est à noter que l’évolution future vers la CIM.11, plus détaillée pour les PID, devrait faciliter l’analyse d’un tel signal à l’avenir.
Cette évolution du signal initial a été présentée aux CCPPE via un webinaire, dans le but de renforcer la vigilance concernant les PID chez les plâtriers et d’améliorer la qualité des informations scanographiques, biologiques et minéralogiques transmises.
L’expertise du GT « Emergence » et une coopération internationale ont permis de mettre en exergue des préoccupations identiques en matière de risque émergent, montrant la nécessité d’échanger au-delà de nos frontières.
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| pdnst p001 lexposition professionnelle des fleuristes a des pesticides connaissance et reconnaissance dun enjeu de sante au travail in visibilise auteurs zoe jan 1 etablissement 1 centre de sociologie des organisations sciences po paris france presentateur zoe jan |
PDNST-P001 - L’exposition professionnelle des fleuristes à des pesticides : connaissance et reconnaissance d’un enjeu de santé au travail (in)visibilisé.
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Zoé Jan (1)
Présentateur : Zoé Jan
Etablissement : (1) Centre de Sociologie des Organisations - Sciences Po , Paris, FRANCE
En 2023, pour la première fois depuis sa création, le Fonds d’Indemnisation des Victimes des Pesticides (FIVP) reconnaît le lien entre l’exposition professionnelle d’une fleuriste à des pesticides et le développement d’une pathologie. Il s’agit de Laure Marivain, dont la fille Emmy est décédée à 11 ans d’une leucémie. En octobre 2024, Laure témoigne devant la cour d’appel de Rennes en mémoire de sa fille. Largement médiatisé, l’événement suscite l’émoi dans la profession et éveille les inquiétudes de ses membres. En effet, son histoire met la lumière sur un enjeu de santé au travail jusqu’ici peu visible : celui de l’exposition des fleuristes aux résidus de pesticides présents sur les fleurs qu’ils et elles manipulent quotidiennement.
Le secteur floral a connu une croissance importante ces dernières décennies, plaçant les fleuristes au terme d'une chaîne de valeur complexe et mondialisée. Une grande partie des fleurs vendues en France aujourd’hui proviennent ainsi de cultures intensives dans des pays hors de l’Union Européenne tels que la Colombie ou le Kenya, où les risques élevés de ravages dans les champs de fleurs et la faible régulation en matière de pesticides favorisent l’usage massif et continu de produits phytosanitaires. Les résidus laissés par ces produits sur les fleurs ne font l’objet d’aucun contrôle lorsqu’elles atteignent le marché européen. Se pose alors la question d’une contamination généralisée des travailleurs et travailleuses impliqués dans la production et la vente des fleurs. Si les dangers professionnels de la production floricole sont de mieux en mieux connus et reconnus depuis les années 1990 (en termes de troubles reproductifs notamment), les risques encourus par les fleuristes sont restés, du moins jusqu’à la médiatisation de l’histoire de Laure Marivain, largement ignorés par l’ensemble des acteurs de la santé au travail dans la profession. Les rares données épidémiologiques sur le sujet confirment pourtant la prégnance de tels risques.
Nous proposons dans ce contexte d’investiguer d’une part les mécanismes sociaux en cause dans la méconnaissance généralisée de ces risques par les acteurs de la santé au travail, d'autre part les initiatives récentes de production ou d’application de connaissances relatives à cet enjeu et les challenges qu’elles recèlent. Nous nous appuyons pour ce faire sur une enquête sociologique (croisant entretiens, observations, sources écrites) multi-située auprès d’acteurs de la production de données scientifiques (équipes d’expologues, médecins du travail) et de la mise en œuvre de mesures de prévention (organismes de prévention, inspecteurs du travail, associations de fleuristes) relatives à l’exposition aux pesticides des fleuristes.
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| th05 p127 exploration de la relation entre le stress professionnel lactivite physique et le comportement sedentaire a laide du modele job demand control auteurs maelys clinchamps 1 celine bibilly 2 jean baptiste bouillon minois 1 ukadike c ugbolue 3 marion trousselard 4 bruno perreira 1 frederic dutheil 1 etablissement 1 chu clermont ferrand clermont ferrand france 2 universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 school of health and life sciences glasgow royaume uni 4 french armed forces biomedical research institute bretigny sur orge france presentateur maelys clinchamps |
Th05-P127 - Exploration de la relation entre le stress professionnel, l’activité physique et le comportement sédentaire à l’aide du modèle Job-Demand-Control.
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Maëlys Clinchamps (1), Céline Bibilly (2), Jean-Baptiste Bouillon-Minois (1), Ukadike C Ugbolue (3), Marion Trousselard (4), Bruno Perreira (1), Frédéric Dutheil (1)
Présentateur : Maëlys Clinchamps
Etablissement : (1) CHU Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) School of Health and Life Sciences, Glasgow, ROYAUME UNI; (4) French Armed Forces Biomedical Research Institute, Brétigny-Sur-Orge, FRANCE
Objectifs : Étudier la relation entre le modèle de stress professionnel, et plus précisément le modèle "Job-Demand-Control Support" de Karasek, le niveau d’activité physique et la sédentarité.
Méthode : Il s’agit d’une étude transversale, observationnelle et descriptive. Un questionnaire auto-administré a été distribué à 100 volontaires travaillant à l’Université Clermont-Auvergne. Ce questionnaire comprenait le questionnaire de Karasek et le "International Physical Activity Questionnaire" évaluant le niveau d'activité physique.
Résultats : Les résultats révèlent que les caractéristiques professionnelles jouent un rôle significatif : les personnes présentant un contrôle élevé sur leur travail présentent une réduction du temps passé assis et une activité physique accrue par rapport à celles présentant un faible contrôle.
La situation de tension au travail ou "Jobstrain" était associée à une augmentation du temps passé assis et à une diminution de l’activité physique. Une analyse plus approfondie a révélé qu’être en situation de tension au travail prédisait significativement une position assise supérieure à 7 heures par jour. De même, les situations de "jobstrain" et d'isostrain" étaient des facteurs explicatifs d’un niveau d’activité physique faible à modéré. Une régression logistique a quantifié les risques, indiquant qu'être assis plus de 7 heures par jour augmentait le risque de stress au travail de 4,80 fois, tandis qu'un niveau d'activité physique élevé et le fait d'être un homme réduisaient ce risque de 79 % et 84 %, respectivement. Le stress au travail augmentait également le risque de rester assis longtemps de 5,06 fois et un niveau d'activité physique faible à modéré de 5,15 fois. De plus, une analyse de médiation a révélé qu'une part substantielle de l'association entre le temps passé assis et le stress au travail était médiée par l'activité physique, et vice versa, soulignant l'interdépendance du comportement sédentaire et de l'activité physique dans l'influence du stress professionnel.
Conclusion : L'étude met en évidence l'impact du comportement sédentaire sur le stress professionnel, évalué à l'aide du modèle Job-Demand-Control de Karasek. Bien que moins étudié, le comportement sédentaire semble être un facteur contributif pertinent au stress professionnel. De plus, les résultats soulignent le rôle significatif du niveau d'activité physique, suggérant qu'il joue un rôle majeur dans la relation entre comportement sédentaire et stress professionnel.
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| th05 p128 polyexposition des ouvriers qualifies du batiment statistiques issues de neuf bases de donnees francaises en sante au travail auteurs frederic clerc 1 cassandra barbey 1 bonvallot nathalie 2 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france 2 ehesp rennes france presentateur frederic clerc |
Th05-P128 - Polyexposition des ouvriers qualifiés du bâtiment : statistiques issues de neuf bases de données françaises en santé au travail
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Frédéric Clerc (1), Cassandra Barbey (1), Bonvallot Nathalie (2)
Présentateur : Frédéric Clerc
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE; (2) EHESP, Rennes, FRANCE
Les travailleurs du secteur du bâtiment sont exposés à de nombreuses nuisances et leurs effets conjoints sont peu connus. L’objectif était d’identifier les expositions, poly-expositions et maladies parmi les ouvriers qualifiés du bâtiment, métier particulièrement sinistré, dans un but d’amélioration de la prévention. Pour cela, 9 bases de données issues d’organismes français (INRS, Anses, CNAM, Dares, Santé publique France, Evrest) ont été combinées.
Les données couvrent une période de vingt ans (2002-2021), elles sont issues des bases C2P, Colchic, Scola, MatGéné, Sumer, sinistralité, Evrest, MCP et RNV3PE. Les expositions ont été harmonisées selon le Thésaurus des expositions professionnelles et les maladies codées avec la CIM-10. Les co-expositions ont été définies comme la présence simultanée de deux nuisances pour un même poste ou individu. Les proportions de maladies, d’expositions et de co-expositions ont été calculées. Ces statistiques descriptives sont constituées par sexe et par base de données.
Trente-cinq expositions principales ont été recensées : quinze chimiques ou biologiques, dix physiques ou biomécaniques et dix organisationnelles. Les expositions les plus fréquentes sont le bruit, les postures pénibles, la manutention de charge et le travail de nuit. Quatorze maladies récurrentes ont été observées, dominées par les troubles musculosquelettiques et les cancers respiratoires chez les hommes, les affections cutanées et nerveuses chez les femmes. Au total, 474 couples d’expositions ont été identifiés. Parmi eux, des combinaisons spécifiques d’expositions sont peu étudiées dans la littérature scientifique : le bruit et les postures contraignantes, le bruit et le travail de nuit et les vibrations et le travail de nuit.
L’étude confirme la pertinence d’une approche basée sur les données pour développer les connaissances autour des polyexpositions. Des limites sont toutefois soulevées, notamment les définitions inconsistantes des expositions entre les bases de données, les biais d’auto-déclaration et l’absence de lien direct entre nuisances et pathologies. A la lumière de ces résultats, des efforts devraient être fait au sujet de l’identification de l’effet des interactions entre certaines expositions ; de l’harmonisation des outils de collecte de données ; des méthodes d’évaluation des polyexpositions intégrant les effets additifs et du développement de stratégies de prévention systémiques prenant en compte le sexe.
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| th05 p129 obesite addiction alimentaire et activite physique chez les professionnels de sante etude bi centrique dans deux hopitaux universitaires tunisiens auteurs amira omrane 1 siwar msekni 1 oumaima dhahri 1 najla lassoued 2 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher sfar de mahdia mahdia tunisie 2 unite de medecine de travail hopital universitaire mohamed ben sassi gabes gabes tunisie presentateur siwar msekni |
Th05-P129 - Obésité, addiction alimentaire et activité physique chez les professionnels de santé : étude bi centrique dans deux hôpitaux universitaires Tunisiens
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Amira Omrane (1), Siwar Msekni (1), Oumaima Dhahri (1), Najla Lassoued (2)
Présentateur : Siwar Msekni
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher Sfar de Mahdia, Mahdia, TUNISIE; (2) Unité de Médecine de Travail, Hôpital Universitaire Mohamed Ben Sassi Gabes, Gabes, TUNISIE
Objectif : Évaluer l’obésité, l’addiction alimentaire et l'activité physique chez les professionnels de santé exerçants les deux hôpitaux de Mahdia et Gabes en Tunisie.
Participants et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale menée dans les hôpitaux universitaires Taher Sfar Mahdia et Mohamed Ben Sassi, Gabès, en Tunisie, sur une période d'un an. Un échantillon représentatif, apparié selon le sexe et les horaires de travail, a été calculé. Au total, l'échantillon comprenait 445 professionnels de santé.
La collecte des données a consisté en l'administration d'un questionnaire structuré couvrant les caractéristiques sociodémographiques et professionnelles, les antécédents médicaux, les habitudes alimentaires et d'activité physique, le tabagisme et la consommation d'alcool. Des outils validés tels que le test de Fagerström pour la dépendance à la nicotine, le questionnaire international (IPAQ) pour l'activité physique et la version arabe validée de l'échelle Yale pour la dépendance alimentaire ont été utilisés. Des examens physiques ont été effectués pour évaluer le poids, la taille, l'indice de masse corporelle (IMC), le tour de taille et la pression artérielle.
Résultats : Les participants, étaient majoritairement de femmes (71,71%) exerçant comme infirmières (45,1%). Concernant les antécédents, 11,76% déclaraient être diabétiques, 14,57% souffraient d’hypertension et 5,6% d’une dyslipidémie. Les examens cliniques ont révélé un IMC moyen de 27,48kg/m2. Un tour de taille élevé était retrouvé chez 19,89% des participants.
Cent vingt-six participants (35,29%) souffraient d'une addiction alimentaire. Toutes les catégories présentaient de faibles niveaux d'addiction, principalement le personnel infirmier (23,60%, p=0,004). Les travailleurs en horaires atypiques présentaient les taux d'addiction les plus faibles (p=0,028).
L'activité physique moyenne des participants était de 5248,58±5526,58 METmin·semaine-1. Les médecins étaient les moins actifs, avec une différence significative (p=0,004). Les travailleurs en horaires atypiques étaient les plus actifs (p<0,001). Les professionnels paramédicaux étaient 1,898 fois plus susceptibles d'avoir une activité physique moins intense.
Conclusion : Cette étude souligne le besoin critique d'interventions ciblées en matière de santé auprès des professionnels de santé (PS) dans les hôpitaux universitaires tunisiens. Malgré leur rôle de premier plan dans la promotion de la santé, de nombreux PS sont confrontés à des risques importants liés à leur mode de vie, notamment des taux élevés de dépendance alimentaire, d'inactivité physique et de facteurs de risque cardiovasculaire tels que le diabète, l'hypertension et la dyslipidémie.
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| th05 p130 risque davortement spontane danomalies congenitales et de mortinatalite chez le personnel feminin professionnellement expose aux gaz anesthesiques meta analyse detudes observationnelles auteurs priya kumar 1 mouloud bouhadfane 2 etablissement 1 expertis marseille france 2 gims marseille france presentateur priya kumar |
Th05-P130 - Risque d’avortement spontané, d’anomalies congénitales et de mortinatalité chez le personnel féminin professionnellement exposé aux gaz anesthésiques : méta-analyse d’études observationnelles
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Priya Kumar (1), Mouloud Bouhadfane (2)
Présentateur : Priya Kumar
Etablissement : (1) Expertis, Marseille, FRANCE; (2) Gims, Marseille, FRANCE
Objectif L'objectif de cette méta-analyse était d'évaluer le risque d'avortements spontanés, d'anomalies congénitales et de mortinatalité chez les femmes professionnellement exposées aux gaz anesthésiques.
Méthodes Cette méta-analyse a été enregistrée dans le registre international pour revues systématiques, PROSPERO, et nous avons suivi la liste de contrôle PRISMA 2020 pour établir le protocole d’étude. Nous avons recherché des articles sur PubMed en utilisant des mots-clés spécifiques et avons sélectionné les études observationnelles impliquant des femmes exposées professionnellement aux gaz anesthésiques. Les données ont été extraites et analysées à l'aide d'un modèle de méta-analyse à effets aléatoires.
Résultats La méta-analyse a inclus 32 études portant sur un total de 155 437 professionnelles de santé exposées aux gaz anesthésiques. Les résultats ont montré un risque accru d'avortements spontanés (OR = 1,47 ; IC à 95 % : [1,19 ; 1,81]), d'anomalies congénitales (OR = 1,37 ; IC à 95 % : [1,09 ; 1,73]) et de mortinatalité (OR = 1,43 ; IC à 95 % : [1,09 ; 1,86]) chez les femmes exposées aux gaz anesthésiques. Ces risques variaient selon les professions et les pays, avec des niveaux d'hétérogénéité modérés dans les analyses.
Conclusion Cette méta-analyse confirme un risque accru d'avortements spontanés, d'anomalies congénitales et de mortinatalité chez les femmes professionnellement exposées aux gaz anesthésiques. Toutefois, les niveaux de preuves restent limités et proviennent d'études anciennes. Des mesures préventives sont recommandées et de futures études plus robustes sont nécessaires pour clarifier ces risques.
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| th05 p131 la robotisation du back office en officine vers une reduction des risques pour les preparateurs et les conditionneurs auteurs emma bruneteau 1 ingrid clerc pfrommer 3 mylene guellan 3 thibault corpart 5 brigitte denu 2 maria gonzalez 2 4 etablissement 1 acst schiltigheim france 2 service de pathologie professionnelle et envrionnementale strasbourg france 3 acst strasbourg france 4 institut universitaire sante travail environnement iuste strasbourg france 5 acst centre de prevention et de formation hoenheim france presentateur emma bruneteau |
Th05-P131 - La robotisation du back-office en officine, vers une réduction des risques pour les préparateurs et les conditionneurs ?
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Emma Bruneteau (1), Ingrid Clerc-Pfrommer (3), Mylène Guellan (3), Thibault Corpart (5), Brigitte Denu (2), Maria Gonzalez (2,4)
Présentateur : Emma Bruneteau
Etablissement : (1) ACST , Schiltigheim, FRANCE; (2) Service de Pathologie Professionnelle et Envrionnementale , Strasbourg, FRANCE; (3) ACST, Strasbourg, FRANCE; (4) Institut Universitaire Santé Travail Environnement - IUSTE, Strasbourg, FRANCE; (5) ACST - Centre de prévention et de formation , Hoenheim, FRANCE
En 2024, l’ACST, service de prévention et de santé au travail interentreprise (SPSTI) de Strasbourg, a mené une étude sur les troubles musculo-squelettiques chez les préparateurs et conditionneurs en pharmacie d’officine.
L’introduction récente de la robotisation dans les back-offices de certaines pharmacies suscite des interrogations parmi les équipes médicales : son impact n'ayant pas encore été clairement évalué.
Une étude comparative a été réalisée sur la population cible entre pharmacies robotisées et non robotisées, incluant des analyses de poste et une étude statistique des troubles musculosquelettiques et du stress perçu (questionnaire nordique simplifié et PSS).
Cette étude permet d’appréhender certains risques émergents potentiellement liés à la robotisation croissante des pharmacies. D’autres études seront nécessaires pour corroborer ces résultats.
Elle a permis de proposer des recommandations afin d’améliorer les situations de travail et le suivi des salariés au sein du SPSTI.
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| th05 p132 exposition au dioxyde de carbone dans les micro brasseries artisanales auteurs ronan levilly 1 delphine moellinger 2 sylvain fonty 2 bruno galland 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france 2 apst 68 colmar france presentateur ronan levilly |
Th05-P132 - Exposition au dioxyde de carbone dans les micro-brasseries artisanales
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Ronan Levilly (1), Delphine Moellinger (2), Sylvain Fonty (2), Bruno Galland (1)
Présentateur : Ronan Levilly
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE; (2) APST 68, Colmar, FRANCE
Au-delà d’être un indicateur de la qualité de l’air intérieur, le CO2 est présent à l’état gazeux dans de nombreux secteurs d’activités industrielles où une problématique d’exposition professionnelle par inhalation peut alors se présenter.
Partant du constat d’un manque de connaissance sur l’exposition des opérateurs de brasseries artisanales au CO2 généré et/ou utilisé lors de la production de bière, le service de prévention et santé au travail (SPST) APST 68 a sollicité l’INRS afin d’investiguer conjointement cette problématique sur leur secteur d’activité. La France comptait fin 2023 environ 2500 brasseries pour un effectif d’environ 8500 personnes.
Les objectifs de ce partenariat étaient de plusieurs ordres :
- collecter des données quantitatives robustes concernant les niveaux d’exposition des opérateurs au CO2 et les niveaux de pollution des locaux
- identifier et suivre les principales phases de travail des brasseurs et repérer les opérations les plus exposantes
- proposer des mesures de prévention pour les situations de travail le nécessitant, en mesurer l’impact et les promouvoir
La stratégie retenue a été de déployer dans 3 micro-brasseries, un réseau de capteurs CO2 composé de 10 à 20 balises (en fonction de la typologie des locaux) pendant 7 jours consécutifs. L’enregistrement continu, toutes les minutes, des données sur cette période visait à identifier les niveaux de concentration en dioxyde de carbone dans les ateliers de production à la fois lors de la présence des brasseurs et hors activités journalières (nuit) pour illustrer les phénomènes d’accumulation du gaz. En appui de ces mesures, des brasseurs ont été équipés de capteurs CO2 individuels sur plusieurs postes de travail conjointement à des études de poste. Plusieurs enseignements ont pu être réalisé à la suite de ces métrologies de terrain :
- Il existe une variabilité importante des concentrations en CO2 au cours du temps et de l’activité de production
- Les niveaux de CO2 en ambiance peuvent atteindre plusieurs milliers de ppmv dans les locaux de production et administratifs pendant et en dehors des périodes de travail
- La variabilité spatiale des concentrations en CO2 au sein des entreprises est avérée
- Des pics d’exposition individuelle supérieurs à 50000 ppmv ou 5 %V ont été enregistrés pour certaines tâches spécifiques des brasseurs
- Les installations suivies étaient dépourvues de système de ventilation mécanique, d’où une accumulation du dioxyde de carbone au cours du temps
- Une confusion générale existe chez les brasseurs entre le phénomène d’asphyxie (déficit en oxygène, O2) et la toxicité propre du CO2 (VLEP-8h de 5000 ppmv)
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| th05 p133 gestion des actualites en toxicologie et organisation du spst pour communiquer en interne et aupres des adherents auteurs laura lesur 1 marie claire delpierre 1 lucie pereira 1 jamila boudjema 1 sarah ruck 1 etablissement 1 action sante travail aix noulette france presentateur laura lesur |
Th05-P133 - Gestion des actualités en toxicologie et organisation du SPST pour communiquer en interne et auprès des adhérents
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Laura Lesur (1), Marie-Claire Delpierre (1), Lucie Pereira (1), Jamila Boudjema (1), Sarah Ruck (1)
Présentateur : Laura Lesur
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Aix-Noulette, FRANCE
Le suivi des actualités scientifiques, sanitaires et réglementaires en toxicologie est fondamental en Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST). Cette veille, réalisée par le collectif des toxicologues du service, permet l'actualisation des connaissances et l'identification précoce des risques émergents. L'objectif est de maîtriser la connaissance de ces risques, la formation des équipes en interne et le relai des informations de prévention adaptées auprès des adhérents concernés.
La veille réalisée par le collectif couvre :
- Les alertes sanitaires (santé publique et santé au travail), par exemple, les alertes de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) sur l'acide glyoxylique contenu dans les produits de lissage brésilien (risque d'insuffisance rénale aiguë) ou concernant la dangerosité des émanations des huiles de friture.
- Les évolutions réglementaires, tel que le suivi des parutions de nouveaux décrets, arrêtés ou règlements (récemment le décret n°2024-307 du 4 avril 2024 sur la traçabilité de l'exposition aux agents chimiques Cancérogènes, Mutagènes ou Toxiques pour la Reproduction (CMR)).
Lors de la parution de nouvelles actualités, le collectif se concerte pour évaluer l'impact et la nécessité d'actions :
- Décision de la montée en compétence des équipes (formation interne ou externe).
- Détermination du public visé et de la forme de communication adaptée (contact via une action ciblée, envoi de courriers, mailing, newsletter, création de flyers).
Cas d'application : La prévention des risques liés à l’exposition aux pesticides chez les fleuristes
En octobre 2024, le décès d’une fillette de 11 ans d'une leucémie liée à l'exposition in utero aux pesticides (mère fleuriste) a déclenché les actions suivantes :
- Synthèse bibliographique des expositions potentielles aux pesticides et des moyens de prévention à mettre en œuvre en l’état actuel des connaissances.
- Recherche des entreprises adhérentes concernées (identification par codes NAF).
- Elaboration d'un flyer en collaboration avec le service communication.
- Création d’un support de communication présenté en réunion interne (médecins et équipe pluridisciplinaire).
- Proposition d’action auprès des adhérents via la mise à jour de la Fiche Entreprise avec prise en compte du risque phytosanitaire et sensibilisation des employeurs et des salariés aux bonnes pratiques.
En conclusion, l'organisation de la veille au sein du SPST permet de :
- Maîtriser les risques émergents et les évolutions réglementaires.
- Assurer la montée en compétence continue des équipes.
- Délivrer une information de prévention adaptée auprès des adhérents, renforçant ainsi la culture de prévention.
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| th05 p134 risque cutane lie a la manipulation de batteries lithium ion li ion cas d un accident du travail at auteurs lucie pereira 1 jill savatxath 1 anais cahier 1 jamila boudjema 1 etablissement 1 action sante travail aix noulette france presentateur lucie pereira |
Th05-P134 - Risque cutané lié à la manipulation de batteries Lithium-ion (Li-ion) – cas d'un accident du travail (AT)
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Lucie Pereira (1), Jill Savatxath (1), Anaïs Cahier (1), Jamila Boudjema (1)
Présentateur : Lucie Pereira
Etablissement : (1) ACTION SANTE TRAVAIL, Aix-Noulette, FRANCE
La manipulation ou le stockage de batterie Li-Ion présente des risques pour les salariés : électriques, manutention, agents chimiques, incendie/explosion.
En cas de choc, les composants des cellules (anode, cathode, électrolyte) peuvent entrer en contact et créer une succession de réactions chimiques, générant des situations dangereuses pour les opérateurs.
Ces accidents génèrent des émissions de gaz, de vapeurs, de particules et de fumées toxiques, corrosives voire cancérigènes. Pour l’employeur, il est nécessaire d’évaluer ces risques, de mettre en place des actions de prévention et d’organiser les secours.
Si une batterie présente des dommages tels qu’un gonflement, un écrasement, une perforation, une température anormale, ou fuite, elle doit être isolée immédiatement.
Les salariés du secteur de la technologie dédiée à la détection de gaz sont amenés à vendre et/ou louer leurs appareils qu’ils envoient à leurs clients. Ceux-ci sont équipés de batterie Li-ion. C’est dans ce contexte qu’un salarié a réceptionné un appareil couvert de liquide qu’il avait estimé être tombé dans l’eau. Le salarié a ressenti, après la manipulation de l’appareil « humide », une brûlure à la main qui a été déclarée par l‘entreprise en AT.
Lors de la réalisation de la Fiche d’entreprise, 6 mois après l’AT, l’IDEST a été informée de cet accident et a noté que le salarié ressentait toujours une gêne à la main. La Toxicologue a été sollicitée afin d’identifier les substances qui pourraient expliquer la prolongation des symptômes malgré un rinçage de la brûlure.
Après recherche bibliographique, il a été déterminé que la batterie était probablement endommagée et qu’une fuite de l’électrolyte pouvait être à l’origine de la brûlure. Les composés émis ont pu potentiellement générer de l’acide fluorhydrique (HF) par décomposition du LiPF6 au contact de l’eau présent dans l’air. Le rinçage aurait dû être complété par l’application d’une de sels de calcium afin d’éviter les lésions à long terme.
Suite à cet accident, une information de l’entreprise sur le risque de contact cutané avec des acides dont l’HF a été réalisée par l’IDEST et la toxicologue. Une révision des protocoles de réception des appareils défectueux a été proposée ainsi qu’une CONDUITE A TENIR EN CAS D’EXPOSITION AUX EMISSIONS D’UNE BATTERIE LI-ION ENDOMMAGEE, sur la base des éléments proposés par l’INRS lors de leur journée technique dédiée à ce sujet en 2022.
Au sein du SPST, une communication sur ce retour d’expérience a été réalisée auprès des équipes médicales, IDEST et chargés de prévention afin que chaque membre de l’équipe pluridisciplinaire puisse prendre en compte ce risque et le communiquer aux adhérents et leurs salariés.
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| th05 p135 pathologies professionnellesemergentes participation des medecins du travail a la consolidation des signaux identifies par le gt emergence auteurs stephanie kleinlogel 1 eva ougier 2 du rnv3pe membres 3 etablissement 1 hopitaux universitaires de strasbourg strasbourg france 2 agence nationale de securite sanitaire de l alimentation de l environnement et du travail anses maisons alfort france 3 reseau national de vigilance et de prevention des pathologies professionnelles rnv3p anses maisons alfort france presentateur stephanie kleinlogel |
Th05-P135 - Pathologies professionnelles émergentes : participation des médecins du travail à la consolidation des signaux identifiés par le GT « Emergence »
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Stéphanie Kleinlogel (1), Eva Ougier (2), Du Rnv3Pe Membres (3)
Présentateur : Stéphanie Kleinlogel
Etablissement : (1) Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (2) Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail (Anses), Maisons-Alfort, FRANCE; (3) Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), Anses, Maisons-Alfort, FRANCE
Le groupe de travail (GT) « Emergence » de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a pour objectif de détecter et d’expertiser des signaux de nouvelles pathologies professionnelles, en vue d’alerter précocement les autorités pour la mise en œuvre d’actions de prévention. Sa démarche est basée sur une veille bibliographique et l’analyse de cas cliniques qui lui sont présentés.
La coopération des médecins des Centres Régionaux de Consultation de Pathologie Professionnelle et Environnementale (CRPPE), regroupés au sein du Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles et Environnementales (RNV3PE), est primordiale. Ainsi, ils sont invités à présenter au GT tous cas suspect d’émergence, c’est-à-dire tout couple « pathologie-exposition » ou triade « pathologie-exposition-circonstance d’exposition » méconnu ou non décrit jusqu’alors.
Ces signaux nécessitent d’être consolidés, par exemple via la détection de cas similaires. Les CRPPE renseignant depuis 2001 l’ensemble de leurs consultations au sein d’une base de données commune, celle-ci permet au GT de rechercher des cas d’intérêt.
Toutefois, les patients sont généralement adressés aux CRPPE lorsqu’un professionnel de santé suspecte une étiologie professionnelle à une pathologie. Aussi, nous présentons divers signaux explorés par le GT, afin de permettre le repérage, par les médecins du travail notamment, de salariés présentant des pathologies suspectes d’émergence et pour lesquels un adressage en CRPPE serait indiqué.
Les pathologies respiratoires sont les plus représentées dans les signaux émergents, avec des pneumopathies interstitielles diffuses ou des sarcoïdoses liées à diverses substances, des bronchiolites dans le secteur de la métallurgie, des silicoses liées au travail sur les pierres artificielles, des cancers pulmonaires en lien avec des poussières de cuir, ou encore des infections à streptocoque chez les soudeurs.
Parmi les allergies, sont signalées les expositions à l’HCTU dans les laboratoires, au psyllium, sarrasin et produits dérivés du soja dans le secteur agro-alimentaire, aux substances émises lors de l’impression 3D ou encore à la benzisothiazolinone lors de la vérification d’extincteurs.
Pour la sphère cardiovasculaire, les signaux portent sur les couples suivants : AVC - exposition au froid ou aux mouvements répétitifs cervicaux, troubles du rythme - silice et cardiomyopathies - fluides de coupe.
Enfin, le GT Emergence s’intéresse aux neuropathies à petites fibres en lien avec les pesticides, aux polyarthrites rhumatoïdes en lien avec divers aérocontaminants et au cancer du sein chez les filles de salariés exposés aux pesticides.
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| th05 p136 evaluation de la connaissance et perception du risque chimique chez les prothesistes ongulaires dans la prevention de l eczema de contact auteurs ines oueslati 1 2 florence hacard 2 audrey nosbaum 2 celine lamouroux 2 etablissement 1 promeom lyon france 2 hospices civiles de lyon oullins pierre benite france presentateur ines oueslati |
Th05-P136 - Évaluation de la connaissance et perception du risque chimique chez les prothésistes ongulaires dans la prévention de l'eczéma de contact
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Inès Oueslati (1,2), Florence Hacard (2), Audrey Nosbaum (2), Céline Lamouroux (2)
Présentateur : Inès Oueslati
Etablissement : (1) PROMEOM, Lyon, FRANCE; (2) HOSPICES CIVILES DE LYON , Oullins Pierre-Bénite, FRANCE
L’activité de prothésiste ongulaire connaît une forte expansion en France. Ces salariées utilisent de nombreux produits, les exposant à des poussières, des solvants, des acrylates et des méthacrylates.
L’objectif de notre étude était de réaliser une évaluation du risque chimique chez les prothésistes ongulaires et de la perception qu’elles en ont. Nous avons remis un questionnaire aux prothésistes ongulaires suivies par le service de prévention et santé au travail (SPSTI) de Promeom de mars à mai 2025. Il portait sur leurs pratiques de travail et de prévention aux produits utilisés, leurs symptômes, et leur compréhension du risque chimique des produits d’onglerie.
Parallèlement, 9 visites d’entreprises ont évalué le risque chimique de ces travailleurs.
Le taux de participation au questionnaire était de 25%. Il s’agissait exclusivement de femmes, âgées en moyenne de 29 ans. Deux entreprises avaient une aspiration à la source sur certains postes de travail et 2 sur tous les postes de travail.
En complément, 67% des participantes déclarent porter des gants, alors que les salariées de seulement 56% des entreprises visitées en portaient. De même, 29% des participantes affirment porter un masque systématiquement alors qu’on ne l’a constaté que dans 11% des entreprises visitées. 79% des participantes déclare avoir déjà entendu parler du risque chimique associé au métier de prothésiste ongulaire, dont 50% au cours de leur formation initiale, contre 37% par l’équipe du SPSTI. Les atteintes les plus citées étaient les allergies cutanées (87%), respiratoires (83%), les brûlures (50%) et les cancers (25%). Cette étude a mis en évidence une méconnaissance et une sous-estimation du risque chimique par les prothésistes ongulaires avec une prévention collective et individuelle insuffisante. Ces données pourront orienter les pratiques des SPST dans leurs mesures de prévention.
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| th05 p137 risques emergents et nouvelles pathologies dans les milieux de travail en algerie auteurs rabia medjane 1 2 3 baghdad rezk kallah 1 2 3 etablissement 1 faculte de medecine d oran universite oran 1 oran algerie 2 etablissement hospitalier universitaire d oran oran algerie 3 laboratoire de recherche en sante environnement universite oran 1 oran algerie presentateur baghdad rezk kallah |
Th05-P137 - Risques émergents et nouvelles pathologies dans les milieux de travail en Algérie
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Rabia Medjane (1,2,3), Baghdad Rezk-Kallah (1,2,3)
Présentateur : Baghdad Rezk-Kallah
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Université Oran 1, Oran, ALGERIE; (2) Etablissement Hospitalier Universitaire d'Oran, Oran, ALGERIE; (3) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université Oran 1 , Oran, ALGERIE
Introduction Les pathologies émergentes constituent un défi croissant pour les systèmes de santé, en lien avec les transformations rapides des environnements professionnels, sociaux et environnementaux. En Algérie, les mutations industrielles, l’urbanisation, les changements climatiques et l’introduction de nouvelles technologies exposent les populations à des risques émergents insuffisamment documentés. L’identification précoce de ces pathologies représente un enjeu majeur de santé publique et de médecine du travail.
Méthodologie Une analyse descriptive et synthétique a été réalisée à partir de données issues de la littérature scientifique, de rapports institutionnels et d’observations de terrain en santé publique et en santé au travail en Algérie. Les pathologies émergentes ont été abordées selon une approche intégrée tenant compte des risques environnementaux, professionnels, technologiques et organisationnels.
Résultats Les principales pathologies émergentes identifiées concernent les maladies respiratoires liées à la pollution atmosphérique, les troubles musculo-squelettiques associés aux nouvelles organisations du travail, les pathologies psychosociales liées à l’intensification du travail, ainsi que certaines affections chroniques liées aux expositions chimiques et physiques émergentes. Parallèlement, de nouveaux risques professionnels ont été mis en évidence, notamment ceux liés aux nanomatériaux, aux agents chimiques de substitution, aux technologies numériques et aux contraintes climatiques extrêmes.
Discussion Ces résultats traduisent une transition des risques vers des expositions plus diffuses, cumulatives et évolutives, souvent mal prises en compte par les dispositifs classiques d’évaluation. Le caractère non spécifique et parfois différé des pathologies émergentes complique leur détection précoce. En Algérie, cette situation est accentuée par l’hétérogénéité des secteurs d’activité et l’introduction progressive de nouvelles technologies sans anticipation suffisante de leurs impacts sanitaires. Le développement de la veille sanitaire, le renforcement de la surveillance épidémiologique et une meilleure articulation entre santé publique et santé au travail apparaissent essentiels, notamment pour adapter les politiques de prévention aux réalités locales et aux transformations rapides des environnements de travail.
Conclusion En Algérie, les pathologies et risques émergents imposent une adaptation des stratégies de prévention, de surveillance et de formation en santé publique et en santé au travail. Le renforcement de la recherche, la structuration de systèmes de veille et l’approche pluridisciplinaire constituent des leviers majeurs pour répondre à ces nouveaux enjeux sanitaires.
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| th05 p138 evolution du parc automobile et surveillance de lexposition environnementale risques emergents ou aggraves auteurs murielle sellin 1 etablissement 1 asti occitanie toulouse france presentateur murielle sellin |
Th05-P138 - Evolution du parc automobile et surveillance de l’exposition environnementale : risques émergents ou aggravés ?
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Murielle Sellin (1)
Présentateur : Murielle Sellin
Etablissement : (1) ASTI Occitanie, Toulouse, FRANCE
L'évaluation de l'exposition à la pollution automobile est une question récurrente des médecins du travail depuis le changement de classification des émissions de moteur diesel par le CIRC dans le groupe des agents (ou mélanges) cancérogènes pour l’homme mais surtout son intégration dans la liste des procédés cancérogènes au sens du code du travail qui officialisa l’entrée de ces substances dans la liste des CMR en France. En plus des suivis des concentrations atmosphériques en oxydes d'azotes et particules fines caractéristiques de ces émissions, une nouvelle valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) réglementaire sur 8 heures est fixée au niveau européen pour les particules diesel à 0,05 mg/m3 en carbone élémentaire.
Les émissions des autres moteurs thermiques sont considérées comme des agents chimiques dangereux même si au sein des émissions des moteurs essence, la libération de composés volatiles cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques est démontrée sous la forme d'hydrocarbures aromatiques simples tel le benzène ou bien encore de monoxyde de carbone (CO).
Nous sommes intervenus au sein d'une collectivité territoriale gérant un ensemble de parkings urbains souterrains payants en vue d'une aide à l'évaluation de l'exposition de ses agents territoriaux aux émissions d'échappement lors des phases de surveillance et de nettoyage des installations.
Plusieurs dispositifs de type enregistreurs en temps réel pour les mono et dioxydes d’azote (NO et NO2), le CO et les particules fines (PM ou particules matters utilisés dans les référentiels environnementaux) et dispositifs de captage avec analyses différées en laboratoire pour le dosage du benzène et du toluène ont été déployés.
Le protocole mis en œuvre a permis de croiser les données enregistrées par les systèmes de surveillance obligatoire des zones de stationnements au regard d'un risque pour le grand public (fréquentant occasionnellement ces espaces) avec celles obtenues par nos dispositifs suivant l’activité des agents et de conclure sur les meilleurs marqueurs de l’exposition à la fois pour le public et pour les professionnels, au regard d’une évolution du parc automobile.
Cette étude doit également permettre d’échanger sur les choix de méthodologies d’évaluation des expositions aux polluants automobiles pouvant se révéler couteuses selon les dispositifs choisis, sur d’autres contextes d’activité professionnelle.
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| th05 p139 flash stress lobservatoire de sante mentale des salaries de la sncf auteurs david debensason 1 julie sauviat 1 nathalie lissak 1 antoine flahault 1 luc mallet 1 michel lejoyeux 1 etablissement 1 sncf optim services services medicaux la plaine saint denis france presentateur david debensason |
Th05-P139 - Flash-Stress, l’observatoire de santé mentale des salariés de la SNCF
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : David Debensason (1), Julie Sauviat (1), Nathalie Lissak (1), Antoine Flahault (1), Luc Mallet (1), Michel Lejoyeux (1)
Présentateur : David Debensason
Etablissement : (1) SNCF OPTIM' SERVICES - SERVICES MEDICAUX, La Plaine Saint Denis, FRANCE
Introduction Depuis 2006, la SNCF a mis en place, Flash-Stress, un observatoire du niveau de stress et plus généralement, de l’état de santé mentale de ses salariés.
Objectif Étudier l’évolution des déterminants du stress, de l’anxiété et de la dépression, chez les agents de la SNCF au travers d’un auto-questionnaire, entre 2006 et 2024.
Méthode Cette enquête transversale estime la prévalence de la détresse psychologique en utilisant le questionnaire GHQ-12 (General Health Questionnaire). L’introduction en 2009 de l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) a permis d’estimer la prévalence des troubles anxieux et dépressifs. La consommation de tabac et d’alcool, les événements de vie, et les éventuelles difficultés personnelles et professionnelles ont également été observés. Cette enquête est réalisée tous les 3 ans. Les salariés répondent de manière volontaire et anonyme au moment de leur visite systématique de santé au travail.
Résultats Sur la période 2006-2024, on note une tendance significative à la baisse du niveau de stress modéré (score GHQ compris entre 3 et 8), passant de 27,8% (IC 95% = 26,9% - 28,8%) en 2006 à 24,9% (IC 95% = [22,4% - 27,3%]) en 2024. Concernant le stress sévère (score GHQ supérieur à 8), la tendance est significative à la hausse, passant de 6,0% (IC 95% = [5,5% - 6,5%]) des répondants en 2006 à 9,7% (IC 95% = [8,0% - 12,1%]) à 2024.
Entre 2009 et 2024, les mesures réalisées à partir du questionnaire HAD indiquaient une diminution significative des niveaux de scores d’anxiété (score HAD-Anxiété supérieur ou égal à 11), passant de 17,3% (IC 95% = [15,7% - 18,9%]) en 2009 à 13,1% (IC 95% = [11,2% - 15,0%]) en 2024.
Concernant le score HAD-Dépression sur la période 2009-2024, aucune tendance statistiquement significative ne se dessine. En 2024, un score HAD-Dépression supérieur ou égal à 11 a été retrouvé chez 6,3% (IC 95% = [4,9% - 7,7%]) des répondants.
Les participants ayant déclaré des modifications majeures des conditions de travail, un mauvais état de santé et/ou des difficultés familiales ou financières avaient des niveaux significativement plus élevés de stress sévère, d’anxiété et de dépression, lors de l’enquête de 2024.
Conclusion Ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Les tendances à la baisse ne sont pas incompatibles avec la présence de formes sévères ou caractérisées de troubles psychiatriques. De plus, les salariés présentant les troubles mentaux les plus marqués sur le plan clinique sont le plus souvent en arrêt de travail et donc non inclus dans cette étude. Malgré un nombre restreint de situations suggérant l’existence de troubles psychiatriques, l’entreprise reste vigilante au suivi individuel réalisé par les équipes médico-sociales.
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| th05 p140 anticiper et surveiller les pathologies emergentes liees aux poly expositions chimiques approche comparee dun service interentreprise ametra06 et autonome airbus auteurs nicolas bertrand 1 delphine bouvet 2 jean passeron 1 clarisse vandevondele 2 christine pham 2 cosmin patrascu 1 etablissement 1 ametra06 saint laurent du var france 2 airbus operation toulouse france presentateur nicolas bertrand |
Th05-P140 - Anticiper et surveiller les pathologies émergentes liées aux poly-expositions chimiques. Approche comparée d’un service interentreprise (AMETRA06) et autonome (AIRBUS).
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Nicolas Bertrand (1), Delphine Bouvet (2), Jean Passeron (1), Clarisse Vandevondele (2), Christine Pham (2), Cosmin Patrascu (1)
Présentateur : Nicolas Bertrand
Etablissement : (1) AMETRA06, Saint-Laurent-Du-Var, FRANCE; (2) AIRBUS OPERATION, Toulouse, FRANCE
Introduction
L’exposition professionnelle au risque chimique est par nature multiple : solvants, poussières, fumées de soudage, biocides ou principes actifs s'entrecroisent selon les tâches effectuées et les procédés. Ces mélanges complexifient l’évaluation des risques, car ils peuvent exacerber la toxicité par des effets d'additivité ou de synergie, favorisant des pathologies respiratoires, cutanées, neurologiques, reprotoxiques ou cancérogènes. L'adoption d'une approche intégrant la poly-exposition est cruciale : elle permet d'identifier 20 % de situations à risque supplémentaires (Clerc 2018) par rapport à une analyse mono-substance.
Méthodologie
Pour objectiver ces risques, plusieurs sources de données sont mobilisées :
- L’inventaires de produits, des procédés et des FDS.
- L’évaluation des risques de terrain
- L’analyse des effets des mélanges
- La métrologie (air, surfaces, matériaux) couplée à la biométrologie
Une fois ces datas consolidées à l’échelle d’un secteur, les SPSTi peuvent construire des « empreintes de poly-exposition » aidant à prioriser les potentiels effets attendus et définir des stratégies d’accompagnements commune au SPSTi, CARSAT, DREETS et fédérations professionnelles.
Pour les évaluations dans les grandes entreprises, des méthodes intégrées aux outils d’évaluation existants sont nécessaires.
Résultats
Les exemples du nettoyage (ANSES 2025), de l’imprimerie, du nautisme, des laboratoires, des garages (AMETRA06 2022) ou des activités de stylisme ongulaire (ANSES 2015) seront évoqués pour les approches sectorielles.
A l’échelle d’une entreprise, deux exemples de démarches sont présentés :
- Une approche SEIRICH + MiXie dans une grande entreprise du secteur de la recherche utilisant plusieurs centaines de produits chimiques et accompagnée par l’AMETRA06. Les résultats et les impacts de l’évaluation seront discutés après 3 ans de retour d’expérience.
- Le déploiement opérationnel chez AIRBUS, grand utilisateur de produits chimiques grâce à une démarche croisée innovante et inspirée de celle de l’AMETRA06, déployée sur le terrain avec le soutien de l’INRS. Elle repose sur la synergie entre deux outils : l’un interne d’évaluation des risques chimiques pour la description des postes, la hiérarchisation et l'évaluation des risques et l’autre MiXie pour les co-expositions. Une étude récente menée chez Airbus sera présentée pour illustrer l'efficacité de cette approche intégrée.
Conclusion
Intégrées au suivi médical, ces évaluations renforcent la traçabilité des expositions. Ce rapprochement entre poly-exposition et santé permettrait d’anticiper les pathologies émergentes, de renforcer la prévention primaire et, à court terme, d’adapter et personnaliser le suivi médical individuel des salariés.
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| th05 p141 developpement de l entomophagie et ses repercussions en milieu professionnel cas clinique d un zootechnicien manipulant des insectes auteurs marion fischer 1 marie therese le cam 1 luca boudet 1 mireille matrat 1 pascal andujar 1 jean claude pairon 1 etablissement 1 chi creteil creteil france presentateur marion fischer |
Th05-P141 - Développement de l'entomophagie et ses répercussions en milieu professionnel: cas clinique d'un zootechnicien manipulant des insectes
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Marion Fischer (1), Marie Thérèse Le Cam (1), Luca Boudet (1), Mireille Matrat (1), Pascal Andujar (1), Jean Claude Pairon (1)
Présentateur : Marion Fischer
Etablissement : (1) CHI CRETEIL, Creteil, FRANCE
Cas clinique
Contexte
Le grillon et autres insectes comestibles sont-ils des allergènes émergents ? Quels enjeux en milieu professionnel ? Un zootechnicien est adressé pour plusieurs anaphylaxies au travail. Ses symptômes sont apparus progressivement : urticaire, rhino conjonctivite, crises d'asthme. Au travail, il nourrit divers animaux exotiques avec des grillons, dont il assure l’élevage. Il nettoie le laboratoire contenant insectes, moisissures, déjections. Il existe un rythme professionnel des manifestations, nécessitant des aérosols et de l’adrénaline aux urgences, puis sur son lieu de travail, avec malaises et pertes de connaissances.
Le bilan retrouve une polysensibilisation aux acariens, aux déjections, à A. Reflexus, aux blattes, aux moisissures, au latex et aux graines de tournesol. Les prick tests au grillon sont positifs, négatifs pour les vers de farine. Il est reconnu en maladie professionnelle, un reclassement est préconisé par son médecin du travail. Il développe ensuite d'autres anaphylaxies, sans exposition professionnelle. Des réactions croisées aux insectes par contaminations alimentaires sont évoquées.
Discussion et perspectives
L’entomophagie est la consommation d'insectes par l'homme, pratiquée dans certains pays, peu en Europe. Quelques cas sont rapportés en allergologie professionnelle et par ingestion dans le cadre de cette nouvelle pratique alimentaire. Avec l’accroissement de la population, leur potentiel nutritif pourrait nous conduire à les intégrer dans notre alimentation, entraînant de nouvelles allergies. L’arginine kinase, la tropomyosine et la chitine seraient des allergènes croisant entre acariens, crustacés, et insectes, évoquant des allergènes spécifiques d’espèce, sans plus de connaissances ni de tests allergologiques spécifiques connus actuellement. Les allergiques aux crustacés et aux acariens doivent en être avertis. En professionnel, la production d’insectes comestibles s’est développée dans l’alimentation animale et humaine, mais aussi dans d’autres secteurs. L'évolution réglementaire autorise la production des farines d'insectes, accélérant les projets industriels. Une réflexion autour des conditions de travail et des mesures de prévention dans ce domaine est nécessaire, pour protéger les patients à risque par la mise en place d’adaptations de procédés, d’équipements d’aspiration à la source, de ventilation adaptée, d’agencement des locaux et la formation des employés aux risques allergiques. Ce cas souligne également les risques de sensibilisation professionnelle ayant par la suite des répercussions dans la vie quotidienne chez certains patients.
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| th05 p142 retentissement clinique et paraclinique dune exposition repetee a ostreopsis auteurs matthieu dupuy 1 christine gouaux 1 camille paradis 2 magali labadie 2 sarah rousseau 1 etablissement 1 centre hospitalier de la cote basque chcb bayonne france 2 centre antipoison et de toxicovigilance captv bordeaux france presentateur sarah rousseau |
Th05-P142 - Retentissement clinique et paraclinique d’une exposition répétée à ostreopsis
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Matthieu Dupuy (1), Christine Gouaux (1), Camille Paradis (2), Magali Labadie (2), Sarah Rousseau (1)
Présentateur : Sarah Rousseau
Etablissement : (1) Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB), Bayonne, FRANCE; (2) Centre Antipoison et de Toxicovigilance (CAPTV), Bordeaux, FRANCE
Depuis l’été 2021, de nombreux cas d’intoxications à la micro-algue toxique Ostreopsis ont été décrits sur la côte basque. Cette épidémie estivale s’inscrit dans un contexte d’émergence de micro-organismes toxiques marins à l’échelle mondiale, favorisée par le réchauffement climatique et l’impact environnemental des activités humaines.
Malgré l’émergence et la gravité potentielle des cas, le diagnostic et la prise en charge restent flous, les mécanismes physiopathologiques étant à ce jour peu connus, de la toxicité (infectieuse et/ou allergique, toxinique, liée aux composés organiques volatils, …) au mode de transmission (marin, aéroporté par efflorescences, ..).
Le diagnostic est aujourd’hui posé devant l’association de symptômes pseudo-grippaux, respiratoires et/ou cutanés non spécifiques, dans un contexte de proximité du littoral (baignade, promenade, restauration en bord de mer,..), dont professionnel. La prise en charge est actuellement symptomatique, et la prévention passe par une surveillance des concentrations d’Ostreopsis sur les plages du littoral basque.
Dans le cadre de cette surveillance, des professionnels réalisent des prélèvements marins réguliers sur différents sites de la côte basque, d’Hendaye à Biarritz. Dans ce contexte, la probabilité d’exposition est majeure, et certains professionnels rapportent chaque été des symptômes ORL et respiratoires.
Pour la première fois, une consultation dédiée Ostreopsis a été mise en place à Bayonne, dans le service de Consultations de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CPPE) du Centre Hospitalier de la Côte Basque. En collaboration avec le Centre Antipoison de Bordeaux et l'ARS, elle permet d’assurer un suivi médical des professionnels les plus exposés et des cas les plus sévères, et améliorer les connaissances sur la physiopathologie de la micro-algue.
Une surveillance médicale, biologique (NFS-plaquettes, CRP, créatinine, bilan hépatique, IgE totales) et respiratoire (explorations fonctionnelles respiratoires (EFR)) est proposée à tous les préleveurs afin d’évaluer leur état de santé pré et post-exposition.
Ce suivi a montré qu’un tiers des professionnels exposés de manière répétée ne présentait pas de symptômes.
Les données ont également montré peu de corrélation entre les symptômes et les concentrations d’Ostreopsis, et une absence de cas grave.
Enfin, aucun effet biologique, allergique ou respiratoire majeur n’a été identifié dans un contexte d’exposition chronique, mais certains paramètres méritent d’être investigués à moyen et long terme par un suivi clinique et para-clinique protocolisé.
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| th05 p143 led et lumieres bleues quels risques pour quelles situations de travail auteurs dina attia 1 olivier merckel 1 etablissement 1 anses agence nationale de securite sanitaire de l alimentation de l environnement et du travail maisons alfort france presentateur dina attia |
Th05-P143 - LED et lumières bleues : quels risques pour quelles situations de travail ?
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Dina Attia (1), Olivier Merckel (1)
Présentateur : Dina Attia
Etablissement : (1) Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, Maisons-Alfort, FRANCE
Contexte Les rayonnements optiques artificiels (ROA) regroupent les rayonnements ultraviolets, visibles et infrarouges émis par des sources non solaires. Avec le déploiement massif des technologies LED, ces expositions se sont diversifiées et intensifiées dans de nombreux secteurs professionnels. Contrairement à d’autres nuisances (sonores, climatiques, olfactives, …), les atteintes par les ROA peuvent ne provoquer aucune sensation immédiate, rendant le risque difficile à percevoir par les travailleurs exposés.
Travaux de l'Anses L'Anses a publié plusieurs expertises sur les LED. Le rapport de 2010 a mis en évidence la toxicité de la lumière bleue sur la rétine et le risque d'éblouissement. L'expertise de 2019 a confirmé la toxicité rétinienne de la lumière bleue et identifié des effets de perturbation des rythmes biologiques. En 2020, l'Anses a publié un avis sur les valeurs limites d'exposition, soulignant que les VLE actuelles pourraient être supérieures d'un facteur 20 aux valeurs protectrices pour la santé, et ne couvrent par ailleurs que les expositions aiguës.
Effets sanitaires La lumière bleue émise par les LED entre 350 et 500 nanomètres présente une toxicité spécifique pour la rétine et perturbe les rythmes circadiens lors d’une exposition en soirée ou la nuit avec des conséquences potentielles sur le sommeil, la vigilance et le métabolisme.
Situations professionnelles à risque Dans le secteur du spectacle et de l'audiovisuel, les éclairagistes sont exposés lors des opérations de mise en place et de réglage des projecteurs. Les dispositifs d'éclairage scénique présentent des risques liés à la lumière bleue. Dans l'industrie, les opérateurs impliqués dans la fabrication, le contrôle qualité et la maintenance des lampes à LED peuvent être exposés à des sources de groupe de risque supérieur à 1. D'autres secteurs sont concernés : le secteur médical (photothérapie, endoscopie, dispositifs de polymérisation dentaire), l'horticulture sous éclairage LED, la signalisation et la sécurité (véhicules d'urgence, balisage), ainsi que les environnements de travail en horaires décalés avec exposition nocturne prolongée aux LED.
Conclusion La lumière bleue émise par des éclairages à LED constitue un risque professionnel parfois sous-estimé dans de nombreux secteurs. Les travaux de l'Anses ont permis de caractériser ces risques et d'identifier les situations d'exposition critique nécessitant une approche globale de prévention incluant l'évaluation des postes de travail, le choix d'équipements adaptés, la formation des personnels exposés et la limitation des durées d'exposition, particulièrement en période nocturne.
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| th05 p144 prevention des risques professionnels lies aux antigerminatifs en stockage approche partenariale auteurs emeline leneutre 1 fabrice masson 1 etablissement 1 msa picardie beauvais france presentateur emeline leneutre |
Th05-P144 - Prévention des risques professionnels liés aux antigerminatifs en stockage, approche partenariale
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Emeline Leneutre (1), Fabrice Masson (1)
Présentateur : Emeline Leneutre
Etablissement : (1) MSA PICARDIE, Beauvais, FRANCE
La pomme de terre occupe une place stratégique dans l’agriculture française, pour le marché du frais comme pour la transformation industrielle. En 2021, cette culture représentait 194 275 hectares. La région Hauts-de-France concentre 71,9 % des surfaces nationales et 28,3 % des exploitations, principalement dans les anciens bassins du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Cette forte concentration régionale renforce les enjeux techniques, réglementaires et de santé au travail liés au stockage des tubercules. Le contrôle de la germination est indispensable pour préserver la qualité commerciale et limiter les pertes en stockage. Jusqu’en 2020, le chlorprophame (CIPC) était utilisé dans plus de 80 % des situations. Son interdiction au niveau européen a conduit la filière à adapter rapidement ses pratiques et à recourir à des solutions alternatives. Plusieurs substances actives sont désormais autorisées, notamment le 1,4 diméthylnaphtalène (1,4-DMN), la L-carvone, le D-limonène et l’éthylène, souvent en complément de l’hydrazide maléique appliqué au champ. Le stockage à basse température, associé à une maîtrise de l’hygrométrie, constitue également un levier important pour limiter la germination. L’interdiction du CIPC impose un nettoyage approfondi des bâtiments de stockage afin de réduire les risques de contaminations croisées liés aux résidus historiques présents sur les parois et les équipements. Dans le cadre du Plan Pluriannuel de Santé Sécurité au Travail (PPSST), des études ont été menées conjointement par la MSA Picardie, l’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre), ARVALIS et la CARSAT Hauts-de-France. Elles visent à caractériser l’exposition professionnelle lors de la fumigation du 1,4-DMN avec le produit Dormir et à améliorer les mesures de prévention associées. En l’absence de valeur limite d’exposition professionnelle pour le 1,4-DMN, des campagnes métrologiques ont permis de suivre l’évolution des concentrations après traitement. Les résultats montrent une décroissance significative entre J+2 et J+7, avec une concentration maximale mesurée de 4,7 mg/m³ à J+2. Les travaux se poursuivront afin d’évaluer les concentrations résiduelles du 1,4-DMN aux différentes étapes du stockage. Le futur PPSST à partir de 2026 prévoit d’élargir l’approche à d’autres risques professionnels, notamment l’exposition à la silice cristalline respirable issue des poussières de terre et de l’usure des bétons des bâtiments, au moyen de nouvelles mesures métrologiques. Ces actions illustrent l’importance du partenariat entre la CARSAT et la MSA pour accompagner la filière pomme de terre face aux enjeux de prévention et de santé au travail.
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| th05 p145 etat de sante des conducteurs routiers et grands routiers a lapst18 auteurs melanie villeteau 1 cedric gouvenelle 1 luther dogbla 1 catherine teissier 1 etablissement 1 apst18 bourges france presentateur melanie villeteau |
Th05-P145 - Etat de santé des conducteurs routiers et grands routiers à l’APST18
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Mélanie Villeteau (1), Cédric Gouvenelle (1), Luther Dogbla (1), Catherine Teissier (1)
Présentateur : Mélanie Villeteau
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE
Les conducteurs routiers et grands routiers sont exposés à des conditions de travail spécifiques, associant sédentarité prolongée, horaires décalés, contraintes organisationnelles et risques professionnels multiples. Ces facteurs peuvent influencer leur état de santé et favoriser l’émergence de pathologies chroniques. Pourtant, peu d’études se sont intéressées spécifiquement à cette population en France. Cette étude vise à évaluer la prévalence des pathologies et des facteurs de risque professionnels et individuels chez les conducteurs routiers et grands routiers suivis par le service interentreprises de l’APST18.
Cette étude observationnelle, descriptive et rétrospective a été menée entre le 1er janvier 2023 et le 30 septembre 2024. Les données ont été recueillies à partir des questionnaires de pré-visite, des dossiers médicaux et des visites périodiques. La population étudiée était composée de 12 623 ouvriers, dont 1 145 conducteurs routiers et grands routiers (PCS 641.a). Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives et du test du Chi².
Les conducteurs routiers et grands routiers présentent une prévalence élevée de surpoids (68,7 %), d’obésité (19,5 %) et de tabagisme (51,1 %). Les expositions professionnelles spécifiques, telles que les horaires décalés, la sédentarité prolongée et les contraintes organisationnelles, sont fortement associées à ces résultats. Les troubles TMS et les troubles du sommeil apparaissent comme des enjeux majeurs de santé pour cette population. Les résultats soulignent également l’importance des facteurs de risque individuels, tels que les habitudes alimentaires et la sédentarité, qui aggravent les risques professionnels.
Cette étude confirme la vulnérabilité spécifique des conducteurs routiers et grands routiers, soumis à des coexpositions de risques professionnels et individuels. Les résultats mettent en lumière la nécessité de renforcer la prévention des TMS, de lutter contre la sédentarité, de promouvoir l’activité physique, et d’agir sur les comportements alimentaires. Le dépistage et la prise en charge des troubles du sommeil doivent également être intégrés dans les stratégies de prévention pour cette population.
Les conducteurs routiers et grands routiers nécessitent une stratégie de prévention ciblée, adaptée à leurs contraintes spécifiques. Les résultats de cette étude pourraient orienter les politiques de santé au travail pour cette population, en intégrant des actions de prévention transversales centrées sur le dépistage renforcé des pathologies silencieuses. Une extension de cette étude à d’autres travailleurs exposés à des mobilités professionnelles importantes pourrait permettre de développer des stratégies de prévention plus globales.
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| th05 p146 les degustations repetees dans l industrie agroalimentaire un risque professionnel emergent auteurs severine vales 1 cedric gouvenelle 1 luther dogbla 1 etablissement 1 apst18 bourges france presentateur severine vales |
Th05-P146 - Les dégustations répétées dans l'industrie agroalimentaire : un risque professionnel émergent
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Séverine Valès (1), Cédric Gouvenelle (1), Luther Dogbla (1)
Présentateur : Séverine Valès
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE
Dans l’industrie agroalimentaire, les dégustations répétées constituent une activité fréquente mais peu documentée en termes de risques professionnels, alors même qu’elles peuvent affecter la santé bucco‑dentaire, la fatigabilité et les fonctions cognitives des salariés exposés. L’enjeu de prévention est d’identifier ce risque émergent, d’en objectiver les conséquences et d’en faire un objet à part entière des démarches de santé au travail. L’étude présentée vise à évaluer l’existence et l’ampleur d’un risque professionnel spécifique lié aux dégustations répétées, à analyser ses impacts sur la santé et le travail, et à proposer des mesures concrètes de prévention et de suivi. Les objectifs opérationnels sont d’identifier les facteurs influençant ce risque, de recueillir la perception des salariés et d’ouvrir des perspectives de recherche et d’évolution réglementaire. La démarche s’appuie sur une enquête auprès de salariés de l’industrie agroalimentaire soumis à des dégustations répétées, incluant un recueil standardisé de données de santé bucco‑dentaire, de perception des effets sur la santé générale, ainsi que des éléments relatifs à la charge cognitive et à la fatigabilité. Les résultats montrent une absence de mesures d’hygiène bucco‑dentaire systématique après dégustation, 12 salariés n’ayant pas consulté de dentiste dans l’année et 3 rapportant des douleurs dentaires récentes. Si une majorité déclare ne pas percevoir d’atteinte à la santé générale (5 sur 17 l’expriment clairement), les salariés identifient un impact sur la santé bucco‑dentaire, ainsi qu’une fatigabilité et un retentissement cognitif liés à la répétitivité des dégustations. Ces constats conduisent à proposer l’intégration explicite de ce risque dans le DUERP, les fiches d’exposition et les fiches de poste, la sensibilisation des employeurs, salariés et professionnels de santé au travail, ainsi que la traçabilité du risque bucco‑dentaire dans les questionnaires de santé au travail. Sur le plan opérationnel, l’adaptation du suivi en SPSTI (consultations dédiées, examens de dépistage), l’aménagement de temps et de moyens d’hygiène bucco‑dentaire après dégustation, et le développement de partenariats avec des structures spécialisées comme l’IRSA sont proposés. La reconnaissance de ce risque par les organismes de référence (INRS, OMS) et l’extension future de l’étude à d’autres métiers de bouche renforcent la transférabilité de la démarche. Cette étude contribue ainsi à la prévention primaire et secondaire en objectivant un risque jusque‑là peu visible et en offrant des leviers concrets d’action pour améliorer les conditions de travail et la santé des salariés impliqués dans des dégustations répétées.
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| th05 p147 cas d une leptospirose chez un agent de parking auteurs wafa neila braham chaouch 1 jean ramanandraitsiory 1 anne landi 1 etablissement 1 gims marseille france presentateur wafa neila braham chaouch |
Th05-P147 - Cas d'une leptospirose chez un agent de parking
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Wafa Neila Braham-Chaouch (1), Jean Ramanandraitsiory (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Wafa Neila Braham-Chaouch
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE
Introduction Objectifs L’une des principales conséquences du réchauffement climatique est l’explosion de certaines pathologies infectieuses dont la leptospirose. Il s’agit d’une zoonose transmise principalement par les rongeurs. En France, son incidence est en augmentation particulièrement dans le sud. Depuis 2023, c’est devenu une maladie à déclaration obligatoire.
À travers la présentation d’un cas de leptospirose dans un parking, lieu professionnel inhabituel, nous présentons le rôle du SPSTI pour renforcer l’information, la sensibilisation et la prévention de l’exposition autour de cette maladie aux conséquences parfois gravissimes.
Méthodologie Présentation du parcours suivi par le médecin et l’ingénieur du SPSTI, à la suite du signalement par l’ARS PACA d’un cas de leptospirose :
-Echange avec la cellule de veille sanitaire de l’ARS sur l’enquête menée autour des conditions d’expositions et d’infestation du salarié
-Entretien avec le salarié sur les circonstances de survenue de la maladie et ses conséquences sur son état de santé
-Information et échange avec l’employeur
-Déclenchement d’une évaluation du risque biologique réalisée par l’ingénieur en risque professionnel du SPST
-Organisation d’une sensibilisation de l’employeur sur la maladie et conseil sur les moyens de prévention collective et individuelle
-planification avec l’employeur de campagne d’information et sensibilisation des salariés et mise à disposition d’outils de présentation
Résultats obtenus Repérage des points de défaillances -Méconnaissance de la part de la direction et des salariés de la maladie, de son réservoir, de son mode de transmission et de sa gravité.
-Manque d’information et de sensibilisation des salariés sur ce risque biologique
-Insuffisance de port des EPI par les salariés
Préconisations -Renforcement des moyens de prévention collective et individuelle déjà mis en place
-Information de l’ensemble des salariés sur la maladie, son réservoir, son mode de transmission, sa gravité, les premiers symptômes et leur sensibilisation sur l’intérêt et l’importance du port des EPI
Discussion Conclusion Au vu de la gravité de cette maladie et du constat réalisé, il s’avère indispensable de diffuser l’information autour de cette zoonose émergente et de renforcer les moyens de prévention en mobilisant l’ensemble des équipes pluridisciplinaires pour engager des actions de prévention auprès des employeurs et salariés.
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| th05 p148 prevalence des inaptitudes et facteurs de risque associes chez les aides a domicile auteurs melanie bugny 1 cedric gouvenelle 1 siham abdellatif 1 luther dogbla 1 etablissement 1 apst18 bourges france presentateur melanie bugny |
Th05-P148 - Prévalence des inaptitudes et facteurs de risque associés chez les aides à domicile
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Mélanie Bugny (1), Cédric Gouvenelle (1), Siham Abdellatif (1), Luther Dogbla (1)
Présentateur : Mélanie Bugny
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE
Les aides à domicile constituent une population professionnelle particulièrement exposée aux risques d’inaptitude en raison des contraintes physiques et psychiques liées à leur activité. Peu d’études se sont spécifiquement intéressées à cette population. Cette étude vise à mesurer la prévalence des inaptitudes chez les aides à domicile et à identifier les facteurs de risque associés ainsi que les causes médicales sous-jacentes.
Cette étude observationnelle rétrospective a analysé les visites médicales réalisées à l’APST18 entre 2022 et 2024 (n = 107 750). Parmi celles-ci, 2 474 concernent des aides à domicile, aides ménagères et travailleuses familiales (CSP 563b). Après exclusion des doublons et des visites non pertinentes, 2 057 visites sont retenues. Les conclusions de visite sont classées en quatre catégories : apte, apte avec restrictions temporaires, apte avec restrictions définitives, et inapte. Les facteurs étudiés incluent l’âge, le sexe, le type de suivi, le type de contrat, l’ancienneté, le type de visite, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise.
La prévalence des inaptitudes dans cet échantillon est de 4,4 %, contre 1,3 % dans la population générale suivie par l’APST18. Les facteurs de risque significativement associés à la conclusion médicale d’inaptitude sont le type de visite, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise, qui apparaissent comme les plus déterminants. L’ancienneté, l’âge et le type de contrat exercent une influence plus limitée sur la répartition des avis d’aptitude. En revanche, le sexe et le type de suivi ne sont pas associés de manière significative à la conclusion médicale. Les causes médicales d’inaptitude les plus fréquentes sont les troubles musculo-squelettiques (TMS, 69 %), suivis des facteurs biomécaniques (54 %), des troubles mentaux (27 %) et des facteurs organisationnels et psychosociaux (27 %).
Ces résultats confirment la vulnérabilité des aides à domicile face au risque d’inaptitude, avec une prévalence significativement plus élevée que dans la population générale. Les TMS, principaux responsables des inaptitudes, soulignent l’importance de la prévention des risques liés aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes. Les facteurs psychosociaux et organisationnels jouent également un rôle clé, ce qui suggère la nécessité d’une approche globale de la prévention, intégrant les aspects physiques et psychiques du travail.
Cette étude met en évidence l’importance d’une prévention ciblée incluant un repérage précoce des risques, des actions spécifiques contre les TMS, ainsi qu’une prise en compte des facteurs psychosociaux. Ces résultats pourraient orienter les politiques de santé au travail pour cette population particulièrement exposée.
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| th05 p149 analyse des risques chimiques lies aux fumees operatoires et efficacite du captage a la source en bloc chirurgical auteurs frederic denizot 1 laura desplat 1 anne bessereau 1 elisabeth halimi 1 anne landi 1 etablissement 1 gims 13 marseille france presentateur frederic denizot |
Th05-P149 - Analyse des risques chimiques liés aux fumées opératoires et efficacité du captage à la source en bloc chirurgical
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Frédéric Denizot (1), Laura Desplat (1), Anne Bessereau (1), Elisabeth Halimi (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Frédéric Denizot
Etablissement : (1) GIMS 13, Marseille, FRANCE
Introduction Les interventions chirurgicales utilisant des sources de chaleur (lasers, bistouris électriques ou ultrasons) pour la résection ou la cautérisation génèrent des fumées opératoires dont les risques restent insuffisamment pris en compte. Dans ce contexte, des équipes soignantes d’établissements de soins suivis par le GIMS ont sollicité leur médecin du travail et l’équipe pluridisciplinaire afin d’analyser les risques chimiques liés à ces émanations au sein des blocs opératoires. Matériel et méthodes La littérature décrit ces fumées comme un mélange complexe constitué à environ 95 % de vapeur d’eau, véhiculant des polluants organiques (benzène, formaldéhyde), inorganiques et biologiques (cellules, fragments tissulaires, virus tels que HPV ou VIH). Les effets sanitaires rapportés incluent des symptômes aigus (céphalées, nausées, irritations) ainsi que des risques chroniques liés à la présence de substances CMR. La ventilation générale par flux laminaire permet une dilution des polluants mais demeure insuffisante pour assurer une protection optimale des professionnels. Les moyens de prévention complémentaires reposent sur le captage à la source, désormais encadré par la norme ISO 16571:2024, incluant des dispositifs de captage inducteur ou des systèmes d’aspiration intégrés aux bistouris, associés à une filtration de l’air lorsque le rejet à l’extérieur n’est pas possible. Des campagnes de mesures de plusieurs polluants chimiques ont été menées dans différents établissements pratiquant divers actes chirurgicaux, équipés ou non de dispositifs d’aspiration intégrés. Résultats Les analyses montrent que les concentrations en HAP sont généralement inférieures aux limites de quantification. En revanche, des COV (formaldéhyde, acétaldéhyde, benzène, toluène, acétonitrile) ont été détectés à des concentrations inférieures aux VLEP. Une réduction des concentrations est observée lors de l’utilisation de captage à la source avec filtration adaptée. Conclusion et perspectives Bien que les niveaux mesurés soient faibles, la nature cancérogène de certains polluants justifie le maintien de l’exposition au niveau le plus bas raisonnablement possible. Les dispositifs de captage des fumées étudiés permettent de réduire les expositions. Les professionnels exposés rapportent par ailleurs un confort accru lors de l’utilisation du captage à la source, notamment par la diminution des odeurs, des céphalées et des nausées. D’autres activités exposantes de soins (vétérinaire, dermatologie) et d’esthétique (épilation laser) sont également à étudier.
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| th05 p150 intoxications professionnelles a lazote donnees des centres antipoison 20102025 auteurs arnab sarkar 1 jerome langrand 1 french pcc research group 3 herve laborde casterot 1 2 etablissement 1 ap hp hopital fernand widal paris france 2 universite paris cite hera ird u261 inserm u1344 paris france 3 association des centres antipoison et de toxicovigilance de france angers bordeaux lille lyon marseille nancy paris toulouse france presentateur herve laborde casterot |
Th05-P150 - Intoxications professionnelles à l’azote : données des centres antipoison (2010–2025)
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Arnab Sarkar (1), Jérôme Langrand (1), French Pcc Research Group (3), Hervé Laborde-Casterot (1,2)
Présentateur : Hervé Laborde-Casterot
Etablissement : (1) AP-HP Hôpital Fernand Widal, Paris, FRANCE; (2) Université Paris Cité, HERA, IRD U261, Inserm U1344, Paris, FRANCE; (3) Association des centres antipoison et de toxicovigilance de France, Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Paris, Toulouse, FRANCE
Introduction L’azote est largement utilisé en milieu professionnel pour l’inertage, la cryogénie ou la conservation. Bien que chimiquement inerte, son utilisation peut entraîner des intoxications aiguës. Les données nationales en santé au travail sur ces intoxications restent limitées.
Objectif Décrire les caractéristiques des expositions professionnelles aiguës à l’azote rapportées aux centres antipoison français (CAP-TV).
Méthodes Étude observationnelle rétrospective des cas d’exposition professionnelle aiguë à l’azote enregistrés dans la base nationale des CAP-TV entre le 01/01/2010 et le 30/06/2025. Les variables analysées comprenaient le sexe de la victime, le secteur d’activité professionnelle, la voie et les circonstances d’exposition, la symptomatologie et sa gravité (Poisoning Severity Score, PSS).
Résultats Un total de 263 cas exposés au cours de 179 événements a été inclus : 138 hommes (52,8 %) et 72 femmes (27,4 %), avec 53 cas de sexe non renseigné (20,1 %)(sex-ratio H/F = 1,8). La voie d’exposition était majoritairement respiratoire (n = 223 ; 85,0 %), devant la voie cutanéo-muqueuse (n = 40 ; 15,0 %) liée à l’emploi d'azote liquide.
Les expositions concernaient principalement l’industrie agroalimentaire (n = 51 événements ; 28,5 %), les industries de transformation et de production (chimie, automobile, aéronautique, électronique, électrique, métallurgie, gaz : n = 51; 28,5 %), ainsi que les laboratoires et activités de recherche (n = 48 ; 26,5 %). Les autres situations relevaient d’activités techniques ou logistiques (transport, maintenance, locaux techniques). Ces secteurs partageaient des situations à risque communes : espaces confinés, procédés cryogéniques et systèmes d’inertage ou de sécurité incendie.
Des symptômes neurologiques étaient rapportés dans 170 cas (64,6 %), des signes respiratoires dans 78 cas (29,6 %), des troubles digestifs dans 48 cas (18,3 %) et des atteintes cutanéo-muqueuses dans 30 cas (11,4 %).
La gravité était le plus souvent faible (PSS 0–1 : n = 230 ; 87,5 %). Les formes modérées (PSS 2) concernaient 29 cas (11,0 %) et les formes graves (PSS 3–4) 4 cas (1,5 %), avec 3 décès (1,1 %) par inhalation, dont un lié à une exposition volontaire. Les circonstances révélaient le plus souvent un dysfonctionnement du matériel (n = 122 ; 56 %) ou une erreur humaine non intentionnelle notamment par méconnaissance du risque (n = 61 ; 28 %).
Conclusion Les expositions professionnelles à l’azote sont le plus souvent bénignes mais peuvent entraîner des intoxications graves, voire mortelles. La prédominance des expositions respiratoires en contexte d’inertage et d’espaces confinés souligne le risque d’hypoxie et la nécessité de renforcer la prévention technique et organisationnelle.
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| th05 p151 le meopa un gaz hilarant mais une demarche serieuse auteurs anne laure pasini 1 pamela brun 1 etablissement 1 carsat rhone alpes saint didier au mont d or france presentateur anne laure pasini |
Th05-P151 - Le MEOPA : un gaz hilarant, mais une démarche sérieuse
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Anne-Laure Pasini (1), Paméla Brun (1)
Présentateur : Anne-Laure Pasini
Etablissement : (1) CARSAT Rhône-Alpes, Saint-Didier-Au-Mont-D'or, FRANCE
Le MEOPA est un mélange équimolaire composé d'oxygène et de protoxyde d'azote conditionné en bouteille. Il s'agit d'un médicament anxiolytique et analgésique administré par inhalation. Il est utilisé dans beaucoup de services hospitaliers pour permettre la réalisation d'actes douloureux de courte durée sur des patients adultes, mais également des enfants.
Le protoxyde d'azote à usage médical est inscrit sur la liste des substances vénéneuses et il est soumis à une réglementation stricte.
Le protoxyde d'azote est également considéré comme un agent chimique dangereux. Selon le règlement européen CLP n°1272/ 2008, il est classé comme étant un agent pouvant provoquer somnolence et vertiges (H336), ayant une toxicité pour certains organes (H372) et présentant des dangers pour l'environnement (H420). Il a également été classé comme un reprotoxique de catégorie 1B pouvant nuire au fœtus et susceptible de nuire à la fertilité (Application : 1er février 2027).
De ce fait, les locaux dans lequel est utilisé le MEOPA sont à considérer comme des locaux à pollution spécifique et une démarche de prévention renforcée vis-à-vis du risque d'inhalation de ce gaz est à mettre en œuvre afin de protéger la santé du personnel soignant.
La Carsat Rhône-Alpes a participé à l’étude INRS permettant de définir la démarche de prévention afin de réduire les expositions au protoxyde d'azote du personnel soignant.
Forte de cette expérience, elle accompagne plusieurs établissements de la région Rhône-Alpes dans la mise en œuvre de cette démarche de prévention du risque chimique dans leurs locaux. Un retour d’expérience sur les expositions professionnelles et les mesures de prévention à mettre en œuvre sera partagé afin de préserver la santé des salariés, sans impacter le bien être des patients et la qualité des soins.
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| th05 p152 accidents par piqure daiguille en milieu veterinaire frequence risques et prevention auteurs naima berthol 1 lisa bernet 1 etablissement 1 inrs paris france presentateur naima berthol |
Th05-P152 - Accidents par piqûre d’aiguille en milieu vétérinaire : fréquence, risques et prévention
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Naïma Berthol (1), Lisa Bernet (1)
Présentateur : Naïma Berthol
Etablissement : (1) INRS , Paris, FRANCE
Contexte Les accidents d’exposition par piqûre d’aiguille constituent un risque professionnel important en médecine vétérinaire. Malgré une fréquence élevée estimée par les questionnaires déclaratifs de plusieurs études, ces accidents restent largement sous-déclarés. En France par exemple, il existe très peu de données sur ce sujet.
Objectif Décrire l’épidémiologie des accidents par piqûre d’aiguille en milieu vétérinaire, identifier les facteurs de risque, les agents biologiques au moment de l’accident et proposer des mesures de prévention adaptées.
Méthodes Revue narrative de la littérature internationale portant sur les accidents par piqure d’aiguille chez les vétérinaires, auxiliaires vétérinaires. Analyse des données disponibles concernant la fréquence, les circonstances d’accident, les pratiques à risque et les conséquences cliniques de ces accidents.
Résultats Différentes études montrent que 70 à 80 % des vétérinaires auraient déjà subi au moins un accident par piqûre d’aiguille au cours de leur carrière. En Allemagne ce risque semble environ 9 fois supérieur à celui des médecins généralistes. La sous-déclaration est importante, atteignant 28 % au Canada et plus de 50 % aux États-Unis. Les facteurs de risque incluent le recapuchonnage à deux mains (observé dans 84 % des actes dans une étude canadienne), la mauvaise gestion des déchets, l’absence d’équipements de protection individuelle et le travail en présence d’animaux agités. Les agents biologiques auxquels peuvent être confrontés les vétérinaires dans ce contexte peuvent être des virus, des bactéries ou des parasites. Les conséquences sont le plus souvent locales et bénignes, mais plus graves si cet accident s’accompagne de l’administration involontaire d’un médicament à visée animale.
Conclusion Bien que sous-estimés, les accidents par piqure d’aiguille en milieu vétérinaire semblent fréquents mais insuffisamment déclarés. La prévention doit associer des mesures collectives organisationnelles et techniques et individuelles. Une formation des professionnels à ce risque et aux mesures de prévention est nécessaire. Des études complémentaires seraient nécessaires pour mieux connaitre l’état des pratiques en France et renforcer la prévention dans les structures vétérinaires.
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| th05 p153 la sante en mouvement sedentarite ne restez pas cloue au sol auteurs dorianne bulteel 1 marielle vallee 1 nadine roussel 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur dorianne bulteel |
Th05-P153 - La santé en mouvement. Sédentarité : Ne restez pas cloué au sol !
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Dorianne Bulteel (1), Marielle Vallee (1), Nadine Roussel (1)
Présentateur : Dorianne Bulteel
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
Santé au mouvement dans les postes tertiaires : un enjeu prioritaire à l’ère du télétravail
L’essor du télétravail et du travail s’accompagne d’une sédentarité accrue. Les réunions en distanciel, la diminution des déplacements et l’organisation prolongée du travail en position assise modifient profondément les comportements de santé. Si les postes en entreprise sont généralement bien aménagés et font l’objet de sensibilisations régulières (postures, activité physique, ergonomie), les conditions de travail à domicile nécessitent des conseils.
Parallèlement à la baisse de l’activité physique, la sédentarité constitue un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires, responsables d’environ 40 000 décès par an en France. Dans les populations suivies, notamment dans les secteurs tertiaires, une augmentation globale du risque cardiovasculaire est observée, avec un rajeunissement des événements aigus tels que l’infarctus du myocarde. Les principaux facteurs identifiés sont le tabagisme,l'hypertension mais aussi la sédentarité prolongée.
Depuis un an, lors des visites périodiques, un score de risque cardiovasculaire est systématiquement proposé aux salariés, il s’agit du score « Je me teste » de la Fédération Française de Cardiologie.
Actions mises en œuvre
Face à ce constat, le service de santé au travail a recentré ses actions sur la santé au mouvement :
– sensibilisation à la sédentarité et à ses impacts,
– interventions directement au poste de travail,
– conseils personnalisés,
– mise en place d’étirements simples réalisables au bureau,
– amélioration de l’ergonomie (chaise, poste, aménagement).
Une évaluation des bénéfices auprès des salariés est réalisée à trois ou 6 mois, axée sur l’appropriation des exercices, l’encouragement à l’activité physique régulière et la réduction des temps prolongés en position assise. Si besoin, l’équipe de santé au travail se déplace sur le poste pour réévaluer les besoins et corriger les pratiques.
La santé au mouvement apparaît comme un levier majeur de prévention dans les postes tertiaires, en particulier dans un contexte de télétravail durable. Une approche combinant dépistage, sensibilisation répétée et actions concrètes au poste de travail semble indispensable pour limiter l’augmentation du risque cardiovasculaire et lutter contre la sédentarité.
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| th05 p154 meopa reduire lexposition professionnelle par catalyse du n o auteurs christelle machon 1 anthony chaverot 1 vincent reneric 1 amelie massardier pilonchery 1 jean christophe dumes 1 francois parant 1 etablissement 1 hospices civils de lyon lyon france presentateur christelle machon |
Th05-P154 - MEOPA : réduire l’exposition professionnelle par catalyse du N?O
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Christelle Machon (1), Anthony Chaverot (1), Vincent Reneric (1), Amélie Massardier-Pilonchery (1), Jean Christophe Dumes (1), François Parant (1)
Présentateur : Christelle Machon
Etablissement : (1) Hospices Civils de Lyon, Lyon, FRANCE
Contexte Le MEOPA, mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (N?O), est largement utilisé en milieu hospitalier pour l'analgésie de courte durée des actes douloureux (soins de brûlures, ponctions, réduction luxations, etc.). Les avantages du MEOPA sont nombreux : soulagement rapide de la douleur, rapidité de son élimination, peu de contre-indications. Son utilisation expose néanmoins les professionnels, d’une part à l’air expiré par les patients contenant du N?O, et d’autre part aux fuites de N?O au niveau du masque ou à un mauvais positionnement du dispositif d’évacuation. L’ANSES a proposé récemment des recommandations de VLEP afin de prévenir les potentiels risques liés à son usage. Objectif Nous rapportons notre expérience de terrain d’utilisation d’une Unité Mobile de Destruction (UMD) du N?O afin de réduire les niveaux d’exposition professionnelle. Méthodes Le principe de fonctionnement de l’UMD repose sur l’aspiration depuis la source (tube d’exhalation du patient) puis sur la catalyse du N?O en azote (N?) et oxygène (O?). Les expositions au N?O ont été mesurées lors de soins réalisés avec ou sans UMD au centre des brûlés de Lyon "Pierre Colson". Les mesures de N?O ont été effectuées à proximité des voies respiratoires de l’IDE réalisant le soin avec un analyseur portable G200 (Geotech, UK). Résultats Un total de 21 soins sous MEOPA (12 avec UMD et 9 sans UMD) a fait l’objet d’une évaluation de l’exposition au N?O. Les concentrations atmosphériques ont été mesurées sur la durée des soins en temps semi-réel (mesures toutes les minutes), ce qui nous a permis d’obtenir un total de 400 mesures (235 avec UMD et 165 sans UMD). L’utilisation de l’UMD a permis d’abaisser 94 % des mesures de N?O sous le seuil de 125 ppm recommandé par ANSES (limite pour les expositions de courte durée) tandis que seulement 46 % des mesures étaient en dessous de ce seuil sans utilisation de l’UMD. Conclusion L’Unité Mobile de Destruction du N?O testée en situation réelle de soin a permis d’abaisser très significativement le niveau moyen d’exposition des professionnels au N?O. Cette technique apparait comme une alternative performante et maniable aux systèmes d'aspiration centralisés, souvent plus complexes à déployer.
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| th05 p155 facteurs influencant la demi vie serique du pfoa apres exposition professionnelle auteurs carolina beretta 1 erick gomez 2 nicoleta ioana vladut 1 ludovic bouteloup 1 vincent bonneterre 3 etablissement 1 promeom lyon france 2 universite jean monnet cnrs institut doptique graduate school inria saint etienne france 3 crppe region aura chu grenoble alpes laboratoire timc umr 5525 cnrs uga grenoble france presentateur carolina beretta |
Th05-P155 - Facteurs influençant la demi-vie sérique du PFOA après exposition professionnelle
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Carolina Beretta (1), Erick Gomez (2), Nicoleta-Ioana Vladut (1), Ludovic Bouteloup (1), Vincent Bonneterre (3)
Présentateur : Carolina Beretta
Etablissement : (1) Promeom, Lyon, FRANCE; (2) Université Jean Monnet, CNRS, Institut d’Optique Graduate School, INRIA , Saint-Etienne, FRANCE; (3) CRPPE région AuRA, CHU Grenoble Alpes, laboratoire TIMC (UMR 5525, CNRS/UGA), Grenoble, FRANCE
Contexte Dans certains milieux professionnels, les travailleurs sont exposés à des substances perfluoroalkylées (PFAS), dont l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), bioaccumulable et associé à des effets sanitaires. La persistance de l’imprégnation après l’arrêt de l’exposition justifie un suivi biologique prolongé. Objectif Décrire l’évolution temporelle de l’imprégnation sérique en PFOA chez des salariés d’une usine de matériaux polymères techniques après l’arrêt de son utilisation. Matériels et méthodes Les données proviennent des campagnes de biométrologie (PFOA sérique) proposées annuellement ou biannuellement aux salariés et ex-salariés volontaires entre 2008 et 2024. Des modèles linéaires basés sur une cinétique d’ordre 1 ont été construits pour estimer les taux de décroissance et la demi-vie d’élimination. Quatre modèles ont été testés (effets fixes et aléatoires, avec ou sans interaction), et ont été ajustés sur le logarithme des concentrations. Les variables explicatives étaient l’âge (<50/≥50 ans), le sexe, l’exposition professionnelle au PFOA entre 2004 et 2008 et le temps écoulé depuis la première mesure. Résultats Parmi 206 salariés éligibles, 120 ont été inclus après exclusion des travailleurs n’ayant jamais participé ni aux visites de suivi ni aux campagnes de biométrologie. L’âge moyen était de 45 ans ; l’ancienneté moyenne de 8 ans. Soixante étaient exposés entre 2004 et 2008, et 17 parmi eux étaient encore actifs en 2024. En 2024, 56 salariés étaient actifs dans l’entreprise (47 hommes, 9 femmes) et 64 étaient des ex-salariés (54 hommes, 10 femmes). Au total, 588 dosages sériques ont été analysés. La demi-vie moyenne du PFOA après arrêt de l’exposition est estimée entre 4 et 8 ans. Les modèles à effets fixes montrent une élimination plus lente chez les ≥50 ans (5,7 ans ; IC95 % [4,2–10,2]) que chez les <50 ans (3,9 ans ; IC95 % [3,6–4,2]), résultat confirmé par les modèles à effets aléatoires. Dans ces derniers, les hommes présentaient des concentrations initiales plus élevées et des demi-vies systématiquement plus longues que les femmes. Une exposition professionnelle avant 2008 était associée à des concentrations initiales plus élevées mais à une élimination plus rapide, se traduisant par des demi?vies plus courtes, même après ajustement sur le niveau initial. Conclusion La demi-vie du PFOA observée est cohérente avec la littérature chez les populations professionnellement exposées et varie selon l’âge, le sexe et les antécédents d’exposition. Ces facteurs doivent être intégrés à la surveillance médicale et à l’évaluation du risque sanitaire.
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| th05 p156 contamination fongique des masques medico chirurgicaux chez les professionnels de la sante de trois etablissements dune ville de louest algerien auteurs samia merad 1 reda moulessehoul 1 yassine merad 1 derouicha matmour 1 othmane ghomari 1 etablissement 1 djilalli liabes university of algeria laboratoire de recherche environnement sante sidi bel abbs algerie presentateur samia merad |
Th05-P156 - Contamination fongique des masques médico-chirurgicaux chez les professionnels de la santé de trois établissements d’une ville de l’ouest algérien
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Samia Merad (1), Reda Moulessehoul (1), Yassine Merad (1), Derouicha Matmour (1), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Samia Merad
Etablissement : (1) Djilalli Liabes University of Algeria / Laboratoire de recherche environnement santé, Sidi Bel Abbs, ALGERIE
Introduction Les masques médicaux sont largement utilisés dans les établissements de santé pour protéger le personnel soignant contre les infections, notamment respiratoires.Leur port prolongé dans des environnements hospitaliers peut entraîner une contamination par des micro-organismes aéroportés, y compris des champignons, avec risque d’infection
Objectifs Estimer la prévalence de la contamination fongique des masques médico-chirurgicaux utilisés par les professionnels de santé et d’identifier les facteurs contribuant à cette contamination.
Matériel et méthode Une étude transversale a été réalisée des masques usagés provenant de 200 professionnels de santé. L’enquête a concerné 18 services d’un CHU, 4 services d’un EPH, ainsi qu’un le bloc opératoire d’une maternité. La contamination fongique a été évaluée par une empreinte directe des surfaces interne et externe de chaque masque sur une gélose Sabouraud, permettant un isolement sélectif des champignons. Un auto-questionnaire anonyme pour recueillir des informations sur les conditions d’utilisation des masques a été renseigné par chaque participant.
Résultats Parmi les 200 masques analysés, 86,5 % étaient contaminés par des champignons, avec 13 genres fongiques identifiés. les plus fréquemment isolés étaient Aspergillus spp., Penicillium spp., Cladosporiumspp. etAlternariaspp. Seuls le sexe et le mois de prélèvement étaient significativement associés au niveau de contamination. Les autres variables, telles que l’âge, l’IMC, le type de masque et la durée de port, n’ont pas montré de corrélations significatives. Cette prévalence élevée suggère un risque réel d’exposition du personnel soignant à des agents fongiques opportunistes, particulièrement dans un cadre hospitalier.
Conclusion Cette étude met en lumière la contamination fongique fréquente des masques portés en milieu hospitalier, soulignant ainsi l’importance de renforcer les mesures d’hygiène, d’assurer une utilisation appropriée des équipements de protection individuelle, et de mettre en place une surveillance microbiologique régulière pour réduire les risques de transmission.
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| th05 p157 evaluation clinique et fonctionnelle respiratoire des travailleurs exposes aux poussieres de gypse une etude transversale comparative en milieu industriel auteurs younes ghezini 1 khadidja kerkeb 1 nour el houda mezouri 1 mohamed el amine djazouli 1 etablissement 1 faculte de medecine d oran oran algerie presentateur younes ghezini |
Th05-P157 - Évaluation clinique et fonctionnelle respiratoire des travailleurs exposés aux poussières de gypse : Une étude transversale comparative en milieu industriel
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Younes Ghezini (1), Khadidja Kerkeb (1), Nour El Houda Mezouri (1), Mohamed El Amine Djazouli (1)
Présentateur : Younes Ghezini
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Oran, ALGERIE
Introduction Les poussières de gypse (sulfate de calcium dihydraté), bien que classées parmi les poussières sans effet spécifique, peuvent induire des pathologies respiratoires lors d'expositions chroniques. L'impact fonctionnel pulmonaire de ce minéral reste cependant peu documenté par des études épidémiologiques rigoureuses en Algérie. L’objectif est de déterminer la prévalence des symptômes d'irritation et des manifestations respiratoires chroniques et dévaluer la fonction pulmonaire chez les travailleurs exposés aux poussières de gypse.
Matériel et méthodes Une étude transversale comparative a été menée en 2023 dans une usine algérienne de plâtre. Cent six hommes ont été inclus : cinquante-six ouvriers de production exposés et cinquante témoins faisant partie du personnel administratif. L'analyse a utilisé un questionnaire standardisé du Medical Research Council (MRC) et une exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) par spirométrie mesurant le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS), la capacité vitale forcée (CVF), le débit expiratoire de pointe (DEP) et le débit expiratoire maximal médian.
Résultats Les exposés présentaient une prévalence de symptômes d'irritation significativement plus élevée (80,36 % contre 36,00 % ; p < 0,001). L'EFR a révélé une réduction significative des moyennes du VEMS % (87,57 contre 94,42 ; p = 0,005) et de la CVF % (89,13 contre 97,20 ; p = 0,003) chez les exposés. La prévalence des anomalies ventilatoires était de 51,79 % contre 32,00 % (p = 0,04), avec une prédominance de l'obstruction des petites voies aériennes (OPVA) à hauteur de 30,36 %. Les facteurs de risque majeurs identifiés par la régression logistique sont les antécédents respiratoires (Odds Ratio (OR) = 4,80), l'exposition antérieure aux poussières (OR = 3,15) et une exposition journalière dépassant quatre heures (OR = 3,69).
Conclusion L'exposition chronique au gypse n’est pas inerte et altère significativement la fonction respiratoire. Une prévention technique rigoureuse et une surveillance médicale périodique incluant la spirométrie sont impératives, tout en insistant sur l'importance cruciale du sevrage tabagique.
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| th05 p158 intoxications aigues professionnelles en milieu veterinaire donnees des centres antipoison 20142023 auteurs nicolas pinzelli 1 jerome langrand 1 french pcc research group 3 herve laborde casterot 1 2 etablissement 1 ap hp hopital fernand widal paris france 2 universite paris cite hera ird u261 inserm u1344 paris france 3 association des centres antipoison et de toxicovigilance de france angers bordeaux lille lyon marseille nancy paris toulouse france presentateur herve laborde casterot |
Th05-P158 - Intoxications aiguës professionnelles en milieu vétérinaire : données des centres antipoison (2014–2023)
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Nicolas Pinzelli (1), Jérôme Langrand (1), French Pcc Research Group (3), Hervé Laborde-Casterot (1,2)
Présentateur : Hervé Laborde-Casterot
Etablissement : (1) AP-HP Hôpital Fernand Widal, Paris, FRANCE; (2) Université Paris Cité, HERA, IRD U261, Inserm U1344, Paris, FRANCE; (3) Association des centres antipoison et de toxicovigilance de France, Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Paris, Toulouse, FRANCE
Introduction Les professionnels des soins vétérinaires sont exposés, dans le cadre de leur activité, à de nombreux agents chimiques susceptibles de provoquer des intoxications aiguës. Les données des centres antipoison et de toxicovigilance (CAP-TV) constituent une source pertinente pour décrire ces expositions en santé au travail.
Objectif Décrire les caractéristiques des expositions aiguës professionnelles dans le secteur des soins vétérinaires.
Méthodes Étude observationnelle rétrospective des cas d’exposition aiguë professionnelle enregistrés par les CAP-TV français entre 2014 et 2023. Les variables analysées comprenaient le sexe, l'âge, le métier, la classe d’agent et les circonstances de l’exposition, et la gravité de symptômes (Poisoning Severity Score – PSS).
Résultats Au total, 574 personnes exposées à l'occasion de 552 événements ont été incluses. Parmi elles, 451 étaient des femmes (78,6 %), 109 des hommes (19,0 %) et 14 de sexe non renseigné (2,4 %) (sex-ratio F/H = 4,1). L’âge médian était de 31 ans (IQR : 27–38 ; n = 532).
La gravité était le plus souvent faible (PSS 0–1 : n = 526 ; 91,7 %). Les formes plus sévères (PSS ≥ 2) concernaient 48 cas (8,4 %), dont 8 décès (PSS 4 ; 1,4 %).
Les principales classes d’agents impliquées dans les événements étaient les euthanasiants (152/552 ; 27,5 %), les désinfectants (129/552 ; 23,4 %), les anesthésiants (62/552 ; 11,2 %) et les vaccins (54/552 ; 9,8 %).
Des conduites suicidaires étaient identifiées dans 39 cas (6,8 %) et concernaient préférentiellement des hommes (13,9 % vs 4,7 % chez les femmes) et des vétérinaires. Elles impliquaient principalement des euthanasiants (33/39 ; 84,6 %), mais aussi des hypnotiques (12/39 ; 30,8 %) et des anesthésiants (6/39 ; 15,4 %). Elles représentaient 16 des 18 cas de gravité forte (PSS 3 ; 88,9 %) et l’ensemble des 8 décès.
Conclusion Les expositions aiguës professionnelles dans le milieu vétérinaire apparaissent le plus souvent bénignes, mais un sous-groupe lié aux conduites suicidaires concentre la quasi-totalité de la morbidité grave et l’ensemble des décès. Ces situations impliquent des agents à potentiel létal accessibles dans l’exercice vétérinaire et soulignent que la prévention des risques chimiques et la santé mentale au travail sont étroitement liées dans ce secteur.
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| th05 p159 risque demergence darboviroses tropicales chez les salaries des campings en dordogne auteurs jean marie milleliri 1 fabrice michiels 1 etablissement 1 spst 19 24 sarlat la caneda france presentateur jean marie milleliri |
Th05-P159 - Risque d’émergence d’arboviroses tropicales chez les salariés des campings en Dordogne
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Jean-Marie Milleliri (1), Fabrice Michiels (1)
Présentateur : Jean-Marie Milleliri
Etablissement : (1) SPST 19-24, Sarlat La Caneda, FRANCE
De nombreux facteurs dont le réchauffement climatique ont conduit le moustique tigre, vecteur de transmission d’arboviroses tropicales, originaire de l’Asie du Sud-Est, à coloniser l’Europe en général et la France en particulier. En France métropolitaine en début 2025, le moustique tigre était implanté dans 81 départements (sur 96) soit dans plus de 6300 communes.
Dans un rapport paru en 2024, l’ANSES estime à 6-7 sur une échelle de 9 la probabilité d’apparition d’une épidémie d’arbovirose à cinq ans en France hexagonale.
Les salariés des établissements de plein air et particulièrement ceux des campings sont exposés aux piqûres de moustiques durant leurs activités, et donc susceptibles d’être infectés par une arbovirose. Celles-ci, dengue, chikungunya et zika, commencent à apparaître sous forme de cas autochtones dans le Sud de la France.
Afin d’évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques des salariés des campings de la Dordogne face au risque de transmission d’arboviroses par la piqûre de moustique tigre, une enquête par questionnaire anonyme a été administrée dans 10 campings. Cette enquête avait pour objectif de permettre de proposer des actions de prévention destinées à limiter ce risque.
Au total 111 salariés (82 saisonniers / 29 permanents) ont été interrogés (57 hommes / 54 femmes) avec une moyenne d’âge de 30,8 ans. La perception des nuisances dues aux moustiques tigres était notée comme importante par les salariés et plus de 72% pouvaient citer au moins une maladie transmise par ce vecteur. Mais peu de salariés (30,6%) notifiaient mettre en place des stratégies de prévention contre les piqûres de moustiques, et la majorité (76,4%) en n’utilisant que des sprays insectifuges.
Face à ce risque, et compte tenu de la probabilité dans les années futures de voir éclore des épidémies d’arboviroses en raison d’une plus grande circulation des virus, des actions de prévention sont préconisés à destination des salariés des établissements de plein air dont ceux des campings. Ces actions passent par la lutte directe contre les moustiques sur les lieux de travail en impliquant directement les salariés et les chefs d'établissements par une information en continue, et la mise en place d’une surveillance permanente sur la potentielle survenue de cas
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| th05 p160 retour d experience sur un cluster de pathologie rare auteurs anne marie thomas 1 francoise borson chazot 2 stephanie kleinogel 3 vincent bonneterre 4 etablissement 1 inserm delegation aura bron france 2 federation d endocrinologie hopitaux louis pradel lyon france 3 service de pathologie professionnelle et environnementale des hopitaux universitaires de strasbourg strasbourg france 4 crppe region aura unite de grenoble chu grenoble alpes laboratoire timc umr 5525 cnrs uga grenoble france presentateur anne marie thomas |
Th05-P160 - Retour d'expérience sur un cluster de pathologie rare
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Anne-Marie Thomas (1), Françoise Borson-Chazot (2), Stéphanie Kleinogel (3), Vincent Bonneterre (4)
Présentateur : Anne-Marie Thomas
Etablissement : (1) INSERM Délégation AuRA, Bron, FRANCE; (2) Fédération d'endocrinologie - Hôpitaux Louis Pradel, Lyon, FRANCE; (3) Service de Pathologie Professionnelle et Environnementale des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (4) CRPPE région AuRA, unité de Grenoble (CHU Grenoble Alpes) ; laboratoire TIMC (UMR 5525, CNRS / UGA), Grenoble, FRANCE
Cluster Trois agentes d’un même laboratoire de recherche biomédicale employant une quarantaine de personnes sur la période 1990-2015, ont présenté un phéochromocytome sur une période de 8 ans (2016 à 2023). Elles avaient travaillé dans cette même unité durant 26 ans et plus. C’est le directeur de cette structure qui fait le lien. La probabilité d’occurrence de cette situation étant infime, et devant l’absence de facteurs génétiques prédisposants pour chacun des 3 cas, le médecin du travail se pose la question de l’origine professionnelle.
Mobilisation par le médecin du travail des différentes expertises Les produits chimiques utilisés ont été identifiés notamment à partir des anciens cahiers de laboratoire. Deux des trois personnes ont été adressées pour avis en consultation de pathologie professionnelle, et des experts de la pathologie ainsi que des experts des risques professionnels (INRS, toxicologue, épidémiologiste) ont été sollicités ; un signalement a été effectué à la cellule de veille et d’alerte de l’ARS qui a missionné Santé Publique France en région pour mener l’animation de la réflexion collective ; enfin la situation a été présentée au GT Emergence RNV3PE qui a vérifié l’absence de cas similaires dans le RNV3PE. La littérature ne fait état d’aucun cluster professionnel ou risque toxique préalablement identifié chez l’humain, tandis que chez l’animal, une exposition à de fortes de doses de solvants, ou d’oxyde de propylène chez des rats (Lynch 1984) avait une incidence sur le développement de la maladie ; l’extrapolation à l’humain est toutefois délicate. Afin de « renforcer le signal », plusieurs suggestions ont été faites. L’activité du laboratoire étant unique en France, il a été décidé de rechercher des cas au sein de laboratoires réalisant des analyses similaires à l’étranger. Par ailleurs, la maladie étant rare, l’information a été transmise lors du congrès spécialisé des référents de cette pathologie. Enfin, il a été suggéré de conduire une étude épidémiologique pour rechercher sur les cas de phéochromocytomes incidents des expositions qui croiseraient avec celles préalablement identifiés.
Retour d’expérience La mobilisation de différents partenaires est nécessaire pour structurer la démarche. En interne, c’est un exercice inédit pour le médecin du travail, souvent isolé dans son cabinet. La communication ne semble jamais suffisante. Intelligible et transparente, elle est indispensable dès le début du dossier et pendant son suivi : auprès des intéressées et leur équipe, la direction, les conseillers de prévention, la F4SCT, l’IGESR, les partenaires syndicaux, l’institution … afin d’avancer tout en évitant des mouvements contre-productifs.
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| th05 p161 utilisation problematique du smartphone etude bibliographique et action de sensibilisation auteurs etienne ducote 1 etablissement 1 promeom lyon france presentateur etienne ducote |
Th05-P161 - Utilisation problématique du smartphone : étude bibliographique et action de sensibilisation
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Etienne Ducoté (1)
Présentateur : Etienne Ducoté
Etablissement : (1) PROMEOM, Lyon, FRANCE
Introduction
Le smartphone a complètement envahi notre société et nos vies, tant dans le cadre personnel que professionnel. En France, en 2025, 91 % des individus de plus de 12 ans détiennent un smartphone et 65 % ne peuvent pas se passer de leur smartphone plus de 24 heures.
Forts de ce constat et en tant qu’acteur de la santé et sécurité au travail, nous souhaitons réaliser une étude de la bibliographie afin de mieux connaitre les impacts de l'utilisation problématique du smartphone sur la santé des salariés. À partir de cette étude, nous réaliserons une enquête auprès des adhérents de PROMEOM sur l’utilisation du smartphone. Cette enquête permettra d’identifier les facteurs de risques et les mesures de prévention applicables dans un contexte professionnel pour accompagner les employeurs et sensibiliser les salariés sur les risques liés à l'utilisation problématique du smartphone.
Méthode et matériel
Pour comprendre les impacts de l’utilisation inappropriée du smartphone, nous avons réalisé depuis 2025 une revue de la littérature scientifique traitant de ce sujet avec Pubmed. Pour la réalisation de l'enquête, la grille d’évaluation en 10 questions proposée par Kwon et al. en 2013 a été retenue et complétée par des questions descriptives du panel sondé.
Résultats et discussion
En janvier 2025, nous avions dénombré 156 études scientifiques sur le thème de l’usage du smartphone. En janvier 2026, 23 références supplémentaires ressortent avec les mêmes critères de recherche utilisés qu’en 2025, ce qui montre que le sujet questionne toujours. Les résultats de l’analyse de la littérature seront présentés dans le poster,
Pour caractériser l'impact de l’utilisation du smartphone sur notre cerveau, les chercheurs emploient le terme « dérèglement cognitif ». De nouveaux anglicismes sont apparus pour décrire les comportements et troubles liés à l’addiction au smartphone.
Pour l’entreprise, les conséquences connues sont nombreuses : baisse de la concentration des salariés, diminution des interactions entre salariés, perte de productivité et accidents de la route.
Conclusion
L’étude bibliographique a confirmé que l'utilisation problématique du smartphone est néfaste pour les individus et les organisations. L’enquête en cours donnera plus de précisions sur les difficultés rencontrées par nos adhérents et nous permettra de leur apporter des solutions de prévention ciblées. Lorsque les résultats de l’étude seront concluants et les stratégies de prévention construites, nous envisageons de créer un site internet ressource pour présenter tous ces travaux.
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| th05 p162 a propos dun cas de pneumopathie dhypersensibilite chez une prothesiste dentaire auteurs amal ben chaira 1 abir ayadi 1 jihen rejeb 1 olfa jlassi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital abderrahmane mami ariana tunisie presentateur abir ayadi |
Th05-P162 - À propos d’un cas de pneumopathie d’hypersensibilité chez une prothésiste dentaire
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Amal Ben Chaira (1), Abir Ayadi (1), Jihen Rejeb (1), Olfa Jlassi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Abir Ayadi
Etablissement : (1) Service de médecine du travail - Hôpital Abderrahmane Mami, Ariana, TUNISIE
Introduction Le métier de prothésiste dentaire expose à de multiples poussières, notamment les résines et la silice, pouvant avoir des effets respiratoires sur le long terme. Notre étude visait à relever les critères clinico-professionnels et médicolégaux d’une pneumopathie interstitielle diffuse (PID) chez une prothésiste dentaire.
Méthodes Observation à propos d’un cas et recherche bibliographique
Observation Il s'agissait d’une patiente âgée de 45 ans, prothésiste dentaire depuis 26 ans, ayant comme antécédents personnels une dilatation des bronches et un fibrome utérin opéré. L'histoire de la maladie remontait à 17 ans, marquée par l'installation d'un syndrome pseudogrippal à répétition rythmé par le travail associé à un amaigrissement chiffré à 10 kg en deux ans. Devant la persistance de la symptomatologie, la patiente a consulté au service de pneumologie en septembre 2015 où la radiographie thoracique a montré des images micronodulaires bilatérales avec au scanner thoracique un aspect pouvant cadrer avec une PHS. Le lavage broncho-alvéolaire a révélé une hypercellularité à prédominance lymphocytaire (59 %). Un déficit ventilatoire restrictif a été identifié. Durant son activité professionnelle, la patiente était quotidiennement et de manière prolongée exposée à la silice cristalline lors de la préparation des mélanges de moules, ainsi qu’au dégagement de poussières générées par le coupage, le polissage et l’affûtage des moules. Elle était également exposée au méthacrylate de méthyle contenu dans la colle à base de résine, libéré par la fraiseuse sous forme de poussière très fine, le tout sans recours à des moyens de protection collective ou individuelle. Au vu de ce tableau, le diagnostic de PHS a été retenu. L’agent causal était le méthacrylate de méthyle.
Conclusion Chez les prothésistes dentaires, l’exposition aux poussières de résines et de silice est fréquente, rendant difficile le diagnostic de la PID surtout dans sa forme fibrosante.
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| th05 p163 pneumopathie dhypersensibilite dans lindustrie brassicole une entite a ne pas omettre auteurs amal ben chaira 1 abir ayadi 1 jihen rejeb 1 olfa jlassi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmane mami de l ariana ariana tunisie presentateur olfa jlassi |
Th05-P163 - Pneumopathie d’hypersensibilité dans l’industrie brassicole : une entité à ne pas omettre
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Amal Ben Chaira (1), Abir Ayadi (1), Jihen Rejeb (1), Olfa Jlassi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Olfa Jlassi
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmane Mami de l'Ariana, Ariana, TUNISIE
Introduction La pneumopathie d’hypersensibilité (PHS) est une pneumopathie interstitielle diffuse causée par l’inhalation répétée d’antigènes d’origine organique. Dans l’industrie brassicole, les ouvriers manipulant le malt, un type de céréale dérivé de l’orge, sont particulièrement exposés. Cette pathologie reste souvent méconnue, malgré le risque de complications respiratoires importantes. L’objectif de notre travail était de relever les éléments clinico-professionnels et médicolégaux permettant de retenir le diagnostic d’une PHS chez un ouvrier du malt.
Méthodes Observation à propos d’un cas et recherche bibliographique.
Observation Il s'agissait d’un patient âgé de 60 ans, occupant le poste de brasseur de bière pendant 30 ans, aux antécédents de valvulopathie mitrale opérée, d’insuffisance cardiaque et HTA. L'histoire de la maladie remontait à 2022, marquée par l'installation progressive d'une dyspnée d'effort stade 2 mMRC associée à une toux sèche sans autres signes d'appel extrathoraciques. L'examen clinique révélait un hippocratisme digital et des râles crépitants bilatéraux aux bases pulmonaires. La radiographie thoracique montrait un syndrome interstitiel réticulo-micronodulaire prédominant aux bases. La tomodensitométrie thoracique a révélé une pneumopathie infiltrante diffuse fibrosante de type UIP. Les explorations fonctionnelles respiratoires ont objectivé un syndrome restrictif avec une diminution importante de la capacité de diffusion alvéolo-capillaire et une désaturation à l'effort au test de marche de 6 minutes. Le bilan immunologique était négatif. Durant son activité professionnelle, le patient était exposé de façon chronique et prolongée aux poussières de céréales (malt d'orge) lors des processus de maltage, concassage, empâtage et filtration, sans équipements de protection collective ni individuelle. Le diagnostic retenu était une PHS fibrosante d'origine professionnelle en rapport avec l’exposition au malt, justifiant sa déclaration au titre du tableau n°56, intitulé « Affections liées aux céréales et farines » de la liste des maladies professionnelles indemnisables en Tunisie.
Conclusion L’industrie brassicole, par l’exposition au malt, constitue un environnement à risque pour le développement de PHS. Une attention particulière doit être portée à ce risque afin de faciliter le diagnostic précoce, la reconnaissance professionnelle et la prévention des complications respiratoires.
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| th05 p164 construction dune methode pluridisciplinaire pour evaluer les expositions dans lindustrie du futur de la fabrication additive metallique premiers resultats et perspectives auteurs louis galey 1 bruno vallespir 1 anne cecile lafeuillade 2 marie chizallet 3 emilie le guen 1 marco pena jimenez 2 sophie prunier poulmaire 2 maelle moullec 2 eva ordonez gomez 2 thierry meyer 2 etablissement 1 universite de bordeaux bordeaux france 2 universite paris nanterre nanterre france 3 universite paris cite paris france presentateur louis galey |
Th05-P164 - Construction d’une méthode pluridisciplinaire pour évaluer les expositions dans l’industrie du futur de la fabrication additive métallique : premiers résultats et perspectives
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Louis Galey (1), Bruno Vallespir (1), Anne-Cécile Lafeuillade (2), Marie Chizallet (3), Emilie Le Guen (1), Marco Pena-Jimenez (2), Sophie Prunier-Poulmaire (2), Maëlle Moullec (2), Eva Ordonez Gomez (2), Thierry Meyer (2)
Présentateur : Louis Galey
Etablissement : (1) Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (2) Université Paris Nanterre, Nanterre, FRANCE; (3) Université Paris Cité, Paris, FRANCE
Les expositions professionnelles dans les industries du futur de la fabrication additive métallique (FAM) ont été identifiées par des études scientifiques (Stefaniak et al., 2019; van Ree et al., 2023). L’implantation de ces innovations dépend de la conception de ces nouvelles technologies ainsi que des dispositifs de prévention des risques prévus pour leurs usages. Des méthodes pour évaluer les expositions professionnelles et les risques en fabrication additive se développent. Il reste des actions à mener pour favoriser une conception anthropocentrée de ces outils technologiques intégrant le travail humain, de la conception de la machine à son intégration dans un système de travail et une organisation transformée.
Cette communication à pour objectif de présenter les premiers résultats d'une méthode fondée sur une approche pluridisciplinaire à partir de l’ergonomie, de l’hygiène du travail, de la psychologie du travail et des organisations, de la modélisation des organisations, cherchant à prendre en compte les transformations du travail et la diversité des expositions pour développer la prévention (projet ANR MEDATIF 2023-2026 https://anr.fr/Projet-ANR-23-CE10-0001).
La méthode mise en œuvre dans une entreprise de 30 salariés du secteur biomédical utilisant des procédés PBF avec des poudres d'alliages CrCO et Ti, et dans un laboratoire de recherche avec 1 travailleur utilisant des alliages Al et Ni, repose sur des mesures en temps réel d'aérosols nano et micrométriques, physiologiques, d’échantillons d’aérosols. Une vidéo de l'activité de travail est enregistrée en parallèle des mesures en temps réel avant d'être synchronisée dans un logiciel de video exposure monitoring (VEM) Captiv®. Un questionnaire sur l'organisation du travail et la charge cognitive est utilisé auprès des travailleurs. Les résultats sont présentés sous forme d'extraits vidéo et de mesures en temps réel aux travailleurs et à l’encadrement pour analyser les situations de travail et d’exposition, tout en précisant des actions de prévention.
Les situations d'exposition aux poudres sont identifiées lors d’opérations spécifiques : récupération des plateaux, chargement des machines ou finition des pièces. Dans ce cas, l'intensité physique et la charge cognitive sont modérées. Ce résultat doit être considéré par rapport à d'autres entreprises et les variations d’activités saisonnières. Des mesures de prévention associées à la conception des pièces à fabriquer ou à la technologie utilisée sont précisées. Les opérateurs de FAM et managers partagent également leurs savoir-faire et représentations lors des restitutions, ce qui permet d'envisager des pratiques de travail durables dans ces nouvelles organisations (Chizallet et al., 2025).
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| th05 p165 impact de la sedentarite professionnelle sur la sante mentale revue systematique et meta analyse auteurs hijrah nasir 1 2 martine duclos 3 reza bagheri 4 alistair cole 5 julien s baker 6 david thivel 1 frederic dutheil 2 7 etablissement 1 universite clermont auvergne laboratoire des adaptations metaboliques a l exercice en conditions physiologiques et pathologiques ame2p aubiere france 2 universite clermont auvergne laboratoire de psychologie sociale et cognitive lapscoumr uca cnrs 6024 clermont ferrand france 3 universite clermont auvergne inrae unh chu clermont ferrand department of sport medicine and functional exploration clermont ferrand france 4 university of isfahan exercise physiology isfahan iran republique islamique d 5 universite lumiere lyon 2 sciencepo lyon lyon france 6 hong kong baptist university centre for health and exercise science research kowloon tong hong kong 7 universite clermont auvergne physiological and psychosocial stress university hospital of clermont ferrand preventive and occupational medicine clermont ferrand france presentateur hijrah nasir |
Th05-P165 - Impact de la sédentarité professionnelle sur la santé mentale : Revue systématique et méta-analyse
Thème: Thème 05 - Pathologies émergentes et risques émergents
Auteurs : Hijrah Nasir (1,2), Martine Duclos (3), Reza Bagheri (4), Alistair Cole (5), Julien S Baker (6), David Thivel (1), Frederic Dutheil (2,7)
Présentateur : Hijrah Nasir
Etablissement : (1) Université Clermont Auvergne, Laboratoire des Adaptations Métaboliques à l'Exercice en conditions Physiologiques et Pathologiques (AME2P), Aubiere, FRANCE; (2) Université Clermont Auvergne, Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive (LAPSCO–UMR UCA-CNRS 6024), Clermont Ferrand, FRANCE; (3) Université Clermont Auvergne, INRAE, UNH, CHU Clermont-Ferrand, Department of Sport Medicine and Functional Exploration, Clermont Ferrand, FRANCE; (4) University of Isfahan, Exercise Physiology, Isfahan, IRAN, REPUBLIQUE ISLAMIQUE D'; (5) Université Lumière - Lyon 2, SciencePo Lyon, Lyon, FRANCE; (6) Hong Kong Baptist University, Centre for Health and Exercise Science Research, Kowloon Tong, HONG KONG; (7) Université Clermont Auvergne, Physiological and Psychosocial Stress, University Hospital of Clermont-Ferrand, Preventive and Occupational Medicine, Clermont Ferrand, FRANCE
Contexte Malgré de nombreuses méta-analyses sur les effets de la sédentarité pendant les loisirs, l'impact de la sédentarité au travail sur la santé mentale reste largement controversé. Notre objectif était d'identifier et de synthétiser systématiquement la littérature examinant l'association entre la sédentarité au travail et la santé mentale.
Méthode Les bases de données PubMed, Embase, Cochrane et PsycINFO ont été consultées afin de recenser les articles rapportant les risques pour la santé mentale liés à la sédentarité professionnelle. Nous avons réalisé une méta-analyse à effets aléatoires en prenant en compte l'ensemble des risques et les niveaux intermédiaires et sévères de troubles mentaux. Une analyse de sensibilité a ensuite été menée sur les troubles mentaux sévères, en utilisant : 1) l'ensemble des risques ; puis 2) les risques les plus faibles, entièrement ajustés ; 3) les risques les plus faibles, bruts ou moins ajustés (modèles pessimistes) ; et 4) les risques les plus élevés, entièrement ajustés ; et 5) les risques les plus élevés, bruts ou moins ajustés (modèles optimistes). Une méta-régression a été effectuée sur les facteurs d'influence potentiels.
Résultats Nous avons inclus 12 études dans la revue systématique et 7 dans la méta-analyse, soit un total de 40 314 travailleurs (35 ans, 65,5 % d’hommes). L’exposition à la sédentarité au travail a augmenté le risque de troubles mentaux modérés et sévères de 34 % (IC à 95 % : 18–49 %). Toutes les analyses de sensibilité relatives aux troubles mentaux sévères étaient également significatives, quel que soit le modèle : + 35 % (12–58 %) avec l’ensemble des risques, 39 % (15–63 %) avec le modèle pessimiste entièrement ajusté, + 36 % (13–59 %) avec le modèle pessimiste brut ou moins ajusté, 85 % (27–143 %) avec le modèle optimiste entièrement ajusté et + 85 % (26–143 %) avec le modèle optimiste brut ou moins ajusté. L’âge pourrait être un facteur de risque accru de troubles mentaux en cas d’exposition à la sédentarité professionnelle, tandis qu’un niveau d’études élevé réduirait ce risque.
Conclusion Notre méta-analyse montre que la sédentarité professionnelle augmente le risque de troubles de santé mentale. L'hétérogénéité des résultats n'a pas permis de tirer de conclusions définitives quant aux variables susceptibles d'influencer davantage ce risque.
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| e p1 4 reprise du travail apres un cancer mammaire experience dun spsti reunionnais auteurs beatrice nayl 1 etablissement 1 intermetra saint pierre reunion presentateur beatrice nayl |
E-P1 -4 - Reprise du travail après un cancer mammaire : expérience d’un SPSTI réunionnais
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Béatrice Nayl (1)
Présentateur : Béatrice Nayl
Etablissement : (1) INTERMETRA, Saint-Pierre, REUNION
Introduction Anticiper le plus tôt possible le maintien en emploi des malades du cancer est un enjeu majeur. Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. Quels sont les facteurs influençant le retour au travail des salariées atteintes d’un cancer du sein ? Quelle connaissance ont-elles des dispositifs d’aide au retour à l’emploi existant en France ?
Méthode Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective transversale descriptive au sein d’un Service de Prévention et Santé au Travail Interentreprise (SPSTI) de La Réunion. L’échantillon analysé regroupait 26 salariées vues en visite médicale en 2023 qui ont accepté de répondre anonymement à un questionnaire.
Résultats La majorité des femmes ont entre 45 et 64 ans et 38,5% ont un niveau d’étude intermédiaire. La moitié d’entre elles sont ouvrières ou employées. La durée moyenne de l’arrêt maladie est de 11,8 mois (0 à 36 mois). Elle est la même quel que soit le degré d’intensité physique ressentie sur le poste occupé. Le vécu de stress au travail, lui, est un frein à la reprise (arrêt plus long en moyenne de 1,66 mois). Les motivations à la reprise du travail sont : besoin de retrouver un lien social (69%), manque de revenus financiers (54%), attachement au travail exercé (42%). Pendant l’arrêt maladie, 46% des travailleuses ont gardé un contact avec leur entreprise. Seulement 19% ont été informées de la possibilité de réaliser un rendez-vous de liaison. Une femme sur 2 ignorait l’existence des consultations de pré-reprise (1 sur 6 chez les cadres). A la reprise, 8 femmes sur 10 reprennent le même emploi (1 inaptitude) avec des aménagements de poste dans 61% des cas : temps partiel 50%, aménagement des missions 21%, aménagements matériels 9%. Pour préparer leur reprise, 65% auraient aimé pouvoir bénéficier de plus d’actions d’accompagnement (livret informatif, réunions d’échange…).
Conclusion Le retour au travail des salariées prises en charge pour un cancer du sein, est un enjeu individuel et sociétal. Notre étude évalue les caractéristiques médico-sociales d’un groupe de salariées réunionnaises ayant pour antécédent un cancer du sein et leurs conséquences sur leur retour à l’emploi après un arrêt maladie souvent prolongé. Elle met en évidence une sous-utilisation des dispositifs d’aide au retour à l’emploi existants principalement par méconnaissance. La création d’outils d’information sur l’accompagnement dans leur vie professionnelle des salariés atteints d’un cancer est donc nécessaire à La Réunion. Ils devront être destinés aux travailleurs, mais aussi aux employeurs, aux équipes soignantes et aux acteurs des SPSTI afin de permettre une approche la plus pluridisciplinaire possible.
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| e p4 4 prevention de la desinsertion professionnelle une enquete aupres demployeurs en region parisienne auteurs caroline wargon 1 helene attali 1 oren semoun 1 victoria mora 1 ibrahim mounchetrou njoya 1 celine zind 1 magali noye 1 gilles walgraeve 1 hugues cagnard 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur caroline wargon |
E-P4 -4 - Prévention de la désinsertion professionnelle : une enquête auprès d’employeurs en région parisienne
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Caroline Wargon (1), Hélène Attali (1), Oren Semoun (1), Victoria Mora (1), Ibrahim Mounchetrou Njoya (1), Céline Zind (1), Magali Noye (1), Gilles Walgraeve (1), Hugues Cagnard (1)
Présentateur : Caroline Wargon
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) est, avec celle de l’usure professionnelle, une priorité du plan national santé travail, dans une optique de prévention primaire des risques professionnels. Elle s’inscrit dans une stratégie de prévention précoce visant à articuler outils, acteurs et partenariats pour maintenir santé et emploi.
Les entreprises, au cœur de cette démarche de prévention, font face aux situations de santé des salariés, voire de handicap. En 2023, environ 15 à 20 % des avis médicaux émis au sein de SPSTI comportaient des préconisations d’adaptation du poste et près de 3 % concluaient à une inaptitude.
Cette étude de sensibilisation, transversale, descriptive et analytique, par auto-questionnaire auprès des employeurs adhérents du SPSTI, a recherché leurs connaissances en matière de PDP, les actions mises en œuvre, les freins rencontrés et leviers à activer pour agir et cibler la prévention.
Les 861 questionnaires étaient issus d’entreprises dont l’effectif était le plus souvent de moins de 50 salariés (63,7 %). Les secteurs d’activité prépondérants étaient le commerce, la santé/action sociale et les services. Le niveau de connaissance apparaissait globalement moyen : 22 % se déclaraient bien informés et plus d’un quart se disait mal renseigné.
Plusieurs dispositifs restaient méconnus, tels que l’essai encadré (71%), les conventions de rééducation professionnelle en entreprise (79%), la transition pro (51%), le conseil en évolution professionnelle (58%), le rendez-vous de liaison (50%).
Les actions les mieux identifiées concernaient les visites à la demande de l’employeur (73%), les études de poste (71%), les aménagements de poste ou d’horaires (68%) et le temps partiel thérapeutique (63%).
Les principaux freins étaient le manque d’informations (49%), les coûts des adaptations de poste (43%). Les aides les plus fréquentes étaient la coopération avec le SPSTI (59%), le soutien au financement d’aménagements de poste (58%), la formation-information (55%).
Près de la moitié des répondants se disaient intéressés par un webinaire dédié.
Le SPSTI joue un rôle essentiel dans la mobilisation et la coordination des partenaires et dispositifs de PDP pour la santé des salariés et leur maintien en emploi.
Une meilleure connaissance, par les entreprises, des partenaires de prévention et des actions mobilisables en PDP, est nécessaire. L’efficacité de la prévention et du maintien en emploi repose sur une coopération entre employeurs, services de prévention et de santé au travail et partenaires institutionnels, dans l’objectif d’offrir un accompagnement durable aux salariés.
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| e p4 5 le cadre juridique un levier d operationnalisation de la pdp auteurs lea da costa 1 2 etablissement 1 apst18 bourges france 2 crjp ur 1212 orleans france presentateur lea da costa |
E-P4 -5 - Le cadre juridique : un levier d'opérationnalisation de la PDP
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Léa Da Costa (1,2)
Présentateur : Léa Da Costa
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE; (2) CRJP - UR 1212, Orléans, FRANCE
La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) constitue un enjeu majeur pour le maintien en emploi des travailleurs fragilisés par des problématiques de santé et pour la sécurisation des parcours professionnels.
Depuis la réforme de 2011 (Loi n°2011-867 du 20 juillet 2011), les services de prévention et santé au travail (SPST) ont pour mission la PDP à travers leur rôle de conseil envers les employeurs, les travailleurs et leurs représentants. Avec la loi du 2 août 2021, cette mission devient prédominante ; ils ne se limitent plus à une fonction de conseiller mais assument désormais un rôle proactif. En effet, à l’analyse des nombreux dispositifs de PDP institués ou renforcés par la réforme, on observe que la majorité sont directement portés par les SPST (visite de préreprise, visite de mi-carrière, RDV de liaison, cellule PDP, etc.).
A l’APST18, SPST du Cher, les enjeux de PDP sont inscrits depuis plusieurs années dans la stratégie du service qui a su se transformer face aux évolutions juridiques, appuyé par des thèses CIFRE. Une première, en anthropologie, a permis d’instaurer une pluridisciplinarité effective. Dès 2017, consciente de l’enjeu du ciblage précoce des travailleurs à risque de désinsertion professionnelle (DP), l’APST18 se dote d’une cellule PDP partenariale. Une seconde thèse, en ingénierie de la santé, a abouti à un arbre de décision pour identifier précocement les travailleurs à risque.
Pour s’adapter à la réforme de 2021, une troisième thèse a été initiée avec un double objectif scientifique (questionner notre système juridique) et opérationnel (rendre effective l’offre PDP).
Le cadre juridique définit laisse suffisamment de liberté aux SPST pour adapter la PDP aux réalités territoriales. L’APST18 a ainsi pu structuré son offre PDP selon une vision progressiste autour de 3 niveaux :
- Les équipes pluridisciplinaires disposent d’expertises et constituent le premier niveau de la PDP via leurs missions opérationnelles ; sans nécessité d'un recours systématique à une cellule dédiée. D’une part, la prévention des risques professionnels ainsi que le suivi de l’état de santé contribuent directement à prévenir la DP. D’autre part, l’indice de risque (IRDP) oriente les équipes pour sécuriser les parcours des personnes à risque qui sont accompagnées par un plan de maintien en emploi. C’est bien l’ensemble de l’offre socle des SPST qui contribue à la PDP.
- Les cas complexes à risque de DP sont traités par une cellule opérationnelle.
- Une cellule PDP pluripartenariale construit la stratégie territoriale.
Il en ressort que le cadre juridique est un levier pour les SPST qui ont l’occasion d’aller plus loin en matière de PDP grâce à la data, une vision progressiste et une bonne stratégie.
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| e p4 6 recova fastracs comprendre comment pour qui et dans quels contextes fastracs favorise le retour au travail apres un cancer du sein auteurs apolline blazer 1 marion lamort bouche 1 10 sabrina rouat 2 laure guittard 1 3 pauline drouin 3 julien peron 1 4 beatrice fervers 5 6 guillaume broc 9 laurent letriliart 1 10 jean baptiste fassier 11 etablissement 1 research on healthcare performance reshape universite claude bernard lyon 1 inserm u1290 lyon france 10 universite claude bernard lyon 1 college universitaire de medecine generale cumg lyon france 11 umrestte universite claude bernard lyon 1 umr t9405 lyon france 2 universite lumiere lyon 2 greps lyon france 3 hospices civils de lyon service recherche et epidemiologie cliniques pole de sante publique lyon france 4 hospices civils de lyon service doncologie medicale institut de cancerologie lyon france 5 centre leon berard departement cancer et environnement lyon france 6 radiations defense health environment inserm u1296 lyon france 7 universite claude bernard lyon 1 p2s ur4129 lyon france 8 centre national des soins palliatifs et de la fin de vie paris france 9 universite paul valery montpellier 3 epsylon ea 4556 montpellier france presentateur apolline blazer |
E-P4 -6 - RECOVA-FASTRACS : comprendre comment, pour qui et dans quels contextes FASTRACS favorise le retour au travail après un cancer du sein
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Apolline Blazer (1), Marion Lamort-Bouché (1,10), Sabrina Rouat (2), Laure Guittard (1,3), Pauline Drouin (3), Julien Péron (1,4), Béatrice Fervers (5,6), Guillaume Broc (9), Laurent Letriliart (1,10), Jean-Baptiste Fassier (11)
Présentateur : Apolline Blazer
Etablissement : (1) RESearch on HealthcAre PErformance (RESHAPE), Université Claude Bernard Lyon 1, INSERM U1290, Lyon, FRANCE; (10) Université Claude Bernard Lyon 1, Collège Universitaire de Médecine Générale (CUMG), Lyon, FRANCE; (11) UMRESTTE Université Claude Bernard Lyon 1, UMR T9405, Lyon, FRANCE; (2) Université Lumière Lyon 2, GRePS, Lyon, FRANCE; (3) Hospices Civils de Lyon, Service Recherche et Epidémiologie Cliniques, Pôle de Santé Publique, Lyon, FRANCE; (4) Hospices Civils de Lyon, Service D’oncologie médicale, Institut de Cancérologie, Lyon, FRANCE; (5) Centre Léon Bérard, Département Cancer et Environnement, Lyon, FRANCE; (6) Radiations: Defense, Health & Environment, INSERM U1296, Lyon, FRANCE; (7) Université Claude Bernard Lyon 1, P2S, UR4129, Lyon, FRANCE; (8) Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie, Paris, FRANCE; (9) Université Paul-Valéry Montpellier 3, EPSYLON EA 4556, Montpellier, FRANCE
Contexte et objectifs
Le retour au travail (RAT) après un cancer du sein constitue un enjeu majeur de santé au travail, impliquant une coordination entre la patiente, les professionnels de santé et l’entreprise. FASTRACS est une intervention complexe visant à accompagner les femmes dans la préparation de leur RAT, à l’aide d’outils dédiés à la patiente, au médecin généraliste, au médecin du travail et au référent en entreprise, afin de favoriser un maintien durable dans l’emploi. L’étude RECOVA-FASTRACS a pour objectif de conduire une évaluation réaliste de cette intervention, afin de comprendre comment, pour qui et dans quels contextes elle produit ses effets.
Méthodes
RECOVA-FASTRACS est une étude ancillaire à l’essai contrôlé randomisé en cours. La démarche d’évaluation réaliste comprend quatre étapes : (1) reconstruction de la théorie initiale de l’intervention ; (2) collecte de données qualitatives et quantitatives ; (3) analyse selon le cadre ICAME (Intervention, Contexte, Acteurs, Mécanismes, Effets) ; (4) raffinement de la théorie par triangulation des données.
La collecte inclut des entretiens auprès de femmes du bras intervention et des acteurs de leur trajectoire de RAT (médecins, référents en entreprise, proches), des focus groups avec les professionnels impliqués, ainsi certaines réponses aux questionnaires issus du RCT.
Résultats
64 entretiens ont été réalisés. Les premiers résultats montrent que le guide destiné aux patientes a facilité l’anticipation du RAT et la structuration des démarches, en soutenant l’expression des besoins et la mobilisation des acteurs concernés. Le guide entreprise a été reconnu comme particulièrement utile par les personnels des ressources humaines et les managers de proximité, en réponse à un manque de protocoles clairs et de repères opérationnels concernant le RAT après un arrêt de travail prolongé. À l’inverse, les managers de proximité encadrant des salariées de haut grade se sont moins saisis de cet outil, exprimant la volonté de laisser la salariée gérer son rythme de reprise de manière autonome.
L’aide-mémoire à destination des médecins du travail n’a pas été utilisé par ceux interviewés, principalement en raison d’un manque de temps en consultation et d’un sentiment de formation déjà suffisante sur ces situations.
Conclusion
FASTRACS apparaît comme une intervention favorisant des réflexions et des comportements propices à un retour au travail adapté après un cancer du sein. L’évaluation réaliste met en évidence le rôle central des contextes d’implémentation et des acteurs de l’entreprise dans l’appropriation différenciée des outils, ainsi que les contraintes organisationnelles spécifiques à la pratique en santé au travail.
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| th06 p167 avis dinaptitude et propositions de mesures individuelles damenagement dadaptation ou de transformation du poste de travail ou de mesures damenagements du temps de travail apport de lanalyse des avis emis en 2024 et 2025 dans deux spsti auteurs marc andre goltzene 2 3 michele weber 1 etablissement 1 ast 67 strasbourg france 2 opsat etupes france 3 ufr sciences de la sante besancon france presentateur marc andre goltzene |
Th06-P167 - Avis d’inaptitude et propositions de mesures individuelles d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail ou de mesures d’aménagements du temps de travail : apport de l’analyse des avis émis en 2024 et 2025 dans deux SPSTI
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Marc-André Goltzene (2,3), Michèle Weber (1)
Présentateur : Marc-André Goltzene
Etablissement : (1) AST 67, Strasbourg, FRANCE; (2) OPSAT, Etupes, FRANCE; (3) UFR Sciences de la santé, Besançon, FRANCE
Introduction.Les questions d'inaptitude médicale et de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) en France constituent des enjeux majeurs de santé au travail. Les conséquences en sont lourdes, l'inaptitude menant à un licenciement dans 9 cas sur 10. La prévention de la désinsertion professionnelle ne peut être cantonnée à l'inaptitude et ses déterminants doivent être pensés de manière proactive tout au long du parcours professionnel. Ce travail a comme objectif d'analyser les caractéristiques médico-professionnelles des travailleurs pour lesquels un avis d'inaptitude ou des propositions de mesures individuelles d'aménagement, d'adaptation ou de transformation du poste de travail ou des mesures d'aménagement du temps de travail (AP) ont été émis, afin de prioriser les actions de PDP à mener. Méthodologie Les auteurs ont analysé les avis d'inaptiude et d'AP émis en 2024 et 2025 dans leurs deux SPSTI. La population totale suivie par ces deux services est d'environ 400 000 salariés. Les variables analysées sont l'âge et le sexe des salariés concernés, leur catégorie socio-professionnelle au moyen du code PCS, le secteur d'actvité de l'entreprise au moyen du code NAF, les principales pathologies en lien avec les avis émis au moyen de la CIM, les types d'aménagements de postes proposés. Résultats Cette étude d'envergure permet d'identifier plus finement les pathologies en cause dans les avis d'inaptitude et dans les situations de propositions individuelles d'aménagement, les secteurs professionnels et le type de salariés concernés, afin de mieux cibler les pistes de prévention de la désinsertion professionnelle. Elle montre également des différences notables en termes notamment de pathologies représentées selon la nature des conclusions (inaptitude vs AP) ouvrant la voie à des pistes de réflexion plus larges sur le prise en compte la plus précoce possible du risque de désinsertion.
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| th06 p168 comment la medecine du travail peut accompagner les patients en burn out dans le parcours de la sante integrative retour dexperience avec un centre de prise en charge du burn out auteurs otelia szabo gay 1 adrian chaboche 2 annick dulion 2 vinh ngo 1 etablissement 1 ciamt paris paris france 2 centre vitruve paris france presentateur otelia szabo gay |
Th06-P168 - Comment la médecine du travail peut accompagner les patients en burn out dans le parcours de la santé intégrative ? Retour d’expérience avec un centre de prise en charge du burn out
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Otelia Szabo Gay (1), Adrian Chaboche (2), Annick Dulion (2), Vinh Ngo (1)
Présentateur : Otelia Szabo Gay
Etablissement : (1) CIAMT PARIS, Paris, FRANCE; (2) CENTRE VITRUVE, Paris, FRANCE
Le contexte : Une collaboration a été entamée en 2023 avec un centre de santé de médecine intégrative et le service de santé au travail interentreprises dans le cadre de la démarche de maintien dans l’emploi des patients suivis pour un « burn out ». Le médecin responsable de ce service rencontre des difficultés lors de la mobilisation des patients vers le retour dans l’emploi et des difficultés de prendre contact avec le médecin du travail de chaque entreprise. Dans ce contexte, une expérimentation avec les SPSTI a commencé dans l’objectif de conseiller ces patients vers la démarche de retour dans l’emploi.
La médecine globale intégrative signifie : accueillir, écouter, soigner et accompagner toute personne dans la compréhension de l’entièreté de son être. Les bénéfices sont multiples :
– une compréhension plus précise des causes des maladies,
– une meilleure relation de partenariat avec le patient,
– et donc une meilleure efficacité des traitements par une meilleure adhésion du patient et un recours au traitement médicamenteux raisonné afin de diminuer aussi les prescriptions inutiles.
La méthode : Le médecin de soins demande un entretien avec le médecin du SPSTI - le CIAMT lorsque l’état de santé du patient s’améliore et lorsque le patient n’arrive pas à faire la démarche de prendre contact avec le médecin du travail de son entreprise.
La demande est effectuée par le médecin de soins, par mail en respectant la confidentialité du nom après accord systématique du patient. L'entretien est éffectué en visio de façon bénévole et neutre par le médecin du travail du SPSTI - le CIAMT. L'objectif principal reste une écoute attentive de la situation du patient en distantiel sur une heure environ, expliquer les démarches possibles afin de reprendre confiance par rapport au retour au travail et la santé au travail.
A la fin de l’entretien, un résumé est transmis par mail au médecin de soins du centre de médecine intégrative et au patient.
Conclusion : Pour quinze situations traitées en collaboration, la démarche est très appréciée côté patient et côté médecin de soins. Les points avec les patients ont permis de rassurer ces derniers et reprendre la démarche vers le retour dans l'emploi.
Le médecin de soins a pu continuer la démarche de suivi spécifique : soit accompagner les patients vers le retour dans l'emploi, soit faire d’autres démarches liées à la prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p169 accession a l emploi des survivants du cancer pediatrique auteurs claire revil 1 laetitia rollin 1 etablissement 1 service de medecine du travail et pathologie professionnelle du centre hospitalo universitaire c h u de rouen rouen france presentateur claire revil |
Th06-P169 - Accession à l'emploi des survivants du cancer pédiatrique
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Claire Revil (1), Laëtitia Rollin (1)
Présentateur : Claire Revil
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et Pathologie Professionnelle du Centre Hospitalo-Universitaire [C.H.U] de ROUEN, Rouen, FRANCE
Introduction Accéder à l’emploi revient à s’inscrire dans le domaine « social », autrement dit à s’affranchir de la seule vie privée pour s’ouvrir au champ de la vie collective ou commune : il s’agit là d’une étape primordiale d’intégration au sein de la société. Ce processus peut cependant se trouver perturbé, notamment quand la croissance – période de la vie lui étant normalement dédiée – se voit malmenée, ce qui est le cas lorsqu’un enfant est victime du cancer pédiatrique … Après réalisation d’un état des lieux en la matière, nous avons ainsi entrepris d’identifier les différents déterminants susceptibles d’impacter l’accès à l’emploi de ces jeunes survivants, avec pour arrière-pensée d’essayer d’en dégager des pistes de recommandations pouvant contribuer à une amélioration de l’accompagnement proposé à ce public vulnérable.
Matériel & Méthodes Pour ce faire et en s’appuyant sur la méthode PRISMA, cinquante-quatre études ont été incluses puis analysées au sein de notre revue narrative de la littérature scientifique internationale.
Résultats À partir de ce travail, de premiers constats ont pu être établis, trahissant une tendance actuelle à un emploi à la fois quantitativement et qualitativement plus faible parmi les survivants, ces derniers étant en effet moins souvent employés [chômage voire inactivité] et – le cas échéant – avec une moindre quotité travaillée [temps partiel] et/ou au sein d’une classe occupationnelle moins valorisée [« cols bleus »]. De tels résultats semblent néanmoins prévaloir en présence de certains déterminants : pour partie intrinsèques à l’individu [atteinte du système nerveux central, jeune âge au diagnostic et/ou effets séquellaires voire tardifs] – et ici non modifiables, ces premiers ne devant pour autant pas occulter le rôle joué par l’environnement sociétal [inégalités (sociales) de santé et/ou discrimination(s)].
Discussion & Conclusion C’est sur ce dernier point que nous pouvons travailler afin de tenter de remédier à ces schémas irréguliers, et ce dès l’accession à l’emploi : en intervenant à trois niveaux, de l’échelon individuel [salarié lui-même] au collectif [monde de l’entreprise : collègues et employeur] – sans omettre les champs sanitaire et social, avec pour maîtres-mots les notions d’information [quant au droit à l’oubli notamment] et de communication [en particulier entre professionnels de la santé et du social]. Cela peut en pratique se traduire par l’organisation d’actions de sensibilisation en milieu de travail [exemple du théâtre-forum] avec – dans la mesure du possible – une inscription de cette dynamique dans la durée, au même titre que les visites de suivi en santé au travail.
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| th06 p170 etude de lavenir professionnel des victimes daccidents de travail et de maladies professionnelles auteurs radhia toumi jemal 1 wafa sejil 2 houyem gallouz 2 etablissement 1 direction de l inspection medicale et de la securite au travail sousse tunisie 2 direction generale de l inspection medicale et de la securite au travail ministere des affaires sociales tunis tunisie presentateur radhia toumi jemal |
Th06-P170 - Etude de l’avenir professionnel des victimes d’accidents de travail et de maladies professionnelles
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Radhia Toumi Jemal (1), Wafa Sejil (2), Houyem Gallouz (2)
Présentateur : Radhia Toumi Jemal
Etablissement : (1) Direction de l'inspection médicale et de la sécurité au travail , Sousse, TUNISIE; (2) Direction générale de l'inspection médicale et de la sécurité au travail ministère des affaires sociales , Tunis, TUNISIE
Notre étude s'intéresse particulièrement à l’avenir des victimes d'accidents de travail ( AT) ou de maladies professionnelles (MP) déclarées par la commission régionale AT-MP de Sousse. Nous avons sélectionné au hasard 100 victimes d’AT et de MP ayant bénéficié d’au moins une visite de reprise au sein des services médicaux de travail de plusieurs entreprises. L'objectif est de déterminer le profil des victimes, de préciser les principales pathologies déclarées, d'analyser l'évolution des AT et MP au cours de la période d'étude. Matériel et méthode Il s’agit d’une étude transversale par questionnaire portant sur des victimes ayant consulté les services de médecine de travail pour une reprise de travail pendant une période d’étude de 5 ans (1 janvier 2020 au 31 décembre 2024). Le recueil des données s’est basé sur une fiche d’enquête relevée à partir des dossiers médicaux enregistrés au sein du service médical autonome de travail de l’entreprise et un entretien téléphonique avec la victime en question. Résultats Les victimes sont principalement âgées entre 40 - 44 ans, un sexe ratio de 1,2 et une ancienneté moyenne de 19,5 ± 7,97 ans. La majorité des victimes est ouvrière mariée. Les AT représentent 96% des sinistres. L’industrie de câble est le secteur qui engendre le plus d’AT (35%). Concernant les MP, le secteur de confection-textile est le plus touché (2%). Les traumatismes des membres supérieurs sont majoritairement signalés pour les AT (45%). Le syndrome du canal carpien est la MP la plus fréquente (3%). Les AT sont plus fréquents chez les hommes (55%), alors que les MP sont plus rapportées chez les femmes (3%). Lors de la reprise de travail, 71 % sont aptes à leurs postes, 17% des cas ont fait appel à un aménagement de poste et 12% des cas exigent un changement de poste. Les rechutes concernent 5% des cas. La retraite anticipée pour usure prématurée de l'organisme concerne 2% des victimes. Discussion la majorité des victimes sont ouvrières. Les traumatismes des membres supérieurs sont les AT les plus déclarés. En effet, les risques de manutention sont associés aux dangers de manipulation manuelle ou mécanique de charges plus ou moins lourdes. Concernant les MP, le syndrome du canal carpien est le plus fréquent. La répétitivité des gestes avec des postures inadaptées accroissent le risque de TMS. Ainsi, il est recommandé d'organiser en leur faveur des cycles ou des séances d'information et de formation dans le domaine de la sécurité au travail. Conclusion une analyse approfondie avec implication de la CNAM permet d'analyser une grande variété de situation professionnelles afin de mettre en place une politique de gestion des risques au sein des entreprises.
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| th06 p171 endometriose et travail une demarche innovante de pdp en spsti auteurs marie lafont 1 catherine lopez 1 etablissement 1 promeom lyon france presentateur marie lafont |
Th06-P171 - Endométriose et travail : une démarche innovante de PDP en SPSTI
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Marie Lafont (1), Catherine Lopez (1)
Présentateur : Marie Lafont
Etablissement : (1) PROMEOM, Lyon, FRANCE
Introduction / Objectifs L’endométriose reste insuffisamment prise en charge, bien qu’elle touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer en France. 65 % d’entre elles rapportent un impact négatif sur leur emploi. Depuis sa reconnaissance en 2022 comme cause nationale de santé publique, la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) constitue un enjeu majeur. Dans ce contexte, PROMEOM, SPSTI, a lancé début 2024 une action spécifique. Objectif : prévenir l’impact de l’endométriose sur la trajectoire professionnelle des salariées concernées.
Méthodologie L’action repose sur deux volets complémentaires :
1. Volet collectif : une coopération innovante avec la filière territoriale de soins EndAURA a été mise en place. Le médecin coordinateur de la cellule PDP de PROMEOM siège désormais à son conseil d’administration, renforçant le lien entre médecine du travail et médecine de soin.
2. Volet individuel : une boîte à outils est proposée aux équipes de santé au travail (médecins et infirmiers) comprenant : un questionnaire de dépistage basé sur les « 5 D » (Dysménorrhée, Dyspareunie, Douleurs à la défécation/miction, Douleurs pelviennes), un modèle de courrier d’orientation vers un professionnel du réseau EndAURA, une procédure d’orientation vers l’infirmière référente de la cellule PDP pour un accompagnement personnalisé favorisant le recours aux dispositifs de maintien en emploi (RQTH, aménagement de poste, temps partiel thérapeutique, etc.).
Résultats Des actions collectives conjointes avec EndAURA et des associations de patientes ont été menées, notamment lors de congrès de gynécologie et d’événements comme la Semaine européenne de l’endométriose. Ces initiatives sensibilisent les femmes et les professionnels du soin à la PDP et au rôle de la médecine du travail.
Sur le plan individuel, la dynamique est amorcée : EndAURA a actualisé son annuaire de professionnels pour améliorer l’accès aux soins, les outils de repérage ont été intégrés au logiciel métier du service avec un indicateur d’utilisation, le dispositif est présenté aux équipes pluridisciplinaires par l’infirmière référente.
Conclusion Les campagnes de sensibilisation apportent une première réponse aux besoins d’information des salariées atteintes, souvent mal informées sur leurs droits ou les aides existantes pour le maintien dans l’emploi. La création d’un lien structuré entre médecine du travail et réseau de soins favorise une prise en charge coordonnée, limitant le risque de désinsertion professionnelle. Ce dispositif complète la campagne nationale de l’ANACT (« Endométriose et travail : comprendre et agir ») et renforce la mission de prévention du SPSTI face à cet enjeu majeur de santé au travail.
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| th06 p172 prescription d activite physique adaptee levier cle du maintien en emploi auteurs veronique baudot 1 nathalie lissak 2 emmanuel boubert 2 frederic ezquerra 2 etablissement 1 sncf optim services bayonne france 2 sncf optim services paris saint denis france presentateur veronique baudot |
Th06-P172 - Prescription d'activité physique adaptée: levier clé du maintien en emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Véronique Baudot (1), Nathalie Lissak (2), Emmanuel Boubert (2), Fréderic Ezquerra (2)
Présentateur : Véronique Baudot
Etablissement : (1) SNCF-Optim'services, Bayonne, FRANCE; (2) SNCF-Optim'services, Paris Saint Denis, FRANCE
Les médecins du travail sont confrontés à la complexité du maintien en emploi des salariés en arrêt prolongé, atteints de pathologies chroniques.
L’APA en prévention tertiaire s’adresse principalement à des salariés stabilisés, physiquement inactifs, souffrant de symptômes divers comme une asthénie, dyspnée, douleurs, anxiété liée au risque de rechute et difficultés à se projeter dans une reprise d’activité professionnelle.
« Ne pas prescrire est une perte de chance pour la personne ».
Elle peut, ou doit, également être utilisée en prévention primaire.
Méthode
Un protocole de repérage des profils à risque de désinsertion médicoprofessionnelle en prévention primaire et secondaire est renseigné par l’infirmier : facteurs de risques modifiables ou non, IMC, chiffres tensionnels, pathologie en cours, addictions et niveaux d’activité physique et de sédentarité.
Ce protocole permet d’alerter le médecin en staff sur les indicateurs de santé altérée.
Une ordonnance de prévention est remise au salarié avec les recommandations nationales et éventuellement une orientation pour une prescription d’APA.
Bénéfices observés
Nous observons les bénéfices suivants :
Psychologiques : réduction des symptômes anxiodépressifs, amélioration du sommeil et de la vigilance,
Physiques : regain de tonicité favorisant une dynamique positive de reprise de travail avec davantage d’implication des agents pour leur propre santé.
Maintien en emploi : reprise du travail facilitée et employabilité renforcée.
Les indicateurs de suivi des ressources humaines dans un établissement ont démontré une baisse significative de l’absentéisme de près de 30% en 3 ans avec cette démarche de prévention globale accompagnée par le service de santé au travail.
Conclusions et perspectives
La prescription d’APA en prévention primaire vise des salariés inactifs physiquement et éloignés d’une pratique d’activité physique autonome ou avec des facteurs de risque de pathologie chronique.
La formalisation écrite d’une prescription constitue une valeur ajoutée par rapport à un simple conseil oral, peu efficace.
L’APA s’affirme comme un outil efficace de prévention primaire, secondaire et tertiaire.
La prescription d’activité physique, adaptée si nécessaire par le médecin du travail représente un levier majeur pour prévenir la désinsertion professionnelle et favoriser le retour au poste et le maintien en emploi.
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| th06 p173 analyse du score fabq un an apres lavis du medecin du travail chez des salaries avec un probleme de rachis auteurs otelia szabo gay 1 catherine hugon de villers 1 aurelia lejoyeux 1 renaud severac bastide 1 etablissement 1 ciamt paris paris france presentateur otelia szabo gay |
Th06-P173 - Analyse du score FABQ un an après l’avis du médecin du travail chez des salariés avec un problème de rachis
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Otelia Szabo Gay (1), Catherine Hugon De Villers (1), Aurelia Lejoyeux (1), Renaud Severac-Bastide (1)
Présentateur : Otelia Szabo Gay
Etablissement : (1) CIAMT PARIS, Paris, FRANCE
Contexte de l'étude : Les notions d’appréhension-évitement et de croyances sur la reprise d'une activité font partie des facteurs psychosociaux associés à la survenue, au maintien et au renforcement de la douleur chronique. Ces notions sont évaluées dans le questionnaire FABQ (Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire)
Méthode : 28 salariés avec un problème de rachis pris en charge dans le cadre de la cellule de maintien dans l’emploi ont répondu au questionnaire FABQ un an après la visite avec le médecin du travail.
Discussion : Cette étude montre, sur un petit échantillon, que les personnes qui reprennent le travail avec un aménagement de poste ont moins de croyances négatives sur la reprise d'une activité que celles en arrêt de travail ou en inaptitude.
Il est à noter que les personnes en arrêt de travail qui présentaient les résultats les plus positifs n'occupaient pas forcément un poste léger sans manutention.
Ces éléments peuvent être pris en compte lors de la préconisation du médecin du travail, afin de prévenir la désinsertion professionnelle
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| th06 p174 maintien en emploi des salaries presentant une encephalomyelite myalgique post covid auteurs sidonie nahum henry 1 lucie meissonnier cirille 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur sidonie nahum henry |
Th06-P174 - Maintien en emploi des salariés présentant une encéphalomyélite myalgique post-COVID
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Sidonie Nahum-Henry (1), Lucie Meissonnier-Cirille (1)
Présentateur : Sidonie Nahum-Henry
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Contexte L’encéphalomyélite myalgique (EM) est une pathologie complexe caractérisée par une fatigue profonde, persistante, non soulagée par le repos, et souvent associée à des douleurs musculaires, des troubles cognitifs, un sommeil non réparateur et une intolérance marquée à l’effort. Dans le contexte du COVID long, cette symptomatologie est fréquemment rapportée et peut entraîner des répercussions majeures sur la vie professionnelle. Le rôle des SPST devient alors essentiel pour accompagner les salariés et prévenir la désinsertion professionnelle. Introduction Ce retour d’expérience repose sur l’analyse de situation de 10 salariés d’une même entreprise présentant un tableau clinique évoquant une EM post-COVID. Résultats Les 10 cas étudiés révèlent plusieurs éléments majeurs: une fatigabilité importante et fluctuante, gênant le maintien d’un rythme professionnel stable; une variabilité des symptômes rendant difficile la planification des tâches; un risque élevé d’incompréhension ou de minimisation dans l’environnement de travail; une menace réelle de désinsertion professionnelle en l’absence d’intervention précoce. Face à cela, le SPST a mis en place une stratégie coordonnée visant à sécuriser l’emploi par a/des aménagements de poste (aménagements horaires, pauses plus fréquentes, adaptation de la charge de travail, limitation des activités à effort prolongé; temps partiel thérapeutique; télétravail renforcé; limitation des déplacements professionnels; aménagements ergonomiques b/prise en charge globale et orientation (médecine interne, MPR, psychologie, coaching spécialisé (gestion du stress/ du temps, enseignement du « pacing ») c/procédure accélérée RQTH Discussion grâce à cette approche, les 10 salariés ont pu être maintenus en emploi; aucun salarié n’a été déclaré inapte; les symptômes ont été mieux stabilisés grâce à des aménagements personnalisés; la qualité du dialogue avec les RH et managers s’est améliorée; le risque d’isolement et de décrochage professionnel a été nettement diminué. Conclusion Ce retour d’expérience démontre l’importance d’une prise en charge précoce, structurée et pluridisciplinaire des salariés présentant une EM post-COVID. Le rôle du SPST est déterminant à plusieurs niveaux: repérage des symptômes, orientation pour un accompagnement médical adapté, aménagements de poste personnalisés, soutien par la procédure accélérée RQTH, coordination avec l’employeur pour favoriser un maintien en emploi durable. Les 10 cas présentés montrent qu’un accompagnement adapté, humain et organisé peut permettre à des salariés atteints d’une pathologie chronique et invalidante de rester en emploi dans de bonnes conditions, tout en prévenant la désinsertion professionnelle.
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| th06 p175 transcription falc facile a lire et a comprendre des documents de prevention destines aux salaries exemple dun spsti du grand est auteurs michele weber 1 justine chalon 1 etablissement 1 ast 67 strasbourg france presentateur michele weber |
Th06-P175 - Transcription FALC (Facile A Lire et à Comprendre) des documents de prévention destinés aux salariés : exemple d’un SPSTI du Grand Est
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Michèle Weber (1), Justine Chalon (1)
Présentateur : Michèle Weber
Etablissement : (1) AST 67, Strasbourg, FRANCE
Afin d'améliorer la diffusion des messages de prévention en santé au travail auprès du public des travailleurs en ESAT, AST67 a eu l'idée de transcrire ses "fiches conseil express" en langage FALC (Facile À Lire et À Comprendre). Ces fiches, accessibles sur le site internet du SPSTI, sont également distribuées et commentées aux salariés lors des entretiens médico-professionnels.
La transcription a été réalisée en partenariat avec l'équipe spécialisée d'un ESAT adhérent de l'association. Dans un premier temps, 8 fiches ont été adaptées. Elles portent sur des risques professionnels fréquents (travail au bruit, au froid, à la chaleur...). Leur diffusion a été programmée lors de la Semaine Européenne pour l'Emploi des Personnes Handicapées, du 17 au 24 novembre 2025, afin d’assurer une meilleure visibilité au projet. Des versions papier ont également été adressées aux ESAT adhérents de l'association, et un relais a également été effectué via les canaux de communication habituels (LinkedIn, mailing, site internet...).
Par la suite, une partie des fiches conseil sera traduite afin de compléter la collection. L'objectif de cette démarche est double : faire connaître l’initiative pour encourager d’autres professionnels de santé au travail à diffuser ou réutiliser ces supports, et valoriser la méthode FALC qui, au-delà de son public cible initial, peut également s'adresser aux salariés dont la langue maternelle n'est pas le français ou présentant des difficultés de lecture.
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| th06 p176 usure professionnelle de salaries suivis par un spsti de la region parisienne auteurs helene attali 1 regine codron 1 pierre yves monteleon 1 victoria mora 1 ibrahim mounchetrou nyoya 1 oren semoun 1 caroline wargon 1 celine zind 1 magali noye 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur helene attali |
Th06-P176 - Usure professionnelle de salariés suivis par un SPSTI de la région parisienne
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Hélène Attali (1), Régine Codron (1), Pierre-Yves Monteleon (1), Victoria Mora (1), Ibrahim Mounchetrou Nyoya (1), Oren Semoun (1), Caroline Wargon (1), Céline Zind (1), Magali Noye (1)
Présentateur : Hélène Attali
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
L’usure professionnelle est définie comme un processus d’altération durable de la santé physique, psychique et sociale, lié au travail. Elle représente un enjeu fort des Plans Nationaux Santé Travail et des missions des SPSTI.
Dans ce contexte, une étude transversale a été menée entre février et mai 2024 via un auto-questionnaire en ligne auprès de salariés lors de leur visite en SPSTI.
L’objectif était de recueillir la perception des salariés sur :
leur vécu de situations usantes (SU) professionnelles (sur les plans physique, psychique et relationnel)
leur état de santé physique, psychique et ses liens éventuels avec le travail
leur capacité à se projeter au travail dans la duréeOnt été analysés 2121 questionnaires. Les répondants avaient en moyenne 40 ans, avec une ancienneté professionnelle de 19 ans ; 52 % étaient des femmes. Le secteur tertiaire était majoritaire (37 %) ; les employés (43 %) et les cadres (38 %) étaient les plus représentés.
Plus d’un tiers rapportait des difficultés à tenir physiquement ou psychiquement leur emploi. Des situations usantes étaient vécues au niveau psychique (54,7 %), relationnel (39,3 %) et physique (33,9 %).
Un salarié sur dix avait bénéficié d’un aménagement définitif de poste ou d’une formation, améliorant leur état de santé pour respectivement 32,2 % et 69,5 % d’entre eux.
Parmi les résultats significatifs (p<0,001) :
Les 56 ans et plus, les ouvriers et employés indiquaient davantage de SU sur le plan physique ; et davantage au niveau psychique chez les agents de maitrise, les cadres et les femmes. Les salariés exposés à la fois à des SU physiques et psychiques jugeaient leur état de santé physique et psychique plus mauvais, en lien avec le travail. Les salariés exposés à des SU physiques, psychiques ou relationnelles n’arrivaient pas à concilier vie professionnelle et personnelle, rapportaient des répercussions négatives sur leur vie personnelle avec des difficultés à tenir physiquement ou psychiquement leur travail.
Parmi les salariés vivant des SU, un sur trois estimait pouvoir poursuivre son travail au-delà de cinq ans ; cette proportion chutait à un sur dix chez les 56 ans et plus. En l’absence de SU, plus des trois quarts pensaient pouvoir continuer à travailler au-delà de cinq ans et jusqu’à 1 sur 2 chez les 56 ans et plus
Cette étude souligne une usure professionnelle déjà présente à l’âge de 40 ans. Il est essentiel de repérer précocement les situations de travail favorisant cette usure, afin d’agir en prévention primaire sur l’organisation du travail, la formation et l’accompagnement des parcours. Elle invite à approfondir les recherches sur les spécificités des parcours professionnels féminins, afin de mieux les intégrer aux démarches de prévention.
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| th06 p177 essai encadre dun salarie menuisier au sein dun palace parisien auteurs aurelia lejoyeux 1 ghislain dutailly 2 otelia szabo gay 1 catherine hugon 1 etablissement 1 ciamt paris france 2 hotel peninsula paris paris france presentateur aurelia lejoyeux |
Th06-P177 - Essai encadré d’un salarié menuisier au sein d’un palace parisien
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Aurélia Lejoyeux (1), Ghislain Dutailly (2), Otelia Szabo-Gay (1), Catherine Hugon (1)
Présentateur : Aurélia Lejoyeux
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE; (2) Hôtel Peninsula Paris , Paris, FRANCE
Contexte Un salarié de 59 ans, menuisier dans un palace parisien (200 chambres, 33 000 m2 de superficie) était en arrêt maladie depuis janvier 2024.
Ses antécédents médicaux étaient : obésité morbide (IMC 47 kg/m2), hypertension artérielle, hypercholestérolémie, syndrome d’apnées obstructives du sommeil appareillé, tabagisme sevré en 2024, goutte, chondropathie fémorotibiale et fémoropatellaire, cardiopathie ischémique. Son risque cardiovasculaire global était élevé et il existait des limitations fonctionnelles importantes. Le salarié a bénéficié d’une visite de pré-reprise à sa demande en avril 2025, lors de laquelle un essai encadré lui a été proposé, afin de tester la faisabilité d’une reprise du travail (souhaitée) « en conditions réelles ». Celui-ci a été planifié en juin 2025 avec l’accord du salarié, du médecin conseil, du médecin traitant et du médecin du travail. Une étude de poste a été réalisée au préalable par l’infirmier de l’entreprise.
Déroulement de l’essai encadré L’essai était prévu sur 2 demi-journées par semaine initialement en respectant les préconisations suivantes : restriction au port de charges > 10 kg et aux montées et descentes d’escaliers. Il a finalement été arrêté précocement après 5 demi-journées (9h30-12h30), du fait de la dyspnée d’effort (apparaissant notamment lors des tâches de ponçage et vernissage), des gonalgies, lombalgies et d’une fatigue importante. Le salarié a indiqué qu’il souhaitait interrompre l’essai et consulter son médecin traitant afin de prolonger son arrêt maladie.
Discussion et conclusion Cet essai a mis en évidence des difficultés entravant les possibilités de reprise de l’activité, malgré les restrictions. Le salarié s’est également confié davantage quant à l’impact psychologique de ses pathologies. Le salarié reconnaissait l’incompatibilité de son état de santé avec les exigences du poste (manutention, contraintes posturales, précisions des gestes). Une prolongation de l’arrêt maladie était nécessaire, associée à une réadaptation cardio-respiratoire, ainsi qu’une activité physique régulière et adaptée visant à favoriser la perte de poids et le renforcement musculaire. Un suivi multidisciplinaire incluant un accompagnement psychologique était déjà en place et une chirurgie bariatrique était à présent envisagée.
Cet essai illustre l’importance de tester les possibilités de reprise dans des conditions réelles de façon coordonnée et suivie, particulièrement chez des patients à haut risque cardiovasculaire et porteurs de comorbidités. Un bilan de compétences et une reconversion professionnelle pourront être rediscutés. Le cas échéant une retraite au titre de l’inaptitude, après accord du médecin conseil de l’Assurance Maladie, pourrait s’envisager.
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| th06 p178 integrer et ancrer l activite physique en entreprise pauses actives et reveil musculaire un modele d action de prevention collective en pluridisciplinarite a la sncf auteurs veronique baudot 1 nathalie lissak 2 pierre emmanuel boubert 2 frederic ezquerra 2 etablissement 1 sncf optim services bayonne france 2 sncf optim services saint denis france presentateur veronique baudot |
Th06-P178 - Intégrer et ancrer l'activité physique en entreprise : pauses actives et réveil musculaire. Un modèle d'action de prévention collective en pluridisciplinarité à la SNCF
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Véronique Baudot (1), Nathalie Lissak (2), Pierre Emmanuel Boubert (2), Frédéric Ezquerra (2)
Présentateur : Véronique Baudot
Etablissement : (1) SNCF-Optim'services, Bayonne, FRANCE; (2) SNCF-Optim'services, Saint Denis, FRANCE
L’inactivité physique et la sédentarité sont les premières causes de mortalité évitable par une prévention et donc de désinsertion professionnelle.
Intégrer l’activité physique dans une démarche de prévention globale permet une réduction des troubles musculosquelettiques, des blessures, douleurs et fatigue.
Ce projet s’inscrit dans le déploiement du programme national sur la lutte contre la sédentarité et la promotion de l’activité physique auprès des 150 000 salariés de la SNCF.
Objectifs :
Informer et conseiller les employeurs sur les méfaits de la sédentarité, risque professionnel émergent via une prévention collective, tout en sensibilisant individuellement sur les bienfaits de l’activité physique.
Les recommandations pratiques formulées par le médecin du travail portent sur :
L’aménagement des postes de travail
Un environnement propice à l’activité physique,
Un soutien organisationnel et managérial
Une sensibilisation des collectifs de travail
La pratique de pauses actives ou de réveil musculaire
Objectif visé : réduire le temps passé assis et favoriser l’activité physique en milieu de travail pour des enjeux de santé.
Méthode :
Le service de santé au travail propose des actions de sensibilisation collective sur site, coorganisée avec l’entreprise et les maisons sport santé du territoire avec 3 ateliers :
Infirmier pour que chacun puisse comprendre et autoévaluer son niveau d’activité physique et de sédentarité,
Médecin du travail pour une information sur l’activité physique adaptée (APA)
Enseignant APA pour expérimenter pauses actives ou réveil musculaire selon les activités de l’entreprise.
En Nouvelle Aquitaine, 17 animations ont permis de sensibiliser plus d’un millier de salariés à la SNCF.
Conclusion et perspectives :
La simple fourniture d’informations (levez-vous plus et bougez plus) ne suffit pas à modifier durablement les comportements de santé.
Une approche multimodale est essentielle : adaptation de l’environnement, soutien organisationnel, conseils individualisés, formation des managers pour sécuriser et ancrer ces pratiques de prévention.
Des tests de condition physique complèteront cette offre afin d’assurer suivi adapté et prévention de la désinsertion médicoprofessionnelle.
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| th06 p179 role de lamenagement de poste dans la prevention de la desinsertion professionnelle profil epidemiologique et clinique des travailleurs suivis au centre national dappareillage orthopedique du mali auteurs idrissa sacko 1 almamy kire 1 etablissement 1 centre national d appareillage orthopedique du mali cnaom bamako mali presentateur idrissa sacko |
Th06-P179 - Rôle de l’aménagement de poste dans la prévention de la désinsertion professionnelle : profil épidémiologique et clinique des travailleurs suivis au Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Idrissa Sacko (1), Almamy Kire (1)
Présentateur : Idrissa Sacko
Etablissement : (1) Centre National D'Appareillage Orthopédique du Mali (CNAOM) , Bamako, MALI
I Sacko1*, A Kiré1, A Samaké1, K Keita1, H Kinta1, B Traoré1, A Traoré1
Résumé
Introduction : La désinsertion professionnelle liée aux problèmes de santé constitue une préoccupation majeure en santé au travail. L’aménagement du poste de travail représente un levier essentiel pour favoriser le maintien dans l’emploi des travailleurs présentant des limitations fonctionnelles. Toutefois, peu de données sont disponibles au Mali sur les profils des bénéficiaires de ces mesures et les pathologies impliquées.
Objectif : Analyser le rôle de l’aménagement du poste de travail dans la prévention de la désinsertion professionnelle à travers l’étude du profil épidémiologique, clinique et professionnel des travailleurs suivis au Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali (CNAOM).
Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale descriptive réalisée de janvier 2022 à décembre 2024. Elle a porté sur 49 travailleurs reçus en consultation de médecine du travail ayant bénéficié d’un avis d’aménagement de poste. Les données ont été recueillies à l’aide d’une fiche d’enquête portant sur les aspects sociodémographiques, professionnels et médicaux. Les données recueillies ont été traitées par les logiciels : SPSS (version 20.0) et EXCEL (version 17) et le traitement des textes ont été effectué sur Microsoft Word
Résultats : La majorité des travailleurs étaient de sexe masculin (63,3 %), âgés principalement entre 41 et 50 ans (44,44 %). Le secteur administratif et santé représentait la majorité des cas (53,14 %). La majorité étaient principalement des travailleurs de la fonction publique (63,27 %) et avaient une ancienneté de 15 à 20 ans (54,44%) et un niveau d’étude supérieur (52,06 %). Les principales pathologies ayant motivé un aménagement de poste étaient les affections ostéo-articulaires (71,44 %), suivies des affections neurologiques (18,36 %). Les aménagements les plus fréquemment recommandés concernaient l’éviction des postures prolongées (38,77%) et les ajustements d’horaires (26,53%).). Les facteurs de risque de désinsertion identifiés étaient la pénibilité du travail (34,7 %), (42,9 %) déclaraient ressentir du stress au travail et le non-respect des pauses réglementaires (38,8 %).
Conclusion : L’aménagement de poste apparaît comme un outil stratégique de prévention de la désinsertion professionnelle au CNAOM. L’intégration de mesures ergonomiques et organisationnelles ciblées est indispensable pour assurer le maintien durable dans l’emploi des travailleurs vulnérables.
Mots-clés : Aménagements de Poste ; Prévention de la désinsertion professionnelle ; Profil Épidémiologique et Clinique ; CNAOM
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| th06 p180 maintien en emploi apres amputation de la jambe etude de cas dune employee de bibliotheque au mali auteurs idrissa sacko 1 etablissement 1 centre national d appareillage orthopedique du mali cnaom bamako mali presentateur idrissa sacko |
Th06-P180 - Maintien en emploi après amputation de la jambe : étude de cas d’une employée de bibliothèque au Mali.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Idrissa Sacko (1)
Présentateur : Idrissa Sacko
Etablissement : (1) Centre National D'Appareillage Orthopédique du Mali (CNAOM) , Bamako, MALI
Maintien en emploi après amputation de la jambe : étude de cas d’une employée de bibliothèque au Mali.
I Sacko1, M Koné 2, (SOMASST) 3
Auteur : Dr Idrissa Sacko, Spécialiste en médecine du travail, Certifié en Dommage Corporel et Assurances au Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali. 00223 76 18 88 82 Email : sackoidrissa43@yahoo.fr
Conflit d’intérêt : aucun.
RESUME :
Introduction : L’amputation d’un membre inférieur constitue un facteur majeur de désinsertion professionnelle, particulièrement dans les milieux à forte pénibilité physique. Le maintien en emploi, ce sont donc toutes les solutions qui peuvent accompagner une personne quand elle a des difficultés au travail liées à son état de santé ou à son handicap.
Objectif : Présenter une expérience pratique de maintien dans l’emploi après amputation d’un membre inférieur par adaptation du poste de travail.
Méthodes : il s’agit d’une étude de cas d’une employée de bibliothèque adressée en consultation de médecine du travail au CNAOM après amputation tibiale droite sur pied diabétique compliqué. Analyse clinique et fonctionnelle, évaluation des exigences professionnelles et proposition d’aménagements ergonomiques individualisés.
Résultats : La salariée, âgée de 50 ans, ayant 20 ans d’ancienneté, effectuait un travail prolongé en station debout (>2 heures). L’évaluation médicale retrouvait une obésité (IMC 30), une HTA (180/100 mm Hg) et un diabète mal équilibré (1,74 g/L).
Les mesures suivantes ont été proposées :
Appareillage prothétique fonctionnel,
Réduction de la station debout prolongée,
Alternance assis/debout,
Limitation du port de charges,
Organisation des tâches.Ces adaptations ont permis une reprise compatible avec ses capacités fonctionnelles et son maintien dans l’emploi.
Conclusion : Le maintien en emploi après amputation est réalisable grâce à une démarche pluridisciplinaire associant rééducation–réadaptation fonctionnelle, médecine du travail et ergonomie. Cette stratégie constitue une approche efficace de prévention de la désinsertion professionnelle.
Message clé : « L’amputation n’est pas une fin de carrière : adapter le poste permet de maintenir l’emploi. »
Mots-clés : Maintien en emploi – Amputation du membre inférieur – Médecine du travail – Aménagement du poste de travail – Employée de bibliothèque – Mali
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| th06 p181 maintien en emploi et endometriose apport des dispositifs d amenagement de poste dans la prevention de la desinsertion professionnelle auteurs carlo aresti 1 rebecca lux 1 etablissement 1 acms pantin france presentateur carlo aresti |
Th06-P181 - Maintien en emploi et endométriose : apport des dispositifs d'aménagement de poste dans la prévention de la désinsertion professionnelle.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Carlo Aresti (1), Rebecca Lux (1)
Présentateur : Carlo Aresti
Etablissement : (1) ACMS, Pantin, FRANCE
Introduction L’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de travailler et constitue un facteur majeur de désinsertion professionnelle (HAS 2022 ; SFE 2023). La fluctuation des symptômes et les arrêts répétés fragilisent la continuité de l'activité, particulièrement dans les postes à fortes exigences organisationnelles. Ce travail décrit une intervention structurée de prévention de la désinsertion professionnelle (DP) intégrant les dispositifs RQTH et reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH).
Méthodes Étude de cas conduite en 2025 lors d’une visite à la demande. L’évaluation a été menée selon les repères HAS « Prévention de la DP », incluant une analyse fonctionnelle du poste, le repérage des facteurs de vulnérabilité, l'évaluation de la compatibilité poste–capacités et l'identification des leviers d’action mobilisables. Les interventions ont été classées selon les trois niveaux : individuel, organisationnel et médico-social.
Résultats La salariée, âgée d'une quarantaine d'années, occupait un poste impliquant à la fois des missions de coordination et une polyvalence sur des tâches opérationnelles physiquement exigeantes (manutentions manuelles, postures pénibles). Cette pluriactivité, accentuée par des contraintes d'effectifs, aggravait la symptomatologie liée à l'endométriose et provoquait des arrêts fréquents. Une stratégie coordonnée a été mise en œuvre : certificat pour RQTH, activation de la RLH afin de compenser financièrement les limites de productivité et des actions de sensibilisation et de médiation auprès de l'employeur pour garantir l'application durable des restrictions d'aptitude.
L’intervention a permis de sécuriser le maintien en emploi en adaptant la charge de travail aux capacités réelles de la salariée.
Limites Observation monocentrique, cas unique, absence de mesure quantitative d’évolution fonctionnelle.
Conclusion Le recours aux dispositifs RQTH-RLH permet de compenser l'impact financier et organisationnel des restrictions d'aptitude, facilitant ainsi le maintien en poste des salariées atteintes d'endométriose dans des contextes de travail exigeants.
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| th06 p182 strategie nationale maladies neuro degeneratives 2025 2030 apport des spst auteurs lucie meissonnier cirille 1 sidonie nahum henry 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur lucie meissonnier cirille |
Th06-P182 - Stratégie nationale Maladies neuro-dégénératives 2025-2030 : apport des SPST
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Lucie Meissonnier-Cirille (1), Sidonie Nahum-Henry (1)
Présentateur : Lucie Meissonnier-Cirille
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Contexte Les maladies neurodégénératives (MND) concernent plus de 1,6 million de personnes en France. Elles regroupent la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques (SEP), ainsi que certaines maladies rares (SLA/ « maladie de Charcot », maladie de Huntington). Relancée en septembre 2025, la stratégie nationale MND 2025-2030 met notamment l’accent sur la prévention, le diagnostic précoce et l’accompagnement des personnes atteintes. Dans ce cadre, les Services de Prévention et de Santé au Travail (SPST) ont un rôle clé à jouer : repérage précoce via l’action sur les facteurs de risque modifiables, prévention de la désinsertion professionnelle, maintien en emploi et sensibilisation des entreprises pour limiter la stigmatisation. Introduction Ce retour d’expérience repose sur une étude descriptive rétrospective de 31 salariés d’une même entreprise du secteur tertiaire présentant une MND, suivis entre 2022 et 2025, afin d’évaluer les actions de maintien en emploi mises en œuvre et l’apport du SPST dans ce cadre. Résultats 31 salariés concernés, dont 26 SEP, 3 maladies de Parkinson et 2 maladies d’Alzheimer. Le maintien en emploi a été possible pour 27 salariés grâce à différentes mesures : RQTH, invalidité, suivis médicaux adaptés, coordination entre médecine du travail et spécialistes, accompagnement individualisé par la cellule de maintien en emploi ou la mission handicap. Les aménagements de poste comprenaient : augmentation du télétravail, horaires flexibles, temps partiel, limitation des transports en commun avec mise en place de transports adaptés, réduction des déplacements professionnels, adaptations ergonomiques, logiciels spécifiques, pauses aménagées et ajustement des tâches. Pour 4 salariés, le maintien en emploi n’a pu être assuré : 2 inaptitudes (1 Alzheimer, 1 SEP évoluée), une sortie des effectifs avant inaptitude (Parkinson) et une sortie des effectifs faute de délai suffisant pour activer les dispositifs d’accompagnement (1 SEP). Discussion Ce retour d’expérience démontre que le maintien en emploi des salariés atteints de MND repose sur une coordination étroite entre les acteurs de santé au travail, les ressources humaines et les dispositifs spécialisés. Des actions précoces et individualisées favorisent une poursuite durable de l’activité professionnelle. Conclusion Les SPST ont donc un rôle déterminant à jouer tant dans la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien en emploi, que dans la réduction de l’exposition à des facteurs de risque modifiables (cardiovasculaire, nutrition, tabac, alcool, activité physique, santé mentale, vision, audition, observance des traitements), enjeu majeur de santé publique
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| th06 p183 etat des lieux de la sante au travail des professeurs des ecoles mieux comprendre les risques professionnels pour mieux les prevenir auteurs carla dore 2 laetitia rollin 1 2 jean francois gehanno 1 2 etablissement 1 service de medecine du travail et pathologie professionnelle chu de rouen rouen france 2 universite rouen normandie rouen france presentateur carla dore |
Th06-P183 - État des lieux de la santé au travail des professeurs des écoles : mieux comprendre les risques professionnels pour mieux les prévenir
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Carla Doré (2), Laétitia Rollin (1,2), Jean-François Gehanno (1,2)
Présentateur : Carla Doré
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et pathologie professionnelle, CHU de Rouen, Rouen, FRANCE; (2) Université Rouen Normandie, Rouen, FRANCE
Introduction Les professeurs des écoles exercent un métier exigeant, en constante évolution. Il est marqué au quotidien par de nombreuses exigences pédagogiques, sociales et institutionnelles auxquelles s’ajoutent de multiples contraintes physiques et psychologiques susceptibles d’impacter la santé et pouvant jusqu’à menacer le maintien dans l’emploi. Identifier et comprendre les facteurs susceptibles d’influencer la projection des professeurs des écoles dans le métier constitue une étape essentielle pour prévenir la désinsertion professionnelle.
Matériel et méthodes Une étude transversale a été menée auprès de 2060 professeurs des écoles de l’académie d’Amiens, via un questionnaire en ligne diffusé entre novembre 2024 et janvier 2025. Les items portaient sur les conditions de travail, la santé et les connaissances en santé au travail. Une analyse statistique descriptive, univariée et multivariée a permis d’identifier les facteurs associés à une réponse négative ou incertaine à la question : « Pensez-vous que, dans deux ans, votre état de santé vous permettrait d’exercer votre métier ? ».
Résultats Seuls 53 % des répondants pensent pouvoir exercer leur métier dans deux ans, contre 84 % dans la population EVREST 2024. Les principaux facteurs associés à une projection négative sont : un âge supérieur à 50 ans (OR=3,4 ; IC95%:2,7-4,3), le fait d’avoir eu un arrêt de travail en lien avec une pathologie chronique durant l’année scolaire 2023-2024 (OR=2,6 ; IC95%:1,6-4,0), la peur de perdre son emploi (OR=2,2 ; IC95%:1,3-3,6), le sentiment de ne pas avoir les moyens de faire un travail de bonne qualité (OR=1,7 ; IC95%:1,3-2,1), le genre féminin (OR=1,6 ; IC95%:1,1-2,3), la pression psychologique (OR=1,5 ; IC95%:1,2-2,0), la non-reconnaissance hiérarchique (OR=1,4 ; IC95%:1,1-1,7) ou encore le fait de ne pas prendre de pause en raison de la charge de travail (OR=1,4 ; IC95%:1,1-1,8).
Conclusion Cette étude met en évidence une forte incertitude exprimée par les enseignants quant à leur avenir professionnel. Il apparaît impératif d’adopter une approche globale de prévention intégrant les dimensions physiques, psychiques et sociales du travail enseignant. En effet, prévenir la désinsertion professionnelle des enseignants ne peut reposer sur la seule responsabilité individuelle. Il s’agit d’un enjeu collectif et organisationnel, qui nécessite une mobilisation conjointe des acteurs institutionnels, de santé au travail et de terrain, pour donner aux enseignants les moyens de travailler dans des conditions soutenables et épanouissantes.
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| th06 p184 les marqueurs dune possible future desinsertion professionnelle selon lobservatoire evrest auteurs ariane leroyer 1 6 celine mardon 2 florian tone 5 laetitia rollin 3 4 etablissement 1 universite de lille lille france 2 centre detudes de lemploi et du travail cnam saint denis france 3 chu de rouen rouen france 4 universite de rouen rouen france 5 pole sante travail metropole nord orchies france 6 chu lille lille france presentateur florian tone |
Th06-P184 - Les marqueurs d’une possible future désinsertion professionnelle, selon l’observatoire Evrest
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Ariane Leroyer (1,6), Céline Mardon (2), Florian Tone (5), Laétitia Rollin (3,4)
Présentateur : Florian Tone
Etablissement : (1) Université de Lille, Lille, FRANCE; (2) Centre d’Etudes de l’Emploi et du Travail, CNAM, Saint-Denis, FRANCE; (3) CHU de Rouen, Rouen, FRANCE; (4) Université de Rouen, Rouen, FRANCE; (5) Pôle Santé Travail Métropole Nord, Orchies, FRANCE; (6) CHU Lille, Lille, FRANCE
Introduction Les objectifs de ce travail sont d’explorer les liens entre d’une part le fait d’avoir un problème de santé, de prendre un traitement ou d’être gêné dans son travail du fait d’un problème de santé, et d’autre part les caractéristiques sociodémographiques des salariés, quelques conditions de travail et la capabilité perçue de travail à 2 ans.
Méthodes Les données sont issues de l’interrogation des salariés nés en octobre, ayant 18 ans ou plus, ayant participé à l’observatoire Evrest en 2022 ou 2023 lors de leur visite périodique de santé au travail. Quinze paramètres de la santé des 7 derniers jours sont recueillis dans le questionnaire Evrest. Pour chacun d’entre eux sont notés : avoir un problème (douleur, signe clinique), être gêné dans son travail du fait de ce problème, et une éventuelle consommation d’un traitement ou d’un autre soin. Les caractéristiques de travail explorées consistent en 3 indicateurs de cumul : contraintes physiques, intensité de travail et manque de ressources psychosociales. Les analyses sont réalisées sur données pondérées.
Résultats L’étude porte sur 10748 salariés. Au global, 62% des salariés déclarent au moins un problème de santé, 30% disent être gênés dans leur travail et 28% avoir consommé un traitement ou un autre soin. Le risque de présenter un problème de santé, consommer un soin, ou avoir des gênes dans le travail, augmente avec l’âge, est plus important chez les femmes et dans le secteur de la santé humaine ; la consommation de soin et les gênes dans le travail sont plus fréquentes chez les employés. Après ajustement, le risque de présenter un problème de santé, consommer un soin, ou avoir des gênes dans le travail augmente avec le cumul de contraintes physiques et d’intensité de travail ; le risque de gênes dans le travail augmente également avec le cumul de manque de ressources psychosociales. Il existe un lien très significatif entre penser que dans 2 ans, son état de santé ne permettrait pas d’effectuer le travail actuel (capabilité) et : 1) le fait d’avoir au moins un problème de santé (21% de réponses non sans doute pas, ou ce n’est pas sûr dans ce cas, vs 8% sinon), 2) d’avoir une consommation de soin (en cas de traitement, 26% de réponses non sans doute pas / ce n’est pas sûr, vs 12%), et 3) d’avoir des gênes dans le travail (en cas de gênes, 31% de réponses non sans doute pas / ce n’est pas sûr, vs 9%).
Conclusion Avoir un problème de santé, consommer un soin et la présence de gênes dans le travail sont significativement liées aux conditions de travail et à la capabilité perçue de travailler au même poste 2 ans plus tard. Le fait d’être gêné dans son travail du fait d’un problème de santé semble être l’indicateur de santé le plus sensible.
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| th06 p185 lessai encadre tester pour mieux reprendre auteurs dragos tamas 1 audrey guiho 1 elise lelong 1 etablissement 1 ast67 saverne france presentateur dragos tamas |
Th06-P185 - L’essai encadré : tester pour mieux reprendre
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Dragos Tamas (1), Audrey Guiho (1), Elise Lelong (1)
Présentateur : Dragos Tamas
Etablissement : (1) AST67, Saverne, FRANCE
La reprise du travail après un arrêt prolongé constitue une période à risque. L’essai encadré est un dispositif encore peu connu permettant d’évaluer, en conditions réelles de travail, la compatibilité entre l’état de santé d’un salarié, ses capacités fonctionnelles et les exigences du poste, tout en maintenant l’arrêt de travail et les indemnités journalières.
Ce travail présente un retour d’expérience d’essai encadré réalisé en milieu de grande distribution, visant à sécuriser une reprise à temps partiel thérapeutique et à identifier des aménagements de poste pertinents. L’EE, d’une durée de trois demi-journées, a été mené sur le poste habituel d’une employée commerciale de rayon après un arrêt prolongé. Il reposait sur une coordination étroite entre le service de prévention et de santé au travail, l’entreprise et la salariée, ainsi que sur une supervision pluridisciplinaire (médecin du travail, infirmière, ergonome) avec observations en situation réelle.
Les résultats ont montré une capacité globale satisfaisante à réaliser les tâches principales, sous réserve du respect des restrictions médicales, mais ont mis en évidence des difficultés persistantes lors des flexions lombaires basses, du travail à genoux et des positions statiques prolongées. L’essai a permis d’identifier des aménagements simples et immédiatement opérationnels : utilisation exclusive d’un transpalette électrique, adaptation du matériel de mise en rayon, protection des genoux, test d’un ergosiège et souplesse organisationnelle avec pauses adaptées.
L’essai encadré apparaît comme un outil d’aide à la décision pertinent, permettant d’objectiver les capacités réelles du salarié, de sécuriser la reprise du travail et de favoriser l’adhésion de l’employeur, tout en constituant un support de dialogue entre les acteurs de la prévention.
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| th06 p186 maintien en emploi de trois salaries en equipe pluridisciplinaire auteurs nathalie dray 1 mounir ghedbane 1 latifa hamouti 1 maryline camus 1 vinh ngo 1 etablissement 1 ciamt paris france presentateur nathalie dray |
Th06-P186 - Maintien en emploi de trois salariés en équipe pluridisciplinaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Nathalie Dray (1), Mounir Ghedbane (1), Latifa Hamouti (1), Maryline Camus (1), Vinh Ngo (1)
Présentateur : Nathalie Dray
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE
Nous exposons dans cette communication trois situations individuelles de maintien en emploi pour lesquelles des parcours coordonnés et concertés ont été mis en place.
L’appui de la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle a été important, d’une part pour l’évaluation psycho sociale ainsi que pour l’accompagnement dans la démarche de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour les trois salariés.
En équipe pluridisciplinaire coordonnée par le médecin du travail des actions ont été menées avec des partenaires du maintien en emploi afin de solliciter des prestations et mobiliser des dispositifs.
Trois parcours différents avec différentes étapes ont été engagés.
Le premier pour une salariée souffrant d’un syndrome anxiodépressif réactionnel sévère, pour laquelle un essai encadré au sein de son unité de travail d’origine a été mobilisé.
Le second pour un salarié avec handicap visuel ayant bénéficié d’une prestation spécifique pour l’aménagement de la situation de travail.
Le troisième pour un salarié en situation de handicap liée à une maladie neurologique, où la collaboration médecin du travail, neurologue était capitale pour réussir le retour au travail.
L’implication du médecin du travail en sa qualité de négociateur et facilitateur auprès des entreprises était fondamental pour favoriser le maintien en emploi de ces trois situations.
Le salarié déficient visuel a bénéficié d’une étude ergonomique spécialisée via l’AGEFIPH. Le médecin du travail a proposé l’aménagement de poste à l’employeur mais cette préconisation n’a pu être réalisé car aucune mission n’a été attribuée à ce technicien informatique. L’infirmière en santé au travail a été particulièrement disponible pour suivre la situation de ce salarié, très isolé, et à haut risque de désinsertion professionnelle. A ce jour il est toujours en intercontrat malgré une proposition de départ par son employeur.
Le troisième salarié, monteur câbleur, en arrêt prolongé, suivi pour épilepsie, souhaitait reprendre son activité avec risques professionnels avérés. Grâce à la collaboration avec le neurologue et l’épileptologue il a pu reprendre son poste avec un aménagement de poste accepté par l’employeur, très réticent à son retour par crainte d’un accident du travail.
Dans deux des trois entreprises le médecin du travail avait présenté avec l’infirmière les dispositifs du maintien en emploi en instance dans une démarche de prévention primaire.
Depuis l’étape du repérage jusqu’à la mise en œuvre du plan d’action, le médecin s’est appuyé sur des compétences interdisciplinaires, avec le bon interlocuteur, et le bon dispositif au bon moment afin d’éviter une décision d’inaptitude au salarié.
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| th06 p187 endometriose et travail comprendre pour mieux accompagner auteurs karlijn bosch 2 anna heschung 3 mallory beuvelet 1 etablissement 1 ast67 strasbourg france 2 ast67 entzheim france 3 ast67 saverne france presentateur anna heschung |
Th06-P187 - Endométriose et travail : comprendre pour mieux accompagner
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Karlijn Bosch (2), Anna Heschung (3), Mallory Beuvelet (1)
Présentateur : Anna Heschung
Etablissement : (1) AST67, Strasbourg, FRANCE; (2) AST67, Entzheim, FRANCE; (3) AST67, Saverne, FRANCE
L’endométriose est une maladie chronique qui touche entre 10 et 15 % des femmes en âge de procréer, soit environ 1,5 à 2,5 millions de personnes en France. Elle se caractérise par le développement de tissus similaires à l’endomètre en dehors de l’utérus, provoquant des douleurs souvent intenses, notamment pendant les règles. Le diagnostic est long, avec un délai moyen de 7 à 10 ans, et il n’existe actuellement aucun traitement spécifique.
Les symptômes sont variés : douleurs aiguës pendant et en dehors des règles, fatigue chronique, malaises, ainsi que des troubles digestifs, urinaires, lombaires ou au niveau des jambes. Environ 70 % des femmes atteintes souffrent de douleurs chroniques invalidantes impactant leur vie professionnelle, et 40 % rencontrent des problèmes d’infertilité.
Pour la salariée, l’endométriose entraîne des difficultés importantes : douleurs et fatigue liées aux postures prolongées, interruptions fréquentes de l’activité, baisse de la concentration et de la capacité de travail, perte d’efficacité, stress, culpabilité, irritabilité, voire dépression. Les absences, souvent courtes et imprévues, sont fréquentes pour gérer la douleur ou les soins. Ces situations exposent à des risques d’isolement, d’exclusion des équipes, de frein à l’évolution professionnelle et parfois de désinsertion professionnelle.
L’entreprise est également impactée par la désorganisation du travail, la baisse de performance, l’absentéisme et la variabilité de la présence. Cela peut engendrer des pertes économiques (remplacements urgents, retards, baisse de qualité, perte de productivité) et des tensions au sein des équipes, liées à la surcharge de travail et au sentiment d’inéquité.
Des mesures peuvent être mises en place : formation et sensibilisation, adaptation des tâches et des postes, aménagements matériels, régulation de la charge de travail, télétravail, horaires adaptés, temps de récupération et accompagnement des parcours professionnels. La salariée peut également solliciter le médecin du travail, demander une RQTH, un temps partiel thérapeutique, un suivi managérial régulier ou envisager une reconversion si nécessaire.
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| th06 p188 la cellule pdp du spsti moteur du maintien dans lemploi succes dun essai encadre auteurs caroline rocherolle 1 sonia narme 1 veronique bartenlian 1 etablissement 1 acms arpajon france presentateur caroline rocherolle |
Th06-P188 - La cellule PDP du SPSTI, moteur du maintien dans l’emploi : succès d’un essai encadré
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Caroline Rocherolle (1), Sonia Narme (1), Véronique Bartenlian (1)
Présentateur : Caroline Rocherolle
Etablissement : (1) ACMS, Arpajon, FRANCE
Un salarié de 57 ans, agent de sécurité, est reçu par le médecin du travail (MdT) en visite de pré-reprise (pré-RT) en demande salarié au décours d’un arrêt de travail d’un an en AT : une chute a provoqué un violent ébranlement du rachis. Des névralgies cervico-brachiales et des lombalgies persistent. Ce salarié qui habite dans les Yvelines (78), a une RQTH pour d’autres problèmes de santé : diabète, surdité appareillée et affection psychiatrique sous Abilify. Son entreprise est une agence de sécurité en sous-traitance dans des établissements en Essonne (91). À chaque révision de contrat, l’emploi est garanti mais le salarié est tenu d’accepter contractuellement le changement des conditions de travail. Ainsi peut-il être affecté sur différents sites, selon les jours et les besoins, ce qui engendre des difficultés relationnelles. Suite à la pré-RT, le MdT oriente le salarié sur l’assistante sociale (AS) du SPSTI et prescrit une reprise du travail (RT) à temps partiel thérapeutique (TPT) avec aménagements et restrictions : site fixe, siège confortable adapté à une station assise prolongée, horaires fixes exclusivement en semaine, pas d'efforts physiques (pas d’ouverture/fermeture de portails manuels), pas d'exposition prolongée au froid. L’employeur informe qu’il ne pourra pas appliquer ces mesures. L’AS reçoit le salarié et l’intègre avec son accord explicite au processus de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (PDP) via la Cellule PDP du SPSTI. Le dossier est étudié lors d’une réunion de la Cellule composée de MdT, d’infirmières en santé au travail, de l’ergonome et de l’AS. Un rendez-vous de liaison en présence de l’employeur, du MdT, de l’AS et du conseiller Cap Emploi 78 est proposé au salarié qui l’accepte. Ce rendez-vous donne lieu à l’organisation d’un bilan de Prestation d’Appui Spécifique organisé par Cap Emploi 78 pour préciser les capacités physiques du salarié. Quatre postes sont ensuite identifiés comme possiblement compatibles avec l’état de santé du salarié. Pour les évaluer, un essai encadré est organisé avec l’accord de la CRAMIF sous l’œil analytique de l’ergonome. Le bilan en est présenté à l’employeur, aux membres de la cellule PDP et au salarié. Choix du poste et proposition d’aménagements sont validés par tous. La visite de RT en TPT est réalisée par le MdT ce qui impulse la formation à ce nouveau poste. Le salarié bénéficiant désormais d’une pension d’invalidité, il est définitivement réinséré sur le poste retenu avec un nouveau contrat à temps partiel et une Reconnaissance de la Lourdeur du Handicap au bénéfice de l’employeur. Ce parcours de PDP a été long mais son succès encourage à renouveler ce type d’action.
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| th06 p189 maintien en emploi dun chauffeur ripeur illustration de lapproche pluridisciplinaire auteurs pietro carmine pennacchio 1 mounir mazouz 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur pietro carmine pennacchio |
Th06-P189 - Maintien en emploi d’un chauffeur-ripeur : Illustration de l’approche pluridisciplinaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Pietro Carmine Pennacchio (1), Mounir Mazouz (1)
Présentateur : Pietro Carmine Pennacchio
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
Introduction Le maintien dans l’emploi est une mission essentielle des services de santé au travail. Cependant, certains postes exposent à des contraintes physiques rendant cette démarche complexe. Ce cas illustre la prise en charge d’un chauffeur-ripeur atteint de tendinopathie du coude et maintenu en emploi grâce à une approche pluridisciplinaire associant médecin du travail, ergonome, employeur et salarié.
Objectif À partir du suivi médical et de l’orientation vers différents acteurs, identifier les facteurs de risques liés aux activités et proposer des solutions de reclassement compatibles avec les problématiques de santé et les restrictions médicales. Mettre en relation données médicales, analyse de l’activité réelle et contraintes organisationnelles pour permettre le maintien en poste.
Méthode L’accompagnement s’est déroulé en plusieurs étapes :
- visites successives du salarié auprès du médecin (périodique, à demande de l’employeur puis du médecin),
- orientation vers un spécialiste, diagnostic et proposition de déclaration de maladie professionnelle (MP),
- formulation de restrictions médicales et proposition de reclassement,
- sollicitation de l’ergonome pour une analyse comparative entre l’activité actuelle (collecte TAS avec manipulation de bacs) et celle envisagée (Ampliroll, benne), afin d’objectiver les contraintes et lever les réserves de l’employeur. L’étude a reposé sur des observations in situ et des entretiens.
- restitution à l’employeur et validation du changement de poste,
- suivi du salarié après plusieurs mois.
Résultats L’accompagnement a permis :
- une prise en charge médicale et une reconnaissance en cours d’une MP,
- le retrait du salarié de son poste initial et un essai sur une nouvelle activité,
- l’intervention ergonomique a objectivé les différences de sollicitations, notamment des membres supérieurs : montées/descentes du camion (TAS : 50 / Ampliroll : 23), manipulations (TAS : 104 conteneurs / Ampliroll : 12 serrages-desserrages), temps de conduite plus élevé en Ampliroll offrant davantage de phases de repos,
- la validation du changement de poste,
- une diminution des douleurs rapportée lors du suivi.
L’étude ergonomique a également favorisé des échanges participatifs autour des contraintes de travail, notamment concernant le respect des règles de ramassage par les clients.
Conclusion Cette étude met en évidence :
- le rôle central du médecin dans le dépistage, l’orientation et les propositions d’adaptation,
- l’apport de l’ergonome pour objectiver les contraintes, comparer les postes et sécuriser le choix de reclassement,
- l’importance de l’implication de l’employeur dans l’accompagnement du salarié,
- la prise en compte de l’expérience du salarié comme acteur de son maintien en emploi.
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| th06 p190 mobilisation des dispositifs de maintien dans lemploi dans une tpe auteurs valerie loudier 1 lilia chaouch 1 etablissement 1 ostra saint germain en laye france presentateur valerie loudier |
Th06-P190 - Mobilisation des dispositifs de maintien dans l’emploi dans une TPE
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Valérie Loudier (1), Lilia Chaouch (1)
Présentateur : Valérie Loudier
Etablissement : (1) OSTRA, Saint Germain En Laye, FRANCE
La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) constitue un enjeu majeur de santé au travail, en particulier pour les salariés de très petites entreprises (TPE), souvent plus vulnérables face aux problématiques de santé impactant leurs capacités professionnelles et la performance de l’entreprise. Dans ce contexte, les SPST jouent un rôle central dans la coordination des acteurs internes et externes du maintien en emploi (MEE) pour agir en PDP.
Nous présentons le cas d’un salarié logisticien de 44 ans atteint d’une pathologie lombaire invalidante, pour lequel une action pluridisciplinaire coordonnée a permis de maintenir le salarié sur son poste au sein d’une TPE.
Comment le SPST a identifié un salarié à risque de DP et mobilisé plusieurs dispositifs (visites de pré reprise, entretiens entre CPDP, salarié et employeur, étude ergonomique du poste de travail dans le cadre d’un essai encadré, RDV de liaison, échanges avec les partenaires du MEE) par le biais d’acteurs internes (Médecin du travail, Cellule PDP(CPDP) et externes (Assurance Maladie, Cap Emploi, AGEFIPH) ?
Comment l’analyse des freins (ressources limitées dans une TPE, contraintes organisationnelles de modifications du poste, contraintes fonctionnelles liées à la pathologie) et des leviers d’action (mobilisation rapide du SPST et de la cellule PDP, connaissance des différents dispositifs et partenaires du MEE, implication active de l’employeur, cohérence des interventions des partenaires externes, capacité du salarié à s’engager dans la démarche PDP, existence de dispositifs financiers facilitant les aménagements) ainsi que le suivi coordonné entre le SPST, le salarié, l’employeur et les partenaires sur plusieurs mois a permis de proposer des solutions adaptées (aménagements techniques et organisationnels) ?
Ainsi l’accompagnement personnalisé du salarié, l’implication de l’employeur pour une adaptation progressive du poste a rendu possible le maintien sur le poste d’origine.
Cette étude de cas illustre l’importance d’une coordination pluridisciplinaire et d’une mobilisation des dispositifs de PDP pour maintenir un salarié atteint d’une pathologie invalidante dans son emploi. L’implication du médecin du travail, de la cellule PDP et des partenaires externes, associée à la volonté de l’employeur d’adapter le poste, constituent un facteur déterminant pour assurer la continuité du parcours professionnel, en particulier dans les TPE.
Aussi, il est possible de mettre en place des aménagements dans les TPE au titre de la prévention tertiaire pouvant aussi être étendus en prévention primaire et secondaire. Mais il est nécessaire de penser à des outils dédiés à cette catégorie d’entreprise.
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| th06 p191 innover en prevention conception et deploiement d escape games auteurs julien bauduin 1 etablissement 1 apst 41 blois france presentateur julien bauduin |
Th06-P191 - Innover en prévention : conception et déploiement d'escape games
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Julien Bauduin (1)
Présentateur : Julien Bauduin
Etablissement : (1) APST 41, Blois, FRANCE
Introduction
Les actions de sensibilisation en prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) et des risques psychosociaux (RPS) ont parfois du mal à mobiliser durablement les entreprises, notamment lorsqu’elles reposent sur des formats descendants. Dans ce contexte, l’APST 41 a choisi d’explorer des modalités pédagogiques innovantes, plus engageantes et participatives. L’escape game apparaît comme un levier pertinent pour favoriser l’appropriation des enjeux de santé au travail et stimuler les échanges entre acteurs de l’entreprise.
Méthodologie
En amont de la conception, deux ergonomes du service ont été formés à la création de serious games appliqués à la prévention. Les escape games ont ensuite été conçus par une équipe pluridisciplinaire, puis testés lors de sessions pilotes afin d’ajuster les scénarios et les messages de prévention avant diffusion. Deux escape games ont été développés, l’un centré sur la PDP et l’autre sur les RPS. Les sessions sont proposées en petits groupes, sur un format court d’environ une heure, afin de préserver un temps dédié au débriefing collectif. Le rôle de l’intervenant est volontairement en retrait pendant la phase de jeu, avant un temps d’analyse et de mise en perspective des apprentissages. En 2025, plus d’une quinzaine d’escape games ont été animés auprès des entreprises adhérentes.
Résultats
Les premiers retours issus des sensibilisations menées mettent en évidence une forte implication des participants et une dynamique d’échanges soutenue. Le format ludique facilite l’expression des expériences vécues, la confrontation des points de vue et la compréhension des mécanismes de prévention. Les participants soulignent une meilleure lisibilité des rôles des acteurs, une appropriation accrue des notions abordées et un sentiment d’utilité immédiate pour leurs pratiques professionnelles.
Discussion
L’escape game apparaît comme un outil andragogique pertinent pour aborder des thématiques complexes et sensibles telles que la PDP et les RPS. En plaçant les participants en situation d’action, ce format favorise l’engagement et le travail collectif, tout en interrogeant la posture de l’intervenant en santé au travail, davantage facilitateur que prescripteur.
Conclusion
L’expérimentation d’escape games en santé au travail montre qu’il est possible de concilier innovation andragogique et engagement des entreprises. Ils offrent la possibilité d’animer des actions dans des formats courts adaptés aux contraintes des entreprises et plus spécifiquement des TPE-PME. Ces dispositifs apparaissent transférables à d’autres thématiques, dans une logique de prévention participative et durable.
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| th06 p192 evaluation des determinants de sante dans le secteur des transports urbains de voyageurs resultats du diagnostic regional m bus aura auteurs esra tezgel 1 cyril genet 8 martine jacquand 9 vanessa lamothe 10 thomas lieutaud 11 delphine ollagnon 12 stephane onzon 13 izabela piatek 14 veronique poupet 13 veronique romeas 15 christine roset 16 marie agnes denis 2 m noelle sombardier 13 thibaud steinmetz 17 nadine vial 18 hassina zouaoucha 19 francois xavier thomas 20 barbara charbotel 1 2 marie lefevre 2 floriane bellus 3 nathalie biot 4 maria magdalena bizighescu 5 jean michel castelan 6 g f causapruna 5 mohamed diabate 7 etablissement 1 centre regional de pathologies professionnelles et environnementales hospices civils de lyon lyon france 10 presta ain beaujolais villefranche sur saone france 11 prevention et sante au travail grenoble france 12 association de sante au travail de haute savoie annecy france 13 association interentreprise de sante au travail la prevention active du puy de dome clermont ferrand france 14 service de prevention et de sante au travail interentreprise montlucon france 15 association interentreprise de sante au travail de la haute loire puy en velay france 16 presantis vienne france 17 service de prevention et sante au travail en savoie chambery france 18 service de prevention et de sante au travail de la loire roanne france 19 service de prevention et de sante au travail drome ardeche valence france 2 umrestte umr t9405 universite claude bernard lyon1 lyon france 20 caisse dassurance retraite et de sante au travail rhone alpes lyon france 3 sud loire sante au travail saint etienne france 4 presta ain beaujolais bourg en bresse france 5 keolis lyon lyon france 6 service de prevention et de sante au travail interentreprise moulins france 7 service de prevention et de sante au travail interentreprise vichy france 8 service de prevention et de sante au travail interprofessionnel du cantal aurillac france 9 service de medecine et sante au travail du chu de clermont ferrand clermont ferrand france presentateur marie agnes denis |
Th06-P192 - Evaluation des déterminants de santé dans le secteur des transports urbains de voyageurs, résultats du diagnostic régional M-Bus-AURA
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Esra Tezgel (1), Cyril Genet (8), Martine Jacquand (9), Vanessa Lamothe (10), Thomas Lieutaud (11), Delphine Ollagnon (12), Stéphane Onzon (13), Izabela Piatek (14), Véronique Poupet (13), Véronique Romeas (15), Christine Roset (16), Marie-Agnès Denis (2), M-Noelle Sombardier (13), Thibaud Steinmetz (17), Nadine Vial (18), Hassina Zouaoucha (19), Francois-Xavier Thomas (20), Barbara Charbotel (1,2), Marie Lefevre (2), Floriane Bellus (3), Nathalie Biot (4), Maria-Magdalena Bizighescu (5), Jean-Michel Castelan (6), G-F Causapruna (5), Mohamed Diabate (7)
Présentateur : Marie-Agnès Denis
Etablissement : (1) Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales, Hospices Civils de Lyon, , Lyon, FRANCE; (10) Presta Ain Beaujolais, Villefranche-Sur-Saône, FRANCE; (11) Prévention et Santé au Travail, Grenoble, FRANCE; (12) Association de Santé au Travail de Haute-Savoie, Annecy, FRANCE; (13) Association Interentreprise de Santé au Travail, La Prévention Active du Puy-de-Dôme,, Clermont-Ferrand, FRANCE; (14) Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprise, Montluçon, FRANCE; (15) Association Interentreprise de Santé au Travail de la Haute-Loire, Puy-En-Velay, FRANCE; (16) Presantis, Vienne, FRANCE; (17) Service de Prévention et Santé au Travail en Savoie, Chambéry, FRANCE; (18) Service de Prévention et de Santé au Travail de la Loire, Roanne, FRANCE; (19) Service de Prévention et de Santé au Travail Drôme Ardèche, Valence, FRANCE; (2) UMRESTTE-UMR T9405, Université Claude Bernard Lyon1, Lyon, FRANCE; (20) Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail Rhône-Alpes, Lyon, FRANCE; (3) Sud Loire Santé au Travail, Saint Etienne, FRANCE; (4) Presta Ain Beaujolais, Bourg-En-Bresse, FRANCE; (5) KEOLIS Lyon, Lyon, FRANCE; (6) Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprise, Moulins, FRANCE; (7) Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprise, Vichy, FRANCE; (8) Service de Prévention et de Santé au Travail Interprofessionnel du Cantal, Aurillac, FRANCE; (9) Service de Médecine et Santé au Travail du CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE
Introduction
Les conducteurs de bus dans le secteur des transports urbains de voyageurs sont exposés à des contraintes professionnelles variées avec un risque accru de lombalgies, d’atteintes du rachis cervical et de troubles d’ordre psychologique.
Cette étude vise à prévenir la désinsertion et l’usure professionnelles de ces conducteurs en Auvergne Rhône-Alpes (AURA), par la recherche de déterminants d'altération de santé.
Méthodes
Ce projet s’intègre dans le 4ème plan régional Santé Travail AuRA et repose sur l’observatoire national EVREST(« EVolutions et Relations En Santé au Travail »). Le questionnaire EVREST a été complété par 10 questions spécifiques et rempli par 15 équipes de santé au travail permettant de recueillir des informations sur les facteurs biomécaniques, organisationnels, psychosociaux et les conditions de travail des salariés.
Il s’agit d’une étude rétrospective sur base de données consolidées.
L’étude des facteurs d’altération de santé a été réalisée à partir d’analyses descriptives et de modèles logistiques à effets mixtes, avec le logiciel R4.4.
Résultats
Les résultats portent sur 674 questionnaires.
La population interrogée est essentiellement masculine (86%), et âgée de plus de 50 ans pour près de la moitié (47%). Parmi les atteintes à la santé, prédominent les troubles neuropsychiques (21% des répondants présentent de la fatigue ; 17% des troubles du sommeil et 13% souffrent d’anxiété) et les atteintes ostéoarticulaires (24% déclarent avoir des dorsolombalgies, 20% des douleurs d’épaule et 17% des cervicalgies).
Les hommes souffrent moins que les femmes de cervicalgies (OR=0,35 [0,20-0,61]) et de dorso-lombalgies (OR=0,54 [0,32-0,91]). Les salariés de plus de 50 ans présentent un risque majoré de dorsalgies (OR=2,03 [1,02-4,02]) et de douleurs d’épaule (OR=3,87 [1,59-9,41]). Le cumul de contraintes biomécaniques augmente le risque de ces 2 pathologies (OR=2,68 [1,63-4,39] et 2,01[1,17-3,44]) et de cervicalgies (OR=3,19 [1,75-5,81]). L’insatisfaction des relations interpersonnelles augmente le risque de cervicalgies (OR=1,98 [1,06-3,71]). Le manque de ressources psychosociales majore le risque de dorsalgies (OR=2,97 [1,74-5,06]) et douleurs d’épaule (OR=2,23 [1,24-4,02]). L’insatisfaction au sein de la cabine de conduite augmente les douleurs d’épaule (OR=2,58 [1,34-4,97]).
L’association des signes, fatigue, anxiété, troubles du sommeil, est moins importante chez les hommes (OR=0,30 [0,13-0,70]) et plus grande en cas d’intensité du travail élevée (OR =7,77 [2,19-27,53]).
Discussion et conclusion
Les résultats ont été communiqués aux entreprises afin d’apporter des améliorations concrètes sur les conditions d’activité des conducteurs de bus et prévenir ainsi leur usure professionnelle.
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| th06 p193 de la restriction individuelle a la reflexion organisationnelle globale auteurs maite dessaint 1 jean simon guillot 2 etablissement 1 action sante travail bethune france 2 action sante travail douvrin france presentateur jean simon guillot |
Th06-P193 - De la restriction individuelle à la réflexion organisationnelle globale.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Maïté Dessaint (1), Jean-Simon Guillot (2)
Présentateur : Jean-Simon Guillot
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Bethune, FRANCE; (2) Action Santé Travail, Douvrin, FRANCE
Contexte de la demande Dans une entreprise de fabrication de pompes à chaleur, le médecin du travail est sollicité pour anticiper les restrictions d’aptitude. L’entreprise constate une concentration de salariés avec restrictions dans certaines zones et craint de ne plus pouvoir en accueillir. Elle mobilise ses ressources pour maintenir les salariés en poste, au prix d’une organisation contrainte, traduisant une forte volonté de maintien en emploi. Taux d’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (OETH) : 9 %, âge moyen : 38 ans.
Problématisation et objectifs L’analyse révèle plusieurs déterminants : organisation en roulement, postes à formation spécifique, travail en 2 ou 3 × 8, contraintes physiques variées (80 % analysées), hausse des restrictions médicales et fonctionnement en « vie série ». Conséquences : aménagements urgents, à-coups de production, « bouchons » dans zones aménageables, isolement des salariés et fatigue managériale. Objectif: anticiper les restrictions en conciliant santé et performance.
Méthodologie Création d’un comité de pilotage paritaire : direction, Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), cap emploi, AGEFIPH (Association pour la Gestion des Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées), consultant handicap, ergonome interne, infirmière, managers. Deux groupes de travail: Groupe 1: Intégration des salariés avec restrictions dans le process, en croisant conception des lignes et réalité terrain (ergonomes, méthodes, bureau d’études, flux, management, production).
Groupe 2: Animation de la politique handicap et intégration des acteurs externes pour faire évoluer les représentations autour de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).
Résultats Groupe 1 : classification des restrictions, outil Excel croisant restrictions/contraintes, intégration de regards pluridisciplinaires en conception, réflexion sur postes aménagés dès la création des lignes, analyse critique des aides techniques, projet 2025 supprimant les ports de charges.
Groupe 2 : clarification des rôles, intervention cap emploi, structuration de l’écosystème handicap, formations managers, partage d’outils.
Discussion La démarche a articulé des univers habituellement cloisonnés (production, management, RH, partenaires handicap, médical) pour concilier santé individuelle et performance collective. Elle a fait évoluer le regard sur les préconisations médicales, renforcé le travail en réseau et révélé des marges de manœuvre nouvelles. Facteurs clés : maturité de l’entreprise, confiance avec le SPSTI, analyse préalable des postes, alerte managériale initiale.
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| th06 p194 glaucome un enjeu invisible pour la vision et la vie professionnelle auteurs selma smida 1 laure huard thes 1 etablissement 1 ostra gazeran france presentateur selma smida |
Th06-P194 - Glaucome : un enjeu invisible pour la vision et la vie professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Selma Smida (1), Laure Huard Thes (1)
Présentateur : Selma Smida
Etablissement : (1) OSTRA, Gazeran, FRANCE
Introduction :
Le glaucome, par son caractère asymptomatique précoce et ses répercussions fonctionnelles progressives, représente un défi majeur pour le maintien en emploi. Cette pathologie oculaire peut en effet rendre certaines tâches difficiles, voire dangereuses.
Présentation d’un cas :
Nous présentons le cas d'une aide-soignante de 26 ans, exerçant en EHPAD. Ses missions principales consistent en l'aide aux actes de la vie quotidienne des résidents : toilette, habillage, aide aux transferts et aux déplacements, service des repas et aide alimentaire, ainsi que des tâches administratives (saisie de données sur tablette) et de soins (distribution des thérapeutiques préparées par l'infirmière, changes des protections).
Elle présente des antécédents de glaucome bilatéral iatrogène, secondaire à une corticothérapie locale pour un eczéma palpébral, ayant entraîné une perte d'acuité visuelle bilatérale. La salariée consulte pour des difficultés croissantes dans l'exercice de ses fonctions : asthénie et céphalées liées à l'effort physique, difficultés de concentration sur les écrans, et nyctalopie (gêne visuelle accentuée en conditions de faible luminosité).
Face à ce tableau, une prise en charge globale a été initiée. Elle inclut une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et une orientation vers la cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (PDP) de notre service. Des aménagements de poste et des restrictions d'activité adaptées ont été proposés et mis en œuvre afin de garantir son maintien dans l'emploi.
Discussion :
Les aménagements de poste mis en œuvre visent à assurer le maintien à court terme du salarié dans son emploi actuel. Toutefois, compte tenu du caractère évolutif de la pathologie, la pérennité de cette solution à plus long terme reste incertaine. Dans cette perspective, Une reconversion professionnelle, facilitée par l'accompagnement de la cellule PDP, représente alors une solution durable à anticiper.
Conclusion :
La gestion optimale des situations de fragilité en milieu professionnel repose sur une approche intégrée et pérenne. Un suivi médical régulier et spécialisé constitue le pilier fondamental pour évaluer l'évolution des capacités. Cet accompagnement clinique doit impérativement s'articuler avec des adaptations organisationnelles, telles qu'un aménagement du temps et de poste de travail, afin de créer un environnement professionnel soutenant et sécurisé.
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| th06 p195 maintien en emploi d un vendeur presentant un handicap auditif auteurs selma smida 1 laure huard thes 1 etablissement 1 ostra gazeran france presentateur selma smida |
Th06-P195 - Maintien en emploi d'un vendeur présentant un handicap auditif
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Selma Smida (1), Laure Huard Thes (1)
Présentateur : Selma Smida
Etablissement : (1) OSTRA, Gazeran, FRANCE
Introduction :
Dans le paysage actuel de la santé au travail, la collaboration pluridisciplinaire au sein des services interentreprises s'impose comme un pilier essentiel pour relever des défis complexes. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la cellule PDP, une structure innovante dédiée à la prévention de la désinsertion professionnelle. En proposant un accompagnement à la fois personnalisé et collectif aux salariés en difficulté de santé.
Présentation d’un cas :
Nous présentons le cas d’un vendeur des vêtements âgé de 55 ans, avec une ancienneté de 20 ans. Il présente des antécédents de surdité bilatérale datant de 1993, secondaire à un traumatisme sonore occasionnant une perte auditive significative, pour laquelle il est appareillé des deux oreilles. Le salarié consulte pour des difficultés rencontrées dans son activité professionnelle : difficultés de compréhension lorsque son interlocuteur n’est pas positionné face à lui (générant des incompréhensions avec clients et collègues), troubles de la perception et de la compréhension des accents, difficultés lors des conversations téléphoniques et troubles de la concentration associés à l’effort d’écoute.
Face à ce tableau, une prise en charge globale a été initiée. Elle inclut une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et une orientation vers la cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (PDP) de notre service. Cette dernière réalisera une étude approfondie du poste et des conditions de travail afin de proposer des aménagements adaptés.
Intervention de la cellule PDP :
Envisager le renouvellement appareil auditif avec un champs de perception à 360° pour favoriser une meilleure perception et compréhension des clients et des collègues.
Envisager de fournir un appareil téléphonique type DECT à option Bluetooth.
Fournir un gilet signalant la problématique de perception et de compréhension. Suite à cet aménagement, le salarié a exprimé une entière satisfaction, décrivant une transformation profonde de ses conditions de travail.
Discussion :
La mise en place de solutions techniques (équipements adaptés) et organisationnelles (adaptation des tâches, sensibilisation de l'équipe) constitue la pierre angulaire de la stratégie de maintien en emploi pour ce salarié. Elle répond à un double objectif : préserver son efficacité professionnelle et améliorer durablement ses conditions de travail.
Conclusion :
Ce cas illustre un principe fondamental : pour être pleinement efficace, la santé au travail doit faire reconnaître et valoriser le rôle spécifique de chacun de ses professionnels, qu'il soit médecin, ergonome, assistant social ou référent en maintien en emploi.
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| th06 p196 facteurs personnels sociaux et professionnels des inaptitudes liees a la sante mentale auteurs francoise saab 1 elodie bossi 1 sylvie cassadou 6 adeline beaumont 6 francois xavier lesage 2 3 4 5 etablissement 1 aipals montpellier france 2 debrest institute of epidemiology and public health montpellier france 3 univ montpellier montpellier france 4 inserm montpellier france 5 chu montpellier montpellier france 6 creai ors montpellier france presentateur francoise saab |
Th06-P196 - Facteurs personnels, sociaux et professionnels des inaptitudes liées à la santé mentale
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Françoise Saab (1), Elodie Bossi (1), Sylvie Cassadou (6), Adeline Beaumont (6), François-Xavier Lesage (2,3,4,5)
Présentateur : Françoise Saab
Etablissement : (1) AIPALS, Montpellier, FRANCE; (2) Debrest Institute of Epidemiology and Public Health, Montpellier, FRANCE; (3) Univ Montpellier, Montpellier, FRANCE; (4) INSERM, Montpellier, FRANCE; (5) CHU Montpellier, Montpellier, FRANCE; (6) CREAI ORS, Montpellier, FRANCE
Introduction Les troubles de la santé mentale sont fréquents dans la population générale et entraînent d’importantes conséquences socio-économiques. La relation entre pathologies mentales et emploi est bidirectionnelle, impliquant soit la genèse de troubles, soit la décompensation de troubles préexistants.
Objectif Estimer l’incidence annuelle de la perte d’emploi liée aux inaptitudes médicales pour pathologie mentale chez les salariés tous secteurs confondus, et identifier les caractéristiques démographiques et professionnelles associées, à l’échelle régionale en Occitanie.
Méthode Étude observationnelle multicentrique incluant les salariés suivis par 23 services de santé au travail interentreprises en Occitanie, de septembre 2019 à septembre 2020.
Résultats Au total, 910 471 salariés remplissaient les critères d’inclusion. Les pathologies mentales constituent la première cause d’inaptitude médicale. L’incidence des inaptitudes pour pathologie mentale est de 3,03 ‰ (IC95% [2,91‑3,16]), avec un âge médian de 44 ans. Les facteurs de risque identifiés comprennent le sexe féminin, l’âge, en particulier la tranche 56‑62 ans (ORa = 2,30 ; IC95% [1,99‑2,67]), ainsi que la nature du métier, notamment dans les secteurs de la vente, des transports, de la restauration‑hôtellerie, des services à la personne, du soin, de la sécurité, de l’industrie textile et agroalimentaire.
Conclusion Cette étude met en évidence des déterminants personnels et professionnels associés à la perte d’emploi pour troubles de la santé mentale chez les salariés de tous secteurs. La reconnaissance de ces facteurs permet de mieux cibler les politiques de prévention de la désinsertion professionnelle et de promouvoir le maintien en emploi
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| th06 p197 le defi du maintien en emploi dans un atelier de prefabrication electrique auteurs magdalena joandrea 1 ahmed oudjani 1 david ochocki 1 alexandre heuzard 1 eva lim 1 issa kone 1 etablissement 1 sist btp seine et marne dammarie les lys france presentateur magdalena joandrea |
Th06-P197 - Le défi du maintien en emploi dans un atelier de préfabrication électrique
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Magdalena Joandrea (1), Ahmed Oudjani (1), David Ochocki (1), Alexandre Heuzard (1), Eva Lim (1), Issa Kone (1)
Présentateur : Magdalena Joandrea
Etablissement : (1) SIST BTP Seine et Marne, Dammarie Les Lys, FRANCE
Introduction La santé des seniors peut être impactée par la qualité des conditions de travail durant les dernières années de leur parcours professionnel. La présente étude a été réalisée auprès d’une entreprise spécialisée dans la conception et la réalisation d’installations électriques qui dispose d’un atelier de préfabrication de pieuvres. Le service «préfa» s’organise donc autour d’un atelier de 19 pieuvristes qui préfabriquent la totalité des besoins en pieuvres qui seront après installées sur les différents chantiers.
Objectifs La population des pré fabricateurs est une population vieillissante en milieu et fin de carrière.Afin de prévenir la désinsertion professionnelle chez les opérateurs âgés, il est nécessaire de renforcer la culture de santé/sécurité au sein de l’entreprise afin d’impliquer les salariés dans une démarche de prévention,de permettre une remontée des solutions et de faire évoluer leur poste de travail.
Méthode Le médecin du travail a initié la démarche et coordonné l’équipe pluridisciplinaire. Le formateur PRAP, le conseiller en prévention et l’ergonome du SIST BTP Seine et Marne ont été sollicités pour approfondir les explorations.La mise à jour de la fiche d’entreprise, l’observation des postes de travail ainsi qu’une étude ergonomique ont été réalisées.
Résultats L’observation des postes de travail et l’étude ergonomique mettent en évidence des contraintes et des conséquences notamment sur le tirage de câbles. Les principales contraintes biomécaniques identifiées dans l’activité se situent lors des phases de traction des fils et gaines électriques. Cette action,répétitive,sollicite fortement le membre supérieur, l’évaluation d’un effort de traction est réalisée à l’aide de mesures dynamométriques. Ces mesures sont ensuite interprétées grâce à la norme française NF X 35-109 issue de la norme internationale ISO 11228-2. Elle définit des seuils réglementaires à ne pas dépasser afin de prévenir le risque de pathologie articulaire.Ces seuils réglementaires sont alors pondérés par des coefficients de correction liés aux conditions de réalisation de la tâche(hauteur de traction, type de prise de l’objet tiré, distance parcourue,environnement de travail).
Conclusion À l’issue de cette étude, des mesures de prévention organisationnelles visant à limiter le temps d’exposition, des mesures techniques destinées à réduire les efforts, ainsi que des mesures humaines favorisant l’adoption de bonnes pratiques ont été proposées. L’entreprise a notamment retenu l’automatisation de certaines tâches afin de réduire la pénibilité, de faciliter les activités manuelles contraignantes en diminuant leur répétitivité et de prévenir le risque de désinsertion professionnelle.
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| th06 p198 syndromes drepanocytaires majeurs et travail auteurs vincent gay 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur vincent gay |
Th06-P198 - Syndromes drépanocytaires majeurs et travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Vincent Gay (1)
Présentateur : Vincent Gay
Etablissement : (1) prevlink, Paris, FRANCE
La drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquentes en France. Elle représente, avec les autres syndromes drépanocytaires majeurs (SDM), environ 30000 malades et environ 600 nouveau-nés dépistés par an. Les syndromes drépanocytaire majeurs (SDM) sont en France métropolitaine pour 70 % des homozygotie S/S, pour 20 % des formes S/C et pour 10 % des S/bêta thalassémie. L’Age médian est de 33 ans, avec ainsi une majorité de malades adultes. L’espérance de vie de ces patients en France est difficile a déterminer mais en constante augmentation (probablement entre 50 et 60 ans). Au vu de ces données épidémiologiques et démographiques, le nombre de patients en âge de travailler, déjà important particulièrement dans les régions Ile de France et Antilles-Guyane, devrait augmenter. Si les différents SDM ont une gravité clinique différente, les répercussions professionnelles sont relativement comparables. Les SDM sont responsables de trois grandes catégories de manifestations cliniques : susceptibilité aux infections bactériennes ; anémies hémolytique avec exacerbations aigues ; phénomènes vaso-occlusifs (crises douloureuses, syndrome thoracique notamment). La progression de la maladie se caractérise par une atteinte multi systémiques progressive avec des complications osseuses, articulaires, rénales, cutanés, ophtalmiques, cérébrales … L’impact des SDM sur le travail est majeur. Tout d’abord part par la nécessité d’une orientation professionnelle prenant en compte la maladie. Puis par les répercussions de la maladie : absentéisme due aux nombreuses hospitalisations et prises en charge spécialisées, effets secondaires des traitements, perte de capacité de travail en raison de l’apparition de pathologies, risque d’inaptitude. L’impact des conditions de travail sur l’évolution de la maladie peut être tout aussi important au vu des facteurs de risque de crises vaso-occlusives : froid, stress, Infection, travail à la chaleur-déshydratation, altitude, voyages en avion. On peut ajouter enfin que les parents d’enfant avec un SDM sont aussi impactés dans leur activité professionnelle par les absences nécessaires pour accompagner leurs enfants qui peuvent être très régulièrement hospitalisés. Dans ce cadre, les services de santé au travail ont un rôle à jouer concernant la santé, les adaptations et aménagements de poste de travail, l’accompagnement social et le maintien en emploi des patients. A travers 3 cas cliniques nous discuterons des différentes actions possibles des équipes pluridisciplinaires d’un service de santé au travail pour accompagner des salrié.es ayant un syndrome drépanocytaire majeur.
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| th06 p199 comprendre les fragilites du metier pour mieux soutenir le maintien en emploi des auxiliaires de vie auteurs ange claire nteziryayo 1 marie veronique bremand 1 faten debbabi 1 emeline fontenoy 1 etablissement 1 aste evry france presentateur marie veronique bremand |
Th06-P199 - Comprendre les fragilités du métier pour mieux soutenir le maintien en emploi des auxiliaires de vie
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Ange-Claire Nteziryayo (1), Marie-Véronique Bremand (1), Faten Debbabi (1), Emeline Fontenoy (1)
Présentateur : Marie-Véronique Bremand
Etablissement : (1) ASTE , Evry, FRANCE
Introduction Les auxiliaires de vie à domicile exercent dans un contexte de forte pénibilité physique, d’isolement professionnel et d’exposition élevée aux troubles musculo‑squelettiques (TMS), aux risques psychosociaux (RPS) et aux pathologies chroniques. Ces contraintes favorisent les arrêts de travail répétés et augmentent le risque de désinsertion professionnelle. Les interventions à domicile limitent l’observation et l’aménagement des postes.
Objectif Décrire les fragilités professionnelles des auxiliaires de vie et les actions de santé au travail favorisant le maintien en emploi.
Méthodes Étude rétrospective (juil. 2024 – oct. 2025) sur 17 structures (681 salariés). Inclusion : visites de reprise, pré‑reprise ou à la demande. Données : type de visite, motifs, actions d’accompagnement et issue professionnelle.
Résultats Population majoritairement féminine (92 %), âge moyen 44,5 ans. 140 visites analysées : 63 reprises, 38 pré‑reprises, 39 à la demande. Motifs : TMS 52 %, RPS 23 %, pathologies chroniques 25 %. Plusieurs salariés suivis à plusieurs reprises, nécessitant un accompagnement rapproché. 13 RQTH sollicitées, 9 orientations vers la CCPME. Issue : 65 % maintenus sans adaptation, 25 % avec aménagement, 7,3 % inaptitude (16 cas), supérieur au taux national (~3 %).
Discussion Les auxiliaires de vie présentent des vulnérabilités impactant la continuité d’emploi. La coordination entre employeurs, médecins du travail et dispositifs comme RQTH et CCPME est essentielle pour sécuriser le maintien en emploi malgré les limites liées à l’évaluation directe des postes à domicile.
Conclusion Un suivi médical renforcé, des visites ciblées et des aménagements concertés contribuent à prévenir la désinsertion professionnelle et à optimiser le maintien en emploi.
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| th06 p200 analyse du parcours professionnel des greffes pulmonaires suivis au chu de strasbourg auteurs ines fonseca 1 stephanie kleinlogel 1 maria gonzalez 1 benjamin renaud picard 1 etablissement 1 chu strasbourg strasbourg france presentateur ines fonseca |
Th06-P200 - Analyse du parcours professionnel des greffés pulmonaires suivis au CHU de Strasbourg
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Inès Fonseca (1), Stéphanie Kleinlogel (1), Maria Gonzalez (1), Benjamin Renaud Picard (1)
Présentateur : Inès Fonseca
Etablissement : (1) CHU Strasbourg, Strasbourg, FRANCE
Introduction La transplantation pulmonaire représente un recours thérapeutique pour les insuffisances respiratoires terminales. Malgré les progrès observés en termes de survie et de qualité de vie, la réinsertion professionnelle des greffés demeure un déterminant majeur d’autonomie mais reste encore insuffisamment documenté, notamment en Europe. En l’absence de données françaises spécifiques, cette étude descriptive, prospective et monocentrique menée au CHU de Strasbourg vise à décrire les trajectoires professionnelles des patients greffés pulmonaires et à identifier les facteurs associés au maintien ou au retour à l’emploi.
Objectifs et méthodes L’objectif principal est d’analyser les parcours professionnels avant et après transplantation pulmonaire. Les objectifs secondaires portent sur l’identification des déterminants cliniques, professionnels et sociaux (RQTH, temps partiel thérapeutique, pensions d’invalidité) influençant la reprise d’activité. Un questionnaire anonyme a été proposé lors du suivi médical habituel des greffés entre décembre 2024 et juin 2025.
Résultats Parmi les 360 patients éligibles, 236 questionnaires complets ont été analysés. Avant la greffe, 152 patients étaient actifs, 49 en invalidité, 40 retraités et 5 étudiants. Après transplantation, 78 patients exerçaient une activité professionnelle, dont 59 avaient repris leur emploi antérieur et 18 avaient débuté une nouvelle activité. Parmi les patients actifs avant la greffe, le taux de reprise était de 38,8 %. Les patients ayant repris une activité étaient significativement plus jeunes au moment de la greffe et de l’analyse. La bronchopneumopathie chronique obstructive était moins fréquente dans ce groupe, tandis que la mucoviscidose y était plus représentée. Un niveau d’études élevé et l’exercice d’une profession du secteur tertiaire étaient associés à un meilleur taux de reprise. La détention d’une RQTH était plus fréquente chez les patients ayant repris une activité. En analyse multivariée, trois facteurs demeurent indépendamment associés à la reprise : un âge ≤ 55 ans (ORa = 4,47 ; IC95 % : 1,89–10,59), l’absence de BPCO (ORa = 0,43 ; IC95 % : 0,19–0,99) et la détention d’une RQTH après la greffe (ORa = 5,79 ; IC95 % : 2,15–15,61).
Conclusion La réinsertion professionnelle après transplantation pulmonaire repose sur des déterminants multiples, médicaux et socio-professionnels. Ces résultats soulignent la nécessité d’une prise en charge pluridisciplinaire précoce et coordonnée, associant rééducation, accompagnement médico-social et collaboration entre pneumologues et médecins du travail, justifiant le développement de dispositifs d’accompagnement structurés et l’extension de cette analyse à l’échelle nationale.
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| th06 p201 un outil de prevention de la desinsertion professionnelle dans le btp elaboration dun questionnaire devaluation du risque dinaptitude et dun recueil dactions de maintien dans l emploi auteurs gautier herbet 1 etablissement 1 pole sante travail metropole nord lille france presentateur gautier herbet |
Th06-P201 - Un outil de prévention de la désinsertion professionnelle dans le BTP : élaboration d’un questionnaire d’évaluation du risque d’inaptitude et d’un recueil d’actions de maintien dans l'emploi.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Gautier Herbet (1)
Présentateur : Gautier Herbet
Etablissement : (1) Pole Santé Travail Métropole Nord, Lille, FRANCE
Introduction Les ouvriers du BTP sont exposés à de multiples contraintes biomécaniques, physiques, chimiques et psychosociales favorisant l’usure professionnelle et susceptibles de conduire à une inaptitude médicale. Les visites de mi-carrière constituent un rendez-vous clé pour y repérer précocement les situations à risque de désinsertion professionnelle et engager des actions de prévention. Toutefois, les professionnels de santé au travail disposent de peu d’outils structurés, partagés et opérationnels pour évaluer ce risque de manière harmonisée et orienter rapidement les suites à donner.
Méthode Un groupe de travail pluridisciplinaire dédié à la prévention des risques professionnels du secteur du BTP a élaboré un questionnaire d’évaluation du risque d’inaptitude à destination des médecins du travail et des infirmiers en santé au travail. Utilisable comme trame de visite de mi-carrière ou lors d’un entretien périodique sur point d’appel, ce questionnaire explore les dimensions fonctionnelles, médicales et psychosociales de l’individu en trente et une questions pour un temps moyen de remplissage d’environ dix minutes. L’évaluation du risque d’inaptitude associe certaines affections médicales et la perception par le salarié de l’intensité de ses expositions biomécaniques, physiques et chimiques. Selon leur impact fonctionnel, l’outil intègre une pondération différenciée des associations pathologie–exposition, notamment pour les atteintes ostéoarticulaires et cardiovasculaires. Le questionnaire permet une classification du risque en trois niveaux : faible, à surveiller ou élevé.
Résultats Le questionnaire dépasse une approche de score isolé et intégre, pour chaque niveau de risque identifié, des propositions concrètes et graduées d’actions de prévention de la désinsertion professionnelle. Ces actions peuvent être engagées dès la conclusion de la visite, incluant des mesures d’orientation, de suivi spécifique, d’actions en milieu de travail ou de mobilisation d’acteurs internes et externes.
Perspectives Ce questionnaire constitue un support structurant pour les visites de mi-carrière des travailleurs du BTP, facilitant l’identification précoce des situations à risque modéré ou élevé d’inaptitude et renforçant le rôle proactif des équipes de santé au travail. Il vise à l’harmonisation des pratiques et au renforcement d’une prévention précoce et opérationnelle de la désinsertion professionnelle. À terme, l’importation de certaines données via le logiciel métier pourrait faciliter son appropriation et son intégration dans les pratiques courantes. Des travaux complémentaires permettront d'évaluer son impact sur les pratiques professionnelles et ses effets sur le maintien en emploi des salariés du secteur.
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| th06 p202 gamifier l environnement du retour et maintien en emploi auteurs eric gouzi 1 carole pelissier 2 fabienne couvreur 3 etablissement 1 slst saint etienne france 2 chu de st etienne saint etienne france 3 ligue contre le cancer saint etienne france presentateur eric gouzi |
Th06-P202 - Gamifier l'environnement du retour et maintien en emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Eric Gouzi (1), Carole Pelissier (2), Fabienne Couvreur (3)
Présentateur : Eric Gouzi
Etablissement : (1) SLST, Saint Etienne, FRANCE; (2) CHU DE ST ETIENNE , Saint Etienne, FRANCE; (3) LIGUE CONTRE LE CANCER , Saint Etienne, FRANCE
Introduction / Objectifs Actuellement, il existe de?nombreux dispositifs?facilitant le retour et le maintien en emploi des personnes atteintes de cancer, mais les démarches sont complexes, car différentes en fonction du statut de la personne et de l’employeur. En outre, les informations sont éparpillées sur différents sites.
Le projet vise à améliorer la diffusion d’informations sur le retour et maintien en emploi des personnes atteintes de cancer, de façon imagée, ludique et engageante, auprès des patients, de leurs managers et collègues à partir d’un serions game disponible sur une plateforme digitale.
Méthodologie La création du serious game s’appuiera sur la collaboration entre une entreprise de programmation informatique et différents acteurs du maintien en emploi (La ligue contre le cancer, des services de prévention de santé au travail interentreprises et hospitalier). Elle sera co-construit avec la participation de patients et les autres acteurs de l’entreprise (managers, collègues).
Elle reposera sur une plateforme digitale (application web puis mobile) innovante, ludique et interactive qui présentera les 3 phases suivantes : l’annonce de la pathologie, les traitements, et la préparation à la reprise du travail.
Cette application sera personnalisée selon le profil (patient/salarié, collègue, manager) pour informer, sensibiliser et accompagner sur le retour à l’emploi et la prévention de la désinsertion professionnelle.
Résultats Des ateliers tests seront effectués avec les entreprises de la région stéphanoise.
Une méthode mixte d’évaluation qualitative et quantitative permettra de mesurer l’impact de ce dispositif (présentations, contenus, interactivités) auprès des populations cibles.
Conclusion Ce serious game déployé auprès des patients, de leurs managers, de leurs collègues, devrait permettre de favoriser le maintien en emploi et la prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p203 maintien en emploi dune dirigeante de tpe des enjeux croises auteurs celine ducrocq 1 aurelie couvreux 1 etablissement 1 ciamt chessy france presentateur aurelie couvreux |
Th06-P203 - Maintien en emploi d’une dirigeante de TPE : des enjeux croisés
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Céline Ducrocq (1), Aurélie Couvreux (1)
Présentateur : Aurélie Couvreux
Etablissement : (1) CIAMT, Chessy, FRANCE
Introduction Le cancer constitue une cause majeure de désinsertion professionnelle, notamment en raison des effets secondaires des traitements tels que la fatigue chronique et les troubles cognitifs. Si les dispositifs de maintien en emploi sont bien identifiés pour les salariés, ils restent peu documentés pour les salariés-gérants de TPE, chez lesquels la santé individuelle est étroitement liée à la pérennité de l’entreprise. Peu d’études décrivent l’accompagnement en santé au travail lorsque la désinsertion professionnelle d’un dirigeant impacte directement la survie économique de la structure. Cette étude vise à analyser le rôle du SPST dans l’accompagnement d’une dirigeant atteinte de cancer afin de favoriser son maintien en emploi tout en soutenant l’organisation de son entreprise.
Méthode Il s’agit d’une étude de cas portant sur une dirigeante de TPE de 57 ans, exerçant des fonctions polyvalentes. Les données reposent sur l’analyse chronologique des consultations en santé au travail et des échanges pluridisciplinaires depuis juillet 2023. L’analyse porte sur la continuité du maintien en emploi, la mobilisation des dispositifs médico-sociaux et l’impact de l’état de santé sur l’organisation et la viabilité économique de l’entreprise.
Résultats L’intervention précoce du SPST a permis l’ouverture d’un plan de maintien en emploi, la mise en place d’un temps partiel thérapeutique à 50 %, l’obtention d’une RQTH, un accompagnement social coordonné et l’orientation vers des dispositifs de soutien organisationnel du dirigeant. Néanmoins, la fragilité économique de la TPE a constitué un frein majeur, avec un risque de rupture du suivi.
Conclusion Cette situation illustre la nécessité d’une approche globale du maintien en emploi des dirigeants de TPE, intégrant conjointement santé du travailleur et celle de l’entreprise, et souligne le besoin de dispositifs spécifiques dédiés à cette population à risque.
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| th06 p204 information des entreprises pour la prevention de la desinsertion professionnelle auteurs mireille surquin 1 marie aude gudin 2 alain moniez 3 etablissement 1 institut de sante au travail du nord de la france loos france 2 asmis amiens france 3 pole sante travail metropole nord lille france presentateur mireille surquin |
Th06-P204 - Information des entreprises pour la prévention de la désinsertion professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Mireille Surquin (1), Marie-Aude Gudin (2), Alain Moniez (3)
Présentateur : Mireille Surquin
Etablissement : (1) Institut de santé au travail du nord de la France, Loos, FRANCE; (2) ASMIS, Amiens, FRANCE; (3) Pôle santé travail métropole nord, Lille, FRANCE
En région Hauts-de-France, les services de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI) travaillent en réseau sur la thématique de la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP), réseau animé par l’ISTNF depuis plus de deux décennies. Désormais, appelé « réseau régional PDP santé travail » et composé des responsables des cellules PDP des SPSTI, il permet de favoriser les liens avec les acteurs de la PDP et également de mutualiser des outils et d’harmoniser des démarches envers les entreprises et les salariés
Les nouvelles mesures pour la prévention de la désinsertion professionnelle instaurées par la loi Santé travail du 2 août 2021 nécessitent une information des entreprises et les salariés. Ainsi, en 2022, les membres du réseau régional PDP et l’ISTNF ont proposé, avec l’appui de l’Université de Lille, une action à l’ensemble des SPSTI des Hauts-de-France pour permettre d’informer et de sensibiliser les entreprises à la PDP en cas d’arrêt de travail de salariés. La démarche consiste à rencontrer les entreprises de 11 à 49 salariés, les interroger à l’aide d’une grille commune sur leurs actions en cas d’arrêt de travail de salariés, et ensuite leur fournir une information et une sensibilisation à la PDP adaptée à leur niveau de connaissance.
Les données recueillies lors de l’entretien initial ont été saisies sur une base commune sécurisée gérée par l’ISTNF pour faciliter l’analyse collective des données. Sept SPSTI ont participé à cette action et 1 799 entretiens ont été réalisés de 2023 à 2025. L’analyse met en évidence le manque d’information des entreprises concernant le RDV de liaison, la connaissance de la visite de pré-reprise, information qui n’est cependant pas toujours transmise aux salariés. Si le recueil des données collectives s’est arrêté, l’action se poursuit dans les SPSTI, ou va démarrer pour d’autres, dans le cadre de leur mission d’information des entreprises.
Initialement, l’action prévoyait de rappeler les entreprises un an plus tard avec la même grille pour évaluer l’impact à un an sur la connaissance et le comportement des entreprises. Les premiers rappels effectués ont montré que les interlocuteurs dans les entreprises avaient souvent changé et que les informations n’avaient pas été intégrées dans les dispositifs de l’entreprise. L’action étant chronophage, les SPSTI ont souhaité concentrer l’énergie sur les rencontres avec les entreprises sans rappels à un an – en intégrant le fait que des ré-informations régulières doivent être prévues.
Cette action entrait dans le PRST4. L’ISTNF a bénéficié du soutien de la Région Hauts-de-France et de la Dreets Hauts-de-France.
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| th06 p205 prevention de la desinsertion professionnelle dans les secteurs prive et public des outils dinformations pratiques disponibles sur le sistepaca auteurs virginie gigonzac 1 isabelle bazin 2 geraldine francois 3 sandrine mocaer 4 pierre verger 1 valerie guagliardo 1 groupe de travail sistepaca 1 etablissement 1 observatoire regional de la sante provence alpes cote d azur marseille france 2 association de gestion du fonds pour linsertion professionnelle des personnes handicapees provence alpes cote d azur et corse meyreuil france 3 cap emploi 13 marseille france 4 direction regionale de leconomie de lemploi du travail et des solidarites provence alpes cote d azur marseille france presentateur virginie gigonzac |
Th06-P205 - Prévention de la désinsertion professionnelle dans les secteurs privé et public : des outils d’informations pratiques disponibles sur le SISTEPACA
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Virginie Gigonzac (1), Isabelle Bazin (2), Géraldine François (3), Sandrine Mocaer (4), Pierre Verger (1), Valérie Guagliardo (1), Groupe De Travail Sistepaca (1)
Présentateur : Virginie Gigonzac
Etablissement : (1) Observatoire Régional de la Santé Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille, FRANCE; (2) Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées Provence Alpes Côte d'Azur et Corse, Meyreuil, FRANCE; (3) CAP EMPLOI 13, Marseille, FRANCE; (4) Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Provence Alpes Côte d'Azur , Marseille, FRANCE
Contexte Les enjeux de la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) sont de plus en plus prégnants dans notre société. Face au constat partagé par les professionnels de santé, les partenaires sociaux, les employeurs et les acteurs institutionnels du maintien en emploi de la nécessité d’harmoniser et de simplifier les informations sur la PDP, des outils pratiques et accessibles à tous ont été créés sur le site du Système d’information en santé, travail et environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur (SISTEPACA, www.sistepaca.org). Ils visent à améliorer la PDP.
Méthode Ces outils ont été créés pour les affiliés du régime général et pour les agents de la fonction publique. Ils s’adressent à la fois aux médecins généralistes, aux entreprises (employeurs, agents, salariés et représentants du personnel) ainsi qu’aux partenaires de la PDP. Ils résultent d’un travail étroit et collaboratif entre la charte régionale de coopération du maintien en emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et le groupe de travail du SISTEPACA.
Résultats Ces outils, accessibles à tous, proposent des supports interactifs, notamment une roue des acteurs, des parcours détaillant les étapes clés, ainsi qu’une classification interactive des aides et dispositifs mobilisables en fonction du statut du salarié ou de l’agent. Ces supports permettent un accès rapide à des informations pratiques sur la PDP, tant pour le secteur privé que pour la fonction publique. Ces contenus sont mis à jour annuellement et transposables à l’ensemble du territoire français.
Discussion En 2025, un quart de la population active serait atteinte d’une maladie chronique évolutive. Il est donc essentiel de rendre accessibles et lisibles pour tous des informations pratiques sur la PDP qui sont très souvent complexes et dispersés. A la fois aux professionnels de santé, très souvent premier maillon dans le parcours de maintien en emploi de leurs patients, pour leur rôle clé dans l’orientation précoce vers les acteurs experts. Mais aussi à l’ensemble des acteurs institutionnels de la PDP et de l’entreprise dont la coordination et l’implication sont indispensables dans la construction d’un parcours individualisé. Outre, leurs disponibilités sur le site du SISTEPACA, ces outils sont présentés dans des formations « santé au travail » destinées aux internes en médecine générale de la région PACA, aux communautés professionnelles territoriales de santé, lors de sensibilisations des représentants du personnel ou d’évènements dédiés aux acteurs de l’entreprise et du maintien en emploi. Ils seront prochainement complétés par d’autres outils dédiés aux salariés de régimes spéciaux, tels que ceux de la Mutualité Sociale Agricole ou des gens de mer.
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| th06 p206 evolution temporelle mouvement douleur apres chirurgie scapulaire auteurs anne pichene houard 1 francois sirveaux 2 nicolas paris 3 blaise michel 4 adrien jacquot 4 laurent claudon 1 jean paysant 5 isabelle clerc urmes 1 etablissement 1 inrs departement sciences appliquees au travail et aux organisations institut national de recherche et de securite 54519 vandoeuvre les nancy cedex france vandoeuvre les nancy france 2 pole lorrain de chirurgie de lappareil locomoteur centre chirurgical emile galle centre hospitalier regional universitaire de nancy 54000 nancy france nancy france 3 ortholor 54320 maxeville france maxeville france 4 clinique louis pasteur service de chirurgie orthopedique 54270 essey les nancy france essey les nancy france 5 institut regional de medecine physique et de readaptation de nancy centre louis pierquin ugecam du nord est 54000 nancy france nancy france presentateur anne pichene houard |
Th06-P206 - Evolution temporelle mouvement/douleur après chirurgie scapulaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Anne Pichene-Houard (1), François Sirveaux (2), Nicolas Paris (3), Blaise Michel (4), Adrien Jacquot (4), Laurent Claudon (1), Jean Paysant (5), Isabelle Clerc-Urmes (1)
Présentateur : Anne Pichene-Houard
Etablissement : (1) INRS - Département Sciences Appliquées au Travail et aux Organisations, Institut National de Recherche et de Sécurité, 54519 Vandœuvre-lès-Nancy Cedex, France, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE; (2) Pôle lorrain de chirurgie de l’appareil locomoteur, Centre Chirurgical Emile Gallé, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy, 54000 Nancy, France, Nancy, FRANCE; (3) Ortholor, 54320 Maxéville, France , Maxeville, FRANCE; (4) Clinique Louis Pasteur, service de chirurgie orthopédique, 54270 Essey-lès-Nancy, France, Essey Les Nancy, FRANCE; (5) Institut Régional de Médecine Physique et de Réadaptation de Nancy, Centre Louis Pierquin, UGECAM du Nord-Est, 54000 Nancy, France, Nancy, FRANCE
Le retour au travail (RAT) après chirurgie d’une tendinopathie de la coiffe des rotateurs survenue dans un contexte professionnel reste un processus semé d’embûches dans une proportion considérable de cas. Il est important de suivre les intensités perçues de la difficulté de mouvement (IPDM) et de la douleur (IPD) pendant les premiers mois suivant le RAT, afin de mettre en évidence les bénéfices de la chirurgie et les freins rencontrés par des patients-salariés, notamment des travailleurs manuels.
Parmi 99 participants suivis aux plans professionnel et de la santé, du stade préopératoire jusqu’à 1 an après RAT, 79 sont retournés au travail après chirurgie de la coiffe des rotateurs. Ils ont complété 2 cahiers de suivi de la douleur et de la gêne fonctionnelle de l’épaule : le 1er durant la semaine précédant le RAT et pendant le 1er mois suivant la reprise, le 2nd durant le 5ème mois. Les valeurs d’IPDM et d’IPD de l’épaule opérée étaient mesurées à l’aide d’une échelle visuelle analogique (douleur) et d’une échelle CR10 de Borg (difficulté de mouvement). Au début et à la fin de la semaine, chacun des cahiers était rempli à la fin de la journée de travail. Deux profils de retour au travail ont été obtenus par classification ascendante hiérarchique basée sur la distance de Ward.
Ces 2 profils, qualifiés de conditions défavorables et conditions mitigées, se distinguent. Ce dernier comporte davantage d’hommes, de salariés en meilleure santé physique et mentale (SF12), moins anxio-dépressifs (HADS) et moins kinésiophobes (échelle de kinésiophobie de Tampa). Le niveau d’exigence physique du travail, la durée d’immobilisation de l’épaule et les caractéristiques chirurgicales ne diffèrent pas. Les cinématiques de l’IPDM et de l’IDP sont similaires au sein d’un même groupe. L'écart entre les 2 groupes se creuse au cours du 1er mois post-reprise, avec des valeurs moins élevées pour les conditions mitigées.
Il est compréhensible que les participants du groupe conditions défavorables rencontrent davantage de freins au RAT, en particulier dans le travail manuel, puisque leurs valeurs d’IDPM et d’IPD sont plus élevées. Cependant, la patience est importante, car l’amélioration des perceptions est observée pour les 2 groupes pendant le 5ème mois après RAT. Il est capital que les entreprises et les services de prévention et de santé au travail soient sensibilisés à ces dynamiques de douleur et de gêne fonctionnelle afin d’adapter le suivi et les conditions de RAT, en particulier au cours des 3 premiers mois.
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| th06 p207 handicap auditif et maintien dans lemploi dans le secteur bancaire un accompagnement pluridisciplinaire au service de linclusion a propos dun cas auteurs michael fernandez 2 sandrine vienot de vau blanc 2 nathalie lukusa 2 maivin cuevas 1 etablissement 1 ciamt paris france 2 service de sante au travail bpce paris france presentateur maivin cuevas |
Th06-P207 - Handicap auditif et maintien dans l’emploi dans le secteur bancaire : un accompagnement pluridisciplinaire au service de l’inclusion à propos d’un cas.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Michael Fernandez (2), Sandrine Vienot De Vau Blanc (2), Nathalie Lukusa (2), Maivin Cuevas (1)
Présentateur : Maivin Cuevas
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE; (2) Service de Santé au travail BPCE, Paris, FRANCE
Le handicap auditif concerne plus de 7 millions de personnes en France et représente un enjeu majeur de santé au travail, en particulier en matière de maintien dans l’emploi et de prévention de la désinsertion professionnelle. Malgré le recours aux aides auditives, les environnements professionnels demeurent souvent inadaptés, exposant les salariés malentendants à des difficultés de communication, à une fatigue cognitive importante et à un risque d’épuisement lié à la compensation permanente du trouble auditif.
Ce travail présente le retour d’expérience d’un accompagnement pluridisciplinaire mené dans le secteur bancaire, illustrant le rôle central du service de santé au travail. En 2021, lors d’une visite d’information et de prévention, l’infirmier de santé au travail identifie des difficultés auditives chez une salariée. La question de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) est abordée mais initialement vécue comme stigmatisante par la salariée, qui minimise son handicap. L’infirmier joue alors un rôle clé par un accompagnement progressif, fondé sur l’écoute, la sensibilisation et l’orientation vers le médecin du travail.
Le médecin du travail assure l’évaluation de l’impact du trouble auditif sur le poste, la coordination des acteurs et la sécurisation du maintien dans l’emploi. La prise de conscience de la fatigue liée aux efforts de compensation constitue une étape déterminante dans l’acceptation de la démarche de reconnaissance. L’obtention de la RQTH en 2024 permet un accompagnement renforcé impliquant assistante sociale, responsable RH handicap, ergonome et coach. L’intervention ergonomique, conduite sur une année, permet d’identifier et d’ajuster les solutions les plus adaptées.
Les résultats se traduisent par la mise en place d’un micro déporté, particulièrement efficace en réunion, et par l’adaptation des aides auditives. Au-delà des bénéfices fonctionnels, l’accompagnement a permis une réduction de la fatigue, une évolution du rapport au handicap et une amélioration de la qualité de vie au travail.
Les appareils auditifs ont été pris en charge par la sécurité sociale et la mutuelle de la banque et le micro déporté a été entièrement pris en charge par l’entreprise.
Ce cas souligne l’importance d’une approche pluridisciplinaire coordonnée, associant infirmier et médecin du travail, comme levier essentiel de prévention de la désinsertion professionnelle et de promotion d’une inclusion durable en entreprise.
Il montre que l’inclusion ne repose pas uniquement sur des aménagements techniques, mais également sur une démarche structurée de sensibilisation, de reconnaissance et d’accompagnement individualisé.
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| th06 p208 maintien dans lemploi dans le secteur bancaire analyse de limpact du travail pluridisciplinaire et de laccompagnement des salaries rqth sur la prevention des inaptitudes 20212024 auteurs maivin cuevas 1 michael fernandez 2 sandrine vienot de vau blanc 2 natahlie lukusa 2 etablissement 1 ciamt paris france 2 service de sante interne bpce paris france presentateur maivin cuevas |
Th06-P208 - Maintien dans l’emploi dans le secteur bancaire : analyse de l’impact du travail pluridisciplinaire et de l’accompagnement des salariés RQTH sur la prévention des inaptitudes (2021–2024)
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Maivin Cuevas (1), Michael Fernandez (2), Sandrine Vienot De Vau Blanc (2), Natahlie Lukusa (2)
Présentateur : Maivin Cuevas
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE; (2) Service de Santé Interne BPCE, Paris, FRANCE
Introduction
Le lien entre la durée de l’arrêt de travail et les difficultés de retour à l’emploi est avéré.
Nous avons organisé un dispositif de détection précoce des personnes à risque de désinsertion, en lien avec le service de santé, les RH, les assistant sociaux et le médecin du travail.L’évaluation d’impact est une approche systématique qui examine les différents secteurs et analyse les conséquences d’une stratégie. Nous avons souhaité évaluer l’impact de nos actions en nous appuyant sur quatre indicateurs de santé au travail : le nombre de visites de pré-reprise, de salariés bénéficiaires de la RQTH et d’une pension d’invalidité et le nombre d’inaptitudes.L’initiative est née du CSST. En effet, lors de chaque présentation de rapport annuel, ils demandaient un comparatif avec les années précédentes pour le suivi des inaptitudes
Méthodologie
Stimulation de la visite de pré-reprise, encouragée par l’employeur et les assistants sociaux, à travers la création d’une procédure pour l’envoi systématique de courriers pour les salariés dès le 30ᵉ jour d’arrêt, afin de proposer un accompagnement au retour à l’emploi. La visite de pré-reprise pouvait déclencher de nouvelles démarches : demande de RQTH ou d’invalidité.
Le deuxième axe, centré sur la sensibilisation à l’importance de la demande de RQTH los des visites. L’infirmière a joué un rôle de repérage précoce et de conseillère et a identifié les leviers nécessaires pour accompagner les salariés.
La mission handicap a participé à l’implémentation des aménagements techniques et organisationnels. Des actions menées par le service interne de sensibilisation et prévention.
L’objectif était de prévenir la désinsertion, tout en évaluant de manière chiffrée l’efficacité de nos interventions. Les informations quantitatives proviennent de notre logiciel de santé.
Résultats
Augmentation des visites de pré-reprise au cours des quatre dernières années : depuis 2021, nous sommes passés de 19 visites de pré-reprise à 35 en 2022, 44 en 2023 et 64 en 2024.
Augmentation du nombre de salariés bénéficiant d’une RQTH: 35 salariés reconnus en 2021, 73 en 2022, 81 en 2023 et 90 en 2024.
Augmentation du nombre de salariés bénéficiant d’une pension d’invalidité, avec une tendance à la stabilisation : 14 en 2021, 42 en 2022, 41 en 2023 et 42 en 2024.
Diminution du nombre d’inaptitudes en 2024 : nous sommes passés de 5 inaptitudes par an à 2 inaptitudes en 2024.
Conclusion
Le déficit d’information des salariés concernant le retour à l’emploi souligne la nécessité de mettre en place une organisation structurée pour la prise en charge des arrêts.Une telle organisation, pourrait contribuer efficacement à prévenir la désinsertion professionnelle et à réduire les inaptitudes.
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| th06 p209 contribution de lidest a levaluation de la satisfaction des salaries des amt dans le cadre de la prevention de la desinsertion professionnelle en milieu bancaire auteurs nathalie lukusa 2 michael fernandez 2 sandrine vienot de vau blanc 2 maivin cuevas 1 etablissement 1 ciamt paris france 2 sevice de sante interne paris france presentateur nathalie lukusa |
Th06-P209 - Contribution de l’IDEST à l’évaluation de la satisfaction des salariés des AMT dans le cadre de la prévention de la désinsertion professionnelle en milieu bancaire.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Nathalie Lukusa (2), Michael Fernandez (2), Sandrine Vienot De Vau Blanc (2), Maivin Cuevas (1)
Présentateur : Nathalie Lukusa
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE; (2) Sevice de Santé Interne , Paris, FRANCE
Le rôle de l'IDEST dans la prévention de la désinsertion professionnelle
La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 a renforcé les missions de l’IDEST, notamment dans le cadre de la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP). Cette loi met en avant la coopération entre l’IDEST et le médecin du travail pour maintenir les salariés dans l’emploi, en particulier ceux bénéficiant de la RQTH. Une cellule pluridisciplinaire de prévention de la désinsertion professionnelle, coordonnée par le médecin du travail, a été instaurée pour proposer des actions de sensibilisation, identifier les situations individuelles et mettre en œuvre des mesures adaptées pour chaque salarié.
Méthodologie
L’étude a eu pour objectif d’évaluer la satisfaction des salariés RQTH concernant leur prise en charge dans le cadre de leur maintien dans l’emploi, ainsi que d’analyser les interactions entre les différents acteurs impliqués dans ce processus. La méthodologie a combiné des données quantitatives extraites des dossiers médicaux et une enquête par questionnaire. Ce dernier a été distribué à 99 salariés bénéficiant du statut RQTH sur une période de 15 jours. Le questionnaire comportait 15 questions visant à évaluer la satisfaction des salariés par rapport à l’accompagnement de l’IDEST et des autres intervenants, notamment les médecins du travail et les ergonomes. Les données collectées ont permis d’identifier plusieurs indicateurs clés: Nombre de salariés bénéficiant d’un SIA ,nombre de visites réalisées dans le cadre du suivi, nombre de salariés en arrêt maladie, nombre d’études de poste ergonomiques réalisées, nombre d’aménagements de postes.
Résultats
Les résultats du questionnaire ont révélé plusieurs points importants :
75% des salariés RQTH ont indiqué avoir bénéficié d’une étude de poste proposée par le médecin du travail.
58% des salariés sans RQTH à leur arrivée ont été accompagnés par le service social pour constituer son dossier.
57% des salariés ont bénéficié d’une étude de poste ergonomique ou d’une prestation d’appui spécifique .
54% des salariés ont eu droit à des aménagements techniques et/ou à un ajustement des horaires de travail.
80% des salariés ayant bénéficié d’un aménagement de poste ont estimé que cela avait contribué positivement à leur maintien dans l’emploi.
Le taux de satisfaction concernant l’aménagement de poste a été de 8.53/10.
Conclusion
Les données collectées, tant qualitatives que quantitatives, ont permis d’évaluer l’efficacité des actions mises en place pour le maintien dans l’emploi des salariés RQTH. L’intervention de l’IDEST est cruciale dans la coordination des actions entre les différents acteurs impliqués, ces actions ont eu un impact positif sur la satisfaction des salariés.
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| th06 p210 interet de la mesure de l astreinte cardiaque pour la prevention du risque cardio vasculaire auteurs thomas dupont 1 france monredon 1 etablissement 1 edf cnpe saint alban saint maurice st maurice l exil france presentateur thomas dupont |
Th06-P210 - Intérêt de la mesure de l'astreinte cardiaque pour la prévention du risque cardio vasculaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Thomas Dupont (1), France Monredon (1)
Présentateur : Thomas Dupont
Etablissement : (1) EDF- CNPE Saint-Alban Saint-Maurice, St Maurice L'exil, FRANCE
L’activité de travail des agents de terrain au service exploitation dans une centrale nucléaire est une activité de terrain exigeante sur le plan physique. Les agents sont amenés à circuler sur l’ensemble des installations industrielles, exposés aux contraintes de chaleur, de postures, de manoeuvres physiques, de montées de crinoline, d’exposition aux rayonnements ionisants parfois…
Cette étude descriptive utilisant la cardiofréquencemétrie visait à essayer d’évaluer l’astreinte cardiaque de ce poste ainsi qu’à analyser l’impact de certains facteurs de santé sur cette astreinte cardiaque.
Pour cette première étude nous avons choisi les conditions de travail les moins contraignantes : ronde en salle des machines (hors zone nucléaire) sur un horaire d’après midi en dehors d’un arrêt de tranche (période de maintenance de l’installation) et en période hivernale.
Le lien direct entre la dépense physique et la fréquence cardiaque, faisait de la cardiofréquencemétrie, une technique simple et fiable pour mesurer cette pénibilité. L’étude a inclus 10 agents volontaires et nous a permis de calculer 13 coûts cardiaques relatif physiologiques (CCRphy). Le CCRphy moyen retrouvé est de 18,45 %, correspondant à une pénibilité « plutôt lourde » selon l’échelle Chamoux-Boudet.
Concernant l’impact de certains facteurs de santé, il semble que le ressenti d’effort augmente avec l’âge, tandis que l’expérience dans le poste semble protectrice. L’analyse des facteurs de santé nous montre l’importance de la condition physique des agents avec une pénibilité qui réaugmente avec l’âge pour des agents en surpoids et ne pratiquant pas d’activités physiques, malgré une ancienneté plus importante. Cette approche préliminaire confirme la cohérence avec les remontées des agents et souligne la nécessité de la prise en compte, dans le suivi médical, de l’importance de la condition physique après un certain âge.
Les limites de l’étude incluent la taille réduite de l’échantillon et la diversité des activités réalisées par les agents sur 8h de travail.
Ces résultats confirment la pertinence de l’utilisation de la cardiofréquencemétrie pour objectiver la pénibilité et orienter la prévention.
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| th06 p211 maintien dans lemploi quand la prevention devient strategie auteurs regine codron 1 celine zind 1 etablissement 1 acms suresnes cedex france presentateur regine codron |
Th06-P211 - Maintien dans l’emploi : quand la prévention devient stratégie
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Régine Codron (1), Céline Zind (1)
Présentateur : Régine Codron
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes Cedex, FRANCE
Un chauffeur-livreur de produits culinaires surgelés présente une atteinte de l’épaule (tableau 57 des maladies professionnelles), limitant ses capacités de conduite et surtout de manutention. Son activité est analysée dans le cadre d’un maintien dans l’emploi afin d’identifier des solutions qui seront expérimentées lors d’un essai encadré.
Méthodologie
• Analyse ergonomique de l’activité du chauffeur en tournée (photos, vidéos, entretiens) ;
• Identification des difficultés rencontrées par le salarié ;
• Échanges avec l’employeur pour croiser les constats avec les retours d’autres salariés ;
• Extension de l’analyse à l’ensemble du service via deux observations d’autres chauffeurs ;
• Présentation d’une synthèse à la direction ;
• Co-construction d’un plan d’actions de prévention.
Résultats
L’analyse a objectivé plusieurs contraintes :
• Temporelles génératrices de charge cognitive : livraison à horaire précis, circulation dense, respect des temps de conduite ;
• Organisationnelles : parcours non optimisés, chargement des colis sans logique de tournée ;
• Posturales/manutentions : réorganisation des colis sur la palette par clients, manœuvre des portes des compartiments, livraisons dans des espaces contraints (escaliers, trottoirs…), montées/descente des remorques ;
• Thermiques : écarts de température importants ;
• Relationnelles : gestion des interactions clients et des encaissements.
Des savoir-faire de prudence et d’organisation pour satisfaire les clients sont relevés.
La réflexion initialement centrée sur un salarié s’est élargie progressivement au collectif. Un plan d’actions correctif a été élaboré pour les chauffeurs, mobilisant les services logistiques, commerciaux et informatiques. Cette approche intégrée a réduit l’accidentologie et les demandes d’aménagement de poste. L’entreprise pérennise les recommandations formulées et accompagne les chauffeurs dans la recherche de bonnes pratiques.
Discussion / Conclusion
L’étude confirme la concordance entre les déclarations des salariés et la réalité observée. Jusqu’alors, les alertes restaient isolées, non perçues comme des signaux faibles. La représentation du métier de chauffeur-livreur a évolué : l’entreprise a pris conscience des contraintes, confirmées sur d’autres sites, ce qui a été le moteur des décisions engagées. Les équipes pluridisciplinaires du SPSTI jouent un rôle clé en accompagnant employeurs et salariés dans la durée, favorisant la confiance et des échanges constructifs.
Nombre d’interventions débutent par un accompagnement individuel dans le cadre du maintien dans l’emploi ; il est essentiel de saisir cette opportunité pour élargir la réflexion au collectif et inscrire l’action dans une logique de prévention primaire, notre mission fondamentale
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| th06 p212 de lindividuel au collectif opportunite de prevention en atelier auteurs celine zind 1 regine codron 1 etablissement 1 acms suresnes cedex france presentateur celine zind |
Th06-P212 - De l’individuel au collectif : opportunité de prévention en atelier
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Céline Zind (1), Régine Codron (1)
Présentateur : Céline Zind
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes Cedex, FRANCE
Introduction
Des salariés d’une entreprise de fabrication de cosmétiques sollicitent le médecin du travail pour obtenir des genouillères. Afin de comprendre l’origine de cette demande, une étude ergonomique de l’activité est réalisée.
Méthode
• Observation des différentes phases de production ;
• Entretiens aux postes
• Métrologie des équipements ;
• Échanges avec le responsable d’atelier pour analyser l’organisation.
Résultats
La fabrication repose sur l’introduction de matières premières dans un mélangeur de plus de 800 kg. Les ingrédients, dont l’eau osmosée, sont préparés en amont dans des seaux de 20 litres pesés au gramme près et acheminés par roll ou palette. L’opérateur transporte les seaux jusqu’au malaxeur via une plateforme et les verse par un hublot situé à 67 cm du plancher, tandis que l’eau est aspirée par le bas. Chaque ajout est validé informatiquement.
Les constats :
• Manutentions lourdes (rolls chargés, palettes d’eau, seaux cumulant jusqu’à 430 kg) ;
• Conception du malaxeur imposant une estrade mal adaptée, générant des postures contraignantes ;
• Recettes nécessitant raclage complet des substances avec spatules, entraînant gestes répétitifs aggravés par la viscosité ;
• Ajustements fréquents selon les résultats (ex. colorimétrie) ;
• Vidange par gravité avec maintien d’un tuyau et raclage final via le hublot ;
• Nettoyage haute pression suivi d’un grattage à genoux pour éliminer les résidus de pigments, expliquant la demande initiale de genouillères.
Ces constats ont conduit à des échanges et à la co-construction d’un plan d’actions immédiat et à long terme, intégré à une réorganisation prévue de l’atelier.
Discussion
Faire accepter une analyse ergonomique à partir d’une demande restreinte suppose une bonne connaissance de l’entreprise, l’expertise du service de prévention et santé au travail interentreprise et une relation de confiance établie dans la durée.
Conclusion
Une demande limitée a débouché sur une étude complète de l’activité et un plan d’actions bénéficiant à tout l’atelier. Cette expérience illustre l’intérêt d’approfondir chaque problématique, même banale, pour élargir l’intervention au collectif et inscrire l’action dans une logique de prévention primaire.
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| th06 p213 maintien dans lemploi prevention primaire des tms analyse reflexive auteurs regine codron 1 celine zind 1 etablissement 1 acms suresnes cedex france presentateur regine codron |
Th06-P213 - Maintien dans l’emploi, prévention primaire des TMS : analyse réflexive
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Régine Codron (1), Céline Zind (1)
Présentateur : Régine Codron
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes Cedex, FRANCE
L’activité des SPSTI repose sur trois axes : suivi individuel de santé, action en milieu de travail et maintien dans l’emploi, dans des secteurs variés, souvent au sein de petites entreprises. Les situations individuelles constituent fréquemment la porte d’entrée des interventions liées aux TMS, qu’il s’agisse de maintien en emploi, de demande de matériel ou d’EPI.
Des études ergonomiques ont été menées pour :
• Lombalgies attribuées au poids des câbles chez des électriciens ;
• Demande de chaussures de sécurité adaptées chez un agent de nettoyage ;
• Reclassement d’un chauffeur souffrant d’une épaule (maladie professionnelle) ;
• Demande de genouillères pour un agent en cosmétique ;
• Aménagement de poste pour un agent nettoyant l’extérieur de bus.
Toutes suivent une méthode commune : observations, entretiens, métrologie si nécessaire, restitution et co-construction d’un plan d’actions.
Les constats orientent vers des problématiques organisationnelles :
• Préparation de chantier insuffisante ;
• Évaluation erronée de la charge de travail ;
• Tournées et chargements mal anticipés ;
• Machines mal conçues ou implantées dans des locaux inadaptés ;
• Répartition inéquitable des tâches.
Les restitutions font émerger des incohérences dont la résolution bénéficie au collectif.
Cette analyse interroge les leviers pour passer de l’individuel à la prévention primaire et instaurer des régulations.
Quels prérequis pour faire accepter une intervention ergonomique à partir d’une demande ciblée ?
• Une connaissance fine de l’entreprise, rendue possible par l’expertise et la présence terrain du SPSTI ;
• Une relation de confiance, construite par la confrontation au réel et la compréhension des enjeux pour l’entreprise et ses salariés.
Comment aborder la restitution et la co-construction d’un plan d’actions ?
Les TMS sont multifactoriels et leur prévention complexe dans des contextes contraints.
Ces études montrent que les incohérences organisationnelles aggravent le risque et génèrent des surcoûts. L’argument financier, rarement évoqué en santé au travail, a retenu l’attention des dirigeants lors des restitutions. Ils ont perçu l’intérêt d’agir sur l’organisation au regard des constats. Une fois l’entreprise engagée, elle devient réceptive à l’accompagnement.
Agir en saisissant chaque opportunité d’intervention, observer le travail réel, analyser l’organisation et dialoguer avec l’employeur pour expérimenter des actions bénéfiques à la fois pour l’entreprise et ses salariés sont les clés d’une prévention primaire durable des TMS, mais aussi pour tout autre risque. Pour les équipes pluridisciplinaires du SPSTI, ces démarches s’inscrivent pleinement dans la mission de prévention collective de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p214 groupe multidisciplinaire maintien en emploi individuel spst autonome auteurs etienne mazereeuw 1 laura scattolin 1 veronique estival 1 celine gautier 1 etablissement 1 enedis grdf toulouse france presentateur etienne mazereeuw |
Th06-P214 - Groupe multidisciplinaire maintien en emploi individuel SPST autonome
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Etienne Mazereeuw (1), Laura Scattolin (1), Veronique Estival (1), Celine Gautier (1)
Présentateur : Etienne Mazereeuw
Etablissement : (1) ENEDIS-GRDF, Toulouse, FRANCE
Contexte SPST (service de prevention et sante au travail) autonome, absence d’obligation de mise en place de cellule PDP (prévention désintertion professionnelle), mission du SPST dans la PDP et MEE (maintien en emploi).
Objectifs Maintenir durablement en emploi un salarié dans des conditions de travail compatibles avec sa santé, mettre en place une démarche pluridisciplinaire en vue d’anticiper l’incompatibilité entre le travail et sa santé.
Enjeux Préserver la santé des salariés et les maintenir en emploi, accompagner les employeurs et les salariés dans la PDP et le MEE.
Méthodologie Repérage par l’équipe de prévention et de santé au travail d’une situation individuelle à risque de désinsertion professionnelle, identification des acteurs clés (employeur, médecin de contrôle et de conseil, correspondant(e) parcours professionnel, référent(e) handicap, assistant(e) de service social, représentant du personnel, …), déclenchement du GMD MEE individuel après l’accord du salarié, gestion de l’organisation du GMD par les infirmières santé travail (coordination, planification et suivi), utilisation d’un outil créé par le SPST pour assurer le suivi tout au long de la démarche, traçabilité dans le dossier médical santé travail du salarié, finalisation et validation collective des solutions.
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| th06 p215 prevenir la desinsertion professionnelle des salaries tsa role strategique du spst auteurs amel hadjaj bernaudin 1 2 sandra koidjane 1 jessica gorniak 2 etablissement 1 edf lab rd site de saclay palaiseau france 2 edf lab rd site de chatou chatou france presentateur amel hadjaj bernaudin |
Th06-P215 - Prévenir la désinsertion professionnelle des salariés TSA rôle stratégique du SPST
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Amel Hadjaj Bernaudin (1,2), Sandra Koidjane (1), Jessica Gorniak (2)
Présentateur : Amel Hadjaj Bernaudin
Etablissement : (1) EDF Lab - R&D - site de Saclay, Palaiseau, FRANCE; (2) EDF Lab - R&D - site de Chatou, Chatou, FRANCE
Introduction Les troubles du spectre autistique (TSA) concernent 1 % des naissances. Seuls 15 à 20 % des adultes accèdent à l’emploi du fait des difficultés d’adaptation au poste et d’intégration au collectif. L’analyse de certaines situations de risques psychosociaux nous a fait suspecter un TSA. Le travail en entreprise des personnes autistes nécessite des efforts d’adaptation permanents, source de stress, fatigue, dépression et arrêts répétés. Il est essentiel de mettre en place des aménagements adaptés dès l’arrivée dans l’entreprise. Cependant les retards de dépistage et la sous-déclaration des TSA au Service de Prévention et Santé au Travail (SPST) est fréquente par crainte de stigmatisation.
Objectif Déterminer comment le SPST peut contribuer au repérage précoce des TSA, prévenir la désinsertion professionnelle et lutter contre la stigmatisation.
Méthodologie Rechercher des troubles du neurodéveloppement dans les antécédents personnels et familiaux, dans le questionnaire médical d’embauche
Être attentif aux signaux faibles non spécifiques : arrêts de travail répétés de courte durée, fatigue, anxiété, dépression, hypersensibilité sensorielle, isolement
En cas de suspicion de TSA, questionner les routines au travail : les interactions, le besoin de cadre précis de lieu et de temps, la gestion des imprévus et des consignes de travail, la façon d’aborder la nouveauté et les nouvelles tâches.
Oser aborder la suspicion de TSA en se basant sur le DSM V et déployer les questionnaires de dépistages spécifiques.
En cas d’alerte de l’employeur, croiser les sources salarié, manager, collègues.
Orienter vers des spécialistes en vue du diagnostic et la mission handicap.
Maintien dans l’emploi Des aménagements spécifiques sont nécessaires : bureau individuel pour limiter les stimuli sensoriels, horaires aménagés et télétravail ; aider le manager à définir des consignes explicites, limiter le multitâche et anticiper les changements ; mettre en place du « job-coaching » et un référent pour accompagner le salarié, le manager et l’équipe.
Le repérage précoce favorise le diagnostic, l’insertion professionnelle et le maintien en emploi. Les limites sont liées au niveau de formation des professionnels de santé au dépistage des TSA, à l’accès restreint aux professionnels pour le diagnostic, au coût élevé des bilans et à la complexité des aménagements de poste, compatibles avec les besoins spécifiques.
Conclusion L’autisme, handicap invisible, peut être source d’incompréhension. Une approche proactive incluant des questions ciblées et un accompagnement spécifique, favorise le maintien en emploi, renforce l’inclusion et améliore les relations au travail. Il est nécessaire de former les professionels pour un répérage précoce.
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| th06 p216 dermatoses et risque de desinsertion professionnelle en etablissements sanitaires auteurs olivia gorlier escavi 1 gauthier bellagamba 2 anne landi 2 antoine villa 1 marie pascale lehucher michel 1 etablissement 1 ap hm marseille france 2 gims marignane france presentateur olivia gorlier escavi |
Th06-P216 - Dermatoses et risque de désinsertion professionnelle en établissements sanitaires
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Olivia Gorlier-Escavi (1), Gauthier Bellagamba (2), Anne Landi (2), Antoine Villa (1), Marie-Pascale Lehucher-Michel (1)
Présentateur : Olivia Gorlier-Escavi
Etablissement : (1) AP-HM, Marseille, FRANCE; (2) GIMS, Marignane, FRANCE
Introduction Les dermatoses, notamment les dermatites de contact, sont une problématique fréquente dans les secteurs sanitaires. Néanmoins, aucune étude n’a été réalisée sur les dermatoses à partir des données de santé au travail inter-entreprises. L’objectif de l’étude a été d’analyser le risque de désinsertion professionnelle chez les travailleurs d’établissements sanitaires présentant une dermatose en tenant compte des caractéristiques personnelles et professionnelles.
Méthode Une étude observationnelle multicentrique a été menée à partir des dossiers médicaux informatisés d’un service de prévention et de santé au travail inter-entreprises du sud de la France concernant 59 055 travailleurs suivis entre 2019 et 2025 dans des établissements sanitaires. Les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles, médicales des travailleurs et leurs expositions professionnelles ont été analysées. Des analyses uni et multivariées ont été conduites chez les sujets présentant une dermatose en comparaison avec ceux qui n’en présentaient pas. Un indice de risque de désinsertion professionnelle (IRDP) coté entre 0 et 3 a été renseigné pour chaque sujet selon que ce risque soit estimé comme nul, faible, moyen ou élevé.
Résultats La prévalence globale des dermatoses observée est de 1,4%. En analyse multivariée, le sexe féminin (OR=1,34) et une ancienneté au poste supérieure à 5 ans (OR=1,45) sont associés à un risque accru de dermatose. Les pharmaciens (OR=2,50), aides-soignants (OR=1,26), assistants dentaires, vétérinaires et personnels médicaux, techniciens de laboratoire et agents de service hospitaliers mais aussi certains métiers du spectacle (OR=3,72), de la restauration et du transport (OR=1,27) présentent également un sur-risque. Pour les expositions au poste, le contact avec à la fois des solvants/diluants et produits d’entretien (OR=9,97), le port de gants (OR=5,08) et le travail en milieu humide (OR=1,72) sont significativement associés à un risque accru de dermatose. Un sur-risque de dermatose a été trouvé en lien avec les antécédents de dermite (OR=7,27), d’asthme (OR=3,39), la présence de TMS, d’une HTA, de certaines affections chroniques, d’une alimentation déséquilibrée, d’un IMC élevé (OR=1,75) et de troubles du sommeil. Les dermatoses sont associées à un IRDP moyen ou élevé (OR=1,83) mais aussi à des arrêts de travail répétés, à l’invalidité et à des aménagements de poste.
Conclusion Cette étude montre que la présence d’une dermatose induit un risque de désinsertion professionnelle et souligne le rôle central du médecin du travail ainsi que l’intérêt des données de santé au travail pour le repérage, le suivi et la prévention des dermatoses professionnelles, et donc le maintien durable en emploi.
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| th06 p217 enseignements issus de 1000 entretiens de soutien psychologique en spst auteurs alice panier 1 nicolas bertrand 1 erwan bouteiller 2 jean baptiste fuchs 2 elodie moulin 1 jean passeron 1 alexandre popa 2 etablissement 1 ametra06 service prevention saint laurent du var france 2 ametra06 centre medical de nice riviera nice france presentateur alice panier |
Th06-P217 - Enseignements issus de 1000 entretiens de soutien psychologique en SPST
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Alice Panier (1), Nicolas Bertrand (1), Erwan Bouteiller (2), Jean-Baptiste Fuchs (2), Elodie Moulin (1), Jean Passeron (1), Alexandre Popa (2)
Présentateur : Alice Panier
Etablissement : (1) Ametra06 - Service prévention, Saint Laurent Du Var, FRANCE; (2) Ametra06 - Centre médical de Nice Riviera, Nice, FRANCE
Introduction Les services de prévention et de santé au travail (SPST) jouent un rôle central dans le repérage et la prévention des situations de vulnérabilité au travail. Les orientations vers le soutien psychologique, réalisées par les médecins du travail, constituent un observatoire privilégié des risques psychosociaux (RPS) et du risque de désinsertion professionnelle. Certaines de ces situations suggèrent des dysfonctionnements sur lesquels des actions collectives de prévention primaire peuvent être envisagées. Peu d’études ont analysé conjointement les profils socioprofessionnels, les contextes organisationnels et les parcours de visites médicales associés à ces orientations.
Matériel et méthode Cette étude analyse les profils des salariés orientés vers un soutien psychologique, les facteurs de risques psychosociaux rapportés et les contextes organisationnels, afin d’identifier des profils et des caractéristiques organisationnelles associés à une exposition accrue aux RPS, et d’orienter les actions de prévention primaire et de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP).
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective portant sur environ 1000 entretiens de soutien psychologique, entre 2023 et 2025. Les déterminants analysés incluent les profils socioprofessionnels des salariés (sexe, âge, ancienneté, statut, poste), les caractéristiques organisationnelles (secteur et domaine d’activité, effectif de l’entreprise), le type de visite médicale précédant l’orientation, le devenir professionnel ainsi qu’une analyse qualitative des comptes rendus permettant l’identification des facteurs de RPS selon le référentiel Gollac.
Premiers résultats Les secteurs les plus représentés sont la santé humaine et l’action sociale (NAF Q : 15,3 %), le commerce (NAF G : 11,9 %), l’hébergement-restauration (NAF I : 7,2 %) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF M : 7,2 %). La tranche d’âge 50–60 ans est la plus représentée et concerne près d’un tiers des salariés suivis. Les femmes représentent près des deux tiers des salariés reçus. Les empreintes Gollac sont présentées selon les secteurs et les catégories socioprofessionnelles.
Conclusion Cette étude permet de décrire les situations rapportées lors des entretiens de soutien psychologique et de caractériser les profils socioprofessionnels et les contextes organisationnels associés. L’analyse des données déclaratives met en évidence des facteurs de RPS et permet de dégager, de manière indirecte, des pistes d’actions collectives relevant de la prévention primaire, secondaire et tertiaire, notamment pour repérer les situations nécessitant un renforcement de la PDP.
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| th06 p218 maintien raisonnable dans lemploi une demarche innovante de sante globale auteurs aurelia bikard 1 stephanie romier borgnat 2 cecile mialhe 3 pascale levet 4 beatrice prud homme 1 jean phan van 1 etablissement 1 edf sa dpssg paris france 2 edf dpnt dp2d lyon france 3 edf dteo lyon france 4 le nouvel institut lyon france presentateur stephanie romier borgnat |
Th06-P218 - Maintien raisonnable dans l’emploi, une démarche innovante de santé globale
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Aurélia Bikard (1), Stéphanie Romier-Borgnat (2), Cécile Mialhe (3), Pascale Levet (4), Béatrice Prud'homme (1), Jean Phan Van (1)
Présentateur : Stéphanie Romier-Borgnat
Etablissement : (1) EDF SA DPSSG, Paris, FRANCE; (2) EDF DPNT DP2D, Lyon, FRANCE; (3) EDF DTEO, Lyon, FRANCE; (4) Le nouvel Institut, Lyon, FRANCE
La démarche de maintien raisonnable déployée par EDF depuis 2024 est une initiative expérimentale permettant aux salariés traversant une épreuve (maladie grave, deuil, aidance) de maintenir une activité professionnelle adaptée et flexible. Elle s’appuie sur une boite à outils afin de répondre à des situations extra-ordinaires dans la perspective d'un travail constructeur de santé.
Au fil du projet, réunissant outre EDF, des entreprises, des institutions de référence (INCa, Agefiph, Anact,…) et un conseil scientifique, la perspective du « travail constructeur de santé » s’est précisée : elle exprime un cadre de référence dans lequel l’aptitude au travail se construit en situation de travail, où l’individu se développe par et dans l’activité, où les acteurs légitimes pour agir sont ceux de l’espace concret de travail (salarié.e, managers, collègues, service RH, services de santé, etc.) où la reconfiguration de l’organisation du travail est le cœur du modèle. Elle se traduit pour EDF dans un cadre de référence affirmant 3 postulats : le travail peut être bénéfique pour la santé, le salarié est "maître d'ouvrage" de sa santé (sa participation est volontaire et sa capacité de décision est sollicitée), le régime de travail en santé doit être souple, flexible, réversible.
L'expérimentation comprend fin 2025 une soixantaine de situations et fait l'objet d'une capitalisation générative : les apprentissages sont discutés au fur et à mesure et ceux qui permettent d'enrichir les outils et les pratiques expérimentés en situation sont intégrés dans "la boite à outils" du maintien raisonnable.
Celle-ci comprend une convention temporaire d'initiative concertée pour favoriser la coopération autour d’une situation engendrée par la survenue d’une épreuve de vie; son usage présente un double intérêt : soutenir la caractérisation de la situation (sans détailler l’épreuve), canaliser la réflexion des protagonistes (salarié.e, manager, RH, médecin du travail) sur la (re)conception d'une activité conforme à un travail constructeur de santé. La convention est utile aussi pour fabriquer la mémoire collective active des situations et des apprentissages qu'elles engendrent au fil des revoyures qu'elle sollicite (à l'appréciation des protagonistes, mais au moins tous les mois). Des outils sont venus renforcer la capacité de réflexion et de réflexivité : matrices pour analyser l'activité de travail en fonction de critères clés, jauge pour permettre aux protagonistes directs de la situation d'apprécier l'opportunité et les éléments de communication sur la situation et les dispositions prises par la convention.
Les retours d'expérience sont convergents : la convention et ses outils s'apparentent à un "outil dynamogène" de confiance.
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| th06 p219 prevention de la desinsertion professionnelle dans le milieu hospitalier auteurs caroline aminot 1 karine urquiola 1 christine gouaux 1 olivier blazy 1 sandra hamm 1 cecile casties 1 marine audren 1 veronique labouyrie 1 sarah rousseau 1 etablissement 1 centre hospitalier de la cote basque chcb bayonne france presentateur sarah rousseau |
Th06-P219 - Prévention de la désinsertion professionnelle dans le milieu hospitalier
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Caroline Aminot (1), Karine Urquiola (1), Christine Gouaux (1), Olivier Blazy (1), Sandra Hamm (1), Cecile Casties (1), Marine Audren (1), Veronique Labouyrie (1), Sarah Rousseau (1)
Présentateur : Sarah Rousseau
Etablissement : (1) Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB), Bayonne, FRANCE
La désinsertion professionnelle (DP) est la composante de multiples facteurs individuels, professionnels et institutionnels. Ces facteurs interdépendants impactent la durée de l’arrêt de travail, facteur prédictif de la probabilité de reprise sur le poste de travail. Les données récentes de la littérature scientifique montrent qu’après 6 mois d’arrêt, un salarié sur deux ne reprendra sur son poste de travail, et seul un sur 10 reprendra après 2 ans d’arrêt. Certains milieux professionnels sont plus à risque de désinsertion professionnelle, comme le secteur du Bâtiment ou de la Santé, dont le cumul des risques professionnels nuit au maintien sur le poste et à la reprise au travail en cas d’arrêt.
Un état des lieux sur le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) a montré que 5% de l’effectif total était en arrêt de travail depuis plus de 3 mois, soit à risque de désinsertion professionnelle. Face à ces résultats, et pour la première fois dans le milieu public hospitalier, une enquête a été réalisée par l’équipe de Prévention et Santé au Travail du CHCB pour évaluer les freins et les leviers d’un meilleur accompagnement au retour à l’emploi.
Le taux de participation a été de 38%. Cette étude a montré qu’une majorité des arrêts durait plus de 6 mois, et un quart plus d’un an. Un tiers des agents déclare avoir changé de poste à leur retour, 57% ont repris avec des restrictions ou des aménagements et 79% ont eu recours au temps partiel thérapeutique. Enfin, un quart des agents rapporte un nouvel arrêt dans l’année, et un tiers n’aurait pas bénéficié de visite de pré-reprise. En cause, une méconnaissance de l’existence de la visite de pré-reprise et une mauvaise perception de son intérêt, ainsi que du rôle et des missions du service de Prévention et Santé au Travail.
Ces résultats soulignent l’importance de renforcer l’accompagnement par l’équipe pluridisciplinaire de Prévention et Santé au travail en cas d’arrêt long, notamment pendant l’arrêt de travail par la visite de pré-reprise. En accords avec les sociétés savantes, un suivi personnalisé et des conditions de reprise adaptées semblent contribuer au maintien à l’emploi.
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| th06 p220 vieillissement au travail une strategie partenariale partagee par le sstrn auteurs francoise ducrot 1 etablissement 1 sstrn nantes france presentateur francoise ducrot |
Th06-P220 - Vieillissement au travail : une stratégie partenariale partagée par le SSTRN
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Francoise Ducrot (1)
Présentateur : Francoise Ducrot
Etablissement : (1) SSTRN, Nantes, FRANCE
Inspiré des concepts de One Health et à l’aune de la loi du 02/08/2021, le SSTRN accroît ses actions en développant des conditions favorables de santé pour répondre aux besoins des salariés notamment ceux de plus de 50 ans soit ¼ des salariés suivis.
La présentation met en visibilité les étapes de l’approche globale qui contribue au décloisonnement entre la santé au travail et la santé publique.
Le SSTRN développe son réseau vers des acteurs externes de prévention en s’attachant à sécuriser la collaboration et les orientations stratégiques réciproques.
Ainsi, il contribue aux travaux respectifs de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA) et du consortium « audition et seniors » piloté par le Gérontopôle des PDL.
Fin 2024, un rapprochement des CPTS s’est effectué progressivement via leurs coordonnateurs pour améliorer l’interconnaissance des parties prenantes.
Parallèlement, le SSTRN a collaboré en mode projet avec le centre de prévention Agirc Arrco (CPAA) de Nantes.
Enfin, les professionnels du SSTRN, engagés dans la prévention de la désinsertion professionnelle, réalisent un effort de littératie en santé lors de leurs actions de prévention.
Les résultats sont une contribution aux travaux collectifs précités, une visibilité donnée aux missions des SPSTI, un état de l’art sur l’audition et la diffusion de l’application HÖRA permettant de mesurer facilement le bruit.
Avec les 9 CPTS, des échanges se sont multipliés via des réunions d’information, la diffusion d’outils dédiés à la PDP et la sensibilisation des professionnels de santé du SSTRN.
Avec le CPAA de Nantes, ont été réalisés : la signature d’une convention, un dépliant commun, la sensibilisation des parties prenantes, le ciblage des aidants et des salariés en fin de carrière, le partage avec d’autres partenaires (réseau PRESANSE : JST 2025, SMSTO 2024).
Au sein du SSTRN, un groupe de travail élabore un dossier web dédié.
Au total, l’écosystème des SPSTI évolue de façon similaire au système de la santé : baisse de la démographie médicale, évolutions réglementaires et des missions, vieillissement de la population cible…
De fait, le vieillissement au travail est un sujet incontournable qui nécessite de déconstruire ses représentations et d’anticiper la diffusion des messages ad hoc aux parties prenantes afin de favoriser des parcours professionnels durables.
Aussi, le levier partenarial se révèle être un outil important de prévention de la désinsertion professionnelle permettant au SSTRN de répondre à ses nouvelles missions, s’ancrer un peu plus sur son territoire et accompagner les parcours des salariés selon une approche globale.
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| th06 p221 cancer et emploi creation dune filiere innovante pour mieux accompagner les patients et prevenir le risque de desinsertion professionnelle auteurs lynda bensefa colas 1 carole morneau 2 karima firoud 1 yasmine meziane 1 samantha olieric 1 etablissement 1 hopital hotel dieu aphp paris france 2 caisse regionale dassurance maladie dile de france paris france presentateur lynda bensefa colas |
Th06-P221 - Cancer et emploi : création d’une filière innovante pour mieux accompagner les patients et prévenir le risque de désinsertion professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Lynda Bensefa-Colas (1), Carole Morneau (2), Karima Firoud (1), Yasmine Meziane (1), Samantha Olieric (1)
Présentateur : Lynda Bensefa-Colas
Etablissement : (1) Hopital HOTEL DIEU - APHP, Paris, FRANCE; (2) Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France, Paris, FRANCE
Chaque année en France, plus de 400 000 personnes apprennent qu’elles ont un cancer, 40% d’entre elles étant alors en emploi. Or le maintien ou le retour au travail après la phase aiguë de traitement s’avère être une période très difficile : une personne sur cinq parmi celles ayant eu un diagnostic de cancer entre 18 et 54 ans n’est plus en activité cinq ans après son diagnostic ! Des séquelles potentielles physiques ou psychologiques sont en cause, telles que fatigue, troubles cognitifs, douleurs, dépression, … liées au cancer et ses traitements, et ayant un impact direct sur le travail, ainsi qu’une modification de l’équilibre avec l’entourage professionnel altérant les relations…
Ce constat, associé au fait que le retour au travail n’est pas préparé en amont le plus souvent, a conduit le Service de pathologies professionnelles et environnementales (SPPE) du Groupe Hospitalo-Universitaire GHU AP-HP Centre–Université Paris Cité à l’Hôtel-Dieu et la CRAMIF à travailler sur la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) pour ces patients, à la fois enjeu sociétal majeur inscrit dans la stratégie décennale 2021-2030 de lutte contre le cancer et priorité d’action pour la branche Risques Professionnels de l’Assurance-Maladie.
Après un atelier proposé sur le sujet lors des Rencontres de la Cancérologie française en 2020 et les « Premières Rencontres sur le Retour et maintien en emploi après cancer » en juin 2021 construites par le SPPE et la CRAMIF, avec des associations de patients, la Ligue contre le Cancer, des assistantes sociales de la CRAMIF et hospitalières et une patiente-experte (Rencontres renouvelées en juin 2022 avec le soutien de l’INCa), a été créée fin 2021 la filière « Cancer et travail » du GHU, co-portée par le SPPE Paris-Centre et l’Institut du cancer Paris CARPEM. Cette filière qui s’intègre dans le Parcours du rétablissement après traitement du cancer du GHU et dans laquelle participe activement une assistante sociale de la CRAMIF a pour mission d’offrir un dispositif d’accompagnement pour aider les patients à maintenir ou retrouver leur activité professionnelle à tout moment du parcours de soin. En pratique, le dispositif propose, selon les besoins des patients, des ateliers collectifs d’information, des ateliers de coaching individuels ou collectifs, des consultations individuelles avec un médecin ou l’assistante sociale, ou une orientation vers les associations ou les soins de support. Le dispositif est labellisé en 2024 programme d’ETP par l’ARS IDF. En 4 ans, 224 patients ont été accueillis, avec une demande croissante et un retour très positif dans 94% des cas. Le dispositif et son bilan détaillé ainsi que son analyse (en cours) seront présentés lors de la communication.
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| th06 p222 mici et maintien en emploi role des facteurs socio economiques et de la severite de la maladie auteurs wiem ayed 1 maha mtir 2 hela kchaou 3 hiba ziedi 1 nesrine chaouech 1 najla mechergui 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital habib thameur tunis tunisie 2 service de gastrologie hopital militaire principal d instruction de tunis tunis tunisie 3 service de gastrologie hopital la rabta tunis tunisie presentateur wiem ayed |
Th06-P222 - MICI et maintien en emploi : rôle des facteurs socio-économiques et de la sévérité de la maladie
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Wiem Ayed (1), Maha Mtir (2), Hela Kchaou (3), Hiba Ziedi (1), Nesrine Chaouech (1), Najla Mechergui (1)
Présentateur : Wiem Ayed
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail , Hôpital Habib Thameur , Tunis, TUNISIE; (2) service de gastrologie ,Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis , Tunis, TUNISIE; (3) service de gastrologie , Hôpital la Rabta , Tunis, TUNISIE
Introduction Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) touchent des sujets en âge de travailler et peuvent altérer la capacité au travail en raison de leurs manifestations cliniques et de leurs complications. Identifier les facteurs associés à l’incapacité au travail est essentiel pour améliorer la prise en charge et le maintien en emploi.
Objectifs Déterminer les facteurs socio-démographiques et médicales associés à l’incapacité au travail chez les travailleurs atteints de MICI.Méthodes :
Étude descriptive transversale menée sur une période de neuf mois, incluant des patients atteints de MICI exerçant une activité professionnelle. L’évaluation de la capacité au travail était faite par le questionnaire validé Work aibility index (WAI) dans sa langue française
Résultats Nous avons colligé 45 travailleurs atteints de MICI qui ont répondu au questionnaire (WAI). L’âge moyen était de 44 ± 12 ans. Le sex-ratio (H/F) était de 0,7. Selon le questionnaire WAI, la capacité ressentie au travail était évaluée comme mauvaise chez 38%. Concernant les facteurs socio-économiques, l’incapacité au travail était associée à l’âge (p=0,050) , la possession d’enfants à charge (p=0,050), le milieu de vie rurale (p=0,034), les mauvaises conditions économiques (p=0,016), l’absence de couverture sanitaire (p=0,023) et le bas niveau d’instruction (p=0,030). En ce qui concerne les caractéristiques de la maladie , une mauvaise capacité au travail « tait associée au phénotype sténosant de la MC (p=0,011), la forme étendu de la RCH (p=0,048), l’activité modérée à sévère de la maladie (p=0,000), la survenue de surinfection virale ou bactérienne (p=0,016), la présence de maladies extra-intestinales : ophtalmologiques (p=0,023), rhumatologiques (p=0,001), et hépatobiliaires (p=0,048), et finalement le recours à la corticothérapie (p=0,029) ainsi que la survenue d’effets indésirables induits par le médicament (p=0,043). Un mauvais score du WAI était associé à la fatigue (p=0,029), la diarrhée (p=0,023), les douleurs abdominales (p=0,015), le syndrome subocclusif (p=0,045), les accidents d’incontinence et d’impériosité fécale (p=0,003), les douleurs articulaires (p=0,048) ainsi qu’au nombre élevé de jour d’hospitalisation (p=0,002).
Conclusion L’incapacité au travail chez les travailleurs atteints de MICI est fréquente et liée à des facteurs socio-économiques défavorables ainsi qu’à la sévérité et à l’activité de la maladie d’où l’intérêt d’une prise en charge globale et multidisciplinaire est nécessaire pour préserver la capacité au travail et améliorer le devenir professionnel de ces patients.
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| th06 p223 consultation de psycho traumatologie un outil de prevention de la desinsertion professionnelle auteurs veronique miallot 1 sandrine picou 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur sandrine picou |
Th06-P223 - Consultation de psycho-traumatologie : un outil de prévention de la désinsertion professionnelle.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Veronique Miallot (1), Sandrine Picou (1)
Présentateur : Sandrine Picou
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
Introduction
Depuis 2022, l’ACMS a mis en place une consultation assurée par une psychologue clinicienne, dédiée à la prise en charge des événements psycho traumatiques survenus en milieu professionnel. Cette initiative répond à un besoin croissant d’accompagnement des salariés confrontés à des situations violentes, choquantes ou menaçantes dans le cadre du travail. Elle s’inscrit dans une démarche de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP).
Méthode
Les salariés sont adressés par les médecins du travail ou d'autres membres de l’équipe pluridisciplinaire (psychologues, IDEST, assistantes sociales). La consultation repose sur une évaluation clinique centrée sur les symptômes post-traumatiques (reviviscences, hypervigilance, troubles du sommeil, évitement), les conditions de survenue de l’événement, les ressources individuelles et le contexte professionnel. Un suivi téléphonique est systématiquement organisé à six mois pour évaluer l’évolution clinique et la situation socioprofessionnelle.
Résultats
Depuis l’ouverture, 596 salariés ont été vus. Les traumatismes d’origine professionnelle concernent principalement des agressions, des accidents graves, des menaces physiques ou verbales, ainsi que des événements soudains vécus comme choquants. Ces consultations sont majoritairement sollicitées pour des salariés issus de TPE et PME, ne disposant pas de cellule de soutien interne. Les profils professionnels sont variés, incluant des agents du BTP, du secteur médico-social, du commerce, de la sécurité ou du transport. À six mois, certains salariés présentent une amélioration clinique et ont pu reprendre leur activité, parfois avec des aménagements. D’autres conservent une symptomatologie persistante nécessitant un suivi prolongé. L’absence de reconnaissance ou de soutien institutionnel apparaît comme un facteur aggravant.
Conclusion
La prise en charge spécifique des événements psycho traumatiques d’origine professionnelle s’avère essentielle pour limiter l’impact durable de ces situations sur la santé mentale et le parcours professionnel des salariés. Ce dispositif permet un repérage ciblé, un accompagnement structuré et une coordination entre acteurs du soin et de la santé au travail, dans une optique claire de prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p224 impact du traitement du diabete sur lactivite professionnelle auteurs noura belhadj 1 ghada elouaer 1 takoua chaabane 2 nour essafa ellili 1 asma kheder 1 rim ben othman 2 aouatef mahfoudh 1 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles chu taher sfar mahdia tunisie 2 institut national de nutrition et de technologie alimentaire innta tunis tunisie presentateur ghada elouaer |
Th06-P224 - Impact du traitement du diabète sur l’activité professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Noura Belhadj (1), Ghada Elouaer (1), Takoua Chaabane (2), Nour Essafa Ellili (1), Asma Kheder (1), Rim Ben Othman (2), Aouatef Mahfoudh (1)
Présentateur : Ghada Elouaer
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail et de Pathologies Professionnelles CHU Taher Sfar, Mahdia, TUNISIE; (2) Institut National de Nutrition et de Technologie Alimentaire (INNTA), Tunis, TUNISIE
Objectif Évaluer l'impact des traitements du diabète (anti-diabétiques oraux (ADO) et insuline humaine ou analogues) sur la productivité et l'absentéisme au travail chez des patients diabétiques.
Matériels et méthodes une étude transversale incluant 215 patients travailleurs actifs diabétiques. Les participants étaient recrutés en consultation externe de l'Institut National de Nutrition et de Technologie Alimentaire (INNTA) de Tunis, ou suivis par un médecin spécialiste en nutrition, sur la période d'octobre 2023 à octobre 2024. L'évaluation reposait sur le score moyen du WPAI-GH(Work Productivity and Activity Impairment Questionnaire : General Health).
Résultats La population étudiée comptait 99 femmes (46%) et 116 hommes (54%) avec une médiane d’âge de 48 ans. La majorité des patients (73,5 %) présentait un diabète de type 2.
Concernant les ADO, les patients sous metformine (traitement le plus fréquent à 57,2%) montraient une limitation significativement plus faible des activités quotidiennes (30,73%, p = 0,024). Ceux sous inhibiteurs des SGLT2 (iSGLT2) rapportaient un absentéisme significativement réduit (16,22%, p = 0,007). Les utilisateurs d'inhibiteurs des DPP-4 (iDPP-4) présentaient significativement moins de présentéisme (p = 0,038) et une baisse de productivité (p = 0,01).
Pour les traitements injectables, 56,3% recevaient de l'insuline ; le traitement par insuline humaine était significativement associé à des niveaux plus élevés d'absentéisme (p = 0,013), de présentisme (p = 0,025), de baisse de productivité (p = 0,005) et de limitation des activités quotidiennes (p = 0,006).
Conclusion Le type de traitement anti-diabétique influence significativement la qualité de l'activité professionnelle. L'éducation thérapeutique et l'accompagnement en milieu professionnel restent indispensables pour optimiser l'équilibre maladie-travail.
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| th06 p225 le rendez vous de liaison pour le maintien en emploi auteurs maria bote 1 nathalie morand 1 chayida nkama 1 corinne dequeant 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur maria bote |
Th06-P225 - Le rendez-vous de liaison pour le maintien en emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Maria Bote (1), Nathalie Morand (1), Chayida Nkama (1), Corinne Dequeant (1)
Présentateur : Maria Bote
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
L’évolution législative a introduit le rendez-vous de liaison pour créer un cadre légal de la communication entre un salarié en arrêt de travail prolongé et son employeur, associant le service de santé au travail (Article L1226-1-3 du Code du Travail).
La question de l’utilité de cette évolution législative sur le plan du maintien en emploi se pose.
L’objectif de cette présentation est d’analyser les conclusions des trois cas de visites de liaison effectuées par le médecin du travail et d’évaluer leur rôle pour le maintien en emploi.
Le premier cas expose la situation d’une chargée de formation, en arrêt de travail de plus de six mois, à risque de désinsertion professionnelle. La présence du médecin du travail accompagné d’un préventeur a été sollicitée pour son rendez-vous de liaison avec la responsable des ressources humaines. Un contexte de conflit avec une collègue a été évoqué ce qui a conduit à un état de mal-être pour les deux salariées, difficulté de positionnement pour la responsable, intervention des organisations syndicales. Lors de ce rendez-vous, par une posture équidistante et coordination des échanges par la communication non violente, nous avons stimulé l’employeur et la salariée à tracer un arbre des causes de cette situation conflictuelle. Des solutions ont été ensuite identifiées au niveau organisationnel par limitation de l’interaction entre les deux salariées (changement de bureau et de responsable, droit à une journée de télétravail pour éviter le croisement). Un accord moral de fonctionnement a été établi entre les deux salariées et la responsable et une prise d’engagement. Le rendez-vous de liaison a permis à la salariée de reprendre son poste. L’employeur a remis à jour le document unique, renouvelé l’engagement de prévention des risques psychosociaux.
Dans le deuxième cas, le rendez-vous de liaison a été proposé par l’employeur en distanciel, pour une salariée d’une structure d’aide à domicile, en arrêt de travail de plus de deux ans, reconnue en accident de travail et récidive après intervention chirurgicale. Ce rendez-vous a permis de recréer, dans un terrain de neutralité, la prise de contact humain et la reconstruction de la confiance entre employeur et salariée avec accord pour un projet de formation pour reclassement.
Dans le troisième cas, le rendez-vous de liaison a été réalisé en présentiel sur le site de l’employeur et le salarié en distanciel, arrêté pour un infarctus. La présence du médecin et infirmier en santé au travail ont permis au salarié d’éviter un retour précoce au poste et à l’employeur de réfléchir aux solutions : reprise à temps partiel, télétravail.
En présentiel ou en distanciel, le rendez-vous de liaison reste un outil de maintien en emploi.
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| th06 p226 une offre de services a disposition des equipes pluridisciplinaires et des cellules pdp auteurs valerie francois 1 gaelle guery 1 etablissement 1 agefiph l isle d abeau france presentateur valerie francois |
Th06-P226 - Une offre de services à disposition des équipes pluridisciplinaires et des cellules PDP
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Valerie Francois (1), Gaelle Guery (1)
Présentateur : Valerie Francois
Etablissement : (1) AGEFIPH, L'isle D'abeau, FRANCE
L'Agefiph, met son expertise et son offre d'intervention à la disposition des équipes pluridisciplinaires des SPSTI et de leurs cellules de PDP
Pour
Faciliter l’identification des situations de handicap
Contribuer à la préparation des préconisations (mobilisation d’experts)
Faciliter leur mise en œuvre (financement des solutions)
Accompagner l’entreprise et l’aider à intégrer le handicap dans sa pratique de Gestion des Ressources Humaines
Accompagner le salarié et contribuer à sécuriser son parcours professionnel
Avec
Des services
Cap emploi pour faciliter le maintien dans l'emploi et le parcours professionnel de la personne en situation de handicap dans l'entreprise 23 620 maintiens réussis à l'échelle nationale en 2024, grâce aux signalements des SPSTI notamment
Les Appuis Spécifiques sur le handicap visuel, auditif, psychique, moteur/MCI, TND, pour apporter un appui expert permettant d'identifier les conséquences du handicap et les moyens de le compenser
Les études ergonomiques pour analyser et identifier les solutions d'adaptation et de compensation du handicap du salarié
Des aides
Aide à l'aménagement des situations de travail pour prendre en charge du surcoût des équipements spécifiques nécessaires au regard du handicap (possibilité de cumul avec le FIPU)
Reconnaissance de la lourdeur du handicap, pour compenser financièrement les charges pérennes supportées par une entreprise du fait du handicap d'un salarié
Aide au maintien pour financer les frais occasionnés par la recherche de solutions et leur mise en oeuvre
Une plateforme d'appui à la professionnalisation sur la thématique du Handicap et de son écosystème pour développer vos connaissances et pratiques en matière de handicap en emploi, auto formation, en distanciel ou présentiel, plusieurs modules sont consacrés aux acteurs, outils et dispositifs pour le maintien en emploi et la PDP
créer son compte sur : https://appuipro.agefiph.fripages/77/accuell
Pour mieux nous connaitre et avoir accès à nos contacts en région, nos outils, nos ressources, nos aides financières : www.agefiph.fr
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| th06 p227 inaptitude et apres auteurs beatrice frey himbert 1 karima djaouzi 1 lucie torrent 1 guillaume rosalie 1 linda ben abdallah 1 sandra eouzan 1 etablissement 1 amet rosny sous bois france presentateur karima djaouzi |
Th06-P227 - Inaptitude et après
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Beatrice Frey-Himbert (1), Karima Djaouzi (1), Lucie Torrent (1), Guillaume Rosalie (1), Linda Ben Abdallah (1), Sandra Eouzan (1)
Présentateur : Karima Djaouzi
Etablissement : (1) AMET , Rosny Sous Bois, FRANCE
La déclaration d’inaptitude à un poste de travail constitue bien souvent un tournant dans la vie professionnelle d’un salarié. Ce moment, souvent vécu comme brutal et déstabilisant, peut ouvrir la voie à un isolement progressif et à une rupture du parcours professionnel. Cependant l’inaptitude.ne veut pas dire que le salarié ne peut plus travailler.
Pour prévenir cette désinsertion, l’AMET-SPSTI (Service de Santé au Travail Interentreprises), a mis en place, depuis septembre 2024, une action collective innovante, humaine et structurante : des réunions mensuelles d'information, de soutien et d’orientation à destination des salariés en situation ou en risque d’inaptitude à très court terme.
Organisées au siège de l’AMET, ces rencontres rassemblent en moyenne 23 salariés par réunion. Tous les salariés déclarés inaptes ou en passe de l’être, sont invités aux réunions mensuelles par l’assistante de la cellule PDP, qui a requêté sur logiciel métiers les salariés concernés.
Ces réunions sont construites autour de la coopération active de trois partenaires : l’AMET, Cap Emploi 93 et France Travail 93.
Pendant trois heures, dans une ambiance volontairement chaleureuse (café, thé, viennoiseries), les participants sont accompagnés à travers un parcours informatif et interactif en cinq temps :
Présentation de la procédure d’inaptitude et des obligations légales par le médecin du travail référent.
Présentation de l’offre de service de Cap Emploi, notamment les aides au maintien, à la reconversion ou à l’accès à l’emploi.
Informations concrètes par France Travail sur l’inscription, les droits et les dispositifs mobilisables.
Intervention du psychologue du travail de l’AMET, axée sur la motivation, l’estime de soi et la remobilisation.
Temps d’échange avec les professionnels présents : médecin, psychologue du travail, conseillère maintien en emploi de l’AMET, chargés de mission CAP Emploi et France Travail
Depuis septembre 2024 à décembre 2025, 15 réunions ont été organisées et 328 salariés ont été accompagnés par ce dispositif. Leurs retours soulignent à la fois la clarté des informations transmises, la qualité de l’accueil et le sentiment de "ne pas être seul face à sa situation".
Cette initiative illustre le rôle de facilitateur et de coordonnateur que peuvent jouer les SPSTI dans le maintien en emploi et la prévention du handicap. Elle met en lumière l’importance d’un accompagnement collectif, pluridisciplinaire et partenarial pour sécuriser les parcours professionnels et restaurer la dignité des personnes fragilisées.
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| th06 p228 parcours de salarie au sein de la cellule pdp pst14 auteurs camille ganivet 1 marie colasse 1 marika boeuve 1 christophe mouchard 1 patricia le taillandier 1 sonia oger 1 anthony thierry 1 etablissement 1 prevention sante travail 14 caen france presentateur camille ganivet |
Th06-P228 - Parcours de salarié au sein de la cellule PDP PST14
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Camille Ganivet (1), Marie Colasse (1), Marika Boeuve (1), Christophe Mouchard (1), Patricia Le Taillandier (1), Sonia Oger (1), Anthony Thierry (1)
Présentateur : Camille Ganivet
Etablissement : (1) Prévention Santé & Travail 14, Caen, FRANCE
La prévention de la désinsertion professionnelle consiste à anticiper le risque de perte d’activité au long du parcours professionnel pour des raisons de santé et/ou situation de handicap en accompagnant les salariés présentant un état de santé difficilement compatible avec la poursuite de leur activité professionnelle.La loi du 2 août 2021 instaure au sein des SPSTI des Cellules PDP,chargées de cette mission prioritaire dans le contexte de vieillissement de la population active,augmentation des maladies chroniques et allongement des carrières.Ces missions sont assurées depuis 2014 par la Cellule PDP dans notre SPSTI PST 14.Dans une politique actuelle de maintien en emploi,il est important de recueillir des indicateurs précoces (qui/comment/pourquoi) et ainsi mettre en œuvre des recommandations de bonnes pratiques pour examiner freins et leviers du maintien en emploi.Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive et rétrospective portant sur les accompagnements menés par les consultants en PDP de notre SPSTI de 2024 à 2025.Une particularité du fonctionnement de cette cellule PDP repose sur le fait que les salariés accompagnés sont ceux pour lesquels le maintien dans l’entreprise est fortement compromis.Les questions de maintien dans l’entreprise sont principalement dévolues à l’équipe pluridisciplinaire.Les analyses qualitatives et quantitatives des accompagnements ont été complétées des données issues du tableau de suivi renseigné lors du premier rendez-vous par les membres de la Cellule.Sur 1596 accompagnements débutés en 2024/2025 à la suite à des signalements des médecins du travail,infirmiers de santé au travail et psychologues du travail,71% des salariés rencontrés étaient en arrêt et 19,5% avaient déjà un statut de bénéficiaire de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. La Cellule leur est notamment venue en appui pour les informer sur leurs droits (76,5%),les conseiller sur leur mobilité professionnelle (78%),et les accompagner dans la mise en œuvre de bilans de compétences (25,5%).Ces démarches sont facilitées par la possibilité de prescrire en direct des actions de remobilisations pendant l’arrêt (bilans de compétences, essais encadrés, formations),le tout s’appuyant au besoin sur un réseau de partenaires locaux(assurance maladie,cap emploi,etc).Cette étude souligne l’importance de l’accompagnement par la Cellule PDP des salariés à risque de désinsertion professionnelle,et du repérage précoce des critères d’inclusions afin de définir le parcours type du maintien en emploi.Des actions de prévention renforcées pourraient être facilitées par des outils tels que l’Indice de repérage de désinsertion professionnelle, sous réserve d’une uniformisation des pratiques au sein des SPSTI.
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| th06 p229 essais encadres et prevention de la desinsertion professionnelle retour dexperience auteurs jihen turki 1 delphine gerisse 2 etablissement 1 astil 62 association sante travail interentreprises du littoral 62 coquelles france 2 cap emploi flandres littoral coquelles france presentateur jihen turki |
Th06-P229 - Essais encadrés et prévention de la désinsertion professionnelle : retour d’expérience
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Jihen Turki (1), Delphine Gerisse (2)
Présentateur : Jihen Turki
Etablissement : (1) ASTIL 62 - Association Santé Travail Interentreprises du Littoral 62, Coquelles, FRANCE; (2) CAP EMPLOI Flandres Littoral, Coquelles, FRANCE
Introduction La prévention de la désinsertion professionnelle constitue un axe prioritaire des missions des services de santé au travail. L’essai encadré (EE), mobilisé en partenariat avec Cap Emploi, permet d’évaluer en conditions réelles de travail les possibilités de maintien dans l’emploi et d’anticiper les situations à risque d’inaptitude.
Objectif Décrire la mobilisation des essais encadrés sur la période 2023–2025 et analyser leur contribution au maintien dans l’emploi.
Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective portant sur les EE mis en œuvre au sein du service de santé au travail interentreprises ASTIL 62 entre 2023 et octobre 2025. Les données sont issues d’un tableau de suivi et des éléments transmis par Cap Emploi, incluant les situations n’ayant pas abouti à un maintien dans l’emploi.
Résultats Sur la période étudiée, 29 essais encadrés ont été mobilisés. Vingt-six situations ont abouti à un maintien dans l’emploi, soit près de 90 %. En 2023, neuf essais encadrés ont été mis en œuvre et ont tous conduit à un maintien dans l’emploi, avec une mobilisation fréquente d’aménagements organisationnels, parfois associés à un aménagement du temps de travail, à un reclassement ou à un aménagement technique. En 2024, douze essais encadrés ont été engagés, dont neuf ont abouti à un maintien dans l’emploi ; trois sorties d’entreprise ont été observées, en lien avec une inaptitude, un licenciement à la suite d’un refus de reclassement géographique ou une démission. Les situations maintenues reposaient principalement sur des combinaisons associant aménagement du temps de travail, reclassement, formation et aménagements techniques. En 2025, huit essais encadrés ont été mobilisés et ont tous abouti à un maintien dans l’emploi, avec un recours fréquent à l’aménagement du temps de travail. Sur l’ensemble de la période étudiée, certaines situations ont abouti à un maintien dans l’emploi sans mesure complémentaire.
Discussion Ce retour d’expérience met en évidence l’intérêt des EE comme outil opérationnel de prévention de la désinsertion professionnelle lorsqu’ils sont intégrés dans une démarche coordonnée associant médecin du travail, Cap Emploi, employeur et salarié. Les sorties d’entreprise observées semblent principalement liées à des contraintes organisationnelles ou contextuelles plutôt qu’à une inefficacité du dispositif. La dynamique observée en 2025 suggère qu’une mobilisation plus précoce et ciblée des essais encadrés renforce leur impact sur le maintien dans l’emploi.
Conclusion L’essai encadré constitue un des leviers de la prévention de la désinsertion professionnelle, reposant sur une démarche coordonnée et l’implication active du salarié, permettant d’anticiper l’inaptitude et de sécuriser durablement les parcours professionnels.
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| th06 p230 inaptitude dans le secteur du batiment incidence et facteurs associes auteurs elodie bossi 1 sylvie cassadou 6 adeline beaumont 6 francois xavier lesage 2 3 4 5 etablissement 1 aipals montpellier france 2 debrest institute of epidemiology and public health montpellier france 3 univ montpellier montpellier france 4 inserm montpellier france 5 chu montpellier montpellier france 6 creai ors montpellier france presentateur elodie bossi |
Th06-P230 - Inaptitude dans le secteur du bâtiment : incidence et facteurs associés
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Elodie Bossi (1), Sylvie Cassadou (6), Adeline Beaumont (6), François-Xavier Lesage (2,3,4,5)
Présentateur : Elodie Bossi
Etablissement : (1) AIPALS, Montpellier, FRANCE; (2) Debrest Institute of Epidemiology and Public Health, Montpellier, FRANCE; (3) Univ Montpellier, Montpellier, FRANCE; (4) INSERM, Montpellier, FRANCE; (5) CHU Montpellier, Montpellier, FRANCE; (6) CREAI ORS, Montpellier, FRANCE
Introduction Le vieillissement de la population active et l’allongement des carrières professionnelles rendent nécessaire le maintien d’un état de santé compatible avec le travail exercé. Les problèmes de santé peuvent conduire à une inaptitude au poste et à une perte d’emploi pour raison médicale, procédure relevant exclusivement du médecin du travail en France. Plusieurs études françaises récentes ont montré une incidence annuelle de l’inaptitude au travail proche de 8 ‰. Le secteur du bâtiment et des travaux publics est particulièrement concerné en raison de fortes contraintes physiques et d’une population majoritairement composée d’ouvriers, plus exposés aux arrêts de travail et aux problèmes de santé. Cette étude vise à estimer l’incidence de l’inaptitude au travail chez les salariés du bâtiment sur un an, ainsi qu’à décrire ses causes et les caractéristiques des salariés concernés au niveau régional.
Objectif L’objectif de cette étude est d’évaluer l’incidence des pertes d’emploi liées à des raisons de santé (inaptitude au travail) sur une période d’un an dans la population des métiers du bâtiment, d’analyser les diagnostics médicaux associés à ces situations d’inaptitude et de définir les caractéristiques démographiques et professionnelles qui y sont associées au niveau régional en France (Occitanie).
Méthodes Cette étude prospective multicentrique a été menée entre septembre 2019 et septembre 2020. Elle a inclus des salariés suivis par 23 services de santé au travail interentreprises en Occitanie, France.
Résultats Au total, 71 772 salariés du secteur du bâtiment ont été suivis. L’incidence de l’inaptitude au travail sur la période étudiée a été estimée à 6,69 pour mille (IC 95 % [6,11 ; 7,32]). Les deux principales causes d’inaptitude au travail étaient les pathologies mentales et les troubles musculosquelettiques. Les facteurs de risque identifiés, toutes causes confondues, incluaient notamment l’âge, en particulier les tranches de 56–60 ans (OR ajusté = 3,78 ; IC 95 % [2,94–4,85]) et de 61–62 ans (OR ajusté = 6,17 ; IC 95 % [4,17–8,91]) par rapport à la tranche de référence 14–40 ans, ainsi que la nature du métier, notamment lorsqu’il impliquait de fortes contraintes physiques.
Conclusion Cette étude met en évidence les déterminants personnels et professionnels associés à la perte d’emploi pour raisons médicales chez les travailleurs du secteur du bâtiment. Ces résultats permettent de mieux comprendre les facteurs de risque conduisant à l’inaptitude au travail et de développer des actions de prévention ciblées visant à promouvoir la santé des travailleurs et leur maintien dans l’emploi.
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| th06 p231 handicap psychique vers une culture dinclusion et de prevention auteurs dana iuliana macovei 1 monique marpinard 1 gwenaelle shourick 1 karine cassagnaud 1 flavie siclet cavalie 1 etablissement 1 prevaly spsti toulouse france presentateur dana iuliana macovei |
Th06-P231 - Handicap psychique vers une culture d’inclusion et de prévention
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Dana-Iuliana Macovei (1), Monique Marpinard (1), Gwenaelle Shourick (1), Karine Cassagnaud (1), Flavie Siclet Cavalie (1)
Présentateur : Dana-Iuliana Macovei
Etablissement : (1) PREVALY SPSTI , Toulouse, FRANCE
Introduction La santé mentale est désignée grande cause nationale en 2025 au regard de son enjeu majeur sur la santé publique. Les troubles psychiques sont fréquents (25% des personnes selon Ameli) et générateurs de soins chroniques, pouvant évoluer vers un handicap psychique.
Méthodologie Soixante-seize pourcent des employeurs estiment que le handicap psychique est difficile à intégrer en entreprise (selon le Baromètre Agefiph-Ifop 2024). La cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (CPDP) a souhaité créer des outils pouvant être proposés aux équipes médico techniques dans le cadre de la semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) 2025, en pluridisciplinarité avec des médecins du travail et une psychologue du travail. La sensibilisation orientée vers les managers avait comme objectif la clarification des notions de santé mentale, trouble psychique et handicap psychique, l’identification des impacts possibles des troubles psychiques dans le travail, un meilleur repérage les signaux d’alerte, l’encouragement vers une culture d’inclusion et de prévention. Les équipes médico techniques ont participé sur la base du volontariat à une matinée d’échange, l’objectif étant de s’approprier le support de sensibilisation.
Résultats Vingt-cinq personnes ont participé à la matinée d’échange. Tous les métiers ont été représentées (médecins du travail, infirmières en santé au travail, intervenant en prévention des risques professionnels). Le support a été envoyé à l’ensemble des équipes médico techniques, accompagné d’un déroulé pédagogique aidant pour les futurs animateurs. Deux équipes ont pu déployer la sensibilisation dans des entreprises demandeuses.
Discussion et conclusion Les entreprises expriment des difficultés à maintenir en emploi les salariés présentant des troubles psychiques. Cette sensibilisation leur permet d’identifier les acteurs pouvant être mobilisables pour un accompagnement efficace, notamment la CPDP. L’outil de sensibilisation créé en pluridisciplinarité a permis d’apporter des visions complémentaires, de vulgariser et simplifier les notions à aborder en entreprise. Cette méthodologie pourrait être reproduite pour travailler d’autres thématiques à traiter durant les SEEPH, permettant ainsi de développer une bibliothèque de supports à utiliser dans les entreprises selon leur besoins et demandes respectives
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| th06 p232 maintien dans lemploi dune agente de la fonction publique inapte role de lergotherapie et amenagement du poste auteurs ancuta ioana tirziu 1 etablissement 1 ast67 saverne france presentateur ancuta ioana tirziu |
Th06-P232 - Maintien dans l’emploi d’une agente de la fonction publique inapte : rôle de l’ergothérapie et aménagement du poste
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Ancuta Ioana Tirziu (1)
Présentateur : Ancuta Ioana Tirziu
Etablissement : (1) AST67, Saverne, FRANCE
Le maintien dans l’emploi des agents de la fonction publique confrontés à une inaptitude médicale définitive à leur poste constitue un enjeu majeur, tant sur le plan humain qu’organisationnel. Les fonctions de travailleur social d’insertion, caractérisées par des contraintes relationnelles, cognitives et organisationnelles importantes, exposent particulièrement au risque de désinsertion professionnelle, notamment en cas de limitations fonctionnelles durables.
Ce poster présente un retour d’expérience portant sur l’accompagnement d’une agente de la fonction publique déclarée inapte de manière définitive aux fonctions de travailleur social d’insertion. L’objectif de la démarche était de permettre le maintien dans l’emploi par un changement d’affectation vers un poste sédentaire compatible avec son état de santé et ses capacités fonctionnelles.
La situation a été identifiée dans le cadre du suivi médical en santé au travail. À l’issue de l’évaluation médicale, une inaptitude définitive au poste a été prononcée, conduisant à l’activation d’une démarche de maintien dans l’emploi reposant sur une coordination entre le médecin du travail, l’agente, la direction, les ressources humaines et des acteurs externes spécialisés.
La méthodologie a inclus l’intervention d’un ergothérapeute du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale pour personnes déficientes visuelles. L’évaluation a porté sur l’autonomie, les capacités fonctionnelles, les stratégies de compensation et les besoins d’adaptation. À l’extérieur, l’agente se déplace avec une canne blanche, porte des lunettes à filtres thérapeutiques et visière, et utilise un GPS lors de ses déplacements. Elle est autonome pour les actes d’hygiène, les soins d’apparence et l’habillage. Les courses et le ménage sont réalisés avec l’aide d’une aide à domicile trois à cinq heures par semaine. Elle utilise un smartphone avec fonctions d’assistance vocale et de zoom.
L’analyse du futur poste sédentaire a conduit à définir des aménagements spécifiques après plusieurs essais. Le poste informatique comprend un écran de 27 pouces, un bras articulé, le logiciel ZoomText 2025, une souris optique, un clavier à grosses touches, une loupe électronique pour la lecture de documents et un éclairage adapté (lampe de bureau 250 lumens à 2700 K et lampadaire 1521 lumens à 2700 K).
Ce retour d’expérience met en évidence la plus-value d’une approche pluridisciplinaire et individualisée, intégrant l’ergothérapie spécialisée, pour sécuriser le changement d’affectation et prévenir durablement la désinsertion professionnelle dans la fonction publique.
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| th06 p233 maintien en emploi une affaire de tous auteurs audrey charvet 1 etablissement 1 agestra metz france presentateur audrey charvet |
Th06-P233 - Maintien en emploi, une affaire de tous
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Audrey Charvet (1)
Présentateur : Audrey Charvet
Etablissement : (1) AGESTRA, Metz, FRANCE
Dans un contexte de trouble psychique, un salarié de 45 ans présente également des troubles visuels, une altération de la marche de type boiterie et une pathologie de la coiffe des rotateurs. Il bénéficie d’une RQTH, d’une reconnaissance de maladie professionnelle (MP T57) pour son épaule ainsi qu’un aménagement de poste à temps partiel. Employé à la laverie d’une société de restauration collective, il est affecté à la sortie des lave-vaisselles (déchargement et rangement de la vaisselle).
Lors de sa visite périodique, il évoque une augmentation notable de sa charge de travail, entraînant des douleurs lombaires et scapulaires, faisant émerger un risque de désinsertion professionnelle. Cette situation conduit à la mise en place d’un accompagnement pluridisciplinaire et collectif, impliquant différents acteurs de la prévention, avec pour objectif le maintien en emploi.
L’ergonome du SPSTI, missionné par le médecin du travail, réalise une étude de poste et des conditions de travail. En lien avec la cellule handicap de l’employeur, il est envisagé la mise en place d’un exosquelette, accompagnée d’aménagements du poste de travail.
L’équipe médicale de santé au travail (médecin et infirmière) présente le projet au salarié à l’aide de supports vidéo, répond à ses interrogations.
Le fournisseur réalise plusieurs essais et mesures en situation réelle de travail et présente le matériel au salarié, à l’équipe et à l’encadrement.
L’employeur, par l’intermédiaire de sa chargée de mission « handicap », sensibilise le collectif de travail et adapte l’organisation et l’espace de travail en cohérence avec l’étude ergonomique.
Cap emploi intervient pour accompagner les ajustements nécessaires lors de la mise en place du dispositif.
Un dossier de financement est constitué et validé par l’AGEFIPH, permettant une prise en charge intégrale du projet.
Dans le cadre du suivi du salarié, le médecin du travail initie une nouvelle réduction du temps de travail du salarié dans le cadre de l'AAH et l’équipe médicale assure un accompagnement régulier en situation réelle de travail.
Ce retour d’expérience illustre le rôle central du collectif de travail et de la coordination entre acteurs internes et externes dans la prévention de la désinsertion professionnelle. La réussite du maintien en emploi repose à la fois sur l’engagement de l’entreprise, la mobilisation des dispositifs existants et la volonté du salarié de poursuivre son activité professionnelle. Il souligne enfin la nécessité d’un travail partenarial structuré, avec des relais adaptés, afin d’assurer la pérennité des actions de prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p234 de l approche plurielle des cellules pdp d occitanie a la creation du presocc pdp auteurs sarah monier 1 mallory ballet 1 argane el khalifa 1 gwenaelle shourick 1 etablissement 1 prevaly balma france presentateur sarah monier |
Th06-P234 - De l'approche plurielle des cellules PDP d'Occitanie à la création du PRésOcc PDP
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Sarah Monier (1), Mallory Ballet (1), Argane El Khalifa (1), Gwénaëlle Shourick (1)
Présentateur : Sarah Monier
Etablissement : (1) PREVALY, Balma, FRANCE
DE L’APPROCHE PLURIELLE DES CELLULES PDP D’OCCITANIE
À LA CRÉATION DU PRESOCC PDP
Introduction / Objectifs
La loi du 2 août 2021 impose la mise en place d’une cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (PDP) au sein des SPSTI. Dès 2022, la création d’un réseau de cellules PDP a été initiée en Occitanie afin de mutualiser les réflexions, enrichir les pratiques et renforcer le lien entre professionnels de la prévention, tout en respectant les spécificités territoriales.
Méthodologie
Un questionnaire a permis d’interroger les SPSTI, qui se sont montrés favorables à la création d’un réseau. A l’issue, des groupes de travail, composés de l’ensemble des acteurs de la PDP, se sont structurés autour de quatre thématiques : partenariats, outils, indicateurs et fonctionnement des cellules.
Chaque année, une plénière est organisée afin de partager les avancées et favoriser les échanges.
Résultats
Le réseau des cellules - PrésOcc PDP - a produit des outils communs :
- Vidéos à destination des employeurs et salariés,
- Carrousels illustrant des accompagnements au maintien en emploi,
- Supports de communication à destination des adhérents,
- Modèles de documents de travail : conventions partenariales, consentement éclairé harmonisé, fiche synthèse de fin d’accompagnement
- Création d’une plateforme collaborative (Teams)
Le PRésOcc PDP a également défini un catalogue d’Indicateurs (Présanse, certification SPEC et spécifiques), permettant une analyse régionale des données des cellules PDP.
Enfin le PRésOcc PDP a contribué au développement de cellules PDP au sein de certains services qui en étaient dépourvus.
Discussion / Conclusion
Les bénéfices de ce réseau sont indéniables : partage d’expériences, production d’outils, harmonisation des pratiques, dynamisation du fonctionnement des cellules PDP.
Malgré certaines limites (difficultés d’harmonisation régionale liées aux spécificités territoriales et organisationnelles des SPSTI, hétérogénéité des logiciels métiers), le PRésOcc PDP représente une force collective permettant une cohérence régionale dans les stratégies de maintien en emploi et de prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p235 projet pluridisciplinaire ecg detection orientation et maintien en emploi auteurs doina liana diaconu 1 axel joachim 1 robin funck 1 julia mentz 1 maryline camus 1 vinh ngo 1 zineb ouazene 1 mounir ghedbane 1 benjamin do 1 valerie clemente 1 philippe gasperina 1 jean alain gourdon 1 parvine engel 1 etablissement 1 ciamt paris france presentateur doina liana diaconu |
Th06-P235 - Projet Pluridisciplinaire ECG: Détection, Orientation et Maintien en Emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Doina-Liana Diaconu (1), Axel Joachim (1), Robin Funck (1), Julia Mentz (1), Maryline Camus (1), Vinh Ngo (1), Zineb Ouazene (1), Mounir Ghedbane (1), Benjamin Do (1), Valérie Clemente (1), Philippe Gasperina (1), Jean Alain Gourdon (1), Parvine Engel (1)
Présentateur : Doina-Liana Diaconu
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE
La prévention de la désinsertion professionnelle constitue un enjeu majeur en santé au travail, en particulier lorsque des pathologies cardiovasculaires non diagnostiquées viennent fragiliser la capacité d’un salarié à poursuivre son activité. L’électrocardiogramme (ECG), examen simple, non invasif et rapidement réalisable, représente un outil pertinent pour le repérage précoce de ces situations. L’objectif du projet était d’intégrer la réalisation d’ECG lors des visites de santé au travail, afin d’identifier des anomalies, orienter les salariés vers la médecine de soins et contribuer au maintien en emploi.
Le projet a mobilisé cinq équipes pluridisciplinaires, médecin et infirmier(ère) en santé au travail, sur une durée d’un an. Au total, 760 ECG ont été réalisés auprès de salariés lors de la visite médicale. Les tracés ont bénéficié d’une lecture à distance par un cardiologue, permettant une interprétation rapide et sécurisée pendant la visite médicale réalisée par le professionnel de santé au travail. Les orientations vers les soins ont permis la réalisation de bilans complémentaires et, le cas échéant, la mise en place d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Une coordination a été assurée entre la médecine du travail, la médecine de soins et l’entreprise lorsque des adaptations du poste, un suivi renforcé ou un accompagnement spécifique étaient nécessaires.
Parmi l’ensemble des ECG réalisés, 5 ECG modifiés ont été identifiés chez des salariés âgés de moins de 45 ans et 75 ECG modifiés chez des salariés âgés de 45 ans et plus. L’exposé présentera également les résultats obtenus en tenant compte du sexe, de l’exposition au travail de nuit, de la présence de signes cliniques, des antécédents personnels, ainsi que du nombre de personnes ayant bénéficié d’un dispositif de maintien en emploi.
L’intégration systématique de l’ECG en santé au travail s’est révélée pertinente pour le repérage précoce de situations cardiovasculaires à risque. En s’appuyant sur une coordination médecin-infirmier(ère) en santé au travail et une prise en charge adaptée, cette démarche favorise la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien en emploi.
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| th06 p236 prevention de la desinsertion professionnelle sensibiliser les medecins generalistes auteurs veronique barbat 1 dominique bouly 3 valerie jereczek 4 laurence ladriere lizet 1 hanane mouftadi 1 peggy moulin 2 etablissement 1 ccmsa bobigny france 2 msa cotes normandes 50005 saint lo france 3 msa dordogne lot et garonne 24012 perigueux france 4 msa nord pas de calais 59716 lille france presentateur veronique barbat |
Th06-P236 - Prévention de la désinsertion professionnelle : sensibiliser les médecins généralistes
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Véronique Barbat (1), Dominique Bouly (3), Valérie Jereczek (4), Laurence Ladriere-Lizet (1), Hanane Mouftadi (1), Peggy Moulin (2)
Présentateur : Véronique Barbat
Etablissement : (1) CCMSA, Bobigny, FRANCE; (2) MSA Côtes Normandes, 50005 Saint-Lo, FRANCE; (3) MSA Dordogne, Lot-et-Garonne, 24012 Périgueux, FRANCE; (4) MSA Nord Pas de Calais , 59716 Lille, FRANCE
Durant le Plan Santé Sécurité au Travail (PSST) 2021-2025 de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), le chantier « Agir sur les situations fragilisant l’employabilité des actifs agricoles dans le cadre du guichet unique » était consacré à la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP). « Organiser des réunions d’information et de sensibilisation à destination des médecins généralistes (MG) sur les rôles et les liens des acteurs, les dispositifs de maintien dans et en emploi… » faisait partie des objectifs des services Santé Sécurité au Travail (SST) des 35 MSA.
Les MG sont confrontés au quotidien aux arrêts de travail répétés ou de longue durée, au handicap, aux maladies chroniques, aux troubles musculosquelettiques et psychosociaux…, donc aux risques de désinsertion professionnelle. Cependant, les professionnels de santé du réseau des services SST de la MSA ont d’emblée rencontré des difficultés pour approcher leurs confrères. Outre les questions de démographie médicale, les hypothèses suivantes ont été avancées pour expliquer ces difficultés : Les MG connaissent-ils suffisamment la PDP et le rôle des services SST ? Se sentent-ils concernés par ces enjeux ?
Afin de contribuer à informer/sensibiliser/impliquer les MG en PDP, la Direction Nationale Santé Sécurité au Travail (DNSST) de la MSA, qui compte parmi ses missions l’accompagnement du réseau SST dans le cadre des PSST, a impulsé des actions permettant de s’adresser collectivement aux MG en passant par la Revue du Praticien. Ces actions ciblées se sont concrétisées par la corédaction et la publication d’articles : deux fiches pratiques dans La Revue du Praticien Médecine Générale : « Missions du médecin du travail », en juin 2024, destinée aussi à servir de support lors d’interventions de médecins du travail auprès de médecins généralistes, et « Missions du médecin conseil », en octobre 2025. Un article de fond intitulé « Prévention de la désinsertion professionnelle » est également paru dans La Revue du Praticien (Mai 2025, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40546142/).
Après « Quelles options pour le médecin généraliste lorsque l’arrêt de travail se prolonge ? », en 2023, puis « Troubles psychosociaux : quelle articulation entre médecin généraliste, médecin du travail et médecin conseil ? », en 2024, la session « Santé au travail » des Journées Nationales de Médecine Générale (JNMG) 2025 était consacrée au « Maintien en emploi pendant et après un cancer : personnaliser et se coordonner ». Ces interventions, ont été réalisées à deux voix complémentaires, médecin du travail et médecin conseil de la MSA, sous l’angle de la PDP.
L’ensemble offre des perspectives en termes de coordinations d’acteurs pour les années à venir.
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| th06 p237 retour au travail apres 5 ans d arret cas report auteurs alessia ciaschetti 1 etablissement 1 sncf nantes france presentateur alessia ciaschetti |
Th06-P237 - Retour au travail après 5 ans d'arrêt : cas report
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Alessia Ciaschetti (1)
Présentateur : Alessia Ciaschetti
Etablissement : (1) SNCF, Nantes, FRANCE
Contexte Les données statistiques montrent que la probabilité de reprise durable diminue fortement avec la durée de l'arrêt. Lorsque le médecin du travail accompagne la reprise d'un salarié, après 5 ans, motivée par la fin des droits au maintien de salaire, l'identification des leviers de réussite constitue un enjeu majeur.
Case report Un salarié SNCF de 44 ans occupant un poste sécurité en 3x8, en arrêt depuis 5 ans pour des vertiges rotatoires invalidants réfractaires aux traitements, a bénéficié d’une visite de pre-reprise avec le médecin du travail, à la demande du médecin conseil.
Ce rendez-vous a permis de déclencher une demande de RQTH et de préparer sa reprise en proposant, avec l'accord du salarié, des aménagements à l’employeur.
Parallèlement, à la suite d’un rendez-vous de liaison entre le salarié et les RH, une réunion pluridisciplinaire organisée en phase de pre-reprise, a permis de coordonner son accompagnement.
Lors de la reprise, il a été déclaré inapte au poste. Au vu des restrictions établies, il lui a été confiée une mission temporaire appelée « bagagerie ».
Créée par l’employeur pour ce salarié en attente de reclassement, la mission consiste à donner une seconde vie aux bagages du personnel roulant, conducteurs et contrôleurs, en assurant leur réparation.
Le salarié était chargé d’accueillir les collègues, d’évaluer si les composantes des valises endommagées pouvaient être réparés et d’effectuer le remplacement.
Une visite de poste lors de la reprise a permis de préconiser la fourniture d’un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI). Ce dispositif, pris en charge par la mission handicap ainsi que le taxi pour les trajets domicile-travail, lui a permis de se rendre pendant un an dans les locaux de la mission et d’y rester seul.
Le temps partiel thérapeutique de 20% à 80% a également contribué à sa reprise progressive.
Son reclassement sur un poste de type administratif est actuellement en cours de finalisation.
Conclusion Dans un contexte de risque d’échec de retour durable au travail, dû à la longue durée de l’arrêt, cette expérience a mis en évidence des leviers de réussite.
D’une part, un projet concret, structuré, établi dès la phase de pre-reprise, intégrant les acteurs, les actions et un calendrier précis, a représenté pour le salarié un facteur de protection face à l’incertitude sur son avenir professionnel.
D’autre part, le « jugement d’utilité » pour l'entreprise, les collègues et l’environnement, porté par le salarié sur sa mission, ressentie comme riche de sens, a représenté une valorisation du travail accompli, une forme de reconnaissance telle qui est décrite par la psychodynamique du travail et a joué un rôle clé dans la réussite de sa réinsertion professionnelle.
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| th06 p238 comparaison de 2 dispositifs de mediation au service de la sante au travail peut on prevenir la desinsertion professionnelle auteurs ann gaelle paolillo 2 patricia maladry 1 michel brazier 1 ana sofia leclerc 2 claire dufeu 2 isabelle riviere 2 etablissement 1 ministere en charge de la sante mediation nationale pour les personnels des etablissements medicaux sociaux et medico sociaux paris france 2 service de prevention de de sante au travail de la region nantaise nantes france presentateur ann gaelle paolillo |
Th06-P238 - Comparaison de 2 dispositifs de médiation au service de la santé au travail : peut-on prévenir la désinsertion professionnelle ?
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Ann Gaëlle Paolillo (2), Patricia Maladry (1), Michel Brazier (1), Ana-Sofia Leclerc (2), Claire Dufeu (2), Isabelle Riviere (2)
Présentateur : Ann Gaëlle Paolillo
Etablissement : (1) Ministère en charge de la santé, médiation nationale pour les personnels des établissements médicaux, sociaux et médico-sociaux, Paris, FRANCE; (2) Service de prévention de de Santé au Travail de la Région Nantaise, Nantes, FRANCE
La médiation se développe en réponse à la dégradation des relations professionnelles et des arrêts de travail, parallèlement à l’accroissement des troubles psychosociaux. Cette situation reflète une crise sociétale, un rapport au travail en profonde transformation.
Pour faire face aux difficultés relationnelles voire aux conflits et afin de prévenir / traiter leurs conséquences néfastes : dégradation de la santé, désinsertion professionnelle, dégradation de la qualité du travail et perte d’attractivité des métiers, la fonction publique hospitalière (FPH) organise pour ses agents un réseau national de médiateurs (doublé de conciliateurs internes aux établissements) et le SSTRN (Service de prévention et de Santé au Travail interentreprise de la Région Nantaise) expérimente un dispositif de médiation qui s’appuie sur un médecin, deux psychologues du travail et une médiatrice libérale formés, en vue de prévenir la désinsertion professionnelle (PDP).
Le dispositif de médiation proposé par la FPH s’est organisé progressivement depuis 2021 Lors d’un conflit, en cas d’échec par la conciliation locale, les commissions régionales ou interrégionales qui maillent le territoire sont alors saisies pour envisager la résolution amiable du conflit : dans 66% des cas les parties saisissent elles-mêmes les médiateurs régionaux. Le taux de réussite, sur la base d’un accord, des médiations est d’environ 80%, toutes missions confondues associant également i- appui-conseil-accompagnement et ii- médiation préventive. En 2024, 55% des médiations régionales sont parvenues à un accord. Les accords font l’objet d’un suivi par les médiateurs régionaux. Le dispositif de médiation du SSTRN est expérimenté depuis 2021.Quarante-deux médiations ont été réalisées avec un taux d’accord de 64% (n=27) dont 2/3 de maintien au poste de travail (n=19).
Les résultats sont proches, néanmoins ils ont été obtenus dans le cadre de modalités différentes : modalités d’orientation (formation des médecins du travail), modalités de saisine et de prise en charge (délais). En revanche, les fondamentaux de la médiation sont identiques : respect des règles d’indépendance, neutralité, confidentialité, impartialité, équité, liberté.
La médiation peut-elle être utile à la PDP ? Oui, les résultats montrent que ça marche ! Il est dorénavant indispensable de lever les freins par la communication /formation ; faire connaître et intégrer la médiation dans l’organisation des établissements (instances locales, encadrement, service de prévention et santé au travail, cellules PDP), former les médecins à la prescription de la médiation, mettre en place des indicateurs pertinents, pour améliorer le pilotage, notamment en matière de PDP.
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| th06 p239 repenser la prevention pour le secteur sanitaire social et medico social auteurs cyrille petitjean 1 mathilde real 1 etablissement 1 ensante montpellier france presentateur cyrille petitjean |
Th06-P239 - Repenser la prévention pour le secteur sanitaire, social et médico-social.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Cyrille Petitjean (1), Mathilde Real (1)
Présentateur : Cyrille Petitjean
Etablissement : (1) ENSANTE, Montpellier, FRANCE
CONTEXTE Le projet, développé en partenariat entre le Service de Prévention et de Santé au Travail EnSanté et l’association OETH (Objectif Emploi des Travailleurs Handicapés) pour l’année 2025, cible le secteur sanitaire, social et médico-social de l’Hérault (34).
Ce secteur connaît une détérioration des conditions de travail, une exposition élevée aux risques professionnels, des difficultés de recrutement et une progression des situations d’inaptitude.
L’action vise à transformer l’approche du handicap et du maintien en emploi en intervenant prioritairement auprès des employeurs et des Instances Représentatives du Personnel, afin d’instaurer une dynamique de prévention durable. Elle a pour objectif d’amener les différents acteurs des établissements à promouvoir, développer et faire vivre une culture de prévention et de maintien en emploi, tout en connaissant les moyens et les acteurs mobilisables auprès de l’OETH et d’EnSanté.MÉTHODOLOGIE L’action repose sur une stratégie de déploiement multi-niveaux associée à une communication ciblée :
Ingénierie de prévention : conception d’outils adaptés au secteur (plaquettes, fiche entreprise, ateliers thématiques).
Mobilisation des acteurs : campagnes de phoning, présentations auprès des établissements, interventions auprès des organisations syndicales et participation au salon du CSE.
Accompagnement de terrain : réalisation systématique des fiches entreprises, sensibilisation des équipes médicales et collaboration avec les référents handicap.
Formation et sensibilisation : SST, Premiers Secours en Santé Mentale et prévention des risques professionnels (TMS, RPS, addictions, risques routiers).
Anticipation : sensibilisation des futurs professionnels du secteur en formation afin d’ancrer une culture de prévention précoce.
RÉSULTATS L’action a concerné 116 établissements représentant 6 499 salariés. Les indicateurs 2025 mettent en évidence une mobilisation significative :
100 % des fiches entreprises réalisées ou mises à jour.
52 établissements inscrits à l’évènement de lancement du projet, présentant les actions de prévention mobilisables en inter et intra-entreprises.
Évolution positive des Actions en Milieu de Travail et des accompagnements individuels (assistants sociaux et psychologues du travail) sur la période 2023-2025.
CONCLUSION Le partenariat EnSanté-OETH a permis de positionner la prévention comme un levier stratégique de performance sociale et de maintien en emploi. La pertinence de la méthodologie et des outils développés permet d’envisager un déploiement élargi en 2026 sur l’ensemble du territoire EnSanté, incluant une partie de l’Aveyron et du Gard, ainsi que la Lozère, et de consolider une dynamique de prévention de la désinsertion professionnelle
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| th06 p240 tdah et activite professionnelle etude descriptive retrospective multi centrique auteurs oceane gbenou 1 caroline gernigon 1 fabrice herin 1 rnv3pe membres 1 jeremie pariente 1 etablissement 1 chu de toulouse toulouse france presentateur fabrice herin |
Th06-P240 - TDAH et activité professionnelle Etude descriptive rétrospective multi-centrique
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Océane Gbenou (1), Caroline Gernigon (1), Fabrice Herin (1), Rnv3Pe Membres (1), Jeremie Pariente (1)
Présentateur : Fabrice Herin
Etablissement : (1) CHU de Toulouse, Toulouse, FRANCE
Contexte Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental fréquent dont les symptômes peuvent représenter un obstacle à la participation au marché du travail. En France, peu de données existent sur les possibilités de prise en charge de ces personnes dans leur milieu professionnel. Les Centres Régionaux de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CRPPE) semblent être des observatoires de choix concernant cette problématique.
Objectif L’objectif principal est d’étudier des données cliniques Françaises issues d’un réseau national, à travers une étude descriptive rétrospective multi-centrique afin de décrire les caractéristiques des patients, d’identifier motifs des consultations et les difficultés abordées de ces travailleurs, d’identifier les conduites à tenir et les éventuelles orientations d’aval et préconisations émises concernant les consultations menées dans les CRPPE de France sur une période de 2010 à 2023.
Méthode Une requête a été formulée à l’ANSES afin d’ analyser des données du Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles et Environnementales (RNV3PE).
Résultats 70 consultations ont été réalisées dans 18 des CRPPE de France avec une majorité d’hommes 81% (n=57) et un âge moyen de 34 ans. Concernant le statut professionnel, 57% (n=40) des individus étaient salariés, 26% (n=18) étaient scolarisés, 7% (n=5) étaient étudiants, 3% étaient au chômage ou indépendants. Les consultations ont été sollicités dans 54 % (n=38) des cas par le médecin du travail, dans 21% (n=15) des cas par le médecin scolaire, dans 7% (n=6) des cas par le médecin généraliste, dans 6% (n=4) des cas par le médecin non hospitalier, dans 4%(n=3) des cas par le patient lui même, dans 3%(n=2) des cas par le médecin hospitalier et enfin dans 1% (n=1) par l’assistante sociale ou d’origine autre. Concernant les conclusions des consultations, 36% (n=25) relevaient d’une aptitude au poste de travail, 34% (n=24) d’une aptitude avec réserves, 19% (n=13) d’une inaptitude temporaire et 6% (n=4) d’une inaptitude définitive.
Conclusion Cette étude indique l’enjeu représenté par le TDAH en santé au travail. Une meilleure connaissance du trouble, un suivi régulier, une communication entre les acteurs de la prise en charge et la mise en place d’aménagements de postes pertinents permettraient meilleur accès et un maintien en activité professionnelle des personnes TDAH.
Ce travail a permis la proposition d’ un outil simple sous forme de Fiche Flash à destination des médecins du travail pouvant permettre le repérage, l’évaluation des risques et la mise en place d’un suivi en service de santé au travail.
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| th06 p241 tdah et activite professionnelle revue de la litterature internationale auteurs oceane gbenou 1 caroline gernigon 1 jeremie pariente 1 fabrice herin 1 etablissement 1 chu de toulouse toulouse france presentateur fabrice herin |
Th06-P241 - TDAH et activité professionnelle, Revue de la littérature internationale
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Océane Gbenou (1), Caroline Gernigon (1), Jeremie Pariente (1), Fabrice Herin (1)
Présentateur : Fabrice Herin
Etablissement : (1) CHU de Toulouse, Toulouse, FRANCE
Contexte Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental fréquent, dont la prévalence chez l’adulte est de 2 à 5 %. Les symptômes d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité peuvent constituer un obstacle à l’activité professionnelle.
Objectif L’objectif principal de cette revue de la littérature est de déterminer si le TDAH représente un obstacle à l’accès et au maintien d’un emploi, et d’en définir l’impact professionnel ainsi que les difficultés rencontrées. Les objectifs secondaires sont de mettre en évidence les critères ou facteurs prédictifs favorisant l’accès et le maintien d’un emploi, et d’identifier les dispositifs de soutien ou d’aide disponibles pour les professionnels.
Matériel et méthode Une revue systématique de la littérature a été menée selon la méthode PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Les articles inclus ont été publiés entre 2010 et 2024.
Résultats Au total, 52 articles ont été inclus dans cette revue systématique de la littérature. Les résultats ont montré que le TDAH peut constituer un obstacle à l'activité professionnelle et avoir des répercussions sur le mode de vie, le choix du poste de travail, la productivité et les relations interpersonnelles. Les personnes atteintes de TDAH peuvent être plus exposées à l'absentéisme et avoir davantage recours aux soins que la population générale. Elles sont également plus susceptibles de souffrir d'épuisement professionnel, de désintégration professionnelle et de traumatismes. Le sexe masculin, un environnement familial favorable à l'activité professionnelle, un âge tardif d'apparition des symptômes, un nombre réduit de symptômes et une faible intensité, ainsi qu'un début précoce du traitement stimulant ont été identifiés comme des facteurs prédictifs d'une meilleure insertion professionnelle.
Conclusion La mise en place d'un plan de soins cohérent, un suivi régulier et la promotion de la collaboration entre les aidants impliqués dans le plan de soins et le médecin du travail favoriseraient l'insertion professionnelle des personnes atteintes de TDAH.
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| th06 p242 remediation cognitive accompagner le maintien ou le retour a lemploi auteurs veronique gerat muller 1 lyne chahed koreis conseil 3 camille combourieu ligue contre le cancer 2 christophe muller 1 benoit ploquin koreis conseil 3 etablissement 1 oncogite association loi 1901 reconnue d interet general bordeaux france 2 ligue contre le cancer nationale paris france 3 koreis conseil et recherche en impact social paris france presentateur veronique gerat muller |
Th06-P242 - Remédiation cognitive : accompagner le maintien ou le retour à l’emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Véronique Gerat-Muller (1), Lyne Chahed Koreis Conseil (3), Camille Combourieu Ligue Contre Le Cancer (2), Christophe Muller (1), Benoit Ploquin Koreis Conseil (3)
Présentateur : Véronique Gerat-Muller
Etablissement : (1) onCOGITE association loi 1901 reconnue d'intérêt général, Bordeaux, FRANCE; (2) Ligue Contre le Cancer Nationale, Paris, FRANCE; (3) Koreis - Conseil et recherche en impact social, Paris, FRANCE
Contexte
Chaque année en France, près de 400 000 personnes sont diagnostiquées pour un cancer, dont environ 160 000 sont en emploi au moment du diagnostic. Par ailleurs, 3,8 millions de personnes vivent avec ou après un cancer. Les conséquences professionnelles sont majeures : 20 % des personnes ne travaillent plus cinq ans après le diagnostic. Les enquêtes VICAN (INSERM) montrent qu’un tiers des personnes en emploi quittent ou perdent leur travail dans les deux ans post-diagnostic, avec une baisse du taux d’emploi de 82 % à 61 % (Anact, 2022).
Fatigue, séquelles physiques ou cognitives et difficultés d’adaptation au travail contribuent à ce risque de désinsertion professionnelle. Les troubles cognitifs liés au cancer (Cancer-Related Cognitive Impairment, CRCI), fréquents (prévalence estimée entre 16 % et 75 %), majorent ces difficultés.
Dans ce contexte, onCOGITE a développé un dispositif d’innovation sociale dédié à la prise en charge des CRCI, reposant sur une approche intégrative associant expertise humaine, solutions numériques et dynamique collective.
Objectif
Identifier les effets spécifiques du parcours onCOGITE sur le retour à l’emploi de ses bénéficiaires.
Méthodologie
Étude mixte (quantitative et qualitative) avec propensity score matching.
Outil : questionnaire ad hoc « Parcours d’emploi ».
Échantillons : bénéficiaires onCOGITE (BO) N = 1 056 ; groupe témoin (T) N = 649.
Résultats
Les BO ont 1,5 fois plus de chances d’avoir récupéré des capacités cognitives utiles au travail que le T (p = 0,035). Ils sont 1,3 fois plus susceptibles de consulter le médecin du travail et 1,5 fois plus susceptibles de contacter leur employeur avant la reprise (p = 0,000). Les BO présentent également 1,5 fois plus de chances de connaître un retour à l’emploi réussi vs T (p < 0,01).
Discussion
Le maintien dans l’emploi après un cancer constitue un enjeu d’ampleur nationale, au croisement de la santé publique et de la cohésion sociale. Depuis 2020, onCOGITE a accompagné plus de 10 000 patients et s’inscrit dans une logique de preuve d’impact, avec une évaluation continue de ses effets sur l’autonomie cognitive, les trajectoires professionnelles et le maintien dans l’emploi.
Conclusion
Aligné avec la Stratégie décennale de lutte contre le cancer 2021-2030, le dispositif onCOGITE est une réponse structurée, accessible et reconnue aux besoins des patients. Il intègre les piliers de la remédiation cognitive (entraînement des fonctions, stratégies adaptatives et éducation thérapeutique). Grâce à des ateliers distanciels, il contribue à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins et favorise l’adhésion des patients nécessitant un accompagnement dans le maintien ou le retour à l’emploi.
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| th06 p243 salaries proches aidants reperage et prevention de la desinsertion professionnelle auteurs jihen turki 1 catherine laidet 1 sophie aubrun 1 dolores barois 1 betty fournier 1 etablissement 1 astil 62 association sante travail interentreprises du littoral 62 coquelles france presentateur jihen turki |
Th06-P243 - Salariés proches aidants : repérage et prévention de la désinsertion professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Jihen Turki (1), Catherine Laidet (1), Sophie Aubrun (1), Dolores Barois (1), Betty Fournier (1)
Présentateur : Jihen Turki
Etablissement : (1) ASTIL 62 - Association Santé Travail Interentreprises du Littoral 62, Coquelles, FRANCE
Introduction Le vieillissement de la population active et l’allongement de la durée de vie professionnelle augmentent le nombre de salariés en situation de proche aidant. Cette situation, encore insuffisamment identifiée en santé au travail, expose à un risque accru de désinsertion professionnelle en lien avec la fatigue physique, mentale et l’impact sur l’organisation du travail.
Objectif Décrire l’impact de la situation de proche aidant sur la vie professionnelle et individuelle des salariés et évaluer l’intérêt d’un repérage précoce dans une démarche de prévention de la désinsertion professionnelle.
Méthode Une extraction de données issues d’un questionnaire intégré au logiciel métier a été réalisée entre le 20 mars et le 30 juillet 2024. Au total, 653 questionnaires ont été complétés lors de visites de santé au travail. Les réponses des salariés se déclarant en situation de proche aidant ont été analysées de manière descriptive.
Résultats Trente-cinq salariés se sont déclarés proches aidants, soit 5,4 % des répondants. L’aide concernait principalement un parent ou un conjoint en situation de perte d’autonomie, de maladie grave ou de handicap reconnu. Une majorité assurait seule ce rôle, principalement dans les actes de la vie quotidienne, la gestion administrative et l’accompagnement. Les impacts rapportés concernaient la qualité du sommeil, le stress, la vie sociale et la vie professionnelle. Peu de salariés avaient informé leur employeur de leur situation. Les adaptations professionnelles mises en place restaient rares et concernaient essentiellement l’aménagement des horaires ou du temps de travail. Seule une minorité bénéficiait d’une indemnisation, bien que la majorité exprimait un besoin d’information sur les dispositifs existants.
Discussion La situation de proche aidant demeure largement sous-déclarée en entreprise, souvent perçue comme une normalité par les salariés eux-mêmes. L’absence de repérage précoce limite la mise en place d’actions de prévention adaptées, alors que cette population présente un risque élevé de désinsertion professionnelle.
Conclusion Le repérage des salariés proches aidants par les services de santé au travail constitue un levier majeur de prévention de la désinsertion professionnelle. L’intégration d’outils de dépistage, la sensibilisation des équipes et l’orientation vers les dispositifs existants apparaissent essentielles dans une stratégie de prévention durable à l’horizon 2026.
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| th06 p244 dyschromatopsie et aptitude medicale au travail auteurs wiem ayed 1 siwar chemingui 1 dorra brahim 1 imen youssfi 1 ghada bahri 1 meriem mersni 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 hopital charles nicolle tunis tunis tunisie presentateur dorra brahim |
Th06-P244 - Dyschromatopsie et aptitude médicale au travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Wiem Ayed (1), Siwar Chemingui (1), Dorra Brahim (1), Imen Youssfi (1), Ghada Bahri (1), Meriem Mersni (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Dorra Brahim
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicolle Tunis , Tunis, TUNISIE
Introduction :
La dyschromatopsie congénitale et acquise est une anomalie de la perception des couleurs qui peut avoir des répercussions notables sur l’aptitude au travail.
Objectif :
Étudier le retentissement de la dyschromatopsie sur l’aptitude médicale au travail.
Méthodes :
Il s’agissait d’une étude descriptive et rétrospective ayant intéressé les travailleurs ayant une dyschromatopsie congénitale ou acquise adressés au service de pathologies professionnelles et d’aptitude au travail de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis pour évaluation de l’aptitude, sur une période de 6 ans à partir du 1er janvier 2019 au 20 Mars 2025.
Résultats :
Nous avons colligé 17 patients ayant une dyschromatopsie. La prédominance était masculine (n=16). L’âge moyen était de 40±12 ans. Ils appartenaient aux secteurs :de transport (n=7), du Bâtiments et Travaux publiques (n=3), de l’industrie aéronautique (n=2), de l’industrie automobile (n=2) et de l’imprimerie (n=2). Les postes du travail les plus occupés étaient ceux des chauffeurs (n=7) et des ouvriers (n=5). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 15 ans avec des extrêmes allant de 2 à 28 ans. Ils étaient exposés aux solvant organiques dans 7 cas. Les patients avaient une dyschromatopsie congénitale dans 10 cas et acquise dans 7 cas. Les types de dyschromatopsies représentés par les patients étaient : les deutans (n=5) , les protans (n=1) , les tetartans (n=3) et les tritans (n=1). Les décisions médico-légales d’aptitude étaient : aptitude avec restriction (n=11), reclassement professionnel (n=1) et la mise à la retraite anticipée pour usure prématurée de l’organisme (n=1). Les restrictions prescrites pour les patients étaient : l’éviction de la conduite la nuit (n=6), l’éviction définitive de l’exposition aux solvant organiques (n=4) .
Conclusion :
La dyschromatopsie, qu’elle soit congénitale ou acquise, peut impacter significativement l’aptitude médicale au travail . Cette étude met en évidence l’importance du dépistage précoce des troubles de la vision des couleurs et de l’adaptation des postes de travail pour limiter les risques professionnels
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| th06 p245 leczema chronique des mains en milieu professionnel apport dune serie de films pedagogiques pour clarifier le role des services de prevention et de sante au travail auteurs thierry bonjour 1 marie noelle crepy 2 isabelle dreyfus 5 aurelie du thanh 6 audrey nosbaum 3 4 lynda bensefa colas 2 etablissement 1 prevenstuff montpellier france 2 service de pathologies professionnelles et environnementales hopital hotel dieu aphp paris france 3 hospices civils de lyon centre hospitalier lyon sud service d allergologie et immunologie clinique pierre benite france 4 ciri international center for infectiology research epidermal immunity and allergy team inserm u1111 ecole normale superieure de lyon universite claude bernard lyon 1 cnrs umr5308 lyon france 5 service de dermatologie hopital larrey chu de toulouse toulouse france 6 service de dermatologie hopital saint eloi chu de montpellier montpellier france presentateur thierry bonjour |
Th06-P245 - L’eczéma chronique des mains en milieu professionnel : apport d’une série de films pédagogiques pour clarifier le rôle des services de prévention et de santé au travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Thierry Bonjour (1), Marie Noëlle Crepy (2), Isabelle Dreyfus (5), Aurélie Du Thanh (6), Audrey Nosbaum (3,4), Lynda Bensefa-Colas (2)
Présentateur : Thierry Bonjour
Etablissement : (1) Prévenstuff, Montpellier, FRANCE; (2) Service de Pathologies professionnelles et environnementales, Hôpital Hôtel-Dieu, APHP, Paris, FRANCE; (3) Hospices Civils de Lyon, Centre Hospitalier Lyon-Sud, Service d'Allergologie et Immunologie Clinique, Pierre-Bénite, FRANCE; (4) CIRI (International Center for Infectiology Research), Epidermal Immunity and Allergy Team, INSERM U1111, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1 CNRS UMR5308, Lyon, FRANCE; (5) Service de Dermatologie, Hôpital Larrey, CHU de Toulouse, Toulouse, FRANCE; (6) Service de Dermatologie, Hôpital Saint-Eloi, CHU de Montpellier , Montpellier, FRANCE
Introduction L’eczéma chronique des mains (ECM) est une maladie inflammatoire cutanée fréquente, définie par des symptômes persistants depuis plus de trois mois ou récidivant au moins deux fois par an. Il toucherait environ 5 % de la population générale adulte, avec un retentissement fonctionnel, psychosocial et professionnel important.
Il s’agit de la dermatose professionnelle la plus fréquente, notamment dans les métiers exposés à l’eau, aux irritants ou aux allergènes (coiffeurs, soignants, agents d’entretien, BTP, industrie), pouvant conduire à des restrictions d’aptitude, des arrêts de travail, voire des reconversions professionnelles
Malgré cet impact, le rôle des services de prévention et de santé au travail (SPST) et des médecins du travail dans le parcours de soin, la prévention des expositions et le maintien dans l’emploi reste encore insuffisamment identifié par les patients et certains professionnels de santé.
Objectif L’objectif était de concevoir une série pédagogique de quatre films d’animation consacrés à l’ECM, réalisée en collaboration avec le Groupe d’Éducation Thérapeutique de la Société Française de Dermatologie, à destination des partenaires des SPST, mais également des médecins généralistes et dermatologues.
Cette série visait à clarifier le rôle spécifique du médecin du travail et des SPST dans l’investigation des expositions professionnelles, la coordination avec les médecins spécialistes, la mise en œuvre de mesures de prévention et l’accompagnement des patients dans leur parcours professionnel, notamment à travers des actions précoces visant à prévenir la désinsertion professionnelle.
Les contenus reposent sur des situations inspirées de cas cliniques réels et sur les recommandations et données scientifiques disponibles.
Résultats Les quatre films abordent successivement la définition de l’ECM, ses mécanismes, les démarches diagnostiques (incluant les tests épicutanés), l’impact sur la vie professionnelle, ainsi que les mesures de prévention et d’adaptation en milieu de travail.
Au travers des parcours contrastés de Jessica, coiffeuse contrainte à une reconversion professionnelle, et de Sophie, infirmière ayant pu maintenir son activité grâce à une prise en charge coordonnée entre dermatologue, allergologue et médecin du travail, la série illustre l’intérêt d’une prise en charge précoce, pluridisciplinaire, centrée sur le travail dans un but de prévention de la désinsertion professionnelle.
Conclusion Ces films constituent un outil de sensibilisation et d’éducation thérapeutique “clé en main”, facilitant une meilleure compréhension du rôle des SPST et pouvant être utilisés dans des actions de prévention, de formation ou d’accompagnement des patients.
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| th06 p246 teletravail total ou partiel un moyen efficace pour prevenir la desinsertion professionnelle auteurs fatiha baraka 1 florence lelievre 1 sandra claray 1 etablissement 1 mt71 montceau les mines france presentateur fatiha baraka |
Th06-P246 - Télétravail total ou partiel : un moyen efficace pour prévenir la désinsertion professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Fatiha Baraka (1), Florence Lelievre (1), Sandra Claray (1)
Présentateur : Fatiha Baraka
Etablissement : (1) MT71, Montceau-Les-Mines, FRANCE
Introduction
Le télétravail constitue un aménagement de poste pertinent pour les personnes en situation de handicap ou atteintes d’une affection de longue durée, il peut être utilisé comme outil de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP).
Cette étude analyse le rôle du télétravail, prescrit par le médecin du travail, dans la PDP chez des salariés d’un centre d’appel situé dans la région de Bourgogne Franche-Comté.
Matériel et méthodes
Une étude descriptive transversale a été menée entre octobre 2025 et janvier 2026 auprès de salariés d’un centre d’appel de la région de Bourgogne-Franche-Comté, bénéficiant d’un télétravail prescrit par le médecin du travail.
Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire d’auto-évaluation, partiellement complété par le médecin du travail, comprenant le questionnaire EVREST (2026) pour les expositions professionnelles et l’état de santé des salariés, et l’E-Work Life Scale (EWLS) révisée et validé (20 items, 4 dimensions) pour la qualité de vie en télétravail (Charalampous et al 2023).
Résultats
En 2025, le centre d’appel compte 626 salariés dont 24% (n=150) occupent un poste de conseillers clients.
Le télétravail, qu’il soit total ou partiel, hybride ou mis en place dans le cadre d’un aménagement de poste, concernait 23,4 % des salariés, soit 147 personnes. Parmi eux, 24 salariés bénéficiaient d’un télétravail sur prescription médicale soit 3,8% par rapport à l’ensemble des salariés et 16,3 % par rapport à l’effectif des conseillers clients.
Notre étude porte sur 13 salariés parmi les 24 répondant aux critères d’inclusion (taux de participation de 54,2 %).
Les troubles musculo-squelettiques, en particulier les atteintes cervicales, représentaient la principale indication de prescription médicale (30,8 %, n = 4). Ils étaient suivis par les risques psychosociaux, notamment les troubles anxio-dépressifs, identifiés chez 3 salariés (23,1 %).
Les résultats du questionnaire indiquent que le télétravail permet à l’ensemble des salariés interrogés de réduire le temps consacré aux trajets domicile‑travail. Cette réduction se traduit par un gain hebdomadaire de 2 à 6 heures et contribue à la diminution de l’absentéisme.
Plus de la moitié des salariés ont rapporté des plaintes psychologiques, notamment des troubles du sommeil, avec une amélioration significative de la durée et de la qualité du sommeil grâce au télétravail.
Le score EWLS était élevé chez 92,3 % des salariés, traduisant une perception globalement positive du télétravail et un impact favorable sur la qualité de vie au travail.
Conclusion
Cette étude met en évidence l’efficacité du télétravail, lorsqu’il est prescrit par le médecin du travail, comme outil de prévention de la désinsertion professionnelle.
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| th06 p247 stigmatisation internalisee et vecu professionnel des travailleurs bipolaires analyse des facteurs associes auteurs fatma ezzahra boujmil 1 ghada bahri 1 mariem mersni 1 yasmine tebourbi 1 siwar chemingui 1 amira belkahla 1 dorra brahim 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologies professionnelles chu charles nicolle tunis tunisie presentateur fatma ezzahra boujmil |
Th06-P247 - Stigmatisation internalisée et vécu professionnel des travailleurs bipolaires : analyse des facteurs associés
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Ghada Bahri (1), Mariem Mersni (1), Yasmine Tebourbi (1), Siwar Chemingui (1), Amira Belkahla (1), Dorra Brahim (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Fatma Ezzahra Boujmil
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et de pathologies professionnelles, CHU Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE
Introduction Le trouble bipolaire (TB) est une affection psychiatrique chronique figurant parmi les dix maladies les plus invalidantes selon l’OMS. Son évolution peut être émailler par l’apparition d’une stigmatisation internalisée. Au sein d’une population active, cette dernière peut se manifester par à un absentéisme fréquent ou une mauvaise insertion professionnelle. Sa prévalence reste sous-estimée malgré la disponibilité d'outils validés pour la mesurer.
Objectifs Évaluer la stigmatisation internalisée chez des travailleurs atteints de TB et identifier ses principaux facteurs associés.
Matériel et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale menée sur une période d'un an (2024-2025) auprès de patients atteints de TB évalués lors d’une visite médicale d’aptitude au travail à l'hôpital Charles Nicole de Tunis. L'auto-stigmatisation a été évaluée à l'aide de l'échelle ISMI (Internalized Stigma of Mental Illness). Un score total ≥ 2,5 a été fixé pour identifier les personnes auto-stigmatisées.
Résultats Au total, 106 patients ont été retenus. L'âge moyen était de 43,8 ± 10,3 ans, avec un gznrz-ratio de 0,53 (F/H). Cinquante-six pour cent étaient mariés et avaient au moins un enfant. La majorité avait un statut socio-économique moyen (72,6%). Les catégories professionnelles les plus représentées étaient les infirmières (18,9%) et les ouvriers (14,2%). La durée moyenne d'ancienneté était de 17,41 ± 8,7 ans. Seuls 9,4% des patients avaient un antécédent de licenciement. Parmi les patients, 33,9% avaient des horaires de travail atypiques. Un absentéisme fréquent était noté chez 88,7% des patients. L’âge moyen d'apparition de TB était de 29,7 ± 4,9 ans. Le nombre moyen d'épisodes thymiques était de 6,5 ± 3,5. La durée moyenne d'hospitalisation était de 6,4 ± 14 jours. L'ISMI total moyen était de 2,58 ± 0,87. Plus de la moitié des patients (56,6%) étaient auto-stigmatisés. Le retrait social et l'aliénation étaient observés dans 78,3% et 55,7% des cas, suivis par l'assimilation des stéréotypes (43,4%), la discrimination (39,6%) et la résistance à la stigmatisation (32,1 %). L'analyse univariée a révélé une association statistiquement significative entre des l’auto-stigmatisation, le sexe féminin (p = 0,038), le statut de célibataire ou de divorcé (p = 0,012), le faible niveau socio-économique (p = 0,002) et les horaires de travail atypiques notamment le travail de nuit et posté (p < 0,001).
Conclusion Une prévention axée sur la lutte contre la stigmatisation et l’aménagement des horaires du travail permet de réduire l’auto-stigmatisation, et ainsi, favoriser des résultats fonctionnels convenables.
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| th06 p248 le syndrome du canal carpien opere et maintien dans l emploi auteurs kalthoum tizaoui 3 4 mouna ounaies 1 houda yacoub youssef 3 4 orjouane sassi 2 nada mjahed 5 hager kamoun 1 4 etablissement 1 institut mohamed kassab d orthopedie imko tunis tunisie 2 hopital d enfants bechir hamza de tunis tunis tunisie 3 institut pasteur tunis tunisie 4 laboratoire de recherche lr161 institut passteur tunis tunisie 5 efficience paris tunisie presentateur hager kamoun |
Th06-P248 - Le Syndrome du Canal Carpien opéré et maintien dans l'emploi
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Kalthoum Tizaoui (3,4), Mouna Ounaies (1), Houda Yacoub-Youssef (3,4), Orjouane Sassi (2), Nada Mjahed (5), Hager Kamoun (1,4)
Présentateur : Hager Kamoun
Etablissement : (1) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie IMKO), Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital d'enfants Bechir Hamza de Tunis, Tunis, TUNISIE; (3) Institut Pasteur , Tunis, TUNISIE; (4) Laboratoire de recherche (LR161) Institut Passteur, Tunis, TUNISIE; (5) Efficience, Paris, TUNISIE
Introduction Le syndrome du canal carpien (SCC) est une affection courante occupant le premier rang des maladies professionnelles en Tunisie t dans plusieurs pays. Lorsque le diagnostic est précoce l’aménagement de poste peut freiner l’évolution de la maladie ou la retarder. Dans les cas sévères le traitement chirurgical est la seule solution. Le travailleur exposé aux gestes répétés à son poste de travail pourrait retarder l’échéance de l’intervention de peur des répercussions sur son aptitude professionnelle. Cette étude avait pour objectif de décrire le suivi des travailleurs atteints de SCC sur le plan médical et sur leur aptitude leur poste de travail et leur devenir professionnel.
Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective longitudinale réalisée auprès de tous les patients ayant consulté en médecine du travail sur une période de 3 ans (de 2021 à 2023). Les données ont été collectées en Juin 2024 soit à plus de 1 an après l’intervention. Tous les travailleurs ont été opérés au service de chirurgie réparatrice de l’l’IMKO avec la même technique chirurgicale. Un auto-questionnaire téléphonique a été préétabli pour collecter les informations complémentaires concernant la satisfaction après le traitement chirurgical et le retour au poste de travail.
Résultats Nous avons inclus 78 patients, majoritairement des femmes (87,2 %), avec un âge moyen ± écart type de 51,12 ± 8,52 ans. L'indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 28,10 ± 5,40, indiquant un surpoids. Dans la plupart des cas, le SCC coexistait avec des troubles musculosquelettiques, le diabète et une dysthyroïdie. Les participants étaient des travailleurs du secteur privé. Les secteurs les plus représentés étaient les industries textiles, câbleries et agroalimentaires. Tous étaient exposés à l’hyper-sollicitation des poignets. En ce qui concerne la situation professionnelle, 11 % ont bénéficié d’un aménagement de poste et tous les autres ont repris leur poste de travail habituel. Nous n’avons pas relevé de récidives ni de complications.
Discussion et conclusion Le genre féminin, l’obésité et les maladies métaboliques ont été rapportés dans la littérature comme facteurs de risque du SCC et ce fut le cas dans notre série. Cependant une fois opérés, tous les patients ont repris le travail dont 89% sans aménagement de poste et 11% avec aménagement. Tous n’ont pas reconsulté pour récidive ni complication. Aucun travailleur n’a été déclaré inapte ni en invalidité.
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| th06 p249 handicap sensoriel de la desinsertion a la reinsertion professionnelle auteurs siham khaldi 1 olfa jouini 1 cecile fontanive 1 christophe garchery 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur siham khaldi |
Th06-P249 - Handicap sensoriel , de la désinsertion à la réinsertion professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Siham Khaldi (1), Olfa Jouini (1), Cecile Fontanive (1), Christophe Garchery (1)
Présentateur : Siham Khaldi
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Le handicap visuel peut entraîner des incapacités au niveau des activités et altérer l’autonomie des personnes selon le degré de sévérité de leur déficience visuelle
L’insertion professionnelle et le maintien en emploi des personnes déficientes visuelles restent difficiles mais possibles avec l’implication des professionnels et acteurs du maintien en emploi
Objectifs
Evaluation des difficultés et des besoins des salariés
Analyse des situations et accompagnement dans la recherche et la construction de solutions adaptées,
Mobilisation des aides techniques, humaines et financières pour la mise en œuvre des solutions de maintien.
Méthodologie : Description et analyse de trois situations d’handicap visuel dans 3 entreprises différentes
Accompagnement en collaboration avec les acteurs externes experts en basse vision par des appuis spécifiques visuels, des études de postes ergonomiques spécialisées , des bilans fonctionnels d’autonomie et de la sécurité dans les déplacements
Mise en place des solutions, d’équipements spécifiques et sensibiliser l’ensemble du personnel au handicap.
Résultats obtenus
Trois salariés occupant des métiers différents présentant des déficiences visuelles
Ces salariés rencontrent des difficultés communes plus ou moins prononcées
Au niveau individuel : autonomie, lecture, écriture, développement des techniques de compensation ;
Au niveau environnemental : accessibilité, déplacements dans les transports, l’espace de travail
Au niveau professionnel : incapacité, inaccessibilité aux systèmes d’information, des locaux et outils de travail et de communication, restriction de la participation
Discussion :
Les médecins du travail coordonnent avec les acteurs du maintien en emploi : ergonomes, cap emploi, experts en basse vision , experts en locomotion
Des solutions de compensation
Organisationnels/ financiers : Télétravail pour certains , tutorat , aides financières au maintien
Techniques : Eclairage Luminosité basse vision, Lampes d’appoint à éclairage directionnel, lampadaire modulable ,Canne blanche de détection des obstacles , canne de signalisation
Outils de communication / informatique :écrans adaptés, vidéo agrandisseur, loupes électroniques , logiciels adaptés de compensation à contraste inversé ou à synthèse vocale , machine à lire de poche
Conclusion
La prévention de la désinsertion professionnelle des personnes déficientes visuelles est au cœur des missions des services de santé au travail nécessitant l’engagement des acteurs et la coordination pluridisciplinaire
Le suivi et l’accompagnement sur la durée de l’employeur et du salarié sont primordiaux
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| th06 p250 au dela de l efficacite une revue realiste des interventions non medicales visant le retour au travail des survivants du cancer incluses dans la revue systematique cochrane 2024 auteurs apolline blazer 1 aimline souier 2 laure guittard 2 jean baptiste fassier 3 marion lamort bouche 1 4 etablissement 1 research on healthcare performance reshape universite claude bernard lyon 1 inserm u1290 lyon france 2 hospices civils de lyon service recherche et epidemiologie cliniques pole de sante publique lyon france 3 umrestte universite claude bernard lyon 1 umr t9405 lyon france 4 universite claude bernard lyon 1 college universitaire de medecine generale cumg lyon france presentateur apolline blazer |
Th06-P250 - Au-delà de l'efficacité : une revue réaliste des interventions non médicales visant le retour au travail des survivants du cancer incluses dans la revue systématique Cochrane 2024
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Apolline Blazer (1), Aimline Souier (2), Laure Guittard (2), Jean-Baptiste Fassier (3), Marion Lamort-Bouché (1,4)
Présentateur : Apolline Blazer
Etablissement : (1) RESearch on HealthcAre PErformance (RESHAPE), Université Claude Bernard Lyon 1, INSERM U1290, Lyon, FRANCE; (2) Hospices Civils de Lyon, Service Recherche et Epidémiologie Cliniques, Pôle de Santé Publique, Lyon, FRANCE; (3) UMRESTTE Université Claude Bernard Lyon 1, UMR T9405, Lyon, FRANCE; (4) Université Claude Bernard Lyon 1, Collège Universitaire de Médecine Générale (CUMG), Lyon, FRANCE
Contexte et objectifs
Les interventions non médicales visant à accompagner le retour au travail (RAT) après un cancer se sont multipliées ces dernières années. Leurs effets restent hétérogènes et insuffisamment expliqués. Les essais randomisés contrôlés (ERC) apportent des éléments d’efficacité mais peu d’enseignements sur ce qui fonctionne, pour qui, comment et dans quelles conditions. Cette étude vise à conduire une revue réaliste des interventions non médicales de RAT après cancer incluses dans la revue systématique Cochrane 2024, afin d’en comprendre les mécanismes et les conditions de succès.
Méthode
Une revue réaliste fondée sur les articles inclus dans la revue Cochrane 2024 « Interventions to enhance return to work for cancer patients » est menée. Les essais contrôlés randomisés constituent la base empirique de l’analyse. Une recherche documentaire itérative en deux étapes est réalisée : une recherche rétro-citative à partir des références de chaque essai et une recherche prospective sur leurs citations. La synthèse suit les standards RAMESES et mobilise les publications principales et associées (protocoles, articles de développement, évaluations de processus) afin de reconstruire et raffiner les théories de programme.
Résultats
Le travail de revue est en cours. La revue Cochrane 2024 inclut 25 ERC portant sur divers types d’interventions non médicales?: interventions psycho-éducatives, programmes d’activité physique, réadaptation professionnelle et multidisciplinaires. Les interventions intégrant une dimension interactive ou de discussion, au-delà de la simple transmission d’informations, apparaissent plus efficaces. Le mécanisme central identifié est l’augmentation du sentiment d’auto-efficacité, notamment via la comparaison sociale, la normalisation des difficultés et le sentiment d’être capable de gérer la reprise. Les outils de simulation de situations de travail semblent particulièrement pertinents pour anticiper les interactions avec les collègues et adapter la reprise aux besoins individuels. Les interventions semblent plus efficaces chez les personnes socialement moins favorisées, possiblement en lien avec un niveau initial de littératie plus faible.
Conclusion
La revue réaliste met en évidence que les interventions de RAT après cancer agissent certes par leur contenu informatif mais moins que par leur capacité à renforcer le sentiment d’auto-efficacité, en interaction avec les contextes sociaux et professionnels.
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| th06 p251 maintien dans lemploi et amenagement des postes chez des travailleurs exposes aux tms en filature auteurs nihel khouja 1 emna baraketi 1 saloua ismail 1 amani dallagi 1 oumayma guesmi 2 imed zahouani 2 jihen hsinet 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine de travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie 2 service autonome de medecine du travail ben arous tunisie presentateur saloua ismail |
Th06-P251 - Maintien dans l’emploi et aménagement des postes chez des travailleurs exposés aux TMS en filature
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Nihel Khouja (1), Emna Baraketi (1), Saloua Ismail (1), Amani Dallagi (1), Oumayma Guesmi (2), Imed Zahouani (2), Jihen Hsinet (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Saloua Ismail
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail et des Maladies Professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, TUNISIE; (2) Service autonome de Médecine du Travail, Ben Arous, TUNISIE
Introduction Les troubles musculo-squelettiques (TMS) d’origine professionnelle sont une cause fréquente d’altération de l’aptitude au travail et constituent un facteur important de désinsertion professionnelle, notamment dans les secteurs à contraintes biomécaniques élevées comme la filature textile.
Objectifs Évaluer le retentissement des TMS professionnels sur l’aptitude au travail et décrire les mesures médico-professionnelles mises en place pour prévenir la désinsertion professionnelle dans une entreprise de filature textile.
Méthodes Étude descriptive rétrospective conduite auprès de travailleurs d’une entreprise de filature textile présentant des TMS reconnus comme maladies professionnelles indemnisables (MPI), durant un mois. Les données ont été recueillies à partir des dossiers de santé au travail en utilisant une fiche synoptique anonyme.
Résultats Vingt-sept travailleuses ont été incluses (âge moyen 43,6 ± 7,5 ans ; ancienneté 19,8 ± 6,8 ans). Les postes de travail comprenaient la filature humide (17), le bobinage (7) et la préparation (3). Dix patientes présentaient des comorbidités. L’exposition à des facteurs de risque biomécaniques était universelle (mouvements répétitifs 27/27 ; postures prolongées 18/27 ; positions articulaires extrêmes 24/27 ; mouvements forcés 8/27), associée à des contraintes psychosociales (forte concentration 26/27 ; grande précision 22/27). Les TMS diagnostiqués étaient les tendinopathies d’épaule (17), la ténosynovite de De Quervain (3) et le syndrome du canal carpien (12). Ce dernier était significativement corrélé à l’ancienneté professionnelle (p = 0,046). Tous les TMS ont été reconnus et indemnisés selon le tableau n°82 des MPI tunisiennes. L’impact fonctionnel s’est traduit par un arrêt de travail médian de 36 jours. Des mesures de maintien dans l’emploi ont été proposées : mutation de poste (16) ou aménagement de poste (11) incluant l’éviction des tâches contraignantes (10) et la prescription de pauses (10). L’évolution était marquée par l’amélioration de la symptomatologie chez 10 travailleuses, sa persistance chez 11 autres et son aggravation chez le reste.
Conclusion Les TMS professionnels ont un impact significatif sur l’aptitude au travail et favorisent la désinsertion professionnelle dans la filature textile. La prévention, via la réduction des contraintes biomécaniques, l’aménagement des postes et le suivi médico-professionnel, est essentielle pour le maintien durable dans l’emploi.
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| th06 p252 maintien en emploi apres lymphome de hodgkin facteurs associes et devenir professionnel des survivants auteurs latifa ben afia 1 lamia bouzgarrou 1 nourane mazhoud 2 ines aissa 1 wiem boufrikha 2 ghada elouaer 1 aicha baroudi 1 sarra boukhris 2 mohamed adnene laatiri 2 aicha brahem 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital regional ksar hellal monastir tunisie 2 service d hematologie centre hospitalo universitaire fattouma bourguiba monastir tunisie presentateur latifa ben afia |
Th06-P252 - Maintien en emploi après lymphome de Hodgkin : facteurs associés et devenir professionnel des survivants
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Latifa Ben Afia (1), Lamia Bouzgarrou (1), Nourane Mazhoud (2), Ines Aissa (1), Wiem Boufrikha (2), Ghada Elouaer (1), Aicha Baroudi (1), Sarra Boukhris (2), Mohamed Adnene Laatiri (2), Aicha Brahem (1)
Présentateur : Latifa Ben Afia
Etablissement : (1) Service de médecine du travail Hôpital Régional Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE; (2) Service d'hématologie, centre hospitalo-universitaire Fattouma Bourguiba,, Monastir, TUNISIE
Introduction : Le lymphome de Hodgkin (LH) touche préférentiellement des adultes jeunes en plein essor professionnel. Si les avancées thérapeutiques ont permis d’améliorer nettement le pronostic, la réinsertion professionnelle demeure un enjeu majeur de la survie, conditionnant la qualité de vie et l’intégration sociale. L'étude vise à évaluer le retour au travail des survivants du LH et à identifier les facteurs associés au maintien en emploi parmi ces patients.
Méthode : une étude transversale était conduite auprès de patients atteints de LH, pris en charge au service d’hématologie clinique de Monastir entre 2016 et 2024 et ayant finalisé leur protocole thérapeutique depuis au moins un an avant le début de l’enquête. Les données relatives aux caractéristiques cliniques et thérapeutiques, et au statut professionnel au diagnostic étaient recueillies à partir des dossiers médicaux. Des entretiens individuels ont permis d’analyser les parcours professionnels après traitement, notamment le retour et le maintien en l’emploi, les changements de poste et les cessations d’activité.
Résultats : au total, 71 entretiens étaient conduits avec 59,2 % des patients étaient des hommes dont 76,1 % avaient < 40 ans et un âge moyen de 34 ± 11 ans. Au moment du diagnostic, 80,3 % des patients étaient actifs et occupaient des postes manuels dans 72 % des cas. Parmi ces patients initialement actifs, 52 ont bénéficié d’un arrêt de travail, lequel était de longue durée dans 26 cas. Au moment de l’enquête, 77,5 % des patients inclus étaient en rémission. Parmi ceux initialement actifs, 49,1 % étaient maintenus à leur poste initial, tandis que 24.6% avaient changé de poste, alors que 26,3 % n’étaient plus en activité professionnelle. La durée de l’arrêt maladie était significativement associée à la catégorie professionnelle, avec un risque accru d’arrêts prolongés (> 1 an) parmi les travailleurs manuels (p = 0,028). Les difficultés de maintien à l’emploi étaient significativement associées à l’âge (p = 0,019), au statut matrimonial (p = 0,034) et à la catégorie professionnelle (p = 0,017). Les modalités de départs de poste étaient significativement variables en fonction de l’âge. En effet, les démissions étaient plus fréquentes parmi les patients âgés de ≤ 40 ans (55 %) alors que la retraite concernait 78 % des patients de ≥ 40 ans (p < 0,001).
Conclusion : le maintien au travail après un LH est un processus complexe, influencé par des facteurs individuels, cliniques et professionnels. Ces résultats soulignent la nécessité d’une prise en charge globale et multidisciplinaire afin de favoriser un retour au travail durable, adapté et sécurisé parmi ces jeunes adultes.
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| th06 p253 prevention et prise en charge de l epuisement professionnel des soignants en occitanie au sein du chu de toulouse auteurs manuelo turkiewicz 1 gaelle pacaud 1 severine richardin 1 caroline gernigon 1 fabrice herin 1 etablissement 1 chu de toulouse toulouse france presentateur fabrice herin |
Th06-P253 - Prévention et prise en charge de l'épuisement professionnel des soignants en Occitanie au sein du CHU de Toulouse
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Manuelo Turkiewicz (1), Gaelle Pacaud (1), Severine Richardin (1), Caroline Gernigon (1), Fabrice Herin (1)
Présentateur : Fabrice Herin
Etablissement : (1) CHU de Toulouse, Toulouse, FRANCE
Le rapport sur la santé des professionnels de santé du 9/10/2023 fournit plusieurs données significatives concernant la santé mentale des soignants. Il met en évidence que 55 % des 50 000 professionnels de santé interrogés déclarent avoir connu un ou plusieurs épisodes d’épuisement professionnel, quel que soit leur mode d’exercice. Le rapport précise également que seuls 42 % de ces professionnels ont accès à la médecine du travail.
L’épuisement professionnel, enjeu de santé publique, est un phénomène complexe et aux manifestations multiples : anxiété, troubles du sommeil, troubles mnésiques, etc. Dans un contexte de forte tension du système de santé, les conséquences de cette problématique sont nombreuses et préjudiciables : arrêts de travail, fautes et erreurs dans l’activité de soins quotidienne, comportements addictifs (alcool, tabac), ainsi que des répercussions sur la vie professionnelle (démission) et personnelle (séparation, divorce).
Dans un contexte de difficultés d’accès aux soins, il convient de souligner que tous les professionnels de santé ne bénéficient pas d’un suivi dans un service de santé au travail (SST), notamment les professionnels libéraux, et que certains établissements rencontrent des difficultés à proposer une médecine du travail en raison de la pénurie médicale. Les démarches de prévention primaire en santé des soignants au sein des établissements de santé restent peu développées, et les structures spécifiques de prise en charge demeurent rares.
Face à ce constat, le SST du CHU de Toulouse a mis en place, en mai 2023, un centre de prévention de l’épuisement professionnel des soignants (PEPS), proposant une prise en charge pluridisciplinaire. Depuis sa création, plus de 500 soignants ont été accompagnés par le centre PEPS. En octobre 2025, ce dispositif a évolué avec l’ouverture d’un hôpital de jour (HDJ), accessible à tous les professionnels, quel que soit leur secteur d’activité. Le centre a alors été renommé « Centre de prévention de l’épuisement des professionnels de la santé et autres secteurs » (PEPSS).
Le centre PEPSS a pour objectif de prévenir l’épuisement professionnel, le prendre en charge et favoriser le maintien dans l’emploi après un épisode d’épuisement professionnel et de prévenir les rechutes.
Lors de cette communication, nous proposons de présenter les spécificités de l’épuisement professionnel ainsi que les modalités de prise en charge d’un patient, depuis son accueil au sein du centre PEPSS et son suivi par l’équipe pluridisciplinaire, incluant le recours à HDJ si nécessaire, jusqu’à sa sortie du dispositif.
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| th06 p254 burnout chez le personnel medical association avec le sens de la coherence auteurs sirine hjaiej 4 hager kamoun 1 abir hakiri 3 orjouane sassi 2 nada mjahed 4 rym ghachem 3 etablissement 1 institut mohamed kassab d orthopedie imko tunis tunisie 2 hopital d enfants bechir hamza de tunis tunis tunisie 3 hopital razi tunis tunisie 4 centre hospitalier universitaire de vinatier lyon france presentateur hager kamoun |
Th06-P254 - Burnout chez le personnel médical : Association avec le sens de la cohérence
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Sirine Hjaiej (4), Hager Kamoun (1), Abir Hakiri (3), Orjouane Sassi (2), Nada Mjahed (4), Rym Ghachem (3)
Présentateur : Hager Kamoun
Etablissement : (1) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie IMKO), Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital d'enfants Bechir Hamza de Tunis, Tunis, TUNISIE; (3) Hopital Razi, Tunis, TUNISIE; (4) centre hospitalier universitaire de Vinatier, Lyon, FRANCE
Introduction Le burnout ou syndrome d’épuisement professionnel, représente un enjeu de santé publique d’actualité, notamment chez les professionnels de la santé. Il se traduit par une fatigue émotionnelle, une dépersonnalisation et une baisse de l’épanouissement personnel, ce qui peut altérer le bien-être des médecins et impacter sur la qualité des soins qu’ils dispensent.
L’objectif de ce travail était de mesurer la fréquence du burnout chez les médecins dans un hôpital du grand Tunis, d’identifier les facteurs liés à ce syndrome et d’examiner l’interaction entre le burnout et le sens de cohérence (SOC) pouvant être un facteur protecteur.
Méthode Il s’agit d’une étude descriptive, transversale et exhaustive réalisée auprès des 132 médecins de l’Institut Mohamed Kassab d’Orthopédie (IMKO) sur une période 4 mois (de 02/2023 à 06/2023). Les questionnaires utilisés étaient basés sur l’échelle de Maslach Burnout Inventory (MBI) et l’échelle du sens de la cohérence (SOC-13). Ils ont été remis de mains en mains et ont été récupérés directement après la réponse. L’analyse statistique a comporté l’évaluation de la fréquence du burnout, ses dimensions et l’interaction entre le SOC et les niveaux de prédiction.
Résultats Le taux de burnout global chez les médecins de l’IMKO était de 22,5 %. La dimension la plus impactée était l’épanouissement personnel (68,3 %), suivie de la dépersonnalisation (55,8 %) puis de l’épuisement émotionnel (36,7 %). Parmi les participants ayant un burnout, 70% avaient un sens de cohérence faible avec une corrélation significative à un plus faible score de cohérence (52,37±8,4 vs 59,24±13,84 ; p=0,002) et à des scores de « signification » et « gérabilité» plus faibles (respectivement p=0,002 et p=0,035). Parmi les facteurs socio-professionnels le burnout était fortement lié au nombre de gardes, au nombre d’heures de travail, au service d’affectation d’anesthésie réanimation et de rhumatologie ainsi qu’au statut marital. Aussi, une augmentation du SOC était associée à des niveaux plus bas d’épuisement émotionnel et de dépersonnalisation, confirmant le rôle protecteur du SOC.
Conclusion Ce travail a relevé des informations essentielles concernant la prévalence du burnout chez les médecins tunisiens et les éléments qui y sont liés, tout en soulignant l’importance de la cohérence en tant que facteur de protection contre ce syndrome. Ces informations permettent de mettre en place des mesures de prévention plus spécifiques et d’offrir un soutien plus efficace aux médecins, dans le but de préserver leur bien-être dans des conditions de travail optimales
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| th06 p255 impact de leczema de contact allergique des mains sur lactivite professionnelle auteurs amel kchaou 1 amira triki 1 feriel dhouib 1 nehla rmadi 1 salaheddine marrakchi 2 hamida turki 2 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail_ chu hedi chaker de sfax tunis tunisie 2 service de dermatologie _chu hedi chaker de sfax tunis tunisie presentateur feriel dhouib |
Th06-P255 - Impact de l’eczéma de contact allergique des mains sur l’activité professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Amel Kchaou (1), Amira Triki (1), Feriel Dhouib (1), Nehla Rmadi (1), Salaheddine Marrakchi (2), Hamida Turki (2), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Feriel Dhouib
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail_ CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunis, TUNISIE; (2) Service de Dermatologie _CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunis, TUNISIE
Contexte L’eczéma de contact allergique (ECA) des mains est une dermatose fréquente, souvent chronique et récidivante.Il peut entraîner un handicap professionnel significatif et générer des coûts indirects pour l’entreprise.
Objectif Évaluer le retentissement de l’ECA des mains sur l’activité professionnelle.
Méthodes Il s’agit d’une étude transversale, menée auprès des patients suivis à l’unité d’Allergologie du service de Dermatologie du CHU Hédi Chaker de Sfax pour l’ECA des mains. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques professionnelles, l’analyse du poste de travail et des produits manipulés, ainsi que l’évaluation du retentissement professionnel à l’aide de l’échelle Work Productivity and Activity Impairment (WPAI).
Résultats Au total, 85 patients ont été inclus, dont 51,1 % étaient des femmes. L’âge moyen était de 36,2 ± 7,1 ans. L’ECA des mains était responsable d’un taux moyen d’absentéisme de 12,6 ± 15,1 %, d’un présentéisme de 50,0 ± 25,5 %, d’une baisse de la productivité de 55,3 ± 25,6 % et d’une limitation des activités quotidiennes de 41,9 ± 25,4 %. Le présentéisme et la baisse de la productivité étaient associés au nombre de poussées, au caractère chronique de l’eczéma, à l’exposition à certains allergènes (chrome, colophane, baume de Pérou, Thiuram-Mix et Fragrance-Mix) ainsi qu’à l’exercice professionnel dans les secteurs du bâtiment et travaux publics et de l’agroalimentaire.
Conclusion L'ECA des mains altère significativement la vie professionnelle des sujets atteints. Ces résultats soulignent la nécessité d'un dépistage précoce et d'un accompagnement des travailleurs tout au long de la maladie pour garantir une meilleure insertion professionnelle.
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| th06 p256 reclassement professionnel et prevention de la desinsertion professionnelle en milieu militaire etude retrospective sur 8 ans auteurs youssef rouached 1 salma kamoun 1 nour essafa ellili 1 wifak sellami 1 adel amri 1 etablissement 1 centre militaire de medecine du travail et de securite professionnelle direction generale de la sante militaire tunis tunisie presentateur salma kamoun |
Th06-P256 - Reclassement professionnel et prévention de la désinsertion professionnelle en milieu militaire : étude rétrospective sur 8 ans
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Youssef Rouached (1), Salma Kamoun (1), Nour Essafa Ellili (1), Wifak Sellami (1), Adel Amri (1)
Présentateur : Salma Kamoun
Etablissement : (1) Centre Militaire de Médecine du Travail et de Sécurité Professionnelle-Direction générale de la santé militaire, Tunis, TUNISIE
Introduction : En raison des spécificités du milieu militaire, le personnel est exposé à des contraintes professionnelles, des accidents de travail et des maladies chroniques évolutives pouvant compromettre l’aptitude au service avec un risque de désinsertion professionnelle. Le reclassement professionnel (RP) constitue une stratégie essentielle de prévention du risque de sortie prématurée de l’activité militaire.
Objectif : Identifier les caractéristiques professionnelles et sociodémographiques des militaires ayant sollicité un reclassement professionnel et évaluer l’impact de ce dernier sur la prévention de la désinsertion professionnelle, le devenir professionnel et la qualité de vie des militaires reclassés.
Méthode : Étude descriptive transversale rétrospective portant sur les demandes de RP colligées au centre militaire de médecine du travail et de sécurité professionnelle entre 2016 et 2023. Les données ont été collectées à partir des fiches de demande de RP et d’une fiche évaluant le devenir professionnel, intégrant la version tunisienne validée du questionnaire SF-36.
Résultats : Notre population d’étude comprenait 90 militaires. L’âge moyen était de 29 ans et l’ancienneté moyenne au service armé de 8,6 ans. La population comprenait 49 % de sous-officiers et 37 % d’hommes de troupe ; 78 % appartenaient à l’armée de terre et 61 % exerçaient des spécialités d’armes. Les demandes de RP concernaient principalement des maladies chroniques (53 %) et des accidents de travail (37 %), avec une association significative selon l’âge (p=0,004), l’ancienneté (p=0,003) et la spécialité (p=0,006). Les troubles musculo-squelettiques (33 %) et les troubles psychiatriques (18 %) constituaient les principales causes, notamment l’état de stress post-traumatique (20 %) et la discopathie dégénérative (13 %). Parmi les militaires pour lesquels un RP était indiqué (n=51), 53 % ont bénéficié d’un aménagement de poste et 47 % d’un reclassement professionnel. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes pour les dimensions du SF-36, tandis que 84 % des militaires se déclaraient satisfaits de leur situation professionnelle, traduisant un maintien en activité et une prévention effective de la désinsertion professionnelle.
Conclusion : Notre étude souligne que le reclassement professionnel et l’aménagement de poste constituent des leviers majeurs de prévention de la désinsertion professionnelle en milieu militaire. Leur impact comparable sur le maintien en activité et la qualité de vie met en évidence l’intérêt d’une prise en charge précoce et individualisée pour sécuriser le parcours professionnel des militaires
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| th06 p257 dyschromatopsie congenitale determinants de l aptitude medicale au travail et impact professionnel auteurs amal jebali 1 emna baraketi 1 amani dallagi 1 nihel khouja 1 saloua ismail 1 farah taleb 1 jihen hsinet 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie tunis tunisie presentateur amani dallagi |
Th06-P257 - Dyschromatopsie congénitale : déterminants de l'aptitude médicale au travail et impact professionnel
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Amal Jebali (1), Emna Baraketi (1), Amani Dallagi (1), Nihel Khouja (1), Saloua Ismail (1), Farah Taleb (1), Jihen Hsinet (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Amani Dallagi
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail et des maladies professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie , Tunis, TUNISIE
Introduction La dyschromatopsie congénitale (DC) peut compromettre l’aptitude médicale au travail (AMT) avec un impact variable selon les exigences du poste. Les objectifs de notre étude étaient de décrire les caractéristiques professionnelles et médicales des travailleurs atteints de DC et d’analyser les déterminants de leur AMT.
Méthodes étude descriptive et transversale avec un recueil de données rétrospectif et exhaustif des dossiers médicaux des patients pris en charge pour DC au service de médecine de travail de l’hôpital La Rabta de Tunis entre 1998 et 2024.
Résultats Nous avons colligé 59 cas de DC, ayant une prédominance masculine (98%) et un âge moyen de 33 ± 9,2 ans. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 8,9 ± 5,4 ans. Les secteurs d’activité les plus représentés étaient le secteur de transport terrestre (24%), pétrolier et gazier (8%), de santé humaine (6%) et d’ingénierie (6%). Les postes de travail les plus touchés étaient les chauffeurs professionnels (41%) et les techniciens et ingénieurs en électromécanique (28%). Les postes exigeaient une bonne vision des couleurs dans 75% des cas, notamment la conduite de véhicules (17 cas) et la manipulation des câbles colorés et indicateurs colorés (8 cas). La DC a été dépistée lors des visites en médecine de travail dans tous les cas, dont 49% des cas à l’embauche. Il s’agissait d’une achromatopsie dans 24% des cas et d’une dyschromatopsie dans 97% des cas (dont 60% une deutéranopie et 24% une protanopie). La DC était un motif d’inaptitude médicale définitive au poste du travail dans 39% des cas, essentiellement les chauffeurs professionnels (n=19). Un aménagement du poste de travail a été envisagé dans 36% des cas. Les principaux aménagements étaient l’éviction de manipulation des câbles et indicateurs colorés (n=8), la limitation de trajet de conduite aux zones intra-urbaines pour les conducteurs de voitures légères (n=8) et l’éviction de monitorage au scope pour le personnel de santé (n=3).
Conclusions La DC est susceptible d’avoir un impact professionnel significatif, pouvant conduire à des restrictions ou inaptitude médicale au travail pour les postes exigeant une bonne discrimination chromatique.
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| th06 p258 impact des pathologies oculaires sur laptitude au travail auteurs hind el amrani 1 zineb bounou 1 ayman el majdouli 3 bennaceur benali 2 etablissement 1 centre hospitalo universitaire ibn sina rabat rabat maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie universite mohammed v rabat maroc 3 faculte des lettres et des sciences humaines sais universite sidi mohammed ben abdellah rabat maroc presentateur hind el amrani |
Th06-P258 - Impact des pathologies oculaires sur l’aptitude au travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Hind El Amrani (1), Zineb Bounou (1), Ayman El Majdouli (3), Bennaceur Benali (2)
Présentateur : Hind El Amrani
Etablissement : (1) Centre Hospitalo Universitaire Ibn Sina rabat , Rabat, MAROC; (2) Faculté de médecine et de pharmacie , Université Mohammed V, Rabat, MAROC; (3) Faculté des lettres et des sciences humaines Sais , Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Rabat, MAROC
Introduction Les pathologies oculaires au travail peuvent avoir des répercussions importantes sur l’aptitude au poste de travail, la performance et la sécurité des collaborateurs, en particulier dans les postes nécessitant une bonne acuité visuelle et une concentration soutenue. Dans certains cas, elles peuvent constituer un vrai handicap professionnel constituant donc un véritable enjeu en santé au travail.
Méthodes Nous rapportons quatre observations de pathologies oculaires identifiées à partir de l’analyse des dossiers médicaux issus des visites médicales d’embauche et des visites périodiques réalisées au sein du service de médecine du travail du CHU RABAT. Ce travail vise à mettre en évidence l’impact de ces pathologies en milieu professionnel et à souligner le rôle du médecin du travail dans leur prise en charge, notamment à travers l’évaluation de l’aptitude au travail, la proposition d’aménagements ou d’adaptations du poste de travail, ainsi que le suivi médical, contribuant ainsi au maintien en emploi.
Résultats Il s ‘agit de 2 femmes et 2 hommes, l’âge moyen est de 33,7 ±5,81 ans avec une ancienneté professionnelle de 10,2 ±6,08. Un médecin urgentiste opéré d’une greffe de cornée, présentant une myopie de l’œil gauche avec une acuité visuelle à 5/10, une infirmière polyvalente avec une rétinopathie diabétique responsable d ‘une baisse progressive d ‘acuité visuelle, une secrétaire médicale atteinte d’une amblyopie unilatérale de l’œil droit avec une acuité visuelle de 4/10. Un agent affecté aux archives présente une conjonctivite allergique accompagnée de larmoiement.
Des adaptations de postes type d ‘aménagements et si nécessaire des changements de postes ont été proposés, permettant le maintien en emploi.
Conclusion Les pathologies oculaires non liées au travail peuvent compromettre l’aptitude professionnelle si elles ne sont pas prises en charge de manière adaptée. L’intervention du médecin du travail en concertation avec le médecin traitant est essentielle pour évaluer les capacités fonctionnelles, proposer des adaptations de postes et favoriser la continuité professionnelle.
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| th06 p259 surdite et aptitude medicale au travail determinants et consequences professionnelles auteurs lobna dahmani 1 emna baraketi 1 amani dallagi 1 nihel khouja 1 saloua ismail 1 farah taleb 1 hsinet jihen 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie tunis tunisie presentateur amani dallagi |
Th06-P259 - Surdité et aptitude médicale au travail : déterminants et conséquences professionnelles
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Lobna Dahmani (1), Emna Baraketi (1), Amani Dallagi (1), Nihel Khouja (1), Saloua Ismail (1), Farah Taleb (1), Hsinet Jihen (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Amani Dallagi
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et des maladies professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction La surdité est une pathologie fréquente pouvant altérer l’aptitude médicale au travail (AMT) et compromettre la sécurité des travailleurs. Cette étude visait à analyser les déterminants de l’AMT chez des patients présentant une surdité.
Méthodes Étude descriptive transversale portant sur les dossiers médicaux des patients pris en charge pour surdité au service de médecine du travail de l’hôpital La Rabta de Tunis entre 2010 et 2024.
Résultats il s’agissait de 205 patients avec un sex-ratio Homme/Femme 1,6 et un âge médian de 40 ans [33 ; 51]. L’ancienneté médiane au poste était de 7 ans. Les secteurs les plus représentés étaient la télécommunication (43,9%), le secteur de transport terrestre (11,7%), le secteur de santé (6,8%) et l’industrie du textile (6,8%). Les postes les plus touchés étaient les téléconseillers (42,9%), les conducteurs de transport terrestre (10 ,7%) et les conducteurs de machines (7,8%). Les postes exposaient au bruit dans 74,6% des cas et exigeaient une bonne acuité auditive dans 62% des cas. Le port d’équipement de protection individuelle contre le bruit a été rapporté dans 11,1% des cas. Les patients étaient tabagiques dans 42% des cas et avaient au moins un antécédent personnel de pathologie otologique dans 28,3% des cas. La surdité a été découverte suite à des symptômes dans 79% des cas dominés par l’hypoacousie (81,5%) et des acouphènes (65,7%). Le dépistage orienté en médecine de travail a permis de dépister 20% des cas. L’audiométrie tonale a montré une surdité de perception à droite dans 64,2% des cas et à gauche dans 62,3% des cas. La surdité était unilatérale dans 18,6% des cas. Le déficit auditif médian était de 26,2dB à droite et 29,3dB à gauche. Les potentiels évoqués auditifs ont été réalisés chez 27,8% des cas. Chez ces derniers, il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les déficits auditifs estimés par audiométrie tonale et par potentiels évoqués auditifs. Il s’agissait de maladie professionnelle dans 40% des cas, dont 34,1% des cas étaient indemnisables (n=28). La surdité a entraîné une inaptitude définitive dans 48,8% des cas et une mise en invalidité dans 9,8% des cas. Un aménagement du poste a été prescrit dans 14,1% des cas notamment le renforcement des équipements de protection contre le bruit.
Conclusions La surdité pourrait avoir un impact professionnel important soulignant la nécessité de mise en place de mesures préventives adaptées, de dépistage orienté régulier et d’aménagement professionnel afin d’assurer la sécurité des travailleurs et préserver le capital auditif.
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| th06 p260 devenir professionnel apres reconnaissance dune maladie professionnelle facteurs de risque de desinsertion et leviers de prevention auteurs imene kacem 1 2 souhail chatti 1 2 maher maoua 2 3 nejib mrizak 2 asma aloui 1 2 seyf gmiza 1 2 chaima sridi 2 3 marwa bouhoula 1 2 manel makhloufi 1 2 asma chouchane 1 2 houda kalboussi 1 2 olfa el maalel 1 2 etablissement 1 chu farhat hached de sousse sousse tunisie 2 faculte de medecine de sousse sousse tunisie 3 chu sahloul de sousse sousse tunisie presentateur seyf gmiza |
Th06-P260 - Devenir professionnel après reconnaissance d’une maladie professionnelle : facteurs de risque de désinsertion et leviers de prévention
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Imene Kacem (1,2), Souhail Chatti (1,2), Maher Maoua (2,3), Nejib Mrizak (2), Asma Aloui (1,2), Seyf Gmiza (1,2), Chaima Sridi (2,3), Marwa Bouhoula (1,2), Manel Makhloufi (1,2), Asma Chouchane (1,2), Houda Kalboussi (1,2), Olfa El Maalel (1,2)
Présentateur : Seyf Gmiza
Etablissement : (1) CHU Farhat Hached de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Faculté de Médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (3) CHU Sahloul de Sousse, Sousse, TUNISIE
Problématique La reconnaissance d’une maladie professionnelle (MP) ne garantit pas le maintien en emploi. La désinsertion professionnelle reste fréquente, compromettant la réintégration sociale et économique des travailleurs.
Objectifs Décrire le devenir professionnel des patients déclarés victimes de MP au CHU Farhat Hached de Sousse et identifier les facteurs associés à la perte d’emploi, afin d’orienter des actions de prévention ciblées.
Méthodes Étude transversale analytique menée en 2024, incluant 118 patients ayant bénéficié d’une déclaration de MP entre 2020 et 2022. Les données sociodémographiques, professionnelles et médicales ont été extraites des dossiers, complétées par un entretien téléphonique évaluant le devenir professionnel et la détresse psychologique (GHQ-12). L’analyse statistique a utilisé SPSS, avec régression linéaire multiple pour identifier les facteurs indépendants du maintien en poste.
Résultats L’âge moyen est de 46 ± 7,4 ans ; 42 % travaillent dans le textile, 61,8 % comme ouvriers sur machine. Les TMS représentent 49,6 % des MP. Seulement 47,3 % des patients conservent leur poste, 22,9 % sont reclassés, et près de 30 % quittent l’emploi. Le maintien en activité est favorisé si la déclaration est faite au CHU (p = 0,026) ou si la reconnaissance est en cours (p = 0,010). À l’inverse, la perte d’emploi est associée à un âge avancé (p < 10?³), une ancienneté > 1 an (p = 0,045) et le secteur automobile (p = 0,004). Une détresse psychologique est présente chez 64,9 % des patients.
Conclusion La désinsertion professionnelle après MP est influencée par des facteurs organisationnels, sectoriels et individuels. La prévention passe par une déclaration précoce, un accompagnement pluridisciplinaire et un reclassement anticipé, notamment pour les travailleurs âgés et ceux des secteurs à haut risque.
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| th06 p261 elaboration de la visite de mi carriere entreprise du tertiaire auteurs nathalie boulard 1 stacy clavier 1 patricia dellerba 1 annie gabard 1 alice truppa 1 etablissement 1 caisse des depots et consignations paris france presentateur nathalie boulard |
Th06-P261 - Elaboration de la visite de mi carrière entreprise du tertiaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Nathalie Boulard (1), Stacy Clavier (1), Patricia Dellerba (1), Annie Gabard (1), Alice Truppa (1)
Présentateur : Nathalie Boulard
Etablissement : (1) Caisse des dépôts et consignations, Paris, FRANCE
Valorisation de la visite de mi carrière dans une entreprise du tertiaire, avec un effectif constitué de collaborateurs de différents statuts privé et public.
Nous avons constitué un groupe de travail constitué de médecin et d’infirmiers, pour construire une visite médicale avec un contenu spécifique.
Cette visite a pour objectif de faire un bilan de la bonne adéquation entre le poste de travail et l’état de santé de la personne qui l’occupe. Elle servira également à évaluer et anticiper au plus tôt les risques de désinsertion professionnelle, en tenant compte de l’évolution des capacités de la personne en fonction de son parcours professionnel, de son âge et de son état de santé, et de sensibiliser le salarié aux enjeux du vieillissement au travail et à la prévention de risques professionnels.
NB : cette visite de mi carrière n’est pas formalisé dans la réglementation fonction publique
Rappel du cadre réglementaire
« Art. L. 4624-2-2.-I.-Le travailleur est examiné par le médecin du travail au cours d'une visite médicale de mi-carrière organisée à une échéance déterminée par accord de branche ou, à défaut, durant l'année civile du quarante-cinquième anniversaire du travailleur.
Contenu de la visite mi carrière :
Questionnaire par IDE ou Auto-questionnaire: 3 axes
Volet santé au travail : Curriculum Labori, exposition professionnelle antérieure
Adéquation santé-poste de travail/ dépistage du risque de désinsertion professionnelle
Volet santé publique : Enjeux du vieillissement et actions de santé publique : suivi et dépistage de santé, vaccinations, sommeil, tabac/alcool, lutte contre la sédentarité
Bilan spécifique proposé : Visiotest, ECG, Audiotest ou/et un questionnaire santé pour dépister la déficience auditive de l’adulte : savoir facilement orienter ; le point sur les vaccinations ; le bilan de dépistage proposé par la CPAM ; et remise de plaquettes conseils sélectionnésUn temps long dédié de consultation est prévu pour permettre la réalisation des questionnaires et examens et un temps d’échange avec le collaborateur.
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| th06 p262 cancer travail agir ensemble une demarche integree et transdisciplinaire auteurs helene bonnet 2 catherine tourette turgis 3 pascale levet 4 jean faugeron 1 etablissement 1 sanofi lyon france 2 sanofi gentilly france 3 faculte de sante sorbonne universite paris france 4 le nouvel institut lyon france presentateur jean faugeron |
Th06-P262 - Cancer & Travail Agir Ensemble : une démarche intégrée et transdisciplinaire
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Helene Bonnet (2), Catherine Tourette-Turgis (3), Pascale Levet (4), Jean Faugeron (1)
Présentateur : Jean Faugeron
Etablissement : (1) SANOFI, Lyon, FRANCE; (2) SANOFI, Gentilly, FRANCE; (3) FACULTE DE SANTE, SORBONNE UNIVERSITE, Paris, FRANCE; (4) LE NOUVEL INSTITUT, Lyon, FRANCE
Le programme "Cancer & Travail Agir Ensemble" a été initié en 2017 chez Sanofi en France par une poignée de personnes désireuses de faire quelque chose de leur propre expérience du travail avec ou après un cancer et des multiples défis que cela représente pour les personnes concernées, leurs managers, leurs collègues.
L'expérience des salariés - pas seulement des témoignages mais les savoirs d'expérience de ce qui fonctionne ou non pour chacun ou chacune - constituent la force motrice du programme dès son lancement, autour d'antennes constituées de pairs (salarié ayant (eu) un cancer, salarié aidant et manager) et d'experts (RH, action sociale et santé au travail), tous formés au counseling et agissant comme une ressource collective pour les situations de travail avec ou après un cancer. Les récits concrets (témoignages vidéo, scénarios, exemples vécus) sont considérés comme un levier pragmatique puissant : ils « parlent de la vraie vie » et montrent que les ressources sont au sein des équipes et de l’activité, pas uniquement dans les dispositifs formels.
Après 7 à 8 ans d’expérience, le réseau accompagne chaque année entre 120 et 140 salariés en France. "Réseau apprenant qualifié", il n'a cessé de développer une ingénierie d'appui aux situations où il ne s'agit pas de partir des besoins des personnes (de fait, rares sont celles qui les connaissent) mais de dialoguer avec elles sur leur situation et ce qui pourrait leur être utile.
Plus la démarche est ouverte plus sa compréhension doit être systémique : un "pdf interactif" vient étayer les antennes et les situations pour permettre à tous les protagonistes de découvrir et de comprendre la démarche de Sanofi, notamment sous l'angle de la pair-aidance. Deux autres démarches outillées peuvent être citées : l'entretien de préparation de l'absence et de sécurisation des relations pendant l'arrêt, l'exploration guidée par la plateforme 9 3/4 pour remettre la main sur son travail.
Un module récent de formation obligatoire « bâtir une culture où le travail soutient la santé » (et non « cancer et travail ») parachève le programme en 2025. Sa scénarisation valorise une approche didactique de la santé au travail, en guidant l'interrogation sur des situations contrastées de travail avec ou après un cancer, en explicitant les liens entre santé et travail et en mettant en évidence la construction collective de la santé, qui ne se limite pas à la prévention des risques mais doit intégrer une perspective élargie du travail et de la santé.
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| th06 p263 maintien en emploi dun ajusteur dasphalte grace a la cardiofrequencemetrie auteurs nathalie aunoble 1 etablissement 1 ahi33 bordeaux cedex france presentateur nathalie aunoble |
Th06-P263 - Maintien en emploi d’un ajusteur d’asphalte grâce à la cardiofréquencemétrie
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Nathalie Aunoble (1)
Présentateur : Nathalie Aunoble
Etablissement : (1) AHI33, Bordeaux Cedex, FRANCE
Introduction : Lors d’une visite de reprise, un salarié ajusteur d’asphalte, 60 ans, en tenue de travail, pas connu par le médecin du travail, dit être apte à son poste de travail suite à un petit épisode cardiaque. Il dit que le cardiologue est d’accord et que son planning de travail est déjà fait. Le courrier du cardiologue évoque effectivement la reprise du travail qui doit être évaluer par le médecin du travail. Le salarié présente un anévrysme de l’aorte avec une hypertension artérielle traitée, à l’origine de l’arrêt de travail.
Résultats : L’examen clinique est normal. La description du poste de travail par le salarié, et par l’employeur (par téléphone), permet de préconiser une reprise du travail sur des chantiers courts (maximum 1H) avec des pauses toutes les heures et sans porter les seaux d’asphaltes, tâche que le salarié exprime comme pénible, il dit qu’il ne souhaite pas le faire. L’employeur accepte la reprise du travail dans ces conditions, le salarié étant le seul expert de ce type de chantier et devant former un autre salarié qui l’accompagne sur les chantiers et qui lui succédera lors de son départ à la retraite. Le médecin du travail demande une cardiofréquencemétrie avec prise de la tension artérielle par l’infirmière en santé au travail et une étude de poste dans la semaine suivant la reprise dans des conditions normales d’activité. La cardiofréquencemétrie a été réalisé lors des différentes tâches et il s’est avéré que le port des seaux d’asphalte représentait effectivement une tâche entrainant un cout cardiaque non négligeable. Les autres tâches n’ont pas montré de coût cardiaque élevé et la tension artérielle est restée dans la limite de la normale.
Discussion : Le maintien au poste de travail a été réussi et avec un an de recul, le salarié se porte bien, il n’a pas eu d’arrêt maladie et son bilan cardiaque est stable. L’employeur est ravi d’avoir conservé la compétence du compagnon à son poste de travail tout en formant son remplaçant sur une tâche très spécifique et qui nécessite de l’expérience professionnelle.
Conclusion : L’échange avec d’autres confrères montre que la décision de maintien dans l’emploi aurait pu être différente en fonction de l’approche de chacun. De ce fait, les conséquences pour l’entreprise et le salarié auraient pu mettre à mal la situation sociale et psychique de l’un et la productivité de l’autre. Peu de confrères auraient laissé en poste le salarié, ils ont suggéré la mise en invalidité et/ou l’inaptitude avec un accompagnement vers la retraite. Le salarié ayant débuté la visite médicale en expliquant qu’il aimait son travail et qu’il était hors de question d’être inapte, a incité le médecin du travail a déployer des outils de maintien dans l’emploi.
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| th06 p264 qualite de vie et reinsertion socio professionnelle chez les patients laryngectomises totaux auteurs rim ben soussia 1 amira omrane 2 wiem zaier 1 walid bouali 1 rihen melki 1 lazhar zarrouk 1 etablissement 1 service de psychiatrie eps taher sfar mahdia tunisie mahdia tunisie 2 service de medecine de travail et pathologies professionnelles eps taher sfar mahdia tunisie mahdia tunisie presentateur rim ben soussia |
Th06-P264 - Qualité de vie et réinsertion socio professionnelle chez les patients laryngectomisés totaux.
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Rim Ben Soussia (1), Amira Omrane (2), Wiem Zaier (1), Walid Bouali (1), Rihen Melki (1), Lazhar Zarrouk (1)
Présentateur : Rim Ben Soussia
Etablissement : (1) Service de Psychiatrie -EPS Taher SFAR MAHDIA TUNISIE, Mahdia, TUNISIE; (2) Service de médecine de travail et pathologies professionnelles- EPS Taher SFAR MAHDIA TUNISIE, Mahdia, TUNISIE
Introduction La laryngectomie totale est une intervention chirurgicale majeure qui consiste en l'ablation complète du larynx, souvent nécessaire pour traiter des pathologies graves telles que le cancer du larynx. Bien que cette opération soit souvent vitale, elle entraîne des conséquences significatives sur la qualité de vie des patients. Ces conséquences se manifestent à la fois sur les plans physique, psychologique et social, impactant de manière profonde la vie quotidienne et l’activité professionnelle des individus laryngectomisés.
Objectifs Relever les caractéristiques sociodémographiques des patients laryngectomisés totaux, décrire la réinsertion socio professionnelle et mesurer leur qualité de vie.
Méthodologie Il s’agit d’une étude transversale descriptive à visée analytique sur une période de 6 mois réalisée auprès des patients ayant eu une laryngectomie totale au service d’ORL de l’hôpital Tahar Sfar Mahdia. La mesure de la qualité de vie a été effectuée à l’aide de la SF36 ( Short form 36 Survey) dans sa version validée en arabe littéraire.
Résultats au total 40 patients ont participé à l’étude. l’âge des patients variait de 47 à 80 ans avec une moyenne de 62 et un écart type de 9, la population étudiée était exclusivement masculine, plus que la moitié des patients était d’origine rurale (67%), la majorité de nos patients étaient mariés, le niveau d’instruction était faible (illettré et primaire) chez 57% des cas, les sujets exerçant un travail présentent plus que la moitié de notre population d’étude (62%). Parmi la population active, la plupart étaient des ouvriers et des sujets ayant une profession libre (43%). Par ailleurs, 38% des patients étaient sans emploi. La moitié de notre population d’étude avaient un niveau socio-économique bas (47%). L’évaluation de la qualité de vie a permis de retrouver que 87,5% des patients avaient des scores inferieurs à 66,7 attestant d’une QDV altérée et les dimensions D3 (douleurs physiques) et D8 (santé psychique) étaient les plus touchées. La réinsertion socio professionnelle était complète sans difficulté dans 20% des cas, difficile dans 12% des cas. Le retentissement a concerné la vie sociale chez 37% des patients, le travail dans 30% des cas et la vie conjugale chez 17% des cas
Conclusion la laryngectomie totale a des répercussions indéniables sur la santé psychique et la qualité de vie des patients. Un accompagnement médical et social est indispensable afin de les aider à la réinsertion socio professionnelle.
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| th06 p265 asthme professionnel et obesite profil socioprofessionnel et clinique des patients suivis en medecine du travail auteurs amal ben chaira 1 jihen rejeb 1 abir ayadi 1 olfa jlassi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 abderrahmane mami hospital ariana tunisie presentateur imene magroun |
Th06-P265 - Asthme professionnel et obésité : profil socioprofessionnel et clinique des patients suivis en médecine du travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Amal Ben Chaira (1), Jihen Rejeb (1), Abir Ayadi (1), Olfa Jlassi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Imene Magroun
Etablissement : (1) Abderrahmane Mami Hospital, Ariana, TUNISIE
Introduction
L’obésité influence le contrôle de la maladie asthmatique, la sévérité des symptômes et la réponse au traitement. L’objectif de notre étude était de décrire le profil socioprofessionnel et clinique des patients atteints d’asthme professionnel en analysant le rôle du statut pondéral.
Méthodes
Il s’agissait d’une étude transversale descriptive portant sur tous les patients présentant un asthme professionnel confirmé et déclaré en tant que maladie professionnelle, ayant consulté le service de médecine du travail de l’hôpital Abderrahmane Mami du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2025. Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux, puis analysées à l’aide du logiciel SPSS.
Résultats
La population étudiée comprenait 23 patients dont 13 étaient de sexe masculin. L’âge moyen était de 43±8 ans [25-56]. La consommation de tabac était rapportée par huit patients. Quatorze patients étaient des ouvriers. Les secteurs les plus touchés étaient l’industrie textile, la boulangerie, la menuiserie et la plasturgie. Quinze patients avaient des comorbidités dont cinq avaient des comorbidités cardiovasculaires. L’IMC moyen était de 26±5kg/m2. Un surpoids était retrouvé chez dix patients et une obésité chez cinq. Chez ces patients en surpoids ou obèses, les principaux symptômes rapportés étaient la dyspnée et la toux. Tous les patients étaient déclarés aptes avec éviction de l’exposition aux allergènes et irritants respiratoires.
Conclusion
L’association surpoids/obésité et asthme étaient fréquente avec une aggravation de la maladie allergique et une difficulté de son contrôle. Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge globale intégrant la prévention de l’exposition professionnelle et le dépistage systématique de l’obésité.
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| th06 p266 caracteristiques socio professionnelles et cliniques des patients atteints de bpco suivis en milieu de travail auteurs chirine jebali 1 jihen rejeb 1 olfa jlassi 1 abir ayadi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 abderrahmane mami hospital ariana tunisie presentateur imene magroun |
Th06-P266 - Caractéristiques socio-professionnelles et cliniques des patients atteints de BPCO suivis en milieu de travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Chirine Jebali (1), Jihen Rejeb (1), Olfa Jlassi (1), Abir Ayadi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Imene Magroun
Etablissement : (1) Abderrahmane Mami Hospital, Ariana, TUNISIE
Introduction
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une pathologie respiratoire fréquente chez les travailleurs et constitue un enjeu majeur de santé au travail. La description du profil socioprofessionnel et clinique des patients atteints de BPCO permet de mieux orienter les actions de prévention et d’adaptation des postes.
Objectif
Décrire les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et cliniques des patients atteints de BPCO suivis en médecine du travail.
Méthodes
Il s’agissait d’une étude descriptive incluant des patients atteints de BPCO suivis en consultation de médecine du travail à l’hôpital Abderrahmane Mami sur une période 2020 à 2025. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques socioprofessionnelles (poste, secteur d’activité, niveau d’exposition professionnelle, travail de nuit), les facteurs personnels (tabagisme et comorbidités) ainsi que les données cliniques respiratoires (score de dyspnée mMRC, stade de sévérité GOLD, exacerbations et hospitalisations).
Résultats
Trente-quatre patients atteints de BPCO ont été inclus. Tous les patients étaient des hommes. L’âge médian était de 57±9,3 ans. Une exposition professionnelle à risque était retrouvée chez 26 patients, le travail posté concernait 2 patients. Le tabagisme était présent chez 30 patients. Sur le plan respiratoire, le stade GOLD médian était de 3. Vingt-neuf patients présentaient au moins une exacerbation par an, dont 13 avaient nécessité au moins une hospitalisation. Six patients nécessitaient une oxygénothérapie de longue durée. Neuf patients ont été déclarés aptes avec restrictions et 10 ont été mis à la retraite pour invalidité.
Conclusion
Les patients atteints de BPCO suivis en médecine du travail présentent souvent une atteinte respiratoire sévère, avec un impact notable sur l’aptitude au travail. Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge globale intégrant les contraintes professionnelles et les mesures de prévention adaptées.
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| th06 p267 le medecin du travail face au trouble dysphorique premenstruel auteurs clementine ragondet 1 3 alessandro medde 1 2 3 maria gonzalez 1 2 3 sebastien weibel 2 4 etablissement 1 service de pathologie professionnelle et environnementale hopitaux universitaires de strasbourg strasbourg france 2 faculte de medecine maieutique et sciences de la sante universite de strasbourg strasbourg france 3 institut universitaire sante travail environnement iuste strasbourg france 4 service de psychiatrie 1 hopitaux universitaires de strasbourg strasbourg france presentateur clementine ragondet |
Th06-P267 - Le médecin du travail face au trouble dysphorique prémenstruel
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Clémentine Ragondet (1,3), Alessandro Medde (1,2,3), Maria Gonzalez (1,2,3), Sébastien Weibel (2,4)
Présentateur : Clémentine Ragondet
Etablissement : (1) Service de Pathologie Professionnelle et Environnementale, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (2) Faculté de Médecine, Maïeutique et Sciences de la Santé, Université de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (3) Institut Universitaire Santé, Travail, Environnement (IUSTE), Strasbourg, FRANCE; (4) Service de Psychiatrie 1, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE
Introduction Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est un trouble de l’humeur caractérisé par des symptômes psychiques sévères survenant au cours de la phase lutéale du cycle menstruel, entraînant un retentissement fonctionnel significatif. Si des liens entre intensité des symptômes prémenstruels et répercussions professionnelles ont été décrits, la prise en compte du TDPM en santé au travail reste peu documentée en France.
Objectifs Ce travail porte sur l’exploration des connaissances et des perceptions qu’ont les médecins du travail du TDPM et sur la description de leurs pratiques en santé au travail autour de ce trouble.
Méthode Des entretiens individuels semi-directifs ont été menés auprès de médecins du travail exerçant en France, selon une approche qualitative inspirée de la théorisation ancrée. Un échantillonnage théorique a été prévu jusqu’à saturation des données.
Résultats Treize médecins du travail, exerçant dans différents types de structures, ont été inclus. Le TDPM apparaît méconnu des médecins interrogés bien qu'il soit perçu comme une intensification pathologique de l'humeur. Les connaissances déclarées reposent sur l’auto-formation. Le repérage du TDPM apparaît circonstanciel au cours des consultations de santé au travail. Les symptômes prémenstruels sont évoqués de manière indirecte, à travers des plaintes somatiques ou des difficultés professionnelles cycliques. Les participants privilégient l’orientation vers les gynécologues et les médecins généralistes. Ils identifient de multiples répercussions professionnelles, individuelles et collectives, compatibles avec les symptômes du TDPM. Certains environnements professionnels sont identifiés comme plus à risque. Les aménagements de poste envisagés incluent l’éviction du travail en horaires atypiques, le télétravail et l’allègement temporaire de certaines tâches. Si certains médecins estiment que ces adaptations sont pertinentes, beaucoup soulignent les limites concrètes de faisabilité. Les participants déplorent une méconnaissance du rôle du médecin du travail et un manque de coordination avec les autres spécialistes. Le manque de formation spécifique sur ce trouble et l’absence d’outil structuré pour évaluer le retentissement professionnel limitent le repérage et l’accompagnement des salariées concernées.
Conclusion Ce travail qualitatif met en évidence l’identification de possibilités d’aménagements de poste, notamment organisationnels, malgré une méconnaissance du trouble. Des actions de sensibilisation et de formation autour du TDPM ainsi qu’un renforcement des échanges entre médecins du travail et médecins de soins aideraient à surmonter les obstacles de faisabilité d’adaptations de poste, favorisant le maintien dans l’emploi.
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| th06 p268 syndrome dapnees hypopnees obstructives du sommeil du profil clinique a laptitude professionnelle auteurs amal ben chaira 1 abir ayadi 1 olfa jlassi 1 jihen rejeb 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmane mami de l ariana ariana tunisie presentateur amal ben chaira |
Th06-P268 - Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil : du profil clinique à l’aptitude professionnelle
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Amal Ben Chaira (1), Abir Ayadi (1), Olfa Jlassi (1), Jihen Rejeb (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Amal Ben Chaira
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmane Mami de l'Ariana, Ariana, TUNISIE
Introduction Le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est une pathologie fréquente pouvant altérer la vigilance, augmenter le risque cardiovasculaire et compromettre la sécurité professionnelle. L’objectif de notre travail était de décrie le profil clinique, socioprofessionnel, et l’aptitude au travail des patients atteints de SAHOS.
Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale descriptive portant sur tous les patients atteints de SAHOS ayant consulté le service de médecine du travail de l’hôpital Abderrahmane Mami du 1er janvier au 30 novembre 2025. Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux.
Résultats La population étudiée comprenait 15 patients dont neuf étaient de sexe féminin. L’âge moyen était de 48±7 ans [32 - 59]. La consommation de tabac était rapportée par huit patients. Douze patients étaient des ouvriers. Le travail posté a été rapporté par quatre patients. L’indice de masse corporelle moyen était de 37±7 kg/m2. Sept patients avaient des comorbidités cardiovasculaires dont cinq avaient une hypertension artérielle. Neuf patients présentaient un SAHOS sévère, quatre un SAHOS modéré. Sept patients étaient appareillés. Deux patients étaient déclarés aptes avec éviction du travail de nuit et des travaux à horaires atypiques.
Conclusion Les femmes obèses avec des comorbidités cardiovasculaires, travaillant comme ouvrières, sont les plus concernées par le SAHOS. L’aptitude au travail doit être évaluée en tenant compte de l’ensemble des contraintes temporelles et de la charge physique, mentale et organisationnelle.
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| th06 p269 retentissement professionnel des maladies inflammatoires chroniques de lintestin etude transversale auteurs chayma sridi 1 2 aicha brahem 1 3 mohamed zied alioua 1 farah chelly 1 2 narjes belhadj 1 2 yosra ayed 1 2 amene fki 1 2 imen akkari 1 4 maher maoua 1 2 etablissement 1 faculte de medecine de sousse universite de sousse sousse tunisie 2 service de medecine du travail chu sahloul sousse tunisie 3 service de medecine du travail hopital hadj ali soua ksar hellal monastir tunisie 4 service de gastrologie chu farhat hached sousse tunisie presentateur yosra ayed |
Th06-P269 - Retentissement professionnel des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : étude transversale
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Chayma Sridi (1,2), Aicha Brahem (1,3), Mohamed Zied Alioua (1), Farah Chelly (1,2), Narjes Belhadj (1,2), Yosra Ayed (1,2), Amene Fki (1,2), Imen Akkari (1,4), Maher Maoua (1,2)
Présentateur : Yosra Ayed
Etablissement : (1) Faculté de Médecine de Sousse, Université de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Service de Médecine du Travail, CHU Sahloul, Sousse, TUNISIE; (3) Service de Médecine du Travail, Hôpital Hadj Ali Soua Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE; (4) Service de Gastrologie, CHU Farhat Hached, Sousse, TUNISIE
Introduction Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), comprenant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des affections chroniques évoluant par poussées et rémissions, touchant préférentiellement des adultes en âge d’activité professionnelle. Leur symptomatologie digestive et extra-digestive peut altérer la capacité de travail, la productivité et le maintien dans l’emploi. En Tunisie, les données relatives à leur impact professionnel restent limitées.
Objectif Évaluer le retentissement des MICI sur l’activité professionnelle et la productivité au travail.
Méthodes Il s’agit d’une étude transversale menée entre janvier et mars 2019 au service de gastroentérologie du CHU Farhat Hached de Sousse. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé incluant les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et médicales. Le retentissement professionnel a été évalué par le Work Productivity and Activity Impairment Questionnaire spécifique aux MICI (WPAI-CD et WPAI-UC), permettant d’analyser l’absentéisme, le présentéisme, le handicap global au travail et la limitation des activités quotidiennes au cours des sept derniers jours.
Résultats Cinquante-neuf patients ont été inclus, avec un âge moyen de 41,6 ± 13,3 ans et une légère prédominance féminine (54,2 %). La maladie de Crohn concernait 33 patients et la rectocolite hémorragique 26 patients. Parmi les participants, 71,1 % exerçaient une activité professionnelle, tandis que 28,9 % étaient au chômage, dont 41 % déclaraient un lien direct avec la maladie. L’absentéisme était observé chez 50,8 % des patients, avec un taux moyen de 24,3 %. Le présentéisme concernait 61,0 % des patients, avec une baisse moyenne de la productivité de 50,8 %. Le handicap global au travail était retrouvé chez 66,1 % des patients, avec une perte moyenne de productivité de 53,5 %. Une diminution des activités quotidiennes était rapportée par 55,9 % des patients. L’absentéisme et le handicap global au travail étaient significativement plus élevés chez les patients atteints de rectocolite hémorragique comparativement à ceux atteints de la maladie de Crohn.
Conclusion Les MICI entraînent un retentissement professionnel important, marqué par un absentéisme et un présentéisme élevé ainsi qu’une altération significative de la productivité au travail. Ces résultats soulignent l’intérêt d’une prise en charge intégrée en santé au travail, visant l’évaluation de l’aptitude, l’adaptation des postes et le maintien en emploi des travailleurs atteints de MICI.
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| th06 p270 du reperage clinique a la donnee de terrain vers des outils decisionnels pour la pdp en sante au travail auteurs luther dogbla 1 cedric gouvenelle 1 2 florence thorin 1 frederic dutheil 2 etablissement 1 apst18 bourges france 2 uca clermont ferrand france presentateur cedric gouvenelle |
Th06-P270 - Du repérage clinique à la donnée de terrain : vers des outils décisionnels pour la PDP en santé au travail
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Luther Dogbla (1), Cédric Gouvenelle (1,2), Florence Thorin (1), Fréderic Dutheil (2)
Présentateur : Cédric Gouvenelle
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE; (2) UCA, Clermont Ferrand, FRANCE
Les services de santé au travail disposent aujourd’hui de systèmes d’information permettant de collecter des données médico-professionnelles, sociodémographiques et professionnelles, offrant la possibilité d’intégrer des approches analytiques dans le repérage des travailleurs à risque de désinsertion professionnelle. Cette étude explore l’apport d’une méthode interprétable, le CHAID (Chi-squared Automatic Interaction Detection), pour classifier ce risque à partir de données de routine. Le CHAID est un arbre de décision utilisant les tests du χ² pour identifier les variables les plus discriminantes et segmenter les populations en sous-groupes homogènes, produisant des règles explicables et actionnables, adaptées aux cellules PDP.
Une étude rétrospective a été menée auprès de travailleurs suivis à l’APST18 entre mai 2023 et avril 2024. Pour chaque visite, les professionnels ont renseigné un niveau de risque classé en quatre catégories. Les variables collectées incluaient les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et médicales. L’analyse CHAID a généré trois arbres décisionnels distincts, mettant en évidence le rôle central des antécédents d’inaptitude comme facteur principal et les interactions avec le type de visite, l’âge, le statut particulier et l’ancienneté.
Le CHAID a identifié des profils à risque élevé, tels que les travailleurs avec antécédent d’inaptitude, faible ancienneté et visite de reprise, ou ceux en situation particulière, âgés de plus de 45 ans avec visite de reprise dans l’année. Cette approche reproduit le raisonnement clinique et permet un repérage précoce de salariés potentiellement à risque, même pour ceux qui ne seront vus que plusieurs années plus tard. Une identification anticipée peut déclencher des actions adaptées, telles qu’un suivi rapproché via le DMST ou une visite à la demande, confirmant le ciblage et facilitant la mise en place de mesures préventives personnalisées.
Cette étude illustre la faisabilité de l’exploitation de données de routine pour le repérage précoce en PDP. La valeur ajoutée réside dans l’interprétabilité des règles et la capacité à structurer les décisions multidisciplinaires. Ces travaux préfigurent l’introduction future de modèles prédictifs plus avancés nécessitant des données longitudinales standardisées et une coopération renforcée entre SPST, acteurs du maintien et institutions. Le CHAID constitue ainsi un pont méthodologique entre la pratique clinique quotidienne et le développement de systèmes prédictifs de PDP, favorisant un repérage précoce.
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| th06 p271 apport des evolutions reglementaires et role du spst auteurs khalid djeriri 1 nathalie bardot 1 marlene dellery 1 christelle suet 1 catherine rio 1 etablissement 1 ums enedis grdf clermont ferrand france presentateur khalid djeriri |
Th06-P271 - Apport des évolutions réglementaires et rôle du SPST
Thème: Thème 06 - Prévention de la désinsertion professionnelle en 2026
Auteurs : Khalid Djeriri (1), Nathalie Bardot (1), Marlène Dellery (1), Christelle Suet (1), Catherine Rio (1)
Présentateur : Khalid Djeriri
Etablissement : (1) UMS Enedis-GRDF, Clermont-Ferrand, FRANCE
La loi du 2 août 2021 et les décrets d'avril 2022 ont réellement eu leur apport en matière de maintien en emploi (MEE) et en prévention de la désinsertion professionnelle (PDP). Dans ces domaines, deux éléments ont été particulièrement déterminants : la visite de pré-reprise (VPR) à la demande du médecin du travail et le rendez-vous de liaison (RdVL).
Le SPST animé par le médecin du travail a saisi ces nouvelles dispositions réglementaires pour renforcer son rôle conseil en prévention secondaire et tertiaire auprès des entreprises et de leurs salariés.
Ainsi depuis la parution des décrets à ce jour, nous avons pu planifier les visites de pré-reprise pour la plupart des arrêts de travail de plus de 1 mois et a fortiori pour ceux de durée encore plus longue.
De même et surtout nous avons eu un rôle moteur à chaque fois que nous avons eu l'accord des salariés à l'issue de la VPR et celui de l'entreprise, pour proposer un RdVL. La totalité des 10 RdVL ont eu lieu dans les locaux du SPST, garantissant les équilibres et la confidentialité du processus. Au moins 8 des situations ont concerné des RPS et deux des pathologies somatiques lourdes.Les 1ers résultats sont très encourageants, puisque 7 situations ont été réglées avec un retour dans l'emploi et au même poste pour 5 d'entre-elles. Les entreprises comme les salariés sont très demandeurs d'étre accompagnés dans le cadre de ce dispositif, ce qui leur permet mutuellement de sortir d'une impasse médico-professionnelle complexe et coûteuse pour tous. Sans se délier de ses obligations en matière de secret médical, le SPST est identifié comme un acteur central et moteur, en apportant son savoir-faire et en préservant les équilibres entre les protagonistes.
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| e p1 2 agent d entretien quand le contenu du poste plombe le suivi auteurs stephanie boltz 1 antoine fauvelet 1 etablissement 1 pole sante travail metropole nord lille france presentateur stephanie boltz |
E-P1 -2 - Agent d'entretien: quand le contenu du poste plombe le suivi
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Stephanie Boltz (1), Antoine Fauvelet (1)
Présentateur : Stephanie Boltz
Etablissement : (1) POLE SANTE TRAVAIL METROPOLE NORD, Lille, FRANCE
Contexte Au sein des Services de Prévention et de Santé au Travail, les médecins du travail s’appuient sur les déclarations de l'employeur pour connaître les postes et les risques des salariés. Toutefois, il peut être nécessaire de questionner davantage les postes qui sont a priori sans risque. Par exemple, la dénomination « agent d’entretien » peut être vague et ne permet pas d’identifier la réelle nature des tâches de ces salariés, principalement lorsque ceux-ci sont amenés à intervenir sur des sites industriels. En effet, au sein d’entreprises chimiques, les agents d’entretien extérieurs à l’entreprise sont exposés aux mêmes agents chimiques que les salariés de l’entreprise. En l’absence de ces éléments, le suivi médical peut être inadapté pendant un temps.
Objectif Dans ce contexte, nous avons suivi deux salariés qui travaillent au sein d’une société de nettoyage et qui interviennent au sein d’une entreprise de recyclage de métaux. Ces salariés étaient qualifiés « d’agents d’entretien » et non exposés à un risque nécessitant un Suivi Individuel Renforcé (SIR). L’objectif était donc de vérifier que ces salariés n’étaient pas exposés à des agents chimiques nécessitant un SIR lors de leurs interventions.
Méthodologie Avec l’accord des entreprises, le service toxicologie et le médecin du travail ont initié une action visant à réaliser des prélèvements surfaciques à l’aide de lingettes (GhostWipes) sur les mains, visages et les équipements de protection individuelle (EPI) des salariés « agents d’entretien ». Ces prélèvements ont été effectués après la réalisation d’un plan de prélèvements et d’une observation de postes puis ont été analysés par le laboratoire de la Carsat Hauts-de-France.
Résultats Des prélèvements surfaciques ont été effectués sur les mains et les visages (en début et fin de poste, après lavage des mains) ainsi que sur les EPI. Des métaux Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) ont été identifiés sur les mains et le visage en début et fin de poste. Le métal CMR le plus souvent retrouvé est le plomb. Après lavage, une diminution de 99 % de la quantité totale de métaux et une absence de métaux CMR ont été observées sur les mains et le visage. Cependant, la large contamination des EPI et des téléphones portables personnels peut mener à une recontamination involontaire de ces salariés durant et après leur travail.
Conclusion Cette étude montre que ces deux salariés sont exposés à des métaux CMR et qu’ils peuvent se contaminer via l’ingestion (contact main-bouche). De plus, cela démontre l’importance de questionner davantage les salariés qui sont qualifiés comme « agents d’entretien », car ceux-ci peuvent être exposés à des agents chimiques CMR ou à d’autres risques nécessitant un SIR.
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| e p1 3 exposition au chloroforme dans la recherche damiante en laboratoire auteurs virginia fourneron 1 allan saiah 2 oren semoun 1 etablissement 1 acms roissy cdg france 2 acms le bourget france presentateur virginia fourneron |
E-P1 -3 - Exposition au chloroforme dans la recherche d’amiante en laboratoire
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Virginia Fourneron (1), Allan Saiah (2), Oren Semoun (1)
Présentateur : Virginia Fourneron
Etablissement : (1) ACMS, Roissy Cdg, FRANCE; (2) ACMS, Le Bourget, FRANCE
Certains laboratoires sont accrédités pour la recherche d’amiante dans des matériaux bitumineux. Dans la méthode de référence en France, elle se fait après dissolution de la matrice par un solvant organique, le chloroforme étant le plus performant. Le chloroforme est un composé volatil, classé toxique par inhalation, cancérigène potentiel 2B par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), reprotoxique catégorie 2 et avec, en cas d’expositions répétées, une toxicité d’organes hépatique, rénale et du système nerveux central de catégorie 1.
L’objectif était d’évaluer l’exposition toxicologique au chloroforme des salariés d’un laboratoire accrédité et de préconiser des mesures d’amélioration.
Une étude collective des postes de travail a été associée à plusieurs métrologies successives mesurant la concentration atmosphérique de chloroforme auprès d’un groupe d’exposition homogène de laborantins. Des actions de sensibilisations ont accompagnés les préconisations émises après chaque métrologie.
L’étude initiale des postes à mis en évidence que les salariés étaient principalement des alternants de moins de 25 ans, peu expérimentés. La protection collective était assurée par une aspiration à la source, sans rejet des polluants à l’extérieur, sans ventilation générale. Les équipements de protection individuelle comportaient une blouse, des gants vinyles, mais pas de masques de protection respiratoire.
La 1ère métrologie a révélé un niveau d’exposition au chloroforme à 120% de la Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP). Il a donc été préconisé à l’entreprise une modification de l’aspiration avec rejet de l’air pollué à l’extérieur et mise en place d’une ventilation générale.
Dans l’attente des travaux, un filtre à charbon supplémentaire au niveau de l’aspiration ainsi que le port d’un masque respiratoire avec filtre anti-solvants organiques ont été mis en place. Une 2e métrologie a relevé une réduction de l’exposition à 48% de la VLEP.
Après la réalisation des travaux préconisés, une dernière métrologie a montré un niveau d’exposition inférieur à 4% de la VLEP.
L’intervention de l’équipe pluridisciplinaire a permis de réduire de façon significative l’exposition des salariés au chloroforme, un CMR potentiel. Cette réduction a été possible grâce à la dynamique positive et volontaire de l’employeur, qui a prévu de renforcer la puissance de l’extraction pour réduire d’avantage l’exposition.
Dans les effets cancérigènes toxicologiques, il n’y a pas de valeur seuil permettant d’éliminer le risque et le principe de précaution oblige à une réduction au maximum de l’exposition. L’approche éthique en santé au travail oblige à dépasser la simple conformité réglementaire des VLEP.
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| e p1 5 contamination interne des soignants par des medicaments anticancereux dans 8 etablissements de soins de la region bordelaise auteurs benoit atge 1 cynthia sciaux 1 romeo canestro 1 emilie bussy 1 alexandra guille 1 mireille canal raffin 2 etablissement 1 ahi33 bordeaux france 2 chu de bordeaux bordeaux france presentateur cynthia sciaux |
E-P1 -5 - Contamination interne des soignants par des médicaments anticancéreux dans 8 établissements de soins de la région bordelaise
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Benoit Atge (1), Cynthia Sciaux (1), Roméo Canestro (1), Emilie Bussy (1), Alexandra Guille (1), Mireille Canal Raffin (2)
Présentateur : Cynthia Sciaux
Etablissement : (1) AHI33, Bordeaux, FRANCE; (2) CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE
Introduction Certains médicaments anticancéreux (MAC) présentent des propriétés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Depuis 2022, l’Union Européenne dans une guide de manipulation sécurisée des MAC préconise une surveillance biologique de l’exposition professionnelle (SBEP) pour les professionnels exposés. Ce travail rapporte les résultats de la SBEP déployée depuis 2018, dans 8 établissements de santé de la région bordelaise.
Méthode Entre 2018 et 2024, des échantillons d’urine ont été recueillis préparateurs en pharmacie, pharmaciens et coursiers auprès de professionnels de santé volontaires (médecins, infirmiers, aides-soignants, agents de service hospitaliers,) impliqués dans la réception, la préparation, le transport, l’administration de MAC et/ou la prise en charge des patients traités. Les prélèvements ont été analysés à l'aide des méthodes de dosage de haute sensibilité développées au CHU de Bordeaux pour détecter des traces (ng/L) de 7 MAC (cyclophosphamide, ifosfamide, méthotrexate, métabolite du 5-fluorouracile, épirubicine, daunorubicine et doxorubicine). Les données d’exposition ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire (nombre de préparations ou de patients traités, port d’équipements de protection individuelle, etc.).
Résultats Au total, 271 prélèvements ont été recueillis. Au moins une contamination interne par des MAC a été retrouvée dans chacun des 8 établissements. Cette contamination a été détectée en service de soins (17%, n = 29/169) et à la pharmacie (4%, n = 6/102). Elle concernait principalement l’équipe des soins, notamment les infirmiers (24%, n = 24/99) et les médecins (18%, n = 3/17). Seuls 8% des cas (n = 6/73) étaient liés à la préparation des MAC. Les principaux facteurs contribuant à cette contamination seraient le nombre élevé de patients à prendre en charge, l'utilisation inappropriée de gants et le manque de formation et de connaissances liés à la manipulation des MAC. En parallèle, une évaluation de la contamination des surfaces de travail a été menée pour identifier les principales sources d’exposition et proposer des mesures de prévention adaptées en groupe de travail. Des soignants ont été sensibilisés à l’aide d’un escape game conçu par notre SSPTI avec une baisse de la contamination des infirmières entre 2022 et 2024.
Conclusion Malgré les mesures de prévention existantes, la contamination par les MAC persiste, particulièrement en service des soins. Ces résultats soulignent la nécessité de poursuivre le développement de formations ciblées pour sensibiliser le personnel et réduire ces contaminations à un niveau le plus bas possible. Les campagnes de SBEP seront poursuivies pour évaluer l’efficacité de cette sensibilisation.
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| e p4 7 evaluation et suivi du risque chimique formaldehyde dans un laboratoire hospitalier auteurs christelle machon 1 anthony chaverot 1 vincent reneric 2 amelie massardier pilonchery 1 mojgan devouassoux shisheboran 1 francois parant 1 etablissement 1 hospices civils de lyon pierre benite france 2 hospices civils de lyon lyon france presentateur christelle machon |
E-P4 -7 - Évaluation et suivi du risque chimique « Formaldéhyde » dans un laboratoire hospitalier
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Christelle Machon (1), Anthony Chaverot (1), Vincent Reneric (2), Amélie Massardier-Pilonchery (1), Mojgan Devouassoux-Shisheboran (1), François Parant (1)
Présentateur : Christelle Machon
Etablissement : (1) Hospices Civils de Lyon, Pierre-Benite, FRANCE; (2) Hospices Civils de Lyon, Lyon, FRANCE
Contexte Le formaldéhyde [n° CAS : 50-00-0], utilisé quotidiennement sous forme de formol pour la fixation des tissus en anatomie et cytologie pathologiques, est un agent chimique classé cancérogène de catégorie 1B et mutagène de catégorie 2 selon le règlement européen n° 1272/2008, dit CLP. Il relève à ce titre des dispositions spécifiques de prévention des risques liés aux agents chimiques CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction). Deux valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) réglementaires contraignantes sont fixées à 0,3 ppm (0,37 mg/m³) pour la VLEP-8h et 0,6 ppm (0,74 mg/m³) pour la VLEP-15 min (Décret n° 2020-1546 du 9 décembre 2020). Les mesurages atmosphériques de formaldéhyde permettent d’évaluer le niveau d’exposition des professionnels et d’adapter les mesures de prévention.
Objectif Évaluer l’exposition du personnel au formaldéhyde lors de tâches à risque dans un laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques des Hospices Civils de Lyon (Centre de Biologie et Pathologie Sud), puis assurer un suivi dans le temps de cette exposition.
Méthodes Les groupes d’exposition similaires (GES) présentant un risque d’exposition ont été identifiés. Des mesurages atmosphériques ont été réalisés par prélèvement actif à 30 cm des voies respiratoires des opérateurs, avec dosage du formaldéhyde par méthode LC-UV (NF X43-264). Pour les tâches à risque d’exposition, le personnel porte systématiquement un équipement de protection individuelle (EPI) adapté et travaille sous hotte aspirante. Les résultats ont été exprimés en pourcentage de la VLEP-15 min et interprétés à l’aide de l’indice d’exposition (IE).
Résultats En 2020, cinq GES à risque ont été identifiés. Le GES « évacuation des déchets contenant du formol » présentait un IE élevé (> 1000 % VLEP-15 min), confirmant la nécessité de port d’EPI. Suite à ces résultats, des procédures ont été modifiées, et la formation du personnel a été renforcée. En 2022, les mesurages dans ce même GES ont montré une diminution notable des concentrations, avec des IE encore forts (173 et 183 % VLEP-15 min) ou modérés (20 à 70 % VLEP-15 min) selon les gestes réalisés. En 2025, les valeurs ont continué de décroître, les IE restant modérés (36 à 89 % VLCT-15’), traduisant l’efficacité des mesures techniques et organisationnelles déployées.
Conclusion Le port d’équipements de protection individuelle reste indispensable pour les tâches les plus exposantes. La formation du personnel, associée à la mise en place de procédures adaptées, contribue significativement à la réduction des expositions au formaldéhyde. Le suivi régulier par mesurages atmosphériques constitue un outil essentiel pour évaluer l’efficacité des actions de prévention.
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| pdnst p002 exposition des eleveurs aux pesticides en france metropolitaine auteurs shimea agossou 1 2 3 severine tual 1 2 3 mathilde bureau 4 christophe exare 4 stephanie perrier 1 2 3 isabelle baldi 4 5 pierre lebailly 1 2 3 etablissement 1 unite mixte de recherche umr 1086 anticipe caen france 2 universite de caen normandie caen france 3 centre de lutte contre le cancer francois baclesse caen france 4 univ bordeaux inserm bph u1219 f 33000 bordeaux france 5 centre hospitalier universitaire chu de bordeaux service de medecine du travail et pathologies professionnelles bordeaux france presentateur shimea agossou |
PDNST-P002 - Exposition des éleveurs aux pesticides en France métropolitaine
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Shiméa Agossou (1,2,3), Séverine Tual (1,2,3), Mathilde Bureau (4), Christophe Exare (4), Stéphanie Perrier (1,2,3), Isabelle Baldi (4,5), Pierre Lebailly (1,2,3)
Présentateur : Shiméa Agossou
Etablissement : (1) Unité Mixte de Recherche (UMR) 1086 ANTICIPE, Caen, FRANCE; (2) Université de Caen Normandie, Caen, FRANCE; (3) Centre de Lutte Contre le Cancer François Baclesse, Caen, FRANCE; (4) Univ. Bordeaux, INSERM, BPH, U1219, F-33000, Bordeaux, FRANCE; (5) Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux, Service de Médecine du Travail et Pathologies Professionnelles, Bordeaux, FRANCE
Introduction et objectif Les travailleurs agricoles présentent, d’après plusieurs études, un risque plus élevé de cancers spécifiques. Dans la cohorte française AGRIculture et CANcer (AGRICAN), il a été rapporté des augmentations de risque pour plusieurs cancers (prostate, colorectal, myélome multiple, leucémies lymphoïdes chroniques/lymphomes à petits lymphocytes, lymphome diffus à grandes cellules B), en rapport avec l’exposition aux pesticides chez les éleveurs. Les pesticides (antiparasitaires et fongicides) sont utilisés en élevage; pourtant, les expositions des éleveurs et les risques sanitaires de ce secteur sont peu connus. La matrice culture-exposition PESTIMAT reconstitue l’exposition aux pesticides en France métropolitaine depuis 1950 pour une dizaine de cultures. L’exposition aux pesticides en élevage quant à elle reste peu documentée. La présente étude a pour objectif de contribuer au développement d’une matrice d’exposition aux pesticides en élevage, à intégrer dans PESTIMAT.
Matériel et méthodes PESTIMAT est composé de tableaux croisant les cultures et les matières actives (MA) par année et fournissant les paramètres d’exposition suivants : (1) probabilité (P : proportion d'agriculteurs ayant utilisé les MA) ;(2) fréquence (F : nombre de jours de traitement) ; et (3) intensité (I : dose appliquée en kg/ha). Ces mêmes paramètres seront déterminés pour le secteur de l’élevage à partir d’une recherche multi sources : les Dictionnaires des Médicaments Vétérinaires (DMV : P, I), les données du Ministère de l’agriculture (P), les Groupements de Défense Sanitaires (GDS) (F, I), les avertissements vétérinaires des GDS (F), des enquêtes auprès d’éleveurs et de vétérinaires (actifs et retraités) et la littérature grise de médecine vétérinaire.
Résultats Près de 50 molécules appartenant à différentes familles chimiques ont déjà été identifiées pour un usage dans cinq types d’élevage (bovins, ovins, porcins, volailles et équins). Nous disposons actuellement d’information concernant l’usage (par année et par type d’élevage) des antiparasitaires externes à partir de 1979 grâce aux DMV. Les informations antérieures à 1979 et les paramètres d’exposition (P, F, I) font actuellement l’objet de recherches et seront bientôt disponibles.
Perspectives Cette étude, une fois finie et ses données combinées à PESTIMAT, permettra entre autres aux professionnels en santé au travail de retracer les différentes expositions aux pesticides chez les éleveurs. Elle permettra aussi la mise en œuvre d’études épidémiologiques entre pesticides et risque de cancers en élevage avec la recherche de relation dose-effet.
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| th07 p272 cancer de la vessie chez un peintre a propos dun cas auteurs stephane le boisselier 1 elodie haehnel 1 etablissement 1 ast 67 strasbourg france presentateur stephane le boisselier |
Th07-P272 - Cancer de la vessie chez un peintre à propos d’un cas
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Stephane Le Boisselier (1), Elodie Haehnel (1)
Présentateur : Stephane Le Boisselier
Etablissement : (1) AST 67, Strasbourg, FRANCE
Introduction Un cancer est le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs génétiques, comportementaux, environnementaux ou professionnel. Pour ce dernier des substances sont identifiées. Mais dans certains cas il est admis que des métiers peuvent en être responsables.
Méthode Nous exposons le cas d’un salarié de 49 ans qui a bénéficié d’une résection transurétrale de la vessie sur une tumeur papillaire non invasive. Il n’a pas d’antécédent médicaux, tabagisme 6 paquets année arrêté en 2012. Le salarié était agent de montage sans manipulation de produit jusqu’en 2012, depuis peintre sur des pièces métalliques. Après préparation de la peinture, pulvérisation au pistolet. Différents types de peintures sont utilisées notamment époxydiques et polyuréthanes. La préparation se fait sans aspiration, le pistolage dans une cabine d’aspiration de qualité moyenne. Le salarié est équipé d’une combinaison jetable, de gants, de lunettes de sécurité et d’un masque cartouche filtre A2P2. Le médecin du travail informe le salarié de l’état actuel des connaissances scientifiques (classement du métier de peintre comme cancérogène pour la vessie par le centre international du cancer (CIRC)). Il déclare son cancer en maladie professionnelle. La pathologie est reconnue au titre de l’alinéa 7 par le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Il bénéficie d’un aménagement de poste sans exposition aux peintures. L’équipe pluridisciplinaire recommande à l’employeur de renforcer la prévention primaire pour l’activité de peinture et lui demande la liste des salariés exposés ou ayant été exposés à la peinture. Le médecin du travail met en place un suivi post exposition/professionnel.
Discussion L’imputabilité est difficile à établir car c’est l’exposition professionnelle associée au métier de peintre qui est classée cancérogène pour la vessie par le CIRC et non une substance. Malgré les préconisations du médecin du travail l’exposition des salariés était importante faute d’équipements de protection collective et individuelle adéquats. Cette maladie professionnelle va probablement inciter l’employeur à renforcer la prévention primaire. La recommandation de bonne pratique de 2012 indique qu’il n’y a pas d’examen recommandé pour la surveillance médicale des peintres.
Conclusion La prévention et la réglementation du risque chimique pour les cancers sont focalisées sur des substances ou des travaux exposant à ces substances. Ce cas souligne l’importance d’une prise en compte de certains métiers reconnus scientifiquement comme pouvant être responsables de cancer.
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| th07 p273 preci outil interactif pour lestimation des risques de cancer par inhalation auteurs pascal petit 1 dominique bicout 2 etablissement 1 univ grenoble alpes cnrs umr 5217 grenoble inp lig 38000 grenoble france grenoble france 2 univ grenoble alpes cnrs umr 5525 vetagro sup grenoble inp chu grenoble alpes timc 38000 grenoble france grenoble france presentateur dominique bicout |
Th07-P273 - Préci : Outil interactif pour l’estimation des risques de cancer par inhalation
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Pascal Petit (1), Dominique Bicout (2)
Présentateur : Dominique Bicout
Etablissement : (1) Univ. Grenoble Alpes, CNRS, UMR 5217, Grenoble INP, LIG, 38000 Grenoble, France, Grenoble, FRANCE; (2) Univ. Grenoble Alpes, CNRS, UMR 5525, VetAgro Sup, Grenoble INP, CHU Grenoble Alpes, TIMC, 38000 Grenoble, France, Grenoble, FRANCE
Introduction L’estimation des risques de cancer par inhalation liés à l’exposome chimique est complexe. À ce jour, aucune approche standardisée ne permet d’obtenir facilement des résultats cohérents ni de comparer directement les études entre elles ou entre institutions ou agences.
Objectif Développer un outil capable d’estimer les risques de cancer, individuels et collectifs, associés à des mono-expositions par inhalation à des substances chimiques cancérigènes, selon une approche sur la vie entière.
Méthodes Conception et développement d’un outil interactif permettant l’estimation des risques de cancer par inhalation basé sur une approche consensuelle intégrant à la fois un inventaire des estimateurs de risque de cancer existants et un inventaire des valeurs toxicologiques de référence (VTR) pour les substances chimiques cancérigènes.
Résultats Huit estimateurs de risque ont été identifiés et ont servi de base à la création d’un indicateur de risque consensuel, intégré dans un outil interactif « PRéCI » (Prévention des Risques de Cancer par Inhalation). Disponible gratuitement, PRéCI est régulièrement mis à jour et offre diverses fonctionnalités comme la visualisation interactive des risques et du nombre de cas de cancer. Il est possible de choisir l’un des 509 produits chimiques, de sélectionner la VTR d’une agence sanitaire parmi 18 disponibles, de téléverser un fichier contenant des concentrations atmosphériques, de configurer un scénario d’exposition, et de comparer les risques de cancer pour différents groupes/contextes (ex. : secteurs industriels, postes de travail, activités professionnelles, villes). Une version avancée en anglais, InCaRisk (Inhalation Cancer Risk estimation), a également été développée. Elle intègre des fonctionnalités supplémentaires, notamment la comparaison des estimations de risque selon les VTR de différentes agences sanitaires et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour construire l’indicateur de risque consensuel.
Conclusion PRéCI est un outil en évolution continue, enrichi régulièrement de nouvelles données et fonctionnalités. Il s’adresse aux médecins du travail (ex. : Centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales, services de santé au travail), chercheurs, gestionnaires des risques, préventeurs et à toute personne impliquée dans l’évaluation des risques de cancer liés à l’inhalation de substances chimiques (exposome chimique). Une démonstration de l’outil peut être réalisée en direct.
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| th07 p274 indemnisation des patients atteints de cancers bronchopulmonaires primitifs dorigine professionnelle interets des consultations de pathologie professionnelle pour reduire la sous declaration auteurs clemence roux 2 melanie fafin lefevre 2 remy morello 1 2 laurent boullard 4 benedicte clin godard 1 2 3 etablissement 1 chu de caen caen france 2 universite de caen normandie caen france 3 inserm u1086 anticipe caen france 4 pst14 caen france presentateur benedicte clin godard |
Th07-P274 - Indemnisation des patients atteints de cancers bronchopulmonaires primitifs d’origine professionnelle : intérêts des consultations de pathologie professionnelle pour réduire la sous-déclaration
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Clémence Roux (2), Mélanie Fafin-Lefevre (2), Rémy Morello (1,2), Laurent Boullard (4), Bénédicte Clin-Godard (1,2,3)
Présentateur : Bénédicte Clin-Godard
Etablissement : (1) CHU de Caen, Caen, FRANCE; (2) Université de Caen Normandie, Caen, FRANCE; (3) INSERM U1086 « ANTICIPE », Caen, FRANCE; (4) PST14, Caen, FRANCE
Contexte En France, on estime qu’entre 2000 et 6000 cas de cancers bronchopulmonaires primitifs (CBP) par an seraient attribuables à une exposition professionnelle. Bien que le taux de reconnaissance des CBP en maladie professionnelle (MP) ait été multiplié par 3 en 24 ans, moins de 2000 cas par an font actuellement l’objet d’une reconnaissance en maladie professionnelle indemnisable.
Objectif Le but de cette étude rétrospective était d’analyser les démarches de déclaration en MP des patients hospitalisés au CHU de Caen pour un CBP, et d’évaluer le bénéfice d’une consultation de pathologie professionnelle pour améliorer la reconnaissance en MP.
Méthode L’exposition des patients à des cancérogènes pulmonaires professionnels a été évaluée à l’aide d’un questionnaire standardisé, rempli entre le 01/01/2009 et le 24/04/2023. Parmi les 2024 patients ayant rempli le questionnaire, 621 patients avec une exposition probable à des carcinogènes pulmonaires professionnels ont été inclus. Deux groupes ont été constitués : le groupe 1 (392 patients sans consultation spécialisée) et le groupe 2 (229 patients ayant consulté à partir de 2014, avec délivrance d’un certificat médical pour la demande de reconnaissance en MP). Le devenir des démarches a été analysé à l’aide de régressions logistiques univariées et selon une approche pas à pas descendante, en incluant le statut tabagique, le sexe, l’âge et la demande de reconnaissance en MP.
Résultats Depuis la mise en place systématique de la consultation de pathologie professionnelle en 2014, le taux de démarches réalisées pour obtenir une reconnaissance en MP a été multiplié par 6 (seulement 11,5% des sujets du groupe 1 ayant réalisé des démarches de reconnaissance en MP, contre 68,5% des sujets du groupe 2). La consultation de pathologie professionnelle était fortement associée au taux de déclaration en MP (OR 18,13, IC à 95% [11,47-28,64]). Depuis 2014, le taux de reconnaissance en maladie professionnelle a été multiplié par 1,5.
Conclusion Cette étude confirme l’intérêt des consultations de pathologie professionnelle pour aider les patients atteints de CBP à obtenir une indemnisation, et pour réduire la sous-reconnaissance en MP.
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| th07 p275 examens radiologiques et fonctionnels respiratoires prescrits dans le suivi de lexposition a la silice cristalline dans une fonderie approche epidemiologique auteurs ambar deschamps perdomo 1 severine jacques 1 nathalie dorotte 1 etablissement 1 opsat vesoul france presentateur ambar deschamps perdomo |
Th07-P275 - Examens radiologiques et fonctionnels respiratoires prescrits dans le suivi de l’exposition à la silice cristalline dans une fonderie : Approche épidémiologique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Ambar Deschamps Perdomo (1), Séverine Jacques (1), Nathalie Dorotte (1)
Présentateur : Ambar Deschamps Perdomo
Etablissement : (1) OPSAT, Vesoul, FRANCE
Introduction/Objectifs
La silicose demeure une maladie professionnelle majeure, en réémergence dans divers secteurs industriels. La silice cristalline, cancérogène avéré, est largement utilisée en fonderie. Cette étude vise à décrire les résultats des examens complémentaires réalisés chez les salariés exposés afin d’évaluer leur état respiratoire et rénal.
Méthodes
Une étude rétrospective descriptive et transversale a été menée sur 186 dossiers médicaux. Les variables étudiées comprenaient âge, sexe, poste, ancienneté et examens complémentaires. L’analyse statistique a été réalisée avec JASP 0.95.3.0. Les analyses univariées étaient descriptives et les analyses bivariées utilisaient un test binomial, avec α = 0,05.
Résultats
La population était majoritairement masculine (90,9 %), âgée en moyenne de 44,3 ans, principalement en fonderie (43 %) et près de la moitié avec moins de 10 ans d’ancienneté. Parmi 93 radiographies réalisées (80,9 % des prescriptions), 43 % présentaient des anomalies suspectes, dont 10 cas confirmés par scanner sur 50 réalisés. Les altérations spirométriques, observées dans 8,3 % des 48 tests réalisés, étaient toutes obstructives et chez des fumeurs. Les 29 analyses de fonction rénale réalisées étaient toutes normales.
Discussion/Conclusion
Cette population constitue un groupe à haut risque d’exposition à la silice cristalline. Une proportion importante de fumeurs complique l’interprétation des anomalies respiratoires. Les radiographies thoraciques suspectes n’ont été confirmées que dans 10 cas par scanner, soulignant la supériorité de ce dernier pour détecter les lésions précoces. Les altérations spirométriques observées étaient exclusivement obstructives chez des fumeurs, indiquant un rôle majeur du tabac. La surveillance rénale n’a révélé aucune anomalie. Ces résultats mettent en évidence la population à haut risque, l’intérêt du scanner et la nécessité de distinguer l’effet de la silice de celui du tabagisme, tout en optimisant le suivi médical.
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| th07 p276 prelevements surfaciques outils de diagnostic et aide au suivi medical auteurs ludovic bouteloup 1 olivier reveneau 1 etablissement 1 promeom oullins france presentateur ludovic bouteloup |
Th07-P276 - Prélèvements Surfaciques : Outils de Diagnostic et aide au Suivi Médical
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Ludovic Bouteloup (1), Olivier Reveneau (1)
Présentateur : Ludovic Bouteloup
Etablissement : (1) PROMEOM, Oullins, FRANCE
Une entreprise spécialisée dans la réparation d’équipements électroniques (télécommunications, ascenseurs…) a bénéficié d’un accompagnement dans la prévention du risque chimique pour les opérations de brasage tendre (risque plomb) et la réparation des variateurs d’ascenseurs (risque amiante).
Dans ce cadre, des prélèvements surfaciques de plomb et de fibres d’amiante ont été réalisés par le SPSTi, une approche originale permettant d’objectiver la présence de ces polluants. Ces analyses ont notamment pour intérêt d’aider le médecin du travail à évaluer la nécessité de mettre en place des examens complémentaires spécifiques pour les salariés exposés.
Les résultats obtenus ont révélé une contamination généralisée au plomb, avec des niveaux atteignant jusqu’à neuf fois la valeur limite dans l’atelier, ainsi qu’une pollution détectée en zone normalement « propre » (réfectoire, sanitaires, coin café ; …). La présence de fibres d’amiante a été mise en évidence dans la majorité des prélèvements effectués, révélant un risque sous-estimé par l’employeur et méconnu par les salariés.
Ces constats ont constitué un levier majeur de sensibilisation auprès de l’employeur, en lui faisant prendre conscience de ces deux risques souvent minimisés (plomb) ou ignorés (cas ici pour l’amiante). Les résultats de ces mesures ont aussi été utiles pour la sensibilisation des salariés, en renforçant leur compréhension des enjeux liés au respect des règles d’hygiène, à l’utilisation des protections collectives et individuelles et aux bonnes pratiques de nettoyage des postes de travail.
Suite à ces résultats, un plan d’action spécifique a été élaboré par PROMEOM pour réduire ces expositions. L’employeur s’est immédiatement engagé dans cette démarche en mettant en place des mesures de prévention et en transmettant au médecin du travail les informations nécessaires pour assurer le suivi et la traçabilité des expositions.
Une sensibilisation collective sur ces risques a été co-animée par le spécialiste risque chimique et le médecin du travail. Des plombémies ont été réalisées en parallèle, celle d’un des salariés concernés était importante, celle-ci est redevenue normale six mois après notre accompagnement.
Ces résultats démontrent l’intérêt des prélèvements surfaciques comme outil original de diagnostic, de sensibilisation et d’aide au suivi médical et à la prévention des risques plomb et amiante en entreprise.
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| th07 p277 reflexion autour du suivi des expositions intermediaires a la silice cristalline auteurs wafa ben dhiab debbabi 1 maritchu dounie 2 faten debbabi 3 etablissement 1 aste saint michel s o france 2 aste mennecy france 3 aste evry france presentateur wafa ben dhiab debbabi |
Th07-P277 - Réflexion autour du suivi des Expositions intermédiaires à la silice cristalline
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Wafa Ben Dhiab Debbabi (1), Maritchu Dounie (2), Faten Debbabi (3)
Présentateur : Wafa Ben Dhiab Debbabi
Etablissement : (1) ASTE, Saint Michel S/o, FRANCE; (2) ASTE, Mennecy, FRANCE; (3) ASTE, Evry, FRANCE
La recommandation de bonne pratique de la HAS encadre la surveillance médico-professionnelle des travailleurs exposés à la silice cristalline. Elle prévoit la réalisation d’une radiographie thoracique à partir de 20 ans d’exposition intermédiaire, ou dès 10 ans en cas d’exposition forte. Cette stratégie est fondée sur un compromis entre le risque sanitaire et la faisabilité opérationnelle. Toutefois, l’existence d’une catégorie d’exposition dite intermédiaire soulève des interrogations quant à l’efficacité du dépistage précoce de pathologies.
Matériel et méthode : Dans une entreprise spécialisée dans le transport de produits pulvérulents, certaines opérations de balayage manuel de sable en citerne ont été identifiées comme sources d’exposition occasionnelle à la silice cristalline. L’étude de poste et l’analyse des FDS ont confirmé ce risque.
En l’absence de mesures atmosphériques, l’évaluation du niveau d’exposition aidés par la matrice emplois-expositions SUMEX 2, et l’outil d’évaluation proposé par le Groupement National Multidisciplinaire de Santé au Travail dans le BTP, l’exposition moyenne annuelle a été estimée à 0,005 mg/m³/an.
En raison de l’absence d’archives médicales antérieures, un dépistage a été réalisé chez les 14 salariés exposés : radiographie thoracique, courbe débit-volume et créatinine sanguine
Résultats : 3 examens revenus pathologiques :
Cas 1 : 13 ans d’exposition ancien tabagique. Présence d’un ganglion intra-parenchymateux isolé, stable à 6 mois. Avis pathologie professionnelle (CHIC) : contrôle à 20 ans d’exposition.
Cas 2 : 12 ans d’exposition dans le secteur, salarié depuis 5 mois. Suspicion de micronodules pulmonaires avec fonction respiratoire normale. Il a quitté l’entreprise avant poursuite du suivi.
Cas 3 : 18 ans d’exposition, non tabagique, essoufflé à l’effort. Silicose confirmée et reconnue en MP.
Discussion : le suivi tous les 4 ans des paramètres ventilatoires renforcent l’intérêt d’un archivage numérique systématique des données médicales. Ces observations interrogent la pertinence du délai de 20 ans avant la première radiographie pour les expositions intermédiaires . Une révision de la périodicité pourrait être envisagée, notamment via des études prospectives à grande échelle.
Conclusion : Cette observation questionne la nécessité d’envisager un travail à grand échelle portant sur les expositions intermédiaires à la silice cristalline. L’hypothèse d’une imagerie thoracique anticipée, en l’absence de suivi ventilatoire structuré, mérite une évaluation scientifique. Affiner la caractérisation des expositions intermédiaires comme recommandé par l’ANSES mérite réflexion.
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| th07 p278 reperage systematique des expositions professionnelles chez des patients atteints de cancer de prostate et de cancer du rein auteurs alaric thibaud 1 barbara charbotel 1 philippe paparel 1 alain ruffion 1 celine lamouroux 1 etablissement 1 universite claude bernard lyon 1 lyon france 2 faculte de medecine de lyon sud lyon france presentateur alaric thibaud |
Th07-P278 - Repérage systématique des expositions professionnelles chez des patients atteints de cancer de prostate et de cancer du rein
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Alaric Thibaud (1), Barbara Charbotel (1), Philippe Paparel (1), Alain Ruffion (1), Céline Lamouroux (1)
Présentateur : Alaric Thibaud
Etablissement : (1) Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon, FRANCE; (2) Faculté de Médecine de Lyon Sud, Lyon, FRANCE
Introduction Des expositions professionnelles sont actuellement identifiées comme des facteurs de risque de survenue de cancers du rein et de la prostate. Depuis 2021 et 2022, de nouveaux tableaux de reconnaissance en maladie professionnelle (MP) permettent l’indemnisation des patients ayant un cancer du rein avec une exposition identifiée au trichloréthylène et des patients ayant un cancer de la prostate avec une exposition identifiée aux pesticides. Il existe cependant en France une sous déclaration des cancers en MP. Dans ce contexte, un dispositif de repérage systématique des expositions professionnelles a été proposé aux patients suivis à l’Hôpital Lyon Sud (CHLS) et atteints de ces pathologies. Objectif Évaluer l’apport du dispositif de repérage systématique mis en place. Méthodes Un auto-questionnaire de repérage des expositions professionnelles a été remis aux patients atteints d’un cancer de la prostate ou du rein, suivis dans le service d’urologie du CHLS, et dont le dossier a été discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire. Une fois complété et retourné au Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CRPPE) de Lyon, chaque questionnaire était analysé afin de déterminer s’il y avait une indication de proposer au patient une consultation spécialisée. Au décours de l’entretien, lorsqu’une indemnisation paraissait possible, une démarche de déclaration en MP était proposée au patient avec la remise d’un certificat médical initial. Les données des patients dont le dossier avait été discuté de juin à décembre 2024 ont été analysées. Résultats Sur 208 questionnaires de repérages transmis, 105 patients l’ont retourné complété au CRPPE et ont été inclus dans cette étude, dont 84 patients atteints de cancer de la prostate (80%), et 25 patients atteints de cancer du rein (23,8%). Une indication de consultation spécialisée au CRPPE a été retenue pour 14 patients (13,3%). Un certificat médical initial a été remis à 11 patients (10,5%). Il s’agissait de 8 cas de cancer de la prostate avec une exposition professionnelle significative aux pesticides (9,5% des patients inclus ayant un cancer de la prostate) ; et de 3 cas de cancer du rein avec une exposition retenue au trichloréthylène (12% des patients inclus ayant un cancer du rein). Conclusion Cette étude montre l’intérêt du dispositif de repérage mis en place et suggère de repérer de façon systématique les expositions professionnelles des patients atteints de cancer du rein ou de la prostate afin d’améliorer leur prise en charge médico-sociale via la reconnaissance en MP. Ce travail souligne aussi l’importance de l’interrogatoire professionnel spécialisé.
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| th07 p279 exposition au formaldehyde en thanatopraxie etude en lot et garonne auteurs odile meunier 1 stephanie vaidie 1 etablissement 1 cist47 saint pardoux du breuil france presentateur odile meunier |
Th07-P279 - Exposition au formaldéhyde en thanatopraxie : étude en lot et garonne
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Odile Meunier (1), Stéphanie Vaidie (1)
Présentateur : Odile Meunier
Etablissement : (1) cist47, Saint Pardoux Du Breuil, FRANCE
Cette étude, menée dans le cadre du mémoire du Diplôme interuniversitaire de santé au travail, répond aux interrogations d’une thanatopractrice et de son employeur quant aux risques professionnels liés aux soins de conservation. Entre janvier 2021 et avril 2024, en Lot-et-Garonne, nous avons observé les conditions de travail des thanatopracteurs, évalué le risque chimique associé au formaldéhyde et au méthanol utilisés dans les fluides de conservation, et formulé des recommandations de prévention.
La démarche a reposé sur une revue de littérature portant sur la toxicité de ces substances, les normes de prévention existantes et le guide technique relatif aux chambres funéraires et mortuaires. Un recensement des entreprises pratiquant la thanatopraxie et des professionnels du département a été réalisé. Trois outils d’enquête ont été élaborés : un questionnaire de visite des salles de soin, un guide d’entretien auprès des thanatopracteurs et un questionnaire destiné à un service de médecine légale. Les visites de terrain ont permis d’observer les pratiques, d’échanger avec les professionnels et de recueillir des données ensuite synthétisées et présentées aux employeurs.
La France figure parmi les six pays où les soins de conservation sont couramment pratiqués. En Lot-et-Garonne, 60 % des défunts en bénéficient. Chaque soin dure environ deux heures et les praticiens en réalisent deux à sept par jour, en chambre funéraire, en établissement de soins ou à domicile.
Les onze salles visitées disposent toutes d’une ventilation mécanique, dix d’une ventilation naturelle additionnelle. Les fluides utilisés contiennent du méthanol (2,5 à 50 %) et du formaldéhyde, CMR 1B, (10 à 50 %). La préparation des produits à l’air libre contredit les recommandations de l’INRS préconisant une manipulation sous hotte. Parmi les huit thanatopracteurs observés, quatre bénéficient d’un suivi médical individuel, les autres étant indépendants. Les mesures de protection individuelle et collective sont insuffisantes et inadaptées. Les agents funéraires assistant les soins ne sont pas équipés. La pratique à domicile, bien qu’autorisée, demeure cachée. Le risque lié à l’exposition aux produits est méconnu des praticiens.
L’étude met en évidence une prise de conscience progressive des acteurs mais souligne la nécessité de :
- conduire des prélèvements d’exposition
- renforcer et systématiser le suivi médical
- développer une culture de prévention au sein de la profession
- interroger le devenir des corps
- réaliser des mesures d’imprégnation environnementale au formaldéhyde.
Une réflexion nationale apparaît indispensable pour sécuriser la pratique et préserver l’environnement.
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| th07 p280 maladie professionnelle coconstruction et evaluation dun protocole daccompagnement medicoadministratif avec les patients atteints dun cancer professionnel a la crppe du chu de bordeaux auteurs carine audouin 1 sandrine roussille 1 fabienne vidou 1 catherine verdun esquer 1 murielle audebert despagne 1 fleur delva 1 camille carles 1 etablissement 1 chu bordeaux bordeaux france presentateur camille carles |
Th07-P280 - Maladie professionnelle : Coconstruction et évaluation d’un protocole d’accompagnement médicoadministratif avec les patients atteints d’un cancer professionnel à la CRPPE du CHU de Bordeaux
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Carine Audouin (1), Sandrine Roussille (1), Fabienne Vidou (1), Catherine Verdun-Esquer (1), Murielle Audebert-Despagne (1), Fleur Delva (1), Camille Carles (1)
Présentateur : Camille Carles
Etablissement : (1) CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE
Introduction Malgré l’existence de tableaux de maladies professionnelles (MP) dans la règlementation, 60 % des cancers professionnels ne seraient ni repérés ni indemnisés. Les freins identifiés sont la difficulté du lien maladie-travail, la période de latence parfois longue et la méconnaissance ou le renoncement des patients à ce droit. Plusieurs études soulignent l’importance d’accompagner les patients tout au long de la démarche. À la Consultation Régionale de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CRPPE) du CHU de Bordeaux, une réflexion a émergé suite au questionnement de patients atteints d’un cancer bronchopulmonaire (CBP) primitif, faisant l’objet d’un repérage systématique de cancer professionnel. L’objectif de ce travail est de présenter le processus d’élaboration et l’évaluation d’un protocole d’accompagnement médicoadministratif, coconstruit avec des patients partenaires, pour une demande de maladie professionnelle (DMP) d’un cancer professionnel. Matériel et Méthode Un modèle d’accompagnement n’ayant pas été retrouvé dans la littérature, les besoins ont été évalués via un autoquestionnaire (AQ) adressé aux patients éligibles à une DMP, vus en repérage systématique durant 2023. L’analyse des réponses et la collaboration avec des patients partenaires ont permis de coconstruire puis de tester un protocole d’accompagnement médicoadministratif. Déployé en septembre 2024, il est systématiquement proposé à tout patient vu pour un cancer professionnel et éligible à une DMP. Il prévoit un appel téléphonique initial d’information, l’envoi de documents médico-légaux avec un guide pratique « pas à pas » et le rappel téléphonique un mois plus tard pour proposer un rendez-vous avec l’infirmière santé travail (IDEST), si besoin d’aide dans les démarches. De plus, le patient peut contacter l’IDEST à tout moment via l’adresse mail dédiée. Une évaluation à un an a été conduite par envoi d’AQ à tous les patients bénéficiaires. Résultats Un premier AQ a été envoyé à 40 patients (65% de réponses) ; 57% exprimaient un besoin d’accompagnement. Le protocole d’accompagnement médicoadministratif a été coconstruit avec 2 patients partenaires puis testé par un troisième. L’évaluation à un an, menée par l’envoi d’un deuxième AQ à 49 patients (taux de réponse à 42%), rapporte 85% de satisfaction. Les répondants ont jugé ce protocole utile ou très utile. Tous avaient engagé une DMP. Conclusion Coconstruit avec les patients et déployé de façon pérenne à la CRPPE du CHU de Bordeaux, ce protocole d’accompagnement médicoadministratif contribue à réduire le renoncement au droit de DMP. Une analyse complémentaire portera sur les taux effectifs de reconnaissance en MP.
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| th07 p281 enquete sur lidentification et la conscientisation a lutilisation des cytostatiques auteurs daphne dupres 1 etablissement 1 cesi namur belgique presentateur daphne dupres |
Th07-P281 - Enquête sur l’identification et la conscientisation à l’utilisation des cytostatiques
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Daphné Dupres (1)
Présentateur : Daphné Dupres
Etablissement : (1) CESI, Namur, BELGIQUE
Les cytostatiques méritent l’attention du médecin du travail et du personnel exposé en raison de leurs effets potentiels cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. La sensibilisation et la connaissance du risque demeurent indispensables à un suivi optimal en santé au travail en complément des mesures de contamination et du bio monitoring.
Ce travail évalue l’identification et la conscientisation à l’utilisation des cytostatiques du personnel d’un hôpital belge par le biais d’un questionnaire durant 6mois.
Dans le cas étudié, une analyse de risques puis de mesurages ont été réalisés de la préparation à l'administration des cytostatiques dans l’hôpital afin d’objectiver l’exposition du personnel. L’enquête a ciblé sur cette base 66 travailleurs avec 4 profils professionnels particuliers dans 6 services différents. Finalement, 31 questionnaires complets ont été retenus et analysés.
Concernant l’identification du risque, nous avons interrogé les travailleurs sur le symbole de la main jaune, utilisé par l’hôpital et proposé par l’ESOP (l’European Society of Oncology Pharmacy), et le pictogramme du Système Global Harmonisé (SGH). Il leur a été demandé ensuite de faire le lien avec les phrases de danger. Le questionnaire aborde ensuite le port des EPI (Equipements de Protection Individuels) spécifiques, la connaissance des procédures et personnes relais lors d’accident de contamination environnementale ou personnelle, la protection de la femme enceinte et allaitante.
Pour conclure, même si l’interprétation du questionnaire est limitée par la taille de l’échantillon, il en ressort trois actions de sensibilisations nécessaires qui confirment l’intérêt de notre questionnement.
Elles concernent le port des EPI spécifiques lors de l’utilisation des cytostatiques, la protection spécifique associée pour les femmes enceintes/allaitantes, et la nécessité de reclarifier les rôles du Service Interne de Prévention Protection et du médecin du travail.
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| th07 p282 hemopathies malignes et travail dans les mines de phosphates a propos dune observation auteurs seyf gmiza 1 etablissement 1 chu farhat hached service medecine du travail sousse tunisie presentateur seyf gmiza |
Th07-P282 - Hémopathies malignes et travail dans les mines de phosphates. A propos d’une observation.
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Seyf Gmiza (1)
Présentateur : Seyf Gmiza
Etablissement : (1) CHU Farhat Hached, Service Medecine du travail, Sousse, TUNISIE
Hémopathies malignes et travail dans les mines de phosphates. A propos d’une observation.
Gmiza Saif1, Amal Ghenim1, Manel Makhloufi1, Marwa Bouhoula1, Asma Chouchene1, Asma Aloui1, Imene Kacem1, Aicha Brahem1, Houda Kalboussi1, Olfa El Maalel1, Souhail Chatti1, Abderrahmen Khelif2
1 : Service Médecine du travail et pathologie professionnelle, CHU Farhat Hached Sousse
2 : Service hématologie clinique, CHU Farhat Hached Sousse
Introduction : Les hémopathies malignes admettent plusieurs facteurs de risques professionnels, notamment les rayonnements ionisants et le benzène, qui sont reconnus comme facteur de risque. L’objectif de notre étude est de discuter à travers une observation d’un salarié ayant travaillé dans les mines de phosphates l’imputabilité des agents professionnels auxquels il est exposé dans la survenue de ses deux affections hématologiques
Observation : Nous rapportons le cas d’un homme de 68 ans, ancien ouvrier dans les mines de phosphate de Gafsa, exposé pendant 36 ans à des poussières phosphatées, métaux lourds, et à des agents radioactives naturelles. Après un lymphome non hodgkinien traité par chimiothérapie, le patient a développé une LMC confirmée par la détection du transcrit BCR-ABL (p190, p210, p230) quantifié par PCR en temps réel.
Discussion : La survenue d’une LMC après un lymphome non hodgkinien est exceptionnelle. La littérature rapporte surtout des cas secondaires à des lymphomes de Hodgkin ou des lymphomes B diffus à grandes cellules, suggérant un rôle possible de la chimiothérapie ou de la radiothérapie dans la genèse des réarrangements BCR-ABL. Dans notre cas, l’exposition professionnelle prolongée à des agents leucémogènes, notamment les rayonnements ionisants dans les mines de phosphate, constitue un facteur de risque plausible pour le développement des LMC. En effet, des études tunisiennes ont documenté des niveaux de radioactivité élevés dans les mines de phosphate de Gafsa, renforçant la plausibilité d’un lien entre exposition chronique et survenue de la LMC. L’absence de dosimétrie individuelle limite toutefois l’imputabilité définitive. Néanmoins, ce cas souligne l’importance de la prévention primaire et secondaire en milieu minier.
Conclusion : Cette observation illustre le lien plausible entre exposition professionnelle à substances chimiques et radioactives et développement de LMC, mettant en évidence la nécessité d’une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles et d’une prévention renforcée dans les mines de phosphate tunisiennes.
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| th07 p283 petesaf un outil daide a la determination de la frequence de changement des cartouches anti gaz des appareils de protection respiratoire a ventilation assistee auteurs damien arnoux 1 olivier culie 1 sebastien fave 1 bruno galland 2 etablissement 1 sante travail drome vercors stdv romans france 2 institut national de recherche et de securite inrs nancy france presentateur damien arnoux |
Th07-P283 - PETESAF : un outil d’aide à la détermination de la fréquence de changement des cartouches anti-gaz des appareils de protection respiratoire à ventilation assistée
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Damien Arnoux (1), Olivier Culié (1), Sebastien Fave (1), Bruno Galland (2)
Présentateur : Damien Arnoux
Etablissement : (1) Santé Travail Drôme Vercors (STDV), Romans, FRANCE; (2) Institut national de recherche et de sécurité (INRS), Nancy, FRANCE
Les Services de Prévention et Santé au Travail (SPST) accompagnent au quotidien les entreprises adhérentes dans leur démarche de prévention des risques professionnels. Bien qu’en application des principes généraux de prévention les Equipements de Protection Individuelle (EPI) représentent la dernière barrière à envisager afin de réduire l’exposition à un danger, ils sont rencontrés dans de très nombreuses situations de travail. Ils représentent souvent, aux yeux des salariés et des employeurs, le principal moyen de protection.
Les SPST peuvent ainsi être sollicités pour apporter un conseil personnalisé sur le choix et l’utilisation d’EPI comme les appareils de protection respiratoire (APR). Une des questions récurrentes est alors celle de la fréquence de changement des cartouches anti-gaz des APR.
Accompagné par l’INRS, STDV a développé un protocole dénommé PETESAF (Protocole Expérimental de TEst de la SAturation d’un Filtre gaz). Appliqué initialement à la catégorie des APR à ventilation assistée, il est articulé autour de l’utilisation d’un détecteur de gaz à lecture directe qui permet de mesurer à un instant donné l’état de saturation de la cartouche anti-gaz. Les mesures en temps réel, réalisées de manière régulière sont complétées par une analyse documentée de l’activité. Ce protocole vise à fournir aux entreprises les éléments permettant l’élaboration d’un calendrier de changement des cartouches anti-gaz des APR. La connaissance de la nature chimique et de la concentration en polluants atmosphériques n’est pas nécessaire au déploiement de ce protocole. Cette particularité lui confère toute sa place vis-à-vis des outils de prévention dédiés aux APR.
Déployé avec succès dans deux entreprises, le protocole PETESAF a permis d’apporter une réponse précise et personnalisée à la question de la fréquence de remplacement des cartouches anti-gaz. PETESAF constitue ainsi un apport notable pour la prévention du risque chimique.
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| th07 p284 prevention de lexposition a la silice cristalline bilan dune demarche territoriale pluridisciplinaire auteurs marie claire delpierre 1 laura lesur 3 lucie pereira 2 jamila boudjema 4 sarah ruck 5 etablissement 1 action sante travail lens france 2 action sante travail arras france 3 action sante travail aix noulette france 4 action sante travail douvrin france 5 action sante travail henin beaumont france presentateur marie claire delpierre |
Th07-P284 - Prévention de l’exposition à la silice cristalline : bilan d’une démarche territoriale pluridisciplinaire
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Marie-Claire Delpierre (1), Laura Lesur (3), Lucie Pereira (2), Jamila Boudjema (4), Sarah Ruck (5)
Présentateur : Marie-Claire Delpierre
Etablissement : (1) ACTION SANTE TRAVAIL, Lens, FRANCE; (2) ACTION SANTE TRAVAIL, Arras, FRANCE; (3) ACTION SANTE TRAVAIL, Aix-Noulette, FRANCE; (4) ACTION SANTE TRAVAIL, Douvrin, FRANCE; (5) ACTION SANTE TRAVAIL, Henin-Beaumont, FRANCE
Introduction
La silice cristalline alvéolaire est classée comme procédé cancérogène depuis l'arrêté du 26 octobre 2020. Dans le cadre de son projet de service n°2, Action Sante Travail a initié dès 2019 un diagnostic territorial. L’enjeu majeur de ce projet était d’amener nos adhérents, souvent peu conscients du risque, à se questionner sur l’exposition réelle de leurs salariés à la silice. L'objectif était d'engager un dialogue constructif pour évoquer avec eux les moyens de protection (collectifs et individuels) les plus adaptés à leurs contraintes de travail.
Objectifs
Identifier et prioriser les secteurs d'activité exposants au sein du territoire.
Accompagner les entreprises dans l'évaluation des risques et la mise en place de mesures de protection.
Harmoniser les pratiques de suivi médical et de traçabilité des expositions.
Produire des données métrologiques locales pour enrichir les bases de connaissances.
Méthodologie
La démarche s'est structurée en plusieurs phases :
Diagnostic : Extraction des codes APE via le logiciel métier du service pour cibler les entreprises à risque.
Accompagnement terrain : Réalisation de métrologies par les toxicologues industriels lors de phases de travail exposantes.
Outils : Création d'un mémo technique pour les Assistants de Prévention, mise à jour des Fiches d’Entreprise et création d’un courrier d’information envoyé aux adhérents concernés.
Formation : Sessions d'information internes (IDEST, médecins, AP) et externes à destination des employeurs et des salariés.
Résultats
Sur la période 2019-2024, le projet a permis :
Une augmentation significative des retours d'expérience sur l’exposition à la silice cristalline, notamment dans certains secteurs du BTP non investigués par l’OPPBTP dans cartosilice.
La réalisation de campagnes de métrologie ayant conduit à une meilleure caractérisation des niveaux d'exposition selon les procédés de travail.
La création d’une base de données reprenant les résultats des métrologies pour diffusion aux équipes du service.
L'identification de freins persistants (ex : annulation d'ateliers employeurs faute de participants).
Conclusion et Perspectives
Ce projet démontre l’efficacité d’une approche de proximité pour transformer une contrainte réglementaire en une démarche de prévention partagée. La capitalisation des données métrologiques locales constitue un levier double : elle permet d'une part aux médecins du travail d'estimer plus précisément l'exposition cumulée des travailleurs pour adapter le suivi de santé individuel, et d'autre part aux employeurs "d'ouvrir les yeux" sur la réalité des expositions pour comprendre l'intérêt majeur de mettre en place des mesures de protection efficaces.
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| th07 p285 pas de taffe au taf auteurs alexandra spahlholz 1 charlotte brunez 1 emeline oger 1 etablissement 1 action sante travail lens france presentateur alexandra spahlholz |
Th07-P285 - Pas de taffe au taf
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Alexandra Spahlholz (1), Charlotte Brunez (1), Emeline Oger (1)
Présentateur : Alexandra Spahlholz
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Lens, FRANCE
La silice cristalline est un minerai présent dans de nombreux matériaux (sable, béton, …). L’exposition professionnelle survient par inhalation de poussières dans les secteurs des travaux publics, du BTP, de l’industrie extractive…
Les tâches exposant à la silice cristalline ont des effets sanitaires avérés, avec un risque de survenue de silicose, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de cancer broncho-pulmonaire. La silice cristalline est classée cancérogène pour l’Homme (groupe 1) par le CIRC. Le tabagisme constitue un facteur de risque supplémentaire, avec un effet multiplicatif sur le risque de cancer broncho-pulmonaire.
Les recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé relatives à la prévention des usages de substances psychoactives en milieu professionnel insistent sur la prévention du tabagisme et l’accompagnement individualisé des salariés exposés à des agents cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques. Les inégalités socioprofessionnelles de tabagisme restent marquées, les ouvriers et employés étant les populations les plus concernées.
Dans ce contexte, nous menons une expérience de sevrage tabagique auprès de salariés du secteur des travaux publics en situation de co-exposition au tabac et à la silice cristalline. Le dispositif repose sur une approche combinant actions collectives et accompagnement individuel, en mobilisant les outils de l’entretien motivationnel.
L’objectif principal est de réduire la prévalence du tabagisme chez les salariés exposés à la silice, en proposant une offre de sevrage tabagique intégrée à la prévention des risques professionnels. Les objectifs secondaires sont l’amélioration des connaissances sur les risques liés à la silice cristalline et la compréhension des potentialisations de risque en cas de tabagisme.
L’expérience pilote se déroule en trois phases : une phase initiale d’évaluation des connaissances sur la silice cristalline et du statut tabagique (questionnaires de Fagerström, QTC2 de Gilliard, mesure du CO expiré), associée à une sensibilisation collective aux risques, animée par le toxicologue et l’infirmière en santé au travail ; un atelier collectif centré sur les motivations, les freins et la prévention de la prise de poids, animé par l’infirmière et la diététicienne ; enfin, une consultation individuelle motivationnelle pour chaque salarié. Les salariés nécessitant un suivi renforcé sont orientés vers une consultation de tabacologie ou leur médecin traitant afin de favoriser la coordination des soins. Une évaluation à six mois permet d’apprécier l’évolution du tabagisme.
Cette expérience pourrait constituer un modèle reproductible d’intervention s’appuyant sur l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail.
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| th07 p286 preparer et administrer des produits cytotoxiques evaluer le risque auteurs jamila boudjema 1 jean simon guillot 1 etablissement 1 action sante travail douvrin france presentateur jean simon guillot |
Th07-P286 - Préparer et administrer des produits cytotoxiques: évaluer le risque
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Jamila Boudjema (1), Jean-Simon Guillot (1)
Présentateur : Jean-Simon Guillot
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Douvrin, FRANCE
Introduction La préparation et l’administration des solutions injectables cytotoxiques constituent une activité professionnelle à haut risque, soulevant des enjeux majeurs pour la santé des personnels exposés et pour leur suivi médical. La contamination des surfaces de travail aux cytotoxiques est largement décrite dans la littérature. La réduction de l’exposition repose sur une manipulation rigoureuse des cytotoxiques, associant mesures techniques, équipements de protection individuelle (EPI) adaptés et organisation du travail efficiente.
La surveillance de la contamination au sein d’une Unité de Préparation Centralisée des Cytotoxiques (UPCC) et d’un Centre de Chimiothérapie Ambulatoire (CCA) s’inscrit dans une démarche de prévention pour limiter les contaminations croisées et l’exposition du personnel. Cette étude a pour objectifs de caractériser le niveau d’exposition des agents, de cartographier les sources potentielles de contamination afin de formuler des recommandations de bonnes pratiques.
Matériel et méthodes Un kit de prélèvement développé par le Pôle de Biologie Pathologie Génétique de Lille permet la détection et la quantification de 15 molécules cytotoxiques par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. 26 points de prélèvement ont été sélectionnés à l’UPCC et 15 au CCA.
Résultats À l’UPCC, aucune des substances manipulées le jour des mesures n’a été détectée. La présence de cyclophosphamide, utilisé 7 jours avant, a été mis en évidence sur le plan de travail de la salle de préparation et sur la poignée du réfrigérateur de la salle de pause. Une revue de la littérature a permis d’identifier une méthode de nettoyage adaptée, testée et validée lors d’une nouvelle série de prélèvements surfaciques.
Au CCA, seule la poignée des toilettes patients présentait une contamination à l’IRINOTECAN, avec une augmentation entre le début et la fin de poste suggérant une insuffisance du bionettoyage.
Discussion Les résultats ont conduit à la mise en place d’actions de prévention incluant le renforcement des protocoles de nettoyage, y compris dans des zones non concernées par le bionettoyage, ainsi que l’adaptation des EPI. La persistance du cyclophosphamide sur les surfaces, largement décrite dans la littérature, a justifié l’expérimentation de nouveaux protocoles de décontamination, dont l’efficacité a été confirmée par des prélèvements ultérieurs.
Au CCA, l’évaluation a révélé une insuffisance de formation des agents de bionettoyage concernant les risques liés aux cytotoxiques, justifiant la mise en place d’une action de sensibilisation afin de renforcer la prévention et la sécurité du personnel.
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| th07 p287 exposition aux pesticides lors du nettoyage des semoirs auteurs theophile modena 2 3 juliette pompili 2 3 4 marie rannou 1 jeremie le goff 2 3 4 justine lanson 2 3 5 valerie bouchart 2 3 5 isabelle baldi 6 7 8 gildas griveau 1 pierre lebailly 2 3 4 etablissement 1 msa d armorique service sante et securite au travail landerneau france 2 institut national de la sante et de la recherche medicale inserm unite mixte de recherche umr 1086 anticipe caen france 3 universite de caen normandie caen france 4 centre de lutte contre le cancer francois baclesse caen france 5 labeo frank duncombe caen france 6 inserm unite u 1219 epicene centre de recherche bordeaux population health bordeaux france 7 universite de bordeaux bordeaux france 8 centre hospitalier universitaire chu de bordeaux service sante travail environnement bordeaux france presentateur marie rannou |
Th07-P287 - Exposition aux pesticides lors du nettoyage des semoirs
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Théophile Modena (2,3), Juliette Pompili (2,3,4), Marie Rannou (1), Jérémie Le Goff (2,3,4), Justine Lanson (2,3,5), Valérie Bouchart (2,3,5), Isabelle Baldi (6,7,8), Gildas Griveau (1), Pierre Lebailly (2,3,4)
Présentateur : Marie Rannou
Etablissement : (1) MSA d'Armorique, service Santé et Sécurité au Travail, Landerneau, FRANCE; (2) Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), Unité Mixte de Recherche (UMR) 1086 ANTICIPE, Caen, FRANCE; (3) Université de Caen Normandie, Caen, FRANCE; (4) Centre de Lutte Contre le Cancer François Baclesse, Caen, FRANCE; (5) Labéo Frank Duncombe, Caen, FRANCE; (6) INSERM, Unité (U) 1219 EPICENE, Centre de Recherche Bordeaux Population Health, Bordeaux, FRANCE; (7) Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (8) Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux, Service Santé Travail Environnement, Bordeaux, FRANCE
Objectifs Dans la plupart des pays à revenu élevé, les travailleurs prestataires sont de plus en plus impliqués dans diverses tâches agricoles. Nous avons récemment montré que le semis de graines de maïs et de blé traitées aux pesticides entraîne une exposition aux pesticides, en particulier lors du remplissage des semoirs. À la fin de la saison de semis, ces travailleurs participent également à la tâche de nettoyage des équipements. L'objectif de la présente étude était de quantifier l'exposition aux pesticides lors de cette tâche de nettoyage qui n’avait, à notre connaissance, jamais été investiguée à ce jour en France ou à l’étranger.
Matériel et Méthodes L'exposition cutanée aux pesticides a été mesurée à l'aide de 21 compresses en coton placées sur différentes parties du corps, directement sur la peau et à l'extérieur des vêtements, ainsi qu’avec des gants en coton pour les mains. L'exposition respiratoire a été mesurée avec des filtres XAD-2. Le fongicide prothioconazole (PTC), couramment utilisé pour traiter les semences de maïs, ainsi que son produit de dégradation environnementale, le desthio-prothioconazole (DPTC), et le ziram, un fongicide utilisé comme répulsif contre les corbeaux, ont été analysés. Les limites de quantification variaient de 20 à 200 ng/échantillon. Des compresses supplémentaires ont été utilisées par frottis pour mesurer la contamination par les pesticides sur différentes parties du semoir avant et après la tâche de nettoyage.
Résultats L'étude de terrain a été menée en Bretagne entre 2022 et 2023. Les 18 travailleurs inclus étaient tous des hommes, avec un âge moyen de 46 ans. La durée des tâches de nettoyage variait de 18 à 85 minutes. La majorité des travailleurs (83 %) portaient des combinaisons (EPI ou en coton), et 67 % utilisaient des gants résistants aux produits chimiques ou mécaniques. Une exposition cutanée a été mesurée sur toutes les compresses, avec un niveau total médian de 554 µg pour le ziram et de 220 µg pour le PTC et le DPTC combinés. Des niveaux d'exposition plus faibles ont été observés chez les travailleurs plus expérimentés, ceux utilisant de l'eau plutôt que de l'air comprimé pour le nettoyage, ceux portant des combinaisons et ceux nettoyant des semoirs couvrant des surfaces de semis plus petites. Enfin, les niveaux de contamination par les pesticides sur le semoir sont restés similaires avant et après le nettoyage.
Conclusion La tâche de nettoyage a systématiquement entraîné une exposition aux pesticides et s'est avérée inefficace pour éliminer les résidus de pesticides des équipements de semis.
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| th07 p288 escape game pour sensibiliser au risque des medicaments anticancereux auteurs alexandra guille 1 benoit atge 1 cynthia sciaux 1 sophie balhadere 1 nathalie bressan 1 etablissement 1 ahi33 bordeaux france presentateur alexandra guille |
Th07-P288 - Escape game pour sensibiliser au risque des médicaments anticancéreux
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Alexandra Guille (1), Benoit Atge (1), Cynthia Sciaux (1), Sophie Balhadere (1), Nathalie Bressan (1)
Présentateur : Alexandra Guille
Etablissement : (1) AHI33, Bordeaux, FRANCE
Introduction Certains médicaments anticancéreux utilisés dans le traitement des cancers peuvent présenter des propriétés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. L’exposition professionnelle des salariés qui interviennent à toutes les étapes de la chaîne du médicament doit être maîtrisée et maintenue au niveau la plus faible possible. Ce risque est souvent méconnu ou banalisé par les professionnels. Notre Service de Prévention et de Santé au Travail a développé un escape game dont l’objectif est de sensibiliser les professionnels exposés.
Méthode Nous commençons les séances de sensibilisation par la diffusion d’un diaporama présentant des généralités sur le risque chimique et des éléments spécifiques liés aux médicaments anticancéreux. Nous expliquons les différentes sources et modes de contamination, la chaîne d’exposition, le personnel concerné ainsi que les règles de prévention (respect des précautions d’hygiène et le port d’EPI) et la conduite à tenir en cas de déversement. Dans un second temps, nous animons l’escape game « la chute catastrophe » après avoir expliqué les règles du jeu. Nous constituons 2 équipes de 4 à 5 salariés encadrés par 2 à 3 maîtres du jeu. Le temps est décompté de façon à départager et investir au mieux les équipes. A la fin du jeu, un temps d’échange est proposé pour répondre aux questions et soulever les points d’amélioration de pratique à adopter.
Résultats Une dizaine de séances d’escape game ont été menées en 2024 et 2025 dans un établissement de soins oncologiques à Bordeaux. La plupart du temps, les sessions sont intégrées aux journées de formations prévues par l’employeur dans le cadre des formations continues des salariés pour une durée totale de 30 minutes. On constate une amélioration des pratiques dans la gestion de ce risque tel que : le port de gants adaptés, le lavage des mains, l’absence de nourriture sur le plan de travail, le nettoyage plus régulier des claviers d’ordinateurs, la connaissance du kit de déversement ainsi que sa localisation.
Conclusion Cet escape game offre une approche ludique et immersive pour découvrir l’univers du risque chimique. Cette expérience interactive transforme l’apprentissage en un moment positif de découverte, où l’expérimentation et la coopération sont au cœur du jeu. Cela nous permet d’accompagner l’entreprise et les salariés dans leur démarche de prévention et les sensibiliser efficacement aux risques liés à la manipulation des médicaments anticancéreux. Notre action est réplicable dans tout centre hospitalier oncologique : l’outil développé est disponible sur demande au service.
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| th07 p289 prevention des risques lors de lexposition a la silice dans les poussieres de ballast auteurs victor wang 1 philippe delattre 2 dorothee evan 3 catherine prince 3 radia aggoune 4 etablissement 1 service medical sncf paris gare de lyon paris france 2 service medical sncf lyon perrache lyon france 3 service medical sncf cellule de toxicologie saint denis france 4 direction management des risques sst sncf reseau saint denis france presentateur victor wang |
Th07-P289 - Prévention des risques lors de l’exposition à la silice dans les poussières de ballast
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Victor Wang (1), Philippe Delattre (2), Dorothée Evan (3), Catherine Prince (3), Radia Aggoune (4)
Présentateur : Victor Wang
Etablissement : (1) Service médical SNCF PARIS GARE DE LYON, Paris, FRANCE; (2) Service médical SNCF LYON PERRACHE, Lyon, FRANCE; (3) Service médical SNCF Cellule de Toxicologie, Saint-Denis, FRANCE; (4) Direction Management des risques SST SNCF RESEAU, Saint-Denis, FRANCE
Composant majeur des voies de chemin de fer, le ballast est un minerai employé massivement par SNCF Réseau. L’exposition à la silice cristalline, présente dans le ballast, constitue un risque sanitaire important pour les agents lors de certaines opérations de maintenance des voies du Réseau Ferré National. Les activités identifiées comme exposant fortement à la poussière de ballast sont les opérations de ballastage, bourrage, dégarnissage, régalage ou lors de chargement et déchargement en base arrière. Les travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire issue de procédés de travail sont considérés comme cancérogènes au titre de l’article R 4412-60 du Code du travail depuis janvier 2021. Outre le cancer broncho-pulmonaire, d’autres pathologies peuvent également survenir (silicose, maladies auto-immunes).
Pour prévenir ces risques, il est crucial d’instaurer des mesures de prévention collectives et individuelles, et de respecter les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP). Des campagnes annuelles de mesures d’empoussièrement aux postes de travail ont montré des dépassements de 10% de la VLEP notamment sur des phases de ballastage, régalage et bourrage mécanique. Dans une démarche de prévention, il est nécessaire de donner la priorité aux mesures de protection collective : privilégier les rames automatisées pour le ballastage, s’éloigner des sources d’émission, éviter la concomitance des chantiers élémentaires ou coactivités, procéder à l’humidification du ballast avant et pendant la réalisation des travaux, travailler avec les portes et fenêtres des engins de travaux fermées…
Sur les chantiers (selon la variabilité des conditions climatiques, de la configuration des travaux…), les mesures de protection collective ne suffisent pas toujours à maitriser le risque. En fonction des résultats de mesurage des mesures de protection individuelle peuvent être mises en place : combinaisons de type 5/6, équipements de protection respiratoire avec filtre de type P3 et lunettes de protection. Les phases de briefing et de débriefing par les managers sont des temps importants et incontournables pour rappeler ces mesures.
Le Groupe des Médecins Référents, avec la Cellule de Toxicologie et le Département Santé et Sécurité au Travail de SNCF RESEAU, a rédigé en 2024 un bulletin d’informations à l’attention des médecins du travail de la SNCF pour préciser le cadre réglementaire, les résultats des mesurages et les recommandations de bonnes pratiques en termes de suivi au titre de la Surveillance Individuelle Renforcée, du suivi post-exposition et post-professionnel. Ces risques peuvent se retrouver dans d’autres activités lors de réemploi ou recyclage du ballast (chantiers routiers, agriculture…).
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| th07 p290 cancers et cancerogenes professionnels en siderurgie en algerie enjeux de la polyexposition metallique auteurs rabia medjane 1 2 3 baghdad rezk kallah 1 2 3 etablissement 1 faculte de medecine d oran universite oran 1 oran algerie 2 etablissement hospitalier universitaire d oran oran algerie 3 laboratoire de recherche sante environnement universite oran 1 oran algerie presentateur rabia medjane |
Th07-P290 - Cancers et cancérogènes professionnels en sidérurgie en Algérie : Enjeux de la polyexposition métallique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Rabia Medjane (1,2,3), Baghdad Rezk-Kallah (1,2,3)
Présentateur : Rabia Medjane
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Université Oran 1, Oran, ALGERIE; (2) Etablissement Hospitalier Universitaire d'Oran, Oran, ALGERIE; (3) Laboratoire de Recherche Santé Environnement, Université Oran 1, Oran, ALGERIE
Introduction La sidérurgie est une activité industrielle à haut risque sanitaire, caractérisée par des procédés thermiques et métallurgiques générant de multiples agents cancérogènes. En Algérie, ce secteur emploie une main-d’œuvre exposée de façon chronique à des mélanges complexes de métaux, de fumées et de poussières industrielles. Contrairement aux approches classiques centrées sur des substances isolées, la réalité du travail sidérurgique repose sur une polyexposition simultanée susceptible d’induire des effets toxicologiques combinés. Cette problématique représente un enjeu majeur en médecine et santé au travail, notamment dans la prévention des cancers professionnels encore sous-déclarés.
Objectifs Identifier les principaux cancérogènes professionnels en sidérurgie algérienne et souligner l’intérêt d’une approche intégrée de la polyexposition métallique.
Méthodes Une analyse descriptive et critique des expositions professionnelles en sidérurgie algérienne a été réalisée à partir de données issues de la littérature scientifique internationale, de classifications toxicologiques (IARC) et d’observations de terrain en médecine du travail. Les principaux cancérogènes professionnels ont été identifiés, ainsi que leurs voies d’exposition, leurs mécanismes toxicologiques et leurs effets combinés potentiels dans un contexte de polyexposition métallique.
Résultats Les expositions professionnelles en sidérurgie concernent principalement le chrome hexavalent, le nickel, le cadmium, l’arsenic et le plomb, associés aux fumées métalliques et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques. Ces agents sont impliqués dans la survenue de cancers broncho-pulmonaires, ORL, digestifs et hématologiques. L’analyse met en évidence des situations de co-exposition répétée, favorisant des effets additifs voire synergiques, susceptibles d’amplifier le risque cancérogène réel par rapport aux évaluations réglementaires classiques.
Discussion La polyexposition aux cancérogènes en sidérurgie remet en question les modèles traditionnels d’évaluation du risque professionnel. L’intégration d’approches prenant en compte les mélanges, les interactions toxicologiques et la durée cumulée des expositions apparaît indispensable. La médecine du travail joue un rôle clé dans l’identification des situations à risque, la traçabilité des expositions et la mise en place d’une surveillance médicale adaptée.
Conclusion La prévention des cancers professionnels en sidérurgie en Algérie nécessite une approche globale intégrant la polyexposition aux cancérogènes métalliques. Le renforcement de la prévention primaire et de la surveillance médicale constitue un levier essentiel pour réduire l’impact sanitaire de ce secteur industriel à haut risque
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| th07 p291 accidents professionnels dexposition aux medicaments anticancereux en milieu hospitalier apport de la biometrologie urinaire a propos de trois cas auteurs mireille canal raffin 1 5 catherine verdun esquer 2 sylvie ollivier 4 catherine labadie 4 marine laparade 2 frederike limousi 4 antoine villa 3 6 etablissement 1 laboratoire de pharmacologie clinique et toxicologie chu de bordeaux bordeaux france 2 service sante travail environnement chu de bordeaux bordeaux france 3 centre regional de pathologies professionnelles et environnementales ap hm marseille france 4 service de sante au travail hopital haut leveque chu de bordeaux bordeaux france 5 equipe epicene inserm u1219 universite de bordeaux bordeaux france 6 equipe ceress aix marseille universite marseille france presentateur mireille canal raffin |
Th07-P291 - Accidents professionnels d’exposition aux médicaments anticancéreux en milieu hospitalier : apport de la biométrologie urinaire, à propos de trois cas
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Mireille Canal Raffin (1,5), Catherine Verdun-Esquer (2), Sylvie Ollivier (4), Catherine Labadie (4), Marine Laparade (2), Frederike Limousi (4), Antoine Villa (3,6)
Présentateur : Mireille Canal Raffin
Etablissement : (1) Laboratoire de Pharmacologie Clinique et Toxicologie, CHU de Bordeaux , Bordeaux, FRANCE; (2) Service Santé Travail Environnement, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (3) Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales, AP-HM, Marseille, FRANCE; (4) Service de Santé au Travail, Hôpital Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (5) Equipe EPICENE, Inserm U1219, Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (6) Equipe CEReSS, Aix-Marseille-Université,, Marseille, FRANCE
Objectif La manipulation de médicaments anticancéreux (MAC) expose les professionnels de santé à des accidents d’exposition (piqûre, projections, rupture de poche, fuite de tubulure, bris de flacon), impliquant des molécules souvent irritantes/vésicantes et classées CMR. La littérature internationale rapporte une fréquence de ces accidents de 9,5 à 15 %, mais aucune donnée française n’est disponible. Ces événements restent sous-déclarés et insuffisamment tracés dans le Dossier Médical en Santé au Travail (DMST). Depuis janvier 2025, au CHU de Bordeaux, le Service de Santé au Travail, en partenariat avec le Laboratoire de Pharmacologie-Toxicologie, a déployé une étude pilote de déclaration des accidents associés à une biométrologie urinaire, visant à tracer ces expositions et à rechercher une contamination interne.
Méthodes Un kit de prélèvement urinaire et un questionnaire standardisé ont été intégrés au kit d’urgence dans 3 unités manipulant des MAC. Le questionnaire recueille : lieu/heure, circonstances, médicament(s) en cause, zones cutanées contaminées, port d’équipements de protection individuelle (EPI), symptômes, et gestes de décontamination.
Résultats En 5 mois, 3 accidents ont été déclarés (2 préparatrices en pharmacie (PeP), 1 aide-soignante (AS) d’un service d’hospitalisation de jour ; âge médian 44 ans).
Cas n°1 (PeP) : piqûre d’aiguille lors de la préparation de méthotrexate (MTX), au travers de trois paires de gants ; la concentration de méthotrexate urinaire était de 236 ng/L à H20.
Cas n°2 (PeP) : projection cutanée sur les mains de MTX lors du contrôle d’un stylo injectable, sans gants ; les dosages urinaires montraient des traces de MTX à H1h15 (1–2,5 ng/L) et 5,4 ng/L de MTX à H19h30.
Cas n°3 (AS) : fuite de tubulure, contenant du cyclophosphamide, avec contact cutané des mains et de l’avant-bras gauche, sans port de gants ; Les concentrations urinaires étaient < 1 ng/L (Limite de détection à 15 min, puis montraient des traces (1–2,5 ng/L) à H7h30. Une sensation de brûlure cutanée a cédé après lavage (eau-au savon), suivi d’un rinçage de 15 minutes. Chaque résultat a été remis à l’agent par le médecin du travail en consultation et archivé dans le DMST.
Conclusions Ces cas illustrent des scénarios variés d’accidents exposant aux MAC. La biométrologie urinaire a objectivé une contamination interne dans chaque situation, assurant une traçabilité dans le DMST et apportant des éléments de cinétique d’élimination urinaire peu décrits. En l’absence de valeurs biologiques d’interprétation, le risque sanitaire individuel n’a pu être estimé. Cette étude pilote souligne néanmoins l’intérêt d’une déclaration systématique de ces accidents couplée à la biométrologie et du port systématique des EPI.
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| th07 p292 tracabilite des expositions aux cmr de lobligation a laccompagnement auteurs djouhra slimani 1 adem abbas 1 marc bonan 1 etablissement 1 amet sante au travail rosny sous bois france presentateur djouhra slimani |
Th07-P292 - Traçabilité des expositions aux cmr : de l’obligation à l’accompagnement
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Djouhra Slimani (1), Adem Abbas (1), Marc Bonan (1)
Présentateur : Djouhra Slimani
Etablissement : (1) AMET SANTE AU TRAVAIL , Rosny-Sous-Bois, FRANCE
Le décret n° 2024-307 du 4 avril 2024 renforce le cadre réglementaire relatif à la prévention des risques liés aux agents cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR). Il impose aux employeurs la constitution et la mise à jour d'une liste nominative des travailleurs susceptibles d’être exposés, intégrant les substances concernées ainsi que, lorsque ces informations sont disponibles, la nature, la durée et le degré d’exposition.
Si ces exigences visent à améliorer la traçabilité des expositions, leur mise en œuvre opérationnelle se heurte néanmoins à plusieurs difficultés pour les entreprises : identification des substances CMR à partir des Fiches de Données de Sécurité, hétérogénéité de la qualité des informations disponibles, méconnaissance des procédés exposant les travailleurs, et charge administrative accrue. Afin d'accompagner ses adhérents, AMET SANTE AU TRAVAIL a développé un dispositif structuré visant à faciliter la conformité réglementaire et renforcer la prévention du risque chimique.
La méthodologie repose sur quatre axes : (1) un état des lieux des pratiques de déclaration avant et après l'entrée en vigueur du décret ; (2) l’adaptation de notre outil métier permettant une déclaration standardisée et conforme des expositions aux CMR ; (3) le déploiement d’actions d’appuis auprès des entreprises (guide, formation, webinaires et accompagnement personnalisé) ; (4) la mise en œuvre d'un programme de sensibilisation des salariés identifiés comme exposés.
Les premiers résultats montrent une augmentation significative du nombre de substances chimiques, de procédés et de situations d’exposition aux CMR déclarées. Cette évolution témoigne de l’impact positif de l’intégration d’un outil métier adapté et d’un accompagnement méthodologique structuré sur la qualité de la traçabilité des expositions. En revanche, le nombre d’employeurs ayant transmis les fiches nominatives demeure à ce stade limité, soulignant les difficultés persistantes d’appropriation de cette évolution réglementaire.
Ces constats confirment la nécessité de poursuivre et de renforcer les actions d’accompagnement, de formation et de sensibilisation, afin de favoriser l’adhésion des entreprises à cette démarche et d’améliorer durablement la prévention du risque chimique.
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| th07 p293 evaluation et prevention d une exposition au perchloroethylene auteurs celine abraham 1 samuel chochoy 1 thomas franchi godin 1 etablissement 1 pole sante travail lomme france presentateur celine abraham |
Th07-P293 - Evaluation et prévention d'une exposition au perchloroéthylène
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Céline Abraham (1), Samuel Chochoy (1), Thomas Franchi Godin (1)
Présentateur : Céline Abraham
Etablissement : (1) Pôle santé travail, Lomme, FRANCE
Depuis 1995, le perchloroéthylène est classé comme cancérogène probable pour l’homme par le CIRC (groupe 2A).
Au niveau européen, le perchloroéthylène est classé selon le règlement CLP [(CE) n°1272/2008] comme cancérogène possible de catégorie 2 (H351 : susceptible de provoquer le cancer).
L’utilisation du perchloroéthylène est bien connue dans les activités de nettoyage à sec des textiles. Mais d’autres secteurs professionnels en utilisent aussi.
Ainsi, dans un laboratoire de travaux routiers, les techniciens utilisent quotidiennement du perchloroéthylène comme dissolvant du bitume.
Afin de favoriser la mise en place d’un plan de prévention permettant de réduire au maximum l’exposition au perchloroéthylène, cancérogène probable, une évaluation du risque lié à l’exposition au perchloroéthylène a été réalisée.
Cette évaluation du risque a associé des études de poste dans chacun des 6 laboratoires de travaux routiers, au sein des centrales d’enrobés de la région des Hauts de France, des mesures de COV dans 2 sites afin de déterminer les phases les plus exposantes et une évaluation de l’exposition interne des salariés par la réalisation de campagnes de biométrologie avec dosage du perchloroéthylène sanguin pour chacun des techniciens.
Cette démarche globale et pluridisciplinaire d’évaluation du risque lié à l’utilisation du perchloroéthylène a permis une approche pédagogique pour les salariés et une aide de l’employeur dans sa priorisation des actions de prévention.
La restitution, conjointement, à l’ensemble des salariés et à leur hiérarchie a permis des échanges de pratiques et un dialogue entre ces salariés isolés dans leur laboratoire
Des mesures de réduction du risque ont rapidement été mises en place (baisse de la température d’étuvage, automatisation de certaines tâches, cloisonnement des espaces, etc.) et certains salariés ont modifié leurs pratiques professionnelles (arrêt du « sniffage » par exemple).
L’employeur a aussi pris conscience du risque de dégagement de phosgène, qu’il ignorait.
L’entreprise, faisant partie d’un grand groupe national, a transmis notre rapport aux laboratoires de travaux routiers de la région Nord Est. Nos préconisations sont ainsi aussi appliquées dans l’ensemble des laboratoires de la région.
Une nouvelle campagne de biométrologie réalisée après la mise en place des nouvelles mesures collectives de prévention, a confirmé la baisse des valeurs de perchloroéthylène sanguin chez l’ensemble des techniciens.
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| th07 p294 prica prevenir le risque chimique dans laeronautique auteurs geoffrey argiles 1 veronique estienny bousquet 1 stephanie martin 1 angelique mattera 1 chakir belbachir 1 sophie bottaro 1 delphine brugnerotto 1 helene millet 1 camille samuel 1 etablissement 1 prevaly toulouse france presentateur geoffrey argiles |
Th07-P294 - PRICA : Prévenir le risque chimique dans l’aéronautique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Geoffrey Argiles (1), Véronique Estienny-Bousquet (1), Stéphanie Martin (1), Angélique Mattera (1), Chakir Belbachir (1), Sophie Bottaro (1), Delphine Brugnerotto (1), Hélène Millet (1), Camille Samuel (1)
Présentateur : Geoffrey Argiles
Etablissement : (1) PREVALY, Toulouse, FRANCE
Le bassin toulousain, pôle majeur de l’industrie aéronautique, est confronté à un enjeu prioritaire : l’exposition professionnelle aux agents chimiques dangereux. Pour relever ce défi, le service de prévention et de santé au travail PREVALY a intégré l’action PRICA (Prévention du Risque Chimique dans l’Aéronautique) à son projet de service 2025-2030.
Cette initiative s’inscrit dans l’Action 1.10 du PRST 3 (« Accompagner les entreprises dans la mise en place d’une prévention efficace du risque chimique ») et répond aux exigences réglementaires, notamment REACH, qui impose depuis 2017 des autorisations pour l’utilisation de substances telles que les chromates.
Un groupe pluridisciplinaire (médecins du travail, infirmiers en santé au travail, toxicologue industriel, ergonome et préventeurs) a élaboré des outils et méthodologies visant à harmoniser les pratiques au sein des 41 équipes de PREVALY qui suivent 92 entreprises représentant 17 200 salariés.
Réalisations concrètes et innovantes :
- Grilles métiers pour l’analyse des postes de travail ;
- Formations internes à l’outil SEIRICH (INRS) afin de renforcer les compétences des préventeurs pour accompagner les entreprises dans l’évaluation du risque chimique et l’élaboration de leurs plans d’actions ;
- Élaboration d’une procédure dédiée aux chromuries (dosage urinaire du chrome) avec création de supports pédagogiques spécifiques (diaporamas, flyers…), d’un questionnaire médico-professionnel standardisé et d’une synthèse anonymisée destinée à faciliter le travail des médecins du travail ;
- Webinaires internes pour diffuser les outils et assurer le suivi du projet.
Résultats obtenus :
- 100 % des entreprises contactées ;
- 87 % des fiches d’entreprise actualisées ;
- 64 % des entreprises ciblées ont engagé ou finalisé leur évaluation du risque chimique dont 50 % avec un accompagnement pluridisciplinaire par les équipes de PREVALY ;
- Harmonisation des pratiques en matière d’études de poste et de surveillance biologique des salariés exposés, favorisant une meilleure traçabilité des observations et des conseils prodigués aux salariés et employeurs.
Ces résultats illustrent une mobilisation exemplaire des équipes pluridisciplinaires contribuant à renforcer la prévention et la traçabilité des expositions chimiques dans un secteur stratégique de la région.
Le groupe PRICA demeure actif sur des thématiques actuelles afin de répondre aux besoins identifiés des équipes et des entreprises suivies par le service.
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| th07 p295 videos thematiques sur la prevention du risque chimique auteurs franck bak 1 etablissement 1 dreets ara lyon france presentateur franck bak |
Th07-P295 - Vidéos thématiques sur la prévention du risque chimique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Franck Bak (1)
Présentateur : Franck Bak
Etablissement : (1) DREETS ARA, Lyon, FRANCE
15 vidéos, de courtes durées, mettent en avant la prévention du risque chimique dans les entreprises, notamment dans les TPE/PME.
Les thématiques abordées sont la silice cristalline dans le BTP et dans l'industrie, les CMR dont les reprotoxiques, la ventilation dans les locaux à pollution spécifique et non spécifique, la qualité de l'air intérieure dans les locaux à pollution non spécifique et une vidéo sur les aides disponibles à destination des TPE/PME dans le cadre de la prévention des risques professionnels.
8 vidéos sont des témoignages de préventeurs (CARSAT, SPST, DREETS,OPPBTP) qui présentent la problématique et les enjeux, les principaux secteurs concernés et les mesures de prévention.
7 vidéos sont des témoignages d'entreprises ayant réalisé des actions concrètes de prévention pour réduire le risque chimique. Ces dernières expliquent leur démarches, les difficultées surmontées, les aides reçues et l'impact de la démarche de prévention sur la santé des salariés
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| th07 p296 filiere francaise du cuir etat des lieux des expositions chimiques professionnelles colchic 2010 2024 auteurs barbara savary 1 andrea emili 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france presentateur barbara savary |
Th07-P296 - Filière française du cuir : état des lieux des expositions chimiques professionnelles (Colchic, 2010-2024)
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Barbara Savary (1), Andrea Emili (1)
Présentateur : Barbara Savary
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE
La filière française de la fabrication et du travail du cuir couvre la transformation des peaux par tannage minéral ou végétal, la fabrication et la réparation de vêtements, chaussures et articles en cuir. En 2024, elle comptait plus de 44 900 salariés répartis dans 1 884 établissements. Ces activités exposent les travailleurs à de nombreux risques professionnels, en particulier chimiques. Les poussières de cuir, classées cancérogènes par le CIRC, peuvent atteindre des niveaux élevés d’exposition. De nombreuses substances utilisées sont classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), notamment le chrome VI, le formaldéhyde, divers solvants et certains colorants. Entre 2013 et 2023, 1 112 maladies professionnelles (MP) ont été reconnues dans la filière, dont 8 % liées au risque chimique.
L’étude présentée vise à mieux caractériser et quantifier ces expositions à partir des données de la base Colchic collectées entre 2010 et 2024. Elle s’appuie sur des mesures individuelles d’une durée de 60 à 600 minutes, réalisées dans les secteurs du tannage, de la fabrication de chaussures, de maroquinerie, des articles de voyage, de sellerie et de la réparation.
Après sélection, 1 423 mesures ont été analysées. Des dépassements des seuils d’exposition réglementaires ont été observés pour le chrome VI et les poussières de cuir, notamment dans le tannage et la maroquinerie, chez les opérateurs de presse ou en corroyage. Les autres substances identifiées dans ce secteur représentaient en grande majorité des composés organiques volatils (cyclohexane, butanone, acétate d’éthyle, acétone) à des concentrations inférieures aux valeurs limites. Les substances mesurées sont principalement associées à des effets irritants respiratoires et oculaires. L’analyse des polyexpositions révèle, dans certains secteurs, des indices d’effets additifs dépassant les seuils acceptables pour les atteintes cutanées, aux voies respiratoires supérieures et au système rénal. L’analyse des prélèvements surfaciques dans ce secteur ont également mis en évidence la présence de métaux potentiellement allergènes sur les postes de travail.
L’étude conclut que, malgré des niveaux d’exposition généralement inférieurs aux valeurs limites, la polyexposition et la présence d’agents CMR constituent un risque significatif. Elle recommande des actions de prévention renforcées : substitution des produits dangereux, travail en système clos, protections collectives, équipements de protection individuelle adaptés. Des mesures doivent également être prises afin de réduire le bruit. Il est également nécessaire d’adapter les outils de travail afin de diminuer les troubles musculosquelettiques (TMS), représentant 80 % des MP reconnues dans cette filière.
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| th07 p297 mission silice evaluer sensibiliser et prevenir en secteur paysager auteurs caroline da silva 1 martine jeanton 1 carole jeanton 1 marie eve baillon 1 etablissement 1 msa auvergne clermont ferrand france presentateur caroline da silva |
Th07-P297 - Mission silice : évaluer, sensibiliser et prévenir en secteur paysager
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Caroline Da Silva (1), Martine Jeanton (1), Carole Jeanton (1), Marie-Eve Baillon (1)
Présentateur : Caroline Da Silva
Etablissement : (1) MSA Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE
Introduction L’exposition aux poussières de silice cristalline représente un enjeu majeur de santé au travail en raison de ses effets respiratoires graves et de son classement comme agent cancérogène. Dans la filière paysage, ce risque reste encore insuffisamment identifié, malgré l’utilisation fréquente de matériaux minéraux lors des activités de création.
Objectifs Mission Silice est le titre d’un projet de fin d’étude de Diplôme Universitaire de Santé au Travail. Il avait pour objectif d’identifier les situations d’exposition à la silice cristalline chez des ouvriers paysagistes, d’évaluer les connaissances de ce risque et les pratiques de prévention existantes, de mettre en œuvre une action de prévention auprès des professionnels.
Méthodes L’étude a été menée au sein d’une entreprise de création paysagère suivie par le service Santé Sécurité au Travail (SST) de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Auvergne.
Elle s’est appuyée sur :
- L’observation des situations de travails
- La réalisation d’un questionnaire auprès des salariés
- Une campagne de métrologie des poussières de silice cristalline respirables
Résultats Les observations de terrain ont mis en évidence des opérations générant des poussières de silice, notamment lors des phases de découpe, de ponçage et de tronçonnage de matériaux minéraux (béton, grès cérame, schistes…) réalisés majoritairement à sec.
La métrologie a révélé un dépassement des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), confirmant l’existence d’un risque avéré.
À la suite de ces résultats, des actions correctives ont été mises en place, incluant l’achat de matériels adaptés visant à réduire l’émission de poussières.
L’analyse des questionnaires révèle la méconnaissance de ce risque par les professionnels. Un escape game pédagogique destiné à sensibiliser les salariés au risque silice a donc été créé.
Une nouvelle campagne de mesures est programmée afin d’évaluer l’efficacité des actions engagées.
Conclusion Cette Mission Silice illustre l’intérêt d’une démarche de prévention fondée sur l’observation de terrain, la métrologie et l’implication des salariés. Elle met en lumière le rôle du service SST dans l’identification des risques, la sensibilisation et l’accompagnement des acteurs de l’entreprise, en vue d’une amélioration continue de la prévention du risque silice.
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| th07 p298 prevalences et niveaux dexposition professionnelle au formaldehyde dans les secteurs du bois et de la sante humaine en france 19822018 auteurs renaud persoons 1 enola bourguignon 1 frederic clerc 2 dominique bicout 1 etablissement 1 chu grenoble alpes universite grenoble alpes vetagrosup biviers france 2 equipe metrologie des polluants inrs nancy france presentateur frederic clerc |
Th07-P298 - Prévalences et niveaux d’exposition professionnelle au formaldéhyde dans les secteurs du bois et de la santé humaine en France (1982–2018)
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Renaud Persoons (1), Enola Bourguignon (1), Frédéric Clerc (2), Dominique Bicout (1)
Présentateur : Frédéric Clerc
Etablissement : (1) CHU Grenoble Alpes - Université Grenoble Alpes - VetAgroSup, Biviers, FRANCE; (2) Équipe Métrologie des Polluants, INRS, Nancy, FRANCE
Introduction : Le formaldéhyde, utilisé massivement en France depuis les années 1950, demeure une substance d’exposition majeure dans les secteurs du bois (fabrication de panneaux, charpentes) et de la santé humaine (anatomopathologie). Sa toxicité est connue. Différents seuils sont identifiés en lien avec la survenue d’irritations lors d’expositions aigues ; de rhinites, d’asthmes voire de cancers (nasopharynx, leucémies) lors d’expositions chroniques.
Objectifs : Ce travail vise à estimer la prévalence d’exposition et les niveaux d’exposition au formaldéhyde pour les professions du bois (NAF 16) et de la santé humaine (NAF 86), grâce à l’exploitation conjointe de bases de données nationales.
Méthodes : Les données relatives aux métiers des secteurs du bois (NAF 16) et de la santé humaine (NAF 86) ont été extraites de quatre bases de données utilisées conjointement : Matgéné et Sumer pour le nombre de travailleurs exposés, et Colchic et CHU Grenoble-Alpes pour les niveaux d’exposition au formaldéhyde. Des analyses statistiques descriptives sur l’évolution temporelle des prévalences et niveaux d’exposition ont été représentés.
Résultats : La prévalence de l’exposition professionnelle au formaldéhyde a fortement diminué au cours des dernières décennies : de 39 à 7 travailleurs exposés pour 1000 travailleurs entre 1982 et 2017. Cette baisse est probablement liée aux évolutions de la réglementation (1982, 1993, 2007). Le secteur de la santé humaine comporte plus de travailleurs exposés, mais les expositions moyennes dans le bois restent deux fois plus élevées, se stabilisant toutefois après 2000 du fait des difficultés de substitution du formaldéhyde. Les ouvriers de l’ameublement, les artisans charpentiers, les aides-soignants et les infirmiers restent les professionnels les plus exposés.
Conclusions : Ces données, mises en relation avec les seuils d’effets, permettront d’évaluer le nombre de pathologies professionnelles potentielles pour ces professions. En particulier, les irritations sont discrètes, aux effets réversibles peu après l’exposition, peu documentées dans les bases de données, donc difficiles à quantifier, mais elles peuvent contribuer à long terme aux effets cancérogènes plus graves.
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| th07 p299 evaluation de l exposition au cadmium chez les operateurs catenaires auteurs melanie varin 1 sarah jaubert 1 catherine prince 2 dorothee even 2 victor wang 3 etablissement 1 sncf optim services bordeaux france 2 sncf optim services saint denis france 3 sncf optim services paris france presentateur melanie varin |
Th07-P299 - Evaluation de l'exposition au cadmium chez les opérateurs caténaires
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Melanie Varin (1), Sarah Jaubert (1), Catherine Prince (2), Dorothee Even (2), Victor Wang (3)
Présentateur : Melanie Varin
Etablissement : (1) SNCF OPTIM SERVICES, Bordeaux, FRANCE; (2) SNCF OPTIM SERVICES, Saint Denis, FRANCE; (3) SNCF OPTIM SERVICES, Paris, FRANCE
Introduction Le cadmium (Cd) entre dans la composition d’une grande variété d'alliages, notamment avec le cuivre. Ce type d'alliage était auparavant employé pour la fabrication de fils de contact caténaires, installés sur le réseau ferré national (RFN) de la fin des années 70 à la fin des années 90. Ces fils de contact sont encore présents sur une partie du RFN.
Au sein de SNCF Réseau, les opérateurs caténaires sont susceptibles d’être exposés au Cd lors de travaux de maintenance ou d'interventions après incident sur le réseau.
L’objectif de l’étude était d'évaluer l'exposition professionnelle au Cd des caténairistes.
Matériel et méthodes Une équipe de caténairistes travaillant sur un des parcours concernés par la présence de fils de contact au Cd s'est portée volontaire pour l'évaluation.
Des mesurages atmosphériques ont été réalisés pendant 2 heures, lors d’une simulation de chantier, représentative du travail habituel. Deux opérateurs ont effectué des découpes de fils de contact à la scie à métaux et du limage.
Parallèlement, des biométrologies ont été réalisées sur tous les caténairistes de l'équipe (9 hommes). Le Cd urinaire (rapporté à la créatinine urinaire) a été choisi comme biomarqueur, associé à la Retinol Binding Protein (RBP), marqueur précoce d'une atteinte tubulaire rénale.
Les agents ont été contactés par téléphone une semaine avant le prélèvement. Les conditions préalables leur ont alors été rappelées (consignes alimentaires notamment). Un autoquestionnaire et un courrier explicatif leur ont ensuite été transmis.
Résultats Lors des mesurages atmosphériques réalisés, le Cd n’a pas été quantifié sur les filtres de prélèvement (LQ=0.1 µg /filtre). Les concentrations pondérées sur 8h étaient ainsi nettement inférieures à la VLEP 8h actuelle (4 µg/m3).
L’ensemble des résultats biologiques s’est révélé inférieur aux valeurs biologiques d’interprétation définies pour la population générale adulte, que ce soit pour la cadmiurie ou la concentration en RBP.
Conclusion L’approche croisée associant mesurages atmosphériques et biométrologie permet d’appréhender l’exposition professionnelle au cadmium de manière complémentaire. Au sein de cette petite équipe, il n’y a pas d’imprégnation des opérateurs par le cadmium.
Afin d'améliorer l'évaluation du risque et adapter si besoin le suivi médical et les mesures de prévention, il serait intéressant d’étendre la réalisation de biométrologies à un plus grand nombre de caténairistes, tout en réalisant des mesurages atmosphériques en conditions réelles de travail.
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| th07 p300 prise en charge medico sociale du mesotheliome pleural en france donnees 1999 2023 du programme national de surveillance du mesotheliome auteurs julia benoist 1 sylvie lantuejoul 8 philippe astoul 9 arnaud scherpereel 10 luca boudet 4 fleur delva 6 7 jean claude pairon 1 2 3 4 mireille matrat 1 2 3 4 anabelle gilg soit ilg 5 stephane ducamp 5 melina le barbier 5 sabyne audignon durand 6 7 celine gramond 7 patrick brochard 6 francoise galateau salle 8 etablissement 1 institut interuniversitaire de medecine du travail de paris ile de france iimtpif creteil france 10 netmeso reseau national expert pour le mesotheliome pleural service de pneumologie et oncologie institut coeur poumon chu lille lille france 2 institut sante travail paris est creteil france 3 universite paris est creteil faculte de sante creteil france 4 service de pathologies professionnelles et de lenvironnement centre hospitalier intercommunal de creteil creteil france 5 sante publique france saint maurice france 6 service sante travail environnement chu de bordeaux bordeaux france 7 epicene bph u1219 inserm universite de bordeaux bordeaux france 8 netmeso mesopath centre leon berard lyon france 9 faculte des sciences medicales et paramedicales la timone aix marseille universite marseille france presentateur julia benoist |
Th07-P300 - Prise en charge médico-sociale du mésothéliome pleural en France - Données 1999-2023 du Programme National de Surveillance du Mésothéliome
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Julia Benoist (1), Sylvie Lantuejoul (8), Philippe Astoul (9), Arnaud Scherpereel (10), Luca Boudet (4), Fleur Delva (6,7), Jean-Claude Pairon (1,2,3,4), Mireille Matrat (1,2,3,4), Anabelle Gilg-Soit-Ilg (5), Stéphane Ducamp (5), Mélina Le Barbier (5), Sabyne Audignon-Durand (6,7), Céline Gramond (7), Patrick Brochard (6), Françoise Galateau-Sallé (8)
Présentateur : Julia Benoist
Etablissement : (1) Institut Interuniversitaire de Médecine du Travail de Paris Ile de France (IIMTPIF), Créteil, FRANCE; (10) NETMESO, réseau national expert pour le mésothéliome pleural - Service de pneumologie et oncologie, Institut Cœur Poumon, CHU Lille, Lille, FRANCE; (2) Institut Santé-Travail Paris-Est, Créteil, FRANCE; (3) Université Paris-Est Créteil, Faculté de Santé, Créteil, FRANCE; (4) Service de Pathologies Professionnelles et de l’Environnement, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, Créteil, FRANCE; (5) Santé publique France, Saint Maurice, FRANCE; (6) Service Santé Travail Environnement, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (7) EPICENE, BPH U1219 Inserm, Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (8) NETMESO MESOPATH, Centre Léon Bérard, Lyon, FRANCE; (9) Faculté des Sciences Médicales et Paramédicales, La Timone, Aix-Marseille Université, Marseille, FRANCE
Contexte Le mésothéliome pleural est un cancer rare dont le lien avec l’amiante est bien connu et l’origine professionnelle de la maladie fréquemment impliquée.
Objectif Ce travail fait le bilan des démarches médico-sociales (déclaration en maladies professionnelles (DMP) et/ou demande d’indemnisation auprès du FIVA) engagées par les sujets inclus dans le Programme National de Surveillance du Mésothéliome (PNSM) entre 1999 et 2023 (départements concernés : 06, 13, 14, 20, 24, 25, 33, 38, 40, 44, 47, 50, 59, 61, 64, 67, 68, 76, 80, 83, 93, et 94) et des facteurs associés à ces démarches.
Méthode Les DMP ont été analysées sur la période 1999 à 2023 et les demandes d’indemnisation auprès du FIVA sur la période 2005 à 2023 chez les sujets ayant un diagnostic de mésothéliome pleural confirmé par le groupe d’experts anatomopathologistes ou clinique. Pour ce faire, les tests du Chi2 et de Fischer ont été réalisés ainsi que des régressions logistiques multivariées ajustées sur l’âge au diagnostic, le statut marital, la catégorie socio-professionnelle (CSP) du dernier emploi et la probabilité d’exposition professionnelle à l’amiante déterminée par les experts hygiénistes.
Résultats Parmi les 6081 cas avec diagnostic confirmé de mésothéliome, 4569 relevaient du Régime général de la Sécurité sociale (RGSS) et 56% d’entre eux ont effectué une DMP. Chez les hommes, l’analyse multivariée montre que la DMP est liée au statut d’ouvrier, à un âge inférieur à 75 ans, au fait de vivre de couple et à la probabilité d’exposition professionnelle à l’amiante.
Parmi les 5201 cas du PNSM enregistrés à partir du 01/01/2005, 65% des sujets effectuent une demande d’indemnisation auprès du FIVA. Le recours au FIVA est significativement lié au sexe, à l’âge, au statut marital, au régime de protection sociale et à l’exposition à l’amiante.
Il a été objectivé des différences des démarches entreprises entre les départements du PNSM.
Sur les 3932 patients relevant du RGSS sur la période 2005-2023, si 48% des sujets ont effectué une demande conjointe DMP/FIVA, 20% ont uniquement fait une demande au FIVA, 8% uniquement une DMP et 25% des sujets n’ont fait aucune demande.
Conclusion Une proportion élevée de sujets n’effectue aucune démarche, ou des démarches médico-sociales incomplètes, ce qui souligne l’importance de l’information des acteurs de santé et de l’accompagnement médico-social des patients. A ce titre, la perspective de proposition de prise en charge systématique des mésothéliomes par un Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CRPPE) dans le nouveau Dispositif National de Surveillance du mésothéliome vise à réduire les inégalités territoriales et de prise en charge médico-sociale.
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| th07 p301 bulletin de veille cancers pro actu processus de selection des documents auteurs romain arini 1 philippe jordan 1 camille de peretti 1 marie cecile durand 1 anne duviard 1 lionel lafay 1 claude linassier 1 claire morgand 1 etablissement 1 institut national du cancer boulogne billancourt france presentateur philippe jordan |
Th07-P301 - Bulletin de veille Cancers Pro Actu, Processus de sélection des documents
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Romain Arini (1), Philippe Jordan (1), Camille De Peretti (1), Marie-Cécile Durand (1), Anne Duviard (1), Lionel Lafay (1), Claude Linassier (1), Claire Morgand (1)
Présentateur : Philippe Jordan
Etablissement : (1) Institut National du Cancer, Boulogne-Billancourt, FRANCE
Introduction Cancers Pro Actu est un bulletin de veille mensuel destiné aux professionnels de santé au travail (https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/veille/cancers-d-origine-professionnelle). Créé en 2012 par l’Institut National du Cancer (INCa) et un groupe de travail composé de professionnels de santé au travail, il présente une sélection d’outils et de supports pratiques pour la prévention des cancers d’origine professionnelle : fiches toxicologiques, matrices emploi-exposition, guides, recommandations... Tous les outils et supports signalés sont accessibles gratuitement en ligne.
Objectif Cette étude évalue la proportion de documents retenus dans le cadre de l’élaboration du bulletin de veille Cancers Pro Actu puis examine la diversité et l'origine des documents signalés.
Matériel et méthode Nous avons effectué une analyse rétrospective des documents collectés entre janvier et juin 2025 par notre logiciel de veille pour l’élaboration de nos bulletins "Cancers Pro Actu". La réalisation de chaque bulletin nécessite dans un premier temps des interactions entre deux équipes de l’INCa puis avec un groupe de travail externe composé de médecins du travail, de documentalistes et de préventeurs. Une première sélection de documents est effectuée par l’équipe INCa puis le groupe de travail externe affine ou complète la sélection.
Résultats Entre janvier et juin 2025, notre logiciel de veille a collecté 1 183 documents à partir de 126 sources (agences sanitaires, ministères, instituts et centres de recherche, fédérations professionnelles, caisses d'assurance maladie, carsat, associations…). Seuls 37 documents ont été retenus pour l’élaboration de nos 6 bulletins de veille "Cancers Pro Actu", soit un taux de sélection d’un peu plus de 3 %. Ces 37 documents sont issus de 21 sources. Ce sont en majorité des expertises (24 %), des guides pratiques (24 %) et des actualités (19 %).
Conclusion Le processus d’élaboration du bulletin de veille "Cancers Pro Actu" permet, via des interactions entre les équipes INCa et un groupe de travail externe, de sélectionner une grande diversité de documents qui permettent aux professionnels de la santé au travail (médecins du travail, préventeurs, qualiticiens…) de se tenir informés des dernières mises à jour et de communiquer auprès de l’ensemble des travailleurs. Une analyse régulière de l'ensemble des documents collectés permettrait de suivre l’évolution des thématiques abordées et de faire évoluer l’outil.
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| th07 p302 caracteristiques des sujets eligibles a un suivi post professionnel parmi les sujets repondants a une invitation au protocole de depistage du cancer broncho pulmonaire lucso dans le val de marne auteurs nanthini nageswaran 1 olfa jemmali 1 milia belacel 5 fleur delva 2 jean claude pairon 1 luca boudet 1 nadia abdessemed 1 kellian jaunas 2 sebastien gendarme 3 christos chouaid 1 claire fuhrman 1 mariem takali 5 pierre yves brillet 4 etablissement 1 centre hospitalier intercommunal de creteil creteil france 2 centre hospitalier universitaire de bordeaux bordeaux france 3 hopital tenon ap hp paris france 4 hopital avicenne ap hp bobigny france 5 institut sante travail paris est centre hospitalier intercommunal de creteil creteil france presentateur nanthini nageswaran |
Th07-P302 - Caractéristiques des sujets éligibles à un suivi post-professionnel parmi les sujets répondants à une invitation au protocole de dépistage du cancer broncho-pulmonaire « LUCSO » dans le Val de Marne.
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Nanthini Nageswaran (1), Olfa Jemmali (1), Milia Belacel (5), Fleur Delva (2), Jean-Claude Pairon (1), Luca Boudet (1), Nadia Abdessemed (1), Kellian Jaunas (2), Sébastien Gendarme (3), Christos Chouaïd (1), Claire Fuhrman (1), Mariem Takali (5), Pierre-Yves Brillet (4)
Présentateur : Nanthini Nageswaran
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, Créteil, FRANCE; (2) Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (3) Hôpital Tenon, AP-HP, Paris, FRANCE; (4) Hôpital Avicenne, AP-HP, Bobigny, FRANCE; (5) Institut Santé-Travail Paris-Est, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil , Créteil, FRANCE
Introduction En France, des dispositifs de suivi post-professionnel (SPP) et suivi post-exposition (SPE) sont recommandés pour les travailleurs exposés à des cancérogènes dans un cadre professionnel, mais leur repérage et leur intégration dans des parcours de prévention restent imparfaits. L’objectif de cette étude est d’analyser les caractéristiques des sujets qui ont répondu à un courrier d’invitation à participer au dépistage du cancer broncho pulmonaire (CBP) et qui ne sont pas éligibles à ce dépistage mais éligibles à un SPP.
Méthodes Ce travail correspond à une analyse secondaire de l’étude LUSCO, une cohorte prospective évaluant la faisabilité d’un dépistage du CBP chez des sujets âgés de 55 à 74 ans, fumeurs ou anciens fumeurs (arrêt ≤ 15 ans), exposés à des cancérogènes pulmonaires professionnels. Les participants étaient invités au dépistage par courrier adressé par le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers, accompagné d’un questionnaire de repérage des expositions aux cancérogènes pulmonaires professionnels et au tabac.
L’analyse porte sur les sujets répondants non éligibles au dépistage du CBP (exposition professionnelle et/ou tabagique insuffisantes), mais éligibles à un SPP/SPE conformément aux recommandations de la Société Française de Santé au Travail : expositions professionnelles à l’amiante, à la silice cristalline, aux poussières de bois et/ou aux cancérogènes de la vessie.
Résultats Parmi les 8156 sujets ayant répondu à l’invitation, 940 (11,5%) sont potentiellement éligibles à un SPP. Il s’agit majoritairement des hommes (92,9%) avec un âge médian de 73 ans. Les professions les plus représentées relevaient principalement du secteur du bâtiment et des travaux publics et de l’artisanat, avec une durée médiane d’exercice de 26 ans et une durée médiane cumulée d’exposition aux cancérogènes de 22 ans. L’amiante était la principale nuisance identifiée (88,5%), suivie de la silice cristalline (47,3%) avec dans près de la moitié des cas une exposition à l’amiante seule (44,5%) et dans plus d’un tiers des cas une co-exposition amiante–silice (38,4%).
Conclusion Ces résultats suggèrent que, dans le cadre d’une stratégie d’invitation au dépistage du cancer broncho-pulmonaire, l’identification des facteurs de risque permet de repérer un nombre important de sujets relevant d’un suivi post-professionnel.
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| th07 p303 exposition professionnelle tabagisme et cancer pulmonaire interactions et connaissances auteurs wendy bijoux 1 florence guida 1 abdoulaye barry 1 barbara charbotel 2 liacine bouaoun 1 ann olsson 1 etablissement 1 centre international de recherche sur le cancer circ oms lyon france 2 universite lyon 1 universite eiffel umrestte umr t 9405 ifsttar lyon france presentateur wendy bijoux |
Th07-P303 - Exposition professionnelle, tabagisme et cancer pulmonaire : interactions et connaissances
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Wendy Bijoux (1), Florence Guida (1), Abdoulaye Barry (1), Barbara Charbotel (2), Liacine Bouaoun (1), Ann Olsson (1)
Présentateur : Wendy Bijoux
Etablissement : (1) Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC-OMS), Lyon, FRANCE; (2) Université Lyon 1, Université Eiffel, UMRESTTE, UMR T 9405, IFSTTAR, , Lyon, FRANCE
Introduction L’étude SMOX avait pour objectif d’affiner l’étude des interactions entre l'exposition aux cancérogènes professionnels et au tabagisme, et d’évaluer les connaissances actuelles des professionnels de santé au travail et des travailleurs de la construction sur ces effets conjoints.
Méthodes Nous avons utilisé les données du projet SYNERGY, en incluant 13 605 cas de cancer du poumon et 16 451 témoins hommes. Des odds-ratio (OR) et intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été estimés par des modèles de régression logistique intégrant un terme d'interaction. Les effets conjoints ont été évalués à l’échelle additive en calculant l’excès de risque relatif dû à l’interaction (RERI) et l’IC à 95 %. Parallèlement, deux enquêtes ont été conduites en région Auvergne-Rhône-Alpes : une en ligne auprès de 331 professionnels de santé au travail et des entretiens en face-à-face auprès de 207 travailleurs de la construction. Puis, des analyses descriptives ont été réalisées.
Résultats Le risque était élevé pour tous les cancérogènes professionnels étudiés, même à de faibles niveaux d’exposition, avec des OR variant de 1,15 (HAP) à 1,30 (silice). Lorsque les expositions professionnelles étaient faibles et les travailleurs non-fumeurs ou petits-fumeurs, les RERI étaient faibles. Cependant, ils étaient élevés (RERI >5 pour l’amiante) chez les fumeurs actuels et anciens fumeurs récents ayant des niveaux d’exposition professionnelles importantes. Néanmoins, ils n’étaient généralement pas élevés chez les anciens fumeurs de plus de 20 ans, sauf en cas d’exposition élevée ou modérée.
L’enquête auprès des professionnels de santé au travail a montré que mis à part les effets conjoints entre l’amiante et le tabac, la majorité étaient peu informés sur les autres cancérogènes professionnels et moins d'un tiers d’entre eux informaient systématiquement les travailleurs cibles sur ces effets. Deux tiers des travailleurs de la construction interrogés n’avait pas accès aux informations sur les risques du tabac sur leur lieu de travail. Cependant, 64% étaient fumaient actuels ou anciens fumeurs. Enfin, 53% des travailleurs peu diplômés estimaient qu’une sensibilisation sur les effets conjoints ne les inciterait pas à arrêter de fumer.
Conclusion Nos résultats confirment un excès de risque de cancer du poumon lors d’expositions conjointes et suggèrent des sous-groupes de travailleurs prioritaires pour des actions de prévention ciblées. Toutefois, les deux enquêtes soulignent la nécessité de diffuser ces connaissances auprès des travailleurs cibles, en collaboration avec les professionnels de santé au travail, et de renforcer les actions réduisant l’exposition à certains cancérogènes en milieu professionnel lorsqu’elle persiste.
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| th07 p304 effet dune co exposition amiante radon dans la survenue du mesotheliome pleural auteurs alexandre pedelacq 2 lea guillemin 3 patrick brochard 2 sabyne audignon 3 fleur delva 2 sarah rousseau 1 etablissement 1 centre hospitalier de la cote basque chcb bayonne france 2 centre hospitalier universitaire pellegrin bordeaux france 3 institut de sante publique d epidemiologie et de developpement isped bordeaux france presentateur sarah rousseau |
Th07-P304 - Effet d’une co-exposition amiante-radon dans la survenue du mésothéliome pleural
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Alexandre Pedelacq (2), Léa Guillemin (3), Patrick Brochard (2), Sabyne Audignon (3), Fleur Delva (2), Sarah Rousseau (1)
Présentateur : Sarah Rousseau
Etablissement : (1) Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB), Bayonne, FRANCE; (2) Centre Hospitalier Universitaire Pellegrin, Bordeaux, FRANCE; (3) Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement (ISPED), Bordeaux, FRANCE
Le mésothéliome pleural est un cancer rare touchant la plèvre, enveloppe protectrice pulmonaire, et responsable de 1000 décès par an en France. Sa prévalence est en augmentation, notamment chez les femmes. Le premier facteur de risque identifié est l’amiante, expliquant près de 8 cas sur 10, principalement chez les hommes. D’autres facteurs, comme les radiations ionisantes, dont le radon, gaz naturel radioactif et 2eme cause de cancer du poumon après le tabac, sont suspectés. Une co-exposition à l’amiante et au radon pourrait potentialiser le risque de cancers.
Les études expérimentales chez le rat tendent vers un sur-risque de pathologies malignes pulmonaires, dont le mésothéliome, lors d’une exposition combinée à des facteurs cancérogènes. Le risque de survenue d’un cancer du poumon pourrait être multiplié par 2 à 4 de lors une co-exposition à la fumée de tabac et au radon. Un sur-risque de tumeurs pulmonaires est également observé en cas d’injection intra-pleurale de fibres minérales et d’exposition au radon. L’incidence de mésothéliome chez les rats irradiés en région thoracique après injection de chrysolite intra-pleurale a été évaluée à 11,8%, contre 3,8% en cas d’injection seule, et 0,1% chez les témoins. Selon le type de fibres minérales injecté, des différences de survie selon les types ont été mis en évidence, avec une survenue plus précoce lors de l’injection de chrysolite comparé au crocidolite ou fibres de verre. En cas d’injection de fibres sous-cutanée, aucune sur-incidence de cancer broncho-pulmonaire ou mésothéliome n’a été observée.
Ces résultats soulignent l’intérêt d’intégrer le radon dans l’évaluation des expositions professionnelles et environnementales et la survenue du mésothéliome chez l’homme. Le Programme National de Surveillance du Mésothéliome (PNSM), mis en place en 1998 afin de suivre et d’améliorer les connaissances sur ce cancer rare, offre la possibilité de telles analyses. Il regroupe tous les cas de mésothéliomes recensés par le PNSM entre 1998 et 2023 sur 21 départements français, soit plus de 4000 cas. L’exposition à l’amiante a été estimée à partir des calendriers professionnels et les environnements extra-professionnels par des hygiénistes industriels, celle au radon à partir des données géographiques et le type de résidence au cours de la vie entière.
Ces analyses pourraient permettre d’affiner les connaissances sur les effets d’une co-exposition amiante-radon dans la survenue du mésothéliome chez l’homme, et d’améliorer les actions de prévention dans les secteurs et territoires concernés.
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| th07 p305 risque chimique dans le btp un outil de prevention innovant auteurs isabelle monnerais 1 emmanuelle brichet 2 annabelle fremiot 3 isabelle quadrini 4 etablissement 1 oppbtp boulogne billancourt france 2 spsti gas btp reims france 3 spsti btp bourgogne franche comte besancon france 4 sante btp normandie rouen france presentateur isabelle monnerais |
Th07-P305 - Risque chimique dans le BTP : Un outil de prévention innovant
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Isabelle Monnerais (1), Emmanuelle Brichet (2), Annabelle Fremiot (3), Isabelle Quadrini (4)
Présentateur : Isabelle Monnerais
Etablissement : (1) OPPBTP, Boulogne-Billancourt, FRANCE; (2) SPSTI GAS BTP, Reims, FRANCE; (3) SPSTI BTP BOURGOGNE FRANCHE-COMTE, Besancon, FRANCE; (4) SANTE BTP NORMANDIE, Rouen, FRANCE
Le risque chimique dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) résulte de l’exposition à des agents chimiques manufacturés ou émis sous forme de poussières, fumées. Cette exposition peut entraîner des effets immédiats (brûlures, irritations) et des conséquences graves à long terme (cancers, troubles de la fertilité, affections respiratoires). Au-delà des impacts sur la santé, ce risque génère également des dangers physiques (incendies, explosions) et des pollutions environnementales.
Le BTP est particulièrement concerné par l’utilisation de produits manufacturés tels que colles, résines, peintures, enduits, ciments ou solvants. Ces produits, largement utilisés dans les activités courantes, exposent tous les métiers du secteur. En 2021, le risque chimique représentait 8 % des maladies professionnelles et demeure la première cause de décès par maladies professionnelles. Selon l’enquête SUMER de 2017, un salarié sur trois est exposé à au moins un agent cancérogène et deux sur trois à des agents chimiques dangereux.
La prévention repose sur les principes généraux : supprimer ou substituer les produits dangereux, évaluer le risque résiduel, réduire l’exposition par des protections collectives (captage, mécanisation), compléter par des équipements individuels adaptés (gants, masques, combinaisons) et informer/former les salariés. Une enquête de perception menée en 2025, réalisée par les Services de Prévention et de Santé au Travail en ligne et par questionnaire, auprès de 5 253 professionnels révèle une connaissance insuffisante du risque chimique dans le BTP.
Pour répondre à ces constats et aider les entreprises dans leur évaluation, l’OPPBTP, avec l’appui de plusieurs SPSTI, a développé un outil numérique d’inventaire des produits chimiques, disponible sur le site preventionbtp.fr. Il permet d’identifier et inventorier les produits, transmettre les fiches de données de sécurité (FDS) aux SPSTI, hiérarchiser les dangers, proposer des substitutions, générer des notices de poste et tracer l’exposition aux agents CMR, conformément aux obligations réglementaires du décret du 4 avril 2025. Deux innovations majeures technologiques et d’usages facilitent son adoption : l’intégration de l’intelligence artificielle pour la reconnaissance automatique des FDS et l’application mobile permettant le scan des codes-barres des produits. Une base communautaire de plus de 25 000 produits partagés renforce l’efficacité et la mutualisation des données.
Cet outil constitue une avancée significative pour simplifier la gestion des produits chimiques et ainsi renforcer la prévention primaire dans le BTP, en rendant ces démarches accessibles et opérationnelles pour toutes les entreprises.
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| th07 p306 prevention du risque cancer cutane dans l aeronautique auteurs dominique cariteau 1 delphine bouvet 1 sophie rolandin 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur dominique cariteau |
Th07-P306 - Prévention du risque cancer cutané dans l'aeronautique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Dominique Cariteau (1), Delphine Bouvet (1), Sophie Rolandin (1)
Présentateur : Dominique Cariteau
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
L’exposition chronique aux rayonnements ultraviolets (UV) constitue un facteur de risque majeur de cancers cutanés. En milieu professionnel, les salariés exerçant des activités en extérieur sont particulièrement concernés, justifiant la mise en place de stratégies de prévention primaire et secondaire adaptées.Sur les sites Airbus de Toulouse, certains salariés travaillant sur avion, notamment en piste ou à l’extérieur, sont exposés de manière répétée aux UV. Face à ce risque, le service de santé au travail a initié, dès fin 2024, une démarche structurée visant à renforcer la prévention du risque de cancer cutané.
Une action pilote de prévention primaire a été déployée à l’été 2025, consistant à proposer une crème solaire sélectionnée selon le critère d’absence de perturbateurs endocriniens. Cette action a été accompagnée de campagnes de sensibilisation ciblées sur les risques UV et chaleur, adaptées aux postes de travail exposés. L’adhésion des salariés à cette démarche a été élevée. Près de 1 300 tubes de crème solaire ont été commandés au cours de la phase pilote, traduisant une appropriation positive de la mesure de protection individuelle
Parallèlement, une stratégie de prévention secondaire a été mise en œuvre, incluant des actions de dépistage du cancer cutané, réalisées soit par un dermatologue, soit à l’aide d’outils d’aide au diagnostic fournis par une start-up spécialisée.
Au regard de ces résultats, un déploiement à plus grande échelle de la mise à disposition de crème solaire est prévu pour l’été 2026. La poursuite et l’évaluation des actions de dépistage permettront d’affiner la stratégie de prévention globale du risque de cancer cutané en entreprise.
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| th07 p307 dynamiser et valoriser la sbep au sein d un spsti auteurs anne huon bessereau 1 ludwig mancer 1 laura desplat 1 martine fracon 2 florian barotto 1 frederic denizot 1 nicolas lhuillier 1 anne landi 1 etablissement 1 gims marseille france 2 ipc marseille france presentateur anne huon bessereau |
Th07-P307 - Dynamiser et valoriser la SBEP au sein d'un SPSTI
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Anne Huon-Bessereau (1), Ludwig Mancer (1), Laura Desplat (1), Martine Fracon (2), Florian Barotto (1), Frédéric Denizot (1), Nicolas Lhuillier (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Anne Huon-Bessereau
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE; (2) IPC, Marseille, FRANCE
Introduction : Dans le cadre de la promotion de la surveillance biologique des expositions professionnelles (SBEP) au sein du GIMS, une méthodologie a été mise en place par la commission risque chimique (CRC) du service. L'objectif de de cette méthodologie est de favoriser, faciliter et harmoniser la réalisation de la SBEP par les équipes pluridisciplinaires en santé au travail (EPST) dans le cadre de l’optimisation et de l’amélioration continue de la prise en charge du suivi de l’état de santé des salariés.
Méthodologie : Le GIMS a structuré une stratégie rigoureuse de SBEP, formalisée par un logigramme opérationnel impliquant les membres de l’équipe pluridisciplinaire (médecins du travail, IDEST, ingénieurs et techniciens). Cette stratégie a fait l'objet de présentations détaillées aux équipes médicales (médecins et IDEST) afin de généraliser le déploiement de la SBEP au sein du service et de l'adapter aux différents secteurs d'activité. Le processus repose sur six étapes principales : l’analyse préalable des produits/substances, la co-construction d'une stratégie avec le laboratoire référent (avec lequel une convention a été signée), des réunions d'information avec les employeurs et salariés, l'utilisation de Fiches de Renseignements Médicaux et Professionnels (FRMP) adaptées aux substances pour interpréter les résultats biologiques, la réalisation des prélèvements sur site couplés avec des prélèvements de surface lorsque cela est pertinent et la restitution des résultats. En cas de dépassement des valeurs de référence, une visite médicale explicative est déclenchée.
Résultats : Cette dynamique de prévention a été particulièrement appréciée par les EPST en charge des secteurs de l’industrie exposant leurs personnels aux HAP et celle d’un centre de lutte contre le cancer exposant les personnels au risque cytotoxique. Les résultats obtenus ont permis l’amélioration des moyens de protection collective et individuelle, l’ajustement des protocoles de nettoyage des surfaces ainsi que la traçabilité des expositions professionnelles dans le DMST (dossier médical santé travail).
Conclusion : Les campagnes de SBEP contribuent à améliorer la prévention, renforcer la sensibilisation des salariés à leurs expositions professionnelles et à optimiser le suivi et la prise en charge de leur état de santé. Cette action de prévention, impulsée par la commission risque chimique du service, a servi de support à la réalisation d’un film animé de vulgarisation dans le cadre de la volonté toujours plus forte du Gims de promouvoir et renforcer les messages de prévention.
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| th07 p308 etude descriptive des situations et des niveaux dexpositionchez le personnel de sante manipulant les cytotoxiques au service doncologie medicale du centre anti cancer cac de la ville de sidi bel abbes auteurs samia merad 1 reda moulessehoul 1 yassine merad 1 derouicha matmour 1 benali beghdadli 1 othmane ghomari 1 etablissement 1 djilalli liabes university of algeria laboratoire de recherche environnement sante sidi bel abbs algerie presentateur othmane ghomari |
Th07-P308 - Étude descriptive des situations et des niveaux d’expositionchez le personnel de santé manipulant les cytotoxiques au service d’oncologie médicale du Centre anti cancer (CAC) de la ville de Sidi Bel-Abbès
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Samia Merad (1), Réda Moulessehoul (1), Yassine Merad (1), Derouicha Matmour (1), Benali Beghdadli (1), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Othmane Ghomari
Etablissement : (1) Djilalli Liabes University of Algeria / Laboratoire de recherche environnement santé, Sidi Bel Abbs, ALGERIE
L’objectif évaluer l’exposition professionnelle aux médicaments cytotoxiques via les ICC et les moyens de protection chez le personnel de santé du service d’oncologie médicale du CAC de Sidi Bel-Abbès (Algérie).
Matériels et méthodes Il s’agissait d’une étude descriptive des situations et des niveaux d’exposition aux médicaments cytotoxiques et les moyens de protection chez le personnel de santé, réalisée sur une période de 03 mois, allant (1er décembre 2023 au 31 février 2024) au service d’oncologie médicale du CAC de Sidi Bel-Abbès. Les données ont été collectées auprès du personnel de santé à l’aide d’un questionnaire mais également à partir du registre de préparation pour calculer l’indice de contact cytotoxique (ICC). Les données ont analysé par le logiciel SPSS, version 20.
Résultats Au total, 28 travailleurs ont été inclus dont 24 femmes, d’âge moyen 30,96 ± 7,77 ans (20—59). La majorité du personnel de soin sont des infirmiers (n=11, 39,29 %), médecins (n=9, 32,14 %), biologistes (n=5, 17,86 %) et kinésithérapeutes (n=3, 10,71 %). La moitié du personnel était constamment exposée aux cytotoxiques et (n=3, 10,71 %) avaient été victimes d’un accident d’exposition à des cytotoxiques lors de leur manipulation. Les 2/3 de ces accidents n’ont pas été signalés au service de médecine du travail. Les blouses étaient les EPI les plus fréquemment portés (n=25, 91,28 %), suivi des gants (n=12, 22,86 %) et enfin des masques (n=10, 35,71%). Les symptômes les plus rapportés par le personnel médical sont, céphalées (n=16, 14,55 %), chute de cheveux (n=14, 12,73 %)„ troubles oculaires (n=11, 10 %) et vertiges (n=11, 10 %). Tous les ICC calculés étaient entre 1 et 3, impliquant un niveau d’exposition type 2. L’ICC a atteint son maximum de 3,15 à la 10e semaine.
Conclusion Cette étude a révélé une exposition modérée aux médicaments cytotoxiques impliquant la mise en place d’une unité de reconstitution centralisée avec une richesse des signes cliniques malgré la disponibilité des moyens de protection d’où l’intérêt d’une surveillance médicale renforcée et d’une meilleure sensibilisation par rapport au port adéquat d’EPI.
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| th07 p309 la radioprotection en radiologie dans un hopital du grand tunis auteurs wafa rhaiem 1 nehla ben ayed 1 rim borsali 1 amira bougdar 1 wafa sejil 1 orjouane sassi 4 5 sana boussetta 2 hager kamoun 3 4 etablissement 1 groupement de medecine du travail de ben arous tunis tunisie 2 hopital regional de ben arous tunis tunisie 3 institut mohamed kassab d orthopedie tunis tunisie 4 association tunisienne de radioprotection atrp tunis tunisie 5 hopital d enfants de tunis tunis tunisie presentateur hager kamoun |
Th07-P309 - La radioprotection en radiologie dans un hôpital du grand Tunis
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Wafa Rhaiem (1), Nehla Ben Ayed (1), Rim Borsali (1), Amira Bougdar (1), Wafa Sejil (1), Orjouane Sassi (4,5), Sana Boussetta (2), Hager Kamoun (3,4)
Présentateur : Hager Kamoun
Etablissement : (1) Groupement de médecine du Travail de Ben Arous, Tunis, TUNISIE; (2) Hopital Régional de Ben Arous, Tunis, TUNISIE; (3) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie, Tunis, TUNISIE; (4) Association Tunisienne de Radioprotection (ATRP), Tunis, TUNISIE; (5) Hôpital d'enfants de Tunis, Tunis, TUNISIE
Introduction En Imagerie médicale, les technologies irradiantes évoluent régulièrement avec de meilleurs performances diagnostiques et thérapeutiques spécifiquement en scannographie. L’exposition des utilisateurs aux rayons X nécessite d’une part plus de vigilance car il y’a plus de prescription et plus de patients et d’autre part nécessitant une actualisation des connaissances en radioprotection en évolution continue avec une règlementation de plus en plus restrictive en matière d’exposition des travailleurs avec une surveillance médicale renforcée et des limites révisées à la baisse. L’organisation de la radioprotection repose sur plusieurs intervenants dont l’équipe de médecine du travail, la personne compétente en radioprotection et les travailleurs utilisateurs.
L’objectif de ce travail était d’initier une démarche participative dans la gestion du risque radiologique, d’évaluer l’organisation et les connaissances du personnel en radioprotection au service de radiologie dans un hôpital régional du grand Tunis.
Méthodes Nous avons réalisé une étude transversale descriptive en mars 2024 au service de radiologie de l’hôpital régional de Ben Arous, impliquant l’équipe de radiologie, le médecin du travail et un expert en radioprotection. Elle s’est déroulée en 2 étapes. Dans une première étape nous avons effectué une étude observationnelle en utilisant une grille de radioprotection élaborée selon les normes internationales. Dans un deuxième temps nous avons remis à tous le personnel un auto-questionnaire anonyme et récupéré après 72 heures.
Résultats L’organisation de la radioprotection comportait des insuffisances telles que la signalisation des zones règlementaires et les moyens de protection plombée en nombre insuffisant. Concernant l’auto-questionnaire, 26 personnels ont répondu (65 %). Le sexratio était de 0,18, l’âge moyen était de 42 ans (26-57 ans). La population se composait principalement de techniciens supérieurs en radiologie (58 %), suivis de médecins résidents, d’infirmiers et d’agents administratifs. Le score global moyen (SGM) des connaissances était de 8,2/20, (VL : 0 -15/20). Tout le personnel était satisfait par la démarche.
Conclusions et Discussion Dans la littérature, plusieurs études ont objectivé une insuffisance des connaissances en radioprotection auprès du personnel utilisateur pourtant bien informé lors du parcours académique. D’où l’intérêt de conduire de telle démarche de façon régulière. Le médecin du travail occupe une place privilégiée pour assurer cette mission car il est formé en radioprotection, il est sur place pour une bonne contextualisation des insuffisances en radioprotection pour proposer des solutions adaptées et conduire le changement.
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| th07 p310 rayonnements ionisants radon et reconnaissance de cancers bronchopulmonaires auteurs pierre laurent 1 anne bourdieu 2 etablissement 1 carsat centre ouest limoges france 2 inrs paris france presentateur pierre laurent |
Th07-P310 - Rayonnements ionisants, radon et reconnaissance de cancers bronchopulmonaires
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Pierre Laurent (1), Anne Bourdieu (2)
Présentateur : Pierre Laurent
Etablissement : (1) CARSAT CENTRE-OUEST, Limoges, FRANCE; (2) INRS, Paris, FRANCE
Le radon est un gaz radioactif ubiquitaire. Son inhalation constitue une exposition interne à un cancérogène avéré. De fait, environ 10 % des cancers bronchopulmonaires (CBP) lui sont attribués, soit 3 000 cas annuels. Depuis 2018, la prévention des risques liés au radon en milieu professionnel fait l’objet d’une réglementation spécifique eu égard, notamment, à sa métrologie particulière. En revanche, le dispositif de reconnaissance en maladie professionnelle (MP) s’applique de plein droit pour l’exposition au radon.
Nous avons souhaité faire un point sur les reconnaissances de CBP pour le tableau n°6 (Affections provoquées par les rayonnements ionisants) sur le plan national, entre 2015 et 2025. Nous avons donc interrogé les ressources statistiques de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) pour les données concernant les maladies professionnelles reconnues mais également pour obtenir les avis rendus par les Comités Régionaux de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (C2RMP). Nous avons ainsi pu colliger et analyser les données nationales de 2015 à 2025. Puis nous avons recherché les demandes faites au titre d’une exposition au radon. La démographie des travailleurs et leur activité professionnelle, les motifs de refus en C2RMP ont été recensés.
Les CBP représentaient 76 des 264 MP reconnues pour le tableau n° 6 entre 2015 et 2025. Plus de 92 % étaient des hommes, la moyenne d’âge était de 61 ans. Les secteurs d’activité étaient variés : BTP, médecine, recherche… Le lien avec le radon a été reconnu dans 5 dossiers, 3 en lien avec le radon géogénique (naturel), 2 avec le radon anthropique (activités humaines professionnelles).
Sept demandes sur les 11 faites au titre de l’alinéa 6 ont reçu un avis favorable des C2RMP. Pour l’alinéa 7, deux avis favorables ont été prononcés sur les 4 dossiers présentés. Les motifs de refus concernaient notamment l’absence de caractérisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Considérant le délai de constitution d’un cancer, il paraît important que l’enquête puisse apporter, le cas échéant, des arguments étayant une exposition au radon préalable à la réalisation des mesurages.
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| th07 p311 la prevention du risque chimique dans une entreprise de nettoyage auteurs siham khaldi 1 matthieu bourret 1 olfa jouini 1 cecile fontanive 1 christophe garchery 1 agathe maday 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur siham khaldi |
Th07-P311 - La prévention du risque chimique dans une entreprise de nettoyage
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Siham Khaldi (1), Matthieu Bourret (1), Olfa Jouini (1), Cecile Fontanive (1), Christophe Garchery (1), Agathe Maday (1)
Présentateur : Siham Khaldi
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Introduction:
L’intervention concerne la prévention du risque chimique dans une entreprise de nettoyage qui emploie 1038 salariés dont 962 agents de service ,19 agents spécialisés dans le traitement des nuisibles.
Objectifs : Analyse des substances manipulées , accompagner l’entreprise dans une démarche d’évaluation du risque chimique , proposer des actions de prévention
Méthodologies : Le recueil et l’analyse des fiches de données de sécurité des produits manipulés , interventions sur terrain par des études de poste ,visites des lieux de stockage , restitution des résultats à l’entreprise et l’aide à la mise en place d’un plan d’action
Résultats : Analyse de 265 fiches de données de sécurités ,185 produits classés agent Chimique Dangereux ,8 produits classés CMR agent cancérigène mutagène reprotoxique ,6 classés toxique spécifique pour des organes cibles ,54 produits non classés agent Chimique Dangereux et peuvent comporter des risques, 12 produits sont à préciser, les informations sont obsolètes ou inexactes.
Les 8 produits CMR de catégorie 1A, 1B ou 2 repérés
SAPHIR PASTA ,CAS 56073-10-0
RACUMIN FOAM du fournisseur 1 , CAS 5836-29-3
RACUMIN FOAM du fournisseur 2 , CAS 5836-29-3
HERTIN MID , CAS 61-82-5
Control Pasta , CAS 28772-56-7
AEDEX EC 4% , CAS 1166-46-7
Touch 'n Foam Mouse Shield , CAS 101-68-8
Notrac Blox Tous temps , CAS 28772-56-7
Des produits irritants et allergisantes ( Teenox Gel Blattes , Dobol Fumigateur , DIGRAIN anti guêpes et frelons et d’autres )
Des substances à Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) réglementaire contraignante ou indicative, CAS 34590-94-8 , CAS 8003-34-7
Perturbateurs endocriniens avérés repérés :
3-(2,2-dichlorovinyl) -2,2-diméthylcyclopropanecarboxylate de m-phénoxybenzyle
Cyperméthrine cis/trans +/- 40/60 , Propan-2-ol , Tétraméthrine (ISO)
Les situations les plus exposantes :
Les traitements des punaises de lit , des nids de frelons/ guêpes , les rats , exposition par fumigation ou par pulvérisation , la poly exposition , non-respect des règles de stockage,
Discussion
Des informations synthétiques sur la toxicité des produits utilisés, les expositions possibles
Une meilleure traçabilité des expositions
Un meilleur suivi de l’état de santé des salariés.
Un accompagnement plus pertinent d’entreprise et priorisation des actions de prévention
Conclusion
La prévention du risque chimique dans le secteur du nettoyage est complexe, compte tenu les spécificités et les contraintes du métier, certains salariés sont multi-employeurs , le plus souvent , ils travaillent dans de multiples secteurs et lieux d'activité , dans des conditions de travaill variées et avec un niveau de formation souvent faible .
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| th07 p312 prevention des cancers en plasturgie alliance entreprise spsti auteurs karine dib 1 ludovic bouteloup 1 nicoleta vladut 1 etablissement 1 promeom lyon france presentateur karine dib |
Th07-P312 - Prévention des cancers en plasturgie : alliance entreprise-SPSTi
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Karine Dib (1), Ludovic Bouteloup (1), Nicoleta Vladut (1)
Présentateur : Karine Dib
Etablissement : (1) PROMEOM, Lyon, FRANCE
Contexte Une entreprise de chaudronnerie plastique réalisant soudage/usinage de thermoplastiques et stratification de polymères renforcés de fibres (PRF) a décidé en 2024 de s’engager avec le médecin du travail dans la prévention du risque chimique. En l’absence d’évaluation existante, l’employeur ne pouvait détailler l’exposition aux agents CMR, styrène ou fumées de plastiques de composition inconnue. Des informations manquaient pour caractériser les risques et adapter prévention et suivi médical, les données scientifiques concernant ce type d’activité restant limitées.
Objectifs Caractériser les expositions professionnelles notamment CMR et assurer leur traçabilité, renforcer la prévention et adapter le suivi médical des salariés.
Matériel et méthodes L'accompagnement pluridisciplinaire de l’entreprise a été réalisé par un médecin toxicologue, deux ingénieurs risque chimique et un préventeur. L’intervention a reposé sur la formation d’une personne ressource à l’analyse des FDS, l’analyse des FDS via SEIRICH et Quarks, des études de poste, une métrologie atmosphérique avec screening COV par prélèvements actifs sur tube à charbon et mesures en temps réel (PID/photomètre), une métrologie bruit (dosimètre WED07), une biométrologie (styrène et métabolites urinaires) et une évaluation clinique ciblée (audiométrie, spirométrie, Lanthony 15-Hue).
Résultats L’analyse des 53 FDS (plus de 40 substances) a montré que 50 % des produits sont dangereux pour la santé : 18 CMR, 7 sensibilisants, 20 produits associés à des maladies professionnelles, 15 ototoxiques. Les émissions de COV étaient faibles (inférieures à 10% de VLEP) : ont été détectés principalement styrène et acétone mais aussi des aldéhydes CMR (formaldéhyde, acétaldéhyde). L’exposition au styrène était faible, vu les concentrations en air ambiant (inférieures à 10% de VLEP) et la dose interne mesurée (inférieure à VLB). Si soudage et stratification génèrent peu de bruit, les phases de préparation et de finition exposent les salariés à des niveaux supérieurs à 85 dB, induisant une co-exposition bruit-substances ototoxiques.
Conclusion Malgré de faibles niveaux d’exposition mesurés, le risque chimique est significatif en raison des co-expositions, des effets cocktails et de la présence de substances CMR à effet sans seuil. Les principaux risques identifiés concernent l’audition, les fonctions neurologiques, respiratoires, la vision des couleurs, ainsi que des effets cancérogènes et reprotoxiques. Un suivi médical adapté a été mis en place ainsi qu’un plan de prévention co-construit comprenant 29 actions dont 7 critiques. Une sensibilisation collective a été réalisée, un renouvellement des campagnes de métrologie et biométrologie est programmé fin 2026
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| th07 p313 suivi post professionnel de retraites dune unite de fibrociments de louest algerien auteurs fethi mohammed reda moulessehoul 1 chaker mahammedi 2 samia merad 1 othmane ghomari 1 etablissement 1 laboratoire de recherche en environnement et sante djillali liabes university of sidi bel abbes sidi bel abbes algerie 2 centre d imagerie medicale chu de sidi bel abbes sidi bel abbes algerie presentateur fethi mohammed reda moulessehoul |
Th07-P313 - Suivi post-professionnel de retraités d’une unité de fibrociments de l’ouest algérien
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul (1), Chaker Mahammedi (2), Samia Merad (1), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul
Etablissement : (1) Laboratoire de Recherche en Environnement et Santé - Djillali Liabes University of Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE; (2) Centre d'imagerie médicale - CHU de Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE
Introduction Les pathologies, notamment cancéreuses, induites par l’amiante surviennent après plusieurs années de latence. La surveillance de salariés s’impose donc aussi après l'arrêt de la vie active.
Objectif Dépister des pathologies liées à une exposition passée à l’amiante
Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude transversale descriptive, initiée à partir du mois de novembre 2023 et ciblant des retraités d’une unité de fabrication de fibrociment. Un questionnaire systématique a été administré à l’ensemble des patients. Chaque patient a bénéficié d’un scanner haute-résolution et d’une spirométrie.
Résultats Quatre vingt quatre individus y ont participé. L’âge moyen était de (67,7 ± 6,8) ans. Les fumeurs et ex-fumeurs représentaient 54,8% ayant consommé en moyenne (22,9 ± 6,2) paquets-années. Les services les plus représentés étaient celui de fabrication (51,2%), maintenance (14,3%), broyeur (4,8%), sécurité (4,8%). Le poste d’agent de fabrication était le plus fréquent (34,5%), suivi par celui de conducteur machine (9,5%) et électromécanicien (5,3%). L’ancienneté moyenne était de (20,5± 8,4) ans. Les signes scannographiques objectivés étaient épaississement pleural (19%), plaques pleurales (22,6%), pneumopathie interstitielle commune probable (15,5%), emphysème (8,3%) et nodules pulmonaires (4,8%). Des troubles ventilatoires ont été objectivés à type de syndrome restrictif (4,8%), syndrome obstructif (3,5%) et mixte (1,2%). Aucun retraité n’a été indemnisé selon le tableau n°30 des tableaux des maladies professionnelles parce que le délai de prise en charge dépassait 15 ans, la date de fermeture définitive de l’usine remontant au 31/12/2007. La seule indemnité qu’a pu percevoir 36,9% des patients était celle du départ volontaire. Les patients ayant un nodule pulmonaire ont bénéficié d’un scanner de contrôle 6 mois après.
Conclusion Cette étude démontre la faisabilité et la nécessité du suivi post-professionnel et post-exposition de salariés ayant été exposés antérieurement à l’amiante.
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| th07 p314 silice cristalline et cancer bronchopulmonaire en milieu militaire un risque professionnel toujours dactualite auteurs salma kamoun 1 nour essafa ellili 1 amani dallegi 1 wifak sellami 1 adel amri 1 etablissement 1 centre militaire de medecine du travail et de securite professionnelle direction generale de la sante militaire tunis tunisie presentateur salma kamoun |
Th07-P314 - Silice cristalline et cancer bronchopulmonaire en milieu militaire : un risque professionnel toujours d’actualité
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Salma Kamoun (1), Nour Essafa Ellili (1), Amani Dallegi (1), Wifak Sellami (1), Adel Amri (1)
Présentateur : Salma Kamoun
Etablissement : (1) Centre Militaire de Médecine du Travail et de Sécurité Professionnelle -Direction générale de la santé militaire, Tunis, TUNISIE
Introduction : La silice cristalline est un agent cancérogène pulmonaire avéré, classé groupe 1 par le Centre International de Recherche sur le Cancer constituant un risque professionnel majeur dans les métiers du bâtiment et des travaux publiques (BTP), notamment en milieu militaire. En Tunisie, malgré le cadre réglementaire de prévention, l’exposition professionnelle à la silice demeure fréquente et insuffisamment maîtrisée, exposant les travailleurs à un risque accru de cancer bronchopulmonaire (KBP).
Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, paracliniques et professionnelles d’un cas de KBP lié à l’exposition professionnelle à la silice, et souligner les enjeux de prévention et de reconnaissance en santé au travail.
Méthodologie : Nous rapportons le cas d’un maçon tailleur de marbre exerçant en milieu militaire, adressé au Centre Militaire de Médecine du Travail et de Sécurité Professionnelle pour avis d’imputabilité de son KBP à l’exposition professionnelle.
Résultats : Il s’agissait d’un homme âgé de 73 ans, maçon tailleur de marbre retraité, ayant exercé pendant 24 ans à la Direction Générale des Travaux et retraité depuis 17 ans. Il était tabagique à 56 paquets-années, sevré depuis un an, sans antécédents personnels ou familiaux notables. Il présentait une exposition professionnelle chronique aux poussières minérales renfermant de la silice libre lors de travaux de construction et de taille de marbre, sans mesures de protection individuelle. Les symptômes sont apparus en décembre 2023 par des douleurs thoraciques. L’imagerie thoracique a montré une condensation du lobe supérieur droit de 75 × 70 mm à contours spiculés. La fibroscopie bronchique a objectivé une sténose non cathétérisable de la branche dorsale du lobe supérieur droit. L’examen anatomopathologique a conclu à un adénocarcinome pulmonaire moyennement différencié. Malgré le tabagisme, le cancer bronchopulmonaire a été reconnu indemnisable au titre du tableau n°17 de la liste des maladies professionnelles tunisiennes.
Conclusion : Ce cas met en évidence la persistance du risque cancérogène lié à l’exposition professionnelle à la silice dans les métiers du BTP, y compris en milieu militaire, malgré l’existence d’un cadre réglementaire. Il souligne l’urgence de renforcer la prévention primaire, la traçabilité des expositions et la surveillance médicale, y compris post-professionnelle, afin de prévenir le cancer bronchopulmonaire lié à la silice.
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| th07 p315 prevention de lexposition au risque chimique chez des operateurs de robots dun atelier de soudure auteurs auregane sen 2 veronique holderbach 2 maria gonzales 3 ancuta ioana tirziu 1 etablissement 1 ast67 saverne france 2 entreprise kuhn ist saverne france 3 universite de medecine strasbourg chef de service service de pathologie professionnelle et environnementale hopitaux universitaires de strasbourg universite de strasbourg strasbourg france presentateur ancuta ioana tirziu |
Th07-P315 - Prévention de l’exposition au risque chimique chez des opérateurs de robots d’un atelier de soudure
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Auregane Sen (2), Veronique Holderbach (2), Maria Gonzales (3), Ancuta Ioana Tirziu (1)
Présentateur : Ancuta Ioana Tirziu
Etablissement : (1) AST67, Saverne, FRANCE; (2) Entreprise KUHN, IST, Saverne, FRANCE; (3) UNIVERSITE DE MEDECINE STRASBOURG Chef de service, Service de Pathologie Professionnelle et Environnementale, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Université de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE
Contexte et objectifs
Cette étude vise à évaluer les risques chimiques auxquels sont exposés les opérateurs de robots dans un atelier de soudure et à proposer des actions de prévention adaptées. L’atelier compte 39 salariés, dont 26 opérateurs de robots de soudage, tous en CDI, avec un âge moyen de 43 ans et une ancienneté moyenne de 18 ans.
L’étude a été initiée à la suite de signalements d’opérateurs concernant la présence de fumées à la sortie des robots, la manipulation de pièces encore chaudes et fumantes, ainsi que la suspicion de résidus de fluides de coupe sur les pièces soudées.
Méthodes
La démarche s’est appuyée sur des observations de terrain, des entretiens individuels, une analyse bibliographique et des métrologies.
Résultats
Le procédé de soudage utilisé est le MAG, impliquant un gaz actif et générant des fumées composées de poussières métalliques, de gaz (CO?, CO, NOx, parfois ozone) et de vapeurs issues de la combustion de produits chimiques présents sur les pièces. Ces fumées, classées cancérogènes par le CIRC, sont constituées de particules fines pouvant pénétrer profondément dans les voies respiratoires. La présence résiduelle de fluides de coupe chauffés favorise l’émission d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), également cancérogènes.
Malgré la présence de cabines fermées et de hottes d’aspiration, des fumées se dégagent lors de l’ouverture des portes. Les observations montrent un nettoyage insuffisant des pièces, l’utilisation de lavettes réutilisables contaminées, la manipulation répétée de pièces chaudes et l’absence de passage aux vestiaires en fin de poste, favorisant une contamination indirecte et prolongée.
Les entretiens révèlent un manque d’information sur les risques chimiques. Plusieurs opérateurs rapportent des symptômes compatibles avec l’exposition : sécrétions nasales noires, irritations respiratoires disparaissant hors travail. Les mesures mettent en évidence un dépassement de la VLEP surfacique du plomb et la présence de HAP, confirmant un risque chimique avéré.
Perspectives
Cette étude montre notamment l’action d’évaluation d’un risque que peut mener une infirmière de santé au travail en entreprise. Le plan d’action proposé par l’équipe de santé au travail prévoit des mesures conjointes. Le SPST organisera des actions de sensibilisation aux produits chimiques, des spirométries en prévention secondaire ainsi que des plombémies. L’employeur pourrait de son côté mettre en place une temporisation avant ouverture des cabines et renforcer l’aspiration à la sortie des robots. Ces actions permettraient de réduire significativement l’exposition. Par ailleurs, des risques biomécaniques existent et mériteraient une analyse complémentaire dans cet atelier.
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| th07 p316 carcinome basocellulaire dorigine professionnelle chez un travailleur du btp auteurs nouha ben arbia 1 nesrine chaouech 1 amira belkahla 1 hiba ziedi 1 najla mechergui 1 etablissement 1 hopital habib thamer tunis tunis tunisie presentateur nouha ben arbia |
Th07-P316 - Carcinome basocellulaire d’origine professionnelle chez un travailleur du BTP
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Nouha Ben Arbia (1), Nesrine Chaouech (1), Amira Belkahla (1), Hiba Ziedi (1), Najla Mechergui (1)
Présentateur : Nouha Ben Arbia
Etablissement : (1) Hôpital Habib thamer tunis, Tunis, TUNISIE
IntroductionLe carcinome basocellulaire (CBC) est la tumeur cutanée maligne la plus fréquente, souvent associée à une exposition chronique et cumulative aux rayonnements ultraviolets (UV). Les travailleurs exerçant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), représentent un groupe à risque accru.
ObservationNous rapportons le cas d’un patient, âgé de 79 ans, ancien ouvrier journalier dans le secteur du BTP et retraité depuis 21 ans . Son ancienneté professionnelle à ce poste était de 28 ans. Au cours de son activité professionnelle, il a été exposé de manière chronique et prolongée aux rayonnements solaires à raison de 10 heures par jour, sans aucun moyen de protection individuelle.
Le diagnostic du CBC a été porté en 2013 soit à 9 ans après l’arret de l’exposition. Le patient a développé un carcinome basocellulaire nasogénien droit, ayant nécessité deux interventions chirurgicales, respectivement en 2013 et en 2022
L’examen clinique réalisé lors de la consultation de médecine du travail a mis en évidence des lésions squameuses infiltrées en région périnasale droite, associées à des squames au niveau de la commissure labiale droite, correspondant aux séquelles de l’exérèse chirurgicale du carcinome basocellulaire. Par ailleurs, une lésion nodulaire de 2 cm localisée sur l’anti-hélix de l’oreille externe droite, en rapport avec une maladie de Bowen (carcinome épidermoïde intraépidermique), a été identifiée et programmée pour exérèse chirurgicale.
Le CBC du visage a été déclaré comme maladie professionnelle, conformément aux dispositions du tableau n°77 des maladies professionnelles indemnisables en Tunisie, relatives à l’exposition chronique aux rayonnements non ionisants.
L’exposition solaire professionnelle prolongée, en l’absence de mesures adéquates de photoprotection, a souvent été rapportée dans la littérature comme un facteur favorisant des dommages chroniques de l’ADN et un photovieillissement cutané progressif. La distribution topographique des lésions observées (région nasogénienne et pavillon auriculaire droits) correspond aux zones classiquement photo-exposées.
ConclusionCe cas illustre le rôle majeur de l’exposition solaire professionnelle chronique dans la carcinogenèse cutanée, en particulier dans le développement du carcinome basocellulaire. Il met en évidence la nécessité d’une photoprotection rigoureuse et d’un dépistage par examen dermatologique régulier ainsi que l’importance du suivi post professionnel chez les travailleurs exposés aux rayonnement UV.
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| th07 p317 profils epidemiologique et biologique du personnel soignant aux produits cytostatiques dosage du methotrexate sanguin auteurs soumaia fatima zahra mahdad 1 zakia meziane 2 etablissement 1 efficience sante au travail paris france 2 faculte de medecine aboubakr belkaid tlemcen algerie presentateur soumaia fatima zahra mahdad |
Th07-P317 - Profils épidémiologique et biologique du personnel soignant aux produits cytostatiques : dosage du méthotrexate sanguin
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Soumaia Fatima Zahra Mahdad (1), Zakia Meziane (2)
Présentateur : Soumaia Fatima Zahra Mahdad
Etablissement : (1) Efficience sante au travail, Paris, FRANCE; (2) Faculté de médecine Aboubakr Belkaid, Tlemcen, ALGERIE
Les médicaments anticancéreux ou cytostatiques, ont une action sur la cellule cancéreuse, mais également sur la cellule saine. Les risques liés à leur manipulation par le personnel soignant sont connus depuis longtemps. Certains effets sont immédiats, d’autres peuvent apparaître après une exposition chronique.
Objectif Evaluer les expositions professionnelles aux cytostatiques evaluer les niveaux d’expositions par le calcul d’ICC, Quantifier cette contamination chimique chez le personnel manipulant les cytostatiques par des dosages de métabolite de méthotrexate
Méthodes Une étude descriptive a été menée auprès de 30 personnels de soins exposés aux cytostatiques répartis dans différents services. les informations relatives à cette enquête sont recueillies à l'aide d’un questionnaire inspiré de celui de l’INRS et par des états de lieux. ICC a été calculé, pour chaque agent. Ainsi qu’un examen clinique et paraclinique ,Compléter par une étude exploratoire des cas prévalent par dosage de méthotrexate sanguin chez les sujets exposé directement ;La saisie des données et l’analyse descriptive des résultats sont réalisés à l’aide de logiciel Epi info 7vs
Résultat L’âge moyen de notre population est de 30,4± 8,6ans avec une prédominance du sexe féminin L’ancienneté moyenne est de 8,6± 8,8 ans. Les effets sur la santé sont marqués essentiellement par des effets toxiques immédiats: gout métallique dans la bouche (53%)50% présente des Céphalées (26%) rapportent la notion de chute de cheveux,(20%) présentent des troubles digestifs, (6,6%) se sentent fatigue ,vertige ,troubles oculaires et concernant les effets retardés CMR 6,66% des sujets exposés aux cytostatiques présente un ou plusieurs avortements spontanés,10% en un ou plusieurs enfants asthmatiques, l’infertilité représentent 6,6%, La mesure de l’exposition par l’indice de contact cytotoxique chez 19sujets montre 11 personnels ce qui correspond au niveau I :alors que 08 personnes exposée ont un ICC entre 1 et 3 ,ce qui correspond au niveauII.Quant aux dose et fréquence de manipulation de méthotrexate,Le service d’hématologie clinique a le nombre de préparations par jours la plus élevées et une dose sup4G /j avec le nombre de sujets qui préparent le plus important .Le dosage du méthotrexate sanguin a été effectué chez 19 sujets exposés directement à ce produits en fin de journée de travail Les résultats sont revenues positives dans un cas.
Conclusion Cette étude révèle une forte exposition aux cytostatiques,une richesse clinique présence de methotrexate sanguin chez le personnel manipulant en forte doseune confirmation des troubles par des examens complémentaires adéquats et une veille à l’amélioration des conditions de travail
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| th07 p318 profil clinique et expositions professionnelles chez des travailleurs atteints de tumeurs vesicales auteurs nouha ben arbia 1 nesrine chaouech 1 sami chebbi 1 mohamed amine oueslati 1 hiba ziedi 1 sami ben rhouma 1 najla mechergui 1 etablissement 1 hopital habib thamer tunis tunis tunisie presentateur najla mechergui |
Th07-P318 - Profil clinique et expositions professionnelles chez des travailleurs atteints de tumeurs vésicales
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Nouha Ben Arbia (1), Nesrine Chaouech (1), Sami Chebbi (1), Mohamed Amine Oueslati (1), Hiba Ziedi (1), Sami Ben Rhouma (1), Najla Mechergui (1)
Présentateur : Najla Mechergui
Etablissement : (1) Hôpital Habib thamer tunis, Tunis, TUNISIE
IntroductionLes expositions professionnelles à divers agents cancérogènes représentent des facteurs de risque avérés du cancer de la vessie, souvent en synergie avec le tabagisme.
ObjectifDécrire les caractéristiques cliniques et les expositions professionnelles chez des travailleurs atteints de tumeur vésicale.
MéthodesIl s’agit d’une étude descriptive monocentrique incluant 41 travailleurs suivis pour une tumeur vésicale au service d’urologie de l’hôpital Habib Thameur de Tunis. Les expositions professionnelles à des agents à risque ont été évaluées à l’aide d’un entretien téléphonique structuré auprès des patients. Les données cliniques et anatomopathologiques ont été recueillies à partir des dossiers médicaux d’hospitalisation du service d’urologie.
RésultatsLa population étudiée présentait une nette prédominance masculine, avec un sex-ratio de 9,25, un âge moyen de 64,7 ± 9,7 ans et une ancienneté professionnelle moyenne de 28,0 ± 8,3 ans. Des antécédents personnels étaient retrouvés chez 43,9 % des patients, des antécédents familiaux de cancer vésical chez 7,3 % et de cancer tous sites confondus chez 22 %. Le tabagisme était rapporté par 85,4 % des patients, avec une consommation moyenne de 38,7 ± 21 paquets-années ; une exposition aux fumées de bois était rapportée chez 15 % des patients et à la narguilé chez 2,4 %.
Les expositions professionnelles identifiées concernaient principalement les hydrocarbures aromatiques polycycliques (17,1 %), la silice (26,8 %), les pesticides (12,2 %), les amines aromatiques (12,2 %), les métaux lourds (7,3 %), les solvants (4,9 %) et le goudron de houille (2,4 %). Les secteurs professionnels à risque les plus représentés étaient le BTP (19,5 %), ainsi que le transport et l’agriculture (14,6 %). Une exposition professionnelle globale importante sans protection adéquate était notée chez 36,6 % des travailleurs, et l’association exposition professionnelle–tabagisme chez 22 %.
La découverte de la tumeur était majoritairement symptomatique (95,1 %). Les carcinomes urothéliaux prédominaient (92,7 %), avec une forte proportion de 97,6% de tumeurs de haut grade. Les localisations tumorales les plus fréquentes étaient le trigone (70,7 %) et les faces latérales de la vessie (63,4 %).
ConclusionUne surveillance médicale régulière des travailleurs exposés aux cancérogènes est essentielle afin de permettre un dépistage précoce des atteintes urologiques, associée au renforcement des mesures de prévention, notamment l’amélioration des protections collectives et l’utilisation adéquate des équipements de protection individuelle
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| th07 p319 les mecaniciens moto et motoculture sont ils encore exposes au benzene auteurs fabrice michiels 1 armelle boennec 1 valerie lassauvetat 1 etablissement 1 spst 19 24 brive la gaillarde france presentateur fabrice michiels |
Th07-P319 - Les mécaniciens moto et motoculture sont-ils encore exposés au benzène?
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Fabrice Michiels (1), Armelle Boennec (1), Valérie Lassauvetat (1)
Présentateur : Fabrice Michiels
Etablissement : (1) SPST 19-24, Brive La Gaillarde, FRANCE
Par le décret 2024-307 du 04/04/24, transposant une directive européenne du 09/03/22, la VLEP du benzène a été abaissée à 0,2ppm à partir du 06/04/26. Si le principe de prévention du benzène, comme pour les autres cancérogènes sans seuil, est de réduire les expositions aussi bas que raisonnablement possible (ALARA), les expositions sont souvent considérées comme maitrisées lorsque les niveaux d’exposition sont inférieurs à 10% de la VLEP. L’abaissement de la VLEP est donc susceptible de modifier l’appréciation du niveau de maitrise du risque de certains salariés. En outre, même lorsqu’il existe des valeurs limites biologiques professionnelles, l’objectif est d’éviter toute surexposition professionnelle, donc que les salariés exposés ne présentent pas de valeur biologique supérieure aux valeurs d’imprégnation populationnelle.
Les carburants sans plomb sont encore susceptibles de contenir plus de 0,1% de benzène. Certains salariés réalisent des tâches les exposant à ces carburants. Parmi eux figurent les mécaniciens en motoculture et sur motocycles, potentiellement exposés par voie cutanée et respiratoire, lors des travaux sur les moteurs et carburateurs.
Une campagne de biométrologie a donc été réalisée sur la population de salariés, repérés grâce aux codes NAF de leurs entreprises, dont l’étude de poste a été conduite par les médecins et infirmières du service afin de mieux apprécier les conditions d’exposition spécifiques. Parmi les 62 salariés repérés, 50 dosages d’acide S-phenylmercapturique (SPMA) urinaires ont pu être collectés sur l’ensemble des départements de la Corrèze et de la Dordogne. L’interprétation des résultats s’est fondée sur les valeurs de référence proposées par différentes instances européennes selon le site BIOTOX, en milieu professionnel comme en population générale. Le tabagisme constitue comme attendu la première cause de positivité du SPMA : 62% des fumeurs présentent des taux quantifiables de SPMA contre 15% des non-fumeurs. S’il est difficile de conclure parmi les fumeurs, 3 non-fumeurs présentent des taux de SPMA supérieurs à la valeur d’imprégnation populationnelle et 1 non-fumeur présente un taux supérieur à la valeur limite biologique proposée en milieu professionnel de 2µg/g de créatinine, correspondant à une exposition atmosphérique à 0,05ppm. Il existe donc un doute sur une possible surexposition professionnelle chez 12% des salariés non-fumeurs.
Si les résultats de cette campagne sont globalement rassurants, une analyse rigoureuse des conditions de travail des mécaniciens sur motocycles et en motoculture est donc nécessaire, dans la mesure où une exposition à 0,1ppm induit encore un excès de risque unitaire de cancer très élevé de 6,7.10-4.
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| th07 p320 cancers professionnels experiences et donnees du secteur public tunisien auteurs ghada bahri 1 khalil grissa 1 amira belkahla 1 siwar chemingui 1 meriem mersni 1 dorra brahim 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de pathologie professionnelle et daptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie tunis tunisie presentateur amira belkahla |
Th07-P320 - Cancers professionnels : expériences et données du secteur public tunisien
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Ghada Bahri (1), Khalil Grissa (1), Amira Belkahla (1), Siwar Chemingui (1), Meriem Mersni (1), Dorra Brahim (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Amira Belkahla
Etablissement : (1) Service de pathologie professionnelle et d’aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction :
Les cancers professionnels représentent un enjeu majeur de santé au travail, liés à des expositions chroniques à des agents cancérogènes dans divers secteurs d’activité. Dans le secteur public tunisien, les données disponibles restent limitées, justifiant une analyse spécifique afin de mieux caractériser les expositions professionnelles en cause et les profils des cancers observés.
Objectif :
Décrire les caractéristiques épidémiologiques des cancers professionnels reconnus annuellement dans le secteur public tunisien.
Méthodes :
Étude rétrospective et descriptive ayant portée sur l'ensemble des cancer déclarés et reconnus au titre de maladies professionnelles (MP) par la Commission de reconnaissance des MP dans le secteur public et leur réparation au cours de la période allant du premier janvier 2012 au 31 décembre 2024.
Résultats :
Durant la période d’étude, 311 MP dont 19 cas de cancers professionnels (6,1%) ont été déclarées et reconnues. L’âge moyen de la population était de 50,7±11 ans. Une prédominance masculine a été notée (n=12). La majorité des salariés (n=17) appartenaient au secteur de la santé. La professions la plus représentée était celle des techniciens de radiologie (n=8) suivie par celle des médecins (n=5). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 23,5±11 ans. Les agents cancérigènes professionnels incriminés était les rayonnements ionisants (n=14), le formolaldéhyde (n=2), le benzène (n=1) , l’amiante (n=1) et le virus de l’hépatite C (n=1). Les types de cancers les plus fréquents était celui de la thyroïde (n=7) suivis par les leucémies (n=6). Dans cette étude, 7 travailleurs ont eu une incapacité temporaire totale (ITT). Un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) a été attribué à 4 victimes de MP avec un taux moyen de 31,2%. Un décès à un âge de 50 ans suite à une leucémie aigue myéloïde a été noté chez un technicien de radiologie.
Conclusion :
L’identification des agents cancérogènes en milieu professionnel constitue un outil essentiel pour orienter le dépistage et permettre un diagnostic précoce, tout en renforçant les mesures de prévention et en réduisant l’exposition des travailleurs à ces risques.
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| th07 p321 hemopathies malignes dorigine professionnelle dans le secteur prive en tunisie etude dune serie de cas 2015 2024 auteurs fadoua daldoul 1 mejda bani 4 nizar ladhari 4 fadoua kdous 2 amira houria 3 amira bouzid 1 saber lachhed 1 rania nakhli 4 meriem mersni 4 siwar chemingui 4 ghada bahri 4 etablissement 1 cnam hammam lif tunis tunisie 2 commission regionale at mp cnam ben arous tunis tunisie 3 service at mp district medical nord tunis tunisie 4 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle hopital charles nicolle tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th07-P321 - Hémopathies malignes d’origine professionnelle dans le secteur privé en Tunisie : étude d’une série de cas (2015-2024)
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Fadoua Daldoul (1), Mejda Bani (4), Nizar Ladhari (4), Fadoua Kdous (2), Amira Houria (3), Amira Bouzid (1), Saber Lachhed (1), Rania Nakhli (4), Meriem Mersni (4), Siwar Chemingui (4), Ghada Bahri (4)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) CNAM Hammam Lif, Tunis, TUNISIE; (2) Commission Régionale AT-MP CNAM Ben Arous , Tunis, TUNISIE; (3) Service AT-MP District Médical Nord, Tunis, TUNISIE; (4) Service de Médecine du Travail et de Pathologie Professionnelle- Hôpital Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE
Introduction : Les hémopathies malignes (HM) liées à des expositions professionnelles constituent un problème émergent de santé publique, encore sous-estimé en Tunisie et dans de nombreux pays en développement. La complexité des mécanismes impliqués, combinant facteurs environnementaux, professionnels et individuels, rend leur diagnostic et leur prise en charge particulièrement difficiles. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et cliniques de cas d’HM d’origine professionnelle déclarée en tant que maladie professionnelle indemnisable dans le secteur privé.
Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive, rétrospective et exhaustive, portant sur les dossiers des HM déclarées en tant que maladies professionnelles indemnisables à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie entre 2015 et 2024 chez les travailleurs du secteur privé.
Résultats : Au total, six cas ont été recensés. L’âge moyen des patients était de 46,5 ± 14,4 ans, avec une prédominance masculine. Les secteurs d’activité les plus représentés étaient le secteur industriel et l’industrie de plasturgie. Les expositions les plus impliquées concernaient le benzène, les solvants organiques et les peintures industrielles. Les hémopathies diagnostiquées étaient principalement des leucémies myéloïdes et lymphoïdes. L’origine professionnelle était reconnue pour trois dossiers avec une attribution d’un taux d’Incapacité Partielle Permanente variant de 25% à 40%.
Conclusion : Cette série de cas met en évidence la diversité des expositions professionnelles associées aux hémopathies malignes et souligne la nécessité d’un dépistage plus précoce, d’une meilleure reconnaissance médico-légale et d’un renforcement des mesures de prévention. Une collaboration interdisciplinaire entre médecins du travail, hématologues, toxicologues et décideurs de santé est indispensable pour réduire le fardeau de ces pathologies évitables
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| th07 p322 travail de nuit et cancer du sein auteurs meryem fraikich 1 laila charaf 1 etablissement 1 medecine du travail casablanca maroc presentateur meryem fraikich |
Th07-P322 - Travail de nuit et cancer du sein
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Meryem Fraikich (1), Laila Charaf (1)
Présentateur : Meryem Fraikich
Etablissement : (1) MEDECINE DU TRAVAIL, Casablanca, MAROC
En droit du travail, le travail de jour constitue la norme, tandis que le travail de nuit demeure une exception en raison de sa pénibilité particulière et de ses impacts potentiels sur la santé des salariés. En 2024, 10,9 % des personnes en emploi ont travaillé au moins une fois de nuit sur une période de quatre semaines consécutives, illustrant la prévalence croissante de ce type d’organisation.
Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent dans le monde et une cause majeure de mortalité. Au Maroc, environ 30 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, représentant un véritable enjeu de santé publique. Bien que les mécanismes de carcinogenèse soient mieux compris, les facteurs étiologiques ne sont pas totalement élucidés. Parmi les facteurs identifiés, le travail de nuit suscite un intérêt croissant.
Des études épidémiologiques, notamment celles de l’INSERM, montrent que le cancer du sein est plus fréquent chez les femmes ayant travaillé de nuit. Les perturbations du rythme circadien peuvent altérer la régulation hormonale, la prolifération cellulaire et le système immunitaire, favorisant ainsi l’apparition de cancers. En 2010, le CIRC a classé le travail perturbant le rythme circadien comme « probablement cancérogène » (groupe 2A).
Ces données soulèvent des enjeux pour le médecin du travail, tant lors de l’évaluation de l’aptitude au travail de nuit que dans l’appréciation du caractère professionnel d’un cancer déclaré. Les services de santé au travail jouent un rôle central dans la prévention, via l’aménagement des horaires, le suivi médical et les conseils en hygiène de vie pour limiter les effets délétères du travail nocturne.
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| th07 p323 la part de la profession dans la survenue des cancers cutanes auteurs feriel dhouib 1 jihen turki 2 nada kotti 1 khadija sellami 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 faculty of medicine of sfax university of sfax sfax tunisie 2 astil 62 association sante travail interentreprises du littoral 62 coquelles france presentateur jihen turki |
Th07-P323 - La part de la profession dans la survenue des cancers cutanés
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Feriel Dhouib (1), Jihen Turki (2), Nada Kotti (1), Khadija Sellami (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Jihen Turki
Etablissement : (1) Faculty of Medicine of Sfax, University of Sfax,, Sfax, TUNISIE; (2) ASTIL 62- Association Santé Travail Interentreprises du Littoral 62, Coquelles, FRANCE
Introduction: Le cancer cutané est une pathologie multifactorielle. Certaines expositions professionnelles peuvent augmenter le risque de cette pathologie. Les objectifs de notre étude étaient d’identifier la part de la profession dans la survenue des cancers cutanés et de dégager les particularités de ces cancers cutanés professionnels.
Méthodes: Nous avons mené une étude de type transversal et descriptif portant sur des sujets atteints d’un cancer cutané, exerçant ou ayant exercé une activité professionnelle et ayant consulté au service de Dermatologie du CHU Hédi Chaker de Sfax pendant une période de 6 mois.
Résultats: Pendant la période d’étude, nous avons colligé 39 cas de cancers cutanés répondant à nos critères d’inclusion. L’âge moyen de notre population était de 65 ± 15,7 ans. Sur le plan histologique, Le carcinome basocellulaire était le type histologique le plus représenté (48,7%), suivi par le carcinome spinocellulaire (12,9%). Concernant la lésion cutanée, elle concernait une zone découverte du corps dans 66,6% des cas, et ayant un aspect nodulaire dans 56,4% des cas. Une condition ou lésion précancéreuse existait dans 48,7% des cas dont 20,5% secondaire à un accident du travail. Sur le plan professionnel, une proportion de 46,2% des sujets étaient inactifs au moment de l’étude. Soixante seize pour cent des patients étaient exposés à au moins un cancérogène cutané sur les lieux du travail. Ce cancérogène était représenté principalement par les rayonnements UV (61,5%) et l’arsenic (30,7%). Ces expositions provenaient essentiellement de l’exposition aux rayonnements solaires, aux pesticides arsenicaux et au travail en métallurgie (arsenic). Les professions les plus représentées parmi ceux exposés aux cancérogènes cutanés étaient celles d’agriculteur et de maçon (respectivement 43,5% et 23%).
Le délai d’apparition du cancer cutané après l’éviction de l’exposition au cancérogène était de 16,1 ±10 ans.
Conclusion: Les expositions professionnelles jouent un rôle important dans la survenue de cancer cutané. De ce fait, il faut insister sur la nécessité de l’application de moyens de prévention des expositions professionnelles et de l’importance d’une collaboration entre le dermatologue et le médecin du travail pour la prévention et la réparation des cancers cutanés d’origine professionnelle.
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| th07 p324 fumees de vulcanisation sbr evaluation pluridisciplinaire du risque chimique auteurs maiwenn michaud 1 nicoleta vladut 1 karine dib 1 ludovic bouteloup 1 leon sikpo 1 carolina beretta 1 etablissement 1 promeom lyon france presentateur maiwenn michaud |
Th07-P324 - Fumées de vulcanisation SBR: évaluation pluridisciplinaire du risque chimique
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Maïwenn Michaud (1), Nicoleta Vladut (1), Karine Dib (1), Ludovic Bouteloup (1), Léon Sikpo (1), Carolina Beretta (1)
Présentateur : Maïwenn Michaud
Etablissement : (1) PROMEOM, Lyon, FRANCE
Introduction Une campagne de métrologie des fumées et du formaldéhyde a mis en évidence des expositions inattendues chez 14 salariés travaillant sur des postes de vulcanisation de copolymères styrène-butadiène (SBR) dans une entreprise fabricante de machines industrielles spécialisées. Ceci a conduit le médecin du travail à questionner l’ampleur des expositions, la vulcanisation pouvant générer des mélanges complexes de substances.
Objectif Réaliser une évaluation globale du risque chimique et toxicologique lié aux fumées de vulcanisation du SBR et définir un plan de prévention collective et individuelle, assorti d’une sensibilisation des salariés.
Méthodes Sous coordination médicale, une démarche pluridisciplinaire associant infirmière en santé au travail et ingénieurs en risque chimique a été mise en œuvre. La dangerosité des produits utilisés (9 gommes, 1 huile minérale lubrifiante) a été analysée à partir des FDS (Quarks). Les substances potentiellement émises lors de la vulcanisation ont été identifiées à l’aide de la base de donnée «Plastiques (INRS). Des études de poste ont été conduites intégrant des mesures de température, une métrologie indicative (PID, photomètre) et une campagne de prélèvements atmosphériques accréditée COFRAC. Les effets de la multiexposition ont été évalués à l’aide de l’outil Mixie (INRS).
Résultats 39 substances ont été identifiées, dont 8 potentiellement émises lors des procédés étudiés : substances allergisantes, CMR et perturbatrices endocriniennes. La métrologie indicative montre une augmentation des concentrations en COV totaux par rapport aux niveaux de fond mesurés sur le terrain en absence d’activité, atteignant un facteur 5 lors de l’application du lubrifiant sur la vis chaude et jusqu’à un facteur 55 lors des phases de refroidissement des gommes dans des zones sans captage à la source. La métrologie réglementaire a confirmé la présence des 7 substances émises (formol , acétaldéhyde , benzène, toluène, éthylbenzène, styrène, butadiène), avec un dépassement de 10% de la VLEP pour benzène et poussières alvéolaires. Les risques ne pouvaient être considérés comme nuls en raison de l’addition et de la potentialisation des effets toxiques cutanés, respiratoires et oculaires. Les cibles des cancérogènes étaient les voies aériennes, les poumons et la moëlle osseuse. Des atteintes à la fertilité masculine étaient possibles.
Conclusion Cette étude a permis d’identifier les phases les plus émissives et les contaminants prioritaires des fumées de vulcanisation du SBR. Un plan d’actions associant prévention collective, individuelle et biométrologie a été proposé. L’abaissement à venir de la VLEP du benzène renforce l’intérêt du suivi biologique par dosage urinaire du SPMA
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| th07 p325 pathologie neoplasique aptitude au travail et imputabilite a lactivite militaire etude sur 5 ans auteurs nadine khaterchi 1 salma kamoun 2 adel amri 2 etablissement 1 institut de sante et de securite au travail tunis tunisie 2 centre militaire de medecine du travail et de securite professionnelle tunis tunisie presentateur salma kamoun |
Th07-P325 - Pathologie néoplasique, aptitude au travail et imputabilité à l’activité militaire : étude sur 5 ans
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Nadine Khaterchi (1), Salma Kamoun (2), Adel Amri (2)
Présentateur : Salma Kamoun
Etablissement : (1) Institut de Santé et de Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE; (2) centre militaire de médecine du travail et de sécurité professionnelle, Tunis, TUNISIE
Introduction Le métier militaire expose à des conditions particulières, comprenant des missions opérationnelles longues, des environnements hostiles et des expositions à des agents chimiques, aux radiations ou à d’autres facteurs de risque. Ces conditions peuvent favoriser l’apparition de cancers. La reconnaissance d’un cancer comme imputable au service militaire demeure complexe en raison du caractère de multi-exposition et de la diversité des missions.
Objectif Étudier l’imputabilité des cancers au service armée et préciser les modalités de leur reconnaissance.
Méthodologie Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée au Centre Militaire de Médecine du Travail et de Sécurité Professionnelle et au Centre spéciale de Réforme. Elle s’appuie sur l’exploitation des dossiers médicaux des militaires ayant comparu devant la Commission de Réforme pour un diagnostic de cancer, entre le 1?? janvier 2019 et le 30 septembre 2024.
Résultats Cent quatorze militaires ont été inclus, avec un âge moyen de 45,0 ± 10,1 ans et un genre-ratio de 4,43. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 24,5 ± 10,2 ans. La population se composait de sous-officiers (54,3 %), hommes de troupe (26,3 %) et officiers (19,4 %). Les spécialités les plus représentées étaient l’administration (14,9 %), l’artillerie (14 %) et l’infanterie (12,3 %). Les hémopathies malignes constituaient 20,2 % des cancers, suivies des néoplasies digestives (15 %) et mammaires (14,9 %). Les métastases étaient rares au diagnostic (4,4 %). Concernant l’aptitude, 58,8 % des militaires ont été déclarés inaptes définitivement. Cent dix cas (96,5 %) étaient jugés non imputables au service, et 3,5 % seulement étaient aggravés par celui-ci. La durée moyenne de convalescence était de 536,7 ± 478,5 jours.
Conclusions Les militaires atteints de cancer présentent un âge au diagnostic plus jeune et un profil sociodémographique spécifique. L’impact fonctionnel et institutionnel est important, avec des taux élevés d’inaptitude et une longue convalescence. La reconnaissance de l’imputabilité au service reste marginale malgré des expositions professionnelles potentielles. Ces résultats soulignent la nécessité d’études complémentaires incluant un suivi longitudinal et une évaluation précise des expositions afin d’améliorer la prévention, la prise en charge et la reconnaissance des cancers en milieu militaire.
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| th07 p326 expositions professionnelles aux poussieres de bois auteurs edouard duchemin 1 laurence ridou le duvehat 1 etablissement 1 mutualite sociale agricole des portes de bretagne vannes france presentateur edouard duchemin |
Th07-P326 - Expositions professionnelles aux poussières de bois
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Edouard Duchemin (1), Laurence Ridou-Le Duvéhat (1)
Présentateur : Edouard Duchemin
Etablissement : (1) Mutualité Sociale Agricole des Portes de Bretagne , Vannes, FRANCE
Introduction Les poussières de bois sont des agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques de groupe 1, exposant plusieurs centaines de milliers de salariés en France, au travers de professions diversifiées. Les pathologies engendrées sont multiples et elles ont un délai d’apparition de quelques jours à quelques dizaines d’années.
Objectif Dans le cadre du Plan Santé Sécurité au Travail 2026-2030 de la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole, méthode portant sur les risques chimiques et cancérogènes et évaluation du niveau d’information et de protection des employeurs et des salariés exposés professionnellement au risque chimique des poussières de bois.
Matériel et Méthode Recherches bibliographiques, connaissances d’expériences et de pratiques de médecine et de santé au travail pour la création d’un support d’informations (un poster) sur les expositions professionnelles aux poussières de bois, à destination des employeurs de la filière bois, et décliné en documentation pour les salariés. Puis, création d’un questionnaire d’évaluation du niveau d’information et de protection des employeurs et des salariés sur le risque des expositions professionnelles aux poussières de bois. Déploiement, sur la période 2026-2030, des temps de sensibilisation et d’informations auprès des employeurs et des salariés sur les risques des expositions professionnelles aux poussières de bois à partir du poster réalisé puis évaluation du niveau d’information avant et après les temps de sensibilisation.
Résultats et discussions Le poster d’informations sur les expositions professionnelles aux poussières de bois aborde les généralités sur les poussières de bois, les populations et les métiers concernés, les pathologies liées aux poussières de bois, le cadre réglementaire, les principes clés de la prévention primaire, et notamment les mesures de prévention collective, organisationnelle et individuelle. Et aussi, le dépistage individuel et le suivi médical, les rôles de l’équipe de médecine et de santé au travail, les acteurs en mesure d’accompagner les employeurs pour la mise en place d’améliorations de protection.
Conclusion La maîtrise des expositions aux poussières de bois repose sur l’identification et l’évaluation du risque afin de mettre en œuvre une prévention collective, la traçabilité des expositions et un suivi médical adapté tout au long de la vie professionnelle des salariés exposés et aussi, après la cessation d’activité.
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| th07 p327 le cancer de prostate et exposition aux pesticides enquete cas temoins dans deux villes de louest algerien auteurs benali beghdadli 1 sidi mohamed amine chelef 1 fethi mohamed reda moulessehoul 1 othmane ghomari 1 zoubida belhadj 1 samia merad 1 chahrazed kandouci 1 djelloul hafid taleb bendiab 2 etablissement 1 faculte de medecine de sidi bel abbes djilalli liabes university sidi bel abbes algerie 2 service d urologie chu de tlemcen 13000 algerie tlemcen algerie presentateur benali beghdadli |
Th07-P327 - Le cancer de prostate et exposition aux pesticides: enquête cas-témoins dans deux villes de l’Ouest algérien.
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Benali Beghdadli (1), Sidi Mohamed Amine Chelef (1), Fethi Mohamed Reda Moulessehoul (1), Othmane Ghomari (1), Zoubida Belhadj (1), Samia Merad (1), Chahrazed Kandouci (1), Djelloul Hafid Taleb Bendiab (2)
Présentateur : Benali Beghdadli
Etablissement : (1) Faculté de médecine de Sidi Bel Abbes - Djilalli Liabes University, Sidi Bel Abbes, ALGERIE; (2) Service d'urologie, CHU de Tlemcen, 13000, Algérie, Tlemcen, ALGERIE
Introduction: Le cancer de prostate occupe actuellement le quatrième rang des cancers après le cancer du poumon, du sein et colorectal. Son étiologie demeure inconnue, cependant le travail dans le milieu agricole et l’exposition aux pesticides sont les facteurs de risque les plus cités ayant motivé certains pays à le reconnaitre en maladie d’origine professionnelle. L’objectif de cette étude était de déterminer le rôle de l’exposition aux pesticides dans la survenue du cancer de prostate chez une population de l’ouest algérien.
Matériel et méthodes: Nous avons réalisé une étude cas-témoins appariés selon l’âge dans deux villes de l’ouest algérien. La collecte des données a été effectuée de janvier 2023 à juin 2025. Nous avons calculé les odds ratio et les intervalles de confiance à 95% et un seuil de signification à 5% au moyen de la régression logistique.
Résultats: Nous avons colligé 131 sujets atteints de cancer de prostate confirmés par la cytologie et 131 témoins. L’âge moyen des cas était de 73.07±7.73 ans et la moyenne d’âge de diagnostic était de 70.32 ±10.82 ans (âge minimum = 49 ans et âge maximum=90 ans). Les odds ration bruts était significatif pour le fait d’avoir vécu dans une ferme, avoir un jardin à la maison, avoir un père qui a travaillé dans l’agriculture, avoir été exposé professionnellement aux pesticides, avoir cultivé des pommes de terre, des cultures maraichères et des céréales. Après ajustement avec l’âge, seuls le fait d’avoir vécu dans une ferme (ORa= 2.205 ; IC 95% 1.097-4.431, p=0.026), la culture maraichère (ORa= 4.913 ; IC 95% 1.13-21.30, p=0.03) et l’exposition aux pesticides (ORa= 3.933 ; IC 95% 1.602-9.654, p=0.003) demeurent facteurs de risque de cancer de prostate.
Conclusion: Une relation significative a été retrouvée entre la survenue du cancer de prostate et le fait d’avoir vécu dans une ferme, la culture maraichère et l’exposition professionnelle aux pesticides.
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| th07 p328 reperage des expositions professionnelles chez des patients atteints de cancers broncho pulmonaires auteurs fethi mohammed reda moulessehoul 1 samia merad 1 djamila yekrou 2 benali beghdadli 1 othmane ghomari 1 etablissement 1 laboratoire de recherche en environnement et sante djillali liabes university of sidi bel abbes sidi bel abbes algerie 2 centre de lutte contre le cancer de sidi bel abbes sidi bel abbes algerie presentateur fethi mohammed reda moulessehoul |
Th07-P328 - Repérage des expositions professionnelles chez des patients atteints de cancers broncho-pulmonaires
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul (1), Samia Merad (1), Djamila Yekrou (2), Benali Beghdadli (1), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul
Etablissement : (1) Laboratoire de Recherche en Environnement et Santé - Djillali Liabes University of Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE; (2) Centre de lutte contre le cancer de Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE
Introduction Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) est aujourd’hui la première cause de décès par cancer en Algérie et dans le monde. Dix à 20 % des CBP auraient une origine professionnelle.
Objectif Améliorer la détection des expositions professionnelles chez des patients atteints de CBP primitif et leur indemnisation.
Méthode Nous avons mis en place au niveau du centre de lutte contre le cancer (CLCC) de Sidi Bel-Abbes une démarche systématique de repérage des cancers professionnels depuis janvier 2019. Le recueil du curriculum laboris se faisait à l’aide d’un questionnaire de repérage des expositions professionnelles. Une consultation «cancers professionnels» était proposée aux patients mentionnant dans le questionnaire une exposition à des cancérogènes pulmonaires ou des emplois à risque d’exposition.
Résultats Nous avons colligé 145 cas de CBP. L’âge moyen de survenue était de (61,7±1,9) ans. La population était majoritairement masculine (93,1%). Le tabagisme actif était présent chez 90,3% avec une consommation moyenne de (34,8±2,8) paquets-années. Trois patients sur dix n’était affilié à aucun organisme de sécurité sociale. L’exposition à au moins un cancérogène pulmonaire professionnel était de 60,7 %. Le cancérogène les plus fréquemment rencontré était les gaz d'échappement des moteurs diesel (13,8%), les pesticides (12,4%), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (11,7%) et la silice libre (11%). Le groupe de profession le plus touché était celui des métiers qualifiés de l'industrie et de l'artisanat (39,1%). Aucun des patients n’a réalisé de déclaration préalable en maladie professionnelle avant notre enquête. Parmi les 88 patients ayant été exposés à des cancérogènes, seulement 13 pouvaient prétendre à une déclaration en maladie professionnelle (MP). Les motifs de non éligibilité à la déclaration en MP et l’indemnisation était que l’exposition à certains cancérogènes ne soient pas inscrits dans le tableau des maladies professionnels, le défaut de preuves administratives d’exposition antérieures aux cancérogènes et l’affiliation à l’organisme social des non salariés.
Conclusion Notre approche a favorisé le repérage des expositions professionnelles des patients et la reconnaissance en MP. Elle a mis en évidence la réalité de l’invisibilité des cancers professionnels, la sous-déclaration et la sous-réparation du système d’indemnisation des MP en Algérie.
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| th07 p329 impact des pathologies respiratoires liees a lamiante sur le devenir socioprofessionnel auteurs sara iben mansour 1 abir ayadi 1 jihen rejeb 1 olfa jlassi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital abderrahmane mami ariana tunisie presentateur abir ayadi |
Th07-P329 - Impact des pathologies respiratoires liées à l’amiante sur le devenir socioprofessionnel
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Sara Iben Mansour (1), Abir Ayadi (1), Jihen Rejeb (1), Olfa Jlassi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Abir Ayadi
Etablissement : (1) Service de médecine du travail - Hôpital Abderrahmane Mami, Ariana, TUNISIE
Introduction Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 200 000 décès annuels dans le monde lui sont attribuables, avec un impact social et professionnel majeur. L’objectif de notre travail était de décrire le devenir socioprofessionnel des patients atteints de pathologies respiratoires liées à l'exposition professionnelle à l'amiante.
Méthodes Étude descriptive rétrospective menée à partir des dossiers archivés au service de médecine du travail de l’hôpital Abderrahmane Mami entre juillet 2015 et décembre 2024. Tous les patients présentant une pathologie respiratoire liée à l’exposition professionnelle à l’amiante ont été inclus. Le devenir socioprofessionnel a été recueilli à partir des dossiers médicaux et complété, si nécessaire, par une enquête téléphonique auprès des patients ou de leurs proches.
Résultats Trente et un patients ont été inclus, tous de sexe masculin avec un âge moyen de 64 ± 11 ans. Au moment du diagnostic de la pathologie respiratoire liée à l’amiante, 61% des patients étaient retraités. Les pathologies respiratoires comprenaient huit cas d’asbestose, 20 cas de cancers bronchopulmonaires primitifs (CBPP) et cinq pathologies pleurales, dont deux mésothéliomes. Au terme de l’étude, 13 patients (42%) étaient décédés. Le délai médian entre le diagnostic et le décès était d’un an [0–5], et le délai moyen entre la première exposition et le décès était de 38 ± 12 ans. Neuf des patients décédés étaient atteints d’un CBPP.
Conclusion Les pathologies respiratoires liées à l’amiante se caractérisent par un pronostic sombre. Le long délai entre la première exposition et le décès, contrastant avec le délai court entre le diagnostic et le décès, illustre la longue latence et le diagnostic tardif de ces pathologies. Un suivi médical prolongé et un accompagnement médicosocial adapté sont indispensables pour cette population vulnérable.
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| th07 p330 effets sanitaires du radon au dela de la toxicite pulmonaire etat des connaissances auteurs abdelhamid aguiar 1 hassna chebaani 1 wafa slama 1 etablissement 1 service de sante au travail en mayenne satm laval france presentateur abdelhamid aguiar |
Th07-P330 - Effets sanitaires du radon au-delà de la toxicité pulmonaire : état des connaissances
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Abdelhamid Aguiar (1), Hassna Chebaani (1), Wafa Slama (1)
Présentateur : Abdelhamid Aguiar
Etablissement : (1) Service de santé au travail en Mayenne SATM, Laval, FRANCE
Le radon est un gaz radioactif naturel inodore et invisible, provenant du sol, il constitue la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme (il est classé par le CIRC comme un cancérogène certain pour l’homme) le risque notamment pour les mineurs d’uranium.
Selon la ministre de la Santé, les décès attribuables au radon, environ 3000 décès/an.
La transformation nucléaire du gaz radon engendre des éléments solides, eux-mêmes radioactifs. Ces dérivés, dits « descendants » du radon, émettent des rayonnements ionisants alpha (α) et bêta (β).
Les différents métabolites du radons (descendants), peuvent être absorbés par l’organisme (passage systémique) sous différentes formes chimiques avec une demi-vie plus ou moins longue (de quelques secondes à plusieurs années).
Et par conséquence, en plus des effets sur les poumons, il peut y avoir d’autres attentes extra-pulmonaires après passage systémique.
Toutefois, la possibilité d’effets sanitaires extra-pulmonaires liés à l’exposition au radon demeure moins bien caractérisée. Cet article propose une synthèse des données épidémiologiques, expérimentales et mécanistiques disponibles concernant les effets non pulmonaires du radon, notamment sur le système hématopoïétique, la thyroïde et autres organes. Les résultats issus des études existantes restent hétérogènes et souvent limités par des biais méthodologiques, des effectifs restreints ou des difficultés d’évaluation de l’exposition. Néanmoins, certaines observations suggèrent des associations potentielles entre l’exposition au radon et des pathologies autres que pulmonaires, justifiant des investigations complémentaires. Une meilleure compréhension de ces effets est essentielle afin d’affiner l’évaluation globale des risques sanitaires liés au radon et d’orienter les politiques de prévention.
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| th07 p331 exposition aux antineoplasiques et morbidites associees chez les soignants approche epidemiologique via lanalyse multi variee auteurs nadia tigha 1 etablissement 1 faculte de medecine universite badjimokhtar d annaba algerie annaba algerie presentateur nadia tigha |
Th07-P331 - Exposition aux antinéoplasiques et morbidités associées chez les soignants : approche épidémiologique via l’analyse multi variée
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Nadia Tigha (1)
Présentateur : Nadia Tigha
Etablissement : (1) faculté de médecine , université BadjiMokhtar d'Annaba , Algérie , Annaba, ALGERIE
Objectif
Décrire et analyser les effets cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) chez les professionnels de santé exposés aux médicaments antinéoplasiques en milieu hospitalier.
Matériels et méthodes
Une étude épidémiologique transversale à visée analytique a été menée dans les services d’oncologie d’un centre hospitalo-universitaire algérien. L’étude a inclus 108 sujets exposés aux antinéoplasiques, répartis en deux groupes selon le niveau d’exposition : une exposition faible (34 agents d’hygiène et d’entretien) et une exposition forte (74 infirmiers), comparés respectivement avec 111 et 216 référents. La collecte des données reposait sur un questionnaire médical et professionnel, un examen clinique, le test d’Ames et le dosage de marqueurs tumoraux. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide de plusieurs logiciels XLSTAT, R et Minitab 16. Les tests utilisés comprenaient le test Z, le test du Khi-deux, le calcul du risque relatif (RR), l’ajustement des facteurs de confusion via l’analyse des correspondances multiples (ACM) et critère d’information d’Akaike (AIC).
Résultats
Aucune différence significative n’a été observée concernant les caractéristiques sociodémographiques entre les sujets exposés et les référents.
Dans le groupe fortement exposé, 13 cas de stérilité ont été recensés, avec un risque relatif de 3,08, statistiquement significatif (p < 0,001). 31 avortements spontanés ont été observés chez les exposées contre 45 chez les référents (RR = 2,20). Aucune différence significative n’a été notée pour les mort-nés ni les malformations congénitales. L’ACM confirmait une association marquée entre l’exposition et les effets reprotoxiques, qui a été confirmée après ajustement par l’AIC.
Le risque de développer un cancer après une exposition prolongée aux antinéoplasiques était estimé à 12,07 ; quatre cas ont été observés chez des sujets exposés depuis plus de 25 ans.
Le test d’Ames montrait un nombre moyen de révertants significativement plus élevé chez les exposés (516,05 ± 189,73) comparativement aux référents (277,32 ± 99,06), en corrélation avec l’indice de contact cytotoxique (p < 0,001).
Dans le groupe faiblement exposé, six cas de stérilité (RR = 3,15 ; p < 0,001) et dix-neuf avortements spontanés (RR = 2,04) ont été recensés.
Conclusion :
Cette étude met en évidence des risques CMR significatifs chez les professionnels exposés aux antinéoplasiques, en particulier chez les infirmiers fortement exposés. Elle souligne la nécessité de renforcer la surveillance médicale, d’assurer le strict respect des bonnes pratiques de manipulation et de consolider les mesures de prévention afin de réduire l’exposition professionnelle aux anticancéreux en milieu hospitalier
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| th07 p332 profil professionnel et clinique des pathologies respiratoires liees a lexposition professionnelle a lamiante auteurs sara iben mansour 1 abir ayadi 1 jihen rejeb 1 olfa jlassi 1 sihem ayari 1 imen magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmane mami ariana tunisie presentateur sara iben mansour |
Th07-P332 - Profil professionnel et clinique des pathologies respiratoires liées à l’exposition professionnelle à l’amiante
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Sara Iben Mansour (1), Abir Ayadi (1), Jihen Rejeb (1), Olfa Jlassi (1), Sihem Ayari (1), Imen Magroun (1)
Présentateur : Sara Iben Mansour
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmane MAMI, Ariana, TUNISIE
Introduction En Tunisie, malgré l’arrêt de l’utilisation industrielle de l’amiante depuis 2013, des patients sont encore diagnostiqués avec des pathologies liées à l’exposition à cet agent professionnel redoutable. L’objectif de notre travail était de décrire les caractéristiques professionnelles, cliniques des pathologies respiratoires liées à l’exposition professionnelle à l’amiante.
Méthodes Étude descriptive rétrospective réalisée à partir des dossiers archivés au service de médecine du travail de l’hôpital Abderrahmane Mami en Tunisie, entre juillet 2015 et décembre 2024. Tous les patients présentant une pathologie respiratoire liée à une exposition professionnelle à l’amiante ont été inclus.
Résultats Trente et un cas ont été inclus, tous de sexe masculin, et dont 87% étaient tabagiques. L’âge moyen était de 64±11 ans. Les principaux secteurs d’activité étaient la sidérurgie (19%), l’industrie de l’amiante-ciment (16%) et la construction navale (16%), avec prédominance des ouvriers (39%) et des soudeurs (29%). La ventilation naturelle était le seul moyen de protection collective mentionné par 68 % des cas. La durée médiane d’exposition à l’amiante était de 28 ans, significativement plus courte chez les cas présentant des pathologies pleurales (p=0,041). Le délai moyen entre l’arrêt de l’exposition et la constatation de la maladie était de 15±11 ans. Un hippocratisme digital et des râles crépitants ont été observés respectivement chez 32% et 21% des cas. Au scanner thoracique, des signes de fibrose pulmonaire ont été objectivés dans 29% des cas et des signes pleuraux dans 35% des cas. Les diagnostics étaient : huit cas d’asbestose, 20 cas de cancers bronchopulmonaires primitifs (CBPP), et cinq cas de pathologies pleurales, dont deux mésothéliomes.
Conclusion Les pathologies respiratoires liées à l’exposition professionnelle à l’amiante concernaient principalement des ouvriers de sexe masculin, exposés sur de longues durées, avec un diagnostic tardif marqué par une longue latence et une prédominance de formes malignes. Ces résultats soulignent l’importance d’un repérage systématique des expositions passées et d’un suivi médical prolongé après l’arrêt de l’exposition.
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| th07 p333 leucemie aigue myeloide dorigine professionnelle chez un technicien en radiologie a propos dun cas auteurs sara iben mansour 1 abir ayadi 1 emna bchini 1 olfa jlassi 1 jihen rejeb 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmane mami ariana tunisie presentateur sara iben mansour |
Th07-P333 - Leucémie aiguë myéloïde d’origine professionnelle chez un technicien en radiologie: à propos d’un cas
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Sara Iben Mansour (1), Abir Ayadi (1), Emna Bchini (1), Olfa Jlassi (1), Jihen Rejeb (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Sara Iben Mansour
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmane MAMI, Ariana, TUNISIE
Introduction Les rayonnements ionisants représentent un risque professionnel majeur pour le personnel de santé exposé de façon chronique. L’objectif de notre travail était de relever les éléments cliniques et professionnelles permettant de retenir l’origine professionnelle d’une hémopathiemaligne chez un technicien supérieur en radiologie.
Méthodologie Observation à propos d’un cas et recherche bibliographique.
Observation Il s’agissait d’un homme âgé de 50 ans, ancien tabagique sevré, sans antécédents personnels notables, occupant le poste de technicien supérieur en radiologie depuis 24 ans. En février 2023, il a présenté des aphtes buccaux et une gingivite. En juin 2023, une consultation motivée pour une diarrhée et une asthénie a révélé une bicytopénie. Le diagnostic de LAM a été posé en août 2023, confirmé par le myélogramme (55 % de blastes) et l’étude immunophénotypique. L’enquête professionnelle a révélée une exposition répétée et chronique aux rayonnements ionisants lors de la réalisation des radiographies au lit des malades, au bloc orthopédique et au scanner. Des protections collectives (paravents plombés) et individuelles (blouse plombée) étaient disponibles. La LAM a été déclarée comme maladie professionnelle indemnisable au titre du tableau n°76 relatif aux « rayonnements ionisants ».
Conclusion La LAM d’origine professionnelle chez un technicien en radiologie a pu être retenue grâce à la combinaison des éléments cliniques et professionnels. Le suivi médical et la prévention des risques liés à l’exposition chronique aux rayonnements ionisants est indispensable afin de réduire le risque d’hémopathies malignes chez le personnel exposé.
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| th07 p334 evaluation du risque chimique dans un laboratoire danatomopathologie une etude semi quantitative dans un hopital universitaire de kairouan tunisie auteurs imen jammeli 1 asma chouchane 2 ons grissa 2 mounira ben yahya 2 asma gaddour 1 etablissement 1 hopital universitaire ibn al jazzar de kairouan kairouan tunisie 2 hopital universitaire farhat hached sousse tunisie sousse tunisie presentateur ons grissa |
Th07-P334 - Évaluation du risque chimique dans un laboratoire d’anatomopathologie : une étude semi-quantitative dans un hôpital universitaire de Kairouan,Tunisie
Thème: Thème 07 - Cancers et cancérogènes professionnels
Auteurs : Imen Jammeli (1), Asma Chouchane (2), Ons Grissa (2), Mounira Ben Yahya (2), Asma Gaddour (1)
Présentateur : Ons Grissa
Etablissement : (1) Hopital universitaire Ibn Al Jazzar de Kairouan, Kairouan, TUNISIE; (2) hopital universitaire Farhat Hached Sousse - Tunisie, Sousse, TUNISIE
Introduction Les substances chimiques sont omniprésentes dans notre vie quotidienne ainsi qu’en milieu professionnel, bien qu’elles passent parfois inaperçues. Ces produits peuvent être nocifs pour la santé, les installations et l’environnement. Étant donné l’exposition quotidienne aux produits chimiques dans les laboratoires, notamment en anatomopathologie, l’évaluation des risques chimiques est essentielle afin de mettre en place une démarche appropriée de prévention.
Objectifs Évaluer le risque chimique au sein du laboratoire d’anatomopathologie d’un hôpital universitaire de Kairouan et proposer des actions de prévention adaptées.
Méthodes Nous avons mené une étude transversale avec approche semi-quantitative visant à évaluer les risques liés aux produits chimiques utilisés dans le laboratoire d’anatomopathologie de l’Hôpital Universitaire Ibn Al Jazzar de Kairouan, à l’aide du logiciel SEIRICH. Il s’agit d’un outil simplifié développé par l’INRS (l’Institut National de Recherche et de Sécurité) pour l’évaluation du risque chimique en milieu professionnel. Le niveau 2 d’expertise a été utilisé, comprenant quatre étapes : l’inventaire des produits chimiques, la hiérarchisation des risques potentiels, l’évaluation des risques résiduels et l’élaboration d’un plan d’actions.
Résultats Au total, 26 produits chimiques étiquetés ont été identifiés. Parmi eux, cinq produits étaient mutagènes, cancérogènes ou reprotoxiques : le formol (1B, M2), le Bouin (1B, M2), le kit réticuline (1B, M2), le kit Grocott (C1A, M1B, R2) et le kit PAS (C1B).
Après la hiérarchisation des risques chimiques, le formol, l’OsteoRaL, l’hématoxyline de Gill, l’hématoxyline de Harris, le Bouin et le xylène ont été classés comme des produits de très haute priorité en termes de risque pour la santé. Concernant le risque incendie/explosion, trois produits ont été identifiés comme très prioritaires : l’éthanol, le xylène et l’OsteoRaL.
L’étude a également mis en évidence une insuffisance de ventilation générale et locale adaptées au laboratoire, ainsi qu’un manque d’équipements de protection individuelle appropriés, notamment des masques à gaz, des lunettes de protection et des gants spécifiques aux produits manipulés.
Conclusion :
Les produits chimiques sont largement utilisés dans les laboratoires d’anatomopathologie, y compris des substances cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques. Il est donc indispensable de mettre en œuvre des mesures de sécurité afin de réduire l’exposition et de promouvoir la santé et la sécurité au travail des professionnels. Il est également essentiel de sensibiliser le personnel aux risques potentiels liés aux produits chimiques ainsi qu’aux moyens de protection adaptés.
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| e p1 6 reshoprev demarche outillee dans les secteurs hotellerie et restauration auteurs alexandre cadinot 2 kenza darouache 3 isabelle freundlieb 3 camille lamy 2 flora maudhuy 4 marie murcia clere 5 fabrice perbet 1 soline vallee 6 etablissement 1 apst 41 blois france 2 apst 37 tours france 3 aract centre val de loire orleans france 4 apst 18 bourges france 5 presanse centre val de loire tours france 6 cihl 45 orleans france presentateur fabrice perbet |
E-P1 -6 - RESHO’Prev : Démarche outillée dans les secteurs hôtellerie et restauration
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Alexandre Cadinot (2), Kenza Darouache (3), Isabelle Freundlieb (3), Camille Lamy (2), Flora Maudhuy (4), Marie Murcia-Clere (5), Fabrice Perbet (1), Soline Vallee (6)
Présentateur : Fabrice Perbet
Etablissement : (1) APST 41, Blois, FRANCE; (2) APST 37, Tours, FRANCE; (3) Aract Centre-Val de Loire, Orleans, FRANCE; (4) APST 18, Bourges, FRANCE; (5) PRESANSE Centre-Val de Loire, Tours, FRANCE; (6) CIHL 45, Orleans, FRANCE
Introduction Les secteurs hôtellerie et restauration sont composés en majorité de TPE, avec des métiers reposant sur une forte interdépendance. En constante évolution et soumis à des exigences accrues de qualité, d’innovation et de compétitivité, ils connaissent une accidentologie et une exposition élevées à de multiples risques professionnels. Ces caractéristiques, associées à la précarité de certains emplois et à une mobilité professionnelle élevée, renforcent la nécessité d’un accompagnement spécifique pour améliorer des conditions de travail. C’est dans ce contexte qu’a été conçu RESHO’Prev, démarche structurée et outillée, afin de soutenir les entreprises à construire des solutions adaptées et pérennes.
Méthodes Ce projet, porté par un groupe pluri-partenarial en Centre-Val de Loire (Aract, SPSTI) dans le cadre du PRST4, s’appuie sur une approche volontaire, accompagnée par les SPSTI vers l’autonomie de l’outil. Chaque entreprise participante constitue un comité de pilotage interne et participe à des regroupements collectifs avec d’autres structures, favorisant l’échange de pratiques, le partage d’expériences et l’identification de leviers d’action communs. Le dispositif repose sur un questionnaire participatif en 7 dimensions rempli en interne avec la participation de salariés, conçu pour analyser les situations de travail et identifier les risques prioritaires. Les résultats sont présentés sous forme de radar, associé à des fiches pratiques pour guider la réflexion collective interne et aider au plan d’action. Un kit de supports pédagogiques imprimés et une application web multiplateforme complètent la démarche.
Résultats Une expérimentation en 2026 auprès d’établissements pilotes est prévue. Cette phase permettra d’ajuster les outils, la méthodologie et de former les acteurs de terrain. L’application web, pensée pour simplifier l’accès aux démarches de prévention, sera gratuitement mise à disposition après accompagnement par les SPSTI, tandis que le kit imprimé favorisera le travail collectif au sein des entreprises. Une évaluation d’impact est prévue à distance de l’expérimentation et du déploiement.
Discussion Conclusion RESHO’Prev répond à un besoin d’outiller ces secteurs, confrontés à des enjeux forts de santé et sécurité au travail. Ce projet innovant associe accompagnement adapté, outils numériques et supports pédagogiques pour aider à identifier des actions prioritaires, construire des solutions adaptées, renforcer leur autonomie et la possibilité d’amélioration continue. Sa méthodologie reproductible ouvre des perspectives à d’autres secteurs et régions, favorisant une culture partagée de prévention et contribuant à la performance durable des structures.
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| e p1 8 reperage des troubles du neurodeveloppement une demarche de prevention reproductible auteurs sidonie nahum henry 1 lucie meissonnier cirille 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur sidonie nahum henry |
E-P1 -8 - Repérage des troubles du neurodéveloppement : une démarche de prévention reproductible
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Sidonie Nahum-Henry (1), Lucie Meissonnier-Cirille (1)
Présentateur : Sidonie Nahum-Henry
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Introduction Les troubles du neurodéveloppement (TND) – TDA/H, TSA, troubles Dys – sont fréquents et souvent méconnus ou cachés en milieu professionnel. Leur repérage précoce constitue un levier essentiel de prévention, de maintien dans l’emploi et de promotion de la qualité de vie au travail. Notre plan d’action, élaboré à partir d’une expérimentation menée dans une entreprise de services numériques, propose une démarche reproductible pour les SPST. Il s’inscrit dans la stratégie nationale TND 2023-2027 et vise un accompagnement global, coordonné et durable des salariés concernés Objectifs 1)Identifier précocement les salariés présentant des signes évocateurs de TND 2)Prévenir la désinsertion professionnelle et les RPS 3)Sensibiliser l’entreprise et les équipes d’encadrement à la diversité cognitive 4)Favoriser un environnement professionnel inclusif et sécurisant Méthodologie La démarche repose sur 6 axes opérationnels 1)Mobilisation interne : formation d’un médecin du travail référent TND et sensibilisation de l’équipe pluridisciplinaire ; création et diffusion d’outils de repérage 2)Information et sensibilisation : campagnes de communication coanimées par le SPST et des experts TND ; diffusion de supports pédagogiques dans le cadre des actions QVCT et SEEPH 3)Repérage individuel : intégration du repérage des TND lors des visites et orientation si besoin vers des professionnels spécialisés partenaires 4)Accompagnement coordonné : collaboration étroite avec le référent Handicap et les RH de l’entreprise et mise en place d’aménagements matériels et organisationnels adaptés 5)Formation des RH et managers : apprentissage des signaux d’alerte et des pratiques managériales inclusives 6)Évaluation et pérennisation : suivi des indicateurs (repérages, aménagements, maintien dans l’emploi, satisfaction) Résultats et perspectives Notre expérimentation a démontré la pertinence du repérage précoce : les salariés concernés ont bénéficié d’un accompagnement adapté, d’une meilleure reconnaissance de leurs besoins et d’une prévention renforcée des RPS, voire d’un maintien dans l’emploi. Cette méthodologie, transférable et évolutive, peut être déployée dans tout SPST pour renforcer la prévention primaire et secondaire. Elle permet également de renforcer le dialogue SPST/référent Handicap/équipes RH et d’encadrement de l’entreprise, tout en favorisant une approche globale du bien-être au travail Conclusion La reproductibilité de cette démarche renforce le rôle central des SPST, pour la prévention de l’épuisement professionnel et la promotion d’une inclusion durable en entreprise. Repérer, orienter et accompagner les salariés neuroatypiques, c’est agir concrètement pour une prévention humaine, efficace et pérenne.
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| e p2 5 suivi territorial de sante au travail des salaries interimaires auteurs jean michel schweitzer 1 caroline hagle 3 josephine huret 3 fanny rohart 3 remy vasseur 2 etablissement 1 universite de lorraine metz france 2 pole sante travail metropole nord lille france 3 action sante travail 62 aix noulette france presentateur caroline hagle |
E-P2 -5 - Suivi territorial de santé au travail des salariés intérimaires
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Jean-Michel Schweitzer (1), Caroline Hagle (3), Joséphine Huret (3), Fanny Rohart (3), Rémy Vasseur (2)
Présentateur : Caroline Hagle
Etablissement : (1) Université de Lorraine, Metz, FRANCE; (2) Pôle santé travail Métropole Nord, Lille, FRANCE; (3) Action santé travail 62, Aix-Noulette, FRANCE
Problématique Le suivi de santé au travail des salariés intérimaires est complexe en raison de l’intermittence de statuts d’emploi. Un salarié peut avoir plusieurs employeurs sur différents bassins, rendant le suivi de santé fastidieux, en conséquence de probables impacts sur les visites et la traçabilité des expositions. La diversité des logiciels métiers limite la continuité du suivi. Un outil d’interconnexion existe mais il est peu opérant, à peine 10% des agences d’emploi y recourent.
Méthode Sous l’impulsion du Fastt, deux SPSTI limitrophes engagent l’interopérabilité des données de suivi de santé intérimaires. Un troisième service, utilisant le même logiciel, les rejoint, couvrant ainsi 58% de l’activité intérimaire régionale. Une première phase identifie les bénéfices a priori et confirme l’engagement des directions. Elle est pilotée par un comité de compétences médicales, techniques et numériques, avec l’éditeur logiciel autour de trois axes : conformité, interopérabilité et simplicité d’usage.
Résultats Déployée auprès des SPSTI et de leurs adhérents, la solution mutualise les données administratives du suivi de santé (visites d’embauche et périodiques) et la traçabilité des expositions professionnelles des 24 derniers mois.
- L'agence d’emploi a un accès à l'historique et à l'information sur les emplois faisant l'objet d'une aptitude, permettant s’il se doit d'enclencher une demande de dispense.
- Les services ont accès à ces informations et pourront importer les éléments pour construire une vision consolidée des emplois de la personne. Ainsi, renforcer la traçabilité des expositions professionnelles, pour un suivi plus fiable, continu et historisé au regard des risques auxquels la personne a été exposée.
Discussion L’interopérabilité ainsi testée à l’échelle de ce territoire produit des effets favorables :
- L’accès instantané et aisé à l’historique des visites écourte les délais pour les étapes du suivi, c’est une garantie pour les salariés intérimaires d’accéder à la mission.
- L’évitement de suivis redondants redistribue le temps médical pour des profils vulnérables, missions exposantes, maintien en emploi...
L’expérience de mutualisation invite à rechercher des bénéfices complémentaires pour la prévention :
- L’exploitation complète des fonctionnalités du support numérique : identifier des parcours-cibles d’exposition pour des actions de prévention.
- La collecte de données de suivi à l’échelle de bassins d’emploi facilite les actions coordonnées et ciblées vers les utilisateurs de l’intérim.
Cette action démontre la faisabilité d’interopérabilité à l’échelle nationale. Elle facilite aussi les instruments pour une prévention mieux ciblée au regard des parcours d’exposition des salariés intérimaires.
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| e p3 5 la consultation infirmiere en sante au travail un outil pour une approche integree de la sante auteurs catherine higounenc 1 sylvie auberthier 1 etablissement 1 rectorat toulouse france presentateur catherine higounenc |
E-P3 -5 - La consultation infirmière en santé au travail : un outil pour une approche intégrée de la santé
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Catherine Higounenc (1), Sylvie Auberthier (1)
Présentateur : Catherine Higounenc
Etablissement : (1) rectorat , Toulouse, FRANCE
Le suivi de la santé des salariés est à ce jour principalement réalisé par des infirmiers formés en santé au travail dans le cadre de la Visite d’Information et de Prévention (VIP). Cette dernière est cadrée règlementairement et demande à interroger le salarié sur sa santé, l’informer sur ses risques professionnels, le sensibiliser et évaluer pour l’orienter. Cette démarche méthodologique n’est autre qu’une consultation infirmière basée sur un recueil de données, une démarche clinique, l’élaboration de diagnostics infirmiers afin d’établir un plan de soin éducatif, préventif….
L’approche intégrée de la santé est ancrée dans la pratique infirmière comme un acte de soin, en continuité du diagnostic médical et de la prescription. Cette expertise repose sur de nombreux concepts issus de la formation initiale. Elle s’appuie sur l’évaluation des besoins de la personne en lien avec les déterminants de santé, qu’ils soient de nature biologique, comportementale, sociale ou environnementale. Le raisonnement clinique employé permet ainsi d’envisager des actions collectives, individuelles, d’éducation, de maintien et de promotion de la santé des personnes.
Cette présentation viendra ainsi interroger la finalité du suivi individuel en santé au travail. Doit-on maintenir des visites règlementaires très normées ou bien les utiliser comme des leviers pour promouvoir la santé populationnelle ? La reconnaissance de la consultation infirmière telle que définie dans la nouvelle loi infirmière de juin 2025 renforce ce questionnement. D’autant que les missions des Services de Prévention et de Santé au Travail favorisent la porosité entre la santé au travail et la santé publique. On peut alors se questionner sur les enjeux du suivi actuel en santé au travail et plutôt valoriser cette modalité en envisageant des pratiques basées sur l’expertise clinique infirmière pour répondre aux besoins de santé des personnes au travail en préservant la qualité et le cadre éthique de ce soin spécifique.
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| pdnst p003 recueils et usages des donnees de sante et d exposition chez les sapeurs pompiers enquete nationale aupres des medecins chefs des sis auteurs charlyne poncato 1 catherine delgoulet 1 emilie counil 2 willy buchmann 1 etablissement 1 conservatoire national des arts et metiers cnam paris france 2 institut national d etudes demographiques ined aubervilliers france presentateur charlyne poncato |
PDNST-P003 - Recueils et usages des données de santé et d'exposition chez les sapeurs-pompiers : enquête nationale auprès des médecins-chefs des SIS
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Charlyne Poncato (1), Catherine Delgoulet (1), Emilie Counil (2), Willy Buchmann (1)
Présentateur : Charlyne Poncato
Etablissement : (1) Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam), Paris, FRANCE; (2) Institut National d'Etudes Démographiques (Ined), Aubervilliers, FRANCE
Introduction Alors que le suivi de la santé des sapeurs-pompiers (SP) est un enjeu majeur pour les Services d'Incendie et de Secours (SIS), peu de travaux ont documenté comment l'organisation départementale impacte la production et l'exploitation de données. Cette étude, soutenue par le PDNST, poursuit deux objectifs : l’un descriptif vise à caractériser les données recueillies et les systèmes d’information (SI) mobilisés lors des visites médicales ; l’autre, analytique, cherche à comprendre les ressors organisationnels des pratiques de recueil, des usages des données, ainsi que les possibilités de mutualisation entre SIS.
Matériel et méthodes Une méthodologie mixte a été déployée. Un questionnaire inspiré de SUMER, Evrest et SIGYCOP a été testé puis diffusé à l’ensemble des médecins-chef·fes (MC)(72% de réponses, soit 75% des SP suivis). Deux focus groups ont approfondi les résultats : interprétation des pratiques et des conditions de leur réalisation, analyse de cas pour cerner les circuits d’information en situation d’exposition à un risque de santé. Les analyses ont été réalisées avec R studio et MaxQDA.
Résultats Les difficultés de recensement des populations et la diversité de collecte et des usages sont les résultats principaux. Certains effectifs de SP sont peu documentés, ce qui est attribué à la non actualisation des données RH, aux interfaces des SI défaillantes et à la multiplicité des statuts des SP. La saisie des informations médicales est réalisée à l’aide de sept SI métiers. Elle est systématique dans seulement 33% des cas. Ceci conduit à une fragmentation à l’échelle nationale. L'analyse de cas d’exposition révèle une diversité des circuits de collecte mobilisant entre 5 et 20 acteurs avec des outils formels et informels. Tout en soulignant l'utilité de ce suivi pour la prévention, la justification de ressources et les politiques fondées sur des données probantes, les MC identifient des obstacles (accès, gouvernance, protection des données). Néanmoins, 93% des répondants sont favorables à une mutualisation.
Discussion L'instabilité des effectifs rejoint les analyses sur les « perdus de vue » dans les suivis longitudinaux : la mobilité professionnelle constitue un défi structurel aggravé par la multiplicité des statuts. L'hétérogénéité des recueils de données de santé reflète des choix techniques, des cultures professionnelles, et du « sens » donné à la collecte. Le consensus sur la mutualisation ne doit pas masquer les conditions de réussite identifiées dans la littérature.
Conclusion Cette cartographie révèle le potentiel existant et identifie trois leviers d’action : stabiliser le recensement, accompagner l'harmonisation progressive, et co-construire un dispositif de mutualisation.
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| th08 p336 montee en competence dambassadeur tms au sein dentreprises adherentes auteurs brian rouze 1 mathis limoges 1 etablissement 1 promeom lyon france presentateur mathis limoges |
Th08-P336 - Montée en compétence d’ambassadeur TMS au sein d’entreprises adhérentes
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Brian Rouzé (1), Mathis Limoges (1)
Présentateur : Mathis Limoges
Etablissement : (1) Promeom, Lyon, FRANCE
Le contexte actuel des Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI) en France conduit les professionnels de santé et de la prévention à repenser leurs approches d’intervention afin d’accompagner au mieux les entreprises adhérentes. Notamment sur la question des TMS, qui représentent 86% des maladies professionnelles déclarées en France en 2022. La montée en compétence (MEC) d’ambassadeurs vise dans un premier temps à accroître les capacités d’action des entreprises et développer leur culture de prévention, comme le prévoit le Code du travail. Cette MEC permet également d’optimiser l’action des équipes de santé au travail dans un contexte de ressources limitées au regard du nombre d’adhérents.
La MEC ambassadeur TMS est destinée à des salariés, internes à l’entreprise adhérente, et vise à les former sur les TMS, leurs facteurs d’apparition, une démarche de prévention et l’animation de cette démarche.
Cette formation se décline en trois étapes :
- Création d’un comité de pilotage au sein de l’entreprise, chargé d’évaluer les risques liés aux facteurs d’apparition des TMS et de piloter les actions de prévention. Sensibilisation de ce COPIL sur les bases de la prévention des TMS, à l’aide notamment d’un jeu de société.
- Formation théorique et pratique des ambassadeurs, visant à leur fournir une base de connaissances, de compétences et des outils nécessaires à l’animation d’une démarche de prévention des TMS.
- Mise en pratique sur le terrain, via la méthodologie d’intervention prônée par l’INRS, permettant aux ambassadeurs de transposer leurs acquis dans un contexte concret au sein de leur entreprise. Les ambassadeurs sont accompagnés d’un ergonome qui les guide tout au long des étapes de la démarche : identification des situations de travail avec le COPIL, entretien pré-observation, analyse de l’activité et diagnostic, animation de groupe de travail et élaboration d’un plan d’action.
Compte tenu de l’occurrence et la complexité des TMS, nous proposons une formation ludique grâce à des mises en situation et cas pratiques permettant aux ambassadeurs :
- De conscientiser la pluralité des facteurs de TMS, leurs conséquences sur le corps humain au regard de la tâche à réaliser
- D’apprendre à rechercher les déterminants qui peuvent être à l’origine de facteurs de risque identifiés dans différentes situations de travail
- De mettre en pratique les étapes d’une démarche de prévention des TMS, via des outils d’aide
Une première phase de test a été réalisée en 2025 au sein de Promeom, en collaboration avec 7 médecins du travail adeptes de la démarche d’intervention ergonomique. Les retours positifs sur cette MEC nous encourage à proposer plusieurs sessions de formation en 2026.
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| th08 p337 strategies de lapproche de la prevention dans le cadre des reformes sante travail auteurs francois depoortere 1 nathalie delattre 1 florian tone 1 nicolas van laethem 1 tommy dubois 1 etablissement 1 pole sante travail lille france presentateur francois depoortere |
Th08-P337 - Stratégies de l’approche de la prévention dans le cadre des réformes santé travail
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : François Depoortere (1), Nathalie Delattre (1), Florian Tone (1), Nicolas Van Laethem (1), Tommy Dubois (1)
Présentateur : François Depoortere
Etablissement : (1) POLE SANTE TRAVAIL, Lille, FRANCE
Introduction Cet article présente les différents axes stratégiques et opérationnels développés en matière de démarches de prévention en lien avec les dernières évolutions règlementaires en santé au travail. Cette stratégie est basée sur une approche intégrative visant à décloisonner les axes de la certification spec 2217 de l’AFNOR que sont la prévention des risques professionnels, le suivi individuel de santé et la prévention de la désinsertion professionnelle.
Méthodologie Les cinq axes du développement de la culture de prévention ont été structurés dans une logique de continuité à travers des approches complémentaires : culture des données pour le ciblage et le pilotage des actions prioritaires, culture de la coopération pluridisciplinaire par l’articulation des métiers, culture de l’approche collective et proactive, culture partenariale pour la cohérence inter-institutionnelle et culture de la prévention à l’échelle de la gouvernance.
Résultats La construction de diagnostics santé travail (échelle secteurs et équipes santé travail) a favorisé la mise en œuvre de programmes annuels de prévention adaptés, en lien avec les priorités du Plan Régional Santé Travail. Elaborés et pilotés à l’échelle des secteurs par un trinôme médical (médecin délégué de secteur), managérial (responsable de secteur) et de prévention (intervenant en prévention des risques professionnels), ces programmes sont déployés par les équipes santé travail en entreprises ainsi que dans les centres de consultations. Les centres évoluent comme des espaces de prévention ouverts aux salariés et aux entreprises ciblés (via le diagnostic de territoire) pour être mobilisés sur des risques en lien avec leur secteur d’activité.
Ces dynamiques de secteurs inter-équipes trouvent également une résonnance à l’échelle intra-équipe : renforcement de l’approche collective et proactive de la prévention et développement des compétences, des périmètres et de la complémentarité des métiers de l’équipe pluridisciplinaire. Ces initiatives viennent par ailleurs nourrir les orientations globales et stratégiques portées par la direction dans la construction et l’évolution des axes prioritaires du projet de service, des partenariats institutionnels et des orientations instruites auprès des diverses instances médico-technique, de contrôle et d’administration.
Discussion Cette approche de la prévention est un processus progressif et acculturant qui se déploie à des rythmes variés suivant les dynamiques des territoires. Sa portée nécessite à la fois une implication des métiers comme de la direction pour qu’à travers la lettre « P » des SPSTI de nouveaux paradigmes se développent pour innover en réponse aux enjeux réels de la santé au travail.
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| th08 p338 interet de la formation continue dans la consolidation des connaissances attitudes et pratiques sur les accidents dexposition au sang etude interventionnelle a lhopital regional de djerba tunisie auteurs amira omrane 1 siwar msakni 1 maha krichene 2 wala haouaria 2 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher sfar de mahdia mahdia tunisie 2 unite de medecine de travail hopital regional sadok mkaddem de djerba djerba tunisie presentateur siwar msakni |
Th08-P338 - Intérêt de la formation continue dans la consolidation des connaissances, attitudes et pratiques sur les accidents d’exposition au sang : étude interventionnelle à l’hôpital régional de Djerba, Tunisie
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Amira Omrane (1), Siwar Msakni (1), Maha Krichène (2), Wala Haouaria (2)
Présentateur : Siwar Msakni
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher Sfar de Mahdia, Mahdia, TUNISIE; (2) Unité de Médecine de Travail, Hôpital Régional Sadok Mkaddem de Djerba, Djerba, TUNISIE
Objectif : Évaluer l’impact de la formation continue du personnel de la santé sur leurs connaissances, attitudes et les pratiques sur les accidents d’exposition au sang (AES).
Participants et Méthodes : Il s’agit d’une étude interventionnelle, conduite sur une période de quinze mois (depuis Janvier 2024 à Avril 2025) auprès du personnel de soins exerçant à l’hôpital régional Sadok Mokaddem Houmet Essok Djerba, Tunisie.
Dans une première étape, une étude transversale utilisant un questionnaire auto-administré a été conduite. Les données recueillies étaient relatives aux caractéristiques socioprofessionnelles des victimes, les connaissances, les attitudes pratiques sur les AES. L'étude était basée sur un questionnaire auto-administré structuré et inspiré d’une étude des connaissances des AES réalisée en France. Dans une deuxième étape, des formations de petits groupes concernant les AES ont été fait par deux médecins dont une spécialiste en Médecine de Travail. Ces formations ont été faites dans les services hospitaliers en coordination avec les surveillants des services. En troisième étape, soit deux mois après ces formations, le même questionnaire utilisé dans la première étape a été administré aux participants
Résultats : Dans cette étude, 35 personnels de soins, majoritairement des femmes (sexe ratio=0,16) et d’âge moyen de 39±7 ans, ont participé à l’enquête et suivi les trois étapes de cette étude interventionnelle. Des antécédents d’au moins un AES étaient rapportés par 40% des participants. La moitié des AES sont survenus au cours de la 1ère année de la prise de fonction. Cette prévalence diminuait avec le temps (15 personnels de soins ont rapporté un 1er AES, sept participants ont signalé un deuxième AES et quatre ont signalé un 3èmeAES). L’incidence des AES varie selon les services d’un même établissement de santé
Une amélioration statiquement significative des connaissances (p=0,000) pour les connaissances globales), attitudes (p=0,003) et pratiques (p=0,010) sur les accidents d’exposition au sang a été objectivée deux mois après une formation en petit groupe.
Conclusion : Cette étude souligne la nécessité de former le personnel de soins dès l’embauche à la gestion des accidents d’exposition au sang et de leur fournir des ressources adéquates (les équipements de protection individuelles, conteneurs, …) afin de les protéger et prévenir les risques de blessures et d’infections.
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| th08 p339 mobilisation regionale pour prevenir lexposition a la silice des lapprentissage auteurs julie vonarx 1 elodie devin 2 etablissement 1 apst18 bourges france 2 dreets centre val de loire orleans france presentateur julie vonarx |
Th08-P339 - Mobilisation régionale pour prévenir l’exposition à la silice dès l’apprentissage
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Julie Vonarx (1), Elodie Devin (2)
Présentateur : Julie Vonarx
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE; (2) Dreets Centre-Val de Loire, Orléans, FRANCE
Dans le cadre du Plan Régional Santé Travail 4 (PRST4) Centre-Val-de-Loire, les SPSTI, la Dreets, la Carsat, la MSA, associés à l’ARACT et à l’OPPBTP, ont conduit une action régionale de prévention primaire autour du risque silice cristalline, avec le soutien financier de la Dotation Exceptionnelle PST4-PRST. Cette initiative visait à mobiliser entreprises, établissements de formation et organismes de prévention autour de trois enjeux : améliorer l’attractivité des métiers par des conditions de travail plus sûres, prévenir les risques liés à l’exposition à la silice cristalline, et renforcer l’accueil et la protection des nouveaux embauchés, notamment des jeunes.
Deux actions ont été proposées : un « Défi Silice » et la Journée d’Amélioration des Conditions de Travail « J’ACT Silice ». Le défi, lancé auprès des CFA et lycées professionnels, a conduit quatre groupes d’élèves issus de filières exposées (fonderie, céramique, prothèse dentaire, carrelage) à concevoir des productions originales sur la prévention du risque silice (escape game, brochures, créations graphiques), présentées et primées lors de la « J’ACT Silice ». Cette journée a réuni plus de 150 participants. Le programme a alterné tables rondes, quiz interactif, ateliers thématiques et visites de stands des partenaires de la prévention et de la formation.
Les retombées ont été positives : satisfaction de 93% des participants, diffusion d’outils pédagogiques innovants par les jeunes, engagement accru des entreprises dans la prévention (livrets d’accueil sécurité, intégration du risque silice dans les DUERP, renforcement du suivi des nouveaux salariés). Une rétrospective de la journée est mise à disposition sur le site internet de la Dreets Centre-Val de Loire.
L’événement a permis de renforcer la dynamique partenariale régionale et d’élargir le réseau d’acteurs en intégrant les référents de l’Éducation nationale. Il a également impulsé l’organisation d’une journée de formation, portée par l’Institut de Santé au Travail de Centre Val de Loire au cours de laquelle ont été notamment présentées les recommandations de la HAS sur le suivi des travailleurs exposés à la silice et les enjeux de la traçabilité des expositions. Plus d’une centaine de professionnels des équipes des SPSTI en ont bénéficié.
Cette action collective illustre l’efficacité d’une approche territoriale et participative mobilisant les institutions, les entreprises, les partenaires sociaux et les jeunes autour d’un objectif commun : promouvoir la santé au travail et la prévention du risque silice dans une logique d’attractivité des métiers. L’implication des apprenants constitue un levier efficace pour ancrer durablement la culture de prévention dans les filières professionnelles.
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| th08 p340 la sante mentale du dirigeant levier primaire de prevention auteurs maite kindts 1 etablissement 1 ergogene wallers france presentateur maite kindts |
Th08-P340 - La santé mentale du dirigeant - levier primaire de prévention
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Maite Kindts (1)
Présentateur : Maite Kindts
Etablissement : (1) ERGOGENE, Wallers, FRANCE
La santé du dirigeant comme levier de prévention primaire : une approche psycho-ergonomique mutualisable par les professionnels de la prévention et de la santé au travail
Contexte et enjeux
Depuis plus de dix ans, les crises économiques, sanitaires et écologiques fragilisent les TPE-PME. Leurs dirigeant·es, souvent isolés, doivent concilier contraintes économiques et responsabilité du collectif. Leur santé mentale constitue pourtant un facteur déterminant de la vitalité des entreprises. Les données récentes montrent que 75 % des dirigeant·es ressentent du stress chaque semaine, 36 % quotidiennement, et que 9 sur 10 estiment que leur santé mentale influence directement la performance de leur structure.
Ce contexte interroge la place de la santé du dirigeant comme levier de prévention primaire au sein des TPE-PME.
Objectif et démarche
Ce retour d’expérience vise à montrer que la santé du dirigeant constitue un levier central de prévention et de transformation durable. Il s’appuie sur une approche croisant ergonomie, analyse du travail et accompagnement psycho-éducatif, considérant que prendre soin du « capitaine » renforce la santé du « navire ». Cette articulation ouvre des perspectives de mutualisation pour les acteurs de la prévention et de la santé au travail, notamment les SPSTI.
Méthodologie et déroulement
L’intervention a été menée en 2024-2025 dans une TPE du BTP de 10 salarié·es, dans les Hauts-de-France, avec l’appui de la CARSAT et du Pôle Santé Travail, dans le cadre d’un financement FIPU. Sur une durée de huit mois, la démarche a combiné une analyse ergonomique du travail réel (diagnostic KIMEA, observations, cotations biomécaniques, co-construction de solutions) et un accompagnement systémique et psycho-éducatif structuré autour de dix séances dédiées à la posture managériale, à l’équilibre psychique et aux dynamiques collectives.
Résultats et perspectives
L’ensemble des préconisations ergonomiques a été appliqué. Le climat social s’est apaisé, la délégation s’est renforcée et l’organisation s’est fluidifiée. Le chiffre d’affaires est passé de 70 k€ à 1 M€, avec une visibilité économique élargie d’un mois à un an. Les salarié·es décrivent une entreprise remise en mouvement et le dirigeant témoigne d’un équilibre personnel retrouvé.
Ces résultats suggèrent qu’agir sur la santé mentale du dirigeant renforce la prévention collective et la performance globale. L’hybridation entre ergonomie, approche systémique et psycho-éducation apparaît ainsi comme une voie pertinente pour une prévention humaine, efficiente et ancrée dans le réel du travail.
Auteurs et affiliations
- Maïté Kindts, Ergogène
- Partenaires : CARSAT Hauts-de-France, Pôle Santé Travail
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| th08 p341 modeles regionaux amt levier d harmonisation auteurs helene willem 1 virginie berthelot 2 cedric gouvenelle 3 julie vonarx 3 marianne dvorianoff 4 julien bauduin 5 vincent bigot 6 anne sophie aubert 7 marie murcia clere 1 etablissement 1 presanse centre val de loire tours france 2 aismt36 chateauroux france 3 apst18 bourges france 4 apst37 tours france 5 apst41 blois france 6 cihl saran france 7 san t btp tours france presentateur helene willem |
Th08-P341 - Modèles régionaux AMT : levier d'harmonisation
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Hélène Willem (1), Virginie Berthelot (2), Cédric Gouvenelle (3), Julie Vonarx (3), Marianne Dvorianoff (4), Julien Bauduin (5), Vincent Bigot (6), Anne-Sophie Aubert (7), Marie Murcia-Clere (1)
Présentateur : Hélène Willem
Etablissement : (1) Présanse Centre-Val de Loire, Tours, FRANCE; (2) AISMT36, Châteauroux, FRANCE; (3) APST18, Bourges, FRANCE; (4) APST37, Tours, FRANCE; (5) APST41, Blois, FRANCE; (6) CIHL, Saran, FRANCE; (7) SAN.T.BTP, Tours, FRANCE
Introduction Les SPSTI de la région Centre-Val de Loire, membres de Présanse Centre-Val de Loire, utilisent depuis de nombreuses années les thésaurus d’Activités en Milieu de Travail (AMT) pour tracer leurs interventions. La diversité dans la construction des modèles d’AMT a cependant entraîné des pratiques de saisie différentes et limité la comparabilité des indicateurs intra-région. Pour répondre aux besoins de suivi régional et aux exigences de certification, un travail collectif a été mené afin de définir un socle commun de modèles d’AMT, d’améliorer la cohérence des données produites et la visibilité des actions mises en œuvre.
Méthodes Une première étape en 2022 a permis de dresser un état des lieux des pratiques et de préciser définitions, modalités de saisie et règles de comptage. En 2023-2024, ces éléments ont été complétés par la collecte et la compilation des modèles existants dans les 6 SPSTI concernés, aboutissant à un guide régional harmonisé regroupant 35 modèles organisés en 10 thématiques : fiche d’entreprise, évaluation des risques, risques psychosociaux, troubles musculosquelettiques, risques chimiques, agents biologiques, ambiances physiques, visites et réunions, promotion de la santé, et prévention de la désinsertion professionnelle. Chaque modèle associe des thésaurus cibles, objectifs et moyens, offrant ainsi un socle commun de référence pour les équipes grâce à des logigrammes et à des repères intégrés aux logiciels métiers.
Résultats Les modèles régionaux aide à la simplification de la saisie grâce à des repères clairs et posent des règles de comptage partagées permettant de produire des indicateurs exploitables et comparables entre SPSTI. Ils garantissent également une meilleure traçabilité et permettent de produire des indicateurs homogènes, répondant aux besoins de certification et aux attentes du niveau national. Le déploiement opérationnel a débuté en janvier 2025, une évaluation à un an de l’appropriation par les professionnels et de l’impact en termes de lisibilité et de comparabilité des données est prévue.
Discussion / Conclusion Ce projet montre qu’une harmonisation régionale est réalisable tout en gardant une souplesse locale. Les modèles facilitent la traçabilité des actions et la production d’indicateurs communs. La démarche, reproductible, ouvre des perspectives d’extension à d’autres régions et constitue un appui concret pour valoriser les missions de prévention des SPSTI.
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| th08 p342 intervention de sophrologie pour ameliorer le bien etre du personnel hospitalier so well protocole d une etude randomisee controlee auteurs frederic dutheil 1 2 3 guillaume vallet 2 valentin magnon 2 maelys clinchamps 1 2 senem altun 1 lenise parreira 1 bruno pereira 1 maryse baldet 1 frederique marson 1 christine chabaud 1 magali blot 1 julien s baker 4 marek zak 5 etablissement 1 chu de clermont ferrand clermont ferrand france 2 stress physiologique et psychosocial cnrs umr 6024 lapsco universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 wittyfit clermont ferrand france 4 centre de recherche en sciences de la sante et de l exercice physique departement du sport de l education physique et de la sante universite baptiste de hong kong kowloon tong hong kong 5 faculte de medecine et des sciences de la sante institut de physiotherapie universite jan kochanowski kielce pologne presentateur lenise parreira |
Th08-P342 - Intervention de sophrologie pour améliorer le bien-être du personnel hospitalier (SO-WELL) : protocole d'une étude randomisée contrôlée
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Frédéric Dutheil (1,2,3), Guillaume Vallet (2), Valentin Magnon (2), Maelys Clinchamps (1,2), Senem Altun (1), Lenise Parreira (1), Bruno Pereira (1), Maryse Baldet (1), Frédérique Marson (1), Christine Chabaud (1), Magali Blot (1), Julien S Baker (4), Marek Zak (5)
Présentateur : Lenise Parreira
Etablissement : (1) CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Stress physiologique et psychosocial, CNRS UMR 6024, LaPSCo, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Wittyfit, Clermont-Ferrand, FRANCE; (4) Centre de recherche en sciences de la santé et de l'exercice physique, Département du sport, de l'éducation physique et de la santé, Université Baptiste de Hong Kong, Kowloon Tong, HONG KONG; (5) Faculté de médecine et des sciences de la santé, Institut de physiothérapie, Université Jan Kochanowski, Kielce, POLOGNE
Introduction : Le stress au travail et les risques psychosociaux constituent un problème majeur de santé publique. La sophrologie et la programmation neurolinguistique (PNL) ont démontré leurs bienfaits en termes de santé mentale, physique et sociale, tant auprès de la population générale que chez les patients, et ce aussi bien en milieu hospitalier qu'en dehors. Cependant, ces approches n'ont jamais été proposées à l'hôpital au profit des professionnels de santé exposés à des risques de souffrance au travail. De manière générale, nous souhaitons démontrer l'efficacité d'une intervention hospitalière de sophrologie/PNL pour les professionnels de santé exposés à des troubles liés au stress. Les objectifs secondaires sont d'étudier (i) au sein du groupe et (ii) entre les groupes) : (1) les effets sur la santé mentale, physique et sociale ; (2) la persistance de l'effet ; (3) les relations entre la perception du travail et la santé mentale, physique et sociale ; (4) les facteurs de réussite de l'intervention (personnalité et perception du travail, assiduité et pratique, autres) ; (5) les effets sur d'autres biomarqueurs du stress (autres mesures de l'activité du système nerveux autonome, DHEAS, cortisol, etc.).
Méthodes : Notre étude sera une étude prospective randomisée contrôlée (recherche impliquant des personnes de type 2). L'étude sera proposée à tout professionnel de santé (PPS) ou non-professionnel de santé (NPS) issu d'un établissement de santé (tel que le CHU de Clermont-Ferrand, d'autres hôpitaux, cliniques, maisons de retraite). Les participants bénéficieront d'interventions de PNL et de sophrologie à l'hôpital. Pour les deux groupes : (i) la variabilité de la fréquence cardiaque, la conductance cutanée et les biomarqueurs salivaires seront évalués une fois par semaine pendant la période d'intervention (6 à 8 séances de sophrologie) et une fois par mois le reste du temps ; (ii) le questionnaire court sera recueilli une fois par semaine pendant toute la durée du protocole (1 à 2 minutes) ; (iii) le questionnaire long ne sera évalué que 5 fois : au début (M0), au mois 1 (M1), au mois 3 (M3), au mois 5 (M5) et à la fin du protocole (M7).
L'étude est enregistrée sur ClinicalTrials.gov sous le numéro d'identification NCT05425511 après avoir été approuvée par le comité d'éthique français. Les résultats seront communiqués conformément aux directives CONSORT.
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| th08 p343 cellule de veille et alertes sante travail en region cvl auteurs bernard arnaudo 2 esra morvan 9 marie murcia clere 1 sandrine auffinger 3 sandra aymeric 4 vincent brejon lamartiniere 5 elodie devin 2 amedee elgharbi 6 thierry lesturgeon 7 estelle lothion 2 florence moison 8 etablissement 1 presanse centre val de loire tours france 2 dreets centre val de loire orleans france 3 carsat centre val de loire orleans france 4 crppe centre val de loire tours france 5 ars centre val de loire orleans france 6 msa beauce coeur de loire chartres france 7 sistel chartres france 8 msa berry touraine blois france 9 sante publique france centre val de loire orleans france presentateur marie murcia clere |
Th08-P343 - Cellule de veille et alertes santé-travail en région CVL
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Bernard Arnaudo (2), Esra Morvan (9), Marie Murcia-Clere (1), Sandrine Auffinger (3), Sandra Aymeric (4), Vincent Brejon-Lamartiniere (5), Elodie Devin (2), Amedee Elgharbi (6), Thierry Lesturgeon (7), Estelle Lothion (2), Florence Moison (8)
Présentateur : Marie Murcia-Clere
Etablissement : (1) Présanse Centre-Val de Loire, Tours, FRANCE; (2) Dreets Centre-Val de Loire, Orléans, FRANCE; (3) Carsat Centre-Val de Loire, Orléans, FRANCE; (4) CRPPE Centre-Val de Loire, Tours, FRANCE; (5) ARS Centre-Val de Loire, Orléans, FRANCE; (6) MSA Beauce Cœur de Loire, Chartres, FRANCE; (7) Sistel, Chartres, FRANCE; (8) MSA Berry-Touraine, Blois, FRANCE; (9) Santé publique France – Centre-Val de Loire, Orléans, FRANCE
Introduction La détection et la gestion des alertes sanitaires en milieu professionnel constituent un enjeu croisé de santé publique, de santé au travail et de santé environnementale. Le dispositif des Groupes d’Alerte en Santé Travail (GAST) a démontré l’utilité d’un traitement coordonné des signaux, mais également ses limites de périmètre et de pilotage. Dans le cadre du PRST4 de la région Centre-Val de Loire et dans l’attente du futur cadrage national, une Cellule de Veille Santé Travail (CVST) expérimentale a été initiée afin de structurer un dispositif régional réactif et pluri-institutionnel pour optimiser la coordination de la réponse aux signaux sanitaires, assurer une veille et renforcer la prévention en milieu professionnel.
Méthode Un protocole d’expérimentation signé en 2025 entre l’ARS, la Dreets, les Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises, la Carsat, la MSA, le CRPPE et Présanse Centre-Val de Loire, en présence de Santé publique France, définit l’organisation de la CVST. Les signaux sanitaires traités par l’ARS et présentant un lien avec le milieu professionnel sont transmis régulièrement à la CVST pour information et/ou contribution à l’investigation. Lors des réunions régulières, les actualités sont également échangées. Les situations complexes donnent lieu à des réunions ad hoc, avec recours possible à des experts externes. Le dispositif s’appuie sur un tableau de suivi partagé, une fiche de signalement standardisée et des échanges sécurisés via MSSanté. Ces signaux concernent des événements infectieux, non infectieux ou liés à des expositions environnementales.
Résultats La CVST améliore la circulation des informations sanitaires régionales (alertes, actualités épidémiologiques, campagnes de prévention), la coordination entre acteurs, et le suivi des mesures prises. Depuis sa création, environ 60 signalements ont été traités, donnant lieu à des investigations coordonnées et, lorsque nécessaire, à des actions spécifiques. Le décloisonnement entre santé publique-santé environnementale et santé au travail renforce la compréhension mutuelle des rôles et la réactivité du dispositif.
Discussion / Conclusion La CVST constitue une organisation régionale de veille sanitaire en milieu professionnel, fondée sur une coopération pluri-institutionnelle et une analyse partagée des signaux. Son fonctionnement montre la faisabilité et l’intérêt d’un modèle territorial reproductible, contribuant à l’intégration de la santé au travail dans les politiques publiques et ouvrant de nouvelles perspectives pour la prévention des risques émergents.
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| th08 p344 promotion de l activite physique en milieu de travail mise en oeuvre et premiers resultats de 2 offres complementaires auteurs aude vigouroux 1 christophe dornier 1 magali leconte 1 samuel sablon 1 cecile madonna 1 sebastien candia 1 lucas porcaro pedri 1 etablissement 1 gims13 marseille france presentateur aude vigouroux |
Th08-P344 - Promotion de l'activité physique en milieu de travail: mise en œuvre et premiers résultats de 2 offres complémentaires
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Aude Vigouroux (1), Christophe Dornier (1), Magali Leconte (1), Samuel Sablon (1), Cécile Madonna (1), Sebastien Candia (1), Lucas Porcaro-Pedri (1)
Présentateur : Aude Vigouroux
Etablissement : (1) gims13, Marseille, FRANCE
Introduction La loi du 2 aout 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail a introduit la réalisation d’objectifs de santé publique dans les missions des Services de Prevention et de Santé au Travail Interentreprise (SPSTI), mais également la possibilité de proposer aux entreprises adhérentes et à leurs travailleurs une offre de services complémentaires, déterminée par le SPSTI. L'objectif de ce travail est de présenter la mise en oeuvre et les premiers résultats de 2 offres complémentaires (OC) sur le thème de l’activité physique (AP), chez un adhérent de notre SPSTI.
Matériel et Méthode Les 2 OC ont été réalisées simultanément dans un centre hospitalier du sud de la France d’environ 1300 agents, sur un an. L'une concernait les agents exposés au risque de sédentarité, dite OC Sédentaire (OCS) et l'autre les agents exposés aux risques de port de charge, manutention et gestes répétitifs, dite OC Dynamique (OCD). Elles proposaient chacune des actions individuelles (une évaluation de la condition physique (EvCP) en début de programme puis à 4-6 mois et un programme d’AP individualisé sur application mobile pendant un an) et collectives (une sensibilisation sur la lutte contre la sédentarité (LCS) pour l’OCS ou sur la préparation du corps à la prise de poste (PCPP) pour l’OCD; une information collective sur la nutrition (ICN); un diagnostic ergonomique des situations de travail exposant au risque de sédentarité pour l’OCS ou exposant aux risques de port de charge, manutention et gestes répétitifs pour l’OCD). Le nombre maximum de participants était fixé à 60. Un questionnaire satisfaction était remis à chaque participant en fin d’OC.
Résultats Ont participé à l’OCS 37 agents. Parmi eux 22 agents ont participé à la sensibilisation LCS, 29 à l’ICN et 26 aux 2 EvCP. Le diagnostic ergonomique a été réalisé dans un service administratif de la direction.
Ont participé à l’OCD 20 agents. Parmi eux 16 agents ont participé à la sensibilisation PCPP, 16 à l’ICN et 15 aux 2 EvCP. Le diagnostic ergonomique a été réalisé à la crèche du personnel hospitalier.
On observe peu d’évolution entre les résultats de la 1ere et de la 2e EvCP. Trente-cinq agents ont répondu au questionnaire satisfaction. L’application mobile apparaît comme l’élément le moins satisfaisant.
Discussion Le peu d’évolution entre les 2 EvCP ne doit pas masquer les bénéfices de l’AP à moyen et long terme. Les SPSTI ont toute leur place pour promouvoir l’AP en milieu de travail. Les actions 8 et 9 de l’objectif 3 de la Stratégie Nationale Sport-Santé 2025-2030 nous encouragent à poursuivre et développer nos interventions autour de l’AP chez nos adhérents, publics ou privés.
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| th08 p345 teleconsultation en sante au travail vers une medecine connectee adaptee aux defis geographiques de la polynesie francaise auteurs tiago bouca nova 1 etablissement 1 spstg remire montojoly guyane francaise presentateur tiago bouca nova |
Th08-P345 - Téléconsultation en santé au travail : vers une médecine connectée adaptée aux défis géographiques de la Polynésie Française
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Tiago Bouca Nova (1)
Présentateur : Tiago Bouca Nova
Etablissement : (1) SPSTG, Remire-Montojoly, GUYANE FRANÇAISE
La Polynésie française, territoire d’outre-mer composé de 118 îles, présente des défis majeurs pour l’accès à la santé au travail en raison de l’éloignement géographique, de la dispersion de la population et des contraintes logistiques. Cette étude pilote menée par le SISTRA (Service Interentreprises de Santé au Travail de Polynésie française) a évalué la mise en place de la téléconsultation en santé au travail sur trois sites isolés (Nuku Hiva, Hiva Oa, Moorea), impliquant 96 salariés. Le protocole comprenait une pré-visite en téléconsultation, suivie d’une visite de validation en présentiel, et l’administration d’un questionnaire anonyme post-consultation.
Les résultats révèlent une forte adhésion : 90,6 % des salariés jugent essentiel le suivi individuel avec le médecin du travail et 100 % souhaitent poursuivre la téléconsultation. La majorité estime que ce dispositif améliore l’accessibilité, accélère la prise de rendez-vous et assure la continuité du suivi médical, même dans les îles les plus isolées. Les retours d’expérience soulignent l’efficacité technique de la téléconsultation, la plupart des participants n’ayant rencontré aucune difficulté majeure. Les principaux avantages identifiés sont la réduction des délais, le respect des obligations réglementaires et la flexibilité pour organiser des avis spécialisés ou des examens complémentaires.
Cependant, certaines limites subsistent, notamment l’impossibilité de réaliser certains examens cliniques à distance sans équipements médicaux connectés, et la nécessité de renforcer l’accompagnement des publics vulnérables. Les défis organisationnels concernent l’adhésion des professionnels de santé, la logistique des déplacements et la collaboration interprofessionnelle.
En conclusion, la téléconsultation apparaît comme une solution innovante et complémentaire pour la santé au travail en Polynésie française, permettant de surmonter les obstacles géographiques et d’améliorer l’équité d’accès aux soins. Son intégration durable nécessitera des investissements techniques, une meilleure sensibilisation et une coordination renforcée entre acteurs locaux.
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| th08 p346 quand la prevention monte sur scene 8 ans de cooperation entre sante culture et institutions auteurs yann hilaire 1 jean robert steinmann 2 etablissement 1 thalie sante paris france 2 promeom lyon france presentateur yann hilaire |
Th08-P346 - Quand la prévention monte sur scène : 8 ans de coopération entre santé, culture et institutions
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Yann Hilaire (1), Jean-Robert Steinmann (2)
Présentateur : Yann Hilaire
Etablissement : (1) Thalie santé, Paris, FRANCE; (2) Promeom, Lyon, FRANCE
Contexte
Depuis huit ans, les Rencontres Prévention Spectacle réunissent des professionnels de la santé au travail, des institutions, des chercheurs, des employeurs et des artistes autour des enjeux de prévention dans le secteur du spectacle vivant. Nées au sein du festival Les Nuits de Fourvière grâce au partenariat entre notamment Thalie Santé, Proméom et les professionnels du spectacle vivant, ces rencontres témoignent d’un engagement durable à promouvoir une culture commune de prévention, malgré la diversité des contextes et des contraintes du secteur.
Objectifs
Cette communication vise à partager les enseignements d’une démarche partenariale qui dépasse la juxtaposition d’initiatives ponctuelles pour structurer un espace de dialogue et d’action collective. Elle montrera comment la mise en réseau d’acteurs aux référentiels parfois éloignés (santé au travail, direction de structures culturelles, artistes, institutions) a permis d’ancrer dans la durée une dynamique de prévention contextualisée, évolutive et transposable.
Méthode
La présentation reviendra sur les grandes étapes de la construction de ces Rencontres : émergence des premiers besoins sur le terrain, mobilisation de la branche, rôle des acteurs de santé au travail, intégration progressive des partenaires sociaux et institutionnels. Elle exposera les leviers de succès (co-construction, valorisation des expériences métiers, légitimation via les institutions) comme les obstacles rencontrés (éloignement géographique, temporalités non synchrones, cultures professionnelles hétérogènes).
Résultats
Quelques jours avant le congrès, la 8e édition lyonnaise des RPF sera organisée. En parallèle, leur essaimage a commencé : une 2e édition francilienne a eu lieu à la Comédie-Française en décembre 2025. Ces développements confirment la pertinence d’un format souple, adaptable, et co-porté par les acteurs eux-mêmes.
Conclusion
Cette communication conjointe entre Thalie Santé et Proméom interrogera les conditions de transférabilité d’une telle démarche : quels ingrédients sont nécessaires pour répliquer ce type d’initiative dans d’autres territoires, branches ou secteurs ? Elle proposera des clés d’analyse utiles à tous ceux qui souhaitent inscrire la prévention dans une logique de dialogue social vivant, incarné et évolutif.
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| th08 p347 les matinales de la prevention du btp dans les alpes maritimes auteurs sophie chaintreau 1 sami jaafar 1 jean marc plat 1 etablissement 1 apst btp 06 nice france presentateur sophie chaintreau |
Th08-P347 - Les matinales de la prévention du BTP dans les Alpes-Maritimes
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Sophie Chaintreau (1), Sami Jaafar (1), Jean-Marc Plat (1)
Présentateur : Sophie Chaintreau
Etablissement : (1) APST BTP 06, Nice, FRANCE
Depuis 2014, l’Association de Prévention et de Santé au Travail du Bâtiment et des Travaux Publics des Alpes-Maritimes (APST BTP 06) organise des réunions d’informations collectives à destination de ses adhérents, en privilégiant les Très Petites Entreprises (TPE) et les nouveaux adhérents.
Les objectifs sont de recevoir en présentiel ces TPE pour leur faire connaître les équipes pluridisciplinaires et les offres de service de l’APST BTP 06, de l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) et de la Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail (CARSAT) Sud-Est. Ces informations et échanges autour de la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, de la fiche d’entreprise et du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) permettent d’accompagner les entreprises qui souhaitent progresser et être aidées sur ces sujets mais aussi de dynamiser les actions de l’équipe pluridisciplinaire et la collaboration avec l’OPPBTP et la CARSAT Sud-Est.
Deux à cinq réunions annuelles, d’environ 1 heure 15, en matinée, dans nos centres fixes à Nice et Vallauris et dans les vallées maralpines, sont animées par un médecin du travail et un expert en prévention du service, un représentant de la CARSAT Sud-Est et un conseiller prévention de l’OPPBTP.
Elles débutent par un accueil convivial (petit-déjeuner, café) puis un diaporama est présenté
permettant des échanges croisés avec nos adhérents. Les thématiques abordées tiennent compte de l’actualité.
Dans certains cas, ces matinales peuvent être organisées en visioconférence.
À l’issue, un rendez-vous est proposé aux entreprises pour la création ou la mise à jour de leur fiche d’entreprise. Elles peuvent également s’inscrire à des ateliers collectifs d’aide à la création ou à la mise à jour de leur DUERP, coanimés par le service et l’OPPBTP.
Depuis la mise en place de cette action de service, plusieurs milliers d’adhérents ont été invités et plusieurs centaines d’entreprises ont répondu présent. Pour ces dernières, nos objectifs sont d’atteindre 100 % de fiches d’entreprises réalisées (créations ou mises à jour) et un taux de participation supérieur à 50% à l’un des ateliers d’aide au DUERP proposés.
Tous les DUERP réalisés doivent être transmis à l’APST BTP 06.
Ces rendez-vous prévention de proximité réunissant les préventeurs du département sont très appréciés de nos adhérents. Ils permettent une meilleure connaissance et visibilité de l’APST BTP 06, une rencontre avec les chefs d’entreprises, de passer des messages de prévention en santé au travail et sécurité et d’entretenir une bonne coopération entre les différents organismes de prévention.
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| th08 p348 evolutions en medecine du travail ressenti sante des medecins du travail et avancee en age auteurs dominique tripodi 1 2 veronique mennetrier 1 3 arnaud sapin 2 ghozlane fleury bahi 2 etablissement 1 crppe nantes chu nantes nantes france 2 ur 46 38 ufr psychologie lppl universite de nantes nantes france 3 dreets pays de loire nantes france presentateur dominique tripodi |
Th08-P348 - Évolutions en Médecine du Travail : ressenti, santé des médecins du travail, et avancée en âge
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Dominique Tripodi (1,2), Véronique Mennetrier (1,3), Arnaud Sapin (2), Ghozlane Fleury-Bahi (2)
Présentateur : Dominique Tripodi
Etablissement : (1) CRPPE NANTES - CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (2) UR 46 38 UFR Psychologie - LPPL, Université de Nantes., Nantes, FRANCE; (3) DREETS PAYS DE LOIRE, Nantes, FRANCE
Durant la dernière décennie, deux grandes lois sont venues modifier l'organisation de la médecine du travail :
- la Loi 8 août 2016 relative au travail, avec notamment l’article 102 : modernisation de la médecine du travail.
- la Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail.
Après validation par le Comité d’Ethique, un questionnaire en ligne a été diffusé aux médecins du travail par les médecins inspecteurs régionaux à partir de mars 2024, avec deux objectifs principaux : (1) Évaluation du ressenti des médecins par rapport à l'évolution de l'organisation de la médecine du travail au cours de ces dernières années. (2) Évaluation de l’état de santé ressenti par le médecin du travail. Le questionnaire comprenait : (1) données démographiques, ressenti sur ces législations, : 47 items, (2) données de santé : 77 items.
Nombre de participants avec au moins une connexion : N=942; échantillon retenu pour l'étude : au moins 90% de réponses complètes N= 764 (550 ont répondu à tous les items).
Description des répondants : âge moyen : 51 ans ; 68% de femmes, 57% exercent à temps plein. Les régions ayant le plus participé à l'étude sont : Les Hauts de France (23%), l' Occitanie (16%), Pays de Loire (14%), Bretagne (12%), Ile de France (8.9%), Nouvelle Aquitaine (8.2%).
L'analyse ANOVA a permis de mettre en évidence un impact significatif de l'avancée en âge sur (1) et (2):
- Augmentation significative de la charge de Travail ressentie après 40 ans (?2 : Eta Squared value = 0.021; p <0.001).
- Modification ressentie de l'organisation du travail liée à l’introduction des actes de délégation aux infirmières en santé travail (?2 = 0.014; p-valeur = 0.03) notamment après 50 ans.
- Manque de considération accordée aux médecins du travail par les directeurs de service ressenti notamment chez les moins de 60 ans (?2 = 0.023; p-<0.001).
- Forte charge de responsabilité ressentie vis à vis de la gestion de l'équipe pluridisciplinaire jusque 50 ans (?2 = 0.017. p=0.008 ).
- Sensation de perte d' indépendance au travail (QRCP scale) tout au long de l'avance en âge (?2 = 0.02; p=0.008).
- Score de satisfaction dans la vie (SWLS scale) : Tendance à la diminution entre 20 et 60 ans puis augmentation.
- Score d'épuisement professionnel (MBI scale) se dégradant significativement jusque 60 ans puis s'améliorant (?2 = 0.022; p=0.003).
Points forts de l’étude :
?Echantillon important représentant surtout les services inter-entreprises
?Représentativité de l’échantillon des répondants analysés N= 756 (18%) par rapport à N = 4 275 médecins du travail au 1er janvier 2021 (donnée DGT) dont 3 561 exerçaient à temps plein (83%).
? Première étude de ce type en France pouvant servir de référence si renouvelée.
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| th08 p349 escape game epi limmersion au service de la prevention auteurs fatim zahra ait hamou 1 cynthia ladu 1 etablissement 1 agestra dieuze france presentateur fatim zahra ait hamou |
Th08-P349 - Escape Game EPI : l’immersion au service de la prévention
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Fatim Zahra Ait Hamou (1), Cynthia Ladu (1)
Présentateur : Fatim Zahra Ait Hamou
Etablissement : (1) AGESTRA, Dieuze, FRANCE
Dans le cadre des réformes récentes renforçant le rôle des Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), l’innovation pédagogique et la mutualisation des outils de prévention constituent des leviers essentiels pour développer une culture durable de la sécurité. La sensibilisation au port des Équipements de Protection Individuelle (EPI) demeure à ce titre un enjeu prioritaire et un défi constant.
Afin d’y répondre, un dispositif innovant et mutualisable a été développé : l’escape game pédagogique « E.P.I. ». Conçu par une infirmière en santé au travail, cet outil propose une expérience immersive de 45 minutes, suivie d’un débriefing collectif de 15 minutes, destinée à des groupes de 4 à 6 participants. Les salariés sont plongés dans des situations réalistes à travers des énigmes et des vidéos “choc” d’accidents du travail reconstitués à partir de faits réels. Cette immersion à forte charge émotionnelle, fondée sur des mises en situation réalistes et des supports visuels percutants, confronte les participants aux conséquences concrètes du non-respect des consignes de sécurité et constitue un levier majeur de prise de conscience.
L’approche ludique et participative permet aux salariés de devenir acteurs de leur propre sensibilisation, favorisant la mémorisation des messages de prévention et leur appropriation durable. L’outil a été pensé dès sa conception dans une logique de mutualisation: il peut être animé par différents professionnels du SPSTI, déployé en intra ou interentreprises, et adapté à de nombreux secteurs d’activité (industrie, santé, automobile, grande distribution, restauration…), des TPE aux grands groupes.
À ce jour, l’escape game a été expérimenté auprès de plusieurs dizaines d’entreprises et de plusieurs centaines de salariés. Fort de ces retours positifs, il est désormais proposé lors de journées interentreprises, renforçant la dynamique collective et la diffusion des messages de prévention à l’échelle de l’ensemble des adherents du SPSTI. Les résultats observés sont significatifs: diminution des accidents liés au non-port des EPI, amélioration qualitative des équipements et consolidation du lien de confiance entre employeurs et SPSTI mais aussi un renforcement de la culture sécurité des entreprises. Les évaluations témoignent d’une adhésion unanime et d’une volonté de renouveler l’expérience ou d’explorer d’autres thématiques de prévention.
En articulant innovation pédagogique, immersion émotionnelle et mutualisation des pratiques, le projet « E.P.I. » illustre concrètement la mise en œuvre des réformes par les SPSTI et leur capacité à renouveler durablement les actions de prévention en santé au travail.
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| th08 p350 medsyne vers une meilleure synergie en sante travail auteurs damien vandorpe 1 francois depoortere 1 etablissement 1 pole sante travail lille france presentateur francois depoortere |
Th08-P350 - MedSyne, vers une meilleure synergie en santé travail
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Damien Vandorpe (1), François Depoortere (1)
Présentateur : François Depoortere
Etablissement : (1) Pôle Santé Travail, Lille, FRANCE
En matière de prévention et de santé, la communication entre médecins du travail, médecins généralistes et médecins-conseils est souvent complexe, entraînant des pertes d’efficacité dans la prise en charge des patients. Partant de ce constat, l’idée de MedSyne a émergé grâce au Dr Richard Sion, ancien généraliste et médecin du travail au sein de Pôle Santé Travail Métropole Nord.
Cette initiative, validée et soutenue par notre SPSTI (PSTMN), a rapidement mobilisé des partenaires clés tels que la CPAM, l’Ordre des médecins et l’URPS, afin de favoriser la création et l’adhésion autour de MedSyne.
Mais concrètement, qu’est-ce que MedSyne ?
MedSyne est une plateforme innovante et unique qui propose un annuaire sécurisé permettant aux médecins traitants et aux médecins-conseils de la CPAM d’identifier rapidement le médecin du travail en charge de leurs patients et de le contacter de manière sécurisée, rapide et efficace.
L’annuaire, simple et ergonomique, est accessible à tous les médecins via leur carte CPS ou ECPS, et aux médecins-conseils via des comptes sécurisés, garantissant ainsi confidentialité et sécurité des échanges.
En permettant au médecin généraliste de contacter directement le médecin du travail, l’annuaire crée une continuité de prévention là où se juxtapose aujourd’hui une multitude d’acteurs.
Aujourd’hui nous avons une médecine organisée par silos institutionnels : Médecine généraliste, médecine spécialisée, médecine du travail, médecin conseil ...
Demain, nous souhaitons une médecine organisée autour du parcours de l’individu.
À ce jour, MedSyne a été lancé sur une zone test (CPAM Lille-Douai), couvrant environ 950 médecins traitants. Parmi eux :
153 ont créé un compte sur l’application,
122 demandes de contact ont été effectuées,
338 patients ont été recherchés par les médecins traitants.
Les échanges concernent principalement des thématiques complexes : arrêts longs, situations à risque, risques psychosociaux sévères. Les retours des professionnels sont extrêmement encourageants : ils soulignent les bénéfices de l’application en termes de synergie, gain de temps et qualité du suivi.
MedSyne vise désormais un déploiement national, en fédérant le maximum de SPSTI et de CPAM afin d’identifier plus tôt les situations à risque, d’adapter les parcours de soins et d’éviter que des pathologies ne deviennent des ruptures professionnelles.
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| th08 p351 les visites collectives de prevention et sante auteurs caroline rispal 1 mathias turquetil 1 etablissement 1 sante au travail en savoie bassens france presentateur mathias turquetil |
Th08-P351 - Les visites collectives de prévention et santé
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Caroline Rispal (1), Mathias Turquetil (1)
Présentateur : Mathias Turquetil
Etablissement : (1) sante au travail en Savoie, Bassens, FRANCE
Introduction Le SPST73 a mis en place une modalité de visite innovante : les VCPS (visites collectives de prévention et santé). Elle permet d’améliorer l’information de prévention auprès des salariés et des employeurs, tout en optimisant le temps et les ressources médicales.
Méthode En amont, l’équipe médicale détermine les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés à convoquer, idéalement réunis par GHE (groupe homogène d’expositions). Puis une présentation participative est réalisée en entreprise, avec des supports powerpoint et flyers. L’encadrement est convié à participer. En préambule, un focus est fait sur les différentes missions du service, précisant en particulier l’existence des visites à la demande. Des sujets de santé publique et de prévention de la désinsertion professionnelle sont également détaillés, conformément aux attendus de l’offre socle des SPSTi. A la fin du temps collectif, les salariés remplissent un autoquestionnaire médico-professionnel et le rendent individuellement au professionnel de santé.
Profitant de sa présence sur site, l’équipe médicale peut réaliser une AMT (action en milieu de travail) : visite des locaux, échanges avec l’employeur, conseils en prévention…
De retour au centre médical, les questionnaires sont saisis dans le logiciel métier, et les fiches de visites sont transmises à l’employeur et aux salariés concernés.
Résultats Une expérimentation a été menée de 2024 à 2025 par 3 équipes auprès de 8 adhérents et 250 salariés. Un avis juridique a été sollicité, pour valider la conformité de la démarche. Le groupe de travail a rédigé une procédure de service, un flyer de communication auprès des employeurs, et des documents-types internes. Cette modalité de visite est désormais possible pour les médecins du travail (et IDEST) du service s’ils le souhaitent. Depuis, 275 visites ont été réalisées auprès de 24 entreprises (dont 12 de travail temporaire).
Discussion Points forts : messages de prévention approfondis sur les risques professionnels ; interactivité ; meilleure communication avec les salariés non francophones ; possible gain de temps médical ; satisfaction élevée des employeurs et salariés interrogés anonymement lors de l’expérimentation ; visites individuelles plus pertinentes si besoin dans un second temps.
Points faibles : pas d’examen complémentaire réalisé ; RPIB (repérage précoce - intervention brève) sur hygiène de vie et RPS plus difficile ; temps administratif (planification, saisie) à optimiser.
Conclusion Cette modalité de visite apporte du sens, en matière de prévention, et de repérage de problématique nécessitant du temps individuel médical (alors mieux ciblé). Cette pratique est désormais pérennisée par certaines équipes du service.
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| th08 p352 decloisonnement sante publique sante travail transformation du suivi des travailleurs dans lamelioration a la participation au programme de depistage organise du cancer colorectal auteurs anne laure hebert 1 cedric gouvenelle 1 anne claire gagnepain 1 luther dogbla 1 etablissement 1 apst18 bourges france presentateur anne laure hebert |
Th08-P352 - Décloisonnement santé publique / santé travail : transformation du suivi des travailleurs dans l’amélioration à la participation au programme de dépistage organisé du cancer colorectal
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Anne-Laure Hebert (1), Cédric Gouvenelle (1), Anne-Claire Gagnepain (1), Luther Dogbla (1)
Présentateur : Anne-Laure Hebert
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE
Le cancer colorectal (CCR) constitue un enjeu majeur de santé publique, représentant le 3e cancer chez l’homme et le 2e chez la femme, avec environ 17 100 décès par an en France. Malgré l’existence du Programme national de dépistage organisé du cancer colorectal (PNDOCCR), le taux de participation demeure faible (29,6 % en 2024). La loi du 2 août 2021 relative à la prévention en santé au travail encourage un décloisonnement entre santé publique et santé au travail, ouvrant la voie à des actions coordonnées portées par les services de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI).
L’objectif principal était d’estimer la prévalence de la réalisation du test de dépistage du CCR dans le cadre du PNDOCCR chez des salariés suivis en SPSTI, et d’analyser les liens entre non-recours, profession, tranche d’âge et genre. Les objectifs secondaires visaient à identifier les freins au dépistage et à explorer les leviers d’action mobilisables au sein du SPSTI particulièrement dans un département en situation de désertification médicale.
Une étude transversale a été conduite auprès de salariés âgés de 50 à 74 ans, lors des visites de santé au travail réalisées par les équipes participantes de l’APST18. Un questionnaire standardisé a été administré afin de recueillir les données sociodémographiques, professionnelles et les informations relatives à la participation au dépistage. Les analyses ont porté sur la prévalence du dépistage et l’identification des freins déclarés.
La participation au dépistage apparaît globalement faible. Les principaux freins identifiés sont la négligence, le refus du test et les difficultés d’accès au kit. Les salariés de 50 à 54 ans, en particulier les employés et ouvriers du secteur privé, et plus spécifiquement les hommes, présentent un non-recours plus marqué.
La possibilité de distribution du kit de dépistage lors des visites de santé au travail, mise en œuvre depuis décembre 2024 en partenariat avec le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), constitue une opportunité prometteuse pour toucher les publics prioritaires. L’implication active du SPSTI renforce la complémentarité entre santé publique et santé au travail.
En conclusion, les travailleurs de 50 à 54 ans représentent une cible prioritaire pour améliorer la participation au dépistage du CCR. Le décloisonnement entre santé publique et santé au travail, à travers une collaboration renforcée avec le CRCDC et le déploiement d’actions en milieu professionnel, apparaît comme un levier pertinent. Certaines limites, notamment un effectif modeste, un déséquilibre des classes d’âge et un biais de désirabilité sociale, doivent être prises en compte dans l’interprétation des résultats.
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| th08 p353 un service de prevention et de sante au travail interentreprise se dote d un laboratoire de mesures physiques auteurs sebastien candia 1 celine reggio viala 1 gauthier bellagamba 1 catherine joseph 1 anne landi 1 etablissement 1 gims marseille france presentateur sebastien candia |
Th08-P353 - Un service de prévention et de santé au travail interentreprise se dote d'un laboratoire de mesures physiques
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Sébastien Candia (1), Céline Reggio-Viala (1), Gauthier Bellagamba (1), Catherine Joseph (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Sébastien Candia
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE
Introduction À l’image d’un sportif, l’évaluation de la condition physique et des capacités fonctionnelles d’un travailleur représente un levier majeur pour optimiser sa prise en charge. La mesure objective de ces paramètres fournit au médecin du travail des données précises permettant d’adapter les actions de prévention. Pour répondre à cet enjeu, le GIMS a développé un laboratoire, équipé d’outils de mesure performants offrant une analyse détaillée des composantes physiques et fonctionnelles des travailleurs.
Méthodologie Le laboratoire réalise une évaluation complète et structurée autour d’un bilan fonctionnel approfondi, incluant :
composition corporelle (impédancemétrie)
capacités fonctionnelles : proprioception, souplesse, coordination
capacités physiques : force de préhension, force du membre supérieur, endurance musculaire du tronc, puissance aérobie maximale, récupérationLes résultats permettent d’identifier les risques liés aux Troubles Musculo Squelettiques (TMS) et aux Troubles Liés à la Sédentarité (TLS) en référence à des indices validés.
Le bilan fonctionnel final est transmis au médecin du travail et au travailleur qui bénéficie d’une application mobile proposant un programme d’activités physiques personnalisé.
De plus, le laboratoire mène des évaluations biomécaniques afin d’affiner le bilan fonctionnel des travailleurs fragilisés suivis par la Cellule Maintien en Emploi (CME) : amplitudes articulaires, force musculaire, équilibre, fatigabilité segmentaire, dextérité.
Résultats Lors d’une phase pilote, 67 travailleurs ont été évalués. Les résultats ont mis en évidence un index de risque élevé de TMS et TLS. Les faiblesses fonctionnelles concernaient une raideur importante de la chaîne postérieure inférieure pour un grand nombre et une faible endurance abdomino-lombaire. Ces deux éléments augmentent le risque de douleurs dorsales. Les bilans fonctionnels réalisés dans le cadre de la CME ont permis une analyse biomécanique fine, facilitant la mise en œuvre de préconisations adaptées dans le cadre du maintien en emploi.
Conclusion Le laboratoire s’impose comme un outil innovant au service du SPSTI, permettant :
l’objectivation précise de l’état de santé du travailleur via un bilan fonctionnel complet,
l’évaluation de l’impact des conditions ou des aménagements de travail,
la sensibilisation renforcée à la préservation de la santé,
l’exploitation collective des données pour cibler plus efficacement les risques liés à la sédentarité et aux TMS.
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| th08 p354 spsti et branches professionnelles un levier pour les petites entreprises auteurs charlotte milot gaillard 1 audrey stoufflet 2 etablissement 1 agestra yutz france 2 agestra woippy france presentateur charlotte milot gaillard |
Th08-P354 - Spsti et branches professionnelles, un levier pour les petites entreprises
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Charlotte Milot-Gaillard (1), Audrey Stoufflet (2)
Présentateur : Charlotte Milot-Gaillard
Etablissement : (1) AGESTRA, Yutz, FRANCE; (2) AGESTRA, Woippy, FRANCE
Dans une démarche d’amélioration de la santé et la sécurité au travail pour ses adhérents, la Fédération des Bouchers Charcutiers-Traiteurs de Moselle (FBCT) a sollicité le Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI) pour réaliser une cartographie des risques rencontrés dans cette branche professionnelle. Cette action mutualisée visait à mieux caractériser les expositions professionnelles et à éclairer les difficultés de recrutement du secteur.
Pour répondre à ces objectifs, le SPSTI a constitué un groupe de travail pluridisciplinaire associant médecins du travail, infirmiers en santé au travail, techniciens en prévention, ergonome et épidémiologistes. En lien avec la FBCT, cette équipe a élaboré des outils dédiés au repérage et à l’analyse des risques professionnels.
Trois dispositifs complémentaires ont été déployés :
- Une fiche d’entreprise (FE) spécifique « boucherie-charcuterie » permettant la création ou la mise à jour systématique de ce document ;
- Une grille d’observation des activités (production bouchère et charcutière, vente en magasin et ambulante, traiteur, livraison…) afin de standardiser le recueil des contraintes ostéoarticulaires ;
- Un questionnaire EVREST complété par des questions spécifiques, destiné à recueillir le ressenti des salariés.
Soixante-dix-huit entreprises adhérentes au SPSTI, représentant 524 salariés, ont été ciblées dont 88% de très petites entreprises de moins de dix salariés. Initialement déployée auprès d’un échantillon tiré au sort, la démarche a ensuite été généralisée à tous les adhérents, avec une participation de 70% des établissements.
L’analyse a mis en évidence plusieurs risques professionnels majeurs : postures contraignantes, manutention manuelle, coupures, brûlures, vibrations… Les déterminants des contraintes ont également été appréhendés : outils et machines utilisés, aménagements et équipements des laboratoires et des zones de vente ainsi que les besoins en formation…
Le SPSTI s’est rapproché de la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) régionale afin de rechercher des aides au financement d’aménagements adaptés, favorisant l’amélioration des conditions de travail et l’accès à des outils sécurisés et facilitants pour les établissements.
A travers cette démarche, le SPSTI a accompagné ses adhérents en cohérence avec la loi « Santé au Travail » :
- Renforcement de la prévention au sein des TPE/PME ;
- Elaboration systématique de la FE ;
- Proposition d’une action de prévention primaire ;
- Participation à la recherche de financement.
Ce partenariat engagé entre les différents protagonistes a ainsi abouti à une démarche structurée et innovante de prévention primaire à l’échelle d’une branche professionnelle.
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| th08 p355 action collective de prevention et de sensibilisation pour des saisonniers auteurs audrey dambricourt 1 pauline notter 1 etablissement 1 pst pole sante travail metropole nord saint omer france presentateur audrey dambricourt |
Th08-P355 - Action collective de prévention et de sensibilisation pour des saisonniers
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Audrey Dambricourt (1), Pauline Notter (1)
Présentateur : Audrey Dambricourt
Etablissement : (1) PST- Pôle Santé Travail Métropole Nord , Saint-Omer, FRANCE
Au sein de notre SPSTI, nous assurons le suivi d’une entreprise dont les effectifs augmentent significativement en saison estivale.
Malgré les efforts déployés pour anticiper et optimiser l’organisation, le volume des recrutements saisonniers sur une période courte rend la réalisation de l’ensemble des visites d’embauche dans les délais réglementaires particulièrement complexe.
Afin de pouvoir sensibiliser un maximum de salariés et grâce à la loi El Khomri (article R4624-23), notre équipe réalise, depuis 4 ans des actions collectives de prévention et de sensibilisation. Elles sont réalisées par groupe, conformément à la réglementation qui l’autorise en l’absence de risques particuliers identifiés.
L’objectif de cette intervention est de présenter les différents postes existants dans l’entreprise, d’expliquer les missions confiées, de préciser les conditions de travail associées et d’identifier des principaux risques professionnels auxquels les salariés peuvent être exposés.
La fiche d’entreprise, des études de postes ainsi qu’une analyse détaillée des tâches ont été réalisées en amont afin de construire et d’adapter le support d’intervention.
Cette prévention collective vise à favoriser, dès la prise de poste, une meilleure compréhension des enjeux de santé et de sécurité au travail, à réduire l’exposition aux risques professionnels et à contribuer à la prévention des accidents du travail et des atteintes à la santé chez les salariés saisonniers.
L’implication de l’employeur dans l’organisation contribue largement à la réussite de l’action. Les échanges sont riches, avec une participation active des salariés notamment lors de quiz, une meilleure diffusion des messages de prévention primaire contribuant ainsi à renforcer la culture de prévention au sein de l’entreprise.
Cela a permis d’augmenter significativement le nombre de salariés vus (plus de 90% en 2025) avec un taux de participation des salariés convoqués de 100% en 2025.
L’action collective de prévention et de sensibilisation des saisonniers est un domaine très peu exploré encore à l’heure actuelle. Nous pensons pouvoir apporter des connaissances utiles pour tous les professionnels de santé. C’est pour cela que nous aimerions présenter un poster représentant dans la globalité notre démarche, nos actions, les résultats obtenus ainsi que les axes d’amélioration afin d’inspirer les autres SPSTI.
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| th08 p356 realisation d un guide pour l integration des nouvelles idest auteurs audrey dubois 1 camille samuel 1 marion turpin 1 etablissement 1 prevaly blagnac france presentateur camille samuel |
Th08-P356 - Réalisation d'un guide pour l'intégration des nouvelles IDEST
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Audrey Dubois (1), Camille Samuel (1), Marion Turpin (1)
Présentateur : Camille Samuel
Etablissement : (1) PREVALY, Blagnac, FRANCE
Introduction Du fait de l’évolution de la législation, les SPSTI ont intégrés des IDEST dans leurs équipes pluridisciplinaires. Nous nous sommes donc penchés sur la création d’un guide pour les accompagner lors de leur recrutement.
Méthode Un groupe de travail constitué de trois médecins, 2 IDEST, 2 managers IDEST, 1 manager médecin et 1 membre du service RH s’est formé afin de travailler à l’élaboration de ce guide. Le groupe de travail s’est appuyé sur le travail de mémoire de DU de tutorat de deux médecins du groupe. Les médecins, IDEST et manager IDEST avaient été interrogés sur leurs besoins pour le tutorat des IDEST nouvellement embauchés. La deuxième partie du travail de mémoire était axée sur la création d’une matrice de compétences attendues permettant de faire monter en compétence les IDEST embauchés. Le groupe de travail a donc retravaillé tous ces documents et les a complétés en y associant notamment IDEST et managers IDEST, indispensables pour un résultat se rapprochant au plus près de l’attendu du terrain. Le groupe de travail s’est réuni trois fois en mars 2025. Un bilan a été réalisé en décembre 2025.
Résultats Un parcours d’intégration de l’IDEST a été créée en 2025. Il reprend les points essentiels à réaliser avant, pendant et durant les mois suivant l’arrivée de l’IDEST. A ces occasions un point entre le manager et l’IDEST est prévu. En amont le manager rencontra le médecin du travail de l’IDEST. Un carnet de montée en compétence a été élaboré. Il définit le rôle de l’IDEST en SPSTI, établi un calendrier des réunions importantes et des points d’intégration, présente la fiche de suivi (inspiré de la matrice de compétence). Cette fiche de suivi permet, au manager, au médecin et à l’IDEST d’évaluer la montée en compétence et de mettre en place toutes les actions possibles pour permettre à l’IDEST d’être accompagnée au plus près de ses besoins et de répondre aux attendus du service. A l’heure actuelle, 3 IDEST ont bénéficié de cet accompagnement.
Conclusion Ce nouvel outil est encore peu utilisé car encore récent, mais pourra servir pleinement à créer la confiance nécessaire entre l’IDEST, son médecin et son manager afin que l’IDEST prenne pleinement son nouveau poste. Il permet d’établi un socle d’attendus communs, tout en s’adaptant au fonctionnement de l’équipe pluridisciplinaire. Un retour d’expérience est nécessaire pour améliorer cet outil. Une trame similaire pourrait être conçue pour l’intégration de l’ensemble des métiers de l’équipe pluridisciplinaire. Le carnet de compétence actuel pourrait également être enrichi des nouvelles visites pouvant être effectuées par les IDEST (reprise, pré-reprise et occasionnelle à la demande).
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| th08 p357 vecu des medecins du travail participant a un dispositif d aide aux employeurs auteurs chakir belbachir 1 dana macovei 1 monique marpinard 1 camille samuel 1 etablissement 1 prevaly blagnac france presentateur chakir belbachir |
Th08-P357 - Vécu des médecins du travail participant à un dispositif d'aide aux employeurs
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Chakir Belbachir (1), Dana Macovei (1), Monique Marpinard (1), Camille Samuel (1)
Présentateur : Chakir Belbachir
Etablissement : (1) PREVALY, Blagnac, FRANCE
Introduction PREVALY déploie depuis des années des dispositifs d’aide aux dirigeants d’entreprise. Ils sont reçus par un médecin du travail du dispositif qui les aide à évaluer leur situation médico-professionnelle et les oriente vers les ressources nécessaires (soins, psychologue du travail, assistante sociale, ergonome). En 2025, 74 employeurs ont été reçus.
Méthode Un questionnaire a été adressé aux médecins participants :
Est-ce que la participation aux dispositifs a modifié votre pratique ?
Qu’est-ce que cela vous a apporté ? qu’appréciez dans ce dispositif ?
Quelles différences percevez-vous entre les consultations selon la porte d’entrée (TC, OA, DE) ?
Quels axes d’amélioration proposez-vous ?
Résultats La participation aux dispositifs d’aide aux dirigeants a modifié la pratique médicale en élargissant la prise en charge à d’autres statuts de travailleurs particulièrement vulnérables. Elle permet d’élargir la vision sur les difficultés potentielles rencontrées dans les entreprises, leurs origines, la complexité de certaines situations et les conséquences sur les collectifs et les dirigeants, pouvant générer et/ou aggraver des Risques PsychoSociaux (RPS). La diversité des situations professionnelles rencontrées et les échanges avec les dirigeants permettent de mieux comprendre le vécu et les contraintes économiques, sociales et judiciaires de l’entreprise. Le dispositif met en valeur l’expertise santé/travail des médecins du travail et il est un puissant vecteur de la transformation de l’image des services de santé au travail dans le monde de l’entreprise. Le contenu de la visite médicale et la prise en charge diffèrent selon le type et la précocité de recours au dispositif. Les consultations du TC sont les plus urgentes. Les dirigeants OA ont souvent mis en place une prise en charge. Les employeurs (DE) sont dans des situations complexes. Les améliorations des dispositifs à envisager sont multiples : sensibiliser les futurs dirigeants sur les RPS et sur l’intérêt d’adhésion à un SPST (possibilité d’un accompagnement par un médecin du travail qui n’a pas de connaissance préalable de l’entreprise). Ce regard neutre est particulièrement apprécié par les dirigeants.
Il est important de faciliter les orientations vers le réseau de soins et par des outils de communications sur les aides possibles spécifiques aux dirigeants (financières, structures d’accompagnement, organismes de formations, réseaux de pairs).
Conclusion Le médecin du travail est le meilleur interlocuteur pour la santé du dirigeant en difficulté (sa santé est le 1er capital immatériel de l’entreprise).
Il reste l’expert en santé au travail et les dispositifs types ADELE renforcent le côté conseil employeurs.
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| th08 p358 mesure de bruit intra auriculaire applications en sante au travail auteurs cyril senia 1 florian barotto 1 pierre le huu 1 habib guerroumi 1 elise paris 1 anne landi 1 etablissement 1 gims marseille france presentateur cyril senia |
Th08-P358 - Mesure de bruit intra-auriculaire : applications en santé au travail
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Cyril Senia (1), Florian Barotto (1), Pierre Le Huu (1), Habib Guerroumi (1), Elise Paris (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Cyril Senia
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE
Le GIMS, Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises, évalue l’exposition réelle des travailleurs en utilisant la mesure intra-auriculaire avec un microphone miniature (MIRE) placé directement dans le conduit auditif. Cette méthode permet d’évaluer avec précision le niveau sonore réellement perçu, en tenant compte des équipements téléphoniques, des protections individuelles et des écoutes musicales, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.
Centres d’appels Lorsque les opérateurs portent des casques, la dosimétrie d’ambiance ne reflète qu’une partie de l’exposition. Le niveau perçu dépend des réglages et du système de transmission, pouvant engendrer des surexpositions quotidiennes ou des chocs acoustiques. Nous avons testé deux entreprises utilisant le même modèle de casque, l’une avec limitation activée, l’autre non par méconnaissance. Dans la première, les niveaux mesurés ne présentaient aucun risque. Dans la seconde, des niveaux, jusqu’à 100 dB(A), indiquaient un risque de perte auditive. Ces études montrent que vérifier l’activation des limitations est indispensable.
Industrie Le MIRE mesure le bruit réel sous la protection individuelle dans des zones >110 dB(A) et lors de tests de communication (lecture d’un texte par radio à volume maximal : 86 dB(A)). Dans certaines situations, les protections laissent des niveaux résiduels largement supérieurs au seuil nocif (>90 dB(A)) et compromettent la communication, ce qui peut menacer la sécurité industrielle.
Écoute musicale Lors d’ateliers de sensibilisation, le MIRE a été utilisé chez 211 jeunes pour mesurer l’écoute d’un même extrait musical sous casque, d’abord sans atténuation, puis avec atténuation active. Quarante-cinq pour cent dépassaient 85 dB(A), seuil comparable à l’industrie. L’atténuation active ne constitue pas une protection fiable et augmente même le niveau perçu dans 60 % des tests. Sur une écoute moyenne de deux heures par jour, 45 % des utilisateurs atteignent le seuil de 80 dB(A)/8h, confirmant que l’exposition musicale se cumule à l’exposition professionnelle.
Conclusion Le MIRE permet d’évaluer finement l’exposition réellement perçue. Les résultats montrent que le port d’une protection ne garantit pas une exposition maîtrisée et que l’écoute musicale peut se cumuler à l’exposition professionnelle. Il constitue un outil simple et fiable pour tous les services de prévention et de santé au travail afin de conseiller les entreprises, d'orienter les actions de prévention, de sensibilisation et le suivi audiométrique. La santé auditive demeure un enjeu majeur de la santé et de la sécurité au travail.
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| th08 p359 rayonnements ionisants methodes d analyse pour ameliorer les pratiques auteurs beatrice frey himbert 1 quentin nocture 1 djoura slimani 1 karima djaouzi 1 sarah bessah 1 barbara de matteis 1 etablissement 1 amet rosny sous bois france presentateur beatrice frey himbert |
Th08-P359 - Rayonnements ionisants: méthodes d'analyse pour améliorer les pratiques
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Beatrice Frey-Himbert (1), Quentin Nocture (1), Djoura Slimani (1), Karima Djaouzi (1), Sarah Bessah (1), Barbara De Matteis (1)
Présentateur : Beatrice Frey-Himbert
Etablissement : (1) AMET , Rosny Sous Bois, FRANCE
Introduction / Objectifs :
Les évolutions réglementaires récentes sur la protection contre les rayonnements ionisants (RI), notamment le décret n°2023-489 du 21 juin 2023 et l’arrêté du 6 août 2024, exigent une meilleure identification et prévention des expositions professionnelles. Une discordance est souvent constatée entre la classification des salariés et le risque réel. Ce poster présente une démarche de l’AMET (Service de Santé au Travail Interentreprises), visant à améliorer la traçabilité et la prévention des RI, en renforçant l’accompagnement des employeurs et des salariés, et en évaluant les besoins de formation des professionnels de santé.
Méthodologie :
L’étude repose sur une analyse qualitative et quantitative des expositions aux RI à partir des déclarations des entreprises, des professionnels de santé au travail et des données SISERI. Elle comprend :
Une revue réglementaire comparée à la pratique
Un état des lieux des médecins référents des entreprises suivies (questionnaire adressé à 33 médecins)
Une analyse des doses moyennes et maximales par poste et secteur
L’amélioration des outils méthodologiques
Résultats :
Quatre cent cinquante-trois établissements ont été identifiés comme potentiellement exposés aux RI, dont 243 l’ont déclaré. Ces entreprises sont réparties sur tout le territoire couvert par l’AMET. Les médecins du travail ont engagé des démarches pour accéder aux données SISERI et aux coordonnées des personnes compétentes en radioprotection (PCR). Une enquête menée du 10 avril au 26 juin 2025 a recueilli 20 réponses sur 33 médecins. 40% ont, après vérification, au moins un adhérent ayant déclaré ce suivi individuel renforcé par excès alors que le risque RI n'existe pas dans l'entreprise. 60 % n’ont pas reçu les coordonnées des PCR, et 65 % ne disposent d’aucune évaluation individuelle préalable dans les dossiers médicaux.
Pour répondre à ces constats, une boîte à outils a été créée : modèles de courriels ; quatre plaquettes d’information ; adaptation de la fiche d’entreprise.
Discussion / Conclusion :
La démarche souligne la nécessité d’un travail pluridisciplinaire entre médecins, infirmiers et préventeurs pour optimiser la prévention et le suivi du risque RI. Si les médecins ont majoritairement adhéré à la démarche, les retours des employeurs restent insuffisants et il serait intéressant d’en identifier les raisons. Nous n’avons pas souhaité optimiser la répartition des formations internes des professionnels de santé compte tenu de la dispersion géographique des entreprises concernées à l’AMET. Nous manquons de recul pour évaluer l’impact de notre démarche sur la précision et la justesse des déclarations, importantes pour l’efficience du suivi global des salariés.
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| th08 p360 lanimation en motion design comme outil de prevention en sante au travail retour dexperience autour de la vulgarisation du risque chimique auteurs laura desplat 1 anne landi 1 anne huon bessereau 1 emilie marchetti 1 thierry bonjour 2 etablissement 1 gims marseille france 2 prevenstuff montpellier france presentateur laura desplat |
Th08-P360 - L’animation en motion design comme outil de prévention en santé au travail : retour d’expérience autour de la vulgarisation du risque chimique.
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Laura Desplat (1), Anne Landi (1), Anne Huon-Bessereau (1), Emilie Marchetti (1), Thierry Bonjour (2)
Présentateur : Laura Desplat
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE; (2) Prevenstuff, Montpellier, FRANCE
Introduction En santé au travail, la prévention des risques chimiques se heurte souvent à l'invisibilité du danger et à la technicité des protocoles. Ces difficultés peuvent limiter la compréhension et l’appropriation des messages de prévention par les salariés. Dans ce contexte, le recours à des supports pédagogiques animés apparaît comme une modalité innovante pour rendre accessibles des informations complexes et améliorer la culture de prévention.
Méthodologie Notre service de prévention et de santé au travail a développé une démarche de vulgarisation reposant sur la conception de films d’animation, élaborés à partir des situations réelles de travail. Les films mettent en scène un personnage générique, servant de support narratif pour illustrer les risques professionnels et les mesures de prévention associées.
Deux thématiques principales ont été traitées.
La première concerne la prévention du risque cytotoxique. À la suite d’un projet de service impliquant 152 établissements de soins, un film décrit l’ensemble du circuit des médicaments anticancéreux, depuis la réception des substances jusqu’à la gestion des excreta des patients, en passant par la reconstitution et l’administration des traitements. L’objectif est d’identifier les situations d’exposition potentielles pour les différents professionnels et de rappeler l’importance des équipements de protection collective et individuelle.
La seconde thématique porte sur la Surveillance Biologique des Expositions Professionnelles. Le film illustre une démarche pluridisciplinaire impliquant médecins du travail, infirmiers et ingénieurs en prévention, appliquée à plusieurs secteurs d’activité (chantiers navals, verrerie, garages), depuis l’indication médicale jusqu’à la restitution confidentielle des résultats.
Résultats Ces films sont accessibles sur YouTube et utilisés comme supports de sensibilisation en entreprise ainsi que dans les salles d’attente des centres médicaux. L’approche visuelle animée permet de rendre concrets des risques souvent abstraits, de faciliter la compréhension des mesures de prévention et de favoriser l’adhésion des professionnels, quels que soient leur métier ou leur niveau de formation.
Conclusion Le film d’animation associé à une touche d’humour, dans les actions de prévention constitue un outil pertinent pour moderniser les messages en santé au travail. L’association entre expertise de terrain et supports pédagogiques favorise une meilleure appropriation des risques professionnels et des moyens de protection, ouvrant des perspectives pour le développement d’autres thématiques de prévention.
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| th08 p361 developpement des competences infirmieres une approche collaborative et methodologique auteurs florence duval 1 isabelle rousset 1 jean phan van 1 sylvie auberthier 1 claire bahro 1 carole bopp 1 melaine douliez 1 jessica gorniak 1 catherine loret 1 peggy matta 1 marion philippart 1 etablissement 1 edf sa paris france presentateur florence duval |
Th08-P361 - Développement des compétences infirmières : une approche collaborative et méthodologique
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Florence Duval (1), Isabelle Rousset (1), Jean Phan-Van (1), Sylvie Auberthier (1), Claire Bahro (1), Carole Bopp (1), Mélaine Douliez (1), Jessica Gorniak (1), Catherine Loret (1), Peggy Matta (1), Marion Philippart (1)
Présentateur : Florence Duval
Etablissement : (1) EDF SA, Paris, FRANCE
Le groupe EDF dispose de différents services de prévention et de santé au travail (SPST) autonomes répartis par filière métier. Chaque SPST dispose de ses ressources et jusqu’à présent chaque équipe médicale développe ses actions et activités indépendamment les unes des autres. Cette organisation, peu propice à la cohésion et la collaboration, peut entrainer un sentiment d'isolement et nuit à la mise en visibilité des actions conduites. Des réorganisations sont en cours pour mieux répondre aux évolutions réglementaires et développer les actions en synergie. Le collectif infirmier a exprimé un besoin d'échanger afin de développer ses compétences, gagner en efficacité et être force de proposition.
Les objectifs sont multiples :
Echanger sur les pratiques professionnelles en partageant les situations vécues, identifier les difficultés, repérer les bonnes pratiques et les déployer.
Actualiser les connaissances scientifiques et les évolutions législatives.
Renforcer la posture réflexive en développant les compétences en communication et éthique, et en favorisant la réflexion sur le rôle propre infirmier et le travail collaboratif avec les médecins.
Soutenir le bien-être et la cohésion en créant un espace d'écoute et de soutien pour prévenir l'épuisement et renforcer la motivation.
Contribuer à la diffusion et l’appropriation en proposant des pistes d'amélioration des pratiques et nouveaux outils en communiquant de manière innovante.
Pour cela, une méthodologie de partage entre pairs est mise en place lors de réunions mensuelles réunissant 12 membres. Trois rôles alternent : Animateur, Porteur du thème, Rédacteur. La méthode se déroule en 7 étapes :
Exposition de situations ou préoccupations par chaque participant afin d’alimenter un panel de sujets.
Choix du thème (fil rouge de la séance) et désignation du Porteur.
Présentation détaillée par le Porteur du thème qui expose sa situation, ses difficultés ou problématiques.
Séquence de Questions/Réponses permettant aux participants de demander des précisions pour une meilleure compréhension sans aborder les solutions.
Séquence de partage et conseils pendant laquelle chaque participant formule des conseils, suggestions et bonnes pratiques.
Apports de l'Animateur qui partage son expérience et souligne les points saillants.
Synthèse orale de la séance et rédaction d’un résumé validé par l’ensemble du groupe.Cette approche structurée favorise l’échange, la réflexion et la collaboration dans un cadre bienveillant. Elle développe les compétences, encourage l’apprentissage mutuel et capitalise les connaissances. Véritable levier, elle améliore la qualité des pratiques et prévient l’isolement des équipes.
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| th08 p362 programme de surveillance des maladies a caractere professionnel experimentation dun recueil de donnees simplifie integre dans des logiciels de prevention et sante au travail auteurs juliette chatelot 1 julie homere 1 pauline delezire 1 etablissement 1 sante publique france saint maurice france presentateur juliette chatelot |
Th08-P362 - Programme de surveillance des maladies à caractère professionnel - Expérimentation d’un recueil de données simplifié intégré dans des logiciels de prévention et santé au travail
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Juliette Chatelot (1), Julie Homère (1), Pauline Delézire (1)
Présentateur : Juliette Chatelot
Etablissement : (1) Santé publique France, Saint-Maurice, FRANCE
Objectif Le programme de surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP), piloté par Santé publique France en collaboration avec l’Inspection médicale du travail et les Observatoires régionaux de santé, s’appuie sur des équipes de santé au travail volontaires qui, pendant 2 semaines deux fois par an, signalent les MCP observées et les agents d’exposition professionnelle associés et transmettent les caractéristiques socioprofessionnelles de tous les salariés vus en visite. Classiquement le recueil de données se fait via une application dédiée. L’objectif de ce travail est de présenter l’expérimentation d’un recueil de données MCP simplifié, directement intégré dans des logiciels utilisés par les services de prévention et santé au travail (SPST).
Méthode Santé publique France a financé le développement de modules MCP implémentés directement dans des logiciels métiers utilisés par les SPST de deux régions pilotes, la Bretagne et l’Occitanie. Ces modules permettent d’une part une extraction automatisée des données médico administratives utiles au programme MCP déjà présentes dans ces logiciels, et d’autre part la saisie des données spécifiques au programme puis l’export de l’ensemble de ces données. En 2024, 3 modules MCP ont été développés et progressivement mis à disposition des SPST équipés de Padoa®, Sesame® et Geps®. Début 2025, un questionnaire a été adressé aux 199 médecins ayant participé via un module en 2024 pour recueillir leur retour d’expérience. Un module MCP a également été intégré dans Medtra® V5 en 2025.
Résultats Le recueil de données via les modules MCP évite aux équipes de santé au travail une double saisie de certaines données et leur permet de travailler sur un outil informatique unique. Près de 70 % des médecins sollicités ont répondu au questionnaire. Plus de 99 % des médecins jugent que le module MCP de leur logiciel métier est simple à utiliser et 99 % des 44 médecins qui avaient déjà participé au programme estiment que ce mode de recueil est plus facile que le mode de recueil classique. Plus de 80 % des médecins estiment mettre moins de 5 minutes pour un salarié ayant un signalement de MCP.
Conclusion L’expérimentation a montré que le recueil des données MCP via les modules intégrés dans leur logiciel métier facilite la participation des équipes au programme MCP en limitant notamment le temps de saisie. Ce recueil simplifié est à présent proposé à tous les SPST des régions participant au programme MCP, équipés des logiciels intégrant un module. Il devrait permettre la centralisation d’un volume de données plus important permettant la production d’indicateurs plus fins et faciliter l’extension du programme aux régions non encore couvertes.
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| th08 p363 creation de supports kits harmonisant la prevention individuelle et collective auteurs nathalie aunoble 1 benoit atge 1 etablissement 1 ahi33 bordeaux cedex france presentateur nathalie aunoble |
Th08-P363 - Création de supports, "KITS", harmonisant la prévention individuelle et collective
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Nathalie Aunoble (1), Benoit Atge (1)
Présentateur : Nathalie Aunoble
Etablissement : (1) AHI33, Bordeaux Cedex, FRANCE
Introduction : La loi 2 aout 2021 renforce le rôle des services de prévention et de santé au travail (SPSTI) dans leurs missions de prévention des risques professionnels mais aussi de santé publique, qui se déclinent notamment au travers d’actions de sensibilisation des salariés et entreprises. A l’AHI33, de nombreux supports sont utilisés et construits par les équipes. Leur création n’est pas systématiquement capitalisée ce qui entraine une hétérogénéité de la qualité des supports et des messages diffusés. Une structuration de la création de ces outils et de leur déploiement est apparue nécessaire pour homogénéiser les pratiques et les messages de prévention.Notre objectif a été de créer des kits thématiques pouvant être utilisés autant pour la sensibilisation individuelle et collective à destination des salariés et employeurs.
Méthode : La première étape a été la création d’un comité de pilotage pluridisciplinaire (COPIL), chargé de prioriser les thématiques à traiter avec des pilotes, suivre les groupes et leurs productions. L'objectif était de réaliser un benchmark interne et externe pour sélectionner des supports existants ou assurer un besoin de création. Une dynamique a été impulsée par le COPIL en fixant des objectifs de temps et de moyens et de validation des supports. Le déploiement des kits a été organisé dans les équipes via des référents de secteur formés permettant leur diffusion homogène et leur appropriation.
Résultats : 16 kits sont développés. Ils recouvrent des thématiques de risques professionnels, de santé publique, ou spécifiques, de branches professionnelles. Des formats variés et innovants facilitent la perméation des messages de prévention permettant la montée en compétence des équipes. Un catalogue recense tous les outils disponibles. Des notices d’utilisation et des déroulés pédagogiques permettent de cibler les indications, de s’adapter aux besoins et demandes de l’entreprise afin d'aider les professionnels de l'AHI33 dans la mise en place d’une animation. Les membres de l’équipe, en fonction de leurs compétences, vont déployer ces outils auprès de tout secteur d'activité et taille d'entreprise.
Conclusion : La création de kits a permis de faciliter la mise en œuvre des actions de sensibilisation collectives en entreprise et une mise en cohérence avec les messages de prévention individuelle lors des visites. Ils complètent ainsi l’offre de services à destination des entreprises et des salariés. Le catalogue de kits est complété régulièrement notamment dans le cadre d’actions par branche professionnelle en associant la mise en œuvre de sensibilisations avec des campagnes de réalisation de Fiches d’Entreprise et d’accompagnement au Document Unique d’Evaluation des Risques
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| th08 p364 creation dune plateforme de veille collaborative par et pour les spsti auteurs claire parotin 1 kathy martin 2 marie vandercamere 4 thomas limousin 3 paule martine coussoud beatrix 1 etablissement 1 promeom oullins france 2 smia angers france 3 prevlink pontoise france 4 pole sante travail metropole nord lille france presentateur claire parotin |
Th08-P364 - Création d’une plateforme de veille collaborative par et pour les SPSTI
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Claire Parotin (1), Kathy Martin (2), Marie Vandercamere (4), Thomas Limousin (3), Paule-Martine Coussoud-Beatrix (1)
Présentateur : Claire Parotin
Etablissement : (1) Promeom, Oullins, FRANCE; (2) SMIA, Angers, FRANCE; (3) PREVLINK, Pontoise, FRANCE; (4) Pôle Santé Travail Métropole Nord, Lille, FRANCE
Introduction Les activités des SPSTI en évolution constante, nécessitent une veille technique, scientifique et réglementaire permanente, confirmée par la norme SPEC 2217. Or, seuls quelques services disposent d’un centre de documentation ou sont abonnés à des revues spécialisées. Les sources d’informations sont hétérogènes, dispersées et accessibles sous différents formats, ce qui complexifie la veille et la rend chronophage. Ainsi, certaines régions de la branche professionnelle des SPSTI se sont associées pour mutualiser leur veille, centraliser et diffuser les actualités, à l’aide d’un outil de veille collaboratif.
Matériel et méthodes Une équipe de documentalistes, compétente en gestion de l’information et expérimentée en santé au travail, a été constituée. Les besoins des utilisateurs ont été recueillis et un cahier des charges rédigé collectivement. Une fois l’outil choisi, les sources d’information ont été sélectionnées selon leur pertinence, leur fiabilité et leur fréquence de mise à jour. L’outil a été paramétré pour automatiser les remontées d’informations à partir de ces sources. Les informations sont ensuite indexées, classées par thématique à l’aide de tags par les documentalistes et diffusées de manière large ou ciblée par métiers (médecin, juriste, …). Un comité éditorial a été créé pour garantir la qualité, la pertinence et la fiabilité des contenus mis à disposition des utilisateurs.
Résultats et discussion Deux mois après son ouverture pour les tests, la plateforme de veille suit plus de 600 sources d’information et couvre tous les champs d’activité des SPSTI avec une dizaine de thématiques. Environ 50 SPSTI consultent régulièrement les tableaux de bord et les newsletters thématiques. Les utilisateurs peuvent consulter l’antériorité grâce à un moteur de recherche et commenter les actualités.
Pour faciliter la gestion des utilisateurs de 170 SPSTI et 18 000 utilisateurs potentiels, une solution technique a été mise en place pour simplifier les mises à jour des comptes utilisateurs et leur répartition dans les listes de diffusion par métier.
Conclusion et perspective La mise en place de cet outil de veille collaboratif s’est étalée sur 18 mois. Désormais déployé, une phase de tests est en cours pour recueillir les retours utilisateurs, adapter les sujets de veille et les critères de sélection des actualités. L’accès sera ensuite ouvert à tous les SPSTI intéressés. Le suivi des indicateurs d’utilisation et de consultation permettra de développer la communauté de contributeurs experts et l’offre de veille pour d’autres thématiques et métiers (RH, DPO).
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| th08 p365 action de prevention d une equipe pluridisciplinaire dans la fonction publique territoriale auteurs jean louis zylberberg 1 sylvie bonifas 1 gilles machanti 1 etablissement 1 ast beaucaire beaucaire france presentateur jean louis zylberberg |
Th08-P365 - Action de prévention d'une équipe pluridisciplinaire dans la fonction publique territoriale
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Jean-Louis Zylberberg (1), Sylvie Bonifas (1), Gilles Machanti (1)
Présentateur : Jean-Louis Zylberberg
Etablissement : (1) AST BEAUCAIRE, Beaucaire, FRANCE
La fonction publique territoriale met en place les services de « médecine professionnelle » par un décret du 10 juin 1985. Par décret du 13 avril 2022, les missions du service de médecine préventive sont assurées par des membres d’une équipe pluridisciplinaire animée et coordonnée par un médecin du travail. Au travers d’un exemple, nous allons montrer comment une équipe pluridisciplinaire d’un service de prévention et de santé au travail interentreprise (SPSTI) peut accompagner des agents de la fonction publique territoriale en vue d’éviter l’altération de leur santé du fait de leurs postes de travail.
Les agents d’une piscine municipale ont été vus en entretiens infirmiers tout au long de l’année 2025. Lors de sa visite d’information et de prévention initiale (VIPI) le chef de bassin informe l’infirmière en santé au travail que son équipe procèdera à l’entretien des bassins avec de l’acide sulfurique. Avec son accord, l’infirmière informe le médecin du travail et le toxicologue du SPSTI en vue d’une action en milieu de travail.
L’équipe pluridisciplinaire rencontre l’ensemble de l’équipe pour mieux comprendre les procédures d’entretien des bassins. A l’issue de cette action, une proposition est faite aux agents de la piscine de nettoyer les bassins à l’aide d’un nettoyeur haute pression, en attendant de trouver un produit de substitution à l’acide sulfurique.
A l’issue de l’entretien des bassins, l’équipe pluridisciplinaire recontacte le chef de bassin qui nous confirme que l’équipe a tenu compte de nos conseils et qu’elle a effectué l'intégralité du nettoyage au nettoyeur haute pression et au balai brosse ou à la brosse à main dans les endroits plus exigus. Il nous informe qu’aucun membre de l’équipe a ressenti de symptômes respiratoires mais en revanche, du fait de délai court pour l’entretien et d’un travail plus long et plus pénible physiquement l’ensemble de l’équipe s’est plaint de douleurs musculaires.
Cette intervention d’une équipe pluridisciplinaire d’un SPSTI dans un établissement de la fonction publique territoriale montre qu’il est possible, malgré une réglementation plus récente comparativement au secteur privé, d’éviter l’altération de la santé des agents du fait de leur travail.
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| th08 p366 discuter et decider sur le travail co construction dune offre innovante auteurs annie debard 3 sophie barbeau weis 2 sylvie trevoizan 1 etablissement 1 promeom villeurbanne france 2 swb conseil lyon france 3 cote travail retournac france presentateur sylvie trevoizan |
Th08-P366 - Discuter et décider sur le travail – Co-construction d’une offre innovante
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Annie Debard (3), Sophie Barbeau-Weis (2), Sylvie Trevoizan (1)
Présentateur : Sylvie Trevoizan
Etablissement : (1) PROMEOM, Villeurbanne, FRANCE; (2) SWB Conseil, Lyon, FRANCE; (3) Côté Travail, Retournac, FRANCE
Introduction Objectifs Si les risques psychosociaux s’imposent dans le quotidien des entreprises et dans les débats publics et législatifs, cette notion largement discutée, reste souvent floue pour de nombreux chercheurs et intervenants - certains auteurs insistant sur le risque d’hygiénisme que peut impliquer une approche du travail par le risque. Cependant, des disciplines comme la psychologie du travail dont la clinique de l’activité, les sciences de gestion et l’ergonomie s’accordent sur l’opérationnalité de la discussion sur le travail réel par les salariés et leurs encadrants dans le développement de la santé. La Loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail permettant aux SPSTI de proposer des offres complémentaires, cette communication présentera une expérimentation de co-élaboration SPSTI-entreprises adhérentes, d’une offre de prévention primaire axée sur la discussion sur le travail comme levier de QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail).
Méthodologie La méthode des EDDT® (Espaces de Discussion et de Décision sur le Travail), développée par deux chercheures/intervenantes impliquées dans le projet est choisie pour son adéquation avec nos critères initiaux et notamment, sa pertinence en prévention primaire. Le dispositif expérimental est supervisé par un comité de pilotage constitué de 6 professionnels de Promeom. Il implique 4 entreprises. Selon les recommandations de l'ANACT, l’évaluation porte sur les critères de réussite des actions de santé au travail, l'impact sur le travail réel des équipes et sur l’évolution des représentations sur la santé au travail ; en interne auprès des membres du copil Promeom et des équipes santé travail ; en externe auprès des acteurs des entreprises (copil, encadrants animateurs, équipes impliquées).
Discussion des résultats Conclusion L'analyse des résultats en cours montre déjà une évolution significative des représentations. Pour aboutir à une proposition d’offre complémentaire structurée et pertinente, notre discussion porte sur 3 points : l’implication des acteurs en santé au travail dans la co-élaboration de cette offre complémentaire et les prérequis pour une approche pluridisciplinaire ; L’évolution des représentations des acteurs au sein des entreprises, et plus particulièrement des managers, passant d’une vision hygiéniste à une perception du travail réel comme un levier de santé ; Les limites rencontrées dans l’implantation du dialogue sur le travail. Cette expérimentation vise à concevoir une méthode de construction d’offres en prévention primaire efficientes en santé au travail. Nous envisageons de l’enrichir avec des projets de coopération entre SPSTI, partenaires sociaux ou branches professionnelles.
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| th08 p367 la cartographie un outil participatif de management des risques professionnels auteurs hager kamoun 1 orjouane sassi 2 nada mjahed 3 etablissement 1 institut mohamed kassab d orthopedie imko tunis tunisie 2 hopital d enfants bechir hamza de tunis tunis tunisie 3 efficience paris france presentateur hager kamoun |
Th08-P367 - La cartographie : un outil participatif de management des risques professionnels
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Hager Kamoun (1), Orjouane Sassi (2), Nada Mjahed (3)
Présentateur : Hager Kamoun
Etablissement : (1) Institut Mohamed Kassab d'Orthopédie IMKO), Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital d'enfants Bechir Hamza de Tunis, Tunis, TUNISIE; (3) Efficience, Paris, FRANCE
Introduction La cartographie est un outil de management au profit des intervenants en prévention, pour faciliter leur mission permettant de répertorier les RP puis d’établir une démarche de prévention par priorité en fonction de leur criticité ce qui cadre pleinement avec les enjeux économiques de santé publiques. L’adhésion du personnel de laboratoire à la culture de management des RP est un pilier incontournable pour l’efficacité des actions entreprises.
L’objectif de ce travail était de développer une cartographie des risques professionnels aux laboratoires d’analyses médicales en adaptant l’approche à priori de management des risques.
Méthodologie Il s’agit d’une étude transversale et descriptive réalisée au niveau des laboratoires de l’hôpital d’enfants basée sur l’élaboration par les intervenants en prévention de 2 instruments de mesure pour l’identification des RP. L’évaluation des risques a été effectuée à l’aide d’une échelle de gravité qualitative et une échelle de fréquence quantitative et leur hiérarchisation a été effectuée à travers une échelle de criticité à quatre classes. La cotation des RP étaient effectuée selon 3 critères fondamentaux : la gravité, la fréquence et la criticité des risques. Ces résultats ont été représentés à l’aide de matrice de criticité des risques. Les données quantitatives ont été saisies et analysées à travers le logiciel SPSS 20.0.
Résultats Concernant le questionnaire 64 ont répondu au questionnaire soit un taux de réponse de 93%, l’âge moyen était de 36 ans, 66% avaient une ancienneté de plus de 3 ans, 80% n’ont pas eu de formation sur la gestion des RP et 61% des participants ne portaient pas d’EPI d’une façon régulière. Concernant la pratique de lavage des mains, près de la moitié 49% de la population d’étude pratique le lavage des mains après le contact avec des produits dangereux.
Concernant la grille d’observation les RP biologiques étaient les plus dominants (42,8%), suivis des risques chimiques (18,3%), des risques ergonomiques (17%), des risques psychosociaux (12,2%) et des risques physiques (8,1%). Parmi les facteurs identifiés nous avons trouvé 1 facteur de risque physique de classe de criticité C4 et 33 facteurs incluant tous les types de risques professionnels, de classe de criticité 3.
Conclusion Au terme de cette étude, nous avons mis en place des plans d’actions visant à traiter les risques prioritaires et significatifs identifiés. Ce plan s’appuie sur une stratégie de réduction des risques participative axée sur l'amélioration des conditions de travail, la maîtrise des pratiques professionnelles, la promotion du management des risques et de la sécurité au travail.
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| th08 p368 silence a partager constats et perspectives de la prevention du risque bruit en open space auteurs cosmin patrascu 1 kylian milios 1 thierry malara 1 astrid ozanne 1 nadejda machev 1 laurence poujol 1 alexandre isnard 1 jean passeron 1 etablissement 1 ametra06 saint laurent du var france presentateur cosmin patrascu |
Th08-P368 - Silence à partager : constats et perspectives de la prévention du risque « bruit » en open-space
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Cosmin Patrascu (1), Kylian Milios (1), Thierry Malara (1), Astrid Ozanne (1), Nadejda Machev (1), Laurence Poujol (1), Alexandre Isnard (1), Jean Passeron (1)
Présentateur : Cosmin Patrascu
Etablissement : (1) ametra06, Saint-Laurent-Du-Var, FRANCE
Contexte La densification des effectifs et la recherche de collaboration ont favorisé la généralisation des open-space dans le tertiaire. En 2019, 2 salariés de bureau sur 5 y travaillaient en France. Cependant, beaucoup de ces espaces n’ont pas été pensés pour ce mode de travail. Il n’existe aucune limite règlementaire pour le bruit ambiant en open-space. Comblant ce vide, la norme NF ISO 22955 propose des valeurs seuils selon l’activité.
Etude du bruit dans les open-space À notre connaissance, peu d’études sur le bruit en open-space ont été publiées par les SPSTI. L’AMETRA06 a mené six études portant sur plus de 100 salariés. Les mesures réalisées pour les espaces « peu collaboratifs » par exemple, varient entre 57 et 60 dB, supérieurs aux 52 dB recommandés par la norme. Ces dépassements sont associés à un traitement acoustique insuffisant. En parallèle, le ressenti des salariés a été évalué de manière systématique à l’aide du questionnaire GABO (Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts). Les résultats sont concordants : les conversations intelligibles constituent la principale source de gêne, avec des effets sur la concentration et la confidentialité.
Même à des niveaux inférieurs aux seuils réglementaires, le bruit a des effets documentés sur la santé et la performance, il génère fatigue et stress, et altère les capacités de concentration. Le bruit est par ailleurs identifié comme le premier facteur dégradant l’ambiance de travail en open-space. Les études menées par l’AMETRA06 ont objectivé ces effets. Par exemple, dans les espaces type « centre d’appels », 76 % des salariés déclaraient une fatigue légère à importante liée au bruit. Ces résultats sont corrélés à un dépassement de plus de 10 dB du seuil recommandé par la norme. Des tendances similaires émergent concernant la perception de la santé et la satisfaction globale au travail.
La comparaison des données avec les résultats de l’INRS, issus d’un échantillon de 1 000 salariés et constituant à ce jour la seule référence, permet de mieux positionner l’open-space en matière de santé et de prévention. Cette approche fournit également un outil d’aide à la décision pour le médecin du travail et un argument objectif pour l’employeur.
Défi pour les SPSTI Le bruit en open-space nécessite une approche pluridisciplinaire, la sensibilisation des directions à ses impacts sur la santé, ainsi que des actions sur l’aménagement et l’organisation du travail.
En se positionnant en partenaires stratégiques des entreprises, les SPSTI peuvent développer une offre complémentaire répondant aux besoins des espaces de travail collaboratifs. Ils peuvent relever le défi d’un « silence à partager » dans les bureaux de demain, au bénéfice de tous.
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| th08 p369 comment sst consulting a transforme la pratique de la securite et sante au travail au mali de 2023 a 2025 auteurs mahamadou kone 1 etablissement 1 sst consulting bamako mali presentateur mahamadou kone |
Th08-P369 - Comment SST Consulting a transformé la pratique de la sécurité et santé au travail au Mali de 2023 à 2025 ?
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Mahamadou Kone (1)
Présentateur : Mahamadou Kone
Etablissement : (1) SST Consulting, Bamako, MALI
Introduction La pratique de la sécurité et santé au travail (SST) est une démarche pluridisciplinaire visant à éviter toute altération de la sécurité et santé des travailleurs et rendre le milieu de travail sûr et salubre tout en assurant la productivité et la compétitivité des entreprises. L’objectif de ce travail était de décrire la pratique de la SST au Mali de SST Consulting de 2023 à 2025.
Méthodologie Il s’agissait d’une étude transversale de type descriptif, allant de la création de SST Consulting en mars 2023 au 26 septembre 2025. L’étude a inclut toutes les actions médicales, techniques et administratives réalisées par SST Consulting pendant la période d’étude. Ces données ont été collectées à partir des rapports d’activités de SST Consulting Mali.
Résultats Les actions médicales ont consisté à la réalisation de 414 visites médicales dont 355 visites annuelles, 58 visites d’embauche et une visite de reprise après maladie de longue durée non professionnelle. A l’issue de ces visites, il y a eu 410 aptitudes médicales et 03 cas d’aptitude avec restriction et un cas de reclassement. La cartographie des ambiances physiques et le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) avec son programme annuel de prévention d’une entreprise agro-alimentaire ont été élaborés et révisés une année après. Les membres d’un comité d’hygiène et de sécurité (CHS) ont bénéficié une série de formation sur le fonctionnement et les missions du CHS, l’évaluation des risques professionnels et l’analyse d’un accident du travail. Nous avons participé à 7 réunions ordinaires du CHS. Nous avons organisé des tests de santé intégrés (Hépatite B et C, VIH, facteurs de risques cardiovasculaires) dans une entreprise agro-alimentaire. Une série de formation a été réalisé au profit des professionnels de la SST en Hygiène industrielle (n=10), en HSE (n=19), en sauvetage secouriste du travail (n=20), en élaboration du DU (n=8) et en analyse des accidents du travail (n=8). Dix (10) numéros du mensuel d’information « SST News » sur les risques professionnels et les questions de santé publique, ont été élaborés et diffusés. L’organisation de 5 webinaires gratuits animés par des experts internationaux en SST. La publication de trois articles scientifiques, une quinzaine de communications aux congrès scientifiques, l’animation de 6 conférences et de 4 émissions télévisées sur la SST, ont été réalisées.
Conclusion Cette étude a permis de faire l’état de l’apport de SST Consulting dans la promotion et la pratique de la SST en république du Mali. L’adoption récente de la politique nationale de la SST permettra d’améliorer la pratique de la SST au Mali et d’ériger SST Consulting en service de santé au travail interentreprises.
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| th08 p370 methodologie d harmonisation des pratiques de suivi individuel de l etat de sante auteurs aude levant herin 1 audrey lacroix pourcel 1 melisande rossignol 1 geoffrey argiles 1 anne laure taillant 1 julie martin 1 annick abbadie rontes 1 chakir belbachir 1 sophie bottaro 1 florence bousigue 1 thierry castro 1 cecile gabillon 1 noelle gaiot 1 etablissement 1 prevaly balma france presentateur sophie bottaro |
Th08-P370 - Méthodologie d'harmonisation des pratiques de suivi individuel de l'état de santé
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Aude Levant-Herin (1), Audrey Lacroix-Pourcel (1), Melisande Rossignol (1), Geoffrey Argiles (1), Anne-Laure Taillant (1), Julie Martin (1), Annick Abbadie-Rontes (1), Chakir Belbachir (1), Sophie Bottaro (1), Florence Bousigue (1), Thierry Castro (1), Cécile Gabillon (1), Noelle Gaiot (1)
Présentateur : Sophie Bottaro
Etablissement : (1) PREVALY, Balma, FRANCE
Introduction : suite au travail réalisé sur le suivi post-exposition (SPE) et post-professionnel (SPP) en 2022, plusieurs constats :
- Une consultation en santé au travail nécessite de répondre aux questions de l'aptitude à occuper le poste et du suivi médico-professionnel
- Il existe de nombreuses expositions où il n’y pas de recommandations de sociétés savantes
- Difficultés à maitriser tous les secteurs d’activité et risques professionnels pour les professionnels de santé (PDS)
- Risque d’être mis en porte à faux vis-à-vis des salariés et des employeurs quand il y a des changements d’interlocuteurs
But : proposer des consensus de pairs par groupes homogènes d’exposition (GEH) pour répondre à la double question :
- Valider l'aptitude ou la non contre-indication à occuper le poste
- Identifier les expositions et nécessités de suivi en découlant
La méthodologie a reposé sur plusieurs points :
- Recherche bibliographique avec appui d’une documentaliste
- Aide au repérage sur le risque chimique avec appui de préventeurs et d'un toxicologue
- Aide d’un expert métier du secteur d’activité (appartenant à un groupe de travail ou ayant une expérience professionnelle dans le secteur d’activité étudié)
- Travail par secteur d'activité en priorisant par nombre de salariés suivis et nombre de risques (suivi individuel renforcé (SIR) et suivi individuel adapté(SIA))
- Expérimentation sur 2 secteurs d’activité pour tester la méthode
- Déploiement de la démarche sur d’autres secteurs d’activité avec appui méthodologique des membres du groupe initial
Les livrables sont les suivants :
- Fiche préconisations de suivi: selon le type de consultation (visite initiale, périodique, mi-carrière, SPE SPP), proposition de conduite à tenir résumée (principaux risques à identifier, antécédents ou pathologies à rechercher, examen clinique ciblé au regard des expositions, examens à prescrire le cas échéant)
- Fiches risques principaux: risques concernés par le secteur d’activité avec suivi détaillé selon le déroulé suivant: définition du risque ; suivi systématique; messages de prévention ; situations d’exposition accidentelle ; SPE SPP, tableaux de maladies professionnelles
- Ordonnance de prévention : rappel des principaux messages de prévention par GEH regroupant les conseils pour les risques principaux du secteur d’activité personnalisables lors de la visite par le PDS
Finalité:
- Création d’outils de facilitation et de cohérence du suivi
- Levier de sécurisation des pratiques médicales car permet de se référer à un consensus de pairs dans toutes les situations où il n’existe pas de recommandations officielles.
- Non contraignant pour le PDS car le consensus ne s’impose pas
- Levier de montée en compétences pour les nouveaux PDS dans la spécialité
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| th08 p371 mission prevention les outils interactifs de sensibilisation entrent en scene auteurs sylvie fouchy 1 regine codron 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur sylvie fouchy |
Th08-P371 - Mission prévention, les outils interactifs de sensibilisation entrent en scène
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Sylvie Fouchy (1), Regine Codron (1)
Présentateur : Sylvie Fouchy
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
Dans les SPSTI, les actions de sensibilisation reposent traditionnellement sur des présentations statiques, limitées en interaction. L’usage d’outils interactifs transforme désormais ces séances en expérience participative grâce à des quiz en temps réel, sondages et échanges instantanés.
Objectif
Accroître l’implication des salariés et ainsi optimiser la sensibilisation des salariés, répondre aux attentes des entreprises et respecter les obligations réglementaires liées à la prévention des risques.
Méthode
Les participants interagissent via smartphone ou PC, ce qui favorise l’attention et la mémorisation. La préparation suit plusieurs étapes :
- Analyse des besoins : identification du public cible et des risques prioritaires.
- Conception du contenu : définition des messages clés, durée limitée à une heure, intégration de quiz ludiques et de cas pratiques, temps pour les questions...
- Préparation logistique : choix du format (présentiel/distanciel), tests techniques préalables, organisation du processus d’inscription.
- Animation : adaptation en temps réel selon les réponses collectées, interaction continue via le tchat.
- Évaluation : analyse des indicateurs de participation, des retours qualitatifs, des pistes d’amélioration.
- Communication : des documents sont ensuite adressés aux inscrits.
Résultats
Les thématiques Octobre Rose, Movember Blue, risques cardiovasculaires, nutrition, substances psychoactives déjà déployées montrent une hausse nette de la participation et de la satisfaction. Ainsi dans une entreprise, pour Octobre Rose, 311 participants et 186 pour Movember avec plus de 75 questions via le chat. Dans une PME de 90 salariés répartis sur différents sites en maintenance et en télétravail, 45 connectés à chaque séance, données à comparer avec les 8 à 10 participants par séance traditionnelle.
Discussion
L’outil interactif dynamise les animations, suscite l’intérêt et rend la participation anonyme plus aisée. Il permet de toucher un public élargi, notamment les salariés en télétravail ou en sous‑traitance. Le format court nécessite moins de logistique une fois la méthode maîtrisée et devient plus motivant pour l’animateur en réduisant le temps dédié aux séances et en évitant les répétitions. L’interactivité améliore l’impact des messages préventifs et offre des données exploitables en direct.
Conclusion
En remplaçant les diaporamas passifs par une participation active et mesurable, les outils interactifs sont une innovation pertinente pour les services de santé au travail. Les premiers résultats confirment leur potentiel et encouragent à diversifier les thématiques proposées pour mobiliser en particulier les TPE/PME moins disponibles pour les actions de sensibilisation.
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| th08 p372 sensibiliser et accompagner les tpe pme duerp et outil interactif auteurs regine codron 1 patricia zitoubi 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur patricia zitoubi |
Th08-P372 - Sensibiliser et accompagner les TPE-PME : DUERP et outil interactif
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Regine Codron (1), Patricia Zitoubi (1)
Présentateur : Patricia Zitoubi
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
La mise en œuvre du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) reste insuffisante dans les TPE/PME qui connaissent peu l’outil, rencontrent des difficultés liées à la complexité perçue ou au manque de temps et fréquentent peu les Ateliers d’Information et de Prévention de 3 heures en présentiel.
Pour répondre à ces limites, un format court (1 h), en visioconférence, spécifiquement dédié à la sensibilisation au DUERP est proposé.
L’ objectif est de :
- Rendre la démarche d’évaluation des risques concrète
- Présenter des exemples ciblés selon le secteur d’activité (coiffure, petits commerces, BTP artisanal, restauration, services à la personne)
- Mettre à disposition des outils simples (OIRA ou modèles de branche)
- Favoriser les échanges entre employeurs et créer une dynamique de prévention.
- S’inscrire dans les actions de prévention primaire de l’offre socle.
La démarche repose sur :
- Un groupe de travail pluridisciplinaire qui conçoit les supports et définit les priorités sectorielles.
- L’élaboration d’ateliers de 1 h en webinaire, avec présentation, quiz interactifs anonymisés, focus sur un risque sectoriel et mise à disposition de documents adaptés.
- Le ciblage des entreprises concernées, suivi d’une campagne de mailing et de relances.
- Une animation interactive avec outils dynamiques permettant de renforcer l’engagement et de faciliter les échanges.
- Des documents communiqués à l’ensemble des invités.
- Une évaluation en 2 temps : questionnaire à chaud puis à froid, suivi via notre base de données.
Les premiers résultats portent sur 198 entreprises invitées, 31 participantes, 29 ont initié la démarche et 7 ont mis à jour un DUERP existant, dépôt de 47 DUERP, l’atelier jouant un rôle de rappel. La satisfaction est élevée et l’outil interactif largement apprécié. Les invitations au webinaire ont également permis de collecter et actualiser des documents existants.
Discussion
Les ateliers par secteur d’activité constituent une réponse adaptée aux contraintes des TPE/PME : format court, visio accessible, contenus contextualisés et outils simples. L’interactivité a fortement dynamisé la participation et amélioré l’appropriation du DUERP par les employeurs. La principale difficulté réside dans l’identification du bon interlocuteur, point d’amélioration pour les prochaines sessions.
En conclusion, ces ateliers ciblés rendent le DUERP plus concret et accessible pour les TPE/PME, facilitent l’appropriation des outils et instaurent un dialogue autour de la prévention. Ils ouvrent la voie à une meilleure conformité réglementaire et à une diffusion plus large de la culture de prévention. Une relance systématique pourra rappeler l’importance de la mise à jour régulière du DUERP.
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| th08 p373 hub un mode innovant de fonctionnement dans un spsti auteurs tiberiu ratiu 1 alain marconi 1 maud barral 1 etablissement 1 presta ain beaujolais bourg en bresse france presentateur tiberiu ratiu |
Th08-P373 - Hub – un mode innovant de fonctionnement dans un SPSTI
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Tiberiu Ratiu (1), Alain Marconi (1), Maud Barral (1)
Présentateur : Tiberiu Ratiu
Etablissement : (1) PRESTA AIN & BEAUJOLAIS, Bourg En Bresse, FRANCE
La santé au travail est aujourd’hui confrontée à un défi majeur : le déclin inexorable du nombre de médecins du travail. Les réformes successives ont partiellement amélioré la situation, notamment par l’allongement des périodicités de suivi et la délégation de certaines visites aux infirmiers en santé au travail (IDEST). Malgré ces évolutions, de nombreux secteurs restent dépourvus de médecin ou accusent des retards importants dans les suivis, laissant échapper sous le radar des salariés présentant des problématiques de santé nécessitant des préconisations, et générant un sentiment d’abandon chez les salariés comme chez les employeurs.
Face à ce constat, une organisation innovante et sécurisée de collaboration entre professionnels de santé a été développée afin d’améliorer significativement cette situation. Le dispositif « Hub » permet d’augmenter le nombre de salariés reçus par un médecin du travail sur une vacation de quatre heures, passant de 6–8 à 20–30 consultations, grâce à la réalisation en amont de pré‑visites par 4 à 6 IDEST volontaires. Ces pré‑visites, réalisées selon des protocoles médicaux écrits validés, comprennent un interrogatoire structuré, l’identification des dangers du poste, des examens ciblés et des conseils de prévention. Le médecin du travail prépare les dossiers en amont, reçoit ensuite les salariés pour l’examen clinique, l’analyse des données recueillies et l’émission de l’avis médical.
En cas de situation complexe, le salarié est reconvoqué dans un cadre de suivi classique, avec un temps adapté à la problématique identifiée. Le Hub a d’abord été expérimenté sur un secteur en forte carence de temps médical pour des salariés en suivi renforcé, mobilisant un médecin, six IDEST et deux secrétaires. Il a ensuite été déployé pendant environ un an dans des secteurs disposant d’un médecin mais présentant un retard important dans les visites, avec des équipes ajustées aux ressources et à la logistique des centres (3-4 IDEST, 1 secrétaire). La satisfaction des salariés, des employeurs et des équipes a été élevée. Cette organisation collaborative libère du temps médical en valorisant les compétences IDEST, sans altérer la qualité de la prise en charge. Elle constitue une réponse concrète et pragmatique à la pénurie médicale, inspirée de pratiques courantes dans d’autres spécialités. Son déploiement nécessite toutefois des protocoles sécurisés, l’adhésion des équipes, un effort d'organisation et de communication avec les entreprises en amont non négligeable et une vigilance quant à la préservation des missions propres des IDEST. Une extension progressive et expérimentale à d’autres services de prévention et de santé au travail apparaît pertinente.
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| th08 p374 serologie vhb complete en premiere intention chez les professionnels de sante sans vaccination documentee une strategie plus efficiente et mutualisable pour les spst auteurs marta marengo 1 aude cubille 1 etablissement 1 centre hospitalier rives de seine neuilly sur seine france presentateur marta marengo |
Th08-P374 - Sérologie VHB complète en première intention chez les professionnels de santé sans vaccination documentée : une stratégie plus efficiente et mutualisable pour les SPST ?
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Marta Marengo (1), Aude Cubille (1)
Présentateur : Marta Marengo
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Rives de Seine, Neuilly Sur Seine, FRANCE
Contexte La loi de 2025 impose aux SPST une efficience accrue. Dans les faits, la traçabilité de la vaccination VHB s’est dégradée chez les professionnels de santé (PS) : la proportion sans statut vaccinal documenté est passée de 30,3 % en 2024 à 48,5 % en 2025 (rapports d’activité internes). Cette population est soumise à l’obligation d’immunisation depuis 1991 et présente un risque biologique élevé, notamment d’AES. En cas de statut vaccinal VHB non documenté, la recommandation de santé publique consiste à administrer une dose de rappel puis à doser les anticorps anti-HBs 4 à 8 semaines plus tard. Cette stratégie est-elle adaptée à cette population spécifique ?
Objectif Comparer la pertinence médico-économique et organisationnelle d’une sérologie VHB complète d’emblée à une stratégie hypothétique « rappel puis dosage des anti-HBs à 4–8 semaines » chez les PS sans statut vaccinal VHB documenté.
Méthode Analyse rétrospective comparative (période 2024–2025) sur 115 PS sans preuve de vaccination VHB, avec modélisation. La stratégie de notre SPST (sérologie VHB complète d’emblée ; immunisé si anti-HBs ≥ 100 UI/L) a été comparée à la stratégie hypothétique « rappel puis dosage des anti-HBs à 4–8 semaines ». Critères : détection d’infections, coûts directs (actes et vaccins), délai de validation de l’immunité.
Résultats L’analyse a révélé que 73 % (IC95% [64–80]) des PS étaient déjà immunisés, rendant inutile une revaccination systématique pour près de trois quarts d’entre eux. La sérologie a permis d’identifier 2,16 % (IC95% [0,9–7,4]) d’infections actives (VHB), éliminant ainsi le risque de retard diagnostique induit par l'autre stratégie (4–8 semaines). Le délai moyen de validation de l’aptitude est passé de 56 à 3 jours. Le coût réel de la stratégie « sérologie complète » (7 130 €) est inférieur de 17 % à la stratégie hypothétique (8 625 €).
Conclusion Chez les PS sans statut vaccinal VHB documenté, la stratégie hypothétique « rappel puis dosage des anti-HBs à 4–8 semaines » apparaît peu adaptée au regard des enjeux médicaux, économiques et organisationnels. À l’inverse, la sérologie complète d’emblée limite les actes inutiles dans une population très majoritairement immunisée et contribue à la prévention du risque biologique. Ce protocole accélère la validation réglementaire de l’immunisation et sécurise la décision d’aptitude par des preuves biologiques. En libérant du temps médical et infirmier, cette stratégie améliore l’efficience du SPST. Standardisé par un algorithme décisionnel dédié aux PS, notre modèle illustre la capacité de la médecine du travail à transformer une exigence réglementaire en un parcours de prévention personnalisé et facilement mutualisable.
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| th08 p375 deploiement dun modele cooperatif medecin infirmier assistante medicale pour suivi sir auteurs karinne legrand cattan 1 etablissement 1 pole sante travail metropole nord lille france presentateur karinne legrand cattan |
Th08-P375 - Déploiement d’un modèle coopératif Médecin-Infirmier-Assistante médicale pour suivi SIR
Thème: Thème 08 - Mise en œuvre des réformes par les services de santé au travail : de l’innovation à la mutualisation
Auteurs : Karinne Legrand-Cattan (1)
Présentateur : Karinne Legrand-Cattan
Etablissement : (1) Pôle Sante Travail Métropole Nord , Lille, FRANCE
La loi n°2021-1018 du 2 août 2021 et le décret n°2022-679 du 26 avril 2022 ont conforté la possibilité de déléguer le suivi de santé des salariés aux infirmiers de santé au travail (IST), mais sans transfert des actes médicaux du suivi individuel renforcé (SIR) des salariés exposés à des risques particuliers. En 2023, la Société Française de Santé au Travail a précisé les modalités de délégation et de coopération, ouvrant la voie à l'élargissement des actes confiés aux IST pour le SIR.
Sur cette base, une phase expérimentale a été lancée en février 2024 après validation par notre commission médico-technique (CMT). Neuf équipes volontaires, représentatives de la diversité des bassins d’emplois suivis, ont participé. Chaque équipe comprenait un médecin du travail (MDT), un IST et une assistante médicale (AMEP). Après deux ateliers pléniers, les objectifs ont été précisés: concevoir un suivi en trois temps (recueil d’informations par l’IST, échanges MDT-IST, avis d’aptitude par le MDT), déterminer le périmètre (entreprise, risque), les besoins de formation, le cadre opérationnel puis évaluer les bénéfices et les contraintes.
Une restitution collective, suivie de groupes de travail et d’ajustements, a permis d’élaborer des protocoles métier et juridiques,ainsi que des processus opérationnels validés par la CMT. Les équipes ont unanimement jugé que tous les risques particuliers pouvaient être concernés, sous réserve d’une formation spécifique des IST, notamment pour certains CMR. Le groupe a insisté sur la nécessité d’un acte médical physique, réalisé immédiatement après l’acte infirmier, et non réduit à une simple signature.
Plusieurs organisations ont été testées?: nombre de salariés par vacation, mutualisation des IST, durée des actes, organisation des examens complémentaires, modalités d’échange. Pour limiter l’impact sur les MDT et les AMEP, il a été proposé d’ajouter deux salariés, en SIR, en début de vacation sur un planning type MDT. Un cadre spécifique pour les visites en masse (intérimaires, intermittents) a été conçu, reposant sur la coopération simultanée de trois à quatre IST et dans la limite de 24 visites médicales.?
Aucun retour négatif n’a été constaté de la part des salariés ou des entreprises. Le modèle a été adapté aux évolutions réglementaires introduisant l’attestation de non-contre-indication à compétence médicale exclusive pour certains suivis individuels adaptés (SIA).
Ces travaux ont conduit, dès novembre 2025, au déploiement à l’échelle du service, d'un modèle conciliant sécurité médicale et optimisation des ressources. Des évolutions du logiciel métier restent nécessaires pour identifier les entretiens infirmiers réalisés dans ce cadre et permettre une évaluation quantitative.
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| th09 p376 evaluation de lambiance sonore dans une forge industrielle d alger est auteurs imene boughazi 1 2 malika fernane nechab 1 2 seid fraga 1 2 etablissement 1 eph rouiba alger algerie 2 universite des sciences de la sante faculte de medecine alger algerie presentateur seid fraga |
Th09-P376 - Evaluation de l’ambiance sonore dans une forge industrielle d'Alger Est .
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Imène Boughazi (1,2), Malika Fernane-Nechab (1,2), Seid Fraga (1,2)
Présentateur : Seid Fraga
Etablissement : (1) EPH Rouiba, Alger, ALGERIE; (2) Université des sciences de la santé, Faculté de Médecine, Alger, ALGERIE
Le bruit au travail constitue un problème majeur dans de nombreux secteurs industriels, affectant le bien-être, la concentration et, à long terme, l’audition des travailleurs.
Cette étude avait comme objectif d’évaluer l’ambiance sonore dans une forge industrielle, en mettant en œuvre la méthode SOBANE pour détecter, analyser et prévenir les risques auditifs. L’étude s’inscrit dans une démarche de santé au travail, conforme à la réglementation algérienne et aux normes internationales.
L’observation a porté sur les postes à haut risque sonore tels que l’estampage, le meulage, le traitement thermique, les presses et le grenaillage. Les mesures ont révélé des niveaux sonores très élevés dépassant les 135 dB (A), principalement autour des marteaux pilons, des meuleuses et des fours.
L’analyse a mis en évidence des facteurs aggravants comme, l’absence d’isolation acoustique et le non-respect du port des protections auditives.
Les mesures ont permis d’identifier des dépassements critiques du seuil réglementaire d’exposition au bruit, confirmant un risque auditif important.
Ces résultats ont permis de proposer des actions de prévention ciblées, adaptées à l’environnement réel de travail.
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| th09 p377 fumees de soudage apport de la mesure de la fraction alveolaire dans levaluation de lexposition des travailleurs auteurs jamila boudjema 1 lucie pereira 1 marie claire delpierre 1 laura lesur 1 sarah ruck 1 etablissement 1 action sante travail douvrin france presentateur jamila boudjema |
Th09-P377 - Fumées de soudage : apport de la mesure de la fraction alvéolaire dans l’évaluation de l’exposition des travailleurs
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Jamila Boudjema (1), Lucie Pereira (1), Marie-Claire Delpierre (1), Laura Lesur (1), Sarah Ruck (1)
Présentateur : Jamila Boudjema
Etablissement : (1) Action Santé Travail, Douvrin, FRANCE
L’exposition professionnelle aux agents chimiques dangereux constitue un enjeu majeur de santé en milieu industriel. Parmi ces expositions, les fumées de soudage (FS) sont particulièrement préoccupantes en raison de leur fréquence et de leur complexité. Elles correspondent à des mélanges de particules et de gaz dont la composition dépend du procédé de soudage, des métaux utilisés, des conditions de ventilation et des pratiques professionnelles. En 2017, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les FS comme cancérogènes avérés pour l’homme (groupe 1), avec une association démontrée avec le cancer du poumon. Cette classification a été relayée par l’Anses, qui a proposé l’inscription des travaux exposant aux FS sur la liste des procédés cancérogènes réglementaires.
Les FS sont majoritairement constituées de particules de taille ultrafine, susceptibles d’atteindre la région alvéolaire. Cependant, règlementairement, l’évaluation de l’exposition repose sur des prélèvements de la fraction inhalable, avec une valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) de 5 mg/m³ considérée comme valeur repère. Le décret 2021-1763 du 23 décembre 2021 relatif aux VLEP des poussières a introduit de nouvelles valeurs distinctes : 4 mg/m³ pour la fraction inhalable et 0,9 mg/m³ pour la fraction alvéolaire, valeurs dont l’INRS recommande l’utilisation. Malgré cela, la réglementation spécifique aux FS demeure fondée sur la seule fraction inhalable. Cette étude a pour objectif de comparer les concentrations de FS mesurées dans les fractions inhalable et alvéolaire, afin d’examiner la cohérence entre l’exposition réelle des travailleurs et l’approche réglementaire actuelle, et d’évaluer l’intérêt d’intégrer la fraction alvéolaire dans l’évaluation de l’exposition des salariés.
Des prélèvements atmosphériques ont été réalisés simultanément en fractions inhalable et alvéolaire lors d’activités de soudage. La fraction inhalable a été collectée à l’aide de dispositifs de prélèvement sur cassette, tandis que la fraction alvéolaire a été prélevée à l’aide d’un cyclone Dorr-Oliver. Les prélèvements ont été effectués en conditions réelles de travail, pour différents procédés de soudage.
Les résultats montrent, pour l’ensemble des prélèvements, des concentrations significatives en poussières fraction alvéolaire. De nombreux prélèvements mettent en évidence des concentrations en fraction alvéolaire nettement supérieures à celles mesurées en fraction inhalable. Des variations sont observées selon les procédés de soudage, avec notamment des concentrations plus élevées en fraction alvéolaires pour le procédé MIG/MAG.
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| th09 p378 evaluation et prevention des risques doxycoupage en siderurgie auteurs samuel zonato 1 sandrine arrigo 1 rachel bouanani 1 marlene guesnay 1 stephanie biberian buonomo 1 christel hesseling 1 etablissement 1 agestra fameck france presentateur samuel zonato |
Th09-P378 - Évaluation et prévention des risques d’oxycoupage en sidérurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Samuel Zonato (1), Sandrine Arrigo (1), Rachel Bouanani (1), Marlène Guesnay (1), Stéphanie Biberian - Buonomo (1), Christel Hesseling (1)
Présentateur : Samuel Zonato
Etablissement : (1) AGESTRA, Fameck, FRANCE
Prévention des risques professionnels chez les oxycoupeurs en milieu sidérurgique.
Contexte
Une entreprise de découpe et de démantèlement d’ouvrages métalliques intervient sur des sites sidérurgiques en reconversion ou encore en activité. Les salariés réalisent des travaux à chaud dans des environnements présentant des expositions multiples, notamment aux fumées métalliques, aux poussières, au bruit, aux manutentions et aux atmosphères explosibles. La fiche d’entreprise, élaborée selon les exigences réglementaires, constitue un outil essentiel pour structurer l’analyse des risques et orienter les actions de prévention.
Problématique
Les activités d’oxycoupage en milieu sidérurgique génèrent une combinaison de risques chimiques, mécaniques, organisationnels et environnementaux. L’enjeu est d’accompagner l’entreprise dans la réduction de ces expositions tout en renforçant la prévention primaire et en accompagnant l’employeur dans ses obligations.
Méthodologie
La démarche a reposé sur une visite de site, Permettant d’analyser les situations de travail, l’observation des postes et des flux, l’analyse documentaire incluant le document unique et les fiches de données de sécurité, ainsi que des entretiens avec l’employeur et les salariés. Les risques ont été identifiés par unités de travail et les mesures existantes évaluées. Des recommandations hiérarchisées ont été formulées selon les principes généraux de prévention.
Résultats
Les risques majeurs concernent les fumées d’oxycoupage, les poussières sidérurgiques, les manutentions lourdes, les contraintes posturales, les brûlures, les chutes, le bruit, les vibrations, la chaleur, les intempéries, la faible luminosité et la coactivité. Les mesures déjà en place incluent des procédures de décontamination, des formations sécurité et l’utilisation d’engins de manutention et des équipements de protection individuelle adaptés. Les recommandations prioritaires portent sur la prévention des atmosphères explosibles, l’amélioration des locaux sociaux, la mise en place d’un plan de circulation, l’installation d’un lave bottes, la transmission systématique des fiches de données de sécurité au service de prévention et de santé au travail interentreprises et la mise à jour du document unique.
Conclusion
L’accompagnement du service de prévention et de santé au travail interentreprises a permis de formaliser et de structurer la prévention, d’améliorer la maîtrise des risques et de renforcer la prévention primaire auprès des salariés. Cette démarche illustre l’importance d’une collaboration étroite entre employeur, salariés et acteurs de la santé au travail pour sécuriser durablement des activités à haut risque.
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| th09 p379 exposition aux fumees de soudage dans le secteur de la metallurgie auteurs samira sekkal 1 khayra mohammedi 1 amira mokri 1 abdesselam taleb 1 etablissement 1 faculte de medecine tlemcen laboratoire de recherche toxicomed chu tlemcen tlemcen algerie presentateur samira sekkal |
Th09-P379 - Exposition aux fumées de soudage dans le secteur de la métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Samira Sekkal (1), Khayra Mohammedi (1), Amira Mokri (1), Abdesselam Taleb (1)
Présentateur : Samira Sekkal
Etablissement : (1) FACULTE DE MEDECINE TLEMCEN LABORATOIRE DE RECHERCHE TOXICOMED CHU TLEMCEN, Tlemcen, ALGERIE
Introduction Les ateliers de métallurgie recourent intensivement au soudage, générant des fumées riches en métaux susceptibles d’entraîner des effets sanitaires à court et long termes. L’évaluation du risque chimique associée au biomonitoring constitue un outil pertinent de prévention en santé au travail
Objectifs de l’étude
Évaluer le risque chimique lié aux fumées de soudage dans des ateliers métallurgiques et déterminer les niveaux d’imprégnation métallique des travailleurs exposés.
Résultats l’étude a inclus 23 soudeurs issus de deux entreprises de métallurgie (charpente métallique et métalloplastie) et 23 travailleurs non exposés. L’évaluation du risque chimique par le logiciel SEIRICH a mis en évidence des niveaux de risque modéré à élevé, principalement liés à l’absence de captage à la source et à une utilisation inadaptée des équipements de protection respiratoire. Les concentrations urinaires médianes des métaux étaient plus élevées chez les soudeurs que chez les témoins, notamment pour le plomb (15,82 vs 5,73 µg/L), le nickel (4,15 vs 0,68 µg/L) et le fer (5,96 vs 2,86 mg/L), tout en restant inférieures aux valeurs biologiques d’interprétation. Des concentrations significativement plus élevées de cuivre urinaire étaient observées chez les fumeurs (0,83 mg/L) comparativement aux non-fumeurs (0,23 mg/L, p=0,008). Une différence significative du nickel urinaire était retrouvée selon l’entreprise et le procédé métallurgique (6,65 vs 2,55 µg/L, p=0,007) Conclusion En milieu métallurgique, l’association de l’évaluation du risque chimique et du biomonitoring permet une meilleure caractérisation de l’exposition aux fumées de soudage. Ces résultats renforcent l’intérêt d’actions de prévention technique, organisationnelle et médicale adaptées aux spécificités des ateliers métallurgiques.
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| th09 p380 effets respiratoires de lexposition aux fumees de soudage dans les ateliers de metallurgie auteurs samira sekkal 1 khayra mohammedi 1 amira mokri 1 abdesselam taleb 1 etablissement 1 faculte de medecine tlemcen laboratoire de recherche toxicomed chu tlemcen tlemcen algerie presentateur samira sekkal |
Th09-P380 - Effets respiratoires de l’exposition aux fumées de soudage dans les ateliers de métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Samira Sekkal (1), Khayra Mohammedi (1), Amira Mokri (1), Abdesselam Taleb (1)
Présentateur : Samira Sekkal
Etablissement : (1) FACULTE DE MEDECINE TLEMCEN LABORATOIRE DE RECHERCHE TOXICOMED CHU TLEMCEN, Tlemcen, ALGERIE
Introduction
Dans le secteur de la métallurgie, les procédés de soudage sont largement utilisés pour la fabrication et l’assemblage des structures métalliques. Ces activités exposent les travailleurs à des fumées complexes dont les effets sanitaires demeurent insuffisamment documentés dans les contextes industriels locaux.
Objectifs
Évaluer l’impact de l’exposition aux fumées de soudage sur la santé respiratoire des travailleurs des ateliers de métallurgie à travers l’analyse clinique, fonctionnelle et professionnelle.
Résultats
Une étude transversale a été menée auprès de 46 travailleurs répartis en un groupe exposé (23 soudeurs) et un groupe non exposé (23 travailleurs administratifs). Les soudeurs présentaient significativement plus de symptômes respiratoires : sifflements thoraciques (47,8 % vs 8,7 %, p=0,003), toux chronique (47,8 % vs 26,1 %, p=0,027) et expectorations matinales (65,2 % vs 26,1 %, p=0,008). Le score de rhinite allergique (SFAR ≥ 7) était plus élevé chez les sujets exposés (39,1 % vs 13 %, p=0,04). Les explorations fonctionnelles respiratoires étaient globalement normales, mais une diminution significative des débits distaux était observée chez certains soudeurs, notamment DEM50 (107,4 % vs 136,3 %, p=0,009) et DEM25 (95,5 % vs 131,0 %, p=0,002), évoquant une atteinte précoce des petites voies aériennes. Les ateliers à forte intensité de soudage (5–7 h/jour) présentaient les altérations fonctionnelles les plus marquées.
Conclusion
Les résultats mettent en évidence un retentissement respiratoire clinique et subclinique lié aux activités de soudage en métallurgie. Ils soulignent la nécessité d’un suivi médical ciblé et du renforcement des mesures de prévention dans les ateliers métallurgiques
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| th09 p381 profil epidemiologique des accidents du travail en fonderie doran algerie auteurs rabia medjane 1 2 3 baghdad rezk kallah 1 2 3 fatima zohra hocine 2 etablissement 1 faculte de medecine d oran universite oran 1 oran algerie 2 etablissement hospitalier universitaire d oran oran algerie 3 laboratoire de recherche en sante environnement universite oran 1 oran algerie presentateur rabia medjane |
Th09-P381 - Profil épidémiologique des accidents du travail en fonderie d’Oran, Algérie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Rabia Medjane (1,2,3), Baghdad Rezk-Kallah (1,2,3), Fatima Zohra Hocine (2)
Présentateur : Rabia Medjane
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Université Oran 1, Oran, ALGERIE; (2) Etablissement Hospitalier Universitaire d'Oran, Oran, ALGERIE; (3) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université Oran 1, Oran, ALGERIE
Introduction Les accidents du travail constituent un problème majeur de santé et de sécurité dans l’industrie de la fonderie, en raison de la pénibilité des tâches, de la manipulation de matériaux lourds et des risques mécaniques et thermiques. En Algérie, les données longitudinales restent limitées, alors que ce secteur emploie une main-d’œuvre exposée à des risques professionnels multiples. L’analyse des accidents du travail permet d’orienter les stratégies de prévention adaptées au contexte industriel.
Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée sur les accidents du travail survenus dans une fonderie de la wilaya d’Oran sur une période de 35 ans (1984–2019). Les données ont été recueillies à partir des registres d’accidents, des certificats médicaux initiaux et des dossiers médico-administratifs. Les accidents ont été analysés selon les caractéristiques socio-professionnelles des victimes, les circonstances de survenue, les mécanismes accidentels, les lésions observées et les conséquences en termes d’arrêt de travail.
Résultats Un total de 491 accidents du travail a été recensé. Les victimes étaient majoritairement des hommes, jeunes, avec une prédominance de la tranche d’âge 30–39 ans. Les ouvriers représentaient la catégorie la plus touchée, notamment ceux ayant une ancienneté inférieure à dix ans. Les ateliers les plus concernés étaient la fonderie, la chaudronnerie et l’ébarbage. Les principaux agents matériels impliqués étaient les objets ou matériaux manipulés, les machines fixes et les outils à main. Les mécanismes accidentels dominants étaient le heurt et la projection de particules. Les lésions touchaient principalement les membres supérieurs et la tête. Un arrêt de travail était observé dans la majorité des cas, avec une durée moyenne significative.
Discussion Les résultats mettent en évidence l’impact des conditions de travail, de l’organisation des postes et de l’expérience professionnelle sur la survenue des accidents. La fréquence élevée des traumatismes par heurt et projection suggère des insuffisances dans la prévention technique, collective et individuelle, notamment en matière de protection contre les projections et de sécurisation des équipements.
Conclusion Les accidents du travail en fonderie à Oran concernent principalement de jeunes ouvriers exposés à des risques mécaniques élevés. Le renforcement des mesures de prévention, l’amélioration de l’organisation du travail, la formation ciblée des travailleurs et le respect du port des équipements de protection individuelle apparaissent essentiels pour réduire durablement la sinistralité professionnelle.
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| th09 p382 optimisation de lalimentation de matiere plastique et prevention des tms auteurs noe darold 1 nicolas crolet 1 yannick chapuis 1 murielle monge 1 etablissement 1 araymond france saint egreve france presentateur murielle monge |
Th09-P382 - Optimisation de l’alimentation de matière plastique et prévention des TMS
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Noé Darold (1), Nicolas Crolet (1), Yannick Chapuis (1), Murielle Monge (1)
Présentateur : Murielle Monge
Etablissement : (1) Araymond France, Saint Egreve, FRANCE
ARaymond France, spécialiste des solutions de fixation pour l’automobile, conçoit et produit chaque année des millions de clips en métal ou en plastique.
Les pièces plastiques sont fabriquées grâce à des presses à injecter, souvent alimentées en matières premières de façon automatisée à partir d’octabins (carton contenant la matière plastique en granulé, d’une capacité de 700 à 1000 kg), avec aspiration de la matière par une canne reliée au système d’alimentation centralisée des presses.
L’approvisionnement de ce système et son maintien en fonctionnement [NN1] peuvent entraîner des troubles musculosquelettiques (TMS), des arrêts de production et du gaspillage de matière, lorsque celle-ci tombe au sol ou reste inutilisée en fin d’octabin, générant ainsi des pertes financières.
Objectif Le projet répond autant à des besoins de production ou environnementaux qu’à des préoccupations de santé, de sécurité et d’amélioration des conditions de travail dans la zone concernée.
Matériel et méthode Ce projet s’est déroulé en cinq phases :
- Observation et analyse du poste de préparateur matières. Une tache répétitive a été identifiée : tirer sur la sache de la matière pour aspirer les granulés restants (20 à 150 kg). Les préparateurs ont évalué l’effort fourni via les échelles de Borg (RPE, CR10).
- Brainstorming et benchmark auprès d’autres sites de ARaymond pour identifier des solutions répondant à l’ensemble des besoins et choisir la solution optimale en termes d’investissement et bénéfices.
- Prototypage et mise au point de la solution, en impliquant les préparateurs comme acteurs et forces de proposition dans l’amélioration de leurs conditions de travail.
- Test et optimisation du prototype. Les efforts fournis par les opérateurs – avec et sans la solution – ont été mesurés et comparés grâce à un dynamomètre et à une analyse posturale via l’application LEA d’ErgoSanté.
- Sensibilisation des préparateurs aux bonnes pratiques, grâce aux vidéos de l’application LET et à la visualisation des résultats obtenus par la méthode d’analyse RULA.
Résultat La solution mise en place a permis : une réduction du gaspillage de matières premières (économie annuelle de 8 000 €), une baisse du temps passé à corriger les défauts d’aspiration (gain de 1 h/jour), une diminution des efforts répétitifs (de 28 à 2 brassages par octabin par poste de 8 h) et une amélioration significative de la posture des opérateurs (score RULA passé de 56 à 80).
En conclusion Le travail multidisciplinaire entre Service Méthodes, opérateurs et Service de Prévention et Santé au travail a permis d’allier enjeux économiques et réduction des contraintes articulaires, bénéfices identifiés par des mesures au dynamomètre et l’analyse posturale.
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| th09 p383 fievre des metaux manifestations respiratoires et troubles ventilatoires chez des acieristes algeriens en lien avec la polyexposition aux metaux auteurs rabia medjane 1 2 3 baghdad rezk kallah 1 2 3 etablissement 1 faculte de medecine d oran universite oran 1 oran algerie 2 etablissement hospitalier universitaire d oran oran algerie 3 laboratoire de recherche en sante environnement universite oran 1 oran algerie presentateur rabia medjane |
Th09-P383 - Fièvre des métaux, manifestations respiratoires et troubles ventilatoires chez des aciéristes algériens en lien avec la polyexposition aux métaux
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Rabia Medjane (1,2,3), Baghdad Rezk-Kallah (1,2,3)
Présentateur : Rabia Medjane
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Université Oran 1, Oran, ALGERIE; (2) Etablissement Hospitalier Universitaire d'Oran, Oran, ALGERIE; (3) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, université Oran 1, Oran, ALGERIE
Introduction L’industrie sidérurgique expose particulièrement les aciéristes à des fumées métalliques susceptibles d’entraîner des atteintes respiratoires aiguës et des altérations de la fonction ventilatoire.
Objectifs Rechercher les effets sanitaires liés à l’exposition professionnelle aux métaux, notamment la fièvre des métaux, les manifestations respiratoires et les altérations ventilatoires.
Méthodologie Une étude épidémiologique descriptive transversale a été conduite chez des travailleurs d’une aciérie ayant une ancienneté ≥ 12 mois. Les données cliniques ont été recueillies lors des visites médicales annuelles à l’aide d’un questionnaire standardisé. La fièvre des métaux était définie par la survenue d’une fièvre brutale associée à au moins deux symptômes généraux ou respiratoires apparaissant 3 à 10 heures après l’exposition. Une spirométrie a été réalisée chez l’ensemble des sujets retenus conformément aux recommandations ATS/ERS. Un dosage urinaire de dix métaux par ICP-MS a été effectué chez un échantillon représentatif, avec comparaison aux valeurs biologiques d’interprétation.
Résultats Au total, 339 des 383 aciéristes ont été inclus; l’âge moyen était de 36 ± 8 ans et 45 % étaient fumeurs. La fièvre des métaux avait une prévalence de 29 %. Parmi les sujets retenus, 48 % présentaient des symptômes respiratoires non spécifiques, dominés par la congestion nasale et la laryngite (21 % chacune), suivies de l’expectoration et de la rhinite (16 % chacune), tandis que 39 % rapportaient des symptômes extra-respiratoires, principalement généraux (51 %) et digestifs (44 %). La fièvre des métaux était significativement associée à un niveau d’exposition modérée à forte (88,8 % versus 75,5 %, p < 0,001). La spirométrie objectivait des troubles ventilatoires chez 64 % des salariés, dominés par le syndrome des petites voies aériennes (24 %) et les troubles restrictifs (20 %). L’analyse biotoxicologique mettait en évidence des dépassements des valeurs biologiques d’interprétation urinaires, notamment pour le plomb, l’uranium, l’arsenic, le chrome et le manganèse.
Discussion Cette étude montre une fréquence élevée de la fièvre des métaux et des troubles ventilatoires chez des aciéristes, traduisant un impact respiratoire des fumées métalliques. Les anomalies spirométriques, dominées par l’atteinte des petites voies aériennes, sont concordantes avec la littérature. L’absence d’association avec le tabagisme renforce le rôle de l’exposition professionnelle, tandis que le profil métallique confirme une exposition concomitante à plusieurs métaux.
Conclusion Les résultats soulignent l’intérêt d’une surveillance médicale intégrée associant l’évaluation clinique, spirométrique et biotoxicologique chez les aciéristes
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| th09 p384 du conflit au travail reel accompagnement dune tpe industrielle auteurs melanie bagas 1 erik ades 1 etablissement 1 sstrn nantes france presentateur melanie bagas |
Th09-P384 - Du conflit au travail réel : accompagnement d’une TPE industrielle
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Mélanie Bagas (1), Erik Adés (1)
Présentateur : Mélanie Bagas
Etablissement : (1) SSTRN, Nantes, FRANCE
Dans un contexte d’évolution de gestion d’une TPE industrielle, le médecin du travail (MT) a repéré chez plusieurs salariés des troubles psychosociaux dont l’origine proviendrait de la nouvelle organisation. Devant les tensions et le rapport de force installés entre les parties prenantes, le MT demande l’intervention d’un psychologue du travail du SSTRN pour répondre aux enjeux de prévention de santé au travail cachés par les enjeux de revendication.Pour mieux appréhender l’organisation réelle du travail, le psychologue du travail a sollicité un ergonome du SSTRN pour réaliser une intervention conjointe. Afin d’identifier les causes, les étapes suivantes ont été réalisées sur la base d’auto-confrontations et d’espaces de discussions : observations terrain, entretiens de salariés avec la coopération de la direction. Parallèlement, et avec l’appui du MT, des actions ont été mises en place au niveau de la direction : COPIL, sensibilisation à la prévention, entretiens motivationnels.
Les résultats sont l’identification d’axes d’amélioration : reconnaissance de la qualité de travail, valeur professionnelle, clarté de la chaîne décisionnelle, charge de travail, autonomie…
Par ailleurs, des ressources psychosociales ont été repérées : attachement à l’entreprise, travail en binôme, reconnaissance des pairs et valeurs des dirigeants.
Enfin, l’intervention a permis d’accroître le pouvoir d’agir des parties prenantes.
Via une analyse des conflits de critères, la méthode utilisée a permis de décentrer le conflit vers des échanges sur le travail réel.
De fait, les capacités collectives des acteurs ont pu être renforcées pour que le travail devienne source de prévention en santé.
La fin de l’intervention a été cependant difficile à envisager du fait du manque d’autonomie des acteurs de prévention de l’entreprise.
C’est pourquoi, l’équipe santé travail s’est engagée à assurer le suivi des actions initiées après qu’un rappel ait été fait sur l’importance de la place et du rôle de chacun des acteurs de l’entreprise sur la question de la prévention.
Au total, l’intervention aura permis de soulever des problématiques telles que : dépasser l’enjeu des obligations réglementaires, intégrer la santé au travail aux projets internes, modalités mises en place pour en débattre durablement. De plus, elle a permis l’interconnaissance des parties prenantes et rendu possible l’innovation dans une pratique d’action de prévention. Enfin, l’engagement des acteurs et la prise en compte du travail réel sont apparus incontournables pour mener à bien une démarche de prévention.
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| th09 p385 creation d un dispositif innovant multi adherents de prevention primaire des tms en pme auteurs camille samuel 1 marion descamps 1 virginie rascle 1 jonas bertrand 1 etablissement 1 prevaly blagnac france presentateur camille samuel |
Th09-P385 - Création d'un dispositif innovant multi adhérents de prévention primaire des TMS en PME
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Camille Samuel (1), Marion Descamps (1), Virginie Rascle (1), Jonas Bertrand (1)
Présentateur : Camille Samuel
Etablissement : (1) PREVALY, Blagnac, FRANCE
Introduction Les TMS sont la première cause de maladies professionnelles en France. L’aspect plurifactoriel est difficile à appréhender pour les entreprises. Les SPTSI sont interpellés dans des situations de maintien en emploi le plus souvent. La prévention des TMS est un axe de travail du PRST 4 Occitanie et du projet de service de notre SPTSI. Nous avons donc travaillé à un dispositif visant à engager les adhérents vers la prévention primaire et d’évaluation des TMS.
Méthode Un groupe de travail pluridisciplinaire s’est constitué en janvier 2025, composé des préventeurs et de professionnel de santé. Notre réflexion s’est portée sur le moyen d’atteindre les entreprises de moins de 50 salariés pour les engager dans la prévention primaire des TMS. Nous nous sommes inspirés de la fresque du climat pour construire un atelier participatif, et nous avons utilisé les items de la grille d’évaluation de la charge physique de l’INRS (TMS pro).
La fresque consiste à faire discuter les participants autours des TMS, grâce à la distribution de 55 cartes réparties en cinq lots, distribué un par un. Les participants positionnent les cartes selon leur réflexion collective sur un support blanc, les reliant entre elles pour conceptualiser les causes (facteurs de risques) et les conséquences des TMS. Le dernier lot comprend les leviers de prévention, pour permettre aux participants de porter une réflexion sur les actions de préventions plus globales. Les participants signent et nomment leurs fresques. Une relance des adhérents est prévue par mail, avec une photo de leur fresque et une plaquette d’information sur les TMS, reprenant les concepts principaux abordés lors de la fresque.
Nous avons expérimenté en interne la fresque avant de la proposer aux adhérents.
Résultats 17 participants, issus de 14 entreprises ont participé à la première fresque. Ils ont été recrutés parmi les relais de prévention déjà formé par le SPTSI. Ils ont été répartis en trois groupes afin de faciliter les échanges. Les retours ont été très positifs dans l’ensemble. L’aspect participatif et ludique a été particulièrement apprécié. Trois demandes d’accompagnements ont été faites à la suite de la fresque, prise en charge par les équipes suivant les adhérents.
Conclusion et Ouverture Les retours des enquêtes de satisfaction ont été très positifs, menant à trois prises de contact pour évaluer les TMS en entreprise. Une autre session est prévue en février. Le recrutement facilite certainement ces retours, les adhérents étant déjà sensibilisés à la prévention en entreprise. Il faudra donc tester la fresque par d’autres biais de recrutement (utilisation de la communication engageante). La suite du dispositif est en phase d’ingénierie.
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| th09 p386 evaluation et prevention du risque dexposition au plomb chez un vitrailliste auteurs eleonora fornaciari 1 thomas franchi godin 1 etablissement 1 pole sante travail metropole nord lille france presentateur eleonora fornaciari |
Th09-P386 - Évaluation et prévention du risque d’exposition au plomb chez un vitrailliste
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Eleonora Fornaciari (1), Thomas Franchi-Godin (1)
Présentateur : Eleonora Fornaciari
Etablissement : (1) Pôle Santé Travail - Métropole Nord, Lille, FRANCE
Introduction Les activités de restauration et de fabrication de vitraux exposent les salariés au plomb et à ses composés, notamment lors de la manipulation et de la soudure des baguettes de plomb, de la peinture à la grisaille, des opérations de nettoyage ou encore le démontage d’anciens vitraux, qui peuvent être à l’origine d’émissions de poussières de plomb. Le suivi médical des salariés de l'entreprise choisie a mis en évidence des plombémies élevées, révélant une exposition professionnelle significative. Cette situation a nécessité une analyse approfondie en raison de la toxicité reconnue de ce métal.
Méthodologie Afin d’identifier les sources d’exposition nous avons d’abord utilisé un spray révélateur de plomb : cela nous a donné des indications pour concevoir un plan de prélèvements surfaciques adapté pour quantifier la pollution et évaluer le risque d’exposition par contact cutané et par ingestion (contamination manuportée). Les prélèvements ont été ensuite effectués à l’aide de lingettes (GhostWipes) sur les surfaces fréquemment manipulées (plans de travail, poignées de portes et outils), sur les mains des salariés, ainsi que dans les zones de vie (salles de pauses, vestiaires, véhicule de chantier). Le Laboratoire de Chimie-Toxicologie de la CARSAT Haut-De-France a apporté son appui technique pour la fourniture des supports et l’analyse des échantillons.
Résultats Les analyses ont mis en avant une contamination importante dans l’atelier, y compris dans les zones sans contact direct avec plomb. Le plomb est également présent, en moindre quantité, dans la partie propre des vestiaires, ainsi que dans les salles de pause et le véhicule de chantier. Aucun résultat significatif n’a été relevé au niveau du bureau administratif. Enfin, des grandes quantités de plomb ont été détectées sur les mains des salariés de l’atelier, même après le retrait de leurs gants.
Discussion Cette étude confirme un risque plomb avéré au sein de cet atelier. La pollution des postes de travail, des espaces communs et surtout des mains des salariés suggère une exposition digestive par contamination manuportée. La présence de plomb sur les mains malgré le port de gants interroge sur les modalités de retrait de ces derniers ou sur leur perméabilité/souillure interne. Ces résultats permettront de proposer des améliorations en matière de protection collective et de sensibiliser les salariés à l'utilisation rigoureuse des équipements de protection individuelle (EPI). L’accent sera mis sur le respect strict des règles d’hygiène (à chaque pause et en fin de poste) afin de maintenir une contamination biologique aussi basse que possible, en anticipation de l'abaissement des Valeurs Limites Biologiques (VLB) prévu pour fin 2028.
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| th09 p387 approche mixie et polyexposition aux metaux dans une acierie auteurs baghdad rezk kallah 1 2 rabia medjane 1 2 etablissement 1 etablissement hospitalier universitaire d oran oran algerie 2 laboratoire de recherche en sante environnement universite oran 1 oran algerie presentateur baghdad rezk kallah |
Th09-P387 - Approche MiXie et polyexposition aux métaux dans une aciérie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Baghdad Rezk-Kallah (1,2), Rabia Medjane (1,2)
Présentateur : Baghdad Rezk-Kallah
Etablissement : (1) Etablissement Hospitalier Universitaire d'Oran, Oran, ALGERIE; (2) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université Oran 1, Oran, ALGERIE
Introduction En milieu sidérurgique, l’exposition professionnelle aux métaux ne se limite pas à une substance isolée mais relève d’une polyexposition complexe associant plusieurs métaux aux effets toxicologiques potentiellement combinés. Les approches classiques d’évaluation du risque chimique, fondées sur une analyse substance par substance, restent insuffisantes pour appréhender les interactions possibles entre agents chimiques. L’outil MiXie a été développé par l’IRSST (Canada) afin d’identifier les classes d’effets communes et les interactions toxicologiques au sein de mélanges chimiques. L’objectif de ce travail est d’explorer, à l’aide de MiXie, les effets combinés de la polyexposition aux métaux chez des travailleurs de la sidérurgie.
Méthodes L’approche MiXie a été appliquée chez 339 aciéristes dans un contexte de polyexposition aux métaux. Les concentrations urinaires de dix métaux (arsenic, baryum, cadmium, chrome, cobalt, cuivre, manganèse, plomb, uranium et vanadium) ont été déterminées par ICP-MS. Les métaux dépassant les valeurs biologiques d’interprétation sont introduits dans l’outil MiXie. Ensuite, l’analyse est réalisée en deux niveaux : (i) identification des classes d’effets toxicologiques communes au mélange et (ii) caractérisation des interactions potentielles entre les métaux.
Résultats L’analyse MiXie a mis en évidence une composition de mélange reconnue comme cancérogène pour l’homme, impliquant notamment l’arsenic, le cadmium, le chrome, le cobalt, le plomb, l’uranium et le vanadium. Le premier niveau d’analyse a identifié plusieurs classes d’effets communes, principalement respiratoires (voies aériennes supérieures et inférieures), cutanées, rénales et oculaires. Le second niveau a révélé des interactions toxicologiques spécifiques, avec une supraadditivité entre l’arsenic et le cadmium, et une additivité entre le cadmium et le plomb. Aucune interaction d’infraadditivité n’a été observée.
Conclusion L’approche MiXie a permis de dépasser l’analyse conventionnelle des expositions professionnelles en mettant en évidence des effets combinés susceptibles d’amplifier le risque sanitaire. L’identification d’interactions supraadditives souligne le potentiel de sous-estimation du risque lorsque l’évaluation repose uniquement sur le respect des valeurs limites individuelles. L’utilisation de l’outil MiXie en santé au travail constitue ainsi un apport méthodologique pertinent pour améliorer l’évaluation du risque chimique, renforcer la prévention et adapter la surveillance médicale face aux situations de polyexposition.
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| th09 p388 evaluation de l exposition aux metaux apport de la metrologie surfacique en complement des mesures atmospheriques auteurs antoine fauvelet 1 stephanie boltz 1 etablissement 1 pole sante travail lille france presentateur antoine fauvelet |
Th09-P388 - Évaluation de l'exposition aux métaux : apport de la métrologie surfacique en complément des mesures atmosphériques
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Antoine Fauvelet (1), Stéphanie Boltz (1)
Présentateur : Antoine Fauvelet
Etablissement : (1) Pole Santé Travail, Lille, FRANCE
Contexte Les évolutions réglementaires, à savoir, l’abaissement futur des valeurs limites biologiques et d’exposition professionnelle pour le plomb et l’obligation de traçabilité des salariés exposés aux Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) ainsi que la prise de conscience croissante des dangers liés à l’exposition professionnelle aux métaux lourds, et la volonté d’uniformisation des suivis au sein du Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises, sont à l’origine de ce projet.
Objectif L’objectif de cette étude est de compléter les mesures atmosphériques réalisées par l’employeur via des prélèvements surfaciques et de la biométrologie, afin de déterminer les voies de contamination possibles, de renforcer les mesures de prévention vis-à-vis des métaux si nécessaire et d’adapter le suivi médical.
Méthode Une démarche associant la direction de l’entreprise, le laboratoire de la CARSAT et le service toxicologie a été initiée. Une visite de site et une observation de l’activité et des postes de travail nous ont permis d’établir un plan de prélèvements surfaciques (mains, visage, postes de travail, téléphones, etc.). S’en est suivi un bilan de synthèse pour l’employeur et les salariés avec la prescription d’une plombémie et la réalisation d’une Fiche de Renseignements Médicaux Professionnels (FRMP) pour chaque salarié.
Résultats Au total :
- 6 postes de travail étudiés.
- 79 prélèvements surfaciques ont été réalisés (début et fin de poste, après lavage).
- 21 métaux identifiés
- dont 5 métaux CMR.
Nous notons une contamination en début de poste des mains et du visage (dont des métaux CMR). Le lavage permet une réduction de la quantité de métaux et l’élimination des métaux CMR sauf pour le plomb (1 poste). Des locaux ou surfaces normalement exempts de pollution sont contaminés (salles de pause, appareils électroménagers, véhicules privés, téléphones portables privés).
Une vingtaine de questionnaires FRMP ont été complétés, les plombémies ensuite réalisées ; tous les résultats sont inférieurs à la valeur biologique d’interprétation.
Conclusion / Discussion Les résultats obtenus jusqu’alors montrent que les mesures de prévention en place sont efficaces pour réduire l’exposition par inhalation aux poussières métalliques.
Les prélèvements surfaciques révèlent une contamination des postes de travail, locaux, mains, téléphones etc. Cela peut expliquer la contamination en début de poste, la recontamination au cours de la journée, la possible contamination par les métaux via l’ingestion, et questionne donc sur le respect des règles d’hygiène et la contamination potentielle du domicile et des proches. Il est ainsi nécessaire de renforcer les mesures d’hygiène et d’adapter le type de suivi médical.
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| th09 p389 evaluation de la penibilite dans une entreprise de metallurgie auteurs wafa sejil 1 radhia toumi jemal 1 mohamed ben salah 1 kaouthar kallel 1 houyem guellouz 1 ines tounsi 1 hela cherif 1 lotfi mahjoub 1 etablissement 1 ministere des affaires sociales tunis tunisie presentateur wafa sejil |
Th09-P389 - Evaluation de la pénibilité dans une entreprise de métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Wafa Séjil (1), Radhia Toumi Jemal (1), Mohamed Ben Salah (1), Kaouthar Kallel (1), Houyem Guellouz (1), Ines Tounsi (1), Héla Chérif (1), Lotfi Mahjoub (1)
Présentateur : Wafa Séjil
Etablissement : (1) Ministère des affaires sociales, Tunis, TUNISIE
Introduction Le concept de pénibilité n’a pas une définition universelle, la notion de travail pénible parait floue et peut largement différer d’un pays à l’autre. Elle est décrite comme une exposition à un ou plusieurs facteurs de risques (ou facteurs de pénibilité) susceptibles de laisser des traces identifiables et irréversibles sur la santé.
Objectif L’objectif de cette étude est d’évaluer les conditions du travail des salariés d’une entreprise de métallurgie et de préciser la pénibilité des différents postes de travail.
Méthodologie Après une revue de la littérature concernant les critères et les méthodes d’évaluation de la pénibilité de par le monde, une étude de tous les postes de travail dans l’entreprise a été effectuée. Enfin, une analyse des résultats obtenus et une proposition de classification de la pénibilité est proposée.
Résultat L’étude était menée dans une entreprise du secteur de métallurgie de 953 salariés dont l’activité principale est la transformation de l’acier en produits divers.
La revue de la littérature a montré que la pénibilité a des conditions d’éligibilité très hétérogènes : les facteurs de risques, les valeurs seuil, la durée d’exposition, les conditions d’âge, la durée de cotisation aux assurances et la durée d’exposition. Ces facteurs sont intriqués et majorés par trois variables principales : des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif et certains rythmes de travail. Les facteurs de risque de pénibilité retenus sont la manutention manuelle de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les agents chimiques dangereux. 173 postes ont été identifiés et le classement selon l’exposition aux facteurs de risque a relevé 143 postes pénibles.
Discussion L’étude de la pénibilité peut être biaisée par différents facteurs : des conditions de travail variables, l’histoire professionnelle, la polyvalence et le turn-over entre les différents postes. Ces facteurs doivent être intégrés à l’algorithme décisionnel comme facteur d’ajustement. Le manque de valeurs seuil et normes tunisiennes en matière de pénibilité complique cette évaluation.
Conclusion L’étude met l’accent sur la nécessité de mobiliser les spécialistes en santé et sécurité au travail ayant une expertise médicale, technique et juridique afin de fixer les critères et seuils de pénibilité.
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| th09 p390 apport des capteurs type emg cfm ou capteurs de pression en sante travail dans l aeronautique auteurs delphine bouvet 1 ludivine eito 1 allisson baubiat 1 josselin thonnon 1 sacha vanhove 1 sophie debuyst 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur delphine bouvet |
Th09-P390 - Apport des capteurs type EMG, CFM ou Capteurs de pression en santé travail dans l'aéronautique
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Delphine Bouvet (1), Ludivine Eito (1), Allisson Baubiat (1), Josselin Thonnon (1), Sacha Vanhove (1), Sophie Debuyst (1)
Présentateur : Delphine Bouvet
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
L’utilisation de capteurs physiologiques en santé au travail constitue un apport majeur pour l’objectivation des contraintes physiques et mentales associées aux situations professionnelles. Les capteurs de type électromyographie (EMG), cardio-fréquence-métrie et capteurs de pression permettent de mieux objectiver une analyse fine de l’activité réelle, au service de la prévention primaire et de la prise de décision, mais aussi l’aménagement de postes, le déploiement de pilotes de dispositifs d’assistance physique et l’évaluation de la charge mentale.
Le service de santé au travail d’Airbus a conduit une démarche progressive et structurée d’appropriation de ces capteurs. Celle-ci a reposé sur un plan de formation dédié, une phase de tests méthodologiques, puis des expérimentations sur des cas d’usage ciblés en conditions réelles de travail.
La mise en œuvre opérationnelle de ces outils nécessite une analyse préliminaire du travail afin de déterminer les sollicitations musculaires préférentielles et une expertise conjointe et coordonnée : la pose des capteurs et la qualité du recueil reposent sur l’implication du médecin du travail et de l’infirmier(ère), tandis que l’analyse et l’interprétation des données sont réalisées par le médecin, en étroite collaboration avec l’ergonome, afin d’assurer une lecture contextualisée de l’activité de travail.
Les capteurs ont permis d’objectiver les sollicitations musculaires, les contraintes posturales, la pénibilité et certains marqueurs de charge mentale. Ces éléments ont contribué à éclairer les décisions relatives aux projets d’investissement.
Les données objectivées ont facilité le dialogue entre acteurs comme les ingénieurs qui ont besoin d’une approche quantitative et renforcé l’acceptabilité des solutions proposées.
L’intégration de capteurs en santé au travail constitue un levier pertinent d’aide à la décision, à condition de s’inscrire dans une approche pluridisciplinaire associant étroitement médecin, infirmier et ergonome et concepteur, , voire un regard de kinesitherapeute sur la sollicitation des groupes musculaires .
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| th09 p391 evaluation des troubles musculosquelettiques chez les operateurs d une entreprise metalloplastique auteurs khayra mohammedi 1 samira sekkal 1 abdesselam taleb 1 etablissement 1 universite de medecine de tlemcen chu tlemcen laboratoire de recherche toxicomed n32 tlemcen algerie presentateur khayra mohammedi |
Th09-P391 - Évaluation des troubles musculosquelettiques chez les opérateurs d'une entreprise métalloplastique
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Khayra Mohammedi (1), Samira Sekkal (1), Abdesselam Taleb (1)
Présentateur : Khayra Mohammedi
Etablissement : (1) Université de medecine de Tlemcen,CHU Tlemcen,Laboratoire de Recherche TOXICOMED N°32, Tlemcen, ALGERIE
Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent un problème majeur de santé au travail dans l’industrie, particulièrement dans le secteur de la métalloplastie où les contraintes biomécaniques et organisationnelles sont élevées.
Cette étude descriptive et transversale, menée en 2025, avait pour objectif d’évaluer la prévalence, la répartition anatomique et les facteurs professionnels associés aux TMS chez les opérateurs d’une entreprise métalloplastique.
L’étude a porté sur 178 travailleurs, parmi lesquels 55 présentaient au moins un TMS, soit une prévalence de 30,9 %. Les travailleurs atteints étaient exclusivement de sexe masculin, avec un âge moyen de 45,9 ans et une ancienneté moyenne de 14,5 ans. Les opérateurs sur machines représentaient la catégorie la plus touchée (56,4 %). Les localisations les plus fréquentes étaient le rachis lombaire (67,3 %), suivi des genoux (18,2 %) et du rachis cervical (12,7 %).
L’organisation du travail se caractérise par des cadences élevées, un travail à la chaîne, une faible flexibilité et un temps de pause limité. Les conditions environnementales étaient défavorables, marquées par un éclairage insuffisant, un bruit important et l’absence de ventilation. L’analyse des postes a mis en évidence des postures contraignantes, des gestes répétitifs et des efforts physiques importants, facteurs majeurs favorisant les TMS.
Malgré certaines limites méthodologiques les résultats soulignent une situation préoccupante.
Par ailleurs, l’organisation du travail apparaît comme un déterminant majeur, en lien avec un temps de pause insuffisant et des cadences de production élevées.
Seuls 23,6 % des travailleurs atteints ont bénéficié d’un aménagement ou changement de poste.
En conclusion, les TMS sont fréquents et multifactoriels dans cette entreprise. Des actions de prévention sont nécessaires, incluant l’aménagement ergonomique des postes, la rotation des tâches, l’introduction de micro-pauses, l’amélioration de l’environnement de travail, l’adaptation de l’organisation du travail et la formation des travailleurs afin de réduire durablement les risques.
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| th09 p392 surveillance medicale speciale des travailleurs exposes au bruit experience dune societe tunisienne de metallurgie auteurs nouha ben arbia 1 imen thamri 1 nesrine chaouech 1 hiba ziadi 1 najla mechergui 1 ines mehri 1 etablissement 1 hopital habib thamer tunis tunis tunisie presentateur nouha ben arbia |
Th09-P392 - Surveillance médicale spéciale des travailleurs exposés au bruit : expérience d’une société tunisienne de métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Nouha Ben Arbia (1), Imen Thamri (1), Nesrine Chaouech (1), Hiba Ziadi (1), Najla Mechergui (1), Ines Mehri (1)
Présentateur : Nouha Ben Arbia
Etablissement : (1) Hôpital Habib thamer tunis, Tunis, TUNISIE
IntroductionL’exposition professionnelle aux bruit lésionnel constitue un risque majeur dans le secteur de la métallurgie, mettant l’accent sur l’importance de la surveillance médicale spéciale visant à prévenir la diminution de l’acuité auditive et ses répercussions socioéconomiques.
ObjectifDécrire les caractéristiques professionnelles et le niveau d’exposition sonore d’un groupe de travailleurs exposés aux bruits lésionnels dans une entreprise de métallurgie, dans le cadre des visites périodiques de surveillance médicale spéciale.
MéthodesIl s’agit d’une étude descriptive rétrospective portant sur 59 salariés exposés au bruit dans l’unité de production d’une société métallurgique du nord de la Tunisie. Les données ont été recueillies lors des visites médicales périodiques et comportaient les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et médicales notamment les données de l’audiométrie tonale liminaire réalisée dans le cadre de la surveillance médicale.
RésultatsL’âge moyen des salariés était de 45,8 ± 9 ans. La population d’étude était exclusivement masculine. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 19 ± 9,5 ans. Des antécédents médicaux non ORL étaient présents chez 14,3 % des travailleurs et 60,7 % de la population étaient des fumeurs actifs. Les postes les plus représentés étaient le poste de soudeur (46,4 %), d’opérateur sur machine (17,9 %) et d’ouvrier qualifié (10,7 %). Une co-exposition aux solvants était retrouvée dans 14,3 % des cas, et les niveaux sonores dépassaient 80 dB dans 25% de ces postes. Le travail posté concernait 25 % des salariés. Un déficit auditif bilatéral était mis en évidence chez 51,9 % des travailleurs, avec une prédominance gauche de l’atteinte dans 28,6 % des cas tandis que seuls 3,6 % rapportaient une hypoacousie subjective. Le port de protecteurs auditifs de type casque a été rapporté dans 7,1 % des cas. Concernant l’aptitude médicale au travail, 89,3 % des travailleurs ont été déclarés aptes et 10,7 % ont eu des restrictions.
ConclusionCette étude montre une forte prévalence d’atteintes auditives objectives chez les métallurgistes exposés aux bruit lésionnel en l’absence des moyens de protection individuelle et collective contre le bruit. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation des travailleurs au port des équipements de protection individuelle et la mise en place des moyens de protection collective qui reste toujours la plus importante.
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| th09 p393 reperage des expositions aux metaux toxiques et strategie de surveillance des travailleurs en metallurgie auteurs sarah montlevier 1 renaud persoons 1 etablissement 1 chu grenoble alpes universite grenoble alpes grenoble france presentateur renaud persoons |
Th09-P393 - Repérage des expositions aux métaux toxiques et stratégie de surveillance des travailleurs en métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Sarah Montlevier (1), Renaud Persoons (1)
Présentateur : Renaud Persoons
Etablissement : (1) CHU Grenoble Alpes - Université Grenoble Alpes, Grenoble, FRANCE
Introduction : la production ou la transformation des alliages métalliques est susceptible d’exposer les travailleurs à de multiples métaux toxiques. Le repérage des métiers et activités à risque est primordial afin de s’assurer que les mesures de prévention adaptées sont prises par les employeurs et d’adapter la surveillance médicale des agents.
Objectifs : identifier les principaux métiers et procédés pouvant générer des expositions importantes aux métaux afin d’adapter la surveillance médicale et les examens complémentaires en santé au travail.
Méthodes : une étude bibliographique des principaux procédés métallurgiques a été réalisée afin d’identifier les principaux métaux manipulés et les métiers ou activités associés. En parallèle, l’exploitation des données de biosurveillance (focus sur les métaux) prescrites sur la période 2000-2025 par des SPSTI / SPSTA français et adressées au laboratoire de toxicologie professionnelle du CHU Grenoble Alpes ont été extraites afin de caractériser les situations professionnelles les plus exposantes.
Résultats : les principaux procédés générateurs d’expositions potentiellement fortes aux métaux concernent aussi bien les extractions (mines, séparation de minerais primaires) que les raffinages ultérieurs (broyage, traitement thermique, laminage, forgeage, soudage, meulage, usinage). Les traitements de surface (sablage, grenaillage, traitement de surface électrolytique) contribuent également aux situations exposantes. Sont concernées aussi bien la pyrométallurgie (réduction, fusion, oxydation, grillage-calcination, fusion en creuset et raffinage), l’hydrométallurgie (lixiviation, purification de la solution, récupération du métal), l’électrométallurgie (production d’aluminium, de silicium), la métallurgie des poudres ou le recyclage des batteries et des déchets électriques et électroniques (DEEE). Les activités fréquemment sous-traitées (réfection de fours, renouvellement des réfractaires, gestion des déchets métalliques) sont souvent polluantes. Les principaux métaux toxiques préoccupants sont le Chrome (Cr), le Nickel (Ni), le Manganèse (Mn), le Cobalt (Co), le Cadmium (Cd). Certains procédés exposent plus rarement à l’Arsenic (As), au Béryllium (Be), au Plomb (Pb), au Titane (Ti) ou au Vanadium (V).
Conclusions : l’interrogatoire professionnel lors de la visite médicale en SPST (VIP ou SIR) nécessite pour les travailleurs de la métallurgie une attention particulière sur les procédés utilisés ou activités professionnelles afin de repérer les situations potentiellement exposantes à un ou plusieurs métaux toxiques. Ce repérage permet de décider des Actions en Milieu du Travail (AMT) et une éventuelle surveillance des expositions afin d’évaluer les risques.
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| th09 p394 la surveillance medicale en metallurgie auteurs meryem fraikich 1 laila charaf 1 etablissement 1 medecine du travail casablanca maroc presentateur meryem fraikich |
Th09-P394 - La surveillance médicale en métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Meryem Fraikich (1), Laila Charaf (1)
Présentateur : Meryem Fraikich
Etablissement : (1) MEDECINE DU TRAVAIL, Casablanca, MAROC
La métallurgie est un secteur industriel caractérisé par des expositions professionnelles multiples, notamment aux fumées et poussiéres métalliques, au bruit, aux vibrations et aux contraintes physiques. Ces situations exposent les travailleurs à des riques sanitaires aigus et chroniques, incluant des pathologies respiratoires, auditives, musculosquelettiques et certtains cancers professionnels.
La surveillance médicale constutie un pilier essentiel de la prévention en médecine du travail. Elle repose sur une évaluation réguliére de l'aptitude au poste du travail, un suivi clinique ciblé et la réalisation d'examens complémentaires adaptés aux risques identifiés tels que la spirométrie, l'audiométrie et la surveillance biologique des expositions. Cette surveillance permet le dépistage précoce des maladies profressionnelles, l'adaptation des postes de travail et la mise en oeuvre d'actions de prévention collective et individuelle.
L'intégration de la surveillance médicale dans une démarche globale de prévention contribue à la protection durable de la santé des travailleurs du secteur métallurgique.
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| th09 p395 evaluation de l exosquelette dans le secteur aeronautique impact sur la sante et la penibilite chez les peintres auteurs sophie caroline henry de bonneville 1 cecile pochon 1 francois maurer 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur sophie caroline henry de bonneville |
Th09-P395 - Évaluation de l'Exosquelette dans le Secteur Aéronautique : Impact sur la Santé et la Pénibilité chez les Peintres
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Sophie - Caroline Henry De Bonneville (1), Cécile Pochon (1), François Maurer (1)
Présentateur : Sophie - Caroline Henry De Bonneville
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
Le travail des peintres en aéronautique est exposé à des risques de troubles musculosquelettiques (TMS) et à une certaine pénibilité. Suite à plusieurs recherches ergonomiques, nous pensons que l’utilisation d’un exosquelette pourrait minimiser ces aspects négatifs du métier. Notre service médical a donc mis en place une étude afin d’évaluer l'impact d'un exosquelette sur les tâches de ponçage des parties basses et latérales des avions.
Pour ce faire, des capteurs de cardiofréquencemétrie (CFM), d'électromyographie (EMG), ont été installés sur les membres supérieurs des peintres, ces parties du corps étant particulièrement sollicitées lors de ces phases spécifiques de ponçage. Toutes les mesures ont été effectuées avant puis après l'utilisation d’un exosquelette chez 4 peintres. Un questionnaire avec une évaluation du ressenti de l’utilisation et de l’efficacité de l'exosquelette a également été complété par chaque volontaire.
Avant la mise en place de l’exosquelette, les résultats ont démontré que les phases de ponçage engendraient des contraintes posturales significatives, surtout au niveau des épaules et des cervicales. L'utilisation de l'exosquelette a entraîné une réduction notable de ces contraintes.
L'analyse des coûts cardiaques a révélé un effort cardiaque important lors de la phase de ponçage, qualifiée de très contraignante par les peintres, entraînant un sentiment de fatigue accentué. Ces mesures objectives ont été décisives pour soutenir l'idée que l'exosquelette pourrait atténuer la pénibilité de ce métier .
Les résultats ont conduit à une meilleure acceptation de l'exosquelette par les peintres, qui ont pu constater une réduction des douleurs et une amélioration de leur capacité de récupération musculaire. Ainsi, le déploiement continu de l'exosquelette est fortement recommandé pour améliorer les conditions de travail et la santé des peintres en aéronautique.
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| th09 p396 evaluation biotoxicologique de lexposition professionnelle au plomb dans une fonderie auteurs haciba rezk kallah 1 2 sanae djelad 1 2 sara hasni 3 rabia medjane 2 3 youcef benziane 1 mokhtaria taibi 1 etablissement 1 service de toxicologie centre hospitalier universitaire doran oran algerie 2 laboratoire de recherche en sante environnement faculte de medecine universite oran1 ahmed ben bella oran algerie 3 service de medecine du travail etablissement hospitalier universitaire doran oran algerie presentateur haciba rezk kallah |
Th09-P396 - Evaluation biotoxicologique de l’exposition professionnelle au plomb dans une fonderie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Haciba Rezk-Kallah (1,2), Sanae Djelad (1,2), Sara Hasni (3), Rabia Medjane (2,3), Youcef Benziane (1), Mokhtaria Taibi (1)
Présentateur : Haciba Rezk-Kallah
Etablissement : (1) Service de Toxicologie, Centre Hospitalier Universitaire d’Oran, Oran, ALGERIE; (2) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Faculté de Médecine, Université Oran1 Ahmed Ben Bella, Oran, ALGERIE; (3) Service de Médecine du Travail, Etablissement Hospitalier Universitaire d’Oran, Oran, ALGERIE
Introduction Le travail dans les fonderies expose les travailleurs à des risques chimiques importants liés notamment à l'inhalation des poussières et des fumés plombifères générées lors de la fusion des matières premières. Ceci peut engendrer des effets sanitaires graves en cas d’imprégnation chronique. L’objectif de ce travail est d’identifier le risque chimique par l’évaluation biotoxicologique des niveaux d’exposition au plomb chez les travailleurs d’une fonderie.
Matériel et méthodes Une étude a été menée dans une fonderie fonte employant 43 travailleurs. Une visite d’entreprise et une analyse des activités ont été réalisées par des observations et des études de postes. Le recueil d’informations a été effectué à l’aide d’un questionnaire préétabli qui comporte des renseignements sur les travailleurs et la description des postes de travail ainsi que les signes cliniques présentés par les sujets, et la traçabilité des prélèvements biologiques. Le dosage du plomb sanguin a été effectué par ICP-MS (Plasma Inductif Couplé à la Spectrométrie de Masse) sur des prélèvements réalisés en début de poste, au niveau de l’infirmerie de l’entreprise.
Résultats L’analyse de l’activité des travailleurs a permis d’identifier les postes à risque au sein de la fonderie. Le dosage de la plombémie a concerné 26 travailleurs (60% des effectifs) tous de sexe masculin et âgés de 41±8 ans. Les résultats montrent que 81% des sujets présentent une plombémie supérieure à la valeur biologique de référence (VBR) qui correspond à 85 µg/L et que 19% des sujets dépassent la valeur limite biologique (VLB) définie par l’Anses qui est de180 µg/L. Une plombémie de 556 µg/L a été retrouvée chez le salarié le plus ancien (30 ans d’exercice). Une relation statistiquement significative entre la plombémie et l’ancienneté professionnelle a été observée (p=0.015). Les manifestations cliniques les plus rapportées par les travailleurs sont les céphalées, les troubles respiratoires, l’asthénie et l’anxiété, symptômes évocateurs d’une probable « fièvre des fondeurs ».
Conclusion Dans cette étude, le dosage de la plombémie constitue un indicateur de choix dans le suivi biotoxicologique des travailleurs exposés en fonderie. La prévention du risque repose sur une approche pluridisciplinaire impliquant notamment les médecins de travail et les toxicologues.
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| th09 p397 evaluation de la charge physique de travail en metallurgie auteurs amira omrane 1 lamia bouzgarrou 1 rim ben soussia 2 taoufik khalfallah 1 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher mahdia tunisie 2 service de psychiatrie eps taher mahdia tunisie presentateur amira omrane |
Th09-P397 - Évaluation de la charge physique de travail en métallurgie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Amira Omrane (1), Lamia Bouzgarrou (1), Rim Ben Soussia (2), Taoufik Khalfallah (1)
Présentateur : Amira Omrane
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher , Mahdia, TUNISIE; (2) Service de Psychiatrie, EPS Taher , Mahdia, TUNISIE
Introduction : La métallurgie est l'un des secteurs caractérisés par sa pénibilité physique. L'un des paramètres fondamentaux pour l'évaluation de la charge de travail physique est le métabolisme. Dans ce contexte, nous avons mené notre étude dont l’objectif est d'évaluer la charge physique de travail des employés d’une société de métallurgie
Participants et méthodes : Étude transversale menée sur deux mois pendant la saison froide auprès de 65 employés d’une société de métallurgie installée à Monastir, Tunisie. La charge physique a été évalué moyennant l'estimation du métabolisme professionnel, tel que recommandé par le niveau « analyse » de la norme internationale ISO 8996 « Ergonomie de l'environnement thermique - Détermination du métabolisme » (niveau 3 des 4 niveaux proposés par la norme). Cette analyse repose sur l'enregistrement de la fréquence cardiaque (FC) pendant une période représentative de la journée de travail par cardiofréquencemètre. L'interprétation des données enregistrées a été réalisée à l'aide du programme « Interprétation de la fréquence cardiaque » développé par le professeur Jacque Malchaire.
Résultats : La durée des enregistrements variait de 256 min à 462 min, avec une durée moyenne de 327,2 min ± 50,1 min. Le coût cardiaque absolu variait de 10 à 45 bpm, avec une valeur moyenne de 19,2 ± 6,9 bpm. Le coût cardiaque relatif moyen était de 18,2 % ± 8,1 % et variait entre 9,4 % et 51,14 %. Le métabolisme équivalent a été estimé à 282,4 ± 80,6 Watts, avec une fourchette allant de 185,5 à 648,6 Watts. À cette charge métabolique, la durée maximale de travail était de 1000 ± 339 min. D'après le métabolisme équivalent, le pourcentage d'utilisation de la capacité maximale de travail et la durée maximale de travail pour cette charge métabolique, l'interprétation de la charge de travail a conclu que cette charge était « acceptable » pour l'ensemble de la population étudiée, à l'exception de trois travailleurs pour lesquels la charge de travail a été jugée « inadmissible ».
Conclusion : La présente étude a quantifié objectivement la charge de travail physique dans le secteur de métallurgie. Pour la plupart des travailleurs, cette charge a été évaluée comme légère ou modérée, mais elle a été qualifiée de « lourde » dans trois cas. Pour les travailleurs dont la charge était « inadmissible », des mesures préventives urgentes ont été proposées, associées à des recommandations générales visant à accroître l'automatisation des processus de production, améliorer les conditions de travail et l'organisation des tâches et renforcer la surveillance médicale des travailleurs.
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| th09 p398 qualification des exosquelettes un outil au service d une integration pluridisciplinaire auteurs yonnel giovanelli 1 anne vareille 1 etablissement 1 sncf optim services la plaine saint denis france presentateur yonnel giovanelli |
Th09-P398 - Qualification des exosquelettes : un outil au service d'une intégration pluridisciplinaire
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Yonnel Giovanelli (1), Anne Vareille (1)
Présentateur : Yonnel Giovanelli
Etablissement : (1) SNCF Optim'Services, La Plaine Saint Denis, FRANCE
La diversification des exosquelettes sur le marché exige une méthode structurée pour les sélectionner en fonction des besoins réels. Bien que présentés comme des solutions contre les TMS, leur évaluation rigoureuse évite des investissements inefficaces. Cet article propose un outil de qualification intégré à une démarche globale, combinant analyse des activités, traitement automatique des données et collaboration pluridisciplinaire.
Objectifs principaux :
- Structurer la phase amont : Méthodologie reproductible, de l’analyse des situations de travail (contraintes biomécaniques/organisationnelles) à la formalisation des besoins en bilans textuels exploitables.
- Croiser besoins et solutions : Extraction automatique de critères clés (mots-clés, contraintes physiques, attentes ergonomiques) confrontés à une base de données d’exosquelettes qualifiés. Celle-ci classe les dispositifs via une méthode multicritère (7 indicateurs : complexité, assistance physique, utilité objective/subjective, utilisabilité, sécurité, compatibilité) et 50 critères détaillés (poids, autonomie, facilité de réglage…).
- Approche pluridisciplinaire : Implication des services médicaux (évaluation des risques résiduels, contre-indications individuelles, suivi post-intégration) et des ergonomes/managers pour valider l’acceptabilité terrain.
Modules de l’outil :
- Analyse d’activité : Collecte de données (observations, entretiens, mesures biomécaniques) synthétisées en bilans standardisés.
- Traitement automatique : Extraction de critères différenciants (ex. : "port de charges >20 kg", "travail en espace confiné"), pondérés selon leur criticité.
- Base de données qualitative : 7 indicateurs déclinés en 50 critères objectifs (poids, encombrement, type d’assistance…).
- Interface de sélection : Classement dynamique des exosquelettes avec visualisation des priorités.
Premiers résultats :
- Base de 115 exosquelettes.
- Sélection des critères différenciants.
- Fiches synthétiques par exosquelette (avantages/inconvénients, indications/contre-indications).
Valeur ajoutée :
Cet outil comble un vide méthodologique en intégrant technologie (Traitement Automatique du Langage, base de données) et collaboration renforcée entre acteurs. Les services médicaux y jouent un rôle central pour analyser l’adéquation exosquelette/opérateur/situation, anticiper les risques (ex. : sur-sollicitation musculaire) et pérenniser l’usage via un suivi post-intégration.
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| th09 p399 asthme professionnel et syndromes respiratoires lies a lexposition aux poussieres de carbures metalliques frittes a propos de 5 cas auteurs narjes belhadj 1 2 3 imen fki 1 2 3 maher maoua 1 2 3 nawres gannoun 1 2 3 chaima sridi 1 2 3 farah chelly 1 2 3 yosra ayed 1 2 manel makhloufi 2 3 4 maroua bouhoula 2 3 4 asma chouchane 2 3 4 imen kacem 2 3 4 etablissement 1 service de medecine du travail chu sahloul sousse tunisie 2 universite de sousse faculte de medecine de sousse sousse tunisie 3 laboratoire de recherche lr19sp03 chu farhat hached sousse tunisie 4 service de medecine du travail chu farhat hached sousse tunisie presentateur yosra ayed |
Th09-P399 - Asthme professionnel et syndromes respiratoires liés à l’exposition aux poussières de carbures métalliques frittés : à propos de 5 cas
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Narjes Belhadj (1,2,3), Imen Fki (1,2,3), Maher Maoua (1,2,3), Nawres Gannoun (1,2,3), Chaima Sridi (1,2,3), Farah Chelly (1,2,3), Yosra Ayed (1,2), Manel Makhloufi (2,3,4), Maroua Bouhoula (2,3,4), Asma Chouchane (2,3,4), Imen Kacem (2,3,4)
Présentateur : Yosra Ayed
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail, CHU Sahloul, Sousse, TUNISIE; (2) Université de Sousse, Faculté de Médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (3) Laboratoire de Recherche LR19SP03, CHU Farhat Hached, Sousse, TUNISIE; (4) Service de Médecine du travail, CHU Farhat Hached, Sousse, TUNISIE
Introduction L’asthme professionnel est une obstruction bronchique réversible induite par des expositions professionnelles. Les carbures métalliques frittés (tungstène, molybdène, niobium) sont des agents irritants et sensibilisants peu documentés. Leur inhalation chronique peut provoquer des manifestations asthmatiques et des troubles ventilatoires obstructifs.
Objectif Décrire les caractéristiques professionnelles et cliniques des cas d’asthme professionnel aux poussières des métaux durs.
Méthodes Étude rétrospective portant sur cinq patients présentant un asthme allergique professionnel aux métaux durs déclarés dans le secteur privé en Tunisie et reconnue par les commissions médicales compétentes de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM).
Résultats Les cinq patients de notre étude étaient des hommes avec un âge médian de 43 ans avec des extrêmes allant de 36 à 53 ans. L’ancienneté professionnelle médiane était de 8 ans avec des extrêmes allant de 7 à 34 ans. Les postes à risque comprenaient la soudure, la fonderie, la construction métallique et la réparation d’alternateurs. Tous présentaient une dyspnée asthmatiforme, associée dans certains cas à une toux, une oppression thoracique ou des symptômes nasaux allergiques. Les explorations fonctionnelles ont révélé un trouble ventilatoire obstructif réversible ou partiellement réversible sous bronchodilatateurs, proximal chez quatre patients et distal chez un patient. L’imagerie thoracique était normale dans tous les cas. L’enquête technique a confirmé l’exposition aux poussières de carbures métalliques frittés. Les pathologies qui ont été reconnues comme maladies professionnelles selon le tableau n°13 « les poussières de carbures métalliques frittés » de la liste tunisienne des maladies professionnelles, étaient la dyspnée asthmatiforme dans 4 cas et le syndrome irritatif respiratoire chronique dans 1 cas.
Conclusion L’asthme professionnel lié aux poussières de métaux durs est une pathologie sous-déclarée. Les symptômes apparaissent généralement après plusieurs années d’exposition et montrent une variabilité selon le type de travail et la durée d’exposition. La reconnaissance en maladie professionnelle est facilitée par la documentation des expositions et la corrélation clinique et fonctionnelle. Une vigilance particulière est nécessaire chez les soudeurs et ouvriers exposés aux carbures métalliques frittés pour une détection précoce et une prévention efficace.
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| th09 p400 part des travailleurs du secteur de la metallurgie parmi les sujets presentant une surdite professionnelle dans le secteur prive en tunisie auteurs asma chouchane 1 2 seif gmiza 2 asma gaddour 1 4 asma aloui 1 2 zeineb gorchene 1 ilhem boussarsar 3 jobrane jobrane 3 maher maoua 1 5 souheil chatti 1 2 etablissement 1 faculte de medecine de sousse laboratoire de recherche lr19sp03 universite de sousse sousse tunisie sousse tunisie 2 service de medecine du travail chu farhat hached sousse sousse tunisie 3 caisse nationale d assurance maladie sousse tunisie 4 service de medecine de travail hopital ibn el jazzar kairouan tunisie 5 service de medecine du travail sahloul sousse tunisie presentateur seif gmiza |
Th09-P400 - Part des travailleurs du secteur de la métallurgie parmi les sujets présentant une surdité professionnelle dans le secteur privé en Tunisie
Thème: Thème 09 - Le secteur de la Métallurgie
Auteurs : Asma Chouchane (1,2), Seif Gmiza (2), Asma Gaddour (1,4), Asma Aloui (1,2), Zeineb Gorchène (1), Ilhem Boussarsar (3), Jobrane Jobrane (3), Maher Maoua (1,5), Souheil Chatti (1,2)
Présentateur : Seif Gmiza
Etablissement : (1) Faculté de médecine de Sousse, Laboratoire de recherche LR19SP03, Université de Sousse, Sousse, Tunisie, Sousse, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail CHU Farhat Hached Sousse, Sousse, TUNISIE; (3) Caisse Nationale d'Assurance Maladie , Sousse, TUNISIE; (4) Service de Médecine de Travail Hopital Ibn el Jazzar , Kairouan, TUNISIE; (5) Service de Médecine du travail Sahloul, Sousse, TUNISIE
Introduction : La surdité professionnelle (SP) constitue l’une des principales pathologies liées à l’exposition au bruit en milieu industriel, avec des conséquences importantes sur la santé et la sécurité des travailleurs. Le secteur de la métallurgie, fortement exposé aux niveaux sonores élevés, représente un domaine à risque important.
Objectif : Déterminer la proportion des travailleurs du secteur de la métallurgie parmi les sujets présentant une SP.
Méthodologie :
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective, portant sur les cas de SP déclarés sur une période de dix ans (du 1er janvier 2011 jusqu’au 31 décembre 2021), auprès des bureaux de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) de la région du centre Tunisien. Les données socio-démographiques, médicales et professionnelles ont été collectées à l’aide d’une fiche synoptique pré-établie.
Résultats : Au total, nous avons colligés 784 cas de SP. L’âge moyen des participants était de 46 ± 7,76 ans avec une prédominance masculine (90,2%). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 18,74 ± 10,46 ans. Le secteur de la métallurgie représentait 3,1% des participants (24 cas). Les résultats de l’audiogramme ont objectivé une perte auditive moyenne de 60,56 ±19,57 dB au niveau de l’oreille droite, et une perte auditive moyenne de 59,48 ± 18,67 dB au niveau de l’oreille gauche. Tous les participants étaient exposés à un niveau de bruit supérieur à 85 db.
Conclusion : Bien que le secteur de la métallurgie soit exposé à des niveaux sonores élevés, il représentait une faible proportion des cas de SP, suggérant que d’autres facteurs professionnels ou environnementaux pourraient contribuer à la surdité dans ce secteur. Ces résultats soulignent l’importance d’une prévention globale prenant en compte non seulement le bruit, mais également d’autres risques spécifiques à la métallurgie.
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| e p1 7 tms dans le tertiaire risques et impact auteurs christophe rogier 1 monia guissouma 2 etablissement 1 acms suresnes france 2 entreprise ile de france france presentateur christophe rogier |
E-P1 -7 - TMS dans le tertiaire : risques et impact
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Christophe Rogier (1), Monia Guissouma (2)
Présentateur : Christophe Rogier
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE; (2) Entreprise, Ile De France, FRANCE
Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont souvent causés par une combinaison de facteurs de risque : biomécaniques, organisationnels et psychosociaux, environnementaux et individuels. Après des signalements au cours de visites médicales, ces facteurs de risque et les TMS (localisation, score de douleur de 0 à 10, variation temporelle, soins, reconnaissance) ont été évalués par questionnaire en ligne au siège d’une grande entreprise d’Ile-de-France entre décembre 2024 et janvier 2025 auprès de 492 salariés. Ils ont décrit leurs conditions de travail (scores 0-10) et leurs postes de travail sur site et en télétravail (usage et réglage des sièges et des écrans, usage de claviers déportés ou PC, souris et support-PC) ainsi que leur âge, genre, ancienneté, poids, taille, stress ressenti (score 0-10), nombre de jours hebdomadaires de travail sur site ou à distance. Leurs commentaires ont aussi été recueillis. Parmi les répondants, 42% se plaignaient d’au moins un TMS défini par une douleur musculosquelettique avec un score de douleur >=5/10 le jour de la réponse : 25% nuque & cou, 25% bas du dos, 21% haut du dos et 19% épaules & bras. En analyse multivariée (régression logistique), la déclaration d’au moins un TMS était significativement plus fréquente en cas de conditions de travail sur site jugées moyennes (score 4-6/10 ;OR=1,8 ;p=0,017) ou mauvaises (score<4 ;OR=2,9 ;p<0,001), de stress moyen (score 4-6/10 ;OR=2,2 ; p=0,003) ou élevé (score>6 ;OR=3,5 ;p<0,001), de surpoids (IMC>=25 ;OR=2,0 ;p=0,001), d’ancienneté <=1an (par rapport à >=5ans ; OR=2,7 ;p=0,006) ou de 2 à 4 ans (OR=1,6 ;p=0,043) et chez les femmes (OR=1,7 ;p=0,007). Pour 86,6% des répondants, leurs conditions de travail étaient bonnes en télétravail. Elles étaient bonnes sur site que pour 34,5% d’entre eux. Sur site, les conditions défavorables de travail étaient relatives à l’ergonomie des équipements (52%), aux températures trop basses (48%), au manque de place & espace (38%) et au bruit (23%). Les douleurs augmentaient en fin de journée ou semaine de travail et diminuaient au cours des WE, RTT ou congés pour 70%. Selon leurs localisations, les TMS étaient significativement associés à des facteurs comme l’usage inhabituel de siège réglable ou de clavier déporté, l’usage habituel du clavier du PC, le défaut de nombre suffisant d’écrans... Cette étude a permis de documenter l’impact des conditions de travail et des RPS pourvoyeurs de stress sur la santé des salariés. Les meilleures conditions de travail à domicile faisaient obstacle à l’acceptation par les salariés au retour plus fréquent sur site voulu par la direction. Cette étude et les observations sur site ont étayé les conseils qui lui ont été donnés.
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| e p2 1 le trouble du deficit de lattention avec ou sans hyperactivite tda h chez ladulte en milieu professionnel quand lapproche clinique du psychologue du travail enrichit la prevention et favorise linclusion auteurs sophie mahe 1 angelique blanco gomez 1 etablissement 1 sstrn nantes france presentateur sophie mahe |
E-P2 -1 - Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) chez l’adulte en milieu professionnel : quand l’approche clinique du psychologue du travail enrichit la prévention et favorise l’inclusion
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sophie Mahé (1), Angélique Blanco-Gomez (1)
Présentateur : Sophie Mahé
Etablissement : (1) SSTRN, Nantes, FRANCE
Introduction Les troubles du neurodéveloppement (TND) constituent un enjeu de santé publique, soutenu par la Stratégie nationale 2023-2027 qui vise à améliorer leur repérage et leur accompagnement. Parmi eux, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) reste sous-diagnostiqué chez l’adulte, malgré une prévalence estimée entre 1,5 et 3,2 % et des comorbidités fréquentes. En milieu professionnel, ce trouble est susceptible d’entraîner des difficultés cognitives, comportementales et émotionnelles, ayant un impact dans l’activité de travail. La prise en compte de ces problématiques par les psychologues du travail des SPSTI peut offrir un appui aux équipes de santé au travail dans l’accompagnement de ces salariés.
Objectifs A partir d’un accompagnement d’un salarié avec TDA/H par un psychologue du travail, la présentation a pour objectifs de démontrer les bénéfices obtenus pour les partites prenantes. Aussi, à travers la prise en compte des problématiques du salarié en situation de travail, la présentation aura pour objectif de montrer les gains obtenus :
- améliorer le dépistage précoce du TDA/H chez l’adulte
- faciliter le maintien en emploi et de prévenir les risques de désinsertion professionnelle
- proposer des aménagements adaptés des postes de travail
- accompagner les employeurs et le collectif de travail pour favoriser un environnement inclusif.
Méthodologie La présentation met en évidence l’intérêt de la prise en compte des échanges avec l’employeur, l’équipe de santé au travail et le salarié qui ont permis de construire des pistes d’aménagement et de soutien.
Résultats Grâce à une bonne coopération avec les parties prenantes, le repérage du TDA/H a permis d’orienter le salarié vers un diagnostic spécialisé et de proposer des ajustements : structuration des tâches, réduction des distracteurs, clarification des priorités, appui managérial et sensibilisation du collectif.
Discussion L’accompagnement individuel des salariés souffrant de TDA/H, par les psychologues du travail s’appuie sur la compréhension de leurs difficultés et des répercussions sur leur activité. Il peut aussi permettre à une direction d’élaborer un plan d’actions favorisant l’inclusion et l’efficience.
Conclusion Le repérage et l’accompagnement des salariés souffrant de TDA/H en milieu professionnel requièrent une approche plurielle articulant clinique, prévention et action collective. Le rôle des psychologues du travail peut, alors, être un atout pour favoriser le maintien en emploi et soutenir des environnements professionnels plus inclusifs.
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| e p2 2 recommandations pour la fixation de valeurs limites dexposition professionnelle vlep pour lacetaldehyde auteurs isabelle maniere 1 benoit oury 3 ces valeurs sanitaires de reference 1 gt metrologie 1 francois pouzaud 1 emmanuelle durand 1 fatoumata sissoko 1 aurelie mathieu 1 dominique brunet 1 amandine paillat 1 claude emond 2 keyvin hogeveen 2 etablissement 1 anses maisons alfort france 2 ces valeurs sanitaires de reference de l anses maisons alfort france 3 gt metrologie de l anses maisons alfort france presentateur dominique brunet |
E-P2 -2 - Recommandations pour la fixation de valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) pour l’acétaldéhyde
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Isabelle Maniere (1), Benoit Oury (3), Ces "valeurs Sanitaires De Référence" (1), Gt "métrologie" (1), François Pouzaud (1), Emmanuelle Durand (1), Fatoumata Sissoko (1), Aurélie Mathieu (1), Dominique Brunet (1), Amandine Paillat (1), Claude Emond (2), Keyvin Hogeveen (2)
Présentateur : Dominique Brunet
Etablissement : (1) ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE; (2) CES "Valeurs sanitaires de référence" de l'ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE; (3) GT "Métrologie" de l'ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE
L’acétaldéhyde est un aldéhyde gazéiforme largement utilisé dans l’industrie comme intermédiaire dans la fabrication de nombreux produits (parfums, peintures, plastiques etc.) ou composés chimiques (acide acétique, acétate de cellulose, dérivés de pyridine). Il est présent dans les matériaux de construction, de décoration et d’ameublement et dans des produits de consommation courants (nettoyants pour sols, parquets, stratifiés, colles, lasures, décapants, etc.). Il se forme également lors de la combustion de matières organiques et est donc très présent dans l’environnement.
Les études humaines disponibles mettent en évidence des effets toxiques aigus : irritation oculaire, cutanée, et des voies respiratoires supérieures et inférieures allant jusqu’à une bronchoconstriction chez les personnes asthmatiques.
Les effets associés à l’exposition humaine par inhalation à long terme à l’acétaldéhyde sont peu documentés. Les différentes études conduites chez le rat indiquent que l’exposition par voie respiratoire à l’acétaldéhyde induit des altérations non-néoplasiques incluant des dégénérescences et des hyperplasies des épithéliums du tractus respiratoire. Les données disponibles indiquent que les effets cancérogènes de l’acétaldéhyde sur l’arbre respiratoire surviennent à des niveaux d’exposition supérieurs à ceux induisant des effets irritants et cytotoxiques, ce qui est en faveur d’un effet cancérogène à seuil, démontré pour d’autres aldéhydes, en particulier le formaldéhyde.
Sur la base des données scientifiques disponibles, l’Anses recommande la fixation d’une valeur limite d’exposition sur 8 heures (VLEP-8h) de 1,8 mg.m-3 (soit 1ppm à 25°C) et d’une valeur limite court terme sur 15 minutes (VLCT-15min) de 14,2 mg.m-3 (soit 7,9 ppm à 25°C).
En prévenant de l’irritation respiratoire, la VLEP-8h recommandée devrait protéger de la survenue de cancer des voies respiratoires. Aucune mention « peau » ou « bruit » n’est recommandée.
L’évaluation des méthodes de mesure conduit l’Anses à recommander la méthode validée consistant à effectuer un prélèvement actif sur un tube de gel de silice imprégné de 2,4-dinitrophényl hydrazine (DNPH), puis une désorption avec de l’acétonitrile et une analyse par chromatographie liquide avec détection UV/visible pour le suivi de la VLEP-8h, la VLCT-15 min et des expositions court terme, à condition de respecter les conditions d’utilisation précisées dans l’expertise.
L’acétaldéhyde disposant d’une classification harmonisée comme agent cancérogène de catégorie 1B, l’Anses rappelle que les dispositions particulières prévues par le Code du travail pour les agents chimiques cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction sont applicables.
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| e p2 3 etat des connaissances disponibles sur les expositions aux principes actifs medicamenteux des travailleurs de lindustrie pharmaceutique en france auteurs fatoumata sissoko 1 rebeccah nehard 1 dominique brunet 1 sophie ndaw 3 robert garnier 2 3 claude emond 2 3 stephane personne 2 ces valeurs sanitaires de reference 2 etablissement 1 anses maisons alfort france 2 ces valeurs sanitaires de reference de l anses maisons alfort france 3 gt principes actifs de l anses maisons alfort france presentateur dominique brunet |
E-P2 -3 - Etat des connaissances disponibles sur les expositions aux principes actifs médicamenteux des travailleurs de l’industrie pharmaceutique en France
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatoumata Sissoko (1), Rebeccah Nehard (1), Dominique Brunet (1), Sophie Ndaw (3), Robert Garnier (2,3), Claude Emond (2,3), Stéphane Personne (2), Ces "valeurs Sanitaires De Référence" (2)
Présentateur : Dominique Brunet
Etablissement : (1) ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE; (2) CES "Valeurs sanitaires de référence" de l'ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE; (3) GT "principes actifs" de l'ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE
L’Anses a été saisie par plusieurs coordinations d’organisations syndicales de la confédération générale du Travail (CGT) associées à la Fédération nationale des Industries Chimiques (FNIC-CGT), au sujet des expositions aux principes actifs médicamenteux des salariés de l’industrie pharmaceutique.
Un produit fini médicamenteux est composé d’un ou plusieurs principes actifs qui lui confèrent ses propriétés thérapeutiques ou préventives et d’excipients qui sont des substances d’origines chimique ou naturelle. Les principes actifs sont produits à partir de matières premières et d’intermédiaires de synthèse. Ils peuvent constituer un risque pour la santé des travailleurs si l’exposition n’est pas contrôlée. Tout effet pharmacologique résultant d’une exposition professionnelle à un principe actif est considéré comme un effet néfaste.
Les excipients, les solvants et les matières premières de départ pour la synthèse du principe actif ainsi que les médicaments à base de plantes et huiles, les médicaments homéopathiques et les produits biologiques et médicaments biologiques fabriqués à partir d’organismes vivants (virus, bactéries, parasites, champignons, etc.) ont été exclus du champ des travaux de cette expertise.
Les travaux d’expertise menés dans le cadre de cette saisine ont consisté à dresser un état des lieux :
- des données quantitatives de production/de formulation/de conditionnement de principes actifs et/ou produits finis médicamenteux à usages humain et vétérinaire en France ;
- des données disponibles quant aux niveaux d’expositions professionnelles des travailleurs de l’industrie pharmaceutique aux principes actifs et produits finis médicamenteux ;
- des informations disponibles sur les dangers des principes actifs et les moyens d’accéder à ces informations ;
- des méthodologies d’évaluation des dangers, des expositions aux principes actifs et aux produits finis médicamenteux et des risques qui en résultent mises en œuvre au sein de l’industrie pharmaceutique.
Au travers de la description des différentes étapes du développement de médicaments à usages humain et vétérinaire, les particularités des principes actifs médicamenteux, notamment le fait que le corpus de données toxicologiques pour réaliser l’évaluation des dangers se constitue au fur et à mesure du développement du médicament sont explicitées. Les différents cadres réglementaires applicables contribuant à la protection de la santé des travailleurs sont également précisés.
Suite aux constats ayant pu être établis, différents axes de progrès identifiés en matière de prévention des risques sanitaires pour les travailleurs exposés aux principes actifs et produits finis médicamenteux seront présentés.
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| e p2 4 approche narrative dans la reconstruction de soi troubles de la personnalite sante mentale au travail et qvct auteurs karine gros 1 4 martin leurent 2 3 jim barachin 1 anaid mouratian 1 christine jung 3 julie blivet 3 kevin caillaud 1 deborah ducasse 2 3 etablissement 1 universite paris est creteil faculte de sante upec chaire handicap emploi et sante au travail creteil france 2 centre de therapies troubles de l humeur et emotionnels borderline departement de psychiatrie adulte chu montpellier montpellier france 3 chaire identification correcte de soi fondation universite de montpellier montpellier france 4 institut mondor de recherche biomedicale imrb inserm u955 creteil france presentateur karine gros |
E-P2 -4 - Approche narrative dans la reconstruction de soi : troubles de la personnalité, santé mentale au travail et QVCT
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Karine Gros (1,4), Martin Leurent (2,3), Jim Barachin (1), Anaïd Mouratian (1), Christine Jung (3), Julie Blivet (3), Kevin Caillaud (1), Déborah Ducasse (2,3)
Présentateur : Karine Gros
Etablissement : (1) Université Paris Est Créteil Faculté de santé (UPEC) - Chaire Handicap Emploi et Santé au travail , Creteil, FRANCE; (2) Centre de Thérapies Troubles de l'Humeur et Emotionnels/Borderline (, département de psychiatrie adulte, CHU Montpellier), Montpellier, FRANCE; (3) Chaire Identification correcte de soi (Fondation Université de Montpellier), Montpellier, FRANCE; (4) Institut Mondor de Recherche Biomédicale IMRB Inserm U955, Creteil, FRANCE
Contexte Les troubles de la personnalité renvoient à des schémas durables de perception, d’affects et de conduites qui, lorsqu’ils se rigidifient, entravent l’inscription sociale et professionnelle. La personnalité, « intégration stable et individualisée » (Cottraux & Blackburn, 2006), devient pathologique lorsqu’elle est « rigide, inadaptée » et source d’altération et/ou de souffrance (Guelfi et al., 1987). Dans le trouble borderline, l’atteinte s’accompagne de ruptures biographiques (Bury, 1982; Bech et al., 2015). Or l’identité se soutient par des récits (« hommes-récits ») (Lejeune, 2005), d’où l’intérêt d’ateliers d’écriture structurés.
Objectif Montrer que la réécriture autobiographique peut soutenir le rétablissement, conçu comme un processus singulier de changements d’attitudes, de buts, de compétences et de rôles (Anthony, 1993).
Hypothèse : En complément des TCC de 3e vague (ACT, TCD, MBCT, MBSR, CFT...), ces dispositifs renforcent la cohérence narrative, la continuité identitaire, le pouvoir d’agir et la (ré)inscription socio-professionnelle.
Méthode Projets portés par la Chaire Handicap, Emploi et Santé au travail et la Chaire Identification correcte de soi. Trois volets : (1) médecine narrative, visant des compétences — « reconnaître, absorber, interpréter et être ému » (Charon, 2006) — pour renforcer l’alliance ; (2) essai contrôlé randomisé: ateliers de réécriture autobiographique en TCC de 3e vague vs écriture non spécifique (critères : fonctionnement socio-professionnel, qualité de vie, situation socio-professionnel) ; (3) transfert santé mentale au travail/QVCT : espaces de récit et formations en organisation.
Résultats (1) Clinique : diminution de la fragmentation du récit de soi et de la réflexivité, hausse de l'estime de soi. (2) Psychosocial : pouvoir d’agir renforcé, auto-stigmatisation réduite, soutien des projets d’insertion; « aimer et travailler » est central dans le rétablissement borderline (Grenyer et al., 2022). (3) Travail/QVCT : prévention des ruptures de parcours et amélioration de la reconnaissance, face à des vécus tels que « démunis, incapables, mal formés » (verbatim, atelier « soi professionnel»).
Discussion L’add-on narratif pourrait faciliter l’intégration identitaire des acquis des TCC de 3e vague, en travaillant la mise en intrigue et la re-signification des événements de rupture. Les analyses devront préciser les profils les plus répondeurs, les ingrédients actifs (écriture, relecture, partage, feedback) et les conditions de sécurité (régulation, participation modulable). En contexte professionnel, l’impact dépendra de garanties éthiques (confidentialité, non-évaluation, volontariat) afin d’éviter tout mésusage managérial.
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| e p2 6 violences sexuelles envers les enfants enjeu majeur de sante au travail auteurs kathline pic 2 blandine printemps vacquier 2 claire lailheugue 3 laura mongis 3 servane langarel 3 audrey monnehay 2 aurore romagnan 2 elise audebert 2 marine de la sauvagere 2 maelle vernat 2 etablissement 1 bnp paribas merignac france 2 ahi 33 bordeaux france 3 colosse aux pieds dargile saint paul les dax france presentateur blandine printemps vacquier |
E-P2 -6 - Violences sexuelles envers les enfants : enjeu majeur de santé au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Kathline Pic (2), Blandine Printemps Vacquier (2), Claire Lailheugue (3), Laura Mongis (3), Servane Langarel (3), Audrey Monnehay (2), Aurore Romagnan (2), Elise Audebert (2), Marine De La Sauvagere (2), Maelle Vernat (2)
Présentateur : Blandine Printemps Vacquier
Etablissement : (1) BNP Paribas, Mérignac, FRANCE; (2) AHI 33, Bordeaux, FRANCE; (3) Colosse aux pieds d’argile, Saint Paul Lès Dax, FRANCE
Introduction
Les violences sexuelles envers les enfants constituent un enjeu majeur de santé publique et de société. En France, près de 41 000 enfants sont victimes de violences sexuelles par an de la part d’un professionnel dans le cadre de ses fonctions. Ces situations interrogent directement le champ de la santé au travail, puisque ces salariés sont suivis par les services de prévention et de santé au travail. Les professionnels de santé au travail peuvent être confrontés à des révélations d’enfants, à des salariés en difficulté émotionnelle ou à des personnes présentant des attirances sexuelles envers les enfants. Pourtant, le repérage, l’orientation et le signalement restent rares, souvent en raison d’un manque de formation, de connaissances des dispositifs existants et du caractère tabou du sujet. Face à ces constats, il apparaît essentiel de développer des outils de sensibilisation et de prévention adaptés au contexte professionnel.
Matériel et méthodes
Un kit de sensibilisation aux violences sexuelles envers les enfants a été élaboré au sein de l’AHI33 via un groupe de travail composé de médecins et infirmiers du travail, d’une assistante sociale, d’une juriste et d’une psychologue. Ce travail a été mené en collaboration avec l’association « Colosse aux pieds d’argile ». Le kit comprend un support de présentation et une plaquette d’information destinés aux professionnels de santé au travail. Il aborde à la fois la conduite à tenir face aux révélations d’enfants et l’accompagnement des salariés présentant des pulsions sexuelles envers les mineurs. Il est conçu pour être utilisé lors de séances collectives participatives ou en consultation individuelle.
Résultats
Le kit a été expérimenté auprès de 80 animateurs d’un centre de loisirs bordelais. L’âge moyen était de 29,7 ans et 25 % étaient des hommes. Aucun participant n’avait bénéficié auparavant d’une sensibilisation sur ce thème. Plus de 50% avaient déjà été confrontés à des révélations d’enfants victimes sans disposer d’outils adaptés. Tous ignoraient l’existence de dispositifs de prise en charge pour les professionnels attirés sexuellement par les enfants.
Conclusion
Ce kit constitue une première approche structurée des violences sexuelles envers les enfants en santé au travail. Il contribue à lever le tabou, à renforcer les compétences des professionnels et à améliorer la prévention des risques. Sa diffusion plus large et la formation des équipes de santé au travail à l’entretien individuel pourraient favoriser le repérage, l’orientation et la prévention des passages à l’acte, en cohérence avec les objectifs nationaux de lutte contre les violences faites aux enfants.
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| e p2 7 les services de sante au travail face aux violences conjugales auteurs manuelo turkiewicz 1 eulalie pefferkorn 1 frederic savall 1 fabrice herin 1 norbert telmon 1 etablissement 1 chu de toulouse toulouse france presentateur fabrice herin |
E-P2 -7 - Les services de santé au travail face aux violences conjugales
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Manuelo Turkiewicz (1), Eulalie Pefferkorn (1), Frederic Savall (1), Fabrice Herin (1), Norbert Telmon (1)
Présentateur : Fabrice Herin
Etablissement : (1) CHU de Toulouse, Toulouse, FRANCE
Les violences conjugales constituent un problème majeur de santé publique et font régulièrement l’actualité en France. En 2024, les services de sécurité de l’État ont recensé 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire. Face à l’ampleur de ce phénomène, la médecine de ville et le système hospitalier ont progressivement mis en place des dispositifs visant à améliorer le repérage, la prise en charge et l’orientation des victimes.
La place des services de santé au travail (SST) dans le repérage précoce des violences conjugales reste cependant encore peu explorée. Pourtant, les professionnels de santé au travail, qu’il s’agisse des médecins du travail ou des infirmiers en santé au travail, occupent une position privilégiée par leur accessibilité, la régularité des contacts avec les salariés et la relation de confiance instaurée dans le cadre du suivi professionnel.
Cette communication se propose d’analyser le rôle potentiel des SST dans le repérage des situations de violences conjugales et dans l’orientation des patientes et patients concernés vers des dispositifs adaptés. Dans une première partie, nous aborderons les spécificités des violences conjugales et les modalités de repérage en santé au travail. Dans un second temps, nous discuterons des évolutions et adaptations législatives récentes, notamment les dérogations au secret professionnel, applicables dans ce contexte particulier.
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| e p2 8 prevention des risques electriques dans une entreprise agro alimentaire au mali apport du comite dhygiene et de securite auteurs mahamadou kone 1 etablissement 1 sst consulting bamako mali presentateur mahamadou kone |
E-P2 -8 - Prévention des risques électriques dans une entreprise agro-alimentaire au mali : apport du comité d’hygiène et de sécurité
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mahamadou Kone (1)
Présentateur : Mahamadou Kone
Etablissement : (1) SST Consulting, Bamako, MALI
Introduction Les accidents du travail (AT) liés à l’électricité sont rares mais très graves. Les employés tendent à se préoccuper plus à bien exécuter leur travail qu’à identifier les risques dans les environs. Pourtant, l’identification des risques est un aspect incontournable à maîtriser pour éradiquer les accidents sur les lieux de travail.
Les objectifs étaient de décrire les dangers électriques identifiés et les mesures de prévention proposées par le comité d’hygiène et de sécurité d’une entreprise agro-alimentaire au Mali.
Méthodologie Il s’agissait d’une étude transversale et descriptive d’un mois (juin 2024), réalisée dans une industrie agro-alimentaire spécialisée dans la production des farines du blé et des aliments bétails, située à 25 kilomètres de Bamako. Les membres du CHS et deux électriciens de l’entreprise ont été formés sur la chasse aux risques électriques. Une inspection générale avec thème « chasse aux risques électriques » a été menée au sein de l’entreprise à l’aide de la fiche d’inspection du département QHSE de l’entreprise. La hiérarchisation des risques a permis de définir 3 niveaux de priorités d’actions : priorité 1 (code couleur : rouge), priorité 2 (code couleur : jaune) et priorité 3 (code couleur : vert).
Résultats Cette chasse aux risques électriques a permis d’identifié 18 situations dangereuses électriques dans l’ensemble de l’entreprise. Il s’agissait entre autres : le mauvais rangement des fils électriques, les fils électriques dénudés, les armoires électriques non fermées à clés, l’absence des consignes de sécurité électrique, les zones électriques hors usage non identifiées, les travaux de soudage à proximité des groupes électrogènes et la zone d’approvisionnement du carburant, l’absence des matériels (outils) isolants, antidéflagrants pour les travaux électriques, l’absence d’un système d’habilitation électrique pour réaliser des opérations sur ou à proximité d’une installation électrique et l’absence et/ou l’utilisation des équipements de protection (EPI) non adaptés aux travaux électriques. Un plan d’actions préventives a été proposé pour réduire ces situations de dangers électriques.
Conclusion Les accidents du travail liés à l’électricité sont rares mais très graves. Cette chasse aux risques électriques réalisée par le CHS a permis de détecter les dangers électriques et de proposer des mesures correctives qui s’imposent. L’engagement de la direction générale et l’implication de tous les acteurs concernés sont indispensables pour la mise en œuvre de ces recommandations et leur suivi.
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| pdnst p004 revue bibliographique des enjeux actuels de la psychiatrie en contexte de mutation sur le territoire rhodanien auteurs josephine spina 1 2 valerie pueyo 2 etablissement 1 ecole des hautes etudes en sante publique rennes france 2 universite lumiere lyon 2 lyon france presentateur josephine spina |
PDNST-P004 - Revue bibliographique des enjeux actuels de la psychiatrie en contexte de mutation sur le territoire rhodanien
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Joséphine Spina (1,2), Valérie Pueyo (2)
Présentateur : Joséphine Spina
Etablissement : (1) Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, Rennes, FRANCE; (2) Université Lumière Lyon 2, Lyon, FRANCE
En 2022, la ville de Nantes lance un appel à la mobilisation des réseaux de Villes et Métropoles françaises et internationales pour la prise en compte des questions de santé mentale à l’échelle d’un territoire avec pour actions clés : déstigmatiser, décloisonner, agir concrètement et interpeller. Nous nous situons ainsi dans la continuité de ces objectifs largement partagés et en lien avec la compréhension et le repositionnement du Travail, notamment du travail au sein des institutions de soin, au cœur des liens entre la santé mentale et la Ville.
Le cadre actuel de cette thèse, débutée en octobre 2025,et financée par l’EHESP par le Parcours Doctoral National en Santé Travail, s’implante dans un contexte de mutation-transition interne au Centre Hospitalier le Vinatier à Lyon et propre aux transformations du système de santé mentale français depuis le déploiement du secteur psychiatrique au milieu du XXe siècle, prédécesseur de la mise en place de dispositifs territoriaux de prise en charge par la loi de modernisation de santé de 2016.
Cette communication propose une revue bibliographique des enjeux actuels autour de la pratique de la psychiatrie et des transformations du régime de travail en réponse, d’une part, aux besoins populationnels et territoriaux, et, d’autre part, aux injonctions politico-organisationnelles. Quelles sont les évolutions auxquelles la psychiatrie prend part et dans quelles mesures sont-elles directement associées au territoire, ses cadres, ses limites et ses projets ? Comment la prise en charge et l’accompagnement des populations se déploient au sein d’un territoire qui se heurte à une réalité de cloisonnement entre structures, ressources limitées et injonctions contradictoires ?
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| pdnst p005 enjeux et apports du parcours doctoral national en sante travail auteurs veronique daubas letourneux 1 alain garrigou 2 etablissement 1 ehesp rennes france 2 universite de bordeaux bordeaux france presentateur veronique daubas letourneux |
PDNST-P005 - Enjeux et apports du Parcours Doctoral National en Santé Travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Véronique Daubas-Letourneux (1), Alain Garrigou (2)
Présentateur : Véronique Daubas-Letourneux
Etablissement : (1) EHESP, Rennes, FRANCE; (2) Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE
La santé des travailleurs est influencée par une pluralité de déterminants, allant de l’exposition à des agents potentiellement nocifs aux conditions du travail réel et aux modalités d’organisation qui président à ces expositions, à différentes échelles – du poste de travail aux dynamiques sociétales. L’étude de ces déterminants mobilise de nombreuses disciplines – médecine du travail, épidémiologie, toxicologie, ergonomie, sociologie, économie, droit, psychologie ou sciences de gestion, … – souvent combinées au sein de démarches interdisciplinaires.
Le troisième Plan Santé Travail (2016?2020) a mis en lumière les enjeux relatifs aux connaissances, aux données et à la recherche, en soulignant la nécessité de structurer les réseaux, de coordonner les acteurs et de renforcer la cohérence entre production scientifique et action en prévention. Dans ce cadre, la création d’un Parcours Doctoral National en Santé Travail (PDNST) a été préconisée afin de renforcer l’attractivité et la visibilité de ce champ de recherche. Le quatrième Plan Santé Travail (2021?2025) s’inscrit dans cette continuité et insiste sur l’importance d’ancrer durablement ce dispositif au sein du paysage institutionnel.
Forte de son expérience de coordination du Réseau doctoral en santé publique depuis 2008, l’École des Hautes Études en Santé Publique s’est vu confier la mise en place, la direction et la coordination administrative et financière de ce parcours doctoral. Celui?ci poursuit un double objectif : attirer des doctorants d’excellence vers la recherche en santé et sécurité au travail, et améliorer la visibilité nationale et internationale des équipes et thématiques de recherche associées.
À partir de l’expérience du PDNST, en se fondant sur plusieurs des thèses soutenues par le dispositif, cette communication discutera les apports des approches croisées entre disciplines pour appréhender les risques professionnels, les enjeux de mesure permettant de rendre visibles les expositions et d’alimenter les modèles existants, ainsi que les enseignements issus des recherches?intervention, tant sur le plan méthodologique que pour les acteurs de terrain. Elle soulignera enfin l’importance d’articuler les niveaux macro, méso et micro dans l’analyse afin de favoriser une prévention durable et une meilleure articulation entre recherche et action.
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| pdnst p006 le contentieux du droit de retrait apres la pandemie de covid 19 auteurs adrien bouvet 1 2 etablissement 1 nantes universite nantes france 2 universite de montreal montreal canada presentateur adrien bouvet |
PDNST-P006 - Le contentieux du droit de retrait après la pandémie de Covid-19
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Adrien Bouvet (1,2)
Présentateur : Adrien Bouvet
Etablissement : (1) Nantes Université, Nantes, FRANCE; (2) Université de Montréal, Montréal, CANADA
Il peut arriver qu’une personne se trouve confrontée, dans le cadre de son activité professionnelle, à une situation dangereuse qui menace gravement sa santé ou sa sécurité. Pour faire face à ce type de situation, le Code du travail a prévu pour le travailleur ou la travailleuse la possibilité d’interrompre son activité lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire que sa santé ou sa sécurité est gravement compromise.
Ce droit, communément appelé « droit de retrait », occupe toutefois une place ambivalente. Les personnes concernées ne subissent aucune perte de salaire et restent à la disposition de leur employeur le temps que le danger cesse ou que soient apportés les correctifs nécessaires. Les employeurs peuvent estimer que l’arrêt de travail est illégitime et le percevoir comme une forme d’insubordination pénalisant l’activité de l’entreprise. Les personnes salariées, sur qui repose l’initiative de l’arrêt de l’activité, peuvent quant à elles craindre la perte d’une partie de leur salaire ou des mesures disciplinaires.
Au début des années 2020, le contexte de la pandémie de Covid-19 a occasionné l’émergence d’un risque sanitaire d’un caractère inédit, marqué par une forte incertitude, et le droit de retrait a connu une certaine publicité. Plusieurs conflits ont émergé dans ce cadre particulier et les juridictions sociales ont été progressivement amenées à se prononcer sur la question de savoir si l’exposition au virus pouvait constituer un danger grave et imminent. Face aux conflits sur l’interprétation des dispositions relatives à l’exercice du droit de retrait, il appartient en effet aux juges de déterminer a posteriori si la personne disposait d’un motif raisonnable de considérer qu’un tel danger existait.
La présente contribution se fonde sur une analyse des décisions des cours d’appel rendues dans le cadre de l’exercice du droit de retrait en lien avec la pandémie de Covid-19. Elle s’appuie sur un corpus de décisions récolté dans le cadre d’un travail de thèse consacré au contentieux judiciaire de l’exercice du droit de retrait au cours des dix dernières années.
La contribution entend ainsi analyser les particularités de la mise en œuvre judiciaire du droit de retrait dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Il s’agira de réfléchir à la manière dont les juridictions interprètent et appliquent les règles en la matière, ainsi qu’aux stratégies déployées par les acteurs du monde du travail, employeurs, salariés, syndicats, inspecteurs, dans les situations de conflit qui ont pu en découler.
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| pdnst p007 usage de substances psychoactives dans lhotellerie restauration une revue systematique auteurs camille krattinger 1 chrisitne jeoffrion 1 guillaume airagnes 2 etablissement 1 laboratoire inter universitaire de psychologie personnalite cognition changement social lip pc2s grenoble france 2 ums 011 cohortes epidemiologiques en population inserm villejuif france presentateur camille krattinger |
PDNST-P007 - Usage de substances psychoactives dans l’hôtellerie-restauration : une revue systématique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Camille Krattinger (1), Chrisitne Jeoffrion (1), Guillaume Airagnes (2)
Présentateur : Camille Krattinger
Etablissement : (1) Laboratoire Inter-universitaire de Psychologie - Personnalité, Cognition, Changement Social (LIP/PC2S), Grenoble, FRANCE; (2) UMS 011 Cohortes épidémiologiques en population - Inserm, Villejuif, FRANCE
L’usage de Substances PsychoActives (SPA) au travail représente aujourd’hui une préoccupation croissante pour les acteurs de la santé au travail, comme en témoigne la publication, en juillet 2025, des recommandations de la Haute Autorité de Santé concernant la prévention de l’usage de substances psychoactives en milieu professionnel. En effet, l’usage de SPA est associé à des risques accrus pour la santé des personnes, mais également à des conséquences délétères sur le plan professionnel, puisqu’il augmente le risque d’absentéisme, de perte d’emploi et d'accident du travail.
Le secteur de l’hôtellerie-restauration apparaît comme particulièrement concerné par l’usage de substances. En France comme à l’international, les travailleurs de cette branche présentent des niveaux élevés de consommation de SPA, notamment d’alcool, de tabac, de cannabis et de cocaïne. En outre, si l’emploi constitue généralement un facteur protecteur vis-à-vis des consommations, certaines conditions de travail peuvent au contraire favoriser ces usages. Un nombre croissant de travaux mettent en lien l’usage de substances et certaines conditions de travail, telles que les horaires atypiques, l’intensité du travail ou l’exposition au public. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, un certain nombre d’études axées sur le lien entre facteurs organisationnels et consommation de substances ont été publiées. Cependant, à ce jour, ces études sont éparses et mobilisent des méthodologies de recueil de données hétérogènes, manquant d’une synthèse structurée des connaissances.
Dans ce contexte, une revue systématique mixte (incluant des études employant des approches qualitatives, quantitatives et mixtes) est actuellement en cours de réalisation dans le cadre d’une thèse financée par le Parcours Doctoral National en Santé au travail. L’objectif de cette revue est d’identifier les déterminants organisationnels de l’usage de SPA chez les travailleurs de l’hôtellerie-restauration ainsi que de documenter les professions les plus exposées et les substances les plus consommées. Nous présenterons les premiers résultats de cette revue. Ces données fourniront des éléments concrets pour le repérage des situations professionnelles à risque. Elles permettront d’orienter les actions collectives de prévention en ciblant plus spécifiquement les déterminants organisationnels de la consommation.
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| th10 p401 le paradoxe dans la rencontre de la mort chez le personnel de sante auteurs hamid hachelafi 1 etablissement 1 faculte de medecine universite oran1 algerie oran algerie presentateur hamid hachelafi |
Th10-P401 - Le paradoxe dans la rencontre de la mort chez le personnel de santé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hamid Hachelafi (1)
Présentateur : Hamid Hachelafi
Etablissement : (1) Faculté de médecine.Université Oran1. Algérie, Oran, ALGERIE
La mort est le corollaire quotidien dans le travail du personnel de santé et qui génère des troubles psychopathologiques.
L’approche psychodynamique sur le vécu psychique des soignants, et en rapport avec des variables événementielles novatrices de la pandémie Covid.
L’étude est réalisée chez le personnel de santé affecté dans l’unité de tri et de prise en charge des patients contaminés par Covid-19. L’échantillon de l’étude comprend le personnel de la garde médicale de nuit, sous le mentor d’un enseignant hospitalo-universitaire superviseur avec des internes de différentes spécialités.
La méthode de l’étude est axée sur les entretiens semi-directifs qui permettent de capter les propos indicatifs du vécu psychique du personnel hospitalier. L’étude est réalisée entre mars 2020 et juillet 2021.
Les résultats de l’étude retiennent parmi les récits clé du personnel hospitalier et formulés selon les différents stades évolutifs de la pandémie :
Pendant la première vague de la crise sanitaire, le personnel hospitalier affiche une réticence pour leur réquisition dans les unités Covid-19 : « Notre réquisition est une démarche administrative injuste… Nous sommes en face de la mort...".
Au cours de la seconde vague de la pandémie, le personnel de santé banalise le recours aux moyens de protection, à l’exemple du brancardier sans tenue de protection et qui transférait un décès vers la morgue : « Si la bavette n’était pas obligatoire, je m'en serais débarrassé ».
Pendant la 3éme vague marquée par l’émergence de nouvelles souches du virus Covid et le manque crucial de l’oxygène médical, le personnel médical se positionne sur un nouvel dilemme : "Nous sommes tourmentés par le fait que nous devons choisir entre les patients qui peuvent être admis dans le service de la réanimation médicale...."
L’analyse psychodynamique des récits évoque une oscillation émotionnelle modulée par les spécificités des stades évolutifs de la pandémie. L’aversion émotionnelle est divergente, soit accommodée chez les anciens du personnel des urgences, soit elle est de nature anxio-dépressive chez les nouveaux recrus. Avant la pandémie, les mécanismes de confrontation du personnel de santé pour les patients mourants dans les services des urgences obéissent au coping émotionnel réajusté à la détresse psychique du mourant, et qui peut être associé au sentiment d’inutile traduit par la banalisation de la mort. Le vide émotionnel de la fuite psycho-comportementale est le lit du burnout . Pendant la crise sanitaire, le personnel de santé est submergé par un panel d’émotions natives de sa propre mort et l’angoisse constante d’une contamination mortelle, d’où le recours à la médicalisation pour obtenir la décision d’inaptitude à la garde médicale.
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| th10 p402 gestion des dechets hospitaliers constats et perspectives etude dans le secteur de sante de louest algerien auteurs hamid hachelafi 1 etablissement 1 faculte de medecine universite oran1 algerie oran algerie presentateur hamid hachelafi |
Th10-P402 - Gestion des déchets hospitaliers – Constats et perspectives- Étude dans le secteur de santé de l’ouest Algérien.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hamid Hachelafi (1)
Présentateur : Hamid Hachelafi
Etablissement : (1) Faculté de médecine.Université Oran1. Algérie, Oran, ALGERIE
La gestion de l'élimination des déchets hospitaliers contribue à participer à la protection de l'environnement, de réaliser des économies, de protéger les patients et le personnel de santé et d’améliorer la qualité des prestations de soins.
L’acheminement des déchets du lieu de soin jusqu’au dernier point de leur incinération ne devrait provoquer aucune contamination de l'environnement.
Les objectifs assignés à notre étude : sont d’étudier le circuit de gestion des déchets hospitaliers au niveau de la région de l’Ouest algérien, d’identifier les défaillances observées dans le circuit de gestion des déchets hospitaliers et de sensibiliser le personnel hospitalier et l’encadrement administratif sur la bonne gouvernance dans la gestion des déchets hospitaliers et de l’impact négatif de la pollution environnementale.
Méthode et moyens : étude descriptive réalisée au niveau d’un secteur sanitaire de la région ouest algérienne. La collecte des données est réalisée par des entretiens semi- directifs auprès des acteurs du circuit de gestion des déchets hospitaliers (le staff administratif, le personnel médical du service de la prévention, les surveillants médicaux et les agents de nettoyage). L’entretien est soutenu par une grille inspirée du guide de l’OMS pour le suivi quotidien des différentes étapes de traitement des déchets hospitaliers. Un suivi iconographique est réalisé pour imager les observations de l’enquête de terrain.
Résultats : les défaillances observées sont importantes, à savoir l’absence des protocoles liés au circuit de gestion des déchets, absence de qualification professionnelle spécialisée, stockage dans des lieux non-conformes et en plein air , etc.
Conclusion : une coordination entre les différents professionnels de la santé et les acteurs de la gestion des déchets est primordiale. Elle permet de réduire les risques et d’assurer une élimination efficace et optimale des déchets hospitaliers.
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| th10 p403 sante au travail des assistantes maternelles en creches familiales auteurs antoine pauchet 1 veronique luypaert 2 etablissement 1 epione prevention bordeaux france 2 collectif national des assistants maternels en creche familiale paris france presentateur antoine pauchet |
Th10-P403 - Santé au travail des assistantes maternelles en crèches familiales
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Antoine Pauchet (1), Véronique Luypaert (2)
Présentateur : Antoine Pauchet
Etablissement : (1) Epione Prevention, Bordeaux, FRANCE; (2) Collectif National des Assistants Maternels en Crèche Familiale, Paris, FRANCE
Introduction Les crèches familiales permettent la garde de plusieurs enfants au domicile des assistantes maternelles qu’elles emploient et des temps de regroupement collectif. Le nombre de ces structures en France décline malgré leurs avantages reconnus par le dernier rapport de l’IGAS qui recommande de favoriser ce mode d’accueil. La pénibilité des conditions de travail est un des facteurs pouvant expliquer le manque d’attractivité de la profession. L’objectif de ce travail est de recueillir des informations sur la santé, les conditions d’exercice et la prévention chez ces professionnelles.
Méthode Un questionnaire en ligne a été élaboré en collaboration avec le CNAMCF puis diffusé aux assistantes maternelles de France.
Résultats L’enquête a été complétée par 86 professionnelles. Elles déclarent accueillir entre 2 et 8 enfants par semaine et réaliser dans 83% des cas plus 45 heures hebdomadaires, avec un maximum de 57 heures. Des difficultés sont rencontrées dans plus de la moitié des cas pour poser des congés ou un rendez-vous médical. Sur le plan de la prévention, une évaluation ergonomique aurait été réalisée dans 31% des cas. Les réponses concernant les pratiques et le matériel montrent une variabilité des situations de travail avec des améliorations possibles, l’employeur finançant principalement le gros matériel (poussettes, lits, siège pour voiture, chaise haute). Les temps de formation lorsqu’ils sont présents (86% des cas) sont axés sur l’enfant et le secourisme, rarement sur les gestes et postures.
Le questionnaire « nordique » fait état de troubles musculo-squelettiques chez 96% des répondantes, avec une moyenne de 5 articulations atteintes. Seulement 4 maladies professionnelles sont reconnues. D’autres problèmes de santé liés au travail ont été rapportés tels que des accidents de travail, des maladies contagieuses (2%), des troubles auditifs (2%), de l’humeur (13%) ou du sommeil (17%) et de l’anxiété (20%). Le score de bien-être OMS est inférieur à 40 dans 16% des cas et l’activité physique insuffisante dans 70% des cas.
Les avantages rapportés le plus fréquemment par rapport à un mode de travail indépendant sont la gestion administrative et le travail d’équipe, alors que les inconvénients sont l’absence de choix des familles, des horaires ou des congés ainsi qu’une faible rémunération.
Conclusion Cette profession présente de nombreux facteurs de pénibilité, une prévalence élevée de troubles musculo-squelettiques et des mesures de prévention souvent insuffisantes. L’évaluation approfondie et individuelle des situations de travail réel est indispensable afin de limiter les problématiques de santé, d’améliorer les conditions de travail et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
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| th10 p404 coloration jaune des mains en milieu industriel un possible effet des composes bromes auteurs christian mostosi 1 thierry simonart 2 edelhart kempeneers 1 etablissement 1 attentia bruxelles belgique 2 pratique privee de dermatologie bruxelles belgique presentateur christian mostosi |
Th10-P404 - Coloration jaune des mains en milieu industriel : un possible effet des composés bromés ?
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Christian Mostosi (1), Thierry Simonart (2), Edelhart Kempeneers (1)
Présentateur : Christian Mostosi
Etablissement : (1) Attentia, Bruxelles, BELGIQUE; (2) Pratique privée de dermatologie, Bruxelles, BELGIQUE
L'irritation cutanée due à l'exposition aux produits chimiques est fréquente en milieu professionnel. Le brome, utilisé dans l'industrie, est connu pour ses effets irritants et toxiques, mais son rôle dans la coloration jaunâtre de la peau reste incertain. Nous rapportons le cas d’un mécanicien de 37 ans ayant développé une coloration jaune persistante de la paume et des doigts après avoir nettoyé des joints de pompe dans une unité de fabrication de billes de polystyrène. La coloration est apparue quelques heures après la tâche et a perduré plusieurs jours malgré un lavage minutieux. Il portait des gants neufs enduits de nitrile et a été exposé à des résidus polymériques contenant du styrène-butadiène-styrène bromé, du dicumène, du pentane, de l’isopentane, des polyoléfines et du polystyrène. Aucun signe d'irritation, de brûlure ou de toxicité systémique n’a été observé. Étant donné la nature transitoire de la coloration et l'absence de symptômes systémiques, aucun test biologique n'a été effectué. Ce cas souligne la possibilité d’un risque professionnel lié aux composés bromés et l’importance des évaluations approfondies des risques chimiques en milieu de travail, menant à l’application des mesures de protection appropriées. Dans des cas similaires, des analyses complémentaires sont nécessaires afin d’établir le lien causal exact et exclure d’autres facteurs.
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| th10 p405 elaboration dune fiche dinformation sur la toxicite de lantimoine a destination des salaries auteurs christian mostosi 1 edelhart kempeneers 1 antoine villa 2 etablissement 1 attentia bruxelles belgique 2 hopital de la timone aphm service de medecine et sante au travail marseille france presentateur christian mostosi |
Th10-P405 - Élaboration d’une fiche d’information sur la toxicité de l’antimoine à destination des salariés
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Christian Mostosi (1), Edelhart Kempeneers (1), Antoine Villa (2)
Présentateur : Christian Mostosi
Etablissement : (1) Attentia, Bruxelles, BELGIQUE; (2) Hôpital de la Timone, APHM, Service de Médecine et Santé au Travail, Marseille, FRANCE
L’antimoine, largement utilisé dans certaines industries (plasturgie, métallurgie, électronique, etc.), présente des risques pour la santé des travailleurs exposés. Cependant, ceux-ci sont encore peu sensibilisés aux dangers associés à ce métal.
Dans une usine spécialisée dans la purification de métaux tels que le bismuth, le plomb, le cuivre et le nickel, et leur transformation en composés inorganiques, un nouveau procédé impliquant le traitement de l’antimoine sera intégré dans les prochains mois. La poudre d’antimoine sera utilisée dans la conception de semi-conducteurs et de lubrifiants.
Dans ce contexte, une fiche d’information a été élaborée comme outil pédagogique afin de sensibiliser et de protéger les salariés face aux risques associés avant la mise en service des installations et toute exposition potentielle.
Cette fiche fournit des données claires et concises sur :
- l’origine de l’antimoine ;
- les modalités d’exposition professionnelle ;
- son absorption et élimination dans l’organisme ;
- ses effets toxiques ;
- les mesures de surveillance médicale recommandées ;
- le protocole d’intervention en cas de symptômes d’intoxication.
Ce document a d’abord été présenté à la direction et aux délégués syndicaux lors d’une réunion du Comité de prévention et de protection du travail. Il a ensuite été partagé avec l’ensemble du personnel lors d’une session dédiée, permettant d’aborder leurs questions et préoccupations.
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| th10 p406 etude emg dispositifs dassistance physique sur postes simules et reels auteurs sebastien fave 1 cecile combe 1 marie noelle carrette 1 etablissement 1 stdv romans sur isere france presentateur sebastien fave |
Th10-P406 - Etude EMG : Dispositifs d’assistance physique sur postes simulés et réels
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sébastien Fave (1), Cécile Combe (1), Marie-Noëlle Carrette (1)
Présentateur : Sébastien Fave
Etablissement : (1) STDV, Romans Sur Isère, FRANCE
Contexte Les TMS des membres supérieurs sont un enjeu majeur de santé au travail. Les postes avec précision, efforts et maintien répété des bras en élévation exposent particulièrement les salariés aux sollicitations des épaules et des cervicales. Les dispositifs d’assistance physique (DAP) se développent comme solutions innovantes pour limiter ces contraintes. Leur efficacité devra être objectivée en conditions de travail réel.
Objectif Évaluer 3 modèles de DAP des membres supérieurs selon un protocole combinant laboratoire et entreprise afin de comparer les résultats en termes de sollicitations musculaires, d’acceptabilité et d’apport en prévention.
Méthodes Un protocole interne a été développé et appliqué sur 2 situations de travail simulées : (1) un poste statique avec mouvements des bras, (2) une activité dynamique avec manutention de charges. Dans un second temps, ce protocole a été appliqué en situation réelle chez une dentiste. Les mesures incluent :
Enregistrement EMG des muscles trapèzes et deltoïdes (% Contraction Musculaire Volontaire),
Analyse vidéo (angles et organisation du travail),
Recueil du ressenti (questionnaires et entretiens).
Les conditions testées : sans DAP, avec DAP modèles A, B, C (situation simulée) ; sans et avec DAP modèle C (dentiste).
Résultats Sur les tâches simulées, les 3 DAP testés montrent une tendance positive à la réduction de l’activité musculaire lors des tâches statiques avec bras en élévation. Les résultats sont plus variables pour les tâches dynamiques. En situation réelle, le modèle choisi par la Dentiste pour les tests est le DAP modèle C (sans contention). Les données mettent en évidence une tendance à la réduction de l’activité musculaire des deux côtés (jusqu’à -50% trapèzes droit et - 64% deltoïde gauche), associée à une réduction ou une absence d’apparition de douleurs au cours de l’activité avec DAP. Ce test en conditions réelles a également permis une prise de conscience par la dentiste des postures et gestuelles contraignantes adoptées.
Conclusion L’EMG couplé à l’analyse vidéo constitue un outil précieux pour objectiver l’apport des DAP. Ces dispositifs peuvent réduire la contrainte musculaire, mais leur efficacité dépend du type de tâche, du modèle utilisé et de l’appropriation par les salariés. L’expérimentation menée en entreprise illustre l’intérêt concret d’un DAP, avec réduction d’activité musculaire et baisse des douleurs, tout en confirmant la nécessité de combiner la mise en place de ces dispositifs avec des ajustements organisationnels et matériels. Il serait pertinent de poursuivre les mesures après la mise en place des actions organisationnelles, afin de mieux évaluer l’impact de chaque mesure.
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| th10 p407 strategie de reconditionnement physique des pompiers aeroportuaires auteurs christian mostosi 1 severine macq 2 edelhart kempeneers 1 etablissement 1 attentia bruxelles belgique 2 humani charleroi sport sante service medecine du sport charleroi belgique presentateur christian mostosi |
Th10-P407 - Stratégie de reconditionnement physique des pompiers aéroportuaires
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Christian Mostosi (1), Séverine Macq (2), Edelhart Kempeneers (1)
Présentateur : Christian Mostosi
Etablissement : (1) Attentia, Bruxelles, BELGIQUE; (2) Humani – Charleroi Sport Santé, Service médecine du sport, Charleroi, BELGIQUE
Introduction En Belgique, l'absence de critères légaux d'aptitude médicale pour les pompiers a conduit, en 2009, à l'émission de recommandations par un consensus des services interentreprises pour la prévention et la protection au travail (CoPrev). Ces recommandations incluaient des seuils de VO2-max de 45 ml/kg/min à l'embauche et de 38 ml/kg/min lors de l’examen périodique. En 2017, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a introduit des critères d'aptitude pour les pompiers aéroportuaires, fixant un seuil minimum de VO2-max à 35 ml/kg/min.
Cette étude visait à évaluer les niveaux de condition physique des pompiers d’aéroport et à développer une stratégie de reconditionnement efficace pour améliorer leur condition physique et garantir le respect de seuils de VO2-max établis. En mettant en œuvre une approche structurée, nous avons cherché à améliorer les normes de santé et de sécurité au sein de cette main-d’œuvre essentielle.
Méthodes En 2016 et 2017, nous avons évalué la condition physique des pompiers d'un aéroport belge à l'aide d’épreuves d'effort ergospirométriques réalisées auprès du service Incendie. Au total, 28 pompiers ont participé.
Résultats Les résultats ont révélé que 75 % des participants présentaient une VO2-max inférieure à 38 ml/kg/min, avec une médiane à 32,8 ml/kg/min. Ceci souligne la nécessité d’un programme de reconditionnement structuré.
Discussion En 2023, nous avons démarré une stratégie de reconditionnement axée sur quatre piliers :
dépistage des troubles du sommeil, reconditionnement physique, hygiène diététique, et arrêt du tabac.Nous avons développé un algorithme décisionnel pour évaluer les niveaux de condition physique en fonction des résultats de VO2-max. Les pompiers ayant un VO2-max inférieur à 30 ml/kg/min ont reçu des restrictions temporaires sur l'utilisation d'appareils respiratoires autonomes, tandis que leurs tâches de travail ont été adaptées pour des périodes de trois mois, renouvelables jusqu'à quatre fois. Pour les valeurs de VO2-max comprises entre 30 et <35 ml/kg/min, nous avons adapté les décisions aux facteurs de risque individuels et aux performances lors d'un parcours canadien.
Conclusion Les programmes de santé au travail sont essentiels pour promouvoir des environnements de travail plus sains et plus sûrs pour les pompiers. Depuis sa mise en œuvre, cette stratégie a facilité un suivi personnalisé et amélioré la condition physique des participants, soulignant ainsi son intérêt pour les services d'incendie des aéroports.
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| th10 p408 retour dexperience sur une nouvelle modalite de mise en place des visites dinformation et de prevention de facon groupee auteurs otelia szabo gay 1 aurelia lejoyeux 1 magalie le mercier 1 roseline de romanet 1 etablissement 1 ciamt paris paris france presentateur otelia szabo gay |
Th10-P408 - Retour d’expérience sur une nouvelle modalité de mise en place des visites d’information et de prévention de façon groupée
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Otelia Szabo Gay (1), Aurelia Lejoyeux (1), Magalie Le Mercier (1), Roseline De Romanet (1)
Présentateur : Otelia Szabo Gay
Etablissement : (1) CIAMT PARIS, Paris, FRANCE
Contexte de la demande : Compte tenu du contexte global démographique des professionnels de santé, des retards dans la réalisation des visites médicales ont été signalés par une entreprise adhérente du secteur bancaire auprès du service de prévention et santé au travail interentreprises (SPSTI). Une réflexion a été entamée en équipe pluridisciplinaire afin de proposer des solutions à l’adhérent dans le cadre du respect de la législation en vigueur. L’entreprise emploie 550 salariés. La FE et le DUERP sont à jour et aucun risque nécessitant un suivi individuel renforcé (SIR) n’a été relevé.
Une proposition de protocole a été présentée et validée lors d’un CSE de l’entreprise en janvier 2023 et renouvelé en 2024.
Cette réflexion en équipe a pris en compte les contraintes spécifiques de l’entreprise : 1. Population anglophone avec peu de connaissances sur la réglementation française concernant le suivi médical en santé au travail et par conséquence beaucoup d’absentéisme lors des convocations ; 2. Actuellement les vacations se réalisent dans les locaux de l’entreprise au rythme d’une demi-journée par mois par professionnel de santé : un médecin du travail (MDT) et une infirmière en santé au travail (IDEST). L’élément facilitateur de cette démarche a été la confiance de l’adhérent dans l’expertise de l’équipe pluridisciplinaire du SPST.
Déroulement de l’expérimentation : Chaque salarié reçoit une convocation et un questionnaire médical confidentiel validé via le logiciel métier à remplir avant la visite groupée en présentiel en entreprise. Le jour du RDV, 3 groupes de 6 salariés sont convoqués, soit 18 salariés vus par demi-journée.
Le professionnel de santé intervient sur un temps de 20 à 30 min maximum en présentiel avec un support type Powerpoint avec une sensibilisation sur les principaux risques et le rôle de l'SPSTI dans une salle réservée au sein de l’entreprise. Entre chaque groupe, 30 minutes sont dédiées pour recevoir les cas individuels spécifiques/questions personnelles du salarié, mesures cliniques (prise de la tension artérielle, tests visuels, etc.) dans un local dédié, respectant les règles de confidentialité, avec accueil des salariés si besoin par la suite en visite individuelle au cabinet médical du SPSTI.
Conclusion : Cette expérimentation a permis de répondre à la demande de l’adhérent relative à l’une des missions fondamentales du service de santé au travail, la réalisation du suivi médical en respectant la réglementation.
Sur 85 salariés reçus, 93 % ont été très satisfaits de l’accueil et du contenu des visites groupées.
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| th10 p409 secheresse oculaire lors de travail sur ecran dans un bureau auteurs clarisse gaudez 1 laurent kerangueven 1 veronique krafft 2 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france 2 cabinet d ophtalmologie nancy france presentateur clarisse gaudez |
Th10-P409 - Sécheresse oculaire lors de travail sur écran dans un bureau
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Clarisse Gaudez (1), Laurent Kérangueven (1), Véronique Krafft (2)
Présentateur : Clarisse Gaudez
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre-Les-Nancy, FRANCE; (2) Cabinet d'ophtalmologie, Nancy, FRANCE
La sécheresse oculaire est une maladie multifactorielle de la surface oculaire caractérisée par une perte de l’homéostasie du film lacrymal. Les symptômes sont multiples, souvent d’apparence bégnine et inconstants (sensation de gênes, de présence de corps étrangers, d’yeux lourds ou cireux, démangeaisons, vision floue, diminution de la sensibilité aux contrastes, photophobie…). Ils peuvent disparaitre ou devenir permanents avec l’évolution de la maladie.
Des facteurs de risque d’origine professionnelle et environnementale contribuent à cette maladie. En effet, les tâches de travail visuellement ou cognitivement exigeantes nécessitant un effort de fixation visuelle ou l’utilisation prolongée d’écrans associées à du stress, une surcharge cognitive ou une contrainte temporelle favorisent l’apparition d’une sécheresse oculaire. Les éblouissements, les reflets sur l’écran, son placement trop haut ou une courte distance œil-écran favorisent aussi la survenue de cette maladie. Par ailleurs, la présence de polluants (composés organiques volatils, ammoniums quaternaires ou moisissures…) et d’allergènes, un taux d’humidité faible, une température ou une vitesse de l’air élevées participent également à la survenue d’une sécheresse oculaire.
Le traitement de cette maladie repose principalement sur l’instillation de larmes artificielles qui pallient l’insuffisance du film lacrymal sans être curatifs. Ainsi, la mise en œuvre de mesures de prévention est primordiale.
L’organisation du travail doit permettre d’alterner le travail informatisé avec d’autres tâches et une réflexion sur le contenu du travail doit être menée. Des pauses visuelles régulières (quitter l’écran des yeux, regarder au loin et effectuer des clignements complets) sont requises.
Les paramètres d’affichage de l’écran (luminosité, contraste, filtre anti-lumière bleue…) sont à régler pour un confort visuel optimal. Concernant le positionnement de l’écran, son bord supérieur doit être placé à hauteur des yeux. La distance œil-écran est à adapter à la taille et à la résolution de l’écran. Un éclairage adapté, le choix de surfaces mates et l’inclinaison de l’écran aident à réduire les éblouissements et les reflets.
La pollution intérieure doit être limitée (choisir des matériaux de constructions, du mobilier et des produits d’entretien à faibles émissions, placer les imprimantes et les photocopieurs à l’écart des salariés). Un renouvellement d’air, mécanique ou naturelle, efficace est indispensable.
Un salarié qui ressent un ou plusieurs symptômes de sécheresse oculaire doit en informer son médecin du travail afin que celui-ci l’oriente vers un ophtalmologue et incite l’employeur à mettre en place des mesures de prévention nécessaires.
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| th10 p410 medicalisation des conflits en sante au travail de quoi s agit il consequences et role du medecin travail auteurs louis yengue moukengue 1 etablissement 1 sistel service interentreprises de sante au travail d eure et loir dreux france presentateur louis yengue moukengue |
Th10-P410 - Médicalisation des conflits en santé au travail: de quoi s'agit-il? conséquences et rôle du médecin travail.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Louis Yengue Moukengue (1)
Présentateur : Louis Yengue Moukengue
Etablissement : (1) SISTEL (Service Interentreprises de santé au travail d'Eure et Loir) , Dreux, FRANCE
L'employeur et l'employé (e) sont unis par un contrat de travail que l'on peut appeler aussi contrat de collaboration. Ce contrat qui constitue la loi entre les parties définit non seulement les conditions de travailler ensembles, mais aussi les conditions de se séparer quand les deux parties ne s'entendent plus. Malheureusement en pratique, il arrive que l'une des parties oublit ce contrat signé jadis avec enthousiasme. Le ou la salarié (e) en conflit, ne pouvant supporter l'ambiance de travail jugée nocive à son avis, se retourne vite vers son médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail. Arrêt de travail étiqueté comme arrêt maladie. Un arrêt maladie qui au gré des prolongations, peut perdurer jusqu'à ce que le ou la salariée se présente un jour devant le médecin du travail avec un certificat médical (de son médecin traitant ou de son psychiatre) stipulant "syndrome anxio-dépressif lié au travai". D'un conflit né dans l'entreprise, on arrive progressivement à fabriquation des "malades". Que dire du médecin du travail, conseiller de l'employeur et de l'employé (e) qui déclare ce ou cette salariée inapte parfois même sans avoir écouter l'employeur? N' y a t-il pas rique d'instrumentalisation de la médecine du travail? La médecine du travail dont la vocation première est la prévention primaire ne risque t-elle pas de devenir simplement une méthode alternative de rupture du contrat de travail, pour un ou une salariée refusant de démissionner ou n'ayant obtenu la rupture conventionnelle? Quel rôle peut réellement jouer le médecin du travail vis-à-vis de l'employeur, de l'emplyé (e), du médecin traitant et du médecin conseil?
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| th10 p411 femme en projet de maternite quel avenir en milieu expose a des cancerogenes auteurs niculina schiopu 1 anne riff 1 etablissement 1 ast 67 haguenau france presentateur niculina schiopu |
Th10-P411 - Femme en projet de maternité : quel avenir en milieu exposé à des cancérogènes?
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Niculina Schiopu (1), Anne Riff (1)
Présentateur : Niculina Schiopu
Etablissement : (1) AST 67, Haguenau, FRANCE
Contexte Depuis 2022, la directive européenne sur la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérogènes ou mutagènes s’est élargie aux substances reprotoxiques. Douze substances ont ainsi fait l’objet de valeurs limites d’exposition professionnelle, afin de renforcer la protection des travailleurs, notamment des femmes enceintes. Sensibiliser les travailleuses sur l’intérêt de déclarer leur grossesse au plus tôt et de prendre contact avec le médecin du travail le plus précocement possible, est idéale au stade du projet de grossesse.
Introduction L’exposition professionnelle à certains agents chimiques peut avoir des conséquences graves sur la grossesse, que ce soit en phase de conception, pendant la gestation ou lors de l’allaitement. Ces risques soulignent l’importance d’une vigilance particulière, notamment chez les femmes en âge de procréer et encore plus au stade du projet de grossesse.
Méthodologie d’évaluation des risques L’entretien avec la salariée permet d’identifier les tâches professionnelles pouvant l’exposer à des agents chimiques. Sont notamment investigués : les produits utilisés, la fréquence et durée d’exposition, le respect des protocoles de sécurité, le port effectif des équipements de protection individuelle. Cette analyse permet d’établir un niveau d’exposition, croisé avec l’analyse des fiches de données de sécurité, des prélèvements et de l’étude des postes de travail et afin de déterminer les mesures à mettre en œuvre.
Discussion La période péri conceptionnelle et les premières semaines de grossesse sont particulièrement critiques, en raison du développement embryonnaire précoce. Une exposition à des substances chimiques durant cette période peut avoir des conséquences irréversibles sur la santé de l’enfant à naître.
Conclusion La prévention des risques professionnels chez les femmes en âge de procréer doit être anticipée par une évaluation rigoureuse des risques et mise en place précoce des mesures de prévention, dès le projet de grossesse ou dès le début de l’exposition professionnelle. Le médecin du travail joue un rôle fondamental. Il est essentiel de connaître les conditions de travail réelles de la salariée dès qu’une grossesse est connue ou envisagée, afin de protéger la santé de la mère et de l’enfant.
Mots clés Directive européenne ; Substances reprotoxiques ; Grossesse ; Prévention ; Médecin du travail
Déclaration de liens d’intérêt Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
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| th10 p412 amelioration des conditions de travail dun service courrier par lergonomie auteurs stacy clavier 1 judith herzhaft 1 sandrine adam ramires 2 etablissement 1 caisse des depots et consignations bordeaux france 2 caisse des depots et consignations paris france presentateur stacy clavier |
Th10-P412 - Amélioration des conditions de travail d’un service courrier par l’ergonomie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Stacy Clavier (1), Judith Herzhaft (1), Sandrine Adam-Ramires (2)
Présentateur : Stacy Clavier
Etablissement : (1) Caisse des Dépôts et Consignations, Bordeaux, FRANCE; (2) Caisse des Dépôts et Consignations, Paris, FRANCE
Introduction et contexte Suite à un déménagement de site en 2022 et un réaménagement spatial du service en 2023, plusieurs plaintes des agents concernant les conditions de travail ont été rapportées à l’assistante de prévention et à la Formation Spécialisée en matière de Santé, Sécurité et Conditions de Travail Locale. Une étude ergonomique approfondie a donc été initiée.
Objectif Evaluer la situation par une analyse ergonomique objective (postures, environnement, charge cognitive) et proposer des solutions concrètes afin d'améliorer les conditions de travail.
Méthode L’étude s’est déroulée entre avril et décembre 2024 et a inclus :
- une collecte de données : entretiens, questionnaires (KARASEK, NORDIQUE), observations sur site, étude sonore et fiche APACT.
- des analyses ergonomiques au travers l’utilisation d’outils : posturales (RULA, KINOVEA), port de charges (NIOSH, ILC), forces (EAWS), charge mentale (NASA-TLX)
- un diagnostic environnemental : mesures de luminosité, ambiance sonore et thermique.
Résultats Les analyses ont mis en evidence :
- Points positifs : cohésion d’équipe, planification structurée, soutien managérial.
- Problématiques : contraintes posturales importantes, manque de surface de travail, bruit ambiant et luminosité parfois inadaptée, charge mentale élevée.
Propositions Des solutions concrètes ont été proposées : de nouveaux bureaux en L pour augmenter la surface de travail, des modules de rangement optimisés, un réaménagement spatial total du service, un chariot à hauteur constante pour le transport des bacs courrier, des formations sur les gestes et postures et sur la gestion de la charge mentale.
Conclusion L’étude ergonomique a permis de confirmer les problématiques existantes et d’identifier les principaux déterminants de risque. Et des actions concrètes, visant à réduire le risque d'apparition de TMS, à améliorer l’organisation du travail et la qualité de vie des agents, ont ainsi pu être proposées. La mise en œuvre progressive des solutions proposées devrait améliorer durablement le confort, la sécurité et l’efficacité du service courrier.
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| th10 p413 prevalence des troubles musculo squelettiques chez les ouvriers professionnels dun hopital de lest algerois auteurs fatma zohra bouabbache 1 2 malika fernane nechab 1 2 seid fraga 1 2 etablissement 1 eph rouiba alger algerie 2 universite des sciences de la sante faculte de medecine alger algerie presentateur seid fraga |
Th10-P413 - Prévalence des Troubles Musculo-Squelettiques chez les ouvriers professionnels d’un hôpital de l’Est Algérois
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatma Zohra Bouabbache (1,2), Malika Fernane-Nechab (1,2), Seid Fraga (1,2)
Présentateur : Seid Fraga
Etablissement : (1) EPH Rouiba, Alger, ALGERIE; (2) Université des sciences de la santé, Faculté de Médecine, Alger, ALGERIE
Les troubles musculo-squelettiques sont des affections fréquentes affectant les tissus mous autour des articulations et des nerfs périphériques, résultant souvent d'une sollicitation excessive des membres supérieurs, de postures contraignantes, de la répétitivité des tâches et d'un environnement psychosocial stressant.
L’objectif de cette enquête était d’évaluer la prévalence des TMS chez les ouvriers professionnels d'un hôpital de l'Est algérois et d’identifier les facteurs de risque biomécaniques, organisationnels et psychosociaux afin de proposer des recommandations d’amélioration plus adaptées.
Une étude épidémiologique descriptive prospective de type transversal a été menée de janvier à juin 2024, auprès de l’ensemble des ouvriers professionnels s’occupant des tâches de ménage dans les services de soins d’un Hôpital de l’Est Algérois.
En plus de l’observation directe des situations de travail, la méthode RULA pour évaluer les postures des membres supérieurs et les risques associés, ainsi que le questionnaire de l'INRS pour collecter les données sur les conditions de travail et les symptômes de TMS ont été utilisés.
Les résultats ont révélé une prévalence accrue des TMS chez l’ensemble des femmes de ménage ( au nombre de 40), principalement âgées de 50 à 60 ans. Les segments corporels les plus touchés comprenaient le bas du dos (90 %), le cou (85 %), le haut du dos et le poignet gauche (73 %), ainsi que l'épaule gauche et le coude gauche (53 %). Parmi les autres facteurs de risque figuraient l'ancienneté dans le poste, les pratiques de travail intensives et les contraintes physiques spécifiques au métier.
Étant des affections répandues dans le milieu professionnel, les troubles musculo-squelettiques soulignent l'importance de prévenir leur occurrence et d'améliorer la qualité de vie au travail de cette catégorie professionnelle.
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| th10 p414 addictions et sante au travail modalites de prevention et d intervention auteurs aurelia lejoyeux 1 vinh ngo 1 otelia szabo gay 1 zineb ouazene 1 etablissement 1 ciamt paris france presentateur aurelia lejoyeux |
Th10-P414 - Addictions et santé au travail : modalités de prévention et d'intervention
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Aurélia Lejoyeux (1), Vinh Ngo (1), Otelia Szabo-Gay (1), Zineb Ouazene (1)
Présentateur : Aurélia Lejoyeux
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE
Les addictions impliquent des substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis, cocaïne, opiacés, etc.) ou des comportements tels que le jeu pathologique.
Si les addictions sont plus fréquentes chez les inactifs que chez les actifs, le contexte professionnel peut favoriser leur apparition. Le stress chronique, les horaires étendus ou atypiques, le travail de nuit, l’isolement ou encore certains troubles psychiques augmentent le risque de consommation.
Les conséquences au travail sont nombreuses : risque d'erreurs majoré, baisse de la performance, vigilance altérée, comportements inadaptés, accidents, absentéisme et risque de désinsertion professionnelle. L’alcool serait impliqué dans environ 20 % des accidents du travail, et le risque routier professionnel demeure la première cause d’accidents mortels, souvent liés à la consommation d’alcool ou de cannabis.
Le rôle du médecin du travail avec son équipe est central.
Sur le plan individuel, il s’agit d’abord d’interroger le salarié sur ses consommations, lui délivrer des informations et conseils clairs et adaptés à sa compréhension en préservant une écoute bienveillante et empathique, visant à une prise de conscience et une participation active du salarié à sa prise en charge. Des questionnaires standardisés (Fagerström, AUDIT, CAST, DUDIT) permettent d’estimer le niveau de dépendance. Le recours à l’intervention brève est fréquent, incluant un entretien motivationnel visant à encourager la motivation du salarié à opérer un changement comportemental durable. Des prescriptions de substituts nicotiniques ou d’examens complémentaires peuvent être réalisées, et le salarié est orienté si besoin vers son médecin traitant, un addictologue, psychiatre ou psychologue sans oublier les structures spécialisées (CSAPA, associations, groupes de soutien).
Sur le plan collectif, le service de santé au travail peut organiser des ateliers de sensibilisation, des campagnes d’information en entreprise. Les salariés doivent être conscients des risques, notamment de l’effet potentialisateur du tabac sur certaines expositions professionnelles.
L’employeur a également un rôle à jouer : il peut notamment mettre en place des dépistages ciblés sur des postes de sécurité, inscrire des règles claires dans le règlement intérieur, prévoir une procédure écrite en cas de troubles du comportement et limiter l’accès aux substances dans les secteurs exposés.
L'entreprise représente à la fois un lieu de vulnérabilité et un levier de prévention des addictions.
Une démarche intégrée combinant information, formation et sensibilisation, repérage précoce et accompagnement des salariés et des employeurs est primordiale afin de préserver la santé, la sécurité et l’emploi des travailleurs.
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| th10 p415 strategies de regulation de la charge de travail physique des soignants analyse croisee wisninrs dans un etablissement hospitalier specialise auteurs nardjesse bensekhria 1 wissal benhassine 1 etablissement 1 faculte de medecine universite mostefa ben boulaid batna2 chu benflis touhami batna batna algerie presentateur nardjesse bensekhria |
Th10-P415 - Stratégies de régulation de la charge de travail physique des soignants : analyse croisée WISN–INRS dans un établissement hospitalier spécialisé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nardjesse Bensekhria (1), Wissal Benhassine (1)
Présentateur : Nardjesse Bensekhria
Etablissement : (1) faculté de médecine - université Mostefa Ben Boulaid Batna2 /CHU Benflis Touhami Batna, Batna, ALGERIE
Introduction La charge de travail physique des soignants est un déterminant majeur des troubles musculo-squelettiques, de l’absentéisme et de la qualité des soins. Dans les établissements confrontés à un déficit chronique d’effectifs, les mécanismes de régulation deviennent essentiels. Cette étude analyse les stratégies de régulation de la charge de travail dans un établissement hospitalier spécialisé (EHS) en Algérie à partir d’une approche croisée Workload Indicators of Staffing Need (WISN) – Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS).
Matériel et méthodes Une étude mixte a été menée. L’analyse macroscopique a intégré les effectifs, les données organisationnelles, les plannings et les entretiens avec les responsables, avec application de la méthode WISN pour estimer les besoins réels en personnel. L’analyse microscopique s’est appuyée sur des observations directes, des entretiens semi-directifs auprès des soignants et l’évaluation des contraintes biomécaniques selon la grille INRS (manutentions, postures, efforts).
Résultats Les résultats montrent un écart significatif entre les effectifs disponibles et les besoins calculés par WISN. Trois niveaux de régulation ont été identifiés : organisationnels, incluant réaffectation interne, ajustement quotidien des tâches, postes aménagés et clarification des responsabilités ; collectifs, reposant sur entraide spontanée, coordination temporelle et redistribution dynamique du travail ; individuels, centrés sur hiérarchisation et regroupement des tâches, stratégies d’économie gestuelle et micro-pauses adaptatives. L’absentéisme apparaît comme un signal d’alerte organisationnel révélant les limites des régulations internes.
Discussion et conclusion La combinaison WISN – INRS permet une analyse systémique intégrant contraintes organisationnelles et exposition biomécanique. Les stratégies identifiées témoignent d’une adaptation permanente des équipes mais restent insuffisantes face au sous-dimensionnement structurel. Ces résultats soulignent la nécessité d’un renforcement des effectifs, d’une réorganisation du travail et d’une démarche de prévention centrée sur les risques physiques.
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| th10 p416 agents des piscines professionnels de sante au travail usagers faisons plonger les trichlos auteurs claire emmanuelle pinard 1 francoise suarez 1 aurore lerebourg 1 etablissement 1 cig petite couronne pantin france presentateur claire emmanuelle pinard |
Th10-P416 - Agents des piscines, professionnels de santé au travail, usagers : faisons plonger les trichlos !
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Claire-Emmanuelle Pinard (1), Françoise Suarez (1), Aurore Lerebourg (1)
Présentateur : Claire-Emmanuelle Pinard
Etablissement : (1) CIG petite couronne, Pantin, FRANCE
Les trichloramines, agents chimiques volatils issus de la réaction entre chlore et matières organiques, représentent un risque professionnel majeur pour les agents des piscines couvertes. Le service de médecine préventive du Centre Interdépartemental de Gestion de la Petite Couronne assure le suivi en santé au travail de ces agents. À partir d’observations en milieu de travail et lors de visites d’information et de prévention effectuées par l’infirmière de santé au travail (IDEST), les agents ont montré de solides connaissances du risque et des mesures de prévention. Toutefois, les verbatims recueillis ont mis en évidence une difficulté persistante liée aux comportements des baigneurs. Un défaut d’observance des règles d’hygiène par les usagers constitue un frein à l’efficacité des mesures de prévention. Ce diagnostic infirmier a conduit à l’élaboration d’une action de prévention primaire originale construite au moyen d’un travail en réseau et dans le cadre du rôle propre infirmier. En collaboration avec les maîtres-nageurs sauveteurs et l’Éducation Nationale, l’IDEST a conçu une action de sensibilisation relative aux règles d’hygiène avant baignade à destination des enfants d’âge scolaire. Un outil pédagogique a été créé sous forme de bande dessinée et présenté lors d’une intervention en classe. Cibler les enfants en phase d’apprentissage repose sur l’idée qu’une prévention efficace s’installe dès le plus jeune âge, avec un effet de ruissellement attendu auprès des familles. Cette initiative illustre la capacité de l’IDEST à intervenir dans le cadre de son décret de compétences, tant en santé au travail qu’en santé publique, en mobilisant les partenaires du territoire. L’objectif est d’étendre cette démarche à l’ensemble des piscines des collectivités affiliées au service de médecine préventive. En conclusion, cette action met en lumière la valeur ajoutée de l’IDEST dans la prévention primaire, en agissant à la source du risque. En outre, elle démontre que la santé au travail peut être un levier de responsabilité sociétale des organisations, en intégrant les enjeux environnementaux, économiques et sociaux dans une démarche globale de prévention.
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| th10 p417 typologie de comportements hostiles au travail auteurs oren semoun 1 romain salgues 2 helene attali 1 victoria mora 1 ibrahim mounchetrou njoya 1 magali noye 1 caroline wargon 1 celine zind 1 etablissement 1 acms suresnes france 2 universite paris cite faculte de sante ufr paris france presentateur oren semoun |
Th10-P417 - Typologie de comportements hostiles au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Oren Semoun (1), Romain Salgues (2), Hélène Attali (1), Victoria Mora (1), Ibrahim Mounchetrou Njoya (1), Magali Noye (1), Caroline Wargon (1), Céline Zind (1)
Présentateur : Oren Semoun
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE; (2) Université Paris Cité, Faculté de Santé UFR, Paris, FRANCE
En France, la prévalence des comportements hostiles au travail (CHT) a été estimée entre 30 à 37% et un lien entre souffrance au travail et consommation de substances psychoactives (SPA) est décrit.
Cette étude transversale (octobre 2024 – janvier 2025), menée par auto-questionnaire auprès de 1 120 salariés suivis par un service de prévention et de santé au travail inter-entreprises, s’appuyait sur le « Negative Acts Questionnaire-Revised (NAQ-R) ». Les items CHT ont été regroupés en différents types : physiques (2 items), psychiques (13 items), organisationnels (7 items), avec un score NAQ-R global (léger, modéré et élevé) et également par type, calculés et classés de 1 à 5 (exposition aux CHT de la plus faible à la plus élevée). Cette étude a exploré l’existence d’une relation entre la nature des CHT, leur niveau global et la consommation de SPA.
La prévalence de CHT était de 74,5%, parmi lesquels 75 % présentaient un score NAQ-R faible, 18 % modéré et 7 % élevé. Quatorze pour cent des salariés ont déclaré avoir débuté ou augmenté leur consommation de SPA depuis leur prise de poste. Quel que soit le niveau du score NAQ-R, les CHT physiques étaient les moins rapportés, occupant systématiquement les dernières positions du classement, les CHT organisationnels étaient les plus fréquemment rapportés : les 7 items correspondants figuraient parmi les 10 plus cités. Les CHT organisationnels les plus fréquents étaient : surcharge de travail, délais déraisonnables et contrôle excessif du travail, ce dernier n’apparaissant que chez les salariés à score NAQ-R élevé. Les CHT psychiques augmentaient avec la sévérité du score ; les sentiments d’exclusion ou d’opinions ignorées figuraient parmi les plus cités.
La composante psychique augmentait avec la sévérité du score, les CHT physiques demeuraient faibles. La consommation de SPA était associée à une prévalence plus élevée de CHT. Les scores étaient plus élevés chez ceux ayant débuté ou augmenté leur consommation de SPA (p < 0,001) : organisationnel de 1,5 à 2,4, psychique de 1,2 à 1,8, physique de 1,1 à 1,3.
Des CHT organisationnels tels que la surcharge de travail, pouvaient être présents même chez les salariés ayant un score de CHT faible et étaient systématiquement associés à des CHT psychiques. Ces résultats, qui mériteraient d’être approfondis, soulignent l’intérêt d’une approche qualitative de l’analyse typologique des CHT en complément du score global, dans une optique de prévention ciblée visant notamment à limiter le risque de surcharge de travail.
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| th10 p418 effets du diabete sucre sur la vie professionnelle des patients diabetiques auteurs norotiana mihaja ramanarivo 1 etablissement 1 faculte de medecine d antananarivo antananarivo madagascar presentateur norotiana mihaja ramanarivo |
Th10-P418 - Effets du diabète sucré sur la vie professionnelle des patients diabétiques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Norotiana Mihaja Ramanarivo (1)
Présentateur : Norotiana Mihaja Ramanarivo
Etablissement : (1) Faculté de Médecine d'Antananarivo, Antananarivo, MADAGASCAR
Introduction Le diabète sucré est une maladie chronique qui a connu une véritable
progression. Sa gravité repose sur ses complications invalidantes ayant une répercussion sur
l'aptitude au travail. Cette étude a pour objectif de vérifier si les caractéristiques
sociodémographiques et professionnelles ainsi que le profil épidémio-clinique des salariés
diabétiques agissent sur leur aptitude au travail, notamment l’absentéisme au travail.
Méthodes : Il s'agit d'une étude observationnelle transversale à visée descriptive,
rétrospective réalisée pendant 9 mois au sein de l'AMADIA (Association Malgache contre le Diabète) Antananarivo. Les critères d’inclusion étaient un diabète découvert depuis au moins 6 mois, des patients âgés de 18 à 65
ans et qui avaient un travail. Les données ont été saisies sur le logiciel Excel et analysées sur
le logiciel Stata. Nous nous sommes servis du test de Chi-2, test d’indépendance des valeurs
trouvées et prévues, pour la comparaison des différentes proportions avec un seuil de
significativité fixé à p<0,05. Un résultat correspondant à un seuil observé « p » inférieur à
0,05 a été considéré comme statistiquement significatif.
Résultats: 79 patients répondaient aux critères d’inclusion. 73,42% sont dans le secteur
tertiaire, la plupart âgés de 51 à 60 ans.
Ils sont diabétiques depuis en moyenne 5,8 ans, majoritairement à 83,5% de type 2, non
équilibrés et compliqués. Un bien-être global en moyenne de 7,75±1,07/10, une proportion
d'absentéisme annuelle de 12,16%, surtout occasionnée par les jours de convalescence
annuelle ont été retrouvés. Le reclassement professionnel était chiffré à 8,87 %. Les
diabétiques du secteur secondaire, type 2 ainsi que les femmes sont les plus absents. Une
corrélation entre absentéisme, diabète type 2 (p=0,03), diabète ancien (p=0,009), les travaux
de jour (p=0,04), les métiers avec charge physique importante (p=0,004) et exposés aux bruits
(p = 0,009) a été observée.
Conclusion L’absentéisme lié au diabète est non négligeable d’où la nécessité du dépistage
précoce pour l’éviter. En plus d’une accentuation de la prise en charge surtout pour les
diabètes anciens et les personnes âgées, les initiatives de promotion de la santé sur les lieux de travail et une
meilleure collaboration entre employeur-médecin du travail-employé est indispensable pour
réduire l'absentéisme pour congé de maladie.
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| th10 p419 la prevalence des tms chez les cameramans perchmans et operateurs de prise de vue auteurs pierre antoine dufeu 1 jean retiere 1 etablissement 1 thalie sante paris france presentateur pierre antoine dufeu |
Th10-P419 - La prévalence des TMS chez les caméramans, perchmans et opérateurs de prise de vue
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Pierre-Antoine Dufeu (1), Jean Retiere (1)
Présentateur : Pierre-Antoine Dufeu
Etablissement : (1) Thalie Santé, Paris, FRANCE
Les métiers techniques du spectacle, notamment ceux de caméraman, perchman et opérateur de prise de vue, sont particulièrement exposés aux risques liés aux troubles musculosquelettiques (TMS). Ces professionnels travaillent dans des conditions physiques exigeantes, caractérisées par des postures prolongées, la manipulation d’équipements lourds, des gestes répétitifs, des contraintes liées à la mobilité sur les plateaux de tournage, ainsi que des horaires variables, souvent en extérieur ou dans des environnements peu ergonomiques.
Dans ce contexte, une étude épidémiologique menée en interne a été conduite auprès de 390 intermittents du spectacle exerçant les fonctions de caméraman, perchman ou opérateur de prise de vue, afin d’évaluer la prévalence des TMS et d’identifier les zones corporelles les plus affectées. Les résultats montrent une prévalence particulièrement élevée : 92 % des répondants déclarent souffrir ou avoir souffert de TMS dans le cadre de leur activité professionnelle.
Les régions anatomiques les plus touchées sont :
Le bas du dos, cité par 73 % des répondants,
La nuque (65 %),
Les épaules et les bras (57 %),
Les genoux et les jambes (34 %),
Les mains et les doigts (29 %).
Ces données traduisent une exposition importante aux efforts statiques, au port de charges (caméra, perche, matériel audio ou vidéo), et à des positions maintenues dans le temps sans possibilité d’alternance posturale. Les douleurs chroniques rapportées impactent non seulement la santé physique des professionnels, mais également leur capacité à maintenir une activité régulière dans un secteur déjà marqué par la précarité et l’instabilité de l’emploi.
Face à ces constats, il apparaît nécessaire de renforcer les actions de prévention des TMS dans ce secteur spécifique. Cela pourrait passer par une amélioration de l’ergonomie du matériel, une sensibilisation aux bonnes postures, la mise en place de formations ciblées, ainsi que par la promotion de pauses actives et d’exercices de récupération. L'intégration de démarches de prévention dès la conception des tournages et l’adaptation des conditions de travail aux réalités du terrain sont des leviers essentiels pour préserver la santé des professionnels du spectacle.
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| th10 p420 trouble bipolaire et maintien en emploi a propos de 10 cas auteurs nabila el baccouche 1 thomas limousin 1 etablissement 1 prevlink sante au travail 29 rue des vinaigriers paris 10 eme france presentateur nabila el baccouche |
Th10-P420 - Trouble bipolaire et maintien en emploi : à propos de 10 cas
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nabila El Baccouche (1), Thomas Limousin (1)
Présentateur : Nabila El Baccouche
Etablissement : (1) PREVLINK SANTE AU TRAVAIL, 29 Rue Des Vinaigriers Paris 10 Eme, FRANCE
Introduction Au niveau international, on estime qu’environ 1 adulte sur 150 (40 millions de personnes, soit 0,53 % de la population mondiale) vit avec un trouble bipolaire. Il s’agit de la sixième cause mondiale de handicap selon l’OMS. Ce trouble impacte fortement la vie quotidienne, les relations sociales et la sphère professionnelle.
Objectifs Déterminer le profil socioprofessionnel des salariés suivis pour trouble bipolaire et évaluer son impact sur le maintien en emploi
Matériel et méthodes Etude rétrospective descriptive portant sur les DMST des patients présentant un trouble bipolaire. La collecte de données a été faite à partir du logiciel PADOA.
Résultats Nous avons recensé une dizaine de salariés présentant un trouble bipolaire sur un total de 8149 salariés suivis.Le groupe était équilibré entre hommes et femmes (sex-ratio de 1) et l’âge moyen était de 44,5 ans, avec des extrêmes allant de 27 à 65 ans. L’ancienneté au poste était inférieure à cinq ans dans la moitié des cas, tandis que deux salariés avaient plus de vingt ans d’ancienneté. Tous ces salariés étaient en CDI, majoritairement sur des postes bureautiques (60%), mais certains exerçaient dans le nettoyage (2 salariés), la menuiserie (1 salarié) ou la restauration (1 salarié).
Sur le plan médical, tous les salariés bénéficiaient d’un suivi psychiatrique et d’un traitement psychotrope, avec un cas suivi également par un psychologue. Des ATCD d’hospitalisation en psychiatrie étaient retrouvés dans 60 % des cas. Deux salariés présentaient des addictions associées dont un cas d’addiction à l’alcool et un cas d’addiction au cannabis et à la cocaïne.La moitié des salariés étaient RQTH et deux cas d’invalidité ont été identifiés.L’association à des pathologies chroniques était notée dans 40% des cas.
Concernant l’impact sur le travail, 80 % des salariés étaient toujours en poste. Des aménagements de poste avaient été mis en place dans 60 % des cas, dont les deux tiers concernaient le télétravail. Certains aménagements, environ 16,7 %, étaient liés à l’ergonomie ou aux équipements sans lien direct avec la maladie.30 % des salariés travaillaient à TPT, un était en arrêt maladie et deux cas d’inaptitude sans reclassement avaient été relevés. Conclusion Le trouble bipolaire apparaît comme une pathologie handicapante qui affecte la qualité de vie des patients et leur carrière professionnelle aussi. Le rôle du médecin du travail est essentiel pour assurer un suivi adapté, prévenir les rechutes et adapter le poste du travail à l’état de santé de ces salariés. Une collaboration pluridisciplinaire, notamment avec l’assistante sociale, l’ergonome et la psychologue du travail est indispensable.
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| th10 p421 port dun appareil de protection respiratoire comment evaluer la compatibilite avec letat de sante du travailleur auteurs laureline coates 1 laurent claudon 2 sandrine chazelet 2 aurore aglioni 1 jennifer shettle 1 etablissement 1 inrs paris france 2 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur laureline coates |
Th10-P421 - Port d’un appareil de protection respiratoire : comment évaluer la compatibilité avec l’état de santé du travailleur ?
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Laureline Coates (1), Laurent Claudon (2), Sandrine Chazelet (2), Aurore Aglioni (1), Jennifer Shettle (1)
Présentateur : Laureline Coates
Etablissement : (1) INRS, Paris, FRANCE; (2) INRS, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE
Les appareils de protection respiratoire ou APR (masque à adduction d’air, appareil à ventilation assistée, pièce faciale filtrante,...) sont indispensables dans de nombreuses situations de travail où l’atmosphère est contaminée et les mesures de prévention organisationnelles et collectives sont insuffisantes. Dès lors, l’employeur établit un programme de protection respiratoire (sélection du modèle, formation des utilisateurs, formalisation des règles d’entretien et de maintenance) et il revient au médecin du travail de prendre en compte le port de cet équipement lors du suivi de l’état de santé des travailleurs. Ce travail propose une synthèse des éléments utiles au médecin du travail pour évaluer la compatibilité entre le port d’un APR et l’état de santé d’un travailleur. Le port d’un APR entraine des perturbations physiologiques et psychologiques chez le porteur qui sont généralement bien tolérées quand la durée de port est limitée. Toutefois, certains états de santé (notamment la grossesse, les antécédents cardiorespiratoires et certains troubles psychiatriques) peuvent limiter la tolérance et doivent inciter à la vigilance, a fortiori lorsqu’un port prolongé est envisagé. Le médecin du travail évalue la compatibilité entre l’état de santé du travailleur (âge, antécédents…) et le poste de travail dans sa globalité (APR mais aussi autres équipements de protection individuelle, activité réalisée, ambiance thermique…). L’infirmier en santé au travail peut contribuer au suivi des travailleurs portant un APR dans le cadre d’un protocole adapté et sous la responsabilité du médecin du travail. En l’absence de recommandation spécifique, l’évaluation de la tolérance s’appuie avant tout sur l’anamnèse et l’examen clinique.
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| th10 p422 identifier precocement les fragilites cardio metaboliques et psychosociales au travail apport du diagnostic forme sante dfs auteurs bassirou sow 1 etablissement 1 indoor sante universite de strasbourg strasbourg france presentateur bassirou sow |
Th10-P422 - Identifier précocement les fragilités cardio-métaboliques et psychosociales au travail : apport du Diagnostic Forme & Santé (DFS)
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Bassirou Sow (1)
Présentateur : Bassirou Sow
Etablissement : (1) INDOOR SANTE - UNIVERSITE DE STRASBOURG, Strasbourg, FRANCE
Les risques cardio-métaboliques et psychosociaux constituent aujourd’hui des enjeux majeurs en santé au travail, amplifiés par l’évolution des organisations, l’augmentation de la sédentarité, la prévalence croissante du surpoids et les troubles du sommeil et du stress. Leur repérage précoce apparaît essentiel pour renforcer la prévention primaire et orienter plus efficacement les travailleurs vers des interventions adaptées. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence du Diagnostic Forme-Santé (DFS), un outil combinant tests fonctionnels et questionnaire standardisé, pour identifier ces fragilités au sein de deux populations salariées aux profils professionnels distincts.
Le DFS intègre cinq mesures physiques (endurance, force du tronc, force des membres inférieurs, force de préhension, souplesse) ainsi qu’un questionnaire portant sur l’activité physique, la sédentarité, l’alimentation, le sommeil, le stress, l’hygiène de vie et la qualité de vie perçue. Deux expérimentations ont été menées : un technicentre ferroviaire (398 agents) et une entreprise agroalimentaire (61 salariés). Les données ont été analysées selon l’âge, le sexe et le type de poste.
Les résultats montrent une forte prévalence de l’inactivité physique, avec moins de la moitié des travailleurs atteignant les recommandations en vigueur. Le surpoids et l’obésité concernent jusqu’à plus de la moitié des salariés du technicentre et un tiers de ceux de l’entreprise agroalimentaire. Plus d’un salarié sur deux rapporte un sommeil insuffisant. Le stress est présent à un niveau modéré ou élevé chez environ la moitié des répondants. Des différences nettes apparaissent selon le type de poste : sédentarité et stress plus fréquents dans les activités majoritairement assises, tandis que la fatigue physique et les troubles du sommeil sont plus présents dans les postes debout ou mixtes.
Ces observations montrent que le DFS permet d’objectiver rapidement des vulnérabilités cardio-métaboliques et psychosociales souvent sous-estimées par les dispositifs traditionnels de prévention. Par sa combinaison de mesures objectives et d’auto-évaluation, il constitue un outil pertinent pour soutenir les services de prévention et de santé au travail dans l’identification précoce des fragilités et l’orientation vers des actions ciblées telles que l’activité physique adaptée, l’ergonomie, l’éducation en santé ou la gestion du stress. Le DFS représente ainsi une perspective prometteuse pour renforcer la prévention primaire et limiter l’impact futur de ces risques émergents au travail.
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| th10 p423 les troubles musculo squelettiques chez le personnel de la caisse dassurance maladie une etude multi centrique aupres de deux centres du sud tunisien auteurs amira omrane 1 siwar msekni 1 rania chibani 2 imen hlaeim 3 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher sfar mahdia mahdia tunisie 2 caisse nationale dassurance maladie de gabes gabes tunisie 3 caisse nationale dassurance maladie de gafsa gafsa tunisie presentateur siwar msekni |
Th10-P423 - Les troubles musculo-squelettiques chez le personnel de la Caisse d’Assurance Maladie : Une étude multi-centrique auprès de deux centres du sud Tunisien
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amira Omrane (1), Siwar Msekni (1), Rania Chibani (2), Imen Hlaeim (3)
Présentateur : Siwar Msekni
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher Sfar Mahdia, Mahdia, TUNISIE; (2) Caisse Nationale d’Assurance Maladie de Gabes, Gabes, TUNISIE; (3) Caisse Nationale d’Assurance Maladie de Gafsa, Gafsa, TUNISIE
Objectif: Evaluer la prévalence et facteurs associées aux troubles musculo-squelettiques chez le personnel de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie de Gabes et de Gafsa.
Participants et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale multicentrique menée exhaustivement auprès du personnel des centres des Caisses Nationales d’Assurance Maladie des gouvernorats de Gabes et Gafsa.L'enquête a porté sur un questionnaire relatif aux caractéristiques sociodémographiques et professionnelles. Quatre questionnaires validés en langues françaises ont été utilisés pour évaluer les troubles musculo-squelettiques (Questionnaire Nordique), la qualité de vie (SF12), les risques psycho-sociaux (KARASEK) et l’interface travail-vie privée (SWING).
Résultats : Cette étude a inclus 114 agents soit un taux de réponse estimé à 86,36%. Cette population était jeune et à prédominance féminine. La tranche d’âge entre 40 et 50 ans présente 61% de la population d’étude.
Durant les sept derniers jours, la nuque était la localisation la plus algique chez 38,60% des participants suivie par le bas du dos (21,93%).
En analyse multivariée, la tranche d’âge entre 50 à 60 ans et la latitude décisionnelle protégeaient contre les douleurs de la nuque (OR=0,516, p=0,032 ; OR=0,968, p=0,025 respectivement). Le temps passé sur ordinateur multipliait ce risque (OR=1,233, p=0,026). Concernant la douleur du bas du dos, la tranche d’âge (supérieure à 40 ans) et une qualité de vie physique altérée multipliait le risque d’un facteurs de 3,897 et 1,051 respectivement (p=0,001, p=0,025 respectivement). Un effet positif de la vie privée sur la vie professionnelle et une demande psychologique protégeaient contre ces douleurs (OR=0,535, p=0,013 ; OR=0,852 p=0,015 respectivement).
Durant les 12 derniers mois, la localisation la plus algique était aussi la nuque (34,21%) suivie par le bas du dos (25,44%).
En analyse multivariée, seule la tranche d’âge entre 50 à 60 ans était identifié comme facteur protecteur des douleurs de la nuque (OR=0,466, p=0,036). Le temps passé sur ordinateur multipliait le risque de développer des douleurs de la nuque d’un facteur de 2,322 (p=0,034). Les douleurs du bas du dos étaient plus significativement plus rapportée chez les participants âgés de plus de 40 ans (p=0,001). Aucun facteur n’a été retenu en analyse multivariée.
Conclusion : Ces résultats concordent avec les données probantes de la littérature et confirment que les TMS constituent une préoccupation chez les professionnels et chez le personnel des centres CNAM Aussi. Ces TMS nuisent à la qualité de vie mentale et physique. Les programmes de prévention des TMS devraient être intégrés à des stratégies ergonomiques plus larges afin de promouvoir la santé au Travail
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| th10 p424 modelisation mathematique de l evolution de l absenteisme dans un hopital universitaire sur une periode de 12 ans auteurs luc vialatte 1 2 5 jean baptiste bouillon minois 1 2 frederic dutheil 1 2 bruno pereira 1 arnaud guillin 2 sophie miallaret 3 julien steven baker 4 remi colin chevalier 2 anne francoise yao lafourcade 2 nourddine azzaoui 2 maelys clinchamps 1 2 etablissement 1 centre hospitalier universitaire de clermont ferrand clermont ferrand france 2 universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 cikaba clermont ferrand france 4 hong kong baptist university hong kong hong kong 5 aist la prevention active clermont ferrand france presentateur luc vialatte |
Th10-P424 - Modélisation mathématique de l'évolution de l'absentéisme dans un hôpital universitaire sur une période de 12 ans
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Luc Vialatte (1,2,5), Jean-Baptiste Bouillon-Minois (1,2), Frédéric Dutheil (1,2), Bruno Pereira (1), Arnaud Guillin (2), Sophie Miallaret (3), Julien Steven Baker (4), Rémi Colin-Chevalier (2), Anne-Françoise Yao-Lafourcade (2), Nourddine Azzaoui (2), Maëlys Clinchamps (1,2)
Présentateur : Luc Vialatte
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Cikaba, Clermont-Ferrand, FRANCE; (4) Hong Kong Baptist University, Hong Kong, HONG KONG; (5) AIST-La prévention active, Clermont-Ferrand, FRANCE
L'augmentation de l'absentéisme dans les établissements de santé est un problème majeur, tant sur le plan économique que sanitaire. Nos objectifs étaient de comprendre l'évolution générale de l'absentéisme dans un hôpital universitaire entre 2007 et 2019 et d'analyser les facteurs professionnels et sociodémographiques qui influencent cette question. Une première analyse exploratoire a été réalisée afin de comprendre les facteurs qui influencent le plus les absences. Les données ont ensuite été transformées en séries chronologiques afin d'analyser l'évolution des absences au fil du temps. Nous avons effectué une analyse en composantes principales (ACP) temporelle des proportions d'absences afin de regrouper les facteurs. Nous avons ensuite créé des profils avec les contributions de chaque variable. Nous avons ainsi pu observer les courbes de ces profils de manière globale, mais aussi les comparer par période. Enfin, une analyse prédictive a été réalisée sur les données à l'aide d'un modèle VAR. Au cours des 13 années de suivi, 1 729 097 absences ont été enregistrées pour 14 443 travailleurs différents (73,8 % de femmes ; 74,6 % d'aidants). Dans l'ensemble, le nombre d'absences a augmenté de manière logarithmique. Les variables qui contribuaient le plus au profil type des proportions d'absences les plus élevées étaient le fait d'avoir un enfant le plus jeune âgé de 4 à 10 ans (contribution de 6,44 %), d'être âgé de 40 à 50 ans (5,47 %), d'être âgé de 30 à 40 ans (5,32 %), le fait de travailler dans le domaine administratif (4,88 %), le fait d'être titulaire (4,87 %), le fait d'être parent (4,85 %), le fait d'être en couple (4,69 %), le fait d'avoir un enfant de plus de 11 ans (4,36 %) et le fait d'être séparé (4,29 %). Les prévisions indiquent une stagnation de la proportion d'absences pour les profils des facteurs les plus absents au cours des 5 prochaines années, y compris les pics annuels. Au cours de cette étude, nous avons examiné les facteurs sociodémographiques et professionnels qui ont conduit à des niveaux élevés d'absentéisme. La connaissance de ces facteurs permet aux entreprises de santé d'agir pour réduire l'absentéisme, qui représente une réelle menace financière et sanitaire pour les hôpitaux.
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| th10 p425 mixie france outil daide pour la prevention des polyexpositions auteurs benedicte la rocca 1 laureline coates 2 eve bourgkard 1 sophie ndaw 1 stephane malard 2 isabelle sponne 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france 2 inrs paris france presentateur benedicte la rocca |
Th10-P425 - MiXie France, outil d’aide pour la prévention des polyexpositions
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Bénédicte La Rocca (1), Laureline Coates (2), Eve Bourgkard (1), Sophie Ndaw (1), Stéphane Malard (2), Isabelle Sponne (1)
Présentateur : Bénédicte La Rocca
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE; (2) INRS, Paris, FRANCE
En milieu professionnel, les travailleurs peuvent être exposés simultanément, ou successivement, à plusieurs substances chimiques susceptibles d’être présentes de manière concomitante dans l’organisme. Dans de telles situations, la toxicité du mélange peut être différente de la toxicité de chaque substance prise individuellement. Il apparait donc essentiel de considérer ces polyexpositions dans la démarche de prévention. C’est d’ailleurs une obligation réglementaire, la Loi « Santé au travail » imposant aujourd’hui la prise en compte des effets combinés des polyexpositions dans l’évaluation des risques. Pourtant, la plupart des méthodes conventionnellement employées pour évaluer le risque chimique repose sur une démarche qui ne tient pas compte des interactions possibles entre les substances d’un mélange. Certaines situations à risques peuvent alors passer inaperçues ou être sous-estimées. C’est dans cette optique que l’INRS a développé des méthodes et des outils tel que MiXie France capable de prendre en compte l’exposition à plusieurs substances chimiques.
MiXie France est un outil en ligne conçu pour identifier les effets additifs potentiels sur la santé résultant de l'exposition à plusieurs substances. En effet, l’hypothèse d’additivité des effets est prise par défaut dans l’outil. MiXie France permet de repérer les organes cibles communs de plusieurs substances. De plus, si l’utilisateur dispose de mesures de concentrations atmosphériques, MiXie France fournit en complément un indicateur permettant d'évaluer les risques potentiels associés à ces expositions multiples chez les salariés. Cet outil, régulièrement mis à jour en collaboration avec des partenaires canadiens (l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail - IRSST et l'Université de Montréal), est devenu en 10 ans un outil de référence dans la démarche d’évaluation des risques liés aux polyexpositions. De plus en plus utilisé, il s’adresse à l’ensemble des acteurs de la prévention (médecins du travail, infirmier en santé au travail, Intervenants en Prévention des Risques Professionnels, assistants en santé au travail,…) et est librement accessible, sans téléchargement, à l’adresse suivante : www.inrs-mixie.fr.
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| th10 p426 deux outils complementaires daide a la protection cutanee vis a vis des produits chimiques auteurs francois zimmermann 1 sophie deleys 1 nathalie monta 1 philippe duquenne 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur francois zimmermann |
Th10-P426 - Deux outils complémentaires d’aide à la protection cutanée vis-à-vis des produits chimiques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : François Zimmermann (1), Sophie Deleys (1), Nathalie Monta (1), Philippe Duquenne (1)
Présentateur : François Zimmermann
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE
La plupart des Equipements de Protection Individuelle (EPI) cutanés vis-à-vis des produits chimiques sont constitués de matériaux polymères. La résistance de ces matériaux polymères aux produits chimiques varie en fonction de la nature des produits manipulés : un matériau peut être très résistant au contact d’une substance donnée et inefficace pour une autre. Aucune protection ne constitue un rempart universel contre l’ensemble des produits chimiques utilisés dans les entreprises. Pourtant l’EPI cutané est le dernier rempart face au risque de contact avec le produit chimique.
Les préventeurs et utilisateurs de produits chimiques ne disposant pas d’une méthodologie claire pour une prévention efficace du risque lié à une exposition cutanée. L’INRS a mis en ligne un logiciel de pré-sélection des matériaux de protection : ProtecPo https://protecpo.inrs.fr
En complément, un nouveau dispositif expérimental voit le jour : EPItest. EPItest est un dispositif transportable permettant de tester la résistance des équipements de protection cutanées aux produits chimiques. Ce dispositif est à la fois simple d’utilisation, compact, et économiquement abordable. Il est directement utilisable par les acteurs de la prévention des risques professionnels, les fabricants et distributeurs de protections cutanées et de produits chimiques, et par les entreprises utilisatrices de produits chimiques. Ce dispositif conçu par l’INRS permet de définir si un équipement de protection individuelle (EPI) cutanée, et en particulier un gant, est compatible avec le produit chimique utilisé. Il s’agit de s’assurer que la protection est bien choisie afin de limiter les risques d’exposition cutanée. Jusqu’à présent, aucun dispositif connu ne permettait aux prescripteurs et utilisateurs de ces protections de réaliser cette mesure directement sur lieu d’utilisation. Son fonctionnement est le suivant : après mise en contact du produit chimique avec le matériau de l’EPI à tester, ce dispositif mesure le temps mis par le produit pour passer au travers de la protection. Cette durée détermine le niveau de résistance de la protection vis-à-vis du matériau. Il fait l’objet d’un transfert technologique en partenariat avec la société DFM et sera commercialisé prochainement.
ProtecPo et EPITest sont 2 outils complémentaires pour choisir judicieusement des EPI cutanés adaptés aux produits chimiques rencontrés dans l’environnement de travail du salarié. Leur utilisation conjointe permet de donner aux préventeurs et aux entreprises des outils suffisants pour choisir judicieusement des EPI cutanés.
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| th10 p427 trouble depressif chez le personnel de sante de la region de sousse une etude sur 12 ans auteurs eya maadi 1 aicha brahem 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital regional ksar hellal service de medecine du travail chu farhat hached de sousse service de medecine du travail hopital universitaire de kairouan monastir tunisie presentateur eya maadi |
Th10-P427 - Trouble dépressif chez le personnel de santé de la région de Sousse : une étude sur 12 ans
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Eya Maadi (1), Aicha Brahem (1)
Présentateur : Eya Maadi
Etablissement : (1) ¹ Service de médecine du travail Hôpital Régional Ksar Hellal ² Service de médecine du travail CHU Farhat Hached de Sousse ³ Service de médecine du travail Hôpital universitaire de Kairouan, Monastir, TUNISIE
Introduction :
L’incidence des troubles dépressifs ne cesse d’augmenter et représente aujourd’hui l’une des principales causes d’incapacité dans le monde. Le personnel soignant y est particulièrement exposé en raison du stress chronique et des exigences émotionnelles liées à leur profession. Cette étude vise à décrire les caractéristiques épidémiologiques des troubles dépressifs chez le personnel de santé du gouvernorat de Sousse et à analyser les principaux facteurs de risque associés.
Matériels et Méthodes :
Nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective sur une période de douze ans (2012-2023) au sein de la Direction régionale de la santé de Sousse. Elle a porté sur les professionnels ayant bénéficié d’un congé maladie longue durée (CMLD) pour troubles dépressifs. Les informations ont été recueillies à partir d’un questionnaire, des dossiers médicaux et administratifs, ainsi que d’un entretien téléphonique avec les patients. Une analyse analytique a permis d’examiner la relation entre la sévérité des troubles et les caractéristiques sociales, professionnelles et médicales.
Résultats :
Au total, 350 cas de troubles dépressifs ayant conduit à un CMLD ont été recensés durant la période étudiée. La prévalence était de 12,8 % avec une incidence cumulée de 2 cas pour 100 professionnels. L’âge moyen était de 50 ans et 81 % des patients étaient des femmes. Les services les plus touchés étaient les services médicaux (41 %) et chirurgicaux (28 %). Les infirmiers représentaient 43 % des cas, suivis des ouvriers (25 %) et des techniciens supérieurs (19 %). Une association anxieuse était présente chez 71,4 % des patients. La moitié souffrait d’une dépression modérée et 48 % d’une forme sévère. Environ 84,5 % ont nécessité une hospitalisation. Les formes sévères étaient surtout observées chez les plus de 60 ans, chez les personnes séparées et dans les services chirurgicaux ou d’urgences. L’exposition à des situations stressantes, notamment durant la pandémie de COVID-19, a aggravé la sévérité des troubles (71 à 74 % des formes sévères).
Conclusion :
Les troubles dépressifs sont fréquents et souvent graves chez le personnel de santé de Sousse. Leur sévérité est liée à l’âge, au statut marital, au type de service, aux situations fortement stressantes comme la pandémie de COVID-19, ainsi qu’aux antécédents psychiatriques et aux consommations addictives. Ces résultats mettent en évidence l’importance d’instaurer des actions de prévention, un dépistage précoce et un soutien psychologique adapté pour protéger la santé mentale des soignants.
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| th10 p428 absenteisme pour maladie longue duree chez le personnel de sante de la region de sousse auteurs eya maadi 1 aicha brahem 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital regional ksar hellal monastir tunisie presentateur eya maadi |
Th10-P428 - Absentéisme pour maladie longue durée chez le personnel de santé de la région de Sousse
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Eya Maadi (1), Aicha Brahem (1)
Présentateur : Eya Maadi
Etablissement : (1) Service de médecine du travail Hôpital Régional Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE
Introduction :
L'absentéisme pour maladie longue durée (AMLD) est un problème majeur dans les établissements de santé, affectant leur efficacité et la qualité des soins.
Les objectifs de notre étude étaient d'analyser le taux d'absentéisme, les caractéristiques des agents absents pour maladie de longue durée et d'identifier les facteurs associés à cet absentéisme.
Matériels et méthodes :
Nous avons mené une étude descriptive rétrospective sur une période de six ans (2017-2022) à la Direction Régionale de Santé Sousse, concernant l’ensemble du personnel de santé du gouvernorat de Sousse, ayant eu un congé de maladie longue durée.
Résultats :
L’étude a impliqué 5067 agents, dont 401 ont présenté au moins un congé de maladie longue durée, soit 7,95 % du total du personnel. L’âge moyen des absents était de 49 ans, avec une prédominance féminine (86 %). Les principales causes des arrêts de travail étaient des pathologies psychiatriques (92 %), notamment des troubles dépressifs (82 %), suivis de néoplasies (6 %) et de cas de tuberculose (0,5 %).
Les services les plus touchés étaient les services médicaux, l’administration et les urgences. Parmi les absents, les infirmiers (40,7 %) et les ouvriers (25,6 %) étaient les plus représentés. L'ancienneté moyenne des absents était de 24 ans, et la durée moyenne des congés maladie était de 8,5 mois, avec un impact considérable sur la productivité, représentant un total de 101 670 jours d'absence, soit 282 années de travail perdues. Cette étude a également mis en lumière l'influence des facteurs sociodémographiques et professionnels, tels que la charge de travail et l’ancienneté, sur l’absentéisme.
Conclusion :
L’absentéisme de longue durée, principalement dû aux troubles psychiatriques, représente un défi important pour le système de santé du gouvernorat de Sousse. Il est essentiel de mettre en place des stratégies adaptées pour améliorer les conditions de travail, offrir un soutien psychologique adéquat, et prévenir cette problématique afin d'optimiser l'efficacité des établissements de santé.
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| th10 p429 implementation dun protocole operationnel pluridisciplinaire de prise en charge de la crise suicidaire au sein dun secteur de service de prevention et de sante au travail interentreprise auteurs yassine bouatou 1 veronique goux 1 christelle thepot dova 1 sandra gaguech 1 ines pinero delgado 1 georges saba 1 soline bellier 1 etablissement 1 acms paris france presentateur yassine bouatou |
Th10-P429 - Implémentation d’un protocole opérationnel pluridisciplinaire de prise en charge de la crise suicidaire au sein d’un secteur de service de prévention et de santé au travail interentreprise.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Yassine Bouatou (1), Véronique Goux (1), Christelle Thepot-Dova (1), Sandra Gaguech (1), Ines Pinero Delgado (1), Georges Saba (1), Soline Bellier (1)
Présentateur : Yassine Bouatou
Etablissement : (1) ACMS, Paris, FRANCE
Introduction
La crise suicidaire en milieu professionnel constitue une urgence médico-psychologique complexe, particulièrement dans le cadre des services interentreprises de prévention et de santé au travail (SPSTI). L’absence de protocoles spécifiques peut entraîner des retards dans la prise en charge du salarié en crise et dans celle des autres salariés convoqués pour leur visite.
Objectif
Concevoir, implémenter et évaluer un protocole opérationnel pluridisciplinaire visant à améliorer la prise en charge de la crise suicidaire chez les salariés suivis par un SPSTI.
Méthode
Le protocole repose sur trois axes :
- Détection et alerte : rédaction pluridisciplinaire (médecin, IDEST, secrétaire médicale) et présentation du protocole à l’ensemble du secteur avec mise en place d’un circuit d’alerte interne dédié sur Teams (Microsoft) pour communiquer entre collègues et gérer le flux des salariés.
- Actions par métier : mobilisation des compétences médicales, psychologiques et sociales, avec articulation vers les ressources externes (SAMU, psychiatres, réseaux de prévention).
- Suivi et traçabilité : questionnaire d’évaluation en fin d’expérimentation (utilité et facilité d’usage).Résultats
L’utilité et la facilité d’usage du protocole et du canal Teams ont été évaluées à 11 mois de la mise à disposition.
Résultats
L’échantillon représente 77.8 % des salariés de l’équipe (21/27). Deux tiers ont plus de 3 ans d’expérience en santé au travail. Le protocole et le canal Teams sont utiles (4.1/5 en moyenne), et le protocole semble moins facile à utiliser que le canal Teams (3.5/5 et 4.2/5 en moyenne respectivement) avec un impact global plutôt positif sur l’organisation des vacations cliniques (4.0/5 en moyenne).
Conclusion
Après 11 mois, l’implémentation d’un protocole pluridisciplinaire opérationnel au sein d’un SPSTI permet de répondre à la complexité des crises suicidaires en milieu professionnel. Il permet d’assurer la continuité du service rendu, tout en renforçant la coopération pluridisciplinaire.
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| th10 p430 captiv une nouvelle dimension pour lergonomie en spsti auteurs sonia le torriellec 1 jeanne bonami 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur sonia le torriellec |
Th10-P430 - CAPTIV : une nouvelle dimension pour l’ergonomie en SPSTI
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sonia Le Torriellec (1), Jeanne Bonami (1)
Présentateur : Sonia Le Torriellec
Etablissement : (1) PREVLINK , Paris, FRANCE
Développé par l’INRS et commercialisé par TEA, CAPTIV est conçu pour analyser objectivement les contraintes gestuelles et posturales. Il utilise la technologie de Motion Capture pour enregistrer les mouvements en temps réel et la Réalité Virtuelle pour afficher un avatar reproduisant les postures de l’utilisateur.
Il mesure avec précision les angles articulaires grâce à quinze capteurs sans fil. Il permet de cibler différentes articulations selon les besoins de l’étude. La couleur des articulations de l’avatar numérique varie en fonction de l’amplitude articulaire, illustrant trois niveaux de contraintes en s’appuyant sur des normes et référentiels. Le codage des activités et des tâches réalisées par l’utilisateur, effectué a posteriori des observations par l’ergonome, permet d’affiner l’analyse des contraintes.
CAPTIV permet d’appuyer l’analyse ergonomique : il quantifie et objective le risque TMS en fournissant des données factuelles sur les angles, les amplitudes et le temps passé en positions contraignantes, complétant ainsi les observations et entretiens de l’ergonome. Il renforce la crédibilité de l’analyse et aide à hiérarchiser les solutions à mettre en œuvre. Il permet de mesurer l’impact réel de modifications d’une situation de travail (comparaison avant/après). Il peut servir de support pédagogique de sensibilisation. Il facilite la communication auprès des équipes et des décideurs grâce à une visualisation claire.
CAPTIV est particulièrement adapté pour une étude ergonomique SPSTI lorsqu’une problématique précise est formulée et que des hypothèses doivent être validées. Son utilisation est également indiquée lorsque des données factuelles sont nécessaires pour convaincre un employeur, justifier un investissement ou répondre à une obligation réglementaire. Il peut être utilisé pour simuler en réalité virtuelle des aménagements avant leur réalisation. Il est également pertinent dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue des conditions de travail, pour comparer la situation avant et après mise en œuvre d’une solution et identifier les contraintes résiduelles.
Néanmoins, CAPTIV présente certaines limites. Il ne permet pas d’évaluer les efforts musculaires ni la charge physique globale (manutentions manuelles). Il requiert un certain niveau de maîtrise et demande un temps non négligeable qui s’ajoute au temps de rédaction du rapport d’analyse ergonomique (préparation du matériel, mesurage de l’activité, codage et statistiques). Si cette durée n’est pas anticipée et maîtrisée, elle peut devenir incompatible avec le temps alloué par mission au sein d’un SPSTI, compromettant l’équité du service rendu aux adhérents.
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| th10 p431 evaluation des risques psychosociaux et du stress en consultation de medecine du travail auteurs patrick plaisant 1 clement duret 2 etablissement 1 hst courbevoie france 2 service de pathologie professionnelle garches france presentateur patrick plaisant |
Th10-P431 - Évaluation des risques psychosociaux et du stress en consultation de médecine du travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Patrick Plaisant (1), Clément Duret (2)
Présentateur : Patrick Plaisant
Etablissement : (1) HST, Courbevoie, FRANCE; (2) Service de pathologie professionnelle, Garches, FRANCE
1. Introduction / Contexte
Un guide d’entretien structuré, comprenant deux questionnaires (risques psychosociaux [RPS] et stress) élaborés à partir de modèles validés, et une matrice de scoring, a été développé pour en permettre une évaluation rapide (5–10 minutes) et faciliter le repérage de situations à risque ou complexes.
Une enquête de terrain a été menée afin d’en évaluer l’usage, la facilité d’emploi et l’utilité clinique.
2. Méthodologie
Un prétest a été réalisé auprès de médecins du travail et d’infirmiers en santé au travail de notre SPSTI.
Le guide a été utilisé en consultation pendant plusieurs mois. Un questionnaire d’utilisation recueillait : fréquence d’usage, motifs, intérêt et utilité perçus, et cohérence clinique. L’analyse est descriptive.
3. Résultats
L’enquête a permis de dégager quelques observations intéressantes et tendances fortes :
L’outil a été utilisé par les trois quarts des participants (76 %) comme guide d’entretien mais aussi comme échelle d’évaluation du risque (65 %), pour explorer le stress (73 %) et les facteurs de RPS (80 %).
La fréquence moyenne d’utilisation était de 2,8 utilisations mensuelles.
Le motif d’usage principal était un trouble mental perçu (dans 40 %) ou une situation de RPS (dans 67 %).
En consultation, 64 % s’en sont servis pour confirmer leur ressenti ou orienter (MDT/IDEST).
94 % des consultants ont estimé que l’outil les avait aidés pour l’évaluation des RPS et du stress en consultation.
La cohérence entre le score et l’évaluation clinique est jugée parfaitement cohérente par 100 % des consultants interrogés.
Le guide d’entretien a été considéré globalement utile (69%), facile et pratique (56%)
L’utilisation dans le cadre de la traçabilité reste limitée (37 % l’ont intégré au DMST) et le suivi longitudinal est rare faute de recul.
4. Discussion / Limites
L’outil apparaît pertinent pour structurer l’entretien, faciliter l’expression du salarié, évaluer les risques (RPS) et leur impact (stress) et soutenir la décision clinique. Les limites principales tiennent au temps de consultation, aux contraintes organisationnelles et à la coexistence d’un questionnaire intégré au logiciel métier. La participation réduite à l’enquête limite la généralisation des résultats.
5. Conclusion / Perspectives
Ce guide d’entretien est un support prometteur pour l’évaluation des RPS et du stress en consultation.
Son intégration dans les logiciels métiers, une version simplifiée et une diffusion élargie pourraient en renforcer l’adoption. Une phase de validation scientifique est envisagée comme prochaine étape.
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| th10 p432 comparaison entre les valeurs limites dexposition professionnelles francaises et internationales auteurs jean francois sauve 1 barbara savary 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france presentateur jean francois sauve |
Th10-P432 - Comparaison entre les valeurs limites d’exposition professionnelles françaises et internationales
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Jean-François Sauvé (1), Barbara Savary (1)
Présentateur : Jean-François Sauvé
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE
Les valeurs limites d’exposition professionnelles (VLEP) sont régulièrement utilisées afin d’interpréter les résultats de mesurage de substances chimiques en milieu de travail. Or, l’établissement de VLEP est un processus complexe reposant sur l’interprétation de données toxicologiques et épidémiologiques, celles-ci ne visent qu’un nombre restreint de substances. Ainsi, des substances émergentes ou dont les effets sur la santé sont peu documentés sont susceptibles de ne pas avoir de VLEP française, et il n’existe pas de méthode standardisée pour sélectionner une VLEP provenant d’autres pays.
Une revue a d’abord été menée afin d’identifier des sources potentielles de VLEP internationales. Quatre listes de VLEP internationales, basées uniquement sur des effets sur la santé sans prise en compte de facteurs socioéconomiques, ont ensuite été retenues. Ces listes provenaient d’organismes américains (ACGIH, OARS), allemands (valeurs MAK) et japonais (JSOH). Les VLEP enregistrées dans ces sources ont été comparées aux VLEP françaises. Une première comparaison a porté sur la présence ou l’absence des substances avec des VLEP court-terme (VLEP-CT) et 8 heures (VLEP8h) entre les différentes listes. Ensuite, une analyse comparant les VLEP-8h françaises à celles dans chacune des listes internationales a été réalisée pour les substances retrouvées conjointement.
Au total, des VLEP pour 1096 substances ont été identifiées, dont 539 n’ayant pas de VLEP française. Aucune substance n’était présente dans l’ensemble des listes, tandis que 114 substances figuraient dans quatre listes simultanément. 33 substances n’étaient citées que dans la liste française (par exemple, benzidine, 2-naphtylamine), leurs VLEP dataient principalement des années 1990, à l’exception des particules diésel et du dibromure d'éthylène, pour lesquelles les VLEP sont entrées en vigueur en 2021. La comparaison des VLEP-8h a montré que les valeurs françaises adoptées avant 1990 étaient en moyenne deux fois plus élevées que les valeurs internationales, tandis que les VLEP adoptées après 1990 étaient similaires.
Cette étude a montré que les quatre listes de VLEP internationales sélectionnées par l’INRS sont des sources d’informations pertinentes pour interpréter les résultats de mesurage en milieu de travail, tant pour les substances n’ayant pas de VLEP françaises que pour les substances dont les VLEP françaises n’ont pas été révisées depuis plusieurs décennies et ne reflètent plus les connaissances toxicologiques et épidémiologiques actuelles. En l’absence de VLEP pour substances dans les listes de VLEP identifiées, des approches émergentes fondées sur les mentions de danger constituent une alternative pour évaluer les niveaux d’exposition.
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| th10 p433 portrait retrospectif des expositions professionnelles dans les activites funeraires en france de 2002 a 2023 auteurs jean francois sauve 1 barbara savary 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france presentateur jean francois sauve |
Th10-P433 - Portrait rétrospectif des expositions professionnelles dans les activités funéraires en France de 2002 à 2023
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Jean-François Sauvé (1), Barbara Savary (1)
Présentateur : Jean-François Sauvé
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE
Le secteur funéraire englobe de nombreuses activités telles que l'embaumement, l'entretien des cimetières, la crémation et la fabrication de cercueils et de pierres tombales. L’évaluation de l’exposition dans ce secteur a surtout porté sur la problématique du formaldéhyde chez les embaumeurs. Or, les travailleurs d'autres professions impliquant des activités du domaine funéraire peuvent aussi être exposés à des substances chimiques. Afin de mieux évaluer les expositions dans les activités funéraires, cette étude visait à dresser un portrait des niveaux d’exposition aux substances chimiques enregistrés dans la base Colchic entre 2002 et 2023.
Les données exploitées concernent des mesures individuelles et ambiantes prélevées pendant une durée comprise entre une et dix heures, enregistrées dans la base Colchic qui contient des données d'exposition provenant d'activités de recherche et de prévention en France. Les données pertinentes ont été identifiées à partir du secteur d'activité, du titre d’emploi, de la tâche réalisée et du nom de l’établissement.
À la suite de l’application de ces critères de sélection, un total de 491 résultats d'exposition à 31 agents chimiques a été identifié. Parmi les mesures en zone respiratoire, la prévalence de surexposition la plus élevée concernait les poussières de bois dans la fabrication de cercueils, avec 9 échantillons sur 15 (60 %) dépassant la limite d'exposition professionnelle sur 8 heures (VLEP-8h) réglementaire de 1 mg/m 3. 30 % des concentrations en formaldéhyde mesurées chez les travailleurs manipulant ou transportant des défunts, principalement des thanatopracteurs, dépassaient la VLEP8h de 0,37 mg/m 3. L'utilisation d'une ventilation locale par aspiration était associée à une réduction de 64 % de la moyenne géométrique des concentrations de formaldéhyde pour ce groupe. Finalement, 32 % des concentrations en quartz lors de la fabrication de monuments funéraires, impliquant des tâches de sciage, sablage et polissage, dépassaient la VLEP-8h.
Ces résultats montrent que plusieurs activités professionnelles dans le secteur funéraire peuvent exposer les salariés à des substances chimiques. Toutefois, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour caractériser les risques dans certains milieux sous-documentés dans les données enregistrées dans la base Colchic. Ces milieux incluent les crématoriums, pour lesquels un potentiel d’exposition à des métaux lourds est documenté dans la littérature, et les activités de conditionnement de produits utilisés en thanatopraxie.
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| th10 p434 multi expositions professionnelles maternelles pendant la grossesse et croissance foetale a partir dhypotheses a priori auteurs marie tartaglia 1 corinne pilorget 3 sanni uuksulainen 8 michelle turner 4 9 10 alexis descatha 11 ronan garlantezec 12 fleur delva 1 2 kellian jaunas 2 sabyne audignon durand 1 2 marie tulin houot 3 maxime turuban 4 nel roeleveld 5 jack siemiatycki 6 marie noelle dufourg 7 camille carles 2 etablissement 1 universite de bordeaux bordeaux france 10 institut de salud carlos iii madrid espagne 11 universite d angers angers france 12 chu de rennes rennes france 2 chu de bordeaux bordeaux france 3 sante publique france saint maurice france 4 isglobal barcelone espagne 5 radboud institute for health science nimegue pays bas 6 universite de montreal montreal canada 7 ined inserm paris france 8 fioh helsinki finlande 9 universite pompeu fabra barcelone espagne presentateur marie tartaglia |
Th10-P434 - Multi-expositions professionnelles maternelles pendant la grossesse et croissance fœtale, à partir d’hypothèses a priori.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Marie Tartaglia (1), Corinne Pilorget (3), Sanni Uuksulainen (8), Michelle Turner (4,9,10), Alexis Descatha (11), Ronan Garlantézec (12), Fleur Delva (1,2), Kellian Jaunas (2), Sabyne Audignon-Durand (1,2), Marie-Tülin Houot (3), Maxime Turuban (4), Nel Roeleveld (5), Jack Siemiatycki (6), Marie-Noëlle Dufourg (7), Camille Carles (2)
Présentateur : Marie Tartaglia
Etablissement : (1) Université de Bordeaux , Bordeaux, FRANCE; (10) Institut de Salud Carlos III, Madrid, ESPAGNE; (11) Université d'Angers, Angers, FRANCE; (12) CHU de Rennes, Rennes, FRANCE; (2) CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (3) Santé publique france, Saint Maurice, FRANCE; (4) ISGlobal, Barcelone, ESPAGNE; (5) Radboud institute for health science, Nimègue, PAYS-BAS; (6) Université de Montréal, Montréal, CANADA; (7) Ined-Inserm, Paris, FRANCE; (8) FIOH, Helsinki, FINLANDE; (9) Université Pompeu Fabra, Barcelone, ESPAGNE
La majorité des femmes continuent de travailler pendant leur grossesse, les exposant potentiellement à de nombreux facteurs professionnels.
Nous avons utilisé les données de la cohorte nationale Elfe. Les événements de santé étudiés étaient le petit poids de naissance (PPN), le poids de naissance (PN) et le périmètre crânien (PC). Parmi les 47 expositions professionnelles caractérisées à l’aide de matrices emplois-expositions, celles pour lesquelles la littérature épidémiologique rapporte au moins deux études montrant une association statistiquement significative avec la croissance fœtale ou pour lesquelles il existe de fortes hypothèses issues d’études expérimentales ont été sélectionnées. Les expositions professionnelles sélectionnées ont été incluses dans un modèle de régression linéaire ou logistique, ajusté sur les facteurs de confusions. Des analyses tenant compte du trimestre d’arrêt de travail durant la grossesse ont été réalisées.
Nous avons sélectionné 16 expositions professionnelles liées au PPN et au PN. Une diminution du risque de PPN a été observée chez les femmes probablement exposées à la posture debout (RC = 0,78, IC à 95 % = [0,62 ; 0,99]). Chez celles ayant cessé de travailler au cours du troisième trimestre, l’exposition aux solvants oxygénés (RC = 2,28, IC à 95 % = [1,01 ; 4,89]) augmentait le risque de PPN, tandis que l’exposition au travail de nuit (RC = 0,58, IC à 95 % = [0,33 ; 0,96]) était associée à une diminution du risque, tout comme l’exposition certaine à la manutention de charges (RC = 0,63, IC à 95 % = [0,39 ; 0,99]). Concernant le PN, une diminution a été observée chez les femmes exposées aux particules ultrafines (β = -34 g, IC à 95 % = [ -66 ; -1,1]), et une augmentation chez les femmes possiblement exposées à ces particules (β = 31 g, IC à 95 % = [4,8 ; 57]). Chez celles ayant arrêté de travailler au cours du premier ou deuxième trimestre de grossesse, l’exposition aux vibrations était associée à une augmentation du PN (β = 171 g, IC à 95 % = [28 ; 314]) ; et chez celles ayant cessé de travailler au cours du troisième trimestre de grossesse, le travail de nuit (β = 41 g, IC à 95 % = [0,01 ; 81]) augmentait également le PN. Enfin, parmi les cinq expositions sélectionnées pour le PC, seule l’exposition aux solvants oxygénés était associée à une diminution du PC (β = -0,22, IC à 95 % = [-0,44 ; 0,00]).
Ces résultats mettent en évidence le rôle potentiel des facteurs chimiques et posturaux sur la croissance fœtale. Bien que ces résultats nécessitent d’être confirmés par d’autres analyses, ils soulignent l’importance de prendre en compte les expositions multiples dans les efforts de prévention en santé au travail.
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| th10 p435 validation dechelles visuelles analogiques pour evaluer le stress professionnel par rapport au questionnaire de karasek une etude transversale auteurs maelys clinchamps 1 2 bruno pereira 1 martial mermillod 3 morteza charkhabi 4 marek zak 5 jiao jiao 6 alistair cole 7 jean baptiste bouillon minois 1 frederic dutheil 1 2 etablissement 1 chu clermont ferrand clermont ferrand france 2 universite clermont auvergne clermont ferrand france 3 universite grenoble alpes grenoble france 4 hse university moscow russie 5 the jan kochanowski university kielce pologne 6 hong kong baptist university hong kong chine 7 sciences po lyon lyon france presentateur maelys clinchamps |
Th10-P435 - Validation d’échelles visuelles analogiques pour évaluer le stress professionnel par rapport au questionnaire de Karasek : une étude transversale
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Maëlys Clinchamps (1,2), Bruno Pereira (1), Martial Mermillod (3), Morteza Charkhabi (4), Marek Zak (5), Jiao Jiao (6), Alistair Cole (7), Jean-Baptiste Bouillon-Minois (1), Frédéric Dutheil (1,2)
Présentateur : Maëlys Clinchamps
Etablissement : (1) CHU Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Université Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Université Grenoble Alpes, Grenoble, FRANCE; (4) HSE University, Moscow, RUSSIE; (5) The Jan Kochanowski University, Kielce, POLOGNE; (6) Hong Kong Baptist University, Hong Kong, CHINE; (7) Sciences Po Lyon, Lyon, FRANCE
Contexte : Le modèle « Job Demand–Control–Support » (JDCS) de Karasek constitue une référence majeure pour l’évaluation du stress professionnel. Toutefois, sa relative complexité souligne l’intérêt de disposer d’outils plus simples et rapides, tels que les échelles visuelles analogiques (EVA), notamment en médecine du travail.
Objectifs : Valider trois EVA correspondant aux principales dimensions du modèle JDCS : la latitude décisionnelle (autonomie / contrôle dans le travail), la demande psychologique (charge de travail) et le soutien social.
Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle transversale de validation d’outil, reposant sur un questionnaire auto-administré. Un sous-échantillon de participants a complété le questionnaire à deux reprises, à une semaine d’intervalle, afin d’évaluer la reproductibilité par la méthode du test-retest.
Résultats : Nous avons analysé les données de 155 participants (60 pour le test et le retest), majoritairement des femmes d’une quarantaine d’années. L’acceptabilité de l’outil était excellente, avec des taux de réponse élevés. L’analyse de la cohérence interne a montré des corrélations modérées entre les scores des EVA et les dimensions correspondantes du modèle JDCS. La fiabilité, évaluée à l’aide du coefficient de corrélation de concordance de Lin, était jugée acceptable pour les EVA et supérieure pour le questionnaire JDCS. Les scores moyens des EVA mettaient en évidence des différences significatives entre les niveaux faibles et élevés de demande psychologique, de latitude décisionnelle et de soutien social, avec des seuils respectifs de 58, 71,5 et 63,5. En termes de validité externe, une bonne concordance a été observée entre les EVA et le modèle JDCS.
Conclusions : Les EVA constituent des outils valides, fiables, rapides et faciles d’utilisation pour l’évaluation de la latitude décisionnelle, de la demande psychologique et du soutien social, tant en pratique clinique quotidienne qu’en prévention primaire et en démarche diagnostique. Sur la base de nos résultats, des seuils simplifiés pourraient être proposés : 70 pour la latitude décisionnelle, 60 pour la demande psychologique et 60 pour le soutien social. Toutefois, lorsque ces seuils sont dépassés, l’utilisation du questionnaire de Karasek demeure recommandée.
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| th10 p436 les atsem cas decole dune poly exposition aux risques professionnels auteurs mounir mazouz 1 etablissement 1 acms suresnes france presentateur mounir mazouz |
Th10-P436 - Les ATSEM : cas d’école d’une poly-exposition aux risques professionnels
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mounir Mazouz (1)
Présentateur : Mounir Mazouz
Etablissement : (1) ACMS, Suresnes, FRANCE
Introduction Le métier d’Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles (ATSEM) a fortement évolué : initialement centré sur l’hygiène et l’entretien, il intègre aujourd’hui des missions essentielles au fonctionnement de l’école maternelle. L’activité combine accompagnement éducatif, logistique, surveillance et entretien. Les visites auprès du médecin du travail se multiplient et débouchent souvent sur la préconisation de restrictions parfois difficiles à concilier avec les exigences du poste, exposant au risque d’inaptitude.
Objectif Analyser l’activité réelle des ATSEM afin d’identifier les contraintes physiques et organisationnelles et proposer des pistes visant notamment à réduire les manutentions, les postures contraignantes, la charge globale de travail et permettre le maintien en emploi.
Méthode Observations in situ dans plusieurs écoles de différentes générations (bâtiments anciens et récents) ; entretiens avec des ATSEM, les directions des écoles et les services prévention. L’analyse porte sur l’activité réelle quotidienne, l’organisation de l’activité, l’aménagement des locaux et les matériels utilisés.
Résultats Les ATSEM sont fortement sollicitées lors des phases d’accueil, d’activités, de soins des jeunes enfants et les temps de repas, avec une intensité accrue en petite section (manque d’autonomie, incidents d’hygiène, port d’enfants). De nombreuses tâches nécessitent des flexions du tronc, des positions accroupies, le travail à hauteur très basse ou bras levés. L’usage de mobilier enfant non adapté génère des postures inconfortables et des contraintes articulaires. Les opérations d’entretien (manutention de couchettes, seaux, produits, nettoyage des sols) exposent à des ports de charges, des gestes répétitifs ainsi qu’à un risque chimique. Le bruit (notamment en réfectoire) et la charge psychosociale majorent la pénibilité. Les écoles anciennes renforcent ces contraintes (plus centré sur l’accueil des enfants).
Conclusion L’activité des ATSEM présente une combinaison de risques biomécaniques, organisationnels et psychosociaux. Plusieurs leviers peuvent réduire la pénibilité : adaptation du mobilier, révision des pratiques (au moins une ATSEM par classe, méthode d'entretien), aides à la manutention, amélioration de l’environnement (acoustique) et organisation des espaces (proximité des douches pour la petite section). Il est également essentiel que les nouvelles constructions scolaires intègrent dès la conception les besoins réels des activités, notamment ceux des ATSEM, afin d’assurer des lieux de travail adaptés, limitant les postures contraignantes. La formation aux stratégies de préservation (gestes et postures, …) et la prise de pauses régulières peuvent compléter ces actions.
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| th10 p437 campagne de prevention escape nutrigame aupres des salaries sncf un jeu serieux pour lutter contre la sedentarite et promouvoir la sante au travail auteurs severine calero 1 marie laure huynh 2 agathe blin 3 justine leclere 4 etablissement 1 sncf optim services services medicaux centre medical regional d alsace strasbourg france 2 sncf optim services services medicaux centre medical regional de paris rive gauche paris france 3 cnam institut scientifique et technique de la nutrition et de l alimentation nancy france 4 cnam institut scientifique et technique de la nutrition et de l alimentation nancy france presentateur severine calero |
Th10-P437 - Campagne de prévention Escape NutriGame® auprès des salariés SNCF : un jeu sérieux pour lutter contre la sédentarité et promouvoir la santé au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Severine Calero (1), Marie-Laure Huynh (2), Agathe Blin (3), Justine Leclere (4)
Présentateur : Severine Calero
Etablissement : (1) SNCF - OPTIM'SERVICES - SERVICES MEDICAUX - Centre Médical Régional d'Alsace, Strasbourg, FRANCE; (2) SNCF - OPTIM'SERVICES - SERVICES MEDICAUX - Centre Médical Régional de Paris Rive Gauche, Paris, FRANCE; (3) Cnam - Institut Scientifique et Technique de la Nutrition et de l'Alimentation, Nancy, FRANCE; (4) Cnam - Institut Scientifique et Technique de la Nutrition et de l'Alimentation, Nancy, FRANCE
Contexte 95% des adultes sont exposés à un risque lié à la sédentarité (ANSES). En France, les adultes passent en moyenne 12 h assis les jours travaillés et 9 h les autres jours (ONAPS). Cette situation accroît les risques de maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, obésité, cancers, TMS, dépression et anxiété (INRS). La lutte contre la sédentarité constitue un enjeu majeur de santé publique et s’inscrit dans le plan triennal SNCF 2024‑2026.
Objectifs Renforcer les connaissances des salariés en nutrition et santé grâce à un outil innovant, favoriser des choix éclairés en alimentation et activité physique, et développer les compétences psychosociales.
Méthode En 2023, un groupe de 4 infirmières référentes prévention ou équilibre alimentaire a déployé l’Escape NutriGame® du Cnam-ISTNA, « Les secrets d’Etercell », un support conforme aux recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Après formation et acquisition de boîtes de jeu, les salariés ont participé à des sessions immersives de 60 minutes dans un décor de laboratoire futuriste. Organisés en équipes, ils ont résolu 12 ateliers ludiques en quête de cartes recommandations. Entre chaque atelier, ils ont pour objectif de réaliser un maximum de pas. Par une approche collaborative, recherche d’indices, jeux de logique, puzzle, chorégraphie, mime, les salariés deviennent acteurs de leur propre prévention. Déployée en Ile de France (IDF) en 2023‑2024, l’action a été présentée à 20 cadres et infirmiers au réseau national Équilibre Alimentaire, à 70 cadres et infirmiers en séminaire national de Médecine de Soins en 2024, puis étendue à 12 médecins du travail, cadres et infirmiers en Alsace en 2025 et valorisée auprès de 20 cadres lors de la réunion nationale « Tous SNCF Tous Optim ». L’évaluation a été réalisée par un questionnaire de satisfaction.
Résultats 190 salariés ont été sensibilisés (120 en IDF, 70 en Alsace). 78 % des répondants se déclarent très satisfaits et 22 % satisfaits. Le format Escape Game répond aux attentes de 99 % des participants, 93 % déclarent avoir acquis des connaissances en nutrition et 88 % se disent motivés à reprendre ou maintenir une activité physique. Une prise de conscience notable a été observée chez des salariés initialement peu réceptifs aux messages de prévention.
Conclusions et Perspectives Cette initiative innovante contribue au plan triennal de lutte contre la sédentarité, qui inclut webinaires, forums, pauses actives et prescription d’activité physique adaptée. Un déploiement national de l’Escape NutriGame® est à l’étude, avec une présentation en Comité de Direction. Parallèlement, SNCF s’engage pour la nutrition et la santé des salariés grâce à sa volonté de signer la charte d’engagements du PNNS.
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| th10 p438 prevention des risques lies aux deplacements et sejours professionnels internationaux analyse des pratiques comparative entre services de prevention en sante au travail autonome et interentreprises du secteur prive etude en ile de france auteurs fatiha bargui 1 marie france meng 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur fatiha bargui |
Th10-P438 - Prévention des risques liés aux déplacements et séjours professionnels internationaux : Analyse des pratiques comparative entre Services de prévention en santé au travail Autonome et Interentreprises du secteur privé. Étude en Île-de-France
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatiha Bargui (1), Marie-France Meng (1)
Présentateur : Fatiha Bargui
Etablissement : (1) Prevlink, Paris, FRANCE
Les déplacements et séjours professionnels internationaux exposent à de nombreux risques notamment sanitaires. À partir d’une étude menée du 14 mars 2025 au 3 avril 2025 auprès des 1124 médecins du travail et en formation d’Île-de France,nous effectuons une analyse comparative des pratiques de prévention de ces risques en service de prévention et de santé au travail autonome et interentreprises. Il apparaît que 79 % des médecins exerçant en service de santé interentreprise (SPSTI) prennent en charge ces salariés, soit autant que ceux exerçant en SPSTA. Ils sont cependant moins sollicités par les employeurs pour les conseiller dans ce domaine ( 43 % en SPSTI vs 57 % en SPSTA) . De même 14,7 % des médecins de SPSTI vs 61,8 % en SPSTA effectuent des visites à la demande de l’employeur systématiquement avant ces déplacements professionnels internationaux. Seuls 4,2 % de médecins en SPSTI vs 10 % en SPSTA déclarent recevoir les salariés en visite à leur retour. Cette étude a permis de mettre en évidence une intégration insuffisante des médecins du travail de SPST dans le processus de prévention des risques liés aux voyages professionnels internationaux. En effet, 35 % d’entre eux déclarent ne jamais recevoir de salariés en visite à la demande de l’employeur avant leur déplacements professionnel à l’international. Une meilleure information auprès des employeurs pourrait permettre une amélioration en replaçant le médecin et l’ensemble des acteurs du service de prévention et de santé au travail au centre de la prévention.
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| th10 p439 effet des variations de charge sur l efficacite dun exosquelette actif auteurs bertrand giffon 1 alexane vidalie 1 pierre plantard 2 etablissement 1 leonard le bourget du lac france 2 moovency cesson sevigne france presentateur bertrand giffon |
Th10-P439 - Effet des variations de charge sur l'efficacité d’un exosquelette actif
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Bertrand Giffon (1), Alexane Vidalie (1), Pierre Plantard (2)
Présentateur : Bertrand Giffon
Etablissement : (1) LEONARD, Le Bourget Du Lac, FRANCE; (2) MOOVENCY, Cesson-Sevigne, FRANCE
Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent un enjeu majeur dans le secteur industriel, affectant la santé des opérateurs et la performance des entreprises. Les exosquelettes actifs motorisés apparaissent comme des solutions susceptibles de réduire les contraintes biomécaniques des collaborateurs lors des tâches de manutention manuelle. Cette étude vise à analyser l’influence de l’intensité de la charge sur l’efficacité biomécanique d’un exosquelette actif d’assistance lombaire au cours de tâches répétitives de prise et de dépose.
Quatre participants masculins ont réalisé une tâche standardisée de transfert de charges (5 kg, 15 kg, 25 kg), avec et sans l’exosquelette Exia (German Bionic). Les contraintes articulaires ont été évaluées via un système de vision par ordinateur (Kimea – Moovency), et l’activité musculaire (trapèzes, lombaires, quadriceps) a été mesurée par électromyographie de surface (Léonard Ergo). Les analyses ont porté sur les angles de flexion du tronc, les durées d’exposition dans les zones de risque définies par RULA, ainsi que sur les niveaux d’activation musculaire normalisés.
Les résultats montrent une réduction des contraintes posturales avec l’exosquelette, notamment pour les charges légères à intermédiaires : le temps passé dans la zone de risque maximal est réduit d’un facteur 2 à 4, et l’amplitude maximale de flexion diminue de 6º à 18°. Les amplitudes moyennes sont également réduite avec l’assistance de l’exosquelette, indiquant une exposition réduite aux postures les plus contraignantes.
Sur le plan musculaire, l’exosquelette entraîne une diminution de 5 à 10% de l’activité des trapèzes et des muscles lombaires. Un transfert partiel de la sollicitation vers les quadriceps est observé (+3 à +4%). Ce phénomène reste modéré et, au regard des paramètres évalués, aucun transfert de risque articulaire notable n’a été mis en évidence. Néanmoins, cette conclusion doit être nuancée compte tenu du faible nombre de participants et des conditions expérimentales contrôlées.
Les résultats montrent que l’intensité de la charge module l’efficacité biomécanique de l’exosquelette, celle-ci diminuant lorsque la charge manipulée augmente. Cette étude apporte ainsi des éléments préliminaires utiles pour orienter de futurs travaux sur l’ajustement de l’assistance en fonction du poids manipulé et sur la validation en contexte industriel réel.
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| th10 p440 gestion d un cas de cnep en milieu educatif auteurs selma smida 1 laure huard thes 1 etablissement 1 ostra gazeran france presentateur selma smida |
Th10-P440 - Gestion d'un cas de CNEP en milieu éducatif
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Selma Smida (1), Laure Huard Thes (1)
Présentateur : Selma Smida
Etablissement : (1) OSTRA, Gazeran, FRANCE
Introduction :
Les crises non-épileptiques psychogènes (CNEP) sont des épisodes paroxystiques mimant une crise d'épilepsie sans modification de l’activité électroencéphalographique épileptique associée. Contrairement à l'épilepsie, la perte de conscience et l'amnésie ne sont généralement pas complètes. Leur prise en charge relève principalement de la psychiatrie ou de la psychologie.
Leur étiologie est multifactorielle, le stress psychologique — aigu ou chronique — en étant le principal déclencheur. Les données épidémiologiques indiquent que près de 70 % des patients ont des antécédents de traumatismes (abus, violences, deuils, accidents). En France, les CNEP représentent 15 à 20 % des motifs de consultation dans les centres spécialisés d’épileptologie, illustrant un véritable enjeu diagnostique.
Histoire de la maladie :
Nous présentons le cas d'une enseignante de maternelle (classe d'enfants de 3 à 6 ans), âgée de 30 ans, suivie pour des CNEP. Son traitement associe Urbanyl® et Trileptal® depuis 10 mois, suivi par un neurologue spécialisé en épilepsie et un psychiatre. Elle est bien contrôlée médicalement, avec une fréquence de crises initialement faible et jamais survenue en milieu professionnel. Les épisodes rapportés, simples et non compliqués, sont survenus uniquement à domicile. La patiente rapporte par ailleurs adopter une bonne hygiène de vie vis-à-vis de sa maladie.
Dans ce contexte, elle a été adressée à notre service de santé au travail par son employeur afin d'évaluer son aptitude à son poste d'enseignante.
Discussion :
Le maintien en emploi de cette salariée repose sur la stabilité de sa maladie, de ses conditions de travail actuelles (travail en binôme), incluant un horaire régulier, une autonomie organisationnelle et un environnement relationnel sain avec sa hiérarchie et ses collègues. En effet, toute modification organisationnelle ou exposition significative au stress pourrait constituer un facteur déclenchant, susceptible d'entraîner une rechute, une décompensation de sa pathologie et, de compromettre son maintien dans l'emploi.
Cette vulnérabilité souligne l'importance cruciale d'un suivi médical et psychologique régulier pour prévenir les risques et ajuster la stratégie d'accompagnement.
Conclusion :
Une gestion globale, associant rigueur du suivi médical, prévention du stress, adaptation du poste et soutien social, est déterminante pour l'estime de soi et le maintien durable en emploi de la salariée.
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| th10 p441 exposition du personnel soignant dentaire au mercure a propos d une etude descriptive transversale menee chez les medecins dentiste de la clinique dentaire chu tlemcen et dentiste prive de la region de tlemcen auteurs zakia lobiyed nee meziane 1 assia nebia 1 etablissement 1 universite abou bakr belkaid tlemcen algerie tlemcen algerie presentateur zakia lobiyed nee meziane |
Th10-P441 - Exposition du personnel soignant dentaire au mercure à propos d'une étude descriptive transversale menée chez les médecins dentiste de la clinique dentaire CHU Tlemcen et dentiste privé de la région de Tlemcen
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Zakia Lobiyed Née Meziane (1), Assia Nebia (1)
Présentateur : Zakia Lobiyed Née Meziane
Etablissement : (1) Université Abou Bakr Belkaid Tlemcen Algérie , Tlemcen, ALGERIE
Introduction : Cette étude vise à évaluer l’exposition des dentistes de la wilaya de Tlemcen au mercure, en mettant l’accent sur la prise de conscience des risques, les pratiques professionnelles, et les mesures de sécurité adoptées.
Objectifs : L’objectif principal est de déterminer le niveau d’exposition au mercure des dentistes, d’analyser les facteurs sociodémographiques influençant cette exposition, et d’évaluer l’usage des équipements de protection individuelle (EPI).
Matériels et Méthodes : Une enquête a été menée auprès de dentistes de Tlemcen, avec un taux de participation de 76 %. Les données recueillies incluent des informations sur le sexe, l’âge, la situation familiale, le secteur de travail, l’ancienneté, les habitudes de manipulation d’amalgames dentaires, ainsi que la connaissance des effets du mercure.
Résultats :
65 % des participants sont des hommes, avec une forte représentation des jeunes dentistes (25-34 ans). La majorité (78 %) sont des omnipraticiens, et 76 % sont mariés.
Concernant l’exposition au mercure : 84 % des dentistes ont un contact direct avec le mercure, 92 % utilisent des amalgames dentaires, malgré une prise de conscience (86 %) des effets secondaires. 70 % des participants rapportent des expositions accidentelles.
Plus de 89 % des dentistes portent des EPI, mais seulement 22 % manipulent l’amalgame régulièrement. L’exposition accidentelle est plus fréquente dans le secteur public en raison de normes de sécurité moins strictes.
Seulement 28 % des praticiens se disent symptomatiques, avec des manifestations variées, mais aucun des participants ne rapporte de symptômes évoquant une imprégnation par le mercure.
Discussion : Les résultats révèlent une forte exposition au mercure, surtout chez les praticiens expérimentés qui continuent à utiliser des amalgames par habitude. L’absence de la symptomatologie clinique renforce l’idée que, même si le mercure est reconnu comme toxique, son effet indirect en dehors du lieu d’exposition initial reste très limité dans le contexte des pratiques dentaires actuelles.
Conclusion : Il est urgent de mettre en place des mesures de prévention, de moderniser les infrastructures, de renforcer la formation sur les risques chimiques, et d’instaurer un suivi médical obligatoire pour protéger la santé des dentistes et de leurs patients. Une approche coordonnée est nécessaire pour aligner les pratiques locales sur les standards internationaux de sécurité.
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| th10 p442 de la promotion de lactivite physique a son adhesion durable auteurs alessia ciaschetti 1 anne jankowski 1 etablissement 1 sncf nantes france presentateur alessia ciaschetti |
Th10-P442 - De la promotion de l’activité physique à son adhésion durable
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Alessia Ciaschetti (1), Anne Jankowski (1)
Présentateur : Alessia Ciaschetti
Etablissement : (1) SNCF, Nantes, FRANCE
Contexte Le risque sédentarité représente un réel enjeu de santé au travail. Ainsi les Services Médicaux de la SNCF ont constitué une mission « Lutte contre la sédentarité et Promotion de l’Activité Physique (PAP) » à travers un réseau de médecins du travail, « ambassadeurs régionaux ». En complément, une plateforme interne "Fer-Play" permet de bénéficier gratuitement d’activités autour du sport et du bien-être.
Objectifs Accompagner la remise en mouvement des salariés inactifs. Déployer la PAP dans un établissement. Promouvoir une adhésion durable à l’activité physique pour des bénéfices significatifs sur la santé.
Méthode Dans la phase de projet, les salariés ont pu exprimer leurs besoins autour de l’activité physique via un questionnaire en ligne.
Au vu des réponses, 4 séances de yoga à la harpe et 4 de Pilates ont été proposés sur la pause de midi, entre 2024 et 2025, en présentiel et en ligne, via la plateforme interne.
Après la dernière séance, les participants ont été invités à remplir un questionnaire anonyme en ligne pour une autoévaluation « avant et après » de l’état physique et mental. Il comprenait aussi un espace d’expression libre autour de l’expérience vécue.
Résultats La participation à chaque atelier s’élevait entre 10 et 25 salariés.
Les 20 questionnaires de retour ont mis en évidence que les salariés qui ne se sentaient « pas en forme » ou « pas du tout en forme » physiquement (4/20) et mentalement (2/20), étaient tous, après la séance au moins « en forme ou en grande forme »
Les participants en présentiel ont apprécié la convivialité, la gratuité et l’effet fédérateur.
Le vécu des participants en ligne étant différents, ils ont apprécié la possibilité de « se sentir en lien avec l’entreprise », même en télétravail, et de pouvoir suivre chez eux en toute confidentialité, certains étant en arrêt maladie.
Un petit collectif de participants a décidé spontanément de poursuivre les pauses active en autonomie.
Conclusions En enrichissant l’offre de la QVCT, l’initiative s’est révélée une occasion pour fédérer les salariés autour de la PAP.
La participation a été favorisée par la gratuité, l’accessibilité, le déroulement sur la pause de midi.
La plateforme interne a permis de gérer les inscriptions et d’ouvrir l’accès en ligne aux salariés SNCF de toute la France, y compris en arrêt ou en télétravail.
L’initiative a permis d’enlever certains freins et de motiver les salariés qui ne pratiquent pas d’activité physique, les moins réceptifs aux initiatives sport en entreprise.
Cette expérience confirme les études où l’adhésion à la PAP sur le lieu de travail est renforcée par la présence d’un facilitateur et complète les actions mises en place dans la lutte contre la sédentarité.
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| th10 p443 signature clinique des risques psychosociaux influence differenciee de lorganisation du travail et du collectif sur les profils anxiodepressifs auteurs carlo aresti 1 etablissement 1 acms pantin france presentateur carlo aresti |
Th10-P443 - Signature clinique des risques psychosociaux : influence différenciée de l’organisation du travail et du collectif sur les profils anxiodépressifs
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Carlo Aresti (1)
Présentateur : Carlo Aresti
Etablissement : (1) ACMS, Pantin, FRANCE
Contexte Les troubles anxiodépressifs liés au travail constituent un motif croissant de consultation. Si les risques psychosociaux (RPS) sont multidimensionnels, le lien entre la nature du risque prédominant et la signature clinique (anxiété, dépression, profil mixte) reste peu formalisé, limitant la précision des stratégies de prévention primaire et secondaire.
Objectifs Comparer les profils cliniques des salariés selon le type de RPS identifié (grille Gollac) et évaluer la pertinence de l’échelle HADS comme levier d’orientation des préconisations de santé au travail.
Matériel et méthode Étude observationnelle menée de septembre 2024 à juin 2025 auprès de 97 salariés en souffrance psychique, reçus en visites à leur demande, à celle de l’employeur ou en pré-reprise. L’échantillon (majoritairement protection de l’enfance/secteur public , n=77, et secteur commercial, n=20) présente une prédominance féminine (60-78 %). L’évaluation repose sur une grille clinique structurée distinguant les Contraintes Organisationnelles (CO : intensité, autonomie, exigences émotionnelles) et les Conflits Relationnels (CR : rapports sociaux, soutien, hostilité). La symptomatologie a été mesurée par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS). Pour isoler l’impact du contexte professionnel actuel, les salariés avec antécédents psychiatriques ou traitements psychotropes préalables ont été exclus. Une régression logistique multivariée a été réalisée (OR ajustés sur l'âge, le sexe et le secteur ; IC95 %).
Résultats La prévalence retrouvée est de 28 % pour l’anxiété pathologique, 11 % pour la dépression et 14 % pour les profils mixtes. Les analyses montrent des associations différenciées persistantes après ajustement multivarié :
Les CO sont préférentiellement associées à une anxiété isolée (ORa = 1,8 ; IC95% [1,0–3,1] ; p < 0,05), traduisant une mise en tension liée à l'intensité du travail.
Les CR présentent une association forte et spécifique avec les profils mixtes anxiodépressifs (ORa = 1,9 ; IC95% [1,1–3,4] ; p = 0,02). La cohérence interne de l’HADS est confirmée dans ce contexte (alpha de Cronbach = 0,82).
Conclusion Cette étude démontre que la nature du risque influence l’expression clinique : les défaillances organisationnelles génèrent une tension anxieuse, tandis que les conflits interpersonnels favorisent des tableaux mixtes plus complexes, touchant l'estime de soi et le sentiment d'isolement. Cette distinction offre au médecin du travail un levier opérationnel : un score d'anxiété isolé oriente vers une réorganisation des processus (prévention organisationnelle), tandis qu'un profil mixte impose une intervention sur la régulation des collectifs ou une médiation (prévention relationnelle).
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| th10 p444 sevrage tabagique par titration des patchs nicotiniques etude de cas auteurs lea gerodolle 1 3 morgane rude bache 2 3 georges brousse 2 frederic dutheil 2 etablissement 1 ast67 strasbourg france 2 chu de clermont ferrand clermont ferrand france 3 association tabacologues sans frontieres clermont ferrand france presentateur lea gerodolle |
Th10-P444 - Sevrage tabagique par titration des patchs nicotiniques : étude de cas
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Léa Gérodolle (1,3), Morgane Rude-Bache (2,3), Georges Brousse (2), Frédéric Dutheil (2)
Présentateur : Léa Gérodolle
Etablissement : (1) AST67, Strasbourg, FRANCE; (2) CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Association Tabacologues Sans Frontières , Clermont-Ferrand, FRANCE
Introduction Bien que la consommation de tabac diminue ces dernières années en France, elle reste un problème de santé publique. Les services de prévention et de santé au travail ont un rôle important à jouer dans l’arrêt du tabagisme au vu de leur rôle préventif, des expositions de certains travailleurs, et des nombreuses conséquences du tabac, notamment sur la sphère respiratoire. Classiquement, on considère que le dosage des patchs de substitution nicotinique en milligrammes correspond au nombre de cigarettes fumées par jour. L’objectif de ce travail est d’évaluer la pertinence de la titration de la substitution nicotinique de façon personnalisée sur l’arrêt du tabac.
Méthode Les patients volontaires pour arrêter le tabac étaient suivis en consultation dédiée. La dose initiale des patchs était maintenue environ un mois, et calculée selon un protocole en fonction de la consommation du patient en nombre de cigarettes par jour, de sa dépendance au tabac évaluée par le délai entre le lever et la première cigarette, et de son mode de consommation. Les substituts nicotiniques oraux étaient associés. Lors des échecs de sevrage à un mois, la posologie des patchs était augmentée en fonction du nombre de cigarettes fumées comparativement au nombre fumé un mois avant. Mensuellement, après évaluation, l’augmentation de la posologie des patchs était progressivement effectuée jusqu’à l’obtention d’un sevrage confortable, avec rétrogradation si la tolérance s’avérait mauvaise. Les consultations étaient l’occasion de proposer divers dépistages de pathologies en lien avec le tabac.
Résultats Cette méthode a montré son efficacité pour plusieurs patients chez qui le sevrage tabagique a été obtenu avec des doses de substitution nicotinique allant jusqu’à 126mg/24h, obtenues progressivement après réévaluation régulière de la consommation de tabac et adaptées à la tolérance individuelle. La posologie de la substitution nicotinique était variable en fonction des patients, pour un même nombre de cigarettes fumées initialement. Les dépistages étaient globalement bien acceptés par les patients. Concernant la titration de nicotine pour le sevrage tabagique, la littérature reste pauvre mais concorde avec nos résultats : la titration, associée à une intervention brève, ayant déjà montré des résultats intéressants chez certains patients.
Conclusion L’augmentation progressive de la posologie de substitution nicotinique (dosage, nombre de patchs), tant que la consommation de tabac persistait, en fonction de la tolérance individuelle et en association avec un suivi régulier, a permis chez plusieurs patients de se sevrer du tabac. Cette méthode est prometteuse, et nécessite d’être approfondie par d’autres études.
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| th10 p446 evaluation de lexposition des aides soignants de bloc operatoire a lacide peracetique et au peroxyde dhydrogene lors des operations de desinfection auteurs zohra ammi aissa 1 lucie lecacheur 2 etablissement 1 apst26 07 valence france 2 chu caen france presentateur zohra ammi aissa |
Th10-P446 - Evaluation de l’exposition des aides-soignants de bloc opératoire à l’acide peracétique et au peroxyde d’hydrogène lors des opérations de désinfection.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Zohra Ammi Aissa (1), Lucie Lecacheur (2)
Présentateur : Zohra Ammi Aissa
Etablissement : (1) APST26/07, Valence, FRANCE; (2) CHU, Caen, FRANCE
L’acide peracétique, et le peroxyde d’hydrogène sont devenus les substances les plus utilisées en milieu hospitalier pour la désinfection du matériel chirurgical et dispositifs médicaux. Une étude a été menée auprès des aides-soignants du bloc opératoire d’un hôpital normand. Ils signalaient des symptômes irritatifs cutanés, respiratoires, oculaires et oropharyngés, ainsi que neurologique lors de la manipulation d’un produit désinfectant à base d’acide peracétique et de peroxyde d’hydrogène.
La démarche de prise en charge de cette plainte collective comprenait une analyse des conditions d’exposition du personnel, des mesures atmosphériques générales et individuelles à court terme et sur 8 heures réalisées par la CARSAT selon le MétroPol de l’INRS, ainsi que le recueil de symptômes cliniques évocateurs d’une exposition à l’acide peracétique et au peroxyde d’hydrogène.
Les tâches de désinfection se faisaient manuellement dans des bacs où le matériel et instruments chirurgicaux étaient d’abord prélavés puis mis à tremper pour être désinfectés.
Les situations les plus exposantes pour les aides-soignants étaient la préparation du bain de stérilisation, le trempage et le retrait du matériel du bain et la vidange des bacs. Le remplacement de la solution de trempage, qui se faisait après 15 jours d’utilisation, constituait également une activité à risque.
Les mesures atmosphériques d’acide peracétique et de peroxyde d‘hydrogène étaient inférieures aux valeurs limite d’exposition professionnelle. La salle de stérilisation était un local fermé, sans ouvertures. Elle disposait d’une ventilation générale mécanisée et d’un purificateur d’air local qui capte et filtre les émanations toxiques pendant les tâches de désinfection. Ces dispositifs pourraient expliquer les faibles niveaux d’exposition.Dans notre étude, les symptômes déclarés étaient d’ordre irritatifs principalement au niveau respiratoire (88%) et cutané (63%). Les troubles neurologiques étaient moins fréquents (33%). Tous les aides-soignants signalaient que les symptômes étaient rythmés par l’exposition professionnelle. Ces manifestations cliniques pourraient être en relation avec une exposition à l’acide peracétique et au peroxyde d’hydrogène d’une part et à une co-exposition aux ammoniums quaternaires lors des opérations de prélavage d’autre part.
Des mesures de prévention individuelles et collectives étaient recommandées suivant les principes généraux de prévention.
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| th10 p447 differences de prise en charge en sante au travail selon le genre auteurs arielle gayot 1 carlo aresti 1 etablissement 1 acms pantin france presentateur arielle gayot |
Th10-P447 - Différences de prise en charge en santé au travail selon le genre
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Arielle Gayot (1), Carlo Aresti (1)
Présentateur : Arielle Gayot
Etablissement : (1) ACMS, Pantin, FRANCE
Différences de prise en charge en santé au travail selon le genre : enseignements cliniques et opérationnels d’une revue rapide de la littérature récente (2020–2025)
Contexte: La santé au travail est classiquement présentée comme neutre. Toutefois, de nombreuses données récentes montrent que les expositions professionnelles, l’expression clinique des symptômes, leur interprétation et les parcours de prise en charge diffèrent selon le genre, y compris à métier équivalent. Ces écarts sont liés à la division sexuée des tâches, à des contraintes moins visibles (répétitivité, exigences organisationnelles et émotionnelles, risques psychosociaux), à des équipements et référentiels construits sur une norme masculine, ainsi qu’à des biais d’interprétation clinique. En France, plusieurs sources institutionnelles soulignent une invisibilisation de certains risques et pathologies chez les femmes.
Objectif : Analyser, à partir de la littérature récente, comment le genre influence la prise en charge des salariés en santé au travail, du repérage des symptômes à l’orientation médico-professionnelle et aux actions de prévention.
Méthodes : Une revue rapide de la littérature (2020–2025) a été conduite à partir de bases scientifiques internationales (PubMed) et de sources institutionnelles françaises et européennes (INRS, DARES, Sénat, EU-OSHA, OIT). Les données ont été analysées selon quatre axes: expositions professionnelles différenciées, expression et interprétation clinique des symptômes, reconnaissance des atteintes liées au travail, et modalités de prévention et d’aménagement.
Résultats: La littérature montre que, à profession identique, les femmes sont davantage exposées à des contraintes répétitives, organisationnelles et psychosociales, tandis que les hommes sont plus exposés à des risques physico-chimiques. Les symptômes rapportés par les femmes (douleurs, fatigue, troubles anxieux) sont plus fréquemment interprétés comme multifactorielles ou psychologiques, alors que des symptômes comparables chez les hommes sont plus rapidement reliés à une pénibilité professionnelle reconnue. Ces différences influencent l’accès aux aménagements, aux restrictions formelles et aux démarches de reconnaissance.
Conclusion: Le genre influence la trajectoire de prise en charge en santé au travail à toutes les étapes du parcours du salarié. Intégrer une approche sensible au genre apparaît comme un levier essentiel pour améliorer l’équité, la pertinence clinique et l’efficacité des pratiques professionnelles.
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| th10 p448 promotion de lactivite physique au travail adhesion des salaries et effets sanitaires dans une approche integree sante travail auteurs dominique tripodi 1 3 quentin grimaud 5 lucie mallogi 6 leila moret 2 3 frantz rowe 4 ghozlane fleury bahi 3 etablissement 1 crppe nantes chu nantes nantes france 2 service de sante publique et environnementale chu nantes nantes france 3 ur 4638 lppl laboratoire de psychologie des pays de loire nantes universite universite dangers nantes france nantes france 4 iae nantes lemna nantes universite institut universitaire de france nantes france nantes france 5 sst ch saint nazaire saint nazaire france 6 service sante publique chd la roche sur yon la roche sur yon france presentateur quentin grimaud |
Th10-P448 - Promotion de l’activité physique au travail : adhésion des salariés et effets sanitaires dans une approche intégrée Santé-travail.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Dominique Tripodi (1,3), Quentin Grimaud (5), Lucie Mallogi (6), Leila Moret (2,3), Frantz Rowe (4), Ghozlane Fleury-Bahi (3)
Présentateur : Quentin Grimaud
Etablissement : (1) CRPPE NANTES - CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (2) Service de Santé Publique Et Environnementale, CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (3) UR 4638-LPPL, Laboratoire de Psychologie Des Pays de Loire. Nantes Université, Université d’Angers, Nantes, France, Nantes, FRANCE; (4) IAE Nantes, LEMNA, Nantes Université, Institut Universitaire de France, Nantes, France, Nantes, FRANCE; (5) SST-CH Saint-Nazaire, Saint-Nazaire, FRANCE; (6) Service Santé Publique - CHD LA ROCHE SUR YON, La Roche Sur Yon, FRANCE
Introduction
La diminution de l’activité physique et l’augmentation des comportements sédentaires constituent un enjeu majeur de santé publique, avec des impacts directs sur la santé des travailleurs et les organisations. Le milieu professionnel représente un levier central de prévention, en cohérence avec les approches intégrées Santé-travail et Une seule Santé.
Objectif
Identifier les déterminants de l’adhésion aux programmes de promotion de l’activité physique en milieu professionnel et quantifier leurs effets sur la santé à partir des tailles d’effet rapportées.
Méthodes
Une revue systématique d’essais contrôlés randomisés publiés entre 2000 et juin 2024 a été conduite selon les recommandations PRISMA. Les bases PubMed, Web of Science, PsycINFO et Cochrane ont été interrogées. Les interventions ont été classées en programmes supervisés (SPAP) et non supervisés (NSPAP). Les facteurs d’adhésion ont été analysés selon des dimensions individuelles, interventionnelles et organisationnelles.
Résultats
Quatre-vingt-onze publications ont été incluses. Les SPAP présentent des effets physiologiques plus constants, avec de grandes tailles d’effet sur la mobilité, la force et la condition cardiorespiratoire (d jusqu’à 3,3 ; η² jusqu’à 0,41). Les NSPAP montrent une forte variabilité, mais certaines interventions rapportent des effets très élevés sur les comportements et l’activité physique (d jusqu’à 2,57) ainsi que sur l’auto-régulation (η² > 0,60). L’ampleur des effets est étroitement liée à l’adhésion, favorisée par l’auto-efficacité, le niveau initial de santé, l’individualisation des interventions et le soutien organisationnel.
Discussion
Les tailles d’effet observées confirment que l’efficacité sanitaire des programmes dépend moins du type d’intervention que de leur adéquation avec les déterminants individuels et organisationnels.
Conclusion
Les programmes de promotion de l’activité physique peuvent produire des bénéfices sanitaires significatifs à condition d’être intégrés dans une approche globale Santé-travail tenant compte des facteurs d’adhésion et de l’environnement professionnel.
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| th10 p449 etude des expositions aux agents nocifs chez les travailleurs atteints de sclerose en plaques auteurs wiem ayed 1 najla mechergui 2 saloua fray 3 samia ben sassi 4 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital charles nicolle faculte de medecine de tunis tunis tunisie 2 service de medecine du travail hopital habib trameur faculte de medecine de tunis tunis tunisie 3 service de neurologie hopital charles nicolle faculte de medecine de tunis tunis tunisie 4 service de neurologie institut national de neurologie faculte de medecine de tunis tunis tunisie presentateur wiem ayed |
Th10-P449 - Etude des expositions aux agents nocifs chez les travailleurs atteints de sclérose en plaques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wiem Ayed (1), Najla Mechergui (2), Saloua Fray (3), Samia Ben Sassi (4), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Wiem Ayed
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail , Hôpital Charles Nicolle , Faculté de Médecine de Tunis , Tunis, TUNISIE; (2) Service de Médecine du Travail , Hôpital Habib Trameur , Faculté de Médecine de Tunis , Tunis, TUNISIE; (3) Service de Neurologie , Hôpital Charles Nicolle , Faculté de Médecine de Tunis , Tunis, TUNISIE; (4) Service de Neurologie , Institut National de Neurologie , Faculté de Médecine de Tunis , Tunis, TUNISIE
Introduction La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central touchant préférentiellement l’adulte jeune et pouvant altérer durablement la capacité de travail. Si les facteurs environnementaux sont impliqués dans sa physiopathologie et son évolution, le rôle des expositions professionnelles aux agents nocifs reste insuffisamment étudié, notamment en milieu de travail
Objectifs Décrire les caractéristiques socio-professionnelles et médicale des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) exposés aux agents nocifs et évaluer leurs retentissements sur l'absentéisme et la maladie
Méthodes :
Etude transversale bicentrique ayant inclus les patients atteints de SEP suivis aux consultations de neurologie de l'hôpital Charles Nicolle et de l’institut national de neurologie durant la période allant du 1er janvier 2022 au 1er janvier 2023.
Résultats Nous avons colligé 146 patients atteints de SEP. Ils étaient exposés à des agents nocifs dans 41,1% des cas (N=59) . L’âge moyen était de 40,19± 8,72 ans. Le sex ratio H/F était de 0,59. Le niveau scolaire était majoritairement primaire (42%). Des antécédents médicaux pathologiques étaient retrouvés dans 45,8% des cas. Ils appartenaient aux secteurs de l’industrie manufacturière (45%), de la santé (14%), du commerce (6,8%) et de la construction (5%). Le poste de travail le plus occupé était celui des ouvriers (76%). L’ancienneté professionnelle variait de 1 à 40 ans. Ils étaient exposés aux : solvants organiques (64%) , métaux ( 24%) et aux agents biologiques (3%) . La durée moyenne d’évolution de la maladie était de 7,95±5,9 ans. La forme récurrente rémittente de la SEP était la plus représentée (83%) . La prise d’un traitement médical de fond était constatée dans 81,5% des cas . Le score moyen de l’EDSS était de 2,76 ± 2,14. La moyenne des jours d’absence liés à la maladie durant les 12 derniers mois étaient de 138 jours . L’exposition professionnelle aux agents nocifs était associée aux signes cliniques moteurs de la maladie (p=0,003 , OR [1,494-8,479]) , à un absentéisme élevé durant les 12 derniers mois (p=10-3) , au nombre de poussée élevé (p=0,037) et à un score de la qualité de vie altéré (p=10-3)
Conclusion Cette étude met en évidence une exposition notable aux agents nocifs chez les travailleurs atteints de sclérose en plaques et une influence significative sur les signes cliniques, l'absentéisme et la qualité de vie. Des mesures préventives pour la population à risque sont nécessaires .
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| th10 p450 cohorte stars prevention et sante au travail a la ratp auteurs amelie debatisse 2 thibault vallet 1 abdlekrim ziad 1 valerie jouannique 2 fabrice ruiz 1 etablissement 1 cohortia clinsearch malakoff france 2 ratp spst paris france presentateur fabrice ruiz |
Th10-P450 - Cohorte STARS : prévention et santé au travail à la RATP
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amélie Debatisse (2), Thibault Vallet (1), Abdlekrim Ziad (1), Valérie Jouannique (2), Fabrice Ruiz (1)
Présentateur : Fabrice Ruiz
Etablissement : (1) Cohortia (ClinSearch), Malakoff, FRANCE; (2) RATP, SPST, Paris, FRANCE
Contexte Au cours de la dernière décennie, la réglementation française en matière de santé au travail a connu une transformation majeure, passant d’une attention centrée sur l’aptitude individuelle à une approche globale et préventive. La loi n° 2016-1088 a amorcé ce changement, suivie par la loi?n° 2021-1018 qui a élargi les missions des services de santé au travail, devenus services de prévention et de santé au travail (SPST). Ces évolutions traduisent une volonté de placer la prévention et la qualité de vie au travail au cœur des politiques de santé.
Dans ce contexte, le SPST de la RATP a initié, en partenariat avec Santé Publique France, la mise en place d’une étude épidémiologique pour suivre les trajectoires des agents et ex-agents de la RATP en matière de santé (STARS).
Méthode La cohorte STARS utilise les auto-questionnaires proposés par CONSTANCES, grande cohorte nationale en population générale, pour décrire les caractéristiques sociodémographiques, le mode de vie, la santé et les expositions professionnelles vie entière, des volontaires à l’inclusion. Un suivi longitudinal sera assuré, via les réponses annuelles aux questionnaires mode de vie et santé, pendant et après un emploi ou une carrière à la RATP. Le protocole soumis à un comité de protection des personnes a reçu un avis favorable le 06 novembre 2025. Le traitement des données personnelles, est mis en œuvre en conformité avec la méthodologie de référence (MR003) de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Le recueil et les analyses sont réalisées par un tiers de confiance (Cohortia), les données individuelles ne sont accessibles à aucun autre acteur y compris le SPST de la RATP.
Dans un second temps, pour les volontaires qui l’acceptent, les données recueillies seront enrichies avec des données provenant du SPST, du laboratoire d’essais mesures ou des ressources humaines. Un chaînage avec le système national des données de santé sera réalisé pour décrire le recours aux soins des volontaires et les causes de décès. Le comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé (CESREES) et la CNIL seront alors sollicités pour avis réglementaire.
Les données de CONSTANCES seront utilisées comme bras de référence pour limiter les biais d’analyse, avec appariement possible pour des facteurs de confusion tel que la consommation de tabac.
Perspectives Les données de la cohorte STARS offriront la possibilité, selon les axes d’intérêt des parties concernées, d’étudier un large éventail de questions sanitaires. Celles-ci permettront, sur des bases scientifiques solides, une orientation et une hiérarchisation des mesures de prévention adaptées aux salariés de l’entreprise.
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| th10 p451 calendrier du dheure securite outil de culture de prevention pour les tpe pme auteurs emeline fontenoy 1 faten debbabi 1 haythem debbabi 1 elodie djamah 1 corinne tobianah 1 etablissement 1 aste evry courcouronnes france presentateur emeline fontenoy |
Th10-P451 - Calendrier du « ¼ d’heure sécurité » : outil de culture de prévention pour les TPE-PME
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Emeline Fontenoy (1), Faten Debbabi (1), Haythem Debbabi (1), Elodie Djamah (1), Corinne Tobianah (1)
Présentateur : Emeline Fontenoy
Etablissement : (1) ASTE, Évry-Courcouronnes, FRANCE
Introduction Le ¼ d’heure sécurité est un outil essentiel pour insuffler une culture de prévention en entreprise.
Les supports de prévention peuvent être développés par le SPSTI, par des partenaires extérieurs ou par les entreprises elles-mêmes.
Toute personne de l’entreprise - employeur, collaborateur volontaire ou désigné - peut préparer et animer ce moment.
Objectifs Renforcer l’accessibilité des messages de prévention, la régularité des animations et leur diffusion auprès d’un maximum d’entreprises adhérentes, en priorité les TPE-PME.
Méthodes Un groupe de travail a développé le « Calendrier du ¼ d’heure sécurité – 12 mois à vous côtés » mis en ligne à partir de janvier 2025.
Thématiques 2025 : bien-être au travail, risque chimique, risque bruit, TMS, travail sur écran, RPS, travailler par forte chaleur, risque biologique, risque routier, addictions et travail, handicap et travail, santé et sécurité au travail.
Pour chaque thème, mise à disposition de supports :
Une « fiche animateur » regroupant les notions et ressources pour préparer le thème.
Une « fiche calendrier » comprenant les messages clefs et un quiz via QR code.
Diffusion trimestrielle des thèmes pour une intégration progressive.
Un mode d’emploi accompagne l’outil.
Accompagnement L’équipe pluridisciplinaire reste disponible pour répondre aux questions et conseiller l’adaptation des fiches à l’activité de chaque entreprise.
Résultats attendus et évaluation Indicateurs de suivi : nombre de supports créés, consultations par thème, quiz réalisés, ¼ d’heure sécurité recommandés.
Une évaluation annuelle permettant de mesurer l’appropriation et l’impact sur la culture de prévention.
Conclusion Ce format ludique et participatif permet d’ancrer la prévention dans la routine de travail, de rendre la culture de prévention plus visible et vivante tout au long de l’année.
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| th10 p452 proposition d ateliers sur les determinants environnementaux en sante mentale auteurs nathalie caron 1 peggy matta 1 etablissement 1 edf puteaux france presentateur nathalie caron |
Th10-P452 - Proposition d’ ateliers sur les déterminants environnementaux en santé mentale
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nathalie Caron (1), Peggy Matta (1)
Présentateur : Nathalie Caron
Etablissement : (1) EDF, Puteaux, FRANCE
Prévention primaire en santé mentale en entreprise: Conduite d’ ateliers sur les déterminants environnementaux liés aux habitudes de vie
Du fait de son impact majeur sur l’absenteisme, sur les RPS et globalement sur la bonne marche de l’entreprise, la prévention en santé mentale est un axe prioritaire des plans de prévention en entreprise.
Si pendant des décennies, médecins et chercheurs ont débattu sur l'origine génétique ou environnementale des maladies mentales, il est probable actuellement que ce soit la rencontre entre une vulnérabilité individuelle, génétique et des facteurs de risques environnementaux qui conduise au développement d'une maladie mentale ou module son expression.
Si on peut plus difficilement agir sur les évènements de la vie et les émotions qu’ils génèrent, et si des facteurs de risque comme des conditions de travail dégradées sont à travailler plutôt d’un point de vue collectif, il existe des facteurs environnementaux sur lesquels il est possible d’agir au niveau individuel :
Le sommeil , l'activité physique, l'exposition à des substances psychoactives telles que l'alcool, le cannabis ou le tabac; la luminosité et les connexions sociales ; et enfin : l'alimentation.
Ces facteurs peuvent d'ailleurs être également impliqués dans de nombreuses autres pathologies comme les cancers ou les maladies cardiovasculaires.
La proposition d’une équipe médicale en charge d’effectifs des SPST Commerce et Siège d’EDF est de faire travailler les salariés en petits ateliers (d'une dizaine de personnes durant une heure, pour faciliter les interactions) sur la notion de bonne santé mentale et l’importance de ces déterminants environnementaux. Les ateliers mettent notamment l’accent sur la possibilité d’agir concrètement sur les facteurs de risque : en expliquant la possibilité de prise en charge des troubles du sommeil par le réseau Morphée, en diffusant les préconisations HAS et OMS dans le cadre de l’activité physique, ainsi que les numéros infos service relatifs aux addictions, en diffusant les recommandations relatives à l’exposition à la lumière. Un focus particulier est fait sur l’influence de l’alimentation et des nutriments sur la bonne santé mentale. Des informations détaillées sont apportées sur l’alimentation méditerranéenne (qui a le meilleur niveau de preuve pour la protection de la santé mentale) et sur les nutriments d’intérêt en santé mentale comme la vitamine D, les omegas 3…
En conclusion, des flyers relatifs aux éléments discutés durant l’atelier sont fournis aux participants.
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| th10 p453 procedure accidents du travail graves et mortels a lapst btp 06 auteurs kevin gabellini 1 jean marc plat 1 etablissement 1 apst btp 06 vallauris france presentateur kevin gabellini |
Th10-P453 - Procédure accidents du travail graves et mortels à l’APST BTP 06
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Kévin Gabellini (1), Jean-Marc Plat (1)
Présentateur : Kévin Gabellini
Etablissement : (1) APST BTP 06, Vallauris, FRANCE
Les accidents du travail graves et mortels (ATGM) constituent un enjeu majeur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), où la fréquence et la gravité des sinistres restent élevées. L’association de prévention et de santé au travail du bâtiment et des travaux publics des Alpes Maritimes (APST BTP 06) intervient dans ces situations en accompagnant les entreprises et leurs salariés, et en renforçant la prévention.
L’information sur ces ATGM nous parvient principalement par signalement de l’OPPBTP, notification de la CARSAT, alerte de l’inspection du travail, voire de l’employeur, ou parfois tardivement lors d’une visite médicale. Mais c’est aussi en grande partie par la lecture des journaux locaux.
En résonnance au Plan pour la prévention des ATGM 2022 2025, l’APST BTP 06 a mis en place une procédure interne. Elle est déclenchée par le référent ATGM dès l’information connue : date, lieu, entreprise et nom du salarié (suivis par le service ou non), analyse du contexte. Ces informations sont immédiatement transmises au médecin du travail en charge de l’entreprise, qui prend alors contact avec elle. Des visites à la demande, avec le médecin du travail, sont mises en place pour les salariés qui en auraient besoin. L’assistance d’une psychologue au travail ou éventuellement de la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) est également proposée. Les brochures d’aides en cas d’ATGM réalisées par la CARSAT sont envoyées à l’employeur.
Une visite sur site peut être organisée dans les meilleurs délais avec un membre de l’équipe pluridisciplinaire, en collaboration avec les autres organismes de prévention. Elle permet de recueillir les circonstances de l’accident, d’identifier les facteurs contributifs (techniques, organisationnels, humains ou autres) et d’évaluer les risques résiduels. À l’issue de cette analyse, des recommandations immédiates sont formulées pour sécuriser la zone et prévenir la répétition de l’événement.
Puis nous réalisons un retour d’expérience avec l’entreprise, renforçons la sensibilisation des salariés, notamment en proposant des sessions ciblées sur les risques graves. La fiche d’entreprise et le document unique d’évaluation des risques professionnels sont créés ou mis à jour à cette occasion.
Malheureusement l’APST BTP 06 traite une vingtaine de dossiers d’ATGM par an.
Cette approche proactive, associant réactivité et expertise, mobilise tous les organismes de prévention maralpins en étroite collaboration. Elle constitue une action de service essentielle pour accompagner les entreprises et leurs salariés lors de ces situations dramatiques, trop fréquentes, et pour éviter que ces ATGM ne se reproduisent.
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| th10 p454 prevalence du syndrome dapnee hypopnee du sommeil sahos chez la population active auteurs samira sekkal 1 khayra mohammedi 1 abdesselam taleb 1 etablissement 1 faculte de medecine tlemcen laboratoire de recherche toxicomed chu tlemcen tlemcen algerie presentateur samira sekkal |
Th10-P454 - Prévalence du syndrome d’apnée- hypopnée du sommeil « SAHOS » chez la population active
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Samira Sekkal (1), Khayra Mohammedi (1), Abdesselam Taleb (1)
Présentateur : Samira Sekkal
Etablissement : (1) FACULTE DE MEDECINE TLEMCEN LABORATOIRE DE RECHERCHE TOXICOMED CHU TLEMCEN, Tlemcen, ALGERIE
Introduction
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est un trouble respiratoire fréquent mais souvent sous-diagnostiqué. Cette étude vise à déterminer sa prévalence et à identifier ses principaux facteurs de risque chez la population active
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude transversale descriptive concernant 452 patients travaillant dans différents secteurs, vu en consultation spécialisée de médecine du sommeil. Chaque patient retenu à l’enquête a été soumis à une série de questionnaires (questionnaire général, questionnaire de berlin, échelle d’Epworth). Une polygraphie ventilatoire (polygraphe mediByte V9,0), est pratiquée en ambulatoire pour tout patient chez qui nous avons suspecté un SAHOS
Résultats
On note une nette prédominance masculine (71%), avec une moyenne d’âge de 41 ans ± 10,6 ans, un indice de masse corporelle de 33kg /m² ±3,82. 58% de la population d’étude présentent une hypersomnolance diurne, 92 % sont des ronfleurs, et 68% souffrent de pauses respiratoires faisant suspecter un SAHOS. La polygraphie a été pratiquée chez 348 patients dont 216 sont porteur d’un SAHOS » (31 patients ont un SAHOS léger ,68 ont un SAHOS modéré, et 117 qui ont un SAHOS sévère.). On note une prévalence du SAHOS à 47.78 %. Un avis ORL demandé systématiquement montre que : 27 % de la population d’étude présente une hypertrophie des cornets, 12% une rhinite allergique, 12% une retrognatie, 5% une macroglossie, 4% une polypose nasale 8% une hypertrophie amygdalienne, 7% une hypertrophie de la luette et épaississement du palais. Le taux d’accidents du travail est estimé à 1.5%
Conclusion
Le SAHOS est fréquent chez les patients consultant en médecine du sommeil, avec des facteurs de risque dominants comme le sexe masculin et l’obésité. Un dépistage précoce est essentiel pour une prise en charge efficace et une prévention des accidents du travail
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| th10 p455 5 ans de suivi psychologique en sante au travail et les dynamiques de l evolution auteurs vinh ngo 1 beatrice maurice 1 joachim castel 1 david gentilhomme 2 etablissement 1 ciamt paris france 2 crise up paris france presentateur vinh ngo |
Th10-P455 - 5 ans de suivi psychologique en santé au travail et les dynamiques de l'évolution
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Vinh Ngo (1), Beatrice Maurice (1), Joachim Castel (1), David Gentilhomme (2)
Présentateur : Vinh Ngo
Etablissement : (1) CIAMT, Paris, FRANCE; (2) CRISE-UP, Paris, FRANCE
Entre 2020 et 2025, la ligne d’écoute psychologique CIAMT–Crise-Up, créée durant la pandémie, connaît une évolution marquée de la demande. Plus de 500 accompagnements et 450 heures d’écoute ont été réalisés depuis son lancement. Après un pic en 2020, l’activité baisse nettement en 2021–2022, avant un rebond massif dès 2023. Les données montrent : 108 personnes en 2020, 80 en 2021, 63 en 2022, puis 113 en 2023 et 140 en 2024. En 2025 (au 2 décembre), 113 personnes ont déjà été accompagnées pour 89 heures d’écoute. Les variations sont significatives : –26 % d’entretiens en 2021, +79 % en 2023, +24 % en 2024. La durée reste stable (47–55 minutes). Au total, 504 prises en charge sont recensées entre 2020 et 2024, confirmant une hausse durable depuis 2023.
Les motifs d’appel se répartissent en moyenne entre 60 % de problématiques professionnelles, 24 % personnelles et 16 % mixtes. Les situations professionnelles dominent : souffrance au travail, surcharge, conflits et harcèlement. Les motifs mixtes regroupent fatigue psychique, accidents et dépression, tandis que les motifs personnels concernent deuils, agressions et ruptures. Une évolution notable apparaît : entre 2023 et 2024, la part du « tout professionnel » diminue au profit des situations mixtes ; en 2025, à l’inverse, la dimension professionnelle remonte fortement (74 %), portée par des enjeux organisationnels plus marqués.
L’année 2025 se distingue par des thématiques récurrentes : épuisement, harcèlement, restructurations, événements traumatiques et agressions. La répartition femmes-hommes évolue également, avec 77 femmes pour 31 hommes parmi les appelants. Les secteurs les plus touchés restent constants : santé et médico-social (stress chronique, forte charge émotionnelle), transport-logistique (cadences, tensions), tertiaire (charge mentale, harcèlement) et culture/événementiel (fragilités persistantes post-COVID).
En conclusion, la demande ne s’est pas éteinte après la pandémie : elle s’est transformée. Le dispositif est passé d’un soutien lié au COVID à un outil d’orientation rapide, centré sur des situations complexes où les frontières entre vie professionnelle et personnelle s’estompent. Le travail apparaît désormais comme le premier espace d’expression de la souffrance, avec un poids croissant des facteurs organisationnels (management, conflits, réorganisations). Depuis 2023, la sollicitation du dispositif reste élevée, confirmant sa nécessité durable.
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| th10 p456 travaux publics le bruit 10 ans apres auteurs celine abraham 1 philippe cointe 2 delphine jacquin 1 aurore jouffray 1 florian lemiegre 1 karine wloch 2 etablissement 1 pole sante travail lomme france 2 pole sante travail lille france presentateur florian lemiegre |
Th10-P456 - Travaux publics, le bruit 10 ans après
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Céline Abraham (1), Philippe Cointe (2), Delphine Jacquin (1), Aurore Jouffray (1), Florian Lemiegre (1), Karine Wloch (2)
Présentateur : Florian Lemiegre
Etablissement : (1) Pôle santé travail, Lomme, FRANCE; (2) Pôle santé travail, Lille, FRANCE
En 2014, une action globale associant mesures de bruit sur chantiers, réalisation d’audiogrammes, passation de questionnaires sur la perception du bruit et sur les habitudes de prévention, séances de sensibilisation a été réalisée dans une entreprise de travaux publics, par l’équipe santé travail.
10 ans après, en 2024, l’équipe santé travail a fait un nouvel état des lieux de l’état auditif du personnel et de sa perception du bruit, associant l’analyse des audiogrammes et du même questionnaire qu’en 2014.
Il est constaté une amélioration globale de l’état auditif des salariés avec moins de pertes auditives et moins de signes fonctionnels ORL
Malgré une prise de conscience des conséquences du bruit sur la santé, le personnel présent en 2024 déclare moins se protéger du bruit que celui de 2014.
Ce nouvel état des lieux, réalisé de façon pluridisciplinaire, a permis d’orienter l’entreprise dans sa priorisation d’actions de prévention.
Des séances de sensibilisation au bruit ont été refaites pour tout le personnel (30% de celui-ci n'étant pas présent en 2014) .
L'équipe pluridisciplinaire a aussi accompagné l’entreprise dans sa recherche d’équipements de protection individuelle, plus adaptés à l’activité et plus acceptés par le personnel.
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| th10 p457 syndrome du canal carpien entre signes cliniques et electromyographie auteurs noura belhadj 1 ghada elouaer 1 nour essafa ellili 1 ines ghnaya 1 asma kheder 1 aouatef mahfoudh 1 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologies professionnelles chu taher sfar mahdia tunisie presentateur ghada elouaer |
Th10-P457 - Syndrome du canal carpien : entre signes cliniques et électromyographie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Noura Belhadj (1), Ghada Elouaer (1), Nour Essafa Ellili (1), Ines Ghnaya (1), Asma Kheder (1), Aouatef Mahfoudh (1)
Présentateur : Ghada Elouaer
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles CHU Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE
Objectif Étudier l’association entre les signes cliniques évalués par le Boston Carpal Tunnel Syndrome Questionnaire (BCTSQ) et les résultats électromyographiques (EMG) chez des patients atteints d’un syndrome du canal carpien (SCC) d’origine professionnelle.
Matériel et méthodes On a inclus 69 patients consultant le service de médecine du travail et des pathologies professionnelles du CHU Taher Sfar de Mahdia, pour des douleurs ou des paresthésies des mains, du janvier 2014 au décembre 2022. Le diagnostic de SCC d’origine professionnelle a été posé sur la base d’un interrogatoire détaillé, d’un examen clinique puis une confirmation par exploration neurophysiologique (EMG). Les patients ont été recontactés pour recueillir les réponses aux questionnaire BCTSQ traduit en arabe.
Résultats Notre cohorte de 69 patients (126 mains analysées : 67 droites, 59 gauches) a présenté une prédominance féminine (92,8%), un âge moyen de 45,9 ± 8,6 ans et un SCC bilatéral dans 82,6% des cas.
Pour la main droite, la gravité évaluée par l’EMG était significativement associée à la douleur diurne (p=0,019), la fréquence des douleurs (p=0,02), les paresthésies nocturnes (p=0,01), la difficulté à saisir de petits objets (p=0,01), l’échelle de sévérité des symptômes (SSS) (p=0,04) et l’échelle fonctionnelle (FSS) (p=0,01). Pour la main gauche, on a noté des associations significatives entre les résultats de l’EMG et la douleur diurne (p=0,02), la fréquence des douleurs (p=0,01), la difficulté à saisir de petits objets (p=0,03) et la FSS (p=0,037).
Conclusion Le diagnostic du SCC repose principalement sur des critères cliniques, complétés par l’EMG. Le BCTSQ est un outil fiable et accessible pour évaluer la sévérité des symptômes et la gêne fonctionnelle, il permet une évaluation initiale de la pathologie et une orientation vers le centre du soin adéquat (médecine physique et/ou médecine du travail).
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| th10 p459 interets et enjeux de la mediation en sante aupres de travailleuses et travailleurs agricoles precarise es auteurs katy fenech 2 yann le boulaire 3 ana rivadeneyra 2 jean luc taris 2 severine beyer 1 florence joly 1 etablissement 1 medecins du monde siege saint denis france 2 medecins du monde delegation aquitaine bordeaux france 3 medecins du monde delegation occitanie montpellier france presentateur katy fenech |
Th10-P459 - Intérêts et enjeux de la médiation en santé auprès de travailleuses et travailleurs agricoles précarisé.es
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Katy Fenech (2), Yann Le Boulaire (3), Ana Rivadeneyra (2), Jean Luc Taris (2), Séverine Beyer (1), Florence Joly (1)
Présentateur : Katy Fenech
Etablissement : (1) Médecins du Monde, Siège , Saint Denis, FRANCE; (2) Médecins du Monde, Délégation Aquitaine, Bordeaux, FRANCE; (3) Médecins du Monde, Délégation Occitanie, Montpellier, FRANCE
Médecins du Monde (MdM) France, mène des actions auprès des travailleuses et travailleurs agricoles en situation de précarité dans le cadre de 2 programmes, axés sur le travail comme déterminant majeur de la santé (travail viticole dans le Médoc, maraîchage et arboriculture dans l’Hérault). C'est à l'intersection de 3 facteurs – habiter en ruralité agricole, être étranger·e, être saisonnier·e – que se comprend la dégradation de la santé de ces personnes.
Des questionnaires de santé et des entretiens individuels et/ou collectifs, ont été conduits dans le Médoc et dans l’Hérault, auprès de 388 travailleuses et travailleurs saisonniers. Ces enquêtes de terrain ont permis d’identifier les problématiques les plus prégnantes en matière de santé, comme les accidents ou risques liés aux expositions environnementales tels que le travail en période de chaleur intense, l’accès à l’eau, ou l’exposition aux pesticides. A Lunel dans l’Hérault, 34% des 48 personnes interrogées ne bénéficient d’aucun droit en santé. Dans le Médoc, ce sont 52% des 285 personnes vues en consultation en 2024 qui n'avaient pas de droits en santé ouverts. La plupart des personnes rapporte également n’avoir eu aucun contact avec les services de santé au travail, ni de sessions de sensibilisation sur les risques professionnels.
Face à ce constat, MdM met en œuvre sur ces programmes des actions de médiation en santé, qui proposent un accompagnement adapté à ces travailleuses et travailleurs invisibilisé·es. L’approche déployée articule prévention primaire, accompagnement à l’accès aux droits, aux soins et aux services de santé au travail, sans se substituer aux professionnels de santé existants.
Cette démarche tient compte des spécificités des personnes concernées : vie en milieu rural, difficultés de déplacement, cadences de travail imposées, public allophone. Elle associe des actions mobiles d’aller-vers (sur les lieux de vie ou de travail), avec des permanences régulières (accompagnement médico-social), facilement identifiables et accessibles, dans un lieu fixe. Les plages horaires de ces actions sont adaptées, avec un recours systématique à l’interprétariat. Elle inclut également des sessions collectives de prévention, coconstruites avec les personnes concernées et renforçant leur pouvoir d’agir.
Nos actions plaident donc pour un renforcement des dispositifs de protection sociale et de santé et sécurité au travail adaptés aux réalités du secteur agricole et des personnes concernées. Cela pourrait se traduire par exemple par la mise en place de lieux ressources ou d’expérimentations au sein des services de prévention et de santé.
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| th10 p460 sensibilisation aux addictions en entreprise auteurs sylvie dewitte 1 etablissement 1 pole sante travail caestre france presentateur sylvie dewitte |
Th10-P460 - Sensibilisation aux addictions en entreprise
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sylvie Dewitte (1)
Présentateur : Sylvie Dewitte
Etablissement : (1) Pole Santé Travail, Caestre, FRANCE
Proposition de poster sur le sujet
« Addictions Alcool et Drogues en entreprise »
pour le congrès de Santé Travail de Lyon de juin 2026
Une première nouveauté en 2025 au centre de Caestre de Pôle Santé Travail : la réalisation d’actions de prévention collective à destination de nos salariés, faites au sein des entreprises sur le sujet des addictions » alcool drogues ».
Ce furent des demandes venant des entreprises de notre portefeuille auprès de notre service suite à notre exercice et notre partenariat quotidien avec les entreprises.
Une seconde nouveauté en 2025 : ces sensibilisations addictions se sont faites en équipe pluridisciplinaire :
La 1ère animation addictions avec le médecin du travail, l’idest, la secrétaire
La 2 ième animation addictions avec l’idest, la secrétaire, la conseillère en prévention.
Les 2 entreprises demandeuses étaient :
L’entreprise « T « soit 47 salariés, entreprise faisant de la construction de structures en béton préfabriqué pour des bâtiments industriels, des ateliers, des bâtiments de logistique, des surfaces commerciales et bureaux. Les métiers de cette entreprise sont des chauffeurs poids lourds, des conducteurs de pelle, des grutiers, des jointoyeurs, des monteurs et aides monteurs, des mécaniciens atelier et chantier.
L’entreprise « C » soit 18 salariés, entreprise accueillant des groupes scolaires d’enfants collégiens anglais, présents en France de 3 jours à 1 semaine pour découvrir l’histoire et la culture française. Les métiers de cette entreprise sont des coordinateurs de séjours touristiques, une directrice d’hébergement, une adjointe de direction, un catering manager, un responsable maintenance, des femmes de ménage, un cuisinier, un assistant cuisinier, du personnel de service restauration.
Nous avons reçu les salariés en petit groupe au fil de la matinée ou de la journée pour des échanges sur ces sujets en utilisant des quizz, des jeux, des petits exercices et un film. Les salariés ont bien participé et apprécié cette action de sensibilisation addictions.
Ce furent deux actions de prévention primaire réussies pour les salariés reçus, les directions des entreprises et les actrices du service de santé au travail.
Tous ensemble employeurs, salariés, acteurs de la santé au travail pour des actions santé travail sur le terrain pour la santé d’aujourd’hui et de demain.
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| th10 p461 hyperreactivite bronchique et aptitude militaire apport du test a la metacholine dans la decision daptitude auteurs rania nakhli 1 salsabil daboussi 2 ghada bahri 1 samira mhamdi 2 chiraz aichaouia 2 zied moetemri 2 etablissement 1 hopital charles nicolles service de medecine de travail et de pathologies professionnelle tunis tunisie 2 hopital militaire principal d instruction de tunis service de pneumologie tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th10-P461 - Hyperréactivité bronchique et aptitude militaire : Apport du test à la Métacholine dans la décision d’aptitude
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Rania Nakhli (1), Salsabil Daboussi (2), Ghada Bahri (1), Samira Mhamdi (2), Chiraz Aichaouia (2), Zied Moetemri (2)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) Hopital Charles Nicolles, Service de Médecine de Travail et de Pathologies Professionnelle, Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis,Service de Pneumologie, Tunis, TUNISIE
Introduction :
L'asthme représente un défi majeur en médecine du travail militaire. Les conditions spécifiques du service militaire (expositions environnementales multiples, stress, effort physique intense) peuvent déclencher ou aggraver cette maladie. Le test de provocation bronchique (TPB) à la métacholine est essentiel pour objectiver l'hyperréactivité bronchique et guider les décisions d'aptitude au service.
Méthodes
:Étude rétrospective, descriptive au service de pneumologie de l’hôpital militaire principal d’instruction de Tunis entre novembre 2014 et mars 2018 incluant 291patients, réparties entre militaires et soldats adressés pour un avis d’aptitude devant une suspicion d’asthme. Tous les patients ont bénéficié d’une exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) associé à TPB à la métacholine.
Résultats :
L'âge moyen était de 24,4 ans. La rhinite allergique était présente dans 23,4% des cas et 57,4% étaient tabagiques (moyenne 6,62 PA). L'ensemble des patients présentait une HRB avec des doses de métacholine variant de 100 à 1100μg (moyenne 488μg). La PD20 était entre 100-400μg dans 45,4% des cas, 400-800μg dans 30,9% et 800-1100μg dans 23,7%. Le degré de bronchoconstriction variait de 20-55%, majoritairement entre 20-25%. L'index de corrélation entre PD20 et degré d'HRB était de -0,427. Sur le plan professionnel, 89,7% des patients étaient des soldats déclarés inaptes au service militaire. Pour les 30 militaires actifs, les mesures comprenaient : exemption de terrain (n=6, durée moyenne 6 mois), repos (n=30, durée moyenne 15 jours), reclassement professionnel (n=3) devant un risque de mort subite. Une aggravation sur terrain a été observée chez 13 patients, dont 4 nécessitant une hospitalisation.
Conclusion :
Le TPB à la métacholine permet de confirmer l’HRB et de préciser la sévérité de l’asthme d’où son intérêt en milieu militaire pour la confirmation diagnostique de l’asthme et pour la décision l’aptitude.
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| th10 p462 la mise en place d outillage de securite intelligent au sein de l infrapole auteurs caroline goltz 1 catherine d esteve de pradel 1 helene barthelemy 1 adil mouaket 2 etablissement 1 sncf optim services vaires sur marne france 2 infrapole paris sud ouest paris france presentateur caroline goltz |
Th10-P462 - La mise en place d'outillage de sécurité intelligent au sein de l'infrapôle
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Caroline Goltz (1), Catherine D'esteve De Pradel (1), Helene Barthelemy (1), Adil Mouaket (2)
Présentateur : Caroline Goltz
Etablissement : (1) SNCF OPTIM SERVICES, Vaires Sur Marne, FRANCE; (2) INFRAPOLE PARIS SUD OUEST, Paris, FRANCE
Contexte Lors des chantiers, les agents de l’INFRAPOLE SNCF travaillent sur des voies où les trains circulent. Ils installent des dispositifs sur les voies pour sécuriser les chantiers grâce à des dispositifs sonores posés à même la voie. Ces tâches sont dangereuses (en pleines voies, avec de la co-activité), stressantes (25 signalements de défaut de sécurité en 2023 suite à des erreurs de bouclages) et chronophages (temps de bouclage de 1h30 en début et fin de nuit). L’objectif de ce travail était de contribuer à trouver une mesure de prévention collective pour diminuer les interventions humaines en zone dangereuse
Méthodes L’OSI ( Ouillage de Sécurité Intelligent) est un Signal d’Arrêt à Main (SAM) qui commande l’arrêt immédiat des trains commerciaux ou de travaux. Il peut être complété, par un pétard afin d’alerter le conducteur du franchissement d’un point d’arrêt lorsqu’il circule. L’OSI est un dispositif de circuit de voie pouvant être activité et désactivé à distance. Ce dispositif de shuntage peut rester installé en voie sans entraver la circulation.
Résultat Le dispositif supprime la nécessité d’entrer dans la voie pour le bouclage des opérations de sécurité, risque de heurt et d’AT. Le dispositif est laissé en voie en permanence et peut s’activer/désactiver à distance via une application avec contrôle du bon fonctionnement. Il est mis en voie en dehors des périodes de réalisation des chantiers et permet d’éviter les oublis en fin de nuit, les erreurs de bouclage suite à des incompréhensions/réorganisations humaines.
Rôle du service de santé au travail Le service médical est intervenu pendant les phases tests et a constaté un an après moins de situations à risques, moins de stress, moins d’‘interventions dans l’urgence. Lors des visites medicales, les agents se disent satisfaits de cette nouvelle organisation ( gain de temps, facilité d’installation, gain de production). Le service médical constate également une réduction des visites medicales à la demande pour ces salariés ainsi qu’une diminution des AT.
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| th10 p463 amt pluridisciplinarite spst autonome metrologie ambiance acoustique open space auteurs regine derneville 1 veronique estival 1 laura scattolin 1 celine gautier 1 etienne mazereeuw 1 etablissement 1 enedis grdf toulouse france presentateur regine derneville |
Th10-P463 - AMT pluridisciplinarité SPST autonome métrologie ambiance acoustique open space
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Regine Derneville (1), Veronique Estival (1), Laura Scattolin (1), Celine Gautier (1), Etienne Mazereeuw (1)
Présentateur : Regine Derneville
Etablissement : (1) ENEDIS-GRDF, Toulouse, FRANCE
Action en milieu de travail en pluridisciplinarité des membres du SPST (service prévention santé travail) Enedis-GRDF (gaz reseau distribution France) : assistante santé travail formée en métrologie, infirmière santé travail, médecin du travail.
Origine de la demande Managers d’Enedis Nord Midi-Pyrénées : 4 services, 75 salariés concernés.
Objectifs Abaisser le niveau sonore des espaces de travail ouverts en lien avec la norme AFNOR ISO 22955.
Enjeux Faciliter l’intelligibilité, la performance cognitive et la satisfaction au travail, prévenir la fatigue, le risque cardio-vasculaire, les troubles du sommeil, le problème de concentration et d’attention, l’irritabilité, l’anxiété et le stress.
Méthodologie Estimation, mesure et analyse, estimation du risque bruit par le questionnaire GABO (gêne acoustique dans les bureaux ouverts), proposé aux salariés, observation et mesurage d’exposition normalisé des espaces de travail, analyse conjointe des deux études citées ci-dessus en lien avec les normes existantes, retour de l’étude à l’ensemble des salariés concernés, sensibilisation au bruit en rapport avec la santé, retour des résultats d’analyse, préconisations d’aménagements de l’environnement de travail, suivi de la démarche, travaux engagés dans le service, évaluation à distance.
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| th10 p464 addictions et travail dans les collectivites territoriales du var etat des lieux et moyens daction auteurs celine spinosa allouche 1 etablissement 1 centre de gestion du var la crau france presentateur celine spinosa allouche |
Th10-P464 - Addictions et travail dans les collectivités territoriales du Var : Etat des lieux et moyens d’action
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Céline Spinosa Allouche (1)
Présentateur : Céline Spinosa Allouche
Etablissement : (1) Centre de Gestion du Var , La Crau, FRANCE
La Haute Autorité de Santé a émis récemment des recommandations sur l’usage des substances psychoactives (SPA) en milieu professionnel. Les médecins du travail constatent une émergence des addictions au travail. Pour les employeurs, de nombreux guides existent pour les informer sur cette problématique et donner des moyens de prévention. Toutefois il existe peu d’études sur leur mise en place et les potentiels obstacles rencontrés. Ce sujet reste encore tabou pour les responsables et l’absence de prise en compte précoce peut conduire à des situations accidentogènes ou des sanctions disciplinaires graves. Face à l’émergence des problématiques en lien avec la consommation de SPA, le service de médecine préventive du Centre de Gestion du Var a souhaité évaluer au sein des collectivités les différences de prise en charge et les outils connus et utilisés. Cette étude a pour but de décrire les connaissances et pratiques en terme de prévention des addictions au sein des différentes collectivités territoriales. Cet état des lieux est nécessaire pour définir les axes d’amélioration à envisager conjointement par les services de médecine préventive et de prévention du Centre de Gestion de la Fonction Publique du Var.
Matériel et Méthode: Nous avons réalisé une étude qualitative, descriptive à partir des réponses au questionnaire envoyé à des agents travaillant dans les collectivités territoriales ou établissements publiques varois.
Population étudiée : les directeurs de service généraux, les responsables des ressources humaines, les conseillers de prévention et les assistants de prévention des collectivités rattachées au Centre Départemental de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Var.
Le questionnaire comprend 23 items afin de définir :le profil des répondants, le niveau de connaissance sur le sujet, les expériences, les moyens mis en place au sein des collectivités, les pistes d’amélioration.
Analyse statistique utilisée afin de comparer les résultats et test de significativité.
Résultats : Etude en cours car questionnaires envoyés courant janvier. L’étude des résultats se fera en mars à la clôture de l’enquête. Population estimée de 600 agents, étude complète avant le congrès
Discussion : selon résultats attendus, mise en évidence de l’hétérogénéité dans les procédures internes, manque de formation et de connaissance, avec éventuels tabous
Conclusion : Proposition d’actions de formation spécifiques, rencontres avec les acteurs locaux dans la prise en charge des addictions, proposition d’adhérer à la Chartre ESPER (Les Entreprises et les Services Publics s’Engagent Résolument ), contrat tripartite entre agent, collectivité et médecin du travail
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| th10 p465 de l interet de l electrocardiogramme en medecine du travail a propos d un cas clinique auteurs patricia regagnon essig 1 samuel chauvin 1 muriel dombrowski 1 etablissement 1 enedis grdf merignac france presentateur patricia regagnon essig |
Th10-P465 - De l'intérêt de l'électrocardiogramme en médecine du travail : a propos d'un cas clinique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Patricia Regagnon Essig (1), Samuel Chauvin (1), Muriel Dombrowski (1)
Présentateur : Patricia Regagnon Essig
Etablissement : (1) ENEDIS GRDF, Merignac, FRANCE
Madame L 62 ans chargé de relation client au service raccordements d’une entreprise de distribution d’électricité se présente pour une visite d’information et de prévention périodique (VIPP) avec l’infirmière en santé au travail. L’infirmière la reçoit en consultation, enregistre les constantes : poids taille tension artérielle(TA) et fréquence cardiaque (FC). Elle interroge la salariée sur son environnement professionnel : horaires de travail, type d’activité, rythme de travail… et lui demande de l’évaluer. Madame L va noter son environnement professionnel a 7,5/10 sur une échelle de 1(très mauvais) à 10 (très bon). Elle recueille lors d’un deuxième temps des éléments de santé des 7 derniers jours (support questionnaire EVREST). Madame L se plaint d’une asthénie. Elle se plaint d‘un sommeil non récupérateur. Elle est aidante familiale ; elle n’a pas consulté le cardiologue comme préconisé par son médecin traitant après la découverte d’un nodule thyroïdien dans un contexte de TSH inférieure à 0,008mUI/L évoquant une hyperthyroïdie. Les constantes sont les suivantes : TA 131/89, FC : 150 aprés contôle du poul radial. Poids 69kg pour 1,70 m. On enregistre une perte de poids de moins14 kg depuis la dernière visite. Devant ces éléments, après concertation avec le médecin du travail, l’infirmière lui propose de réaliser un électrocardiogramme (ECG). La lecture de l’ECG retrouve un trouble du rythme avec une fibrillation auriculaire (FA) et une fréquence cardiaque à 123. Au vu du résultats, Il est expliqué à Madame L qu’elle doit consulter en urgence car elle présente un risque d’accident vasculaire. Avec l’accord de la patiente un rendez-vous est pris avec son médecin traitant qui organise une consultation dans l’après-midi avec un cardiologue. Le cardiologue retrouve un rythme sinusal et conclue à une FA paroxystique. Un traitement par anticoagulants oraux directs et béta bloquants en première intention est mis en place dans l’attente du traitement de l’hyperthyroïdie. Certains éléments ont été déterminants dans la prise en charge de cette salariée. D’une part la mise en place des protocoles infirmiers régulièrement mis à jour. D'autre part la formation et la mise à jour des connaissances des professionnels de santé en particulier sur la prévention du risque cardio vasculaire, deuxième cause de mortalité en France, est essentielle. Ceci est d’autant plus vrai que compte tenu de la pyramides des âges, de l’allongement de l’âge du départ en inactivité, la population active sera de plus en plus confrontée au risque cardio vasculaire. Compte tenu de la difficulté de l’accès au soin, les SPST devrait être identifiés comme une ressource tant en prévention qu’en dépistage des pathologies cardio-vasculaires.
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| th10 p466 action en milieu de travail sensibilisation aux tms et a la pratique d activite physique auteurs patricia regagnon essig 1 remi jourdy 1 marine galland 1 muriel dombrowski 1 etablissement 1 enedis grdf merignac france presentateur patricia regagnon essig |
Th10-P466 - Action en milieu de travail : sensibilisation aux TMS et à la pratique d'activité physique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Patricia Regagnon Essig (1), Remi Jourdy (1), Marine Galland (1), Muriel Dombrowski (1)
Présentateur : Patricia Regagnon Essig
Etablissement : (1) ENEDIS GRDF, Merignac, FRANCE
Objectif : Le service de prévention en santé au travail (SPST) a été sollicité pour mettre en place une sensibilisation aux troubles musculosquelettitiques (TMS). Population cible : Elle concerne 2 services d’ingénierie situés sur 2 sites distincts dans une entreprise de distribution d’électricité en région bordelaise. Méthode dix séances de formations sont planifiées. La sensibilisation est prévue sur 2H avec un temps d’échauffement, une distribution d'un questionnaire type nordique et une présentation. Elle comprend une première partie avec des notions générales sur les TMS et l'importance de l'activité physique. La deuxième partie traite des tableaux de reconnaissance des TMS avec des notions de pathologies les plus fréquentes. La séance se finit avec un temps d’échange avec les salariés. L’intervention est finalisée avec une observation du poste de travail des salariés participants. Résultats Au total 71 personnes ont suivi la sensibilisation. Les résultats du questionnaire retrouvent sur les 7 derniers jours des plaintes essentiellement au niveau de la nuque, du haut et du bas du dos, des épaules,du coude et du poignet. L’observation des postes de travail a permis de constater que l’installation au poste de travail n’était pas toujours optimale : écran trop haut ou trop bas, bureaux encombrés, mauvais réglage du siège, souris filaires. Sur le premier site nous avons proposé de réaménager l’espace en créant 2 à 3 postes supplémentaires de bureaux réglables en hauteur, de maniére a ce que les salariés puissent alterner leurs positions dans la journée s’ils le souhaitaient. Sur le deuxième site où il y avait plus d'espace nous avons proposé de regrouper des postes de travail afin de pouvoir aménager un coin détente. Conclusion Ce plan d’action prévention a permis de sensibiliser les salariés à l’importance de l’installation au poste de travail pour la prévention des TMS. La sensibilisation avait également pour but de leur montrer l’importance de la mobilité au cours de leur activité de bureau afin d’éviter les positions trop statiques et trop sédentaires. L’observation des postes de travail en individuel a permis de conseiller chaque salarié sur son poste de travail. Cette action a été trés appréciée. Les aménagements par des bureaux réglables en hauteur ont permis de créer une nouvelle dynamique de travail. Suite a notre intervention des cours de pilates ont été proposés à l’heure du déjeuner sur un des 2 sites. Pour l’autre site un espace détente avec des tapis, quelques ballons a été mis en place ; il est régulièrement utilisé. Nous avons prévu de revenir sur ces 2 sites dans 2 ans pour voir si cette sensibilisation a été utile et a réellement changé les habitudes de travail.
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| th10 p467 premiers secours en sante mentale un reseau d infirmieres au service des salaries auteurs herve baudelocque 1 natalene auguste dormeuil 1 dorothee dahy 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france presentateur herve baudelocque |
Th10-P467 - Premiers secours en santé mentale : un réseau d'infirmières au service des salariés
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Herve Baudelocque (1), Natalène Auguste Dormeuil (1), Dorothee Dahy (1)
Présentateur : Herve Baudelocque
Etablissement : (1) EFFICIENCE SANTE AU TRAVAIL, Paris, FRANCE
Introduction / Objectifs : Face à la montée des troubles psychiques dans le monde du travail, les services de santé au travail sont de plus en plus sollicités pour intervenir sur des situations de mal-être, de stress chronique, voire de crise suicidaire.
Dans ce contexte, notre service a fait le choix d’un projet innovant : former l’ensemble de nos infirmières en santé au travail aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).
L’objectif est double : renforcer les compétences des infirmières pour repérer, écouter et orienter les salariés en souffrance psychique, et créer un réseau interne de vigilance et de soutien, capable d’agir en première intention tout en s’inscrivant dans une démarche globale de prévention des risques psychosociaux.
Méthodologie : Nous avons proposé la formation PSSM à toutes les infirmières du service. Cette formation, d’une durée de deux jours, a été dispensée par des formateurs agréés sur plusieurs sessions.
Les modules abordent notamment les troubles anxieux, dépressifs, psychotiques, les conduites addictives, ainsi que la posture d’écoute, la gestion de crise, et les conduites à tenir en situation d’urgence psychique.
Au-delà de l’acquisition de compétences individuelles, nous avons encouragé la constitution d’un réseau informel d’échange entre infirmières, favorisant le partage d’expériences, le soutien entre pairs, et l’amélioration continue des pratiques professionnelles.
Résultats obtenus : 100 % de nos infirmières en santé au travail ont été formées aux PSSM.
Création d’un réseau interne d’infirmières ressources pour la santé mentale.
Meilleure posture dans l’accueil et l’écoute des salariés en détresse psychique.
Capacité renforcée à repérer les signaux faibles, à orienter précocement vers des dispositifs adaptés internes (psychologue, médecin), comme externes
Les salariés bénéficient d’un espace d’écoute sécurisé, non jugeant, au plus près de leur quotidien professionnel.
Meilleure cohérence de l’action médicale globale, en lien avec le médecin du travail.
Conclusion : Ce projet, assez unique dans un service de santé au travail, s’inscrit dans une approche pragmatique, humaine et efficace de la prévention secondaire des risques psychosociaux.
Les retours des professionnels sont unanimement positifs, avec une montée en compétence réelle et une valorisation forte du rôle des infirmières en santé au travail.
La démarche contribue à renforcer le maillage prévention/écoute/orientation au sein des entreprises.
Ce projet est reproductible, à condition d’un engagement institutionnel fort et d’une reconnaissance du rôle clé des infirmières dans ce domaine. Il illustre l’importance de former les acteurs de première ligne et de leur donner des outils concrets pour accompagner les salariés.
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| th10 p468 campagne de depistage visuel en entreprise retour dexperience auteurs judith herzhaft 1 etablissement 1 caisse des depots bordeaux bordeaux france presentateur judith herzhaft |
Th10-P468 - Campagne de dépistage visuel en entreprise : retour d’expérience
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Judith Herzhaft (1)
Présentateur : Judith Herzhaft
Etablissement : (1) CAISSE DES DEPOTS BORDEAUX, Bordeaux, FRANCE
En France, près de 2 Millions de personnes sont concernées par la déficience visuelle. Ce chiffre pourrait, selon l’OMS, doubler d’ici 2050, notamment du fait du vieillissement de la population. La santé visuelle représente un véritable enjeu de santé publique.
La DMLA, le glaucome, la cataracte et la rétinopathie diabétique, principales pathologies visuelles liées à l’âge, sont des maladies cécitantes. Leur évolution vers la déficience visuelle est cependant souvent évitable, notamment par un dépistage précoce.
Les évolutions réglementaires de la loi d’aout 2021, permettent aux services de prévention et de santé au travail de proposer des actions de prévention dans le champ de la santé publique.
Dans ce contexte, le Service de Santé au Travail du site de Bordeaux de la Caisse des Dépôts et Consignation a pris l’initiative d’organiser une campagne de dépistage des pathologies visuelles liées à l’âge au sein de l’entreprise, en partenariat avec l’UNADEV (Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels), dans le cadre des actions de dépistage que cette association nationale propose aux entreprises.
Ce dépistage s’est déroulé sur une journée et s’adressait aux personnes de plus de 40 ans, n’ayant pas vu de médecin ophtalmologiste depuis au moins 1 an, et n’étant pas suivies pour une pathologie oculaire. Quarante créneaux de consultations étaient proposés. Le dépistage était réalisé par un médecin ophtalmologiste, et utilisait du matériel ophtalmologique de haute qualité (rétinographe non-mydriatique et tono-pachymètre).
Trente-six personnes ont été dépistées :
- 8 hommes (22%) et 28 femmes (78%)
- 35 personnes entre 40 et 65 ans (97%), 1 personne de moins de 40 ans (3%)
Ont été dépistées :
· 4 suspicions de glaucome
· 3 hypertonies oculaires
· 1 neuropathie optique
Au total : 8 personnes sur 36 (22%) présentaient une suspicion de pathologie visuelle et ont été orientées vers un ophtalmologiste et/ou un centre spécialisé pour approfondir le dépistage (réalisation d’autres examens, confirmation ou infirmation du diagnostic suspecté et prise en charge).
Cet exemple de campagne de dépistage en entreprise permet d’illustrer de façon concrète de quelle façon un service de santé au travail peut participer aux actions de prévention de santé publique.
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| th10 p469 expositions aux pesticides en milieu professionnel et caracteristiques spermatiques humaines auteurs sarah rousseau 3 anthony mallet 2 fleur delva 1 etablissement 1 chu bordeaux bordeaux france 2 association sante au travail du pays basque astpb saint jean de luz france 3 service de prevention et sante au travail centre hospitalier cote basque bayonne france presentateur fleur delva |
Th10-P469 - Expositions aux pesticides en milieu professionnel et caractéristiques spermatiques humaines
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sarah Rousseau (3), Anthony Mallet (2), Fleur Delva (1)
Présentateur : Fleur Delva
Etablissement : (1) CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE; (2) Association Santé Au Travail du Pays Basque ASTPB, Saint-Jean-De-Luz, FRANCE; (3) Service de Prévention et Santé au Travail, Centre Hospitalier Cote Basque, Bayonne, FRANCE
Une baisse de la concentration spermatique a été rapportée dans la littérature scientifique depuis les années 1950. Potentiellement en cause, les facteurs environnementaux et professionnels, dont les pesticides, font l’objet de nombreuses études. Elles ont montré des associations significatives entre les caractères spermatiques et une exposition professionnelle aux pesticides dans le secteur agricole, mais l’ensemble des professions exposées aux pesticides en population générale a peu été étudié.
L'objectif de ce travail était d'étudier l'association entre l'exposition aux pesticides en population générale et les caractéristiques spermatiques.
Les données de la matrice PESTIPOP spécifique aux pesticides en population générale ont été croisées avec les données du centre Artemis de Bordeaux, dédié à l’évaluation et la prévention des expositions environnementales et professionnelles associées aux troubles de la reproduction. Ont été inclus tous les patients hommes consultant pour un trouble de la fertilité entre 2016 et 2021. Les probabilités d’exposition estimées grâce à la matrice ont été croisées avec les résultats des spermogrammes des patients, obtenus auprès du laboratoire de Biologie de la Reproduction du CHU de Bordeaux.
Cette étude a permis de mettre en évidence une tendance d’association entre l’exposition professionnelle aux pesticides et une altération des caractères spermatiques (concentration spermatique et vitalité spermatique), en accord avec les données de la littérature scientifique. Cette étude montre la nécessité de mieux caractériser ces associations en population générale, afin d’améliorer et d’étendre la prévention dans d’autres secteurs (espaces verts, BTP, industrie du bois, vétérinaire, …).
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| th10 p470 poussieres de farine etat des lieux des expositions professionnelles en france de 2014 a 2023 auteurs barbara savary 1 jean francois sauve 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france presentateur barbara savary |
Th10-P470 - Poussières de farine : état des lieux des expositions professionnelles en France de 2014 à 2023
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Barbara Savary (1), Jean-François Sauve (1)
Présentateur : Barbara Savary
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE
Les rhinites et asthmes professionnels liés aux poussières de farine figurent parmi les maladies professionnelles les plus fréquentes en France, avec plus de 5 100 cas reconnus entre 2000 et 2021. Les secteurs de la meunerie et de la boulangerie-pâtisserie, employant plus de 240 000 salariés, sont particulièrement touchés. En 2021, 143 cas de rhinites et asthmes professionnels ont été reconnus, dont une grande part chez les boulangers, pâtissiers et confiseurs. D’autres pathologies liées aux poussières de farine, telles que les dermatoses de contact et les pneumopathies d’hypersensibilité, peuvent également être reconnues.
Dans la littérature, les expositions moyennes aux poussières de farine sont estimées entre 5 et 10 mg/m³, avec des niveaux plus élevés dans les boulangeries et les meuneries, notamment lors des tâches de préparation de la pâte, de façonnage et d’ensachage. Malgré ces expositions importantes, il n’existe pas de valeur limite d’exposition professionnelle spécifique en France. Des valeurs réglementaires générales s’appliquent toutefois depuis 2023 (4 mg/m³ pour les poussières inhalables et 0,9 mg/m³ pour les poussières alvéolaires). À l’international, l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) recommande une valeur de 0,5 mg/m³ spécifique aux poussières de farine.
L’analyse des données de la base Colchic entre 2014 et 2023 est basée sur 603 mesures individuelles. Les résultats montrent des dépassements fréquents des valeurs de référence, en particulier pour la fraction inhalable : 35 % des mesures dépassent la concentration moyenne réglementaire et près de 80 % excèdent la recommandation de l’ACGIH. Les niveaux les plus élevés sont observés en meunerie, surtout lors de l’ensachage. Les boulangeries artisanales présentent également des expositions plus importantes que les installations industrielles ou les grandes surfaces. Près de la moitié des mesures ont été réalisées sans protection collective, et la présence de dispositifs de ventilation ou de captage ne garantit pas systématiquement le respect des valeurs de référence. Les expositions aux agents biologiques associés montrent globalement des concentrations faibles, avec quelques concentrations supérieures à 200 UE/m3 mesurées pour les endotoxines en meunerie.
En conclusion, les salariés restent fortement exposés aux poussières de farine en France par rapport aux valeurs réglementaires françaises. Des actions de prévention ciblées sont nécessaires : automatisation, ventilation adaptée, maintenance rigoureuse des installations et recours à des outils de mesure en temps réel. La prévention doit s’inscrire dans une approche globale intégrant l’ensemble des risques professionnels présents dans ces secteurs.
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| th10 p471 la prevention en action quand le jeu sinvite lapprentissage sactive auteurs eugenie steck 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur eugenie steck |
Th10-P471 - La prévention en action : quand le jeu s’invite, l’apprentissage s’active !
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Eugénie Steck (1)
Présentateur : Eugénie Steck
Etablissement : (1) Prevlink, Paris, FRANCE
Prevlink a choisi d’impliquer activement ses adhérents dans le déploiement de la prévention au sein de leur entreprise. Pour cela, nous avons développé des techniques de transmission andragogiques, favorisant l’engagement et l’ancrage des bonnes pratiques de sécurité. Cette approche repose sur une méthode pédagogique active et collaborative, permettant à chacun de devenir acteur de la prévention.
Ces ateliers ludiques, contrairement aux formations descendantes, captent l’attention, stimulent la curiosité et favorisent la mémorisation des messages grâce à l’émotion et à l’interaction. Les participants deviennent acteurs de leur apprentissage, ce qui augmente leur motivation et leur implication.
Les bénéfices de cette démarche sont :
- mobilisation instantanée : l’utilisation du jeu suscite immédiatement l’intérêt des participants et encourage leur implication active
- consolidation des apprentissages : les émotions et les interactions générées par cette démarche facilitent la mémorisation durable des messages de prévention
- apprentissage sécurisé : la simulation de situations à risque permet d’expérimenter sans danger, favorisant ainsi l’acquisition de réflexes adaptés
- cohésion d’équipe : cette approche encourage le dialogue et contribue à instaurer une culture partagée de la sécurité entre travailleurs
Chez Prevlink, les ateliers sont courts (15–45 min) et sont adaptables à tous les secteurs et types de risques, ce qui facilitent leur intégration lors d’une journée sécurité ou parcours de sensibilisation. Nos dispositifs existants sont :
- jeux de cartes :
- décoder les pictogrammes : compréhension ludique des risques chimiques à partir de situations simulées
- comprendre la différence entre Fiche Entreprise et Document Unique
- quiz interactifs
- simularoute® et simulation de prise de substances psychoactives au poste : expérimentation des conséquences et prise des consciences des effets
- bureau des erreurs : débriefing guidé des « écarts » pour transformer l’erreur en ressource d’apprentissage.
- chasse aux risques : exploration d’un environnement pour identifier et traiter les dangers en associant les mesures de prévention adaptés pour ancrer les réflexes de prévention.
L’intégration du jeu dans les actions de prévention métamorphose la formation en une expérience à la fois dynamique, conviviale et pérenne. Cette démarche représente un investissement stratégique, générateur de valeur tant sur le plan humain que sur le plan de la sécurité au sein de l’organisation.
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| th10 p472 plan de vol sans tabac auteurs myriam dehmas 1 nadine roussel 1 etablissement 1 service de sante au travail airbus operations toulouse france presentateur myriam dehmas |
Th10-P472 - Plan de vol sans tabac
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Myriam Dehmas (1), Nadine Roussel (1)
Présentateur : Myriam Dehmas
Etablissement : (1) SERVICE DE SANTE AU TRAVAIL AIRBUS OPERATIONS, Toulouse, FRANCE
Le tabac est un problème de santé publique majeur et reste la première cause de mortalité évitable en France. Force est de constater que le nombre des fumeurs en production dans l'industrie aéronautique frôle les 30% alors que la moyenne nationale est aux alentours de 23%. Nous avons souhaité en tant que Service de Santé au Travail (SPST) autonome du secteur de l’aéronautique accompagner les salariés désirant une aide à l’arrêt du tabac en se basant sur plusieurs axes:
-La formation de l’ensemble du personnel du SPST (médecins et infirmier(e)s santé au travail (IDEST)) auprès d'organismes financés par l’ARS en externe et/ou une formation en interne par un médecin du travail spécialisé en addictologie pour la primo prescription de Traitement de Substitution Nicotinique (TSN)
-La création d’une consultation spécialisée d’aide au sevrage tabagique en interne assurée par ce même médecin du travail
-La mise en place d’événements de sensibilisation collective avec prescription et/ou délivrance de starter de TSN (stands de sensibilisation dans les restaurants d’entreprise, affichage, prescription de TSN en consultation médicale ou lors d’entretiens infirmiers)
La mobilisation complète du SPST s’inscrit dans cette démarche de prévention et se poursuit toute l’année avec deux temps forts (la journée mondiale sans tabac le 31 mai de chaque année et le mois de novembre sans tabac). Celle-ci est associée à d’autres sensibilisations collectives où la question du tabagisme est abordée (parcours cœur dans le cadre de la prévention du risque cardiovasculaire avec la mesure du monoxyde de carbone (CO) et la dispense de conseils personnalisés).
D’autres actions ont été mises en place : plan de formation avec des mises à jour régulières sur le sevrage tabagique, le repérage précoce et le retour d'expériences des situations pratiques rencontrées. Ceci a permis la montée en compétences des IDEST qui ne sont pas habitués à la prescription. Des outils ont été également élaborés: un guide comprenant (questionnaire de Fagerstrom, recommandations HAS, dosage des TSN selon le réseau de prévention des addictions (RESPADD)...), une ordonnance pré-remplie pour faciliter la prescription pour 1 mois avec un relai, un annuaire d’orientation (généralistes, consultation de tabacologie et consultation tabac en interne) et une brochure d’information sur le tabac (effets sur la santé et les outils d’aide au sevrage tabagique).
L’information sur les conséquences du tabagisme et l’intérêt du sevrage tabagique ainsi que la communication sur les actions et les dispositifs d’aide sont nécessaires auprès de l'ensemble des salariés notamment ceux les plus à risque.
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| th10 p473 analyse des conditions de travail des agents du nettoyage et de leurs impacts sur leur sante auteurs stephane leconte 1 dominique brunet 1 thomas bayeux 1 aurelie niaudet 1 comite dexperts specialises articles et produit de consommation 1 groupe de travail nettoyage 1 etablissement 1 anses maisons alfort france presentateur stephane leconte |
Th10-P473 - Analyse des conditions de travail des agents du nettoyage et de leurs impacts sur leur santé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Stéphane Leconte (1), Dominique Brunet (1), Thomas Bayeux (1), Aurélie Niaudet (1), Comité D’Experts Spécialisés " Articles Et Produit De Consommation " (1), Groupe De Travail " Nettoyage " (1)
Présentateur : Stéphane Leconte
Etablissement : (1) ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE
L’Anses a analysé l’ensemble des déterminants professionnels, économiques et juridiques de l’activité de nettoyage, ainsi que les caractéristiques socio-démographiques des agents du nettoyage, en s’appuyant sur des statistiques de référence et des travaux scientifiques.
Ces travaux ont ciblé les professionnels du secteur du nettoyage et de la propreté en charge du nettoyage de locaux à pollution non spécifique (bureaux, halls d’immeubles…), incluant les espaces sanitaires. Le nettoyage des locaux présentant des risques spécifiques, et celui des domiciles de particuliers ont été exclus de cette expertise.
L’analyse a mis en évidence que les professionnels concernés par ces travaux sont des employés du secteur public et d’entreprises privées dont certaines sont prestataires de services de nettoyage. En 2020, la part des salariés externalisés représentaient 35 % dans le secteur public et 65 % dans le secteur privé. Environ trois quarts des agents du nettoyage sont des femmes, âgées en moyenne de 45 ans, souvent immigrées ou d’origine étrangère.
Essentiel mais souvent invisibilisé, le travail des agents du nettoyage expose à de multiples risques pour la santé : ceux-ci proviennent, non seulement, de l’activité de nettoyage en elle-même (intensité physique du travail, risques liés à l’utilisation de produits chimiques et à la présence d’agents biologiques) mais également des modalités organisationnelles des activités (horaires décalés, travail isolé, cadences de travail, etc.).
Si ces facteurs de risques, pris individuellement, sont retrouvés dans bon nombre d’autres secteurs d’activités, leur combinaison dans ce secteur apparaît particulièrement préjudiciable pour les professionnels du nettoyage et se traduit par une plus forte sinistralité que dans les autres secteurs d’activité. L’externalisation croissante des activités de nettoyage participe à la réduction du nombre d’heures dédié aux tâches de nettoyage, de 33 heures à 25 heures hebdomadaires. De ce fait, les agents du nettoyage sont alors soumis à la fois à une intensification des cadences de travail et à une réduction des revenus mensuels et peuvent être amenés à faire des compromis entre qualité du travail et efficacité.
Les travaux menés dans le cadre de cette expertise soulignent la nécessité d’une compréhension fine de l’environnement économique, juridique du secteur du nettoyage ainsi que des caractéristiques socio-démographiques des travailleurs qui le composent, pour mieux comprendre les enjeux sanitaires de leurs conditions de travail et, in fine, identifier des leviers pour une meilleure prévention.
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| th10 p474 paradoxe du soignant au cameroun entre vocation et epuisement organisationnel auteurs benjamin alexandre nkoum 2 calore ivane mfou ou epse owono 1 2 roddy bengono 3 etablissement 1 ministere de la sante publique mbalmayo cameroun 2 ecole des sciences de la sante universite catholique d afrique centrale ess ucac yaounde cameroun 3 faculte de medecine et des sciences pharmaceutiques de sangmelima sangmelima cameroun presentateur calore ivane mfou ou epse owono |
Th10-P474 - Paradoxe du soignant au Cameroun : entre vocation et épuisement organisationnel
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Benjamin Alexandre Nkoum (2), Calore Ivane Mfou'ou Épse Owono (1,2), Roddy Bengono (3)
Présentateur : Calore Ivane Mfou'ou Épse Owono
Etablissement : (1) Ministère de la santé publique, Mbalmayo, CAMEROUN; (2) Ecole des Sciences de la Santé - Université Catholique d'Afrique Centrale (ESS-UCAC), Yaoundé, CAMEROUN; (3) Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de Sangmelima , Sangmelima, CAMEROUN
Introduction Dans les hôpitaux publics ruraux du Cameroun, le personnel soignant exerce dans un contexte de fortes contraintes matérielles et organisationnelles. Si la littérature documente l’impact du manque de ressources sur la qualité des soins, peu d’études analysent le vécu subjectif des agents. Cette recherche examine le paradoxe entre l’attachement profond au métier et la dégradation de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), considérée comme un déterminant clé de la pérennité du système de santé.
Méthodes Étude mixte combinant un volet quantitatif (209 soignants) et a utilisé l’échelle QoWL-1-23 pour évaluer les six dimensions de la QVCT et le volet qualitatif (13 entretiens semi‑directifs).
Résultats L’analyse met en évidence une situation ambivalente : 53 % des soignants évaluent la QVCT globale comme médiocre, tandis que 46 % déclarent une satisfaction relative de leur vie professionnelle générale. Le bien‑être général et l’équilibre vie privée–vie professionnelle sont jugés mauvais, 47 % des agents se déclarant déprimés ou malheureux. Le poids des charges familiales (OR = 18) et les horaires extensifs favorisent une porosité délétère entre sphères professionnelle et privée. Les conditions de travail sont perçues comme insuffisantes en raison du manque de ressources, et l’absence de pauses formalisées (OR = 7) accentue le sentiment de pénibilité. L’exposition fréquente à la violence est associée à une détérioration du bien‑être (OR = 4,5). Malgré ces facteurs de risque, un niveau de stress jugé « gérable » et une résilience psychologique émergent, soutenus par la solidarité entre collègues et un sens moral du devoir. Le paradoxe central réside dans une résilience sacrificielle : les soignants maintiennent le fonctionnement du système de santé par fierté professionnelle et entraide, alors même que les défaillances structurelles du milieu de travail et la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle ne sont plus compensées par le sentiment d’utilité sociale. Ce compromis précaire expose les établissements à un risque accru de départs de personnel qualifié si des mesures structurelles ne sont pas prises.
Conclusion et recommandations L’amélioration durable de la QVCT exige plus que des ajustements techniques ponctuels. Il est urgent de substituer le modèle actuel de résilience sacrificielle par une gestion participative de la QVCT intégrant la santé mentale, la flexibilité des horaires, la formalisation des pauses et la sécurisation de l’environnement technique.
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| th10 p475 recommandations pour la fixation de valeurs limites dexposition professionnelle vlep pour les endotoxines auteurs celine bittar 1 comite d experts specialises valeurs sanitaires de references 1 groupe de travail metrologie 1 diane le bayon 1 fatoumata sissoko 1 dominique brunet 1 amandine paillat 1 jerome thireau 1 fabrice michiels 1 luc multigner 1 benoit atge 1 etablissement 1 agence nationale de securite sanitaire de l alimentation de l environnement et du travail anses maisons alfort france presentateur celine bittar |
Th10-P475 - Recommandations pour la fixation de valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) pour les endotoxines
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Céline Bittar (1), Comité D'experts Spécialisés "valeurs Sanitaires De Références" (1), Groupe De Travail "métrologie" (1), Diane Le Bayon (1), Fatoumata Sissoko (1), Dominique Brunet (1), Amandine Paillat (1), Jérôme Thireau (1), Fabrice Michiels (1), Luc Multigner (1), Benoit Atgé (1)
Présentateur : Céline Bittar
Etablissement : (1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), Maisons-Alfort, FRANCE
L’Anses a été saisie par la direction générale du travail afin de mener les travaux d’expertise nécessaires à la fixation de valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) pour les endotoxines.
Les endotoxines sont des constituants de la membrane externe des bactéries à Gram négatif. Elles peuvent être libérées sous forme de particules dans l’air, principalement lors de la mort et de la lyse bactériennes, et dans une moindre mesure lors de leur division/multiplication. Ces molécules, composées de protéines, de lipides et de lipopolysaccharides (LPS), jouent un rôle important à la fois dans l'intégrité cellulaire et dans l'interaction de la cellule avec l'environnement extracellulaire.
Les endotoxines (ou LPS) sont quasiment omniprésentes dans l’environnement naturel mais des concentrations élevées peuvent toutefois être retrouvées dans certains milieux professionnels, notamment dans les secteurs industriels et agricoles.
Les études humaines disponibles indiquent que les endotoxines peuvent provoquer des effets toxiques à la fois aigus et chroniques. Les poumons apparaissent comme l’organe cible principal : des altérations de la fonction respiratoire, telles que des modifications des débits ventilatoires, ainsi que des symptômes respiratoires ou le syndrome toxique des poussières organiques (ODTS), ont en effet été rapportés dans plusieurs études après exposition aux endotoxines.
Sur la base des données scientifiques disponibles, l’Anses recommande une valeur limite d’exposition sur 8 heures (VLEP-8h) et une valeur limite court terme sur 15 minutes (VLCT-15min) de 20 unités d’endotoxines (UE)/m3 (2 ng/m3) pour prévenir une diminution de 1 % du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS). Ce pourcentage de diminution à l'échelle populationnelle est considéré comme un effet néfaste et a donc été retenu comme effet critique.
Ces valeurs recommandées ne permettant toutefois pas de garantir l’absence de survenue de l’ODTS, l’Anses recommande d’abaisser les niveaux d’exposition aux endotoxines aux niveaux aussi bas que raisonnablement possible.
L’évaluation des méthodes de mesure conduit l’Anses à recommander la méthode indicative consistant à effectuer un prélèvement actif de la fraction inhalable sur un filtre, suivi d'une extraction liquide dans un liquide apyrogène et d’un dosage par test du Lysat d’amébocytes de Limulus (LAL) pour le contrôle technique réglementaire de la VLEP-8h, de la VLCT-15min et le suivi des expositions court terme. L’Anses recommande également le développement et la validation de méthodes analytiques non enzymatiques et de nouveaux tests enzymatiques.
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| th10 p477 developpement dune methode devaluation des risques integrant differents types de nuisances professionnelles exemple des agents de menage dans les collectivites auteurs lea simonin 1 francois xavier devetter 2 aurelie della puppa 3 melanie nicolas 3 frederic clerc 4 frederic thevenet 5 marie verriele 5 nathalie bonvallot 1 etablissement 1 univ rennes inserm ehesp irset rennes france 2 universite de lille lille france 3 cstb grenoble france 4 inrs vandoeuvre les nancy france 5 imt nord europe douai france presentateur lea simonin |
Th10-P477 - Développement d’une méthode d’évaluation des risques intégrant différents types de nuisances professionnelles : exemple des agents de ménage dans les collectivités
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Léa Simonin (1), François-Xavier Devetter (2), Aurélie Della Puppa (3), Mélanie Nicolas (3), Frédéric Clerc (4), Frédéric Thevenet (5), Marie Verriele (5), Nathalie Bonvallot (1)
Présentateur : Léa Simonin
Etablissement : (1) Univ Rennes, Inserm, EHESP, Irset, Rennes, FRANCE; (2) Université de Lille, Lille, FRANCE; (3) CSTB, Grenoble, FRANCE; (4) INRS, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE; (5) IMT Nord Europe, Douai, FRANCE
Les pratiques de nettoyage ont évolué depuis 2020 et ont des conséquences sur les conditions de travail des agents de ménage : augmentation de la charge de travail, expositions potentiellement accrues aux produits ménagers et contraintes physiques. Ces nuisances s’ajoutent aux contraintes liées à l’emploi (précarité, faible reconnaissance). Dans ce contexte, la démarche d’évaluation des risques doit intégrer la diversité des nuisances pour refléter la réalité de terrain.
Nous proposons une méthodologie fondée sur la notion de polyexposition. Elle repose sur une matrice à plusieurs dimensions, inspirée des travaux antérieurs d’analyse de risques. Cette matrice permet d’intégrer des nuisances de différents types (chimiques, physiques, psychosociaux) tout en considérant la gravité (cumul de nuisances par exemple), l’exposition (fréquence, niveau) et la vulnérabilité (liée au métier et à l’individu).
Le cas d’étude concerne les agents de ménage intervenant dans les écoles de la métropole de Grand Nancy. La population inclut 21 femmes âgées de 20 à 65 ans. Trois catégories de nuisances sont retenues : i) les expositions chimiques dues à l’usage des produits ménagers (nombre, nature, émissions, expositions), ii) les nuisances physiques liées aux tâches (contraintes posturales, efforts) et au contexte scolaire (bruit, mobilier de petite taille), et iii) les contraintes psychosociales liées à l’organisation du travail (temps de travail fragmenté, stress, perception des risques). Les données qualifiant les nuisances proviennent d’observations de terrain, de modélisations et d’entretiens menés en 2025. Les nuisances microbiologiques ont été exclues pour des raisons de faisabilité (pas d’indicateurs pertinents recueillis) mais pourront être discutées. Chaque nuisance sera traduite en scores construits à partir des observations et des référentiels existants. Pour le risque chimique, le nombre de produits utilisés, le nombre de composés chimiques dans les produits, l’émission en COV totaux, et les quotients de danger individuel et en mélange seront utilisés. Pour le risque physique, le référentiel proposés par l’Anses dans le cadre du plan santé travail 3 sera retenu, pour les indicateurs de postures, de température et de bruit. Pour le risque psychosocial, les évaluations par les questionnaires de Karasek et de Siegrist seront privilégiées. Elles incluent par exemple des indications sur l’organisation quotidienne et la durée hebdomadaire, le rythme de travail et son caractère prévisible, les instructions ou encore le stress. Les scores construits seront ensuite intégrés dans une matrice, et agrégés via un algorithme validé par élicitation d’experts.
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| th10 p478 vecu et devenir professionnel des travailleurs atteints de maladies inflammatoires chroniques de lintestin a propos dune etude tunisienne auteurs wiem ayed 1 maha mtir 2 hela kchir 3 hiba ziedi 1 nesrine chaouech 1 najla mechergui 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital habib thameur tunis tunisie 2 service de gastrologie hopital militaire principal d instruction de tunis hmpit tunis tunisie 3 service de gastrologie hopital la rabta tunis tunisie presentateur wiem ayed |
Th10-P478 - Vécu et devenir professionnel des travailleurs atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : à propos d’une étude tunisienne
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wiem Ayed (1), Maha Mtir (2), Hela Kchir (3), Hiba Ziedi (1), Nesrine Chaouech (1), Najla Mechergui (1)
Présentateur : Wiem Ayed
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail , Hôpital Habib Thameur , Tunis, TUNISIE; (2) Service de Gastrologie , Hopital Militaire Principal d'Instruction de Tunis (HMPIT), Tunis, TUNISIE; (3) Service de Gastrologie , Hôpital la Rabta , Tunis, TUNISIE
Introduction Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont des affections évoluant par poussées, touchant principalement des sujets en âge d’activité professionnelle. La survenue des manifestations digestives, extra-intestinales et leur retentissement fonctionnel peuvent altérer la capacité de travail, favoriser l’absentéisme et compromettre le devenir professionnel.
Objectifs Évaluer le retentissement de la maladie sur leurs conditions de travail et leur parcours professionnel.
Méthodes Étude descriptive transversale menée sur une période de neuf mois, incluant des patients atteints de MICI exerçant une activité professionnelle. Les données socio-professionnelles et médicales ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire préétabli.
Résultats Quarante-cinq travailleurs atteints de MICI ont été inclus, avec un âge moyen de 44 ± 12 ans et un sex-ratio (H/F) de 0,7. La durée moyenne d’évolution de la maladie était de 9 ans. L’ancienneté professionnelle médiane était de 16,3 ans [1–55]. Les secteurs d’activité les plus représentés étaient l’éducation (20%) et l’industrie manufacturière (13%), avec une prédominance de la catégorie des ouvriers (51%). La durée hebdomadaire moyenne de travail était de 38,8 ± 11 heures. Les principales contraintes professionnelles rapportées étaient les contraintes ergonomiques liées à une force physique intense (78%), l’exposition à des agents nocifs (31%), les déplacements fréquents (18%), le travail à la chaîne (13%) et les exigences de rendement (11%). Les contraintes mentales incluaient une charge mentale élevée (40%) et un contact fréquent avec le public (49%). L’absence d’aménagement du poste, notamment l’accessibilité à des toilettes, constituait une contrainte chez 33% des patients. Un tiers des travailleurs (n=15) déclaraient un impact de la MICI sur leur orientation de carrière. Les symptômes les plus invalidants au travail étaient la fatigue (69%), les douleurs abdominales (53%), le syndrome subocclusif (40%), la diarrhée (38%), l’impériosité ou l’incontinence fécale (22%) et l’anxiété (27%). La médiane des jours d’absence était de 20 jours [0–240]. Le devenir professionnel était marqué par l’impossibilité d’exécuter certaines missions chez 14 patients, le reclassement professionnel (N=4) et le licenciement (N=1).
Conclusion Les MICI ont un retentissement professionnel notable soulignent l’intérêt d’une prise en charge multidisciplinaire, impliquant la médecine du travail, afin de prévenir la désinsertion professionnelle et améliorer la qualité de vie au travail des patients atteints de MICI.
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| th10 p479 analyse qualitative systemique de la situation de travail dun responsable dune unite de methanisation agricole auteurs aurore tarrero 1 farid chirouf 1 claude tiar 1 veronique azemar 1 philippe tran tan hai 1 etablissement 1 msa ile de france gentilly france presentateur aurore tarrero |
Th10-P479 - Analyse qualitative systémique de la situation de travail d’un responsable d’une unité de méthanisation agricole
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Aurore Tarrero (1), Farid Chirouf (1), Claude Tiar (1), Véronique Azemar (1), Philippe Tran Tan Hai (1)
Présentateur : Aurore Tarrero
Etablissement : (1) MSA Ile De France, Gentilly, FRANCE
Le travail présenté dans ce poster synthétise les résultats d’analyse de la situation de travail « réel » d’un responsable d’unité de méthanisation (Installation ICPE) agricole francilienne, utilisant une approche qualitative pluridisciplinaire et systémique.
La problématique consiste à analyser les activités réelles réalisées dans ce poste de travail et identifier les risques potentiels pour lesquels ce poste est exposé.
Le poster est organisé en trois principaux blocs :
Les principales motivations conduisant au choix de cette méthodologie sont discutées. La méthodologie d’analyse systémique basée sur l’approche PPLT (Passer Par le Travail) est ensuite présentée. Ses étapes clés utilisées pour analyser les activités du poste de travail du responsable d’unité de méthanisation sont également illustrées.
Des cartographies illustrant les évolutions qualitatives des Risques potentiels vs Unité de Travail et/ou activités de ce poste de travail sont présentées. Une attention particulière est portée sur l’analyse des activités réelles réalisées dans ladite zone des activités communes (ou d’interaction mutuelle).
La lecture des résultats qualitatifs obtenus à travers les diagrammes comparatifs de KIVIAT permettrait de mieux comprendre l’interaction intrinsèque et/ou extrinsèque des activités de ce poste de travail et d’interpréter, raisonnablement, leurs évolutions.Cela permet d’une part d’agir en prévention primaire sur les réels déterminants des accidents de travail et maladies professionnelles dans ces installations et d’autre part d’assurer un suivi médical adapté de la santé des travailleurs de la filière de méthanisation agricole.
Un futur travail pourrait venir s’appuyer sur le travail de ce poster pour présenter des résultats quantitatifs de cette analyse, en tenant compte des doses et des durées d’expositions des activités de ce poste de travail aux risques potentiels identifiés dans ce poster.
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| th10 p480 dechets electroniques et exposition au plomb a technologies modernes dangers anciens auteurs francois bertrix 1 romeo canestro 1 emilie bussy 1 solange ovejero 1 sophie balhadere 1 benoit atge 1 etablissement 1 ahi33 prevention et sante au travail en gironde bordeaux france presentateur benoit atge |
Th10-P480 - Déchets électroniques et exposition au plomb : à technologies modernes, dangers anciens
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : François Bertrix (1), Roméo Canestro (1), Emilie Bussy (1), Solange Ovejero (1), Sophie Balhadère (1), Benoît Atgé (1)
Présentateur : Benoît Atgé
Etablissement : (1) ahi33, prévention et santé au travail en Gironde, Bordeaux, FRANCE
Introduction Le plomb reste un contaminant professionnel important et continue d’exposer des travailleurs dans de nombreux secteurs, en particulier ceux exposant aux poussières métalliques. Dans une entreprise de recyclage de déchets, dont une partie issue des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des valeurs de plombémie élevées ont été observées. En conséquence, une enquête pour préciser le niveau d’imprégnation des salariés et comprendre les mécanismes de contamination a été engagée.
Méthode Deux campagnes de plombémies chez tous les travailleurs exposés ont été organisées en 2022 et 2025. Tous les travailleurs, y compris les intérimaires, étaient prélevés le même jour, avec l'appui d'un laboratoire prestaire. En paralléle, des prélèvements surfaciques étaient réalisés sur les zones susceptibles d'une contamination manuportée, sur les mains et les visages des opérateurs, dans les vestaires et les zones de repas. Ces échantillons ont été analysés en partenariat avec le laboratoire interrégionnal de chimie de la CARSAT à la recherche de plusieurs métaux.
Résultats En 2022, 37 dosages de plombémie et 97 prélèvements surfaciques ont été réalisés. La moyenne des plombémies atteignait 125 µg/L, y compris dans des ateliers ne manipulant pas de matériaux contenant du plomb, suggérant un transfert environnemental important. Les prélèvements surfaciques montraient une contamination étendue, notamment sur les mains, le visage et dans certains locaux sociaux, évoquant des transferts secondaires depuis les zones sales. Ces résultats ont amené l’employeur à renforcer la prévention : réorganisation des vestiaires avec séparation propre/sale et douche obligatoire, tenues propres quotidiennes et combinaisons jetables selon les postes, port d’un masque antipoussière, nettoyage du visage et des mains avant les repas, installation d’aspirations sur les postes les plus émissifs et actions de sensibilisation. En 2025, 46 plombémies et 58 prélèvements surfaciques ont été réalisés. La moyenne des plombémies est descendue à 65 µg/L, avec toujours des écarts selon les ateliers et les salariés. Les prélèvements surfaciques confirmaient la persistance d’une contamination, mais à un niveau nettement plus faible.
Conclusion L’association des plombémies et des mesures surfaciques a permis de préciser les voies d’exposition et de cibler les actions de prévention. Les mesures mises en place ont montré une efficacité réelle, même si une vigilance et une surveillance régulière restent nécessaires. De nouvelles campagnes sont prévues afin de poursuivre la réduction de l’exposition et d’ajuster les dispositifs de maîtrise du risque.
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| th10 p481 retour d experience prevention de la sedentarite en secteur tertiaire auteurs cristina ascensao 1 helene lo 1 roberta tomassetti 1 etablissement 1 nestle excellence supports issy les moulineaux france presentateur roberta tomassetti |
Th10-P481 - Retour d'expérience: prévention de la sédentarité en secteur tertiaire
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Cristina Ascensao (1), Hélène Lo (1), Roberta Tomassetti (1)
Présentateur : Roberta Tomassetti
Etablissement : (1) Nestlé EXCELLENCE SUPPORTS, Issy Les Moulineaux, FRANCE
Contexte
La posture assise prolongée, maintenue dans le temps et associée à une très faible dépense énergétique, constitue un facteur de risque majeur pour les travailleurs du secteur tertiaire. Nous présentons les stratégies de prévention mises en place auprès d’une population de 2 466 travailleurs exposés à la sédentarité.Analyse
Le service de prévention et de santé au travail (SPST) a mis en œuvre des actions ciblées de prévention primaire visant à réduire l’exposition à la sédentarité des travailleurs suivis. Ces actions reposent sur une approche pluridisciplinaire associant médecins du travail, infirmiers en santé au travail et acteurs de la prévention de l’entreprise.
L’information et la sensibilisation de la direction aux effets de la sédentarité sur la santé ont permis, depuis plusieurs années, le déploiement de bureaux assis-debout. Des outils numériques sont mis à disposition des salariés afin de favoriser la réalisation de pauses actives, et des défis connectés basés sur le nombre de pas sont organisés périodiquement.
Le SPST conduit des actions collectives d’information, de promotion de la santé et de sensibilisation aux enjeux de la sédentarité, dans l’objectif d’intégrer cette prévention dans les pratiques quotidiennes et l’organisation du travail. Des conseils individualisés sont délivrés lors des visites d’information et de prévention ainsi qu’à l’occasion des études de poste. Des actions spécifiques de sensibilisation sont proposées pour accompagner les salariés en télétravail. Les professionnels de santé sensibilisent les travailleurs à l’utilisation appropriée des équipements de travail.
Conclusion
Les actions de prévention mises en place ont permis une meilleure sensibilisation des salariés aux risques liés à la sédentarité, une amélioration des connaissances concernant les comportements favorables à la santé, ainsi qu’une intégration progressive des micro-pauses actives et de l’alternance des postures dans l’organisation du travail. Des stratégies d’intervention adaptées au contexte professionnel apparaissent ainsi en mesure de réduire l’exposition au risque sédentaire et de contribuer à la promotion durable de la santé en entreprise.
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| th10 p482 substances sans vlep une approche graduee pour definir des bandes de concentration auteurs barbara savary 1 jean francois sauve 1 etablissement 1 inrs vandoeuvre france presentateur barbara savary |
Th10-P482 - Substances sans VLEP : une approche graduée pour définir des bandes de concentration
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Barbara Savary (1), Jean-François Sauve (1)
Présentateur : Barbara Savary
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE
L’interprétation des niveaux d’exposition aux substances chimiques en milieu professionnel repose souvent sur les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), utilisées comme référence pour déterminer les mesures de prévention. Toutefois, en France, environ 580 substances disposent d’une VLEP réglementaire ou admise, alors que la majorité des substances présentes sur le marché n’en ont pas. Pour celles dépourvues de VLEP française, il est parfois possible d’utiliser des valeurs établies par des organismes étrangers, mais plus de 90 % des 23 138 substances référencées dans REACH ne disposent d’aucune valeur de référence française. Pour combler ce manque, une approche alternative fondée sur une gestion graduée des expositions peut être utilisée, en prenant comme point de départ les mentions de danger des substances. Dans ce cadre l’INRS développe une méthode visant de définir une bande de concentration (BdC), correspondant à un intervalle dans lequel se situerait a priori la VLEP pour une substance.
Les mentions de danger sont regroupées en 5 bandes de danger (BdD) selon la gravité des effets sur la santé : BdD n°1, la plus faible, regroupe les mentions relatives aux effets cutanés réversibles, tandis que la BdD n°5, la plus élevée, inclut par exemple les effets mortels par inhalation selon le règlement CLP. À chaque BdD correspond une BdC, définies à partir des VLEP-8h françaises. Les substances disposant d’une VLEP ont d’abord été regroupées selon leur BdD la plus restrictive. Puis, pour chaque BdD et selon la forme physique (aérosol ou gaz/vapeur), la borne supérieure de la BdC a été fixée au centile 10 de la distribution des VLEP appartenant à cette BdD
La mise en œuvre de la méthode suit trois étapes : vérifier l’absence de VLEP pour la substance étudiée, identifier les BdD associées à ses mentions de danger puis retenir la plus élevée, afin de déterminer la BdC correspondante. Prenons l’exemple d’un gaz portant les mentions H330 (mortel par inhalation) et H317 (peut provoquer une allergie cutanée). La première mention relève de la BdD n°5 et la seconde de la BdD n°4. En retenant la BdD la plus élevée, cette substance sera classée dans la BdC n°5 et sa VLEP théorique ne devra pas dépasser 0,005 ppm.
En conclusion, pour une substance sans VLEP mais présentant des mentions de danger pour la santé, cette approche propose une alternative permettant de comparer un résultat de mesure à une BdC fondée uniquement sur les effets sanitaires, indépendamment des considérations socio-économiques ou de la disponibilité de méthodes de mesurage adaptées.
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| th10 p483 guide delaboration et de choix de valeurs de reference auteurs fatoumata sissoko 1 aurelie mathieu huart 1 keyvin darney 1 dominique brunet 1 comite d experts specialise valeurs sanitaires de reference 1 groupe de travail indicateurs biologiques dexposition 1 etablissement 1 anses maisons alfort france presentateur fatoumata sissoko |
Th10-P483 - Guide d’élaboration et de choix de valeurs de référence
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatoumata Sissoko (1), Aurelie Mathieu-Huart (1), Keyvin Darney (1), Dominique Brunet (1), Comité D'experts Spécialisé « Valeurs Sanitaires De Référence » (1), Groupe De Travail Indicateurs Biologiques D’Exposition (1)
Présentateur : Fatoumata Sissoko
Etablissement : (1) ANSES, Maisons-Alfort, FRANCE
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail est l’organisme de référence pour la recommandation de valeurs de référence (VR) en France. Fondées sur des critères exclusivement sanitaires, les valeurs sanitaires de référence permettent de caractériser le lien entre une exposition à un agent chimique et l’occurrence d’un effet néfaste observé.
Le guide méthodologique décrit les méthodes utilisées au sein de l’Anses pour proposer différentes VR pour des agents chimiques selon le type de population (générale, professionnelle), la ou les voie(s) d’exposition (orale, respiratoire, multi-voies) et la durée d’application (court, moyen ou long terme) pour lesquelles elles sont établies. Il intègre de nouveaux développements méthodologiques.
En particulier, dans le cadre de la prévention des risques professionnels, deux types de valeurs limites d’exposition à des agents chimiques en milieu professionnel sont recommandées par l’Anses : des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) qui sont des valeurs atmosphériques et des valeurs biologiques incluant les valeurs limites biologiques (VLB) et les valeurs d’imprégnation populationnelle (VIP). Ces dernières ne sont pas des valeurs sanitaires car elles sont fondées sur des données d’exposition. En milieu professionnel, elles permettent toutefois de situer l’exposition des travailleurs par rapport à celle d’une population générale d’adultes.
Le mode de construction des VLEP et des VLB dépend des connaissances sur le mode d’action et du corpus de données disponibles et pour l’agent chimique. Il comprend différentes étapes telles que le choix d’un effet critique parmi les effets néfastes identifiés, d’une hypothèse de construction (à seuil ou sans seuil), d’une ou d’étude(s) clé(s) de bonne qualité, d’un point de départ (par exemple une benchmark dose), la réalisation d’ajustements (temporel et/ou allométrique).
Les VLEP et les VLB recommandées par l’Anses visent à servir de base au ministère chargé du travail afin de fixer des valeurs réglementaires. Elles peuvent également être employées pour l’interprétation de résultats de campagnes de mesures, guider les mesures de prévention à mettre en œuvre et vérifier leur efficacité.
En accompagnement des valeurs atmosphériques, l’Anses évalue la pertinence d’attribuer les mentions « peau » et « bruit » et réalise une évaluation des méthodes de mesure des niveaux d’exposition dans l’air sur le lieu de travail pour l’agent chimique d’intérêt à des fins de comparaison avec les VLEP recommandées.
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| th10 p484 prevalence des facteurs de risques de tms chez les artisans maroquiniers auteurs elodie pasquet 1 cedric gouvenelle 1 luther dogbla 1 etablissement 1 apst18 bourges france presentateur elodie pasquet |
Th10-P484 - Prévalence des facteurs de risques de TMS chez les artisans maroquiniers
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Elodie Pasquet (1), Cédric Gouvenelle (1), Luther Dogbla (1)
Présentateur : Elodie Pasquet
Etablissement : (1) APST18, Bourges, FRANCE
Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent la première cause de maladies professionnelles reconnues en France. Les métiers de la maroquinerie artisanale exposent les travailleurs à des contraintes biomécaniques et organisationnelles importantes, susceptibles de favoriser l’apparition de TMS. Peu de données spécifiques sont toutefois disponibles concernant cette population professionnelle. L’objectif principal de cette étude était d’estimer la prévalence des TMS chez les artisans maroquiniers. Les objectifs secondaires visaient à identifier les principaux facteurs de risque biomécaniques et organisationnels associés, ainsi qu’à recueillir le vécu subjectif des salariés face aux contraintes de travail. Une étude descriptive a été menée auprès d’artisans maroquiniers suivis par un service de prévention et de santé au travail interentreprises. Les données ont été recueillies lors des visites de santé au travail à l’aide d’un recueil standardisé intégrant la présence de TMS, leur localisation, l’ancienneté professionnelle, les facteurs biomécaniques et organisationnels, ainsi que des éléments qualitatifs issus du discours des salariés. La prévalence des TMS observée est de 37 %. Les atteintes les plus fréquemment rapportées sont les dorsalgies et les tendinopathies. Les facteurs de risque biomécaniques sont omniprésents, notamment les gestes répétitifs et les postures contraignantes. Un effet cumulatif de l’ancienneté est mis en évidence. Les facteurs organisationnels comprennent la pression de production, l’absence de rotation des tâches et le manque de pauses. Les verbatims recueillis mettent en avant la fatigue, la charge mentale et les douleurs musculosquelettiques ressenties au quotidien. Les artisans maroquiniers présentent ainsi une prévalence élevée de TMS, associée à des contraintes biomécaniques et organisationnelles marquées. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les actions de prévention primaire en milieu artisanal, en s’appuyant sur l’analyse de l’activité réelle et le vécu des salariés, afin d’adapter les organisations du travail et de limiter l’impact des TMS sur la santé et la pérennité professionnelle.
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| th10 p485 une demarche collaborative de reduction du bruit dans le medico social auteurs anne christine gros 1 herve baudelocque 1 magali creutin 1 etablissement 1 efficience franconville france presentateur anne christine gros |
Th10-P485 - Une démarche collaborative de réduction du bruit dans le médico-social
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Anne-Christine Gros (1), Hervé Baudelocque (1), Magali Creutin (1)
Présentateur : Anne-Christine Gros
Etablissement : (1) Efficience, Franconville, FRANCE
Introduction : Le bruit au travail constitue un facteur de pénibilité sous-estimé, avec des impacts sur la santé physique et psychique des salariés. Dans le secteur médico-social, l’exposition à des niveaux sonores élevés peut entraîner une fatigue chronique, une irritabilité accrue et une détérioration du climat social. Ce contexte a poussé une structure d’accueil de personnes autistes à engager une démarche proactive de réduction du bruit, afin d'améliorer les conditions de travail et la qualité de vie au sein de ses équipes.
Méthodes : L’intervention a débuté par une étude objective de l’exposition au bruit réalisée via des mesures de dosimétrie par le service de santé au travail. Ces données ont permis de cibler précisément les zones et situations à risque. Un plan de prévention a ainsi été coconstruit, en collaboration avec la direction de l’établissement et les salariés. Parmi les actions mises en place, on note l’isolation par des panneaux acoustiques des espaces de travail, l’aménagement de zones de calme et l’optimisation de l’agencement des locaux. Les indicateurs suivis incluaient la perception des niveaux sonores avant et après l’intervention, ainsi que des évaluations qualitatives portant sur la satisfaction des salariés et des résidents.
Résultats : Les mesures de réduction du bruit ont permis de constater une baisse significative des niveaux sonores dans les zones identifiées comme les plus problématiques. Cette diminution a eu pour effet direct une réduction notable de la pénibilité au travail, en particulier pour les professionnels en contact direct avec les résidents. Le climat de travail s’est amélioré de manière substantielle, avec un retour positif des salariés, soulignant une diminution de la fatigue et de l’irritabilité. L’impact sur la qualité de vie au travail a également été mesuré positivement, tant du point de vue des équipes que des résidents, renforçant ainsi le collectif et la coopération au sein de l’établissement.
Conclusion : Cette action de réduction du bruit, conduite dans un esprit de co-construction et de mobilisation collective, illustre le rôle clé du service de santé au travail dans l’accompagnement des entreprises vers des solutions opérationnelles et efficaces. Elle montre que la mise en place de mesures de prévention adaptées aux spécificités d’un environnement de travail peut non seulement améliorer la qualité de vie au travail, mais aussi renforcer la performance organisationnelle. Le dialogue constant entre les parties prenantes a été la clé de cette réussite, permettant d’identifier des solutions rapidement applicables, et les effets positifs se sont ressentis tant sur la satisfaction des salariés que sur la qualité des services rendus aux résidents.
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| th10 p486 troubles anxiodepressifs et aptitude au travail auteurs zineb bounou 1 2 ayman el majdouli 3 hind el amrani 1 2 bennaceur benali 1 2 etablissement 1 chu ibn sina rabat maroc rabat maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie universite mohammed v rabat maroc 3 faculte de lettres et des sciences humaines universite sidi mohammed ben abdellah fes maroc presentateur zineb bounou |
Th10-P486 - Troubles anxiodépressifs et aptitude au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Zineb Bounou (1,2), Ayman El Majdouli (3), Hind El Amrani (1,2), Bennaceur Benali (1,2)
Présentateur : Zineb Bounou
Etablissement : (1) CHU IBN SINA RABAT MAROC, Rabat, MAROC; (2) Faculté de médecine et de pharmacie , Université Mohammed V, Rabat, MAROC; (3) Faculté de Lettres et des Sciences Humaines, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fes, MAROC
Introduction Les troubles anxio-dépressifs sont aujourd’hui de plus en plus fréquents et constituent un handicap professionnel majeur. Ils induisent une réduction des performances cognitives et une augmentation de l’absentéisme. Par ailleurs, le travail lui-même peut être appréhendé parmi les facteurs favorisant l’apparition, l’entretien ou l’aggravation des troubles anxiodépressifs. Notre étude a pour objectif d’étudier les répercussions de troubles anxio-dépressifs sur l’activité professionnelle.
Méthode Il s’agit d’une étude descriptive portant sur l’ensemble des dossiers des collaborateurs anxio-dépressifs, affectés à deux hôpitaux relevant du CHU Ibn Sina de Rabat, qui ont été vus en consultation de médecine du travail pour adaptation du poste du travail durant la période entre 22/03/2023 et 29/12/2025.
Résultats Au cours de la période d’étude, 24 cas d’adaptation du poste du travail ont été faites suite à un trouble anxio-dépressif. L’âge moyen de cette série de cas est de 34,9 4 ±4,6 ans. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 7,8± 4,3 ans. En fonction de chaque cas, différentes adaptations de poste du travail ont été décidées : éviction du travail de nuit, éviction des postes avec charge mentale élevée, changement de service , changement de structure hospitalière … Au-delà du tableau anxio-dépressif initial, des troubles concomitants ont été observés dans 16,6 % des situations.
Conclusion L'adaptation des postes du travail aux collaborateurs souffrant d’un trouble anxio-dépressif est une affaire multidisciplinaire. Elle est indispensable afin de leur permettre une bonne évolution thérapeutique. Cependant, il serait plus intéressant d’intervenir au niveau primaire en assurant le repérage et la prise en considération précoce des risques psychosociaux afin d’assurer un environnement de travail protecteur de la santé mentale de nos collaborateurs.
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| th10 p487 les actions de formations et de prevention des saisonniers deploiement et retour dexperience auteurs marine lachatre 1 celine guillot 1 sabrina gallice 1 debora nunez sanchez 1 etablissement 1 ametra06 nice france presentateur celine guillot |
Th10-P487 - Les actions de formations et de prévention des saisonniers – Déploiement et retour d’expérience
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Marine Lachatre (1), Céline Guillot (1), Sabrina Gallice (1), Debora Nunez Sanchez (1)
Présentateur : Céline Guillot
Etablissement : (1) AMETRA06, Nice, FRANCE
L’AFP (Action de Formation et de Prévention) est un dispositif destiné aux travailleurs saisonniers, visant à renforcer la prévention des risques professionnels et la promotion de la santé au travail.
Le contrat saisonnier, défini à l’article L1242-2 du Code du travail, correspond à un contrat à durée déterminée conclu pour des emplois se répétant chaque année à des périodes fixes, en fonction des saisons ou des rythmes de l’activité économique. Il concerne principalement les secteurs du tourisme, de l’animation et des stations de montagne, en saison hivernale comme estivale.
Parfois jeunes, mobiles et peu expérimentés, ils sont davantage exposés aux risques professionnels.
Pour répondre à cet enjeu, l’Ametra06, a renforcé ce dispositif afin de :
– faire connaître les missions du SPSTI (Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises),
– sensibiliser les salariés saisonniers aux risques professionnels liés à leurs activités,
– informer sur les accidents du travail,
– prévenir les risques professionnels,
– promouvoir la santé publique, notamment à travers des actions sur les addictions et l’hygiène de vie.
L’AFP se substitue à la visite initiale d’information et de prévention. Toutefois, une visite à la demande reste possible en cas de besoin. Cette action s’adresse aux salariés saisonniers titulaires de contrats de plus de 45 jours sans exposition à des risques particuliers, ainsi qu’aux contrats de moins de 45 jours, avec ou sans exposition à des risques particuliers. Le médecin du travail peut adapter ce dispositif au cas par cas.
Cette prestation est intégrée à l’offre socle du service depuis 2022. Plusieurs outils de communication ont été déployés et développés au fil des années afin d’en améliorer la visibilité et l’accessibilité.
Deux formats de sessions sont proposés : en présentiel et en webinaire, au sein d’une même entreprise ou en interentreprises. Ces sessions sont principalement animées par des infirmier(e)s en santé au travail (IST), l’ensemble de l’équipe étant formé à ce dispositif. Le support pédagogique est adaptable en fonction des postes de travail. Les sessions se veulent interactives et sont complétées par la distribution de supports de prévention, tels que des dépliants et des fiches métiers.
À l’issue de la formation, les salariés reçoivent une attestation de présence, valable deux ans pour un même poste.
Le bilan 2025 confirme la montée en puissance du dispositif : plus d’adhérents (86), davantage de saisonniers formés (2336), et ce plus tôt dans la saison, parfois dès les journées d’intégration. En 2026, les AFP donneront lieu à un focus sur les expositions aux UV solaires et l’évaluation de la précarité sera intégrée pour mieux identifier les vulnérabilités.
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| th10 p488 visites pour rps prevalence dans un spsti auteurs sophie stegmann planchard 1 sandrine guillaume 2 daniel ferreira zeferino 3 etablissement 1 acms ermont france 2 prevlink paris france 3 service de prevention et de sante au travail national spstn pars france presentateur sophie stegmann planchard |
Th10-P488 - Visites pour RPS : prévalence dans un SPSTI
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sophie Stegmann-Planchard (1), Sandrine Guillaume (2), Daniel Ferreira Zeferino (3)
Présentateur : Sophie Stegmann-Planchard
Etablissement : (1) ACMS, Ermont, FRANCE; (2) PREVLINK, Paris, FRANCE; (3) Service de Prévention et de Santé au Travail National (SPSTN), Pars, FRANCE
Contexte Les risques psycho-sociaux (RPS) sont un enjeu de santé au travail. La prévalence de la souffrance psychique en lien avec le travail est de 5,9% chez les femmes et de 2,9% chez les hommes selon Santé Publique France, et les RPS représentent la 2ème cause d’inaptitude. Les professionnels de santé (PDS) des Services de Prévention et de Santé au Travail (SPST) en sont des témoins de première ligne. L’objectif de ce travail était de mesurer la prévalence des visites associées à des RPS (V-RPS) dans l’activité clinique des PDS d’un SPST interentreprises (SPSTI) d’Ile de France.
Méthode Un questionnaire anonyme a été envoyé aux 214 PDS du SPSTI afin d’explorer les pratiques de saisie des RPS et de la souffrance au travail dans le dossier médical santé travail (DMST) informatisé. Une V-RPS était définie comme une visite dont le DMST comportait au moins un des codes de la 10ème révision de la Classification Internationale des Maladies (CIM-10) identifiés par le questionnaire. Les données d’activité sur une période de 1 an (juin 2024 à mai 2025) ont été extraites et analysées après vérification des aspects éthiques et règlementaires.
Résultats Au total 255 857 visites ont été réalisées, correspondant à 225 466 salariés vus. Le nombre de V-RPS était de 15 366, soit une prévalence de 6% (4% chez les femmes et 2% chez les hommes). Ces visites étaient plus fréquentes chez les médecins que chez les infirmiers (8,8% contre 2,9%) et lors des visites de pré-reprise (23,7%). La prévalence des salariés avec au moins une V-RPS était de 4,6%.
Discussion La principale force de cette étude réside dans la méthode d’échantillonnage (exhaustivité des données, période étendue, échantillon de grande taille). Néanmoins, la prévalence mesurée est à interpréter avec prudence. La définition des V-RPS pourrait conduire à sa surestimation (code CIM-10 présent dans le DMST mais pathologie non évolutive ou non liée au travail). La qualité des données pourrait induire une sous-estimation notamment par un biais de mesure (codage insuffisant). En effet, 4,6% des salariés de notre étude présentait une V-RSP contre 8,6% selon Santé Publique France.
Conclusion Au-delà des enjeux de traçabilité, et à condition de s’assurer de la qualité des données, le DMST informatisé et les SPSTI pourraient être un levier puissant pour atteindre l’objectif 7 du PST4 « développer la recherche et améliorer les connaissances notamment sur les risques émergents ».
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| th10 p489 ameliorer et valoriser les conditions de travail des dallagistes auteurs anthony woznicki 1 lyne brika 2 etablissement 1 btp sante au travail villeurbanne cedex france 2 oppbtp boulogne billancourt france presentateur anthony woznicki |
Th10-P489 - Améliorer et valoriser les conditions de travail des dallagistes
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Anthony Woznicki (1), Lyne Brika (2)
Présentateur : Anthony Woznicki
Etablissement : (1) BTP santé au travail, Villeurbanne Cedex, FRANCE; (2) OPPBTP, Boulogne Billancourt, FRANCE
Présentation générale de la MAECT La méthode d’analyse et d’évaluation des conditions de travail (MAECT) est un outil développé et utilisé par l’OPPBTP dans le cadre des études métier du secteur du BTP. Elle vise à analyser de manière globale les conditions réelles de travail sur les chantiers.
Éléments de contexte et évolution de la démarche Conçue initialement par un collectif d’ergonomes, la MAECT a d’abord été déployée dans le cadre de diagnostics d’entreprise dont la portée restait limitée à des contextes locaux.
Face à ce constat, l’OPPBTP a progressivement structuré une approche collective, en s’appuyant sur les organisations professionnelles et sur l’expertise des services de prévention et de santé au travail.
Principe et déroulement d’une étude MAECT Une étude MAECT repose sur l’analyse croisée de plusieurs dimensions des conditions de travail : organisation du chantier et de la sécurité, contraintes physiques, ambiances de travail, relations au travail. Elle s’appuie sur le travail réel. Le recueil de données combine observations de terrain, entretiens avec les salariés et l’encadrement, analyse documentaire et mesures techniques.
L’implication de BTP Santé au Travail L’étude MAECT dédiée au métier de dallagiste a mobilisé plusieurs entreprises volontaires, afin de prendre en compte la diversité des contextes de chantier. Dans ce cadre, BTP Santé au Travail a été pleinement impliqué dans l’équipe d’étude en évaluant les différentes ambiances et expositions caractéristiques de l’activité de dallagiste : mesures de l'ambiance sonore par dosimétrie et sonométrie, de l'ambiance thermique, de l'ambiance lumineuse, de l’exposition au monoxyde de carbone, de l’exposition aux vibrations corps entier et membres supérieurs et enfin de l'exposition aux particules de poussières inhalables et alvéolaires dont la silice.
Cette contribution a permis d’objectiver certaines expositions et de renforcer la qualité et la crédibilité des constats.
Principaux enseignements sur les conditions de travail des dallagistes et apports de l’étude L’étude met en évidence un métier exposé à des contraintes physiques, organisationnelles et environnementales. Elle souligne l’importance de la préparation du travail, du choix des équipements et des techniques ainsi que de l’organisation des tâches.
Pour BTP Santé au Travail, cette participation a contribué à une meilleure connaissance du métier de dallagiste. Les résultats consolidés anonymisés au niveau national permettront d’alimenter les travaux du comité de pilotage de l’étude et déboucheront sur des propositions d’amélioration qui seront ensuite valorisées à travers des publications et des actions de communication, à l’image des études métier précédentes.
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| th10 p490 dermatite et rhinite a acarus siro chez une fromagere auteurs wafa neila braham chaouch 1 mouloud bouhadfane 1 marie pascale lehucher 2 etablissement 1 gims marseille france 2 chu de la timone marseille france presentateur wafa neila braham chaouch |
Th10-P490 - Dermatite et rhinite à Acarus siro chez une fromagère
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wafa Neila Braham-Chaouch (1), Mouloud Bouhadfane (1), Marie-Pascale Lehucher (2)
Présentateur : Wafa Neila Braham-Chaouch
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE; (2) CHU de la Timone, Marseille, FRANCE
INTRODUCTION Les acariens de stockage, comme les acariens domestiques sont fréquemment à l’origine de maladies allergiques respiratoires et cutanées, environnementales ou professionnelles. Communément connus du milieu rural, on sait actuellement que ces acariens sont ubiquitaires, pouvant aussi induire des sensibilisations en milieu urbain. Le secteur de l’alimentation qui expose les travailleurs à de nombreux allergènes biologiques est l’un des secteurs professionnels le plus à risque de pathologies professionnelles. Nous décrivons un cas d’allergie à la fois cutanée et respiratoire à un acarien, Acarus siro, dans une fromagerie.
PRESENTATION DU CAS ET METHODES D’EXPLORATION Quelques jours après sa prise de poste de vendeuse en fromagerie, une jeune femme âgée de 25 ans a présenté des lésions érythémato-squameuses sur les mains et les avant-bras associées à une rhinite. Cette symptomatologie rythmée par le travail s’est aggravée progressivement malgré le port de gants et d’un tablier. Aucune symptomatologie similaire n’a été rapportée lors de son précédent travail en tant que vendeuse dans une épicerie fine. Un bilan allergologique reposant sur des tests épicutanés (série standard européenne), échantillons de fromage et la poudre d’Acarus siro apportés par la salariée, lait de vache, gants (latex/ vinyle), tablier ainsi que sur des prick tests (pneumallergènes, lait de vache, échantillons de fromage, poudre d’Acarus siro) a été prescrit. Un dosage des immunoglobulines E (IgE) totales et spécifiques a été effectué.
RESULTATS le bilan a montré une réaction positive en tests épicutanés et en pricks à la poudre d’Acarus siro. Ces tests réalisés avec le cœur des fromages affinés par cet acarien étaient négatifs. Le dosage des IgE totales et spécifiques à Acarus siro réalisé plus de six mois après la fin de l’exposition était normal. Le diagnostic de dermatite de contact allergique associée à une rhinite et possiblement à une dermatite de contact aux protéines d’Acarus siro a été évoqué.
CONCLUSION Ce cas illustre une dermatite de contact aux protéines à un acarien de stockage alimentaire « Acarus siro », probablement associée à une dermatite de contact allergique. Il souligne l’importance du rôle pathogène de ces acariens dans les pathologies respiratoires et cutanées qui peuvent concerner aussi bien le monde rural qu’urbain à travers des produits et des métiers apparentés au milieu agricole. Le médecin du travail joue un rôle capital dans le maintien à l’emploi et la prévention de la désinsertion socioprofessionnelle en recherchant les premiers signes d’atteinte respiratoire ou cutanée chez les travailleurs exposés et en conseillant l’employeur sur la prévention collective et individuelle.
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| th10 p491 depistage et prevention de la fatigue compassionnelle en animaleries auteurs jessica chaumet 1 charles lourioux 1 etablissement 1 boehringer ingelheim animal health lyon france presentateur jessica chaumet |
Th10-P491 - Dépistage et prévention de la fatigue compassionnelle en animaleries
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Jessica Chaumet (1), Charles Lourioux (1)
Présentateur : Jessica Chaumet
Etablissement : (1) BOEHRINGER INGELHEIM ANIMAL HEALTH, Lyon, FRANCE
Les travailleurs en animaleries de recherche sont exposés, outre aux risques biologiques et ergonomiques bien connus, à un risque souvent mal identifié et dont la prévention reste peu développée : la fatigue compassionnelle.
Il s’agit d’un syndrome chronique physique et émotionnel se développant à la suite d’événements traumatiques répétés. Dans le contexte de recherche en santé animale, cela concerne essentiellement les actes vétérinaires effectués dans ce cadre et les euthanasies.
Il n’y a pas de profil prédisposé au développement d’une fatigue compassionnelle, ni de signaux d’alerte obligatoires.
Plusieurs facteurs de risques doivent néanmoins être pris en compte : l’exposition chronique à la souffrance, l’existence d’une propension à la compassion (souvent liée au métier de soignant), le manque de distance professionnelle (lien affectif avec l’animal, dissonance cognitive entre le gain scientifique et la souffrance animal qu’il impose), le don de soi (intérêt de la recherche scientifique pour sauver ou guérir), l’exposition au stress, l’absence de mesures d’autosoins.
Les mesures de prévention sont souvent plus efficaces que les mesures curatives. L’accompagnement des salariés exposés à ce risque repose donc sur plusieurs leviers, qu’il convient d’activer simultanément.
Tout d’abord, savoir reconnaître les symptômes de fatigue compassionnelle pour soi et ses collègues va être un élément déterminant de la prise en charge précoce : évitement, perte de motivation, désengagement, conduites addictives, difficultés de concentration. Ensuite, pouvoir appliquer le « self care », à savoir prendre conscience de ses propres limites et savoir passer le relais lorsque c’est nécessaire est une action de prévention essentielle, de même que le partage en équipe (répartition des tâches, respect des souhaits de chacun, partage de pratiques). Les stratégies de réduction du stress, personnelles ou de groupe (autosoins, hygiène de vie et santé, techniques de relaxation) sont également efficaces si elles sont maintenues dans le temps. Enfin, un travail sur la résilience en étant accompagné par un professionnel de santé ou des groupes de pairs est aussi envisageable en fonction du contexte.
Il est important de faire comprendre aux salariés que le simple fait d’avoir des actions spécifiques quel que soit leur type a déjà un effet préventif.
Le Service de Prévention et de Santé au Travail peut proposer des actions de formation et de sensibilisation, ainsi que la mise en place d’accompagnements spécifiques. Une évaluation régulière de l’état de santé des salariés exposés ainsi que de l’efficacité des mesures de prévention adoptées est nécessaire afin de réduire le risque de fatigue compassionnelle.
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| th10 p492 depistage de la depression du post partum au cours de la visite de reprise maternite un enjeu en sante au travail auteurs isabelle bondoux 1 marie anne gautier 1 geraldine abonneau 1 sandrine adam ramires 1 etablissement 1 caisse des depots et consignations paris france presentateur isabelle bondoux |
Th10-P492 - Dépistage de la dépression du post partum au cours de la visite de reprise maternité : un enjeu en santé au travail.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Isabelle Bondoux (1), Marie-Anne Gautier (1), Geraldine Abonneau (1), Sandrine Adam-Ramires (1)
Présentateur : Isabelle Bondoux
Etablissement : (1) CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, Paris, FRANCE
L’enquête nationale périnatale de 2021 montre que 16,7% des femmes présentent une dépression du post-partum dans l’année qui suit leur accouchement. Et 74% des 11% de décès maternels, dans les 2 mois après l’accouchement, sont liés à des suicides. Une étude sur la dépression du post-partum a été réalisée au sein d’un service de santé au travail d’un établissement public dans le cadre du mémoire du DIUST d’une infirmière. Ce travail cherchait à évaluer la santé mentale des agentes, à leur retour de congés maternité, à partir de l’analyse des réponses faites au questionnaire d’Edimbourg (EPDS)*. Ce questionnaire, validé sur le plan international, catégorise les manifestations dépressives, l’état anxieux et les idées suicidaires, en post-partum. Couplé à un questionnaire complémentaire, élaboré par l’équipe, il permet de dépister les facteurs précipitants et les facteurs protecteurs du risque de dépression du post-partum. Il est structuré en 3 familles : l’expérience personnelle de la maternité, la reprise du travail, et le suivi post-natal. L’étude a été réalisée sur un échantillon de 20 mamans, âgées de 30 à 44 ans, venues en visite de reprise maternité, du 1er janvier au 31 mars 2025. L’auto questionnaire d’Edimbourg, composé de 10 items, notés de 0 à 30, était complété par les mamans en salle d’attente. Le questionnaire complémentaire a été complété avec le médecin du travail lors de la visite. Les résultats ont révélé une grande vulnérabilité pour 25% d’entre elles. Dans l’échantillon étudié, 20% des jeunes mamans ont des manifestations anxieuses sur la base d’un score EPDS-3A supérieur ou égal à 5/9. Le score de l’anxiété influençant fortement le score de vigilance de l’EPDS, nous laisse penser qu’il existe probablement un lien entre l’anxiété et la dépression du post-partum. A l’inverse, les résultats nuls peuvent poser des problèmes d’interprétation, et donc de dépistage. A l’analyse des verbatims des femmes ayant un score EPDS nul, on s’aperçoit qu’une d’entre elles se sent « isolée et incomprise ». Cette dissociation nous montre l’importance de donner la parole aux femmes et de les écouter afin d’objectiver les ressentis exprimés lors de la visite. Une réflexion sur les ressources et les moyens de prévention que peuvent apporter les professionnels de santé au travail s’impose pour optimiser la prise en charge des mamans en difficulté le plus précocement possible, en rapport avec les enjeux de santé publique sur la dépression du post-partum.
* https://www.rp2s.fr/wp-content/uploads/2023_EPDS.pdf
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| th10 p493 evaluation d une ligne d ecoute psychologique 24 7 risques psychosociaux et repartition des problematiques chez les salaries auteurs nathalie didier 1 isabelle ernault 2 herve baudelocque 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france 2 crise up paris france presentateur nathalie didier |
Th10-P493 - Évaluation d'une ligne d'écoute psychologique 24/7 : risques psychosociaux et répartition des problématiques chez les salariés
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nathalie Didier (1), Isabelle Ernault (2), Herve Baudelocque (1)
Présentateur : Nathalie Didier
Etablissement : (1) Efficience Santé au Travail , Paris, FRANCE; (2) Crise-Up, Paris, FRANCE
La santé mentale est un enjeu majeur des entreprises. Des troubles tels que l’anxiété, la dépression ou le burn-out impactent non seulement le bien-être des salariés, mais aussi leur performance. Afin de répondre à ces enjeux, Efficience Santé au Travail, en partenariat avec le prestataire Crise Up, a mis en place une ligne d’écoute psychologique accessible 24h/24 et 7j/7. Cette prestation vient renforcer l’offre existante de consultation en présentiel par les psychologues du service. Ce dispositif vise à fournir un soutien immédiat et confidentiel, faciliter la détection précoce des difficultés psychologiques. Le service est conçu pour offrir un accompagnement à distance aux salariés en détresse, afin de prévenir l’aggravation des troubles et d'améliorer la qualité de vie au travail. Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie plus large visant à promouvoir la santé mentale en entreprise (webinaire de sensibilisation des équipes, formation des managers à la détection des signaux faibles). Accessible à tous les salariés, ce dispositif fonctionne via une plateforme téléphonique garantissant l'anonymat et la confidentialité des échanges. Une équipe de psychologues diplômés répond aux demandes, qu'elles soient d'ordre personnel ou professionnel. L’évaluation du dispositif se base sur des données quantitatives et qualitatives afin de mesurer son efficacité. Les premiers résultats montrent un taux d'utilisation en hausse, avec une majorité d'appels émis par des femmes (136 appels). Ces dernières sont, en effet, davantage exposées aux RPS, en raison notamment de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et de la charge mentale qui en découle. Parmi les 14 cas de burnout identifiés, 10 concernent des femmes. Parmi les 38 appels masculins, 10 portent exclusivement sur des problématiques personnelles (26,3 %). Concernant la répartition des problématiques, 72,2 % des appels concernent des enjeux professionnels, 13,6 % des problématiques personnelles et 14,2 % des problématiques mixtes. La répartition est similaire à celle de 2024, bien que les conflits professionnels aient doublé, passant de 11 à 21 mentions. Cela met en lumière un besoin accru d’accompagnement face à cette problématique. En conclusion, ce dispositif de ligne d’écoute 24h/24 se révèle être un outil essentiel pour la prévention des risques psychosociaux et le soutien des salariés. Une évolution pourrait être envisagée, notamment pour renforcer l’accessibilité et encourager une utilisation plus large du service. Dans un contexte où la santé mentale au travail est une priorité, ce type de soutien représente une réponse proactive et nécessaire pour préserver le bien-être des salariés et la performance des entreprises.
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| th10 p494 sensibilisation autour d un jeu de plateau multi risques auteurs marine quertier 1 sylvie pichelin 1 solene guillot 1 audrey guffroy 1 etablissement 1 apst37 chambray les tours france presentateur marine quertier |
Th10-P494 - Sensibilisation autour d'un jeu de plateau multi-risques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Marine Quertier (1), Sylvie Pichelin (1), Solène Guillot (1), Audrey Guffroy (1)
Présentateur : Marine Quertier
Etablissement : (1) APST37, Chambray Les Tours, FRANCE
Introduction
Dans le cadre de nos missions, notamment notre offre socle, nous sommes amenés à sensibiliser les employeurs et les salariés, sur les risques professionnels. Nous avons comme objectif d’adapter nos contenus pédagogiques, à travers la participation, la ludification, l’échange de pratiques, etc. C’est dans cette démarche que nous avons élaboré un jeu de plateau. Ce jeu vise à enrichir le niveau de connaissances des participants sur les différents risques abordés, au sein des entreprises.
Méthode
Ce jeu a été porté par un groupe de travail pluridisciplinaire au sein de l’APST37.
Le jeu est composé de six thématiques : risques chimiques, addictions, sédentarité, risques psychosociaux, risques professionnels et risque chimique. Chaque thématique comprend un jeu de cartes structuré autour de quatre catégories propres au thème. Elles sont complétées par une catégorie portant sur la santé publique et une sur le rôle du service de prévention et de santé au travail (SPST). Des cartes bonus et malus viennent dynamiser la progression des joueurs.
Ce jeu se pratique autour d’un plateau et les cartes sont sous forme de questions/réponses.
Les joueurs répartis en équipe répondent collectivement à la question de la carte tirée à partir du thème défini par la case.
Ce jeu a été conçu de telle sorte que les thématiques puissent être mélangées entre elles. Il est donc adaptable aux besoins de l’entreprise, c’est-à-dire aux thématiques qu’ils souhaitent aborder au sein de leur entreprise. Sa conception permet une animation modulable en temps et en format (nombre d’équipes, stand, atelier, …).
Certaines thématiques peuvent être complétées par des animations lorsque le sujet le permet. Par exemple, un parcours immersif sur tapis peut être proposé sur la thématique « risque routier » pour compléter l’apport de connaissances.
Résultats
Ce plateau a déjà été testé à plusieurs reprises auprès de publics différents (employeurs, salariés, élus du personnel, référents santé sécurité, …). Les retours sont positifs et les participants ont pu acquérir des connaissances sur les différents risques évoqués au travers d’une approche de ludification.
Discussion / Conclusion
Le déploiement du jeu permettra d’appréhender d’autres risques, les limites de la version actuelle, pour tendre à l’améliorer et répondre aux attentes des entreprises.
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| th10 p495 suivi des expositions des non salaries agricoles aux pesticides auteurs emma rigaud 1 maria feghali 1 gerard bernadac 1 etablissement 1 caisse centrale de la mutualite sociale agricole bobigny france presentateur emma rigaud |
Th10-P495 - Suivi des expositions des non-salariés agricoles aux pesticides
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Emma Rigaud (1), Maria Feghali (1), Gérard Bernadac (1)
Présentateur : Emma Rigaud
Etablissement : (1) CAISSE CENTRALE DE LA MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE, Bobigny, FRANCE
Introduction La Mutualité Sociale Agricole a réalisé en 2025 la sixième enquête nationale pour estimer la proportion de non-salariés agricoles (NSA) exposés directement et indirectement aux pesticides. Méthode Il s’agit d’une étude descriptive transversale réalisée auprès de 230 000 NSA tirés au sort. Les NSA ont été invités par mail à compléter un questionnaire portant sur les tâches exposantes aux pesticides réalisées lors des douze derniers mois, les produits, le matériel, la perception des risques, les équipements de protection individuelle (EPI), les incidents, les troubles occasionnés et le ressenti sur les objectifs du plan Ecophyto. Les données ont été redressées sur le sexe, l’âge et la région. Résultats 8 531 NSA ont répondu au questionnaire (taux de participation : 3,5%) dont 78% ont réalisé des tâches exposantes (83% hommes, 63% femmes). Les produits utilisés étaient des engrais (77% des NSA exposés), herbicides (70%), fongicides (71%), insecticides (66%), antiparasitaires vétérinaires (38%) et biocides (27%). Plus de la moitié des NSA utilisaient des produits en mélange (62% homme, 33% femme). Le port d’EPI était plus fréquent à l’application (95%) et la préparation (92%) qu’au nettoyage (85%) ou en rentrée (32%). L’incident le plus souvent déclaré était l’obturation de buses (76% des applicateurs). Des troubles ont été déclarés par 12% des NSA. Cette proportion était plus élevée en agriculture conventionnelle, chez ceux mélangeant les produits et les utilisateurs de matériel de traitement des semences. Elle était moins élevée chez les viticulteurs et les NSA connaissant les risques et les produits. Il existait une association positive entre la connaissance des produits utilisés et les comportements protecteurs (port d’EPI, lecture de l’étiquette et de la fiche de données de sécurité (FDS)) et une association négative entre la connaissance des produits et la survenue de troubles. Deux tiers des NSA connaissaient le plan Ecophyto. Trois quarts jugeaient l’objectif de réduction de 50% des intrants difficile à atteindre sans alternatives à disposition. La comparaison avec les précédentes enquêtes (1999, 2009) a montré une proportion stable de NSA exposés aux phytosanitaires (70%), une baisse des expositions à des mélanges, une augmentation du port d’EPI et une amélioration de la connaissance de la dangerosité des produits. Conclusion Ces résultats soulignent l’importance de renforcer l’information auprès des NSA (consultation des étiquettes, FDS, effet des mélanges), promouvoir la protection collective, accompagner la transition agroécologique et informer les Parties prenantes des besoins exprimés (techniques, matériels, financiers) pour concevoir des alternatives et nouvelles pratiques.
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| th10 p496 organisation des services sante au travail universitaires en france metropolitaine auteurs veronique maire 1 isabelle biat 6 vennila sivalingam 4 aurelie gobet 1 sonia lanatrix 1 isabelle baldi 1 frederic heduin 2 duriez valentin 3 karine halbardier 5 anne charlotte labaisse 7 sandrine frion 8 etablissement 1 universite de bordeaux gradignan france 2 universite de picardie amiens france 3 universite de grenoble grenoble france 4 universite de lille lille france 5 universite d orleans orleans france 6 universite de clermont auvergne clermont ferrand france 7 universite d angers angers france 8 universite de savoie mont blanc chambery france presentateur veronique maire |
Th10-P496 - Organisation des services santé au travail universitaires en France métropolitaine
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Véronique Maire (1), Isabelle Biat (6), Vennila Sivalingam (4), Aurélie Gobet (1), Sonia Lanatrix (1), Isabelle Baldi (1), Frédéric Heduin (2), Duriez Valentin (3), Karine Halbardier (5), Anne-Charlotte Labaisse (7), Sandrine Frion (8)
Présentateur : Véronique Maire
Etablissement : (1) Université de Bordeaux, Gradignan, FRANCE; (2) Université de Picardie, Amiens, FRANCE; (3) Université de Grenoble, Grenoble, FRANCE; (4) Université de Lille, Lille, FRANCE; (5) Université d'Orléans, Orléans, FRANCE; (6) Université de Clermont -Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE; (7) Université d'Angers, Angers, FRANCE; (8) Université de Savoie Mont-Blanc, Chambéry, FRANCE
Introduction Les universités françaises sont des organismes publics complexes, exposant les agents à des risques professionnels variés. Les services de santé au travail (SST) ont un rôle central dans la prévention de la désinsertion professionnelle, notamment lors des demandes de changement d’affectation pour raisons médicales. L’objectif de cette étude était de décrire l’organisation des SST des universités en France métropolitaine en 2025 et d’identifier les dispositifs existants pour améliorer la prise en charge de ces situations. Matériels et méthodes Une étude descriptive transversale a été réalisée à l’aide d’un questionnaire adressé par courrier électronique aux médecins des SST des universités de France métropolitaine disposant de coordonnées connues. Les données recueillies concernaient le rattachement institutionnel des SST, leur composition pluridisciplinaire, les modalités de suivi médical, l’organisation des visites et les circuits de prise en charge des demandes de changement d’affectation. Résultats Dix universités ont répondu sur une soixantaine interrogées. Les SST étaient rattachés à la direction générale des services dans quatre universités, au pôle ressources humaines dans trois, et au pôle prévention dans une. Le nombre médian d’agents suivis était de 2 890, avec des extrêmes de 950 à 13 000. Dans six SST, le nombre d’agents relevant d’une surveillance renforcée (SIR) n’était pas connu, en lien avec une insuffisante déclaration des risques professionnels par l’employeur. Les équipes comprenaient principalement des médecins, infirmiers en santé au travail, psychologues et assistantes médico-administratives. Un SST ne disposait pas d’infirmier et six bénéficiaient d’un temps psychologue. La médiane d’agents suivis par équivalent temps plein médecin était de 2 916. La délégation des visites initiales et périodiques hors SIR aux infirmiers était quasi systématique. Les modalités de transmission des préconisations médicales étaient hétérogènes, sans identification claire des acteurs chargés de leur mise en œuvre. Seules deux universités disposaient d’un circuit formalisé pour les changements d’affectation pour raisons médicales, alors que cinq déclaraient l’existence d’une cellule de maintien en emploi. Conclusion Cette enquête met en évidence une hétérogénéité importante de l’organisation des SST universitaires et une structuration insuffisante des dispositifs de prévention de la désinsertion professionnelle. Une prise en charge précoce et coordonnée, une communication renforcée avec les ressources humaines, des préconisations médicales claires et le développement de circuits formalisés avec accompagnement dédié apparaissent nécessaires pour améliorer le maintien en emploi.
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| th10 p497 la msa simplique dans lintegration des exosquelettes en entreprise auteurs agnes ratgras 1 veronique barbat 1 arnaud desarmenien 1 etablissement 1 ccmsa bobigny france presentateur agnes ratgras |
Th10-P497 - La MSA s’implique dans l’intégration des exosquelettes en entreprise
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Agnès Ratgras (1), Véronique Barbat (1), Arnaud Desarmenien (1)
Présentateur : Agnès Ratgras
Etablissement : (1) CCMSA, Bobigny, FRANCE
Les services Santé Sécurité au Travail (SST) de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) accompagnent les entreprises, par une démarche pluridisciplinaire consolidée et spécifique à chaque situation, dans leurs projets d’intégration de nouvelles technologies, dont les exosquelettes.
Durant le Plan Santé Sécurité au Travail en agriculture 2021-2025 (PSST 2021-2025), plusieurs études en situation de travail ont été menées par les équipes des Services SST de la MSA (Depoudent C. et al, Impact de l'utilisation d'un exosquelette "dos" sur les conditions de travail lors de la vaccination de porcelets, Journées Recherche Porcine 2024 ; Argiolas E. et al, Acceptabilité du port d’un exosquelette passif pendant la taille de la vigne, CNMST 2024 ; Bykoukous R. et al, Évaluer les apports d’un exosquelette en agriculture, CNMST 2024…). Ces études de terrain confirment que, dans un contexte professionnel, les exosquelettes produisent des effets sur les utilisateurs, le collectif et l’organisation du travail, qui peuvent être positifs et/ou négatifs. La prise en compte des spécificités (organisation, équipements, activités, ressources...), des objectifs propres de l’entreprise et le questionnement sur ses besoins réels sont des facteurs de succès pour identifier et choisir des réponses adaptées.
Les équipes des services SST et de la Direction Nationale de la Santé et Sécurité au Travail de la MSA ont élaboré en pluri-métier :
Un positionnement institutionnel ;
Une démarche d’accompagnement à l’intégration d’exosquelettes en entreprises, fondée sur des pratiques expérimentées, dans une perspective de prévention primaire des TMS / TPS (Troubles Psychosociaux) et / ou de prévention précoce de la désinsertion professionnelle. Cette démarche, adaptée à chaque entreprise, interroge le besoin réel, les conditions d’intégration de l’exosquelette, invite à anticiper la transformation des situations de travail en s’appuyant sur le travail réel et en se projetant sur le travail futur. Elle a aussi pour objectif de développer l’autonomie des entreprises en matière de prévention durable et de rendre employeur et salariés co-acteurs ;
Un guide pratique, à usage interne, consacré aux questions d’ordre médical, construit à partir des connaissances actuelles et d’un partage d’expériences, dans le cadre de la démarche d’accompagnement des entreprises et de la complémentarité / coopération entre les différents métiers de la SST ;
Des livrables et des actions de sensibilisation pour les exploitants agricoles.
Nous proposons de présenter la diversité des études et travaux menés en MSA, en lien avec l’INRS, pour accompagner l’intégration d’exosquelettes en milieu de travail ainsi que leurs principaux enseignements en matière de prévention.
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| th10 p498 dermatite de contact du cuir chevelu etude sur 29ans auteurs eya maadi 1 aicha brahem 1 etablissement 1 hopital ksar helal monastir tunisie presentateur eya maadi |
Th10-P498 - Dermatite de contact du cuir chevelu : étude sur 29ans
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Eya Maadi (1), Aicha Brahem (1)
Présentateur : Eya Maadi
Etablissement : (1) Hôpital ksar helal , Monastir, TUNISIE
Objectif :
La dermatite de contact du cuir chevelu constitue une préoccupation croissante en dermatologie. Deux formes sont distinguées : la dermatite de contact allergique et la dermatite de contact irritative. Les colorants capillaires, conservateurs et parfums sont des causes fréquentes de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés. Cette étude a pour objectif de préciser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et allergologiques des dermatites de contact allergiques du cuir chevelu.
Matériel et Méthodes :
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective réalisée au service de dermatologie du CHU Farhat Hached de Sousse sur une période de 29 ans (1991–2020). Seuls les patients présentant une dermatite de contact allergique du cuir chevelu et ayant bénéficié de tests épicutanés à la batterie standard européenne ont été inclus. Les données ont été recueillies à partir de questionnaires détaillés, d’examens cliniques et paracliniques. Des analyses statistiques ont été effectuées afin d’étudier les corrélations entre les variables démographiques, cliniques et les types de dermatoses.
Résultats :
La dermatite de contact allergique du cuir chevelu représentait 6,4 % de l’ensemble des patients du service, soit 117 cas, dont 48 présentaient une atteinte isolée du cuir chevelu. L’âge moyen de survenue était de 41,4 ± 11,6 ans, avec une prédominance des sujets âgés de moins de 40 ans (48 %) et un sex-ratio homme/femme de 1,45. Des antécédents d’atopie familiale étaient notés dans 45,3 % des cas et des antécédents personnels dans 18,8 %. Une mycose associée était retrouvée chez 55,1 % des patients. Les principaux secteurs d’activité concernés étaient le bâtiment (16,5 %), le textile (11,6 %) et la santé (10,7 %). L’origine professionnelle était retenue dans 36 % des cas. Les lésions étaient principalement érythémateuses (60,68 %). Les tests épicutanés ont mis en évidence principalement une sensibilisation au chrome (25,6 %), au cobalt (19,6 %) et au nickel (10,25 %). Un traitement par corticoïdes a été prescrit dans 62 % des cas.
Conclusion :
La dermatite de contact allergique du cuir chevelu est une affection fréquente, influencée par l’âge, le sexe et les antécédents atopiques. L’identification précoce des allergènes et une prise en charge adaptée sont essentielles afin de limiter l’évolution de la maladie et son retentissement sur la qualité de vie des patients.
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| th10 p499 maladies a caractere professionnel dans le secteur des banques et assurances 2009 2023 auteurs pauline delezire 1 julie homere 1 loic garras 1 florence fernet 2 juliette chatelot 1 etablissement 1 sante publique france saint maurice france 2 direction regionale de leconomie de lemploi du travail et des solidarites nouvelle aquitaine bordeaux france presentateur pauline delezire |
Th10-P499 - Maladies à caractère professionnel dans le secteur des banques et assurances, 2009-2023
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Pauline Delézire (1), Julie Homère (1), Loïc Garras (1), Florence Fernet (2), Juliette Chatelot (1)
Présentateur : Pauline Delézire
Etablissement : (1) Santé publique France, Saint-Maurice, FRANCE; (2) Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux, FRANCE
Introduction La surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP), définies comme les maladies ou symptômes susceptibles d’être d’origine professionnelle et n’ayant pas fait l’objet d’une reconnaissance par les régimes de sécurité sociale, est menée par Santé publique France, en collaboration avec l’Inspection médicale du travail et les Observatoires régionaux de santé. Elle permet d’estimer la prévalence de ces pathologies et de documenter, entre autres, les différences entre secteurs d’activité. En France, peu d’études ont été consacrées à la santé des travailleurs des banques et assurances, particulièrement exposés aux crises économiques et aux transformations organisationnelles.
Objectif Décrire les MCP signalées chez les salariés du secteur des banques et des assurances vus en visite de santé au travail entre 2009 et 2023, en comparaison avec les salariés des autres secteurs, ainsi que les agents d’expositions associés à ces pathologies.
Résultats Sur la période étudiée, 19 253 salariés du secteur des banques et assurances ont été identifiés dans les données du programme MCP. Les taux de signalement de MCP étaient légèrement inférieurs à ceux observés dans les autres secteurs (7,2 % chez les femmes et 4,6 % chez les hommes, contre respectivement 8,5 % et 5,7 %). Cette tendance s’expliquait principalement par une moindre prévalence des troubles musculo-squelettiques (TMS), deux fois moins fréquents dans ce secteur (femmes : 1,4 % vs 3,6 % ; hommes : 0,7 % vs 2,7 %). En revanche, la souffrance psychique liée au travail était significativement plus élevée : 5,6 % chez les femmes et 3,7 % chez les hommes, contre respectivement 4,2 % et 2,0 % dans les autres secteurs. Un excès de risque de souffrance psychique était observé quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle chez les hommes par rapport aux autres secteurs et chez les femmes parmi les employées. La prévalence de la souffrance psychique était significativement plus élevée dans le secteur des banques et assurances pour la tranche d’âge 35-54 ans par rapport aux autres secteurs. Les troubles psychiques dans le secteur des banques et assurances étaient plus souvent associés à des contraintes organisationnelles et managériales (charges de travail, dysfonctionnements des prescriptions de la hiérarchie) que dans les autres secteurs, tandis que les relations délétères ou la violence étaient moins souvent mises en cause.
Conclusion Le secteur des banques et assurances se caractérise par une prévalence plus élevée de souffrance psychique liée au travail. Ces résultats plaident en faveur d’une meilleure gestion des contraintes organisationnelles et managériales identifiées afin de limiter leur impact sur la santé mentale de ces salariés.
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| th10 p500 transposition a la fonction publique territoriale des afp pour les saisonniers auteurs edith durand 1 lydia simon 1 claire tournadre 1 etablissement 1 service de prevention et de sante au travail ville de beziers beziers france presentateur edith durand |
Th10-P500 - Transposition à la Fonction Publique Territoriale des AFP pour les saisonniers
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Edith Durand (1), Lydia Simon (1), Claire Tournadre (1)
Présentateur : Edith Durand
Etablissement : (1) Service de Prévention et de santé au Travail Ville de Béziers, Beziers, FRANCE
Le Service de Prévention et de Santé au Travail Autonome (SPSTA) de la Ville de Béziers est confronté, comme la plupart des SPST, aux difficultés à répondre à la demande de visites médicales.
La Visite d’Information et de Prévention initiale est une des visites obligatoires. Le Code du Travail, suite à la loi El Khomri, a introduit dès 2017 les Actions de Formation et de Prévention aux risques professionnels (AFP) pour les saisonniers recrutés, exceptés les mineurs et les salariés en contrat long (≥ 45 jours) sur poste présentant un risque particulier.
Le Code Général de la Fonction Publique, et le décret n° 2022-551 du 13 avril 2022 relatif aux services de médecine de prévention dans la Fonction Publique Territoriale, ne prévoient pas ce type d’actions qui mettent pourtant l’accent sur la Prévention, avec le repérage des risques professionnels et les mesures pour les éviter ou limiter leurs effets.
Le projet 2024 du SPSTA a été de transposer les AFP aux saisonniers de la Fonction Publique Territoriale pour la Ville de Béziers, la Communauté d’Agglomération Béziers-Méditerranée et les quinze communes affiliées.
La validation du projet par les pôles juridiques des deux principales entités a nécessité une adaptation du format préconisé, avec notamment l’introduction d’un questionnaire médical confidentiel permettant de recontacter le saisonnier, voire de le convoquer en visite selon les données recueillies (Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé, pathologie pouvant interagir avec l’activité professionnelle, statut vaccinal).
L’évaluation des AFP a été quantitative (15 séances, 105 agents principalement sur les services techniques et animation, 25 appels et 5 visites post-AFP) et qualitative (analyse du déroulement des séances et du questionnaire de satisfaction accessible via un QR code).
Les AFP ont eu lieu de mai à juin 2024. Animées par l’Intervenant en Prévention des Risques Professionnels et l’infirmière, les séances réalisées ont permis de valider la taille des groupes (environ 10 agents) et le temps dédié (en moyenne 1H45) pour atteindre l’interactivité souhaitée, les notions sécuritaires à aborder, et le questionnaire de santé palliant l’absence de dimension médicale de l’AFP.
La restitution du RETEX le 20 mars 2025 a permis d’entériner le format retenu garantissant une optimisation organisationnelle et sécuritaire, et d’acter la pérennisation des AFP. C’est ainsi qu’en 2025 ont été réalisées avec succès 22 AFP pour 169 saisonniers. Suite au questionnaire médical, 45 agents ont fait l’objet d’un phoning et 5 d’une visite médicale. Tandis que les saisonniers évaluaient favorablement la formation avec une moyenne de 8.98/10, l’engagement des agents de maîtrise dans les séances se généralisait.
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| th10 p501 airbus coeur evaluation et prevention du risque cardiovasculaire par service de prevention et sante au travail autonome auteurs laury hernandez 1 delphine bouvet 1 claire auzeral 1 myriam dehmas 1 etablissement 1 airbus toulouse france presentateur laury hernandez |
Th10-P501 - AIRBUS COEUR Évaluation et prévention du risque cardiovasculaire par service de prévention et santé au travail autonome
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Laury Hernandez (1), Delphine Bouvet (1), Claire Auzeral (1), Myriam Dehmas (1)
Présentateur : Laury Hernandez
Etablissement : (1) AIRBUS, Toulouse, FRANCE
Face à une augmentation constatée des événements cardiovasculaires en France et sur le site Airbus Commercial à Toulouse, face à la découverte d’hypertensions artérielles spontanées chez des salariés de plus en plus jeunes et à la progression de facteurs de risque tels que la sédentarité et le stress, le Service de Prévention et Santé au travail d’Airbus a lancé en février 2025 un plan COEUR sur 5 axes .
1. Dépistage systématique et repérage du risque
Lors des visites médicales périodiques, les salariés sont évalués à l’aide du questionnaire “je me teste” de la Fédération Française de Cardiologie. Ce score permet une première évaluation du risque cardiovasculaire en trois niveaux (vert, jaune, rouge) et constitue le socle décisionnel de l’ensemble du dispositif de prévention. Ainsi un Bilan biologique ciblé et suivi personnalisé, en fonction du niveau de risque identifié et de l’âge (à partir de 40 ans) est proposé avec orientation, si nécessaire, vers une prise en charge médicale appropriée. L’objectif est de communiquer ces données collectivement et par des actions de prévention ciblées , et évaluer à 5 ans le bénéfice en particulier la diminution de la proportion des scores élevés;
2. Sensibilisations collectives – Parcours Cœur
Des actions collectives structurées sous forme de « Parcours Cœur » sont déployées, avec des ateliers pratiques : mesure de la tension artérielle, balance impédancemétrique, tests de récupération à l’effort (Ruffier), dépistage du monoxyde de carbone, tests lipidiques. Ces parcours visent à rendre les salariés acteurs de leur santé cardiovasculaire.
3. Dépistages partenariaux
Des journées de dépistage sont organisées en collaboration avec la Fédération Française de Cardiologie et la fondation MSAé.
4. Information scientifique
En parallèle, des conférences animées par des professeurs de cardiologie du CHU de Purpan apportent une information scientifique fiable, accessible et directement applicable à la prévention individuelle.
5. Pilote Cœur – approche intégrée
Un programme pilote complète le dispositif avec une triple action : conférence cardiologique, atelier animé par un kinésithérapeute centré sur la cohérence cardiaque, et accompagnement au changement d’une habitude de vie ciblée, renforcé par des ateliers pratiques.
Les premiers retours des salariés sont très positifs, dans un contexte où l’accès au suivi médical extérieur peut être complexe, confirmant la pertinence et l’adhésion à cette démarche globale de prévention.
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| th10 p502 les lombalgies chez les ouvriers hospitaliers charges de manutention a lhopital la rabta auteurs jihen hsinet 1 emna baraketi 1 arij guermazi 1 farah taleb 1 nihel khouja 1 aida benzarti 1 etablissement 1 chu la rabta tunis tunisie presentateur farah taleb |
Th10-P502 - Les lombalgies chez les ouvriers hospitaliers chargés de manutention à l’hôpital la Rabta
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Jihen Hsinet (1), Emna Baraketi (1), Arij Guermazi (1), Farah Taleb (1), Nihel Khouja (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Farah Taleb
Etablissement : (1) CHU La Rabta, Tunis, TUNISIE
Introduction : En milieu de soins, les ouvriers hospitaliers sont particulièrement exposés au risque de lombalgies. Leurs tâches professionnelles requièrent souvent une hyper-sollicitation du rachis lombaire notamment la manutention de charges lourdes. L’objectif de cette étude était de décrire les conditions de manutention, de dépister les lombalgies chez les ouvriers hospitaliers et d’évaluer l’incapacité fonctionnelle liés à cette pathologie.
Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive, portant sur les ouvriers hospitaliers du CHU la RABTA chargés de manutention, basée sur l’observation des conditions de manutention documentée par de photographie, le questionnaire nordique (QN) et le questionnaire Oswestry Disability Index (ODI).
Résultats : La population d’étude était composée de 90 ouvriers, à prédominance féminine (70%), ayant un âge moyen de 46,71 ± 7,35 ans. Ils s’agissaient d’ouvriers affectés dans des services de soins (50%), à la cuisine (15,6%) et des femmes de ménage (34,4%). L’ancienneté moyenne dans le poste était de 15,76 ± 9,63 ans. Les tâches requérant la manutention étaient notamment la traction des chariots de repas (15,6%), la vidange manuelle des poubelles (34,4%), le brancardage (50%), l’acheminement des produits pharmaceutiques (45,6%) et le nursing des malades (43,3%). Soixante-seize ouvriers (84,4 %) déclaraient avoir présenter des lombalgies durant les 12 derniers mois et 68 soit 75,6 % durant les 7 derniers jours. Selon le score ODI, 47,8% avaient une incapacité modérée liée aux lombalgies et 10% avaient une incapacité sévère. Par ailleurs, nous avons constaté une association statistiquement significative entre l’incapacité sévère et le sexe féminin (p=0.038), la tranche d’âge>50 ans (p<0,001), la perturbation du sommeil (p=0.003) et la manutention de charges lourdes (p=0,002).
Conclusion : chez les ouvriers hospitalier, les tâches de manutention impliquant une hyper sollicitation du dos sont nombreuses et variées. Les lombalgies chez cette catégorie sont fréquentes. Leur prévention se base essentiellement sur la formation des ouvriers ou aux règles de manutention.
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| th10 p503 les lombalgies communes et aptitude au travail auteurs salma fatfouti 1 jihen hsinet 1 arij guermazi 1 baraketi emna 1 farah taleb 1 nihel khouja 1 aida benzarti 1 etablissement 1 chu la rabta tunis tunisie presentateur arij guermazi |
Th10-P503 - Les lombalgies communes et aptitude au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Salma Fatfouti (1), Jihen Hsinet (1), Arij Guermazi (1), Baraketi Emna (1), Farah Taleb (1), Nihel Khouja (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Arij Guermazi
Etablissement : (1) CHU La Rabta, Tunis, TUNISIE
Introduction : Les lombalgies communes chroniques constituent un problème majeur de santé publique et elles représentent un motif de consultation très fréquent au santé au travail. Ce sont des pathologies souvent invalidantes à rechute qui ont des conséquences socio-professionnelles importantes en termes de dégradation de la qualité de vie, d’absentéisme et de perte d’emploi.
Objectif : étudier l’impact des lombalgies communes chroniques sur le travail et les décisions d’aptitude qui en découlent.
Méthodes : étude rétrospective descriptive ayant étudié de façon exhaustive tous les cas de lombalgies communes chroniques observés en milieu du travail et colligés auprès du service de médecine du travail et de maladies professionnelles du CHU La Rabta sur une période de 26 ans, s'étalent du 1er Janvier 1998 au 31 Décembre 2024.
Résultats : L’étude a porté sur 604 patients, ayant un âge moyen de 42 ans et une ancienneté moyenne de 13 ans. Les principaux secteurs d’activité étaient le transport (21 %), la santé (16 %) et le textile (12 %). L’examen clinique a révélé une obésité (29%), une raideur rachidienne (50 %) avec des signes de conflits radiculaire (28 %). L’imagerie a révélé des discopathies dégénératives étagées et/ou une hérnie discale (33 %) avec une compression radiculaire (18 %). Ces lombalgies ont justifié la prescription d’arrêts de travail dans 14 % des cas, avec une durée moyenne de 60 jours. Concernant l’aptitude au travail, 9 % des patients ont été jugés aptes à leurs postes, 8 % étaient inaptes défiitifs notamment les chauffeurs de bus présentant des hernies disclae et 75 % aptes avec aménagement du poste. Les principaux aménagements étaient une éviction de manutention de charges lourdes (44 %), de la station debout prolongée (25 %) ainsi que la posture penchée en avant prolongée (10 %).
Conclusion: Les lombalgies communes compromttent significativement l’aptitude au travail. La décision d’aptitude se fait au cas par cas en prenant en considération les dimensions physiques et psychologiques liées aux douleurs lombalgiques, les contraintes et les exigences du poste du travail
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| th10 p504 stimulateur cardiaque champ magnetique et exploitation des reseaux electriques auteurs isabelle magne 1 isabel del mazo 2 etablissement 1 edf paris france 2 enedis paris france presentateur isabelle magne |
Th10-P504 - Stimulateur cardiaque, champ magnétique et exploitation des réseaux électriques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Isabelle Magne (1), Isabel Del Mazo (2)
Présentateur : Isabelle Magne
Etablissement : (1) EDF, Paris, FRANCE; (2) Enedis, Paris, FRANCE
Les travailleurs porteurs d’implants cardiaques (stimulateur cardiaque ou défibrillateur automatique implanté), sont classés parmi les travailleurs à risques particuliers vis-à-vis de l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM). En effet les CEM sont susceptibles d’interférer avec les implants cardiaques, dans certaines conditions, et de provoquer des dysfonctionnements de ceux-ci. Ces conditions dépendent des caractéristiques des CEM, mais également des paramètres des implants cardiaques. Avec le vieillissement de la population des travailleurs, le nombre de travailleurs concernés augmente, et de plus en plus de médecins du travail sont confrontés à cette problématique. Or si le médecin du travail a un rôle central à jouer dans l’analyse de risque à mener pour un travailleur porteur d’un implant cardiaque, il est souvent peu familier avec les notions relatives aux CEM.
Des méthodologies et des outils ont été développés ces dernières années pour aider à la réalisation de cette analyse de risque. Cette présentation illustre comment les mettre en œuvre en pratique avec l’exemple concret d’un travailleur récemment implanté avec un stimulateur cardiaque.
La première étape de l’analyse de risque est une analyse documentaire. Pour les stimulateurs cardiaques, le paramètre le plus important à connaître est la polarité de la sonde. Il s’agit ici d’une sonde bipolaire, ce qui est plus protecteur vis-à-vis des CEM. Dans ce cas à 50 Hz, il n’y a pas de risque d’interférence si l’exposition est inférieure aux limites d’exposition du public. Ce travailleur est technicien d’exploitation réseau à Enedis, ce qui l’amène à rentrer dans des installations électriques et à faire des manœuvres sur ces installations. Plus largement, il est amené à circuler à proximité de transformateurs, lignes et câbles. L’analyse documentaire, basée sur des critères techniques de courant et tension et sur des mesures réalisées dans des installations similaires, montre que, dans ce cas, le risque d’interférence concerne uniquement le champ magnétique.
La deuxième étape consiste à faire des mesures magnétique 50 Hz au poste de travail, avec un collègue du travailleur. Les résultats de ces mesures, réalisées en décembre 2025, seront présentés lors du congrès.
La collaboration entre médecin du travail, préventeur, manageur et expert en champ électromagnétique permet une analyse fine de chaque situation et évite de prendre a priori une décision d’inaptitude. La visite de reprise pour les travailleurs porteurs d'implants cardiaques est fondamentale. Cela permet de préconiser des aménagements de poste, des restrictions et/ou d'éventuelles études de postes avec des experts.
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| th10 p505 role et missions du medecin du travail perceptions et connaissances du personnel hospitalier auteurs majida lghabi 1 benaceur benali 1 etablissement 1 faculte de medecine et de pharmacie de marrakech universite cadi ayyad marrakech maroc presentateur majida lghabi |
Th10-P505 - Rôle et missions du médecin du travail : perceptions et connaissances du personnel hospitalier
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Majida Lghabi (1), Benaceur Benali (1)
Présentateur : Majida Lghabi
Etablissement : (1) Faculté de Médecine et de Pharmacie de Marrakech. Université Cadi Ayyad, Marrakech, MAROC
Introduction
Le médecin du travail (MT) joue un rôle pivotal dans la prévention en milieu professionnel, en assurant l’interface entre la santé des travailleurs et leur environnement de travail. Ses missions et prérogatives, définies par la législation en vigueur, lui confèrent une place centrale dans la protection de la santé des travailleurs. Cependant, malgré cet enjeu majeur, son rôle reste encore insuffisamment connu, ce qui peut limiter l’efficacité de son action. L’objectif de cette étude est d’analyser les perceptions et le niveau de connaissance du personnel de santé quant au rôle et aux missions du médecin du travail.
Méthodes
Nous avons conduit une étude observationnelle transversale descriptive auprès du personnel de santé d'un hôpital universitaire marocain, via un questionnaire électronique.
Résultats
Sur 63 réponses analysées, 56,9% ignoraient le rôle et les missions du médecin du travail (MT). La majorité (74,6%) estimait que le MT peut intervenir sur site pour surveiller les conditions de travail, l'hygiène et les risques professionnels ; cependant, 57,1% pensaient qu'une autorisation préalable est requise pour réaliser une étude de poste ou accéder aux lieux de travail. Par ailleurs, 61,9% ignoraient qui est habilité à statuer sur l’aptitude au poste de travail. Enfin, 55,6% n'avaient pas bénéficié de visite de pré-embauche, 69,8% n'avaient jamais consulté un MT, 79% n'avaient reçu aucune visite de surveillance médicale, 88,9% aucune visite de reprise, et 61,3% ignoraient les indications de cette dernière.
Conclusion
Cette enquête met en évidence une méconnaissance marquée des missions et prérogatives du médecin du travail, soulignant la nécessité de renforcer l’information et la sensibilisation du personnel, tout en consolidant l’organisation de la médecine du travail afin d’optimiser la prévention et la protection de la santé des professionnels hospitaliers.
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| th10 p506 boulangerie etat des lieux sur la prevention du risque chimique auteurs ludwig mancer 1 laura desplat 1 gauthier bellagamba 1 anne landi 1 etablissement 1 gims marseille france presentateur ludwig mancer |
Th10-P506 - Boulangerie : Etat des lieux sur la prévention du risque chimique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ludwig Mancer (1), Laura Desplat (1), Gauthier Bellagamba (1), Anne Landi (1)
Présentateur : Ludwig Mancer
Etablissement : (1) GIMS, Marseille, FRANCE
Les boulangers sont quotidiennement exposés à la farine, source de pathologies respiratoires (allergies, rhinites) et cutanées (irritations, eczéma). Une étude menée dans près de quarante boulangeries a permis d’évaluer les moyens de prévention existants, tant sur le plan matériel (pétrin, diviseuse, façonneuse, farines de fleurage) qu’organisationnel et humain. L’analyse couvre également les bonnes pratiques lors des tâches clés (pétrissage, division, façonnage, fleurage, nettoyage) ainsi que la ventilation des locaux.
Lors des visites, les salariés ont été sensibilisés aux risques allergiques liés à la farine et aux gestes pour réduire leur exposition. Les résultats révèlent des disparités dans la mise en œuvre des mesures de prévention, avec des préconisations distinctes pour les employeurs (investissements en équipements, organisation du travail) et les salariés (bonnes pratiques, utilisation des protections). Les subventions de la CARSAT concernant les équipements à faible émission de farine ont également été communiquées.
Cette étude, basée sur un large échantillon, met en lumière les axes d’amélioration prioritaires et les pourcentages de mises en place. Elle offre aussi aux autres services de prévention un outil pour cibler les points faibles persistants dans le secteur.
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| th10 p507 les accidents exposant au sang aes chez les dentistes prives et publics en algerie auteurs samia merad 1 reda moulessehoul 1 zoubida belhadj 1 othmane ghomari 1 etablissement 1 djilalli liabes university of algeria laboratoire de recherche environnement sante sidi bel abbs algerie presentateur samia merad |
Th10-P507 - Les accidents exposant au sang (AES) chez les dentistes privés et publics en Algérie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Samia Merad (1), Reda Moulessehoul, (1), Zoubida Belhadj (1), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Samia Merad
Etablissement : (1) Djilalli Liabes University of Algeria / Laboratoire de recherche environnement santé, Sidi Bel Abbs, ALGERIE
Introduction Les accidents d’exposition au sang (AES) se caractérisent par un contact accidentel avec du sang ou un liquide biologique, résultant d’une effraction cutanée par coupure ou piqûre, ou d’une projection sur une muqueuse ou une peau lésée.
L’objectif Estimer la déterminer la prévalence des AES chez les dentistes exerçant dans les secteurs public et privé en Algérie dansles wilayas d’Oran, Sidi Bel Abbés, Tlemcen, Alger, Constantine et Annaba.
Sujets et méthodes Cette enquête épidémiologique descriptive, multicentrique et transversale s’est déroulée du 2 décembre 2024 au 7 janvier 2025. La population étudiée est relativement jeune, avec un âge moyen de 27 ans et une majorité féminine (72,95 %). Près de 57 % des dentistes ont déclaré avoir subi au moins un AES au cours de leur carrière, et 32,9 % d’entre eux ont affirmé avoir respecté le schéma vaccinal recommandé de trois doses. Les piqûres par aiguilles d’anesthésie sont responsables de 50 % de ces accidents. De plus, seulement 10,2 % des dentistes ont signalé leurs AES.
Conclusion L’enquête souligne la nécessité d’améliorer les conditions d’hygiène et de sécurité pour réduire l’incidence des AES chez les dentistes.
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| th10 p508 demarche de prevention au service du terrain deploiement dun outil interne devaluation des risques psychosociaux a linserm auteurs mathilde lefevre 1 beatrice bie 1 barbara dufeu 1 etablissement 1 inserm paris france presentateur mathilde lefevre |
Th10-P508 - Démarche de prévention au service du terrain : déploiement d’un outil interne d’évaluation des risques psychosociaux à l’Inserm
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mathilde Lefevre (1), Béatrice Bie (1), Barbara Dufeu (1)
Présentateur : Mathilde Lefevre
Etablissement : (1) INSERM, Paris, FRANCE
La prévention des Risques Psychosociaux (RPS) se heurte souvent à une difficulté majeure : la mise en œuvre de démarches structurées, adaptées à la réalité du terrain et intégrées au fonctionnement des établissements. Cette communication présente le retour d'expérience de l’Inserm, qui a fait le choix de retravailler sa démarche d'évaluation pour dépasser les limites des questionnaires standards et favoriser le passage à l’action avec un plan d’actions concret sur le terrain.
Une méthodologie équilibrée
Co-construit avec les acteurs de prévention interne, notre outil s'appuie sur un socle théorique robuste, croisant les six facteurs de risques Gollac et le modèle C2R (Contraintes/Régulation-Ressources) de l’ANACT.
Composé d’environ 80 questions, il se distingue dans sa construction dynamique et par son mode de restitution.
Dans un souci d’affinement des résultats, nous avons introduit des questions conditionnelles qui s’ouvrent selon les réponses précédentes. Cela permet pour la suite de comprendre les mécanismes de satisfaction ou d’insatisfactions sur une thématique précise (par exemple : la satisfaction des horaires de travail). Pour dépasser une lecture statistique pure, parfois lisse, nous avons développé une approche qualitative pour cibler les priorités d’actions.
Celle-ci attribue un "niveau de priorité" à chaque question en fonction de la répartition des réponses sur l'échelle de Likert. Cette approche permet de faire émerger visuellement les facteurs de risques nécessitant une intervention urgente (contraintes), tout en valorisant les facteurs protecteurs existants (ressources).
Du constat à la transformation
Diffusé à l'ensemble des agents, ce questionnaire n’est pas l’outil central de notre démarche, il est un point d’entrée et facilitateur de discussion sur le travail. L’objectif était de rendre les résultats lisibles, intelligibles pour tous, et non réservées aux experts.
Dans une volonté d’accompagnement pas à pas auprès du terrain et de facilitation dans la réflexion autour d’un plan d’actions, nous avons développé un « guide d’aide à l’analyse ». Composé de différents outils, il permet de faciliter l’appropriation des résultats par les collectifs de travail. L’enjeu principal est de confronter les résultats à la réalité du terrain, l’outil sert de socle dans l’articulation des mesures de prévention primaire, secondaire et tertiaire.
Nous souhaitons démontrer à travers ce retour d’expérience qu’une démarche de prévention des risques psychosociaux est plus qu’un outil de prévention. Combinée avec un accompagnement de proximité et des outils opérationnels, la démarche peut devenir un levier de transformation organisationnelle et de dialogue social.
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| th10 p509 evenements indesirables graves vers une meilleure prevention des consequences pour les professionnels de sante auteurs elise bourbon 1 elise moutel 1 senda lakhoua 1 nathalie costes 1 laurianne renard 1 clara gauriat 1 kim son 1 kossiva nglokpe 1 francoise quintin 1 florence billault 1 etablissement 1 centre hospitalier victor dupouy argenteuil france presentateur senda lakhoua |
Th10-P509 - Evènements indésirables graves : vers une meilleure prévention des conséquences pour les professionnels de santé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Elise Bourbon (1), Elise Moutel (1), Senda Lakhoua (1), Nathalie Costes (1), Laurianne Renard (1), Clara Gauriat (1), Kim Son (1), Kossiva Nglokpe (1), Françoise Quintin (1), Florence Billault (1)
Présentateur : Senda Lakhoua
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Victor Dupouy, Argenteuil, FRANCE
Les évènements indésirables graves (EIG) représentent tout évènement provoquant la mise en jeu du pronostic vital du patient, son décès ou un handicap. Dramatiques pour les patients, ils le sont également pour les professionnels impliqués.
Notre établissement a souhaité en 2022 revoir sa politique relative à la déclaration des évènements indésirables (EI) en réaffirmant via une Charte les conditions qui entourent leur déclaration et notamment le principe de non-sanction. L’accompagnement des équipes dans l’analyse des causes profondes et la recherche d’actions d’amélioration, a permis au bout de quelques mois d’instaurer un environnement favorable à la déclaration des EI.
Le nombre de déclaration d’EI a augmenté de +80% entre 2022 et 2025 (1514 EI déclarés en 2022 versus 2723 en 2025) dont 72% d’entre eux associés aux soins contre 57% en 2022. Les EIG déclarés ont quant à eux vu leur nombre multiplié par 18. Cette progression ne signifie pas forcément que le nombre d’EI augmente mais reflète une évolution positive de la culture de sécurité des soins. Cette évolution s’est accompagnée d’un suivi systématique des agents en médecine du travail et d’une verbalisation plus fréquente de symptômes pouvant évoquer un syndrome de 2nd victime (insomnies, angoisses, tristesse…).
Suite à l’avis favorable du CAQVIT (Comité Qualité de Vie au Travail) et du F3SCT (Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail), la politique d’accompagnement de la déclaration des EI a été complétée par 3 dispositifs de prévention des 2nd victimes :
Prévention primaire : Réduire l’incidence des EIG en travaillant la notion de presqu’accidents. Les professionnels doivent mieux comprendre le lien qui existe entre presqu’accidents et EIG (pyramide de Bird), l’objectif étant de prémunir le patient du risque d’EIG et ainsi de réduire les conséquences pour les professionnels impliqués (bulles de savoir en équipe).
Prévention secondaire : Sensibiliser les professionnels à la notion de 2nd victime et évaluer la prévalence sur l’établissement. A ce titre, une enquête basée sur un score validé au niveau international (SVEST-R) a été déployée.
Prévention tertiaire : Poursuivre le lien Service qualité - Médecine du travail - DRH. Ce volet sera complété par la formation des professionnels à l’annonce d’un dommage et d’un décès afin de leur donner les clés de gestion de ces situations complexes.
Il est donc nécessaire de mieux prendre en compte les évènements dont les professionnels sont acteurs mais pas victime directe. Cela nécessite une acculturation des équipes, une capacité collective à accueillir la parole des professionnels concernés mais également de travailler collectivement au repérage et à l’analyse des presqu’accidents.
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| th10 p510 tendinite achilleenne chez les piqueuses a propos de deux cas auteurs wiem ayed 1 siwar chemingui 1 meriem mersni 1 imen youssfi 1 dorra brahim 1 ghada bahri 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 hopital charles nicolle tunis tunis tunisie presentateur siwar chemingui |
Th10-P510 - Tendinite achilléenne chez les piqueuses : A propos de deux cas
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wiem Ayed (1), Siwar Chemingui (1), Meriem Mersni (1), Imen Youssfi (1), Dorra Brahim (1), Ghada Bahri (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Siwar Chemingui
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicolle Tunis , Tunis, TUNISIE
Introduction :
La tendinite d'Achille est une pathologie fréquente chez les travailleurs soumis à des gestes répétitifs et à des postures contraignantes. Dans le secteur du textile, les piqueuses sur machine sont particulièrement exposées en raison de l'utilisation intensive du pied pour actionner la pédale.
Objectif :
Déterminer les caractéristiques socioprofessionnelles, cliniques et évaluer l'aptitude médicale au travail des piqueuses souffrant de tendinite d'Achille.
Méthodes :
Étude descriptive rétrospective des cas de piqueuses de machines présentant une tendinite achilléenne colligés au service spécialisé de Médecine du Travail et de Pathologie Professionnelle durant la période allant du premier juin 2022 au 31 décembre 2024.
Observations :
Nous rapportons deux cas de tendinite achilléenne chez deux femmes. Elles étaient âgées respectivement de 50 et 39 ans et travaillaient toutes les deux comme piqueuses sur machine avec pédalage du pied droit, dans une entreprise de confection textile. Leur ancienneté professionnelle variait entre 17 et 23 ans. Les deux patientes étaient en surpoids. Les symptômes rapportés par les patientes étaient des talalgies postérieures droites aggravées par le travail. À l'examen clinique, on notait une impossibilité et une douleur à la marche sur les pointes et les talons du pied droit, ainsi qu'une tuméfaction dans la région rétro-malléolaire. La palpation de la région rétro-malléolaire et achilléenne était douloureuse. La mobilisation active et passive du pied droit était douloureuse et limitée en dorsiflexion. Le diagnostic était confirmé par une échographie de la cheville. L'étude du poste de travail a montré que les deux patientes étaient soumises à une hypersollicitation du membre inférieur droit à des cadences de travail élevées. La décision médico-légale était de déclarer les deux cas comme maladies professionnelles indemnisables selon les dispositions du tableau n°82 et de prescrire une éviction de l'hypersollicitation des membres inférieurs.
Conclusion :
Le secteur textile est très pourvoyeur de troubles musculosquelettiques, qui affectent également les membres inférieurs
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| th10 p511 facteurs professionnels et dermatite allergique une analyse des agents incrimines auteurs wiem ayed 1 siwar chemingui 1 imen youssfi 1 ghada bahri 1 dorra brahim 1 meriem mersni 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 hopital charles nicolle tunis tunis tunisie presentateur siwar chemingui |
Th10-P511 - Facteurs professionnels et dermatite allergique : une analyse des agents incriminés
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wiem Ayed (1), Siwar Chemingui (1), Imen Youssfi (1), Ghada Bahri (1), Dorra Brahim (1), Meriem Mersni (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Siwar Chemingui
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicolle Tunis , Tunis, TUNISIE
Introduction :
La dermatite de contact allergique (DCA ) constitue une pathologie cutanée fréquente en milieu professionnel, représentant une cause majeure d’inaptitude au travail et de diminution de la qualité de vie des travailleurs.
Objectif :
Décrire les caractéristiques socio-professionnelles des travailleurs atteints de DCA et des principaux allergènes incriminés .
Méthodes :
Étude descriptive rétrospective ayant intéressé les dossiers des patients présentant un eczéma de contact consultant le service de pathologie professionnelle et d’aptitude au travail de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis pendant la période allant du premier janvier 2011 au 31 décembre 2025.
Résultat :
Nous avons colligé 47 dossiers de patients présentant un eczéma de contact durant la période d’étude. L’âge moyen était de 41 ± 8,7 ans .La prédominance était féminine avec un sex-ratio de 61% . Les postes du travail les plus retrouvés étaient ceux : des ouvriers (44%),des infirmiers (10,6%),des techniciens supérieurs (9 %) , des maçons (9%) et des femmes de ménages (6 %). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 12,19 ± 9,5 ans. Ils appartenaient aux secteurs de :la santé( 28 %) , l’industrie chimique (17% ) , l’industrie textile (13%) et du BTP (12 %). Des antécédents pathologiques allergiques d’asthme (13%) , de rhinite (12%) et de conjonctivite (8%) étaient retrouvés . L’origine professionnelle a été retenue dans 69 % des cas . Les agents en cause les plus incriminés étaient respectivement : le latex(11%) , le mercapto mix (10%), le thiuram mix (8%) , les résines Epoxy (8 % ), le ciment (5%) et l’izothiazolinone (4%) .Les patch tests étaient positifs dans 67 % des cas . Un changement du poste de travail avec une éviction de l’exposition à l’allergène en cause étaitent indiqués dans tous les cas .
Conclusion :
Notre étude met en évidence l'impact significatif des facteurs professionnels sur la survenue de la dermatite de contact allergique et identifie les allergènes les plus fréquemment incriminés, tels que le latex, le mercapto mix, le thiuram mix, les résines époxy, le ciment et l’isothiazolinone .
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| th10 p512 deficience fonctionnelle et ses facteurs associes dans le trouble bipolaire etude chez une population active auteurs fatma ezzahra boujmil 1 ghada bahri 1 yasmine tebourbi 1 siwar chemingui 1 mariem mersni 1 dorra brahim 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologies professionnelles chu charles nicolle tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th10-P512 - Déficience fonctionnelle et ses facteurs associés dans le trouble bipolaire : étude chez une population active
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Ghada Bahri (1), Yasmine Tebourbi (1), Siwar Chemingui (1), Mariem Mersni (1), Dorra Brahim (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et de pathologies professionnelles, CHU Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE
Introduction Même en phases euthymiques, les personnes atteintes de TB peuvent garder des déficits cognitifs et socio-professionnels. Ces déficiences sont souvent sous-diagnostiquées dans la pratique clinique, malgré leur forte association avec le risque de rechute et l'invalidité à long terme.
Objectifs Évaluer la déficience fonctionnelle globale chez des patients atteints de TB et en activité professionnelle et identifier les principaux facteurs associés.
Matériel et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale menée sur une période d'un an (2024-2025) auprès de patients euthymiques consentants atteints de TB orientés vers l'hôpital Charles Nicolle de Tunis pour une évaluation de leur aptitude au travail. La déficience fonctionnelle a été évaluée à l'aide du Functioning Assessment Short Test (FAST), couvrant six domaines : autonomie, fonctionnement professionnel, fonctionnement cognitif, gestion financière, relations interpersonnelles et loisirs. Un score total > 11 indiquant une déficience fonctionnelle globale.
Résultats Au total, 106 patients ont été retenus. L'âge moyen était de 43,8 ± 10,3 ans, avec un genre-ratio de 0,53 (F/H). Cinquante-six pour cent (n=59) étaient mariés. La majorité avait un statut socio-économique moyen (72,6%). Parmi les patients, 41,5% (n=44) étaient des fumeurs actifs et 12,3% (n=13) abusaient de l'alcool. Les catégories professionnelles les plus représentées étaient les infirmières (18,9%) et les ouvriers (14,2%). La durée moyenne d'ancienneté était de 17,41 ± 8,7 ans. Parmi les patients, 33,9% (n=36) avaient des horaires de travail atypiques. Un absentéisme récurrent était présent dans 88,7% des cas. Plus de la moitié des patients souffraient de TB de type 2 (64,2 %) avec un âge moyen d'apparition de 29,7 ± 4,9 ans. Le nombre moyen d'épisodes thymiques était de 6,5 ± 3,5. La durée moyenne d'hospitalisation était de 6,4 ± 14 jours. Le score FAST moyen était de 21,98 ± 8,20. Plus des trois quarts des patients (89,6%) présentaient une déficience fonctionnelle globale. Les domaines les plus touchés étaient le fonctionnement professionnel (64,2%) et les relations interpersonnelles (63,2%). L'analyse univariée a révélé des associations statistiquement significatives entre l’altération du fonctionnement, le sexe féminin (p=0,02) et la consommation de benzodiazépines (p=0,012).
Conclusion Ces résultats suggèrent que la réduction de la prescription de benzodiazépines et la promotion d'interventions psychosociales ciblées pourraient contribuer à améliorer le fonctionnement professionnel des patients atteints de TB.
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| th10 p513 troubles musculo squelettiques dans le secteur textile et aptitude medicale au travail auteurs wiem ayed 1 siwar chemingui 1 dorra brahim 1 imen youssfi 1 ghada bahri 1 meriem mersni 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 hopital charles nicolle tunis tunis tunisie presentateur siwar chemingui |
Th10-P513 - Troubles musculo-squelettiques dans le secteur textile et aptitude médicale au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Wiem Ayed (1), Siwar Chemingui (1), Dorra Brahim (1), Imen Youssfi (1), Ghada Bahri (1), Meriem Mersni (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Siwar Chemingui
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicolle Tunis , Tunis, TUNISIE
Introduction :
Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent un problème de santé majeur dans le secteur de la fabrication textile, où les exigences physiques du travail exposent les employés à des contraintes répétitives et prolongées .
Objectifs :
- Déterminer les caractéristiques socioprofessionnelles des patients atteints des Troubles Musculosquelettiques (TMS) dans le secteur de la fabrication textile.
- Étudier l'impact des TMS sur l'aptitude au travail.
Méthodes :
Étude descriptive rétrospective des patients atteints de TMS travaillant dans le secteur textile et ayant consulté le service de Pathologie Professionnelle et d'Aptitude au Travail pour une évaluation médicale de l'aptitude au travail au cours de la période allant de janvier 2016 à décembre 2023.
Résultats :
Nous avons recueilli 83 patients souffrant de TMS et travaillant dans le secteur de l’industrie textile, d’un âge moyen de 45±5,67 ans. La prédominance des femmes était de 95,1%. L'obésité était notée dans 45% des cas. Les postes les plus occupés étaient : les piqueurs sur machine (74%), les ouvriers polyvalents (12%), les chefs de ligne (5%) et les opérateurs sur machines (5%). L'ancienneté professionnelle moyenne était de 20±8,9 ans. Les troubles musculosquelettiques des membres supérieurs représentés par les patients étaient : le syndrome du canal carpien (38%), les névralgies cervicobrachiales (28%), la tendinopathie de l'épaule (28%), la ténosynovite des doigts (6%) et l'épicondylite (4%). Les TMS des membres inférieurs étaient représentés par les lombalgies chroniques (40 %), les gonalgies (6 %) et les tendinites d’Achilles (2 %). L'adaptation ergonomique du poste de travail a été indiquée dans 36% des cas. En ce qui concerne les décisions médico-légales, 46 patients (56%) ont été déclarés atteints d'une maladie professionnelle de type syndrome du canal carpien (61%), tendinopathie de l'épaule (37%), épicondylite (7%) et ténosynovite des doigts (11%). L'éviction de l'hypersollicitation des membres supérieurs, de la position debout/assise prolongée et du port de charges lourdes a été indiquée dans respectivement 63%, 26% et 24% des cas.
Conclusion :
D'après notre étude, le secteur de la fabrication textile est une source majeure de TMS. Le rôle du médecin du travail est essentiel dans la prévention primaire.
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| th10 p514 evaluation du risque chimique au sein dun laboratoire de raffinerie d huiles vegetales auteurs fatma ezzahra boujmil 1 islem omrani 2 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et securite au travail tunis tunisie 2 ecole superieure des sciences et techniques de la sante de tunis departement dhygiene securite et environnement tunis tunisie presentateur fatma ezzahra boujmil |
Th10-P514 - Évaluation du risque chimique au sein d’un laboratoire de raffinerie d'huiles végétales
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatma Ezzahra Boujmil (1), Islem Omrani (2), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Fatma Ezzahra Boujmil
Etablissement : (1) Institut de Santé et Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE; (2) École Supérieure des Sciences et Techniques de la Santé de Tunis, Département d’Hygiène, Sécurité et Environnement, Tunis, TUNISIE
Introduction L’évaluation des risques professionnels constitue le pilier fondamental du système de gestion de la santé et de la sécurité en milieu industriel. Dans le secteur spécifique du raffinage des huiles végétales et de la fabrication de savon, l'exposition à des agents toxiques représente un danger majeur en raison de l'utilisation de solvants et de réactifs complexes. Cette étude vise à évaluer les risques chimiques au sein d'un laboratoire d'analyses physico-chimiques et de définir des recommandations de prévention ciblées.
Matériel et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale menée entre février et avril 2025 auprès des techniciens de laboratoire d’une industrie agroalimentaire. La collecte des données a reposé sur trois outils méthodologiques complémentaires : un questionnaire individuel incluant les symptômes et les antécédents, une grille d’observation basée sur la méthode GERC (Guide d’Évaluation du Risque Chimique) pour hiérarchiser les tâches, et le logiciel SEIRICH de l’INRS pour évaluer la dangerosité des substances et les risques résiduels.
Résultats L'étude a concerné dix participants, répartis équitablement entre hommes et femmes, ayant une ancienneté professionnelle moyenne de 10,6 ± 4,2 ans. Les données révèlaient que sept travailleurs avaient des antécédents d’accidents de travail aigus, notamment en rapport avec des lésions oculaires et dermatologiques. Les symptômes plus vagues à savoir les nausées, les épigastralgies, les maux de tête étaient rapportés par tout le personnel questionné. L'analyse par la grille GERC a mis en évidence des niveaux de risque de priorité 1 pour des tâches comme la détermination de la dureté de l'eau et du chlorure. De son côté, SEIRICH a identifié sept produits très dangereux pour la santé et a recommandé la substitution prioritaire de trois agents classés CMR : la phénolphtaléine, le dichromate de potassium et le chloroforme. L'élaboration d'un plan d'action immédiat était indispensable pour garantir la sécurité du personnel. Ce plan a reposé sur la substitution des substances CMR, le renforcement de la protection collective par des hottes à flux et une ventilation efficace, l'utilisation systématique d'EPI adaptés, ainsi qu'une surveillance médicale régulière et une formation continue des agents quant au stockage et conservation des produits chimiques manipulés.
Conclusion La quasi-totalité des postes de travail étudiés présentaient des niveaux de risque chimique élevés. Une mise en œuvre immédiate d'un plan d'action s'est imposée comme une priorité absolue afin de garantir la sécurité du personnel.
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| th10 p515 description des situations professionnelles associees a une impregnation significative au plomb identifiees par les crppe sur une periode de 23 ans 2001 2023 auteurs vincent bonneterre 1 2 membres du reseau rnv3pe 6 catherine nisse 7 herve laborde casterot 8 9 hugo faure 1 barbara charbotel 3 4 renaud persoons 5 gerald gandon 1 abir aachimi 6 eva ougier 6 lynda larabi 6 jerome langrand 8 etablissement 1 crppe auvergne rhone alpes chu grenoble alpes grenoble france 2 univ grenoble alpes cnrs chu grenoble alpes grenoble inp timc imag 38000 grenoble france equipe epsp grenoble france 3 crppe auvergne rhone alpes hospices civils de lyon lyon france 4 umrestte umr t 9405 universite lyon 1 universite gustave eiffel lyon france 5 laboratoire de toxicologie professionnelle et environnementale crppe aura chu grenoble alpes grenoble france 6 anses mission rnv3pe maisons alfort france 7 crppe hauts de france chu de lille lille france 8 crppe ile de france centre antipoison de paris hopital fernand widal ap hp paris france 9 universite paris cite faculte de sante pharmacie ird u261 inserm u1344 umr merit equipe hera team paris france presentateur hugo faure |
Th10-P515 - Description des situations professionnelles associées à une imprégnation significative au plomb, identifiées par les CRPPE sur une période de 23 ans (2001-2023)
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Vincent Bonneterre (1,2), Membres Du Réseau Rnv3Pe (6), Catherine Nisse (7), Hervé Laborde-Casterot (8,9), Hugo Faure (1), Barbara Charbotel (3,4), Renaud Persoons (5), Gerald Gandon (1), Abir Aachimi (6), Eva Ougier (6), Lynda Larabi (6), Jérôme Langrand (8)
Présentateur : Hugo Faure
Etablissement : (1) CRPPE Auvergne-Rhône Alpes, CHU GRENOBLE ALPES, Grenoble, FRANCE; (2) Univ. Grenoble Alpes, CNRS, CHU Grenoble Alpes, Grenoble INP*, TIMC-IMAG, 38000 Grenoble, France (équipe EPSP), Grenoble, FRANCE; (3) CRPPE Auvergne-Rhône Alpes, Hospices civils de Lyon , Lyon, FRANCE; (4) UMRESTTE, UMR t 9405, Université Lyon 1, Université Gustave Eiffel , Lyon, FRANCE; (5) Laboratoire de toxicologie professionnelle et environnementale, CRPPE-AuRA, CHU Grenoble-Alpes, Grenoble, FRANCE; (6) ANSES, mission RNV3PE, Maisons-Alfort, FRANCE; (7) CRPPE Hauts de France, CHU de Lille , Lille, FRANCE; (8) CRPPE Île-de-France, Centre antipoison de Paris, Hôpital Fernand-Widal AP-HP, Paris, FRANCE; (9) Université Paris Cité, Faculté de Santé - Pharmacie, IRD U261, INSERM U1344, UMR Merit, équipe HERA team, Paris, FRANCE
Objectifs L’objectif de ce travail est de décrire les situations professionnelles qui ont été documentées par les Centres régionaux de pathologie professionnelle et environnementale (CRPPE) en France sur la période 2001-2023, comme associées à une imprégnation significative au plomb.
Méthode Les données ont été extraites du système d’information du RNV3PE (Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles et Environnementales). Les critères d’inclusion principaux étaient une plombémie renseignée et supérieure au 95e percentile de la population générale française pour la classe d’âge considérée (en référence à l’étude de biosurveillance ESTEBAN). Des analyses descriptives ont été réalisées selon le sexe et l’âge, ainsi que selon les périodes temporelles et les métiers. Les valeurs sont notamment comparées à la valeur limite biologique (VLB) proposée par l’Anses de 180 µg/l, et à la VLB pour les femmes en âge de procréer (45 µg/l).
Résultats Au total, 569 cas d’intoxications professionnelles confirmées et quantifiées avec une plombémie renseignée supérieure aux seuils prédéfinis ont été retenus. Les niveaux de plombémie médians [Q1, Q3] étaient respectivement de 214 µg/l [136, 330] chez les femmes et 365 µg/l [212, 530] chez les hommes ; 9 cas présentaient une plombémie supérieure à 1000 µg/l. Les médianes demeuraient élevées sur la période la plus récente 2017-2023 (169 µg/l et 346 µg/l pour les femmes et les hommes). L’étude révèle des situations d’exposition très différenciées selon le sexe avec des métiers à prédominance artistique chez les femmes (vitrailliste, potière, travaux de restauration), versus des expositions plus classiques chez les hommes (secteurs de la construction et industrie).
Conclusion Même si les situations professionnelles investiguées par les CRPPE ne sont par nature pas représentatives à l’échelon de la France (car dépendantes de l’adressage des patients vers les centres, avec un fort effet-centre), il apparaît qu’il persiste des situations d’intoxications professionnelles qu’il convient de prévenir, tout particulièrement chez les femmes en âge de procréer compte tenu du risque neurodéveloppemental. Il montre par ailleurs toute l’importance d’un système d’information partagé des CRPPE pour créer de la connaissance sur des situations professionnelles à risque et en tirer les leçons en termes de prévention.
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| th10 p516 surveillance medicale des agents exposes au bruit cas de la seeg gabon auteurs rosy blondel madoungou nziengui 1 christelle douki 2 etablissement 1 societe d energie et eau du gabon libreville gabon 2 centre hospitalier universitaire d owendo libreville gabon presentateur rosy blondel madoungou nziengui |
Th10-P516 - Surveillance médicale des agents exposés au bruit : cas de la SEEG (GABON)
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Rosy Blondel Madoungou Nziengui (1), Christelle Douki (2)
Présentateur : Rosy Blondel Madoungou Nziengui
Etablissement : (1) SOCIETE D'ENERGIE ET EAU DU GABON , Libreville, GABON; (2) CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D OWENDO, Libreville, GABON
Introduction
La surdité professionnelle, troisième maladie professionnelle la plus courante, représente un problème de santé publique majeur, avec 16 % des cas de surdité dans le monde attribuables au bruit en milieu de travail. La Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) dispose de sites de production générant des niveaux sonores nocifs de 85 à 120 dB . Faute de conception adéquate des équipements, les moyens de prévention essentiels sont la sensibilisation, le port d'équipements de protection individuelle (EPI) et la surveillance médicale . L'objectif général de cette étude était de déterminer la prévalence de la surdité chez les agents de la SEEG, d'identifier les anomalies auditives et de contribuer au tableau de déclaration des maladies professionnelles.
Méthodologie
Une étude transversale prospective a été menée du 5 mars au 15 septembre 2022 sur les agents de production (centrale) de divers sites gabonais. La population d'étude comprenait 407 travailleurs (376 hommes, 31 femmes), avec un âge moyen de 39,8 ans et une ancienneté moyenne de 9 ans. Le recueil de données comprenait un examen général, un examen ORL, des soins auriculaires si nécessaire, et une audiométrie. Les données ont été analysées statistiquement à l'aide d'Epi info 2000, avec un seuil de significativité de 5 %.
Résultats
Les résultats de l'audiogramme ont révélé que 11 % des cas étaient pathologiques et 89 % normaux. Les agents travaillant dans des environnements de 85-100 dB présentaient 28 % de surdité, un chiffre qui atteignait 47 % au-dessus de 100 dB.
La surdité de perception était le type le plus fréquent (25 cas), suivie de la surdité de transmission (14 cas) et de la surdité mixte (4 cas). Les métiers les plus touchés étaient les mécaniciens de centrale (33 %) et les agents de station (30 %). Une relation étroite a été établie entre la surdité et une ancienneté élevée au poste de travail (plus de 15 ans dans cette étude).
Conclusion
Il existe une forte corrélation entre la surdité et la durée d'exposition au bruit dans l'environnement professionnel de la SEEG. La surveillance médicale et environnementale des travailleurs exposés est cruciale. L'étude souligne la nécessité de mettre en place une réglementation technique nationale pour la prévention de la surdité professionnelle et d'améliorer la collaboration entre les médecins du travail et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une meilleure déclaration des cas.
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| th10 p517 tms chez les aides soignants de bloc operatoire auteurs pauline gautier 1 etablissement 1 universite de caen normandie caen france presentateur pauline gautier |
Th10-P517 - TMS chez les aides-soignants de bloc opératoire
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Pauline Gautier (1)
Présentateur : Pauline Gautier
Etablissement : (1) Université de Caen Normandie, Caen, FRANCE
Une étude observationnelle monocentrique transversale, a été menée au CHU de Caen, auprès de 48 aides-soignants de blocs opératoires. Cette étude avait pour objectif de dresser un état des lieux des troubles musculo-squelettiques chez cette population soumise à de nombreux risques professionnels, à identifier l’ensemble des facteurs de risque de TMS et à proposer des pistes de prévention réalistes et adaptées.Une double analyse a été réalisée avec un auto-questionnaire diffusé par mail et des études de poste dans chaque bloc opératoire. Les résultats montrent une forte prévalence de TMS, liée à la fois à des facteurs professionnels (manutention, station debout prolongée, rythme de travail, contraintes organisationnelles et psychosociales) et extra-professionnels (sexe, âge, surpoids, inactivité physique, trouble du sommeil). Cette approche croisée permet de mieux comprendre le décalage entre le travail prescrit et le travail réel. Elle souligne la nécessité de la combinaison d’actions de prévention : la prévention primaire (implication du SPST dès la conception des environnements, aides matériels, sensibilisations), secondaire (repérage précoce des TMS, sensibilisations ciblées), et tertiaire (suivi individuel renforcé, maintien en emploi). L’étude cherche notamment à mettre l’accent sur la prévention primaire, le développement de la culture de la prévention chez l’employeur et l’encadrement, dès la conception des environnements de travail, en intégrant pleinement les acteurs de terrain et les services de santé au travail.
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| th10 p518 troubles respiratoires chez les travailleurs du bois au congo auteurs ebenguela ebatetou ataboho 1 flordan elfried second kendet 1 etablissement 1 faculte des sciences de la sante universite marien ngouabi brazzaville republique du congo presentateur ebenguela ebatetou ataboho |
Th10-P518 - Troubles respiratoires chez les travailleurs du bois au Congo
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ebenguela Ebatetou Ataboho (1), Flordan Elfried Second Kendet (1)
Présentateur : Ebenguela Ebatetou Ataboho
Etablissement : (1) Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, REPUBLIQUE DU CONGO
Introduction : Le secteur de la transformation du bois, important pour l’économie congolaise, expose les travailleurs à des poussières de bois susceptibles d’entraîner des atteintes respiratoires, dans un contexte de prévention et de surveillance médicale encore insuffisamment structurées, notamment dans le secteur informel.
Objectif : Évaluer la prévalence et décrire les caractéristiques des troubles fonctionnels respiratoires (TFR) chez les travailleurs du bois en République du Congo.
Matériel et méthodes : Il s'est agit d'une etude descriptive et transversable menée auprès des travailleurs des secteurs formel et informel exposés aux poussières de bois. Les données sociodémographiques, professionnelles et cliniques ont été recueillies. Les TFR ont été identifiés par spirométrie et classés en troubles ventilatoires restrictifs, obstructifs ou mixtes.
Résultats : Parmi les 441 travailleurs retenus, 159 présentaient un TFR (36,1 %). Dans ces derniers, 78 (49,1 %) présentaient un trouble restrictif, 64 (40,3 %) un trouble obstructif et 17 (10,7 %) une forme mixte. La population était majoritairement masculine et jeune, avec une ancienneté d’exposition globalement faible mais une durée quotidienne d’exposition prolongée. Le secteur informel apparaissait comme le plus à risque. L’utilisation des équipements de protection individuelle restait faible. La consommation de tabac et d’alcool pouvait contribuer au risque respiratoire.
Conclusion : Les TFR chez les travailleurs du bois sont fréquents en République du Congo. La mise en place de stratégies de prévention, d’une surveillance médicale périodique structurée et de normes nationales d’exposition aux poussières de bois est indispensable, en ciblant prioritairement le secteur informel.
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| th10 p519 le risque chimique trop souvent sous estime auteurs isabelle monnerais 1 emmanuelle brichet 2 annabelle fremiot 3 isabelle quadrini 4 etablissement 1 oppbtp boulogne billancourt france 2 spsti gas btp reims france 3 spsti btp bourgogne franche comte besancon france 4 sante btp normandie rouen france presentateur emmanuelle brichet |
Th10-P519 - Le risque chimique trop souvent sous-estimé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Isabelle Monnerais (1), Emmanuelle Brichet (2), Annabelle Fremiot (3), Isabelle Quadrini (4)
Présentateur : Emmanuelle Brichet
Etablissement : (1) OPPBTP, Boulogne-Billancourt, FRANCE; (2) SPSTI GAS BTP, Reims, FRANCE; (3) SPSTI BTP BOURGOGNE FRANCHE-COMTE, Besancon, FRANCE; (4) SANTE BTP NORMANDIE, Rouen, FRANCE
Bien que le risque chimique soit omniprésent dans les activités du BTP, il reste largement sous-estimé et mal identifié par les professionnels. Pour évaluer le niveau de conscience et de connaissance sur ce risque, une enquête de perception a été menée par les Services de Prévention et de Santé au Travail, en partenariat avec l’OPPBTP, auprès de 5?253 professionnels (encadrants et compagnons) du secteur. Elle a permis de mettre en lumière plusieurs éléments clés concernant :
- L’utilisation des produits chimiques : 67?% des répondants déclarent ne pas ou rarement utiliser les produits chimiques dans leur activité, alors qu’ils sont très présents dans le BTP. Paradoxalement, 65?% des maçons, 69?% des professionnels des travaux publics et du terrassement et 56?% des peintres affirment ne jamais ou rarement en utiliser, ce qui révèle une méconnaissance des produits réellement manipulés qui ne sont pas identifiés, par les utilisateurs, comme des produits chimiques.
- La connaissance du risque : 83?% des répondants estiment être bien informés, alors que, seulement 29?% ont reçu une formation spécifique, dont la moitié par l’entreprise elle-même. De plus des idées reçues persistent : ainsi, 60?% pensent que l’odeur indique la nocivité d’un produit. Si 96?% savent que les produits chimiques peuvent affecter la santé, les effets à long terme sont moins bien identifiés que les effets immédiats : 83?% citent des risques immédiats (brûlures, irritations), mais seuls 62?% reconnaissent le risque de cancer et 43?% celui de troubles de la reproduction.
- La lecture des étiquettes et pictogrammes : Bien que 88?% reconnaissent l’utilité des étiquettes, seuls 35?% les lisent systématiquement avant chaque usage, 10?% jamais et 30% quelques fois. La connaissance des pictogrammes reste limitée et seuls 11?% ont sollicité leur service de prévention et de santé au travail pour des questions de santé relatives aux produits chimiques.
- Le port des équipements de protection individuelle : 32?% des compagnons et encadrants se disent gênés par le port des EPI, surtout ceux mal informés ou ayant été victimes/témoins d’accidents.
Ces résultats révèlent que le risque chimique est largement sous-estimé, mal identifié et souvent ignoré dans la pratique. Cette situation souligne l’urgence d’une meilleure sensibilisation et d’une formation plus approfondie des salariés et des entreprises pour protéger les professionnels du BTP face à ce risque.
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| th10 p520 facteurs de risque des cervicalgies communes en milieu professionnel dans une ville de louest algerien auteurs othmane ghomari 1 samia merad 1 fethi mohamed reda moulessehoul 1 benali beghdadli 1 zoubida belhadj 1 etablissement 1 djillali liabes university faculte de medeine taleb mourad sidi bel abbes algerie presentateur othmane ghomari |
Th10-P520 - Facteurs de risque des cervicalgies communes en milieu professionnel dans une ville de l’ouest Algérien
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Othmane Ghomari (1), Samia Merad (1), Fethi Mohamed Reda Moulessehoul (1), Benali Beghdadli (1), Zoubida Belhadj (1)
Présentateur : Othmane Ghomari
Etablissement : (1) Djillali liabes University / Faculté de médeine Taleb Mourad , Sidi Bel Abbès, ALGERIE
Objectif Identifier les facteurs de risque personnels, biomécaniques, organisationnels, et psychosociaux des cervicalgies communes en milieu professionnel.
Sujets et méthodes Etude menée sur un échantillon de salariés en 2024, parmi les employés des établissements surveillés par le service de médecine du travail. La morbidité musculosquelettique a été recueillie par le questionnaire nordique ; Les données de l’exposition étaient celles du consensus Saltsa, en plus des contraintes organisationnelles. Les facteurs psychosociaux recueillis par le questionnaire de Karasek
Résultats L’échantillon avec 863 salariés ;(554) hommes et (309) femmes d’un âge moyen de (42,60 ± 0,28 ans) avec un surpoids (IMC ; 25,82 ± 0,15) .Ils vivaient en couple (70%).L’activité ménagère était plus importante chez les femmes .Les salariés avec un contrat CDI et une ancienneté de plus de 10 ans au poste de travail (60%). La catégorie ouvrière était la plus représentée (36%) suivi des cadres et les professions intellectuelles (28%). L’industrie manufacturière représentait (50%). La prévalence au cours des 12 derniers mois était de 42% celle des 7 derniers jours de 23%. Pour l’ensemble des salariés les facteurs de risque étaient ; le sexe féminin, (OR :1,78[1,23-2,58]) les antécédents de TMSms spécifique (OR : 2,74, [1,68-4,50]) et avoir à sa charge plus de 3 enfants (OR:1,91[1,26-2,89]),les cadre et les professions intellectuelles (OR:1,97[1,30-2,99]). Le travail sur écran et la manipulation de clavier /souris (OR: 1,74[1,08-2,71]) et (OR :2,51[1,66-3,79]) ,une charge physique (OR: 1,67[1,20-2,33]) ,une position penchée en avant (OR: 2,25[1,34-3,75])ou une position assise de plus de 2heures (OR:1,63[1,18-2,26]) . La demande psychologique élevée (OR: 1, 61[1,16-2,25]) le faible soutien social (OR:1,47[1,07-2,01]) étaient les facteurs psychosociaux associés au risque de cervicalgies.
Conclusion Dans notre étude les salariés rapportent une prévalence élevée de cervicalgies au cours des 12 derniers mois touchant plus les femmes, reconnaissant une étiologie multifactorielle où s’imbriquent des facteurs de risque personnels, biomécaniques et psychosociaux. La mise en œuvre d’un programme de prévention durable implique une collaboration multidisciplinaire afin de réduire la prévalence des cervicalgies dite commune.
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| th10 p521 stress professionnel et qualite de vie chez les femmes travailleuses en tunisie auteurs bochra zendah 1 latifa hemdane 1 hajer ammar 1 raoudha mosbah 1 donia jemmeli 1 asma chouchene 3 rim ghammem 2 habiba thabet 1 khaoula hadj mabrouk 1 etablissement 1 groupement de medecine du travail du gouvernorat de sousse gmtgs sousse tunisie sousse tunisie 2 hopital farhat hached service depidemiologie lr19sp03 4000 sousse tunisie sousse tunisie 3 hopital farhat hached service de medecine de travail sousse tunisie presentateur bochra zendah |
Th10-P521 - Stress professionnel et Qualité de vie chez les femmes travailleuses en Tunisie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Bochra Zendah (1), Latifa Hemdane (1), Hajer Ammar (1), Raoudha Mosbah (1), Donia Jemmeli (1), Asma Chouchene (3), Rim Ghammem (2), Habiba Thabet (1), Khaoula Hadj Mabrouk (1)
Présentateur : Bochra Zendah
Etablissement : (1) Groupement de Médecine du travail du gouvernorat de Sousse (GMTGS). Sousse. Tunisie, Sousse, TUNISIE; (2) Hôpital Farhat Hached, Service d’Epidémiologie, «LR19SP03 », 4000, Sousse, Tunisie, Sousse, TUNISIE; (3) Hôpital Farhat Hached, Service de Médecine de Travail, Sousse, TUNISIE
Introduction Le stress professionnel représente un défi majeur pour les femmes travailleuses, particulièrement dans le secteur privé, où les exigences peuvent être élevées. Cette problématique a des répercussions sur leur qualité de vie perçue, influençant leur bien-être physique, mental et social.
Méthodes Etude transversale à visée analytique menée durant une période allant de Mai 2018 à Décembre 2019, auprès des travailleuses actives dans des entreprises adhérentes au groupement de médecine du travail du gouvernorat de Sousse . Le recueil des données s’est basé sur une fiche synoptique pré-établie . Le Stress Professionnel a été évalué par le questionnaire de KARASEK. L’évaluation de la qualité de vie a été faite par l’échelle SF12.
Résultats : La population d’étude a été composée de 1042 femmes . L’âge moyen était de 33,31 ± 8,3ans .
14,4% avaient un job-strain et 11,3% un iso-strain. Le score moyen de la santé physique (PCS) perçue était estimé à 38,83±5,6. Celui de la santé mentale perçue (MCS) a été de 43,19±6.La qualité de vie mentale a été altéré chez 86,8 % de notre population .Après analyse multivariée, Les facteurs indépendants associés avec un job -stain étaient : un revenu familial >1700 dt (ORa =5,3 (2,26-12,46), p<0,001), la sédentarité (ORa =1,86 (1,08-3,22), p=0,026), et la pratique d’une activité physique légère (ORa =2,14 (1,29-3,55), p=0,003). Avoir une bonne qualité de vie mentale ((ORa =0,31 (0,10-0,95), p=0,04) et un poste d’ouvrier qualifié (ORa =0,34 (0,19-0,63), p<0,001) étaient inversement associés au job-strain. Le modèle de régression logistique binaire a révélé qu’une activité physique légère rapportée chez les femmes a été 2,13 fois plus associée à un iso-strain (IC95%ORa (1,3-3,46, p=0,003)), de même un revenu familial >1700 dt par mois était 6,9 fois plus associé à un iso strain (IC95%ORa (2,86-16,67, p<0,001)). Par contre, être un ouvrier qualifié a été un facteur protecteur par rapport à un ouvrier non qualifié (ORa=0,22(0,12-0,41), p<0,001)
Conclusion : Le stress professionnel chez les femmes travailleuses du secteur privé en Tunisie a des effets significatifs sur leur qualité de vie perçue, affectant leur santé et leur épanouissement personnel. Il est essentiel de mettre en place des mesures de soutien et de gestion du stress pour améliorer leur bien-être et favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et privée.
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| th10 p522 accidents dexposition au sang dans un hopital marocain auteurs soufia ibnalfakih 1 majida lghabi 1 bennaceur benali 1 etablissement 1 chu mohammed vi marrakech marrakech maroc presentateur soufia ibnalfakih |
Th10-P522 - Accidents d’exposition au sang dans un hôpital marocain
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Soufia Ibnalfakih (1), Majida Lghabi (1), Bennaceur Benali (1)
Présentateur : Soufia Ibnalfakih
Etablissement : (1) CHU Mohammed VI, Marrakech, Marrakech, MAROC
Introduction les accidents d’exposition au sang (AES) sont les accidents de travail les plus fréquemment rencontrés dans le secteur de la santé. Ils exposent les professionnels à des risques biologiques potentiellement graves et demeurent souvent sous-estimés et sous-déclarés. Cette étude visait à établir un état des lieux des AES dans un hôpital marocain.
Matériel et méthodes une étude descriptive transversale menée à l’aide d’un questionnaire auto-administré. Les variables étudiées concernaient les caractéristiques socio-professionnelles, les mécanismes et les circonstances des AES, la conduite post-exposition, la déclaration, la prévention et la formation.
Résultats le taux de réponse était de 66,7 %. La moyenne d’âge des participants était de 24 ± 5,43 ans, avec une légère prédominance féminine (52,5 %) et un sexe-ratio de 1,1. Les infirmiers représentaient 75 % des répondants. La majorité des participants avait une ancienneté professionnelle de moins d’un an. Une exposition à au moins un AES a été rapportée par 82,5 % des participants. Les AES survenaient principalement par piqûre dans 47,5 % des cas, le plus souvent lors du récapuchonnage des aiguilles. Le matériel non adapté constituait la principale circonstance associée aux AES. Aucun participant ne portait l’ensemble des équipements de protection individuelle, et seulement 65 % portaient des gants. Aucun recours médical n’a été effectué dans 72,5 % des cas et seuls 10 % des AES ont été déclarés. Une séroconversion VIH a été observée dans 2,5 % des cas. Soixante-cinq pour cent des participants étaient vaccinés contre l’hépatite B, mais seulement 17,5 % étaient immunisés. Par ailleurs, 25,7 % avaient bénéficié d’une formation sur les AES, tandis que 67,5 % exprimaient un besoin de formation.
Conclusion les AES sont fréquents, sous-déclarés et insuffisamment pris en charge. Le renforcement de la prévention, de la formation, de la vaccination et des procédures de déclaration apparaît indispensable pour réduire ce risque professionnel.
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| th10 p523 accompagnement de l adherent sur le risque chimique auteurs maria bote 1 sarah mercier 1 nathalie malecot 1 sophie chanteau 1 etablissement 1 prevlink paris france presentateur maria bote |
Th10-P523 - Accompagnement de l'adhérent sur le risque chimique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Maria Bote (1), Sarah Mercier (1), Nathalie Malecot (1), Sophie Chanteau (1)
Présentateur : Maria Bote
Etablissement : (1) PREVLINK, Paris, FRANCE
Les ongleries sont des établissements exposant quotidiennement les professionnelles à de nombreux produits chimiques utilisés pour la pose, l’entretien et la dépose des faux ongles ainsi que pour le vernis semi?permanent. Ces produits courants dans le secteur de l’esthétique, présentent des risques réels pour la santé des salariées, des indépendantes.
Certains de ces produits contiennent des substances irritantes, allergisantes ou sensibilisantes. L’exposition prolongée ou répétée, en l’absence de mesure de protection peut entrainer : eczéma, irritations respiratoires, sensibilisation allergique.
Les professionnels sont également exposés, au ponçage des ongles qui génère une poussière fine et volatile contenant les substances citées précédemment.
Dans un objectif de prévention et suite à nos préconisations l’employeur à pu d’ores et déjà mettre en place certaines mesures : gants jetables en nitrile, masques type FFP2, tenue de travail, lunettes de protection, substitution de certains produits suite à l’analyse des Fiches de Données de Sécurité par notre service, informations sur les risques de manière générale et mise en place de procédure, analyse de la qualité de l’air des locaux.
L’adhérent souhaite un accompagnement pour améliorer ses conditions de travail et limiter l’impact du risque chimique en sollicitant une aide financière pour le renouvellement de ses tables d’aspirations.
Une demande d’installation d’une VMC a été sollicitée auprès de son bailleur.
Dans le cadre de l’analyse des Fiches de Données de Sécurité, des conseils de substitutions ont été formulés afin de supprimer la TPO (oxyde de diphenyl triméthylbenzoyl phosphine) classé CMR et interdit dans les vernis semi-permanent depuis le 1er septembre 2025.
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| th10 p524 evaluation de la violence aux urgences dun hopital universitaire auteurs soufia ibnalfakih 1 majida lghabi 1 bennaceur benali 1 etablissement 1 chu mohammed vi marrakech marrakech maroc presentateur soufia ibnalfakih |
Th10-P524 - Évaluation de la violence aux urgences d’un hôpital universitaire
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Soufia Ibnalfakih (1), Majida Lghabi (1), Bennaceur Benali (1)
Présentateur : Soufia Ibnalfakih
Etablissement : (1) CHU Mohammed VI, Marrakech, Marrakech, MAROC
Introduction la violence en milieu hospitalier, quelle que soit sa forme, constitue un risque professionnel majeur, particulièrement dans les services des urgences. Elle affecte non seulement la santé physique et mentale des professionnels, mais aussi la qualité des soins aux patients. Cette étude visait à évaluer la violence subie par les professionnels de santé du service des urgences, la qualité des soins prodigués, à dresser un état des lieux et à identifier des pistes de prévention.
Matériels et Méthodes une étude descriptive transversale menée auprès des professionnels de santé du service des urgences d’un hôpital universitaire, à l’aide d’un questionnaire auto-administré.
Résultats et discussion la population étudiée comprenait 69,4 % de femmes, avec une moyenne d’âge de 26,8 ± 4,07 ans et une ancienneté moyenne aux urgences de 2,81 ± 2,42 ans. La violence professionnelle était rapportée par 86,1 % des participants. La violence physique concernait 50 % des répondants, avec un retentissement psychologique dans 55,6 % des cas et un arrêt de travail dans 25 % des situations. Le harcèlement moral touchait 72,2 % des professionnels et impactait la santé mentale dans 69,4 % des cas. Les agressions survenaient durant les gardes de nuit dans 83,3 % des situations et étaient imputées aux accompagnants dans 94,4 % des cas. Seuls 44,4 % des incidents étaient déclarés. Enfin, 77,8 % estimaient que la violence altérait la qualité des soins, tandis que 88,9 % signalaient l’absence de moyens de sécurité et 91,7% l’absence de formation spécifique.
Conclusion la violence aux urgences demeure préoccupante. Le renforcement de la sécurité, l’amélioration de l’organisation des soins et la formation du personnel sont essentiels pour en limiter l’impact.
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| th10 p525 accidents de travail chez le personnel de sante a propos de 34 cas auteurs soufia ibnalfakih 1 majida lghabi 1 bennaceur benali 1 etablissement 1 chu mohammed vi marrakech marrakech maroc presentateur soufia ibnalfakih |
Th10-P525 - Accidents de travail chez le personnel de santé : à propos de 34 cas
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Soufia Ibnalfakih (1), Majida Lghabi (1), Bennaceur Benali (1)
Présentateur : Soufia Ibnalfakih
Etablissement : (1) CHU Mohammed VI, Marrakech, Marrakech, MAROC
Introduction au Maroc, les accidents de travail (AT) constituent un enjeu majeur de santé publique, avec près de 55 000 cas recensés chaque année. Le personnel de santé est particulièrement exposé en raison de la nature de ses activités professionnelles. Cette étude a pour objectif de décrire le profil épidémiologique des accidents de travail chez le personnel de santé.
Matériel et méthodes une étude descriptive rétrospective menée sur 2 années consécutives de 2024 à 2025 au service de santé au travail. L’analyse porte sur les accidents du travail déclarés par le personnel de santé pendant la période étudiée.
Résultats au total, 34 accidents de travail ont été déclarés. Les femmes représentaient 79 % des cas, soit un sex ratio F/H de 3,85. Les infirmières constituaient 41,2 % des accidentés. Les services médicaux regroupaient 55,9 % des accidents. La majorité des accidents (94,1%) sont survenus sur les lieux de travail. Les accidents d’exposition au sang (AES) étaient les plus fréquents (41,2 %), suivis des accidents liés aux produits chimiques (35,3 %). La durée cumulée des arrêts de travail était de 324 jours, avec des durées individuelles comprises entre 0 et 72 jours. Seules 3 victimes ont consulté le service de santé au travail et ont assuré le suivi médical conforme.
Conclusion les accidents de travail en milieu de soins touchent principalement le personnel infirmier et surviennent majoritairement sur le lieu de travail. Les AES constituent la principale cause déclarée. L’amélioration de la déclaration, du suivi médical et des mesures de prévention est nécessaire pour renforcer la sécurité des professionnels de santé.
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| th10 p526 syndrome de vision sur ordinateur un enjeu de sante au travail en milieu hospitalier auteurs nouha ben arbia 1 nesrine chaouech 1 hiba ziedi 1 najla mechergui 1 etablissement 1 hopital habib thamer de tunis tunis tunisie 2 hopital habib thamer de tunis tunis tunisie presentateur nouha ben arbia |
Th10-P526 - Syndrome de vision sur ordinateur : un enjeu de santé au travail en milieu hospitalier
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nouha Ben Arbia (1), Nesrine Chaouech (1), Hiba Ziedi (1), Najla Mechergui (1)
Présentateur : Nouha Ben Arbia
Etablissement : (1) Hôpital Habib thamer de Tunis, Tunis, TUNISIE; (2) Hôpital Habib thamer de Tunis, Tunis, TUNISIE
IntroductionLe syndrome de vision sur ordinateur (SVO) regroupe un ensemble de troubles visuels liés à l’utilisation prolongée des écrans. Avec la numérisation croissante des pratiques médicales, le personnel hospitalier est particulièrement exposé à ce risque en raison d’une utilisation intensive dans des conditions ergonomiques et lumineuses souvent suboptimales.
ObjectifsEvaluer la prévalence des symptômes liés au syndrome de vision sur ordinateur (SVO) chez le personnel hospitalier utilisant l’ordinateur comme principal outil de travail et déterminer les facteurs associés à ce syndrome.
MéthodesEtude descriptive, transversale et monocentrique menée sur une période de trois mois allant du 1er juillet au 30 septembre 2025, auprès du personnel hospitalier utilisant l’ordinateur comme principal outil de travail. L’évaluation des symptômes évocateurs du SVO était faite en s’aidant du questionnaire standardisé validé Computer Vision Syndrome Questionnaire (CVS-Q).
RésultatsAu total, nous avons inclus 46 personnels. L’âge moyen était de 39,89 ans 7,44 ans avec une prédominance féminine (genre-ratio de 0,24). Les agents administratifs constituaient la proportion la plus importante de la population d’étude soit 37% (N=17) et l’ancienneté professionnelle moyenne était de 11,83ans 7,56.La prévalence des symptômes du SVO était de 52,2 %, dominés par la brûlure oculaire (60,9 %), les céphalées (58,7 %) et les difficultés de concentration de près (52,2 %). Concernant les caractéristiques ergonomiques du poste du travail, 73,9 % des participants utilisaient un écran à une distance inférieure à 50 cm et 54,3% ne procédaient à aucun ajustement de la luminosité de l’écran. Une association significative a été observée avec la distance yeux–écran (p = 0,001) et l’absence d’ajustement de la luminosité (p = 0,007), tandis qu’aucune relation n’a été retrouvée avec les caractéristiques individuelles et les autres facteurs professionnels et ergonomiques.
ConclusionLe SVO résulte principalement d’une inadéquation entre les exigences visuelles du travail numérique et l’organisation ergonomique du poste. L’amélioration de la distance œil–écran, de l’éclairage et de la luminosité représente donc un levier majeur de prévention.
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| th10 p527 evaluation dune intervention de prevention des troubles musculosquelettiques de lepaule et des cervicales des preparatrices en unite de recomposition des cytotoxiques et medicaments cancereux auteurs elodie canut 1 aleth chancenotte 1 laurence ferdinand 1 etablissement 1 centre hospitalier intercommunal toulon la seyne chits toulon france presentateur elodie canut |
Th10-P527 - Evaluation d’une intervention de prévention des troubles musculosquelettiques de l’épaule et des cervicales des préparatrices en unité de recomposition des cytotoxiques et médicaments cancéreux
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Elodie Canut (1), Aleth Chancenotte (1), Laurence Ferdinand (1)
Présentateur : Elodie Canut
Etablissement : (1) Centre hospitalier intercommunal Toulon la Seyne CHITS, Toulon, FRANCE
Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont un enjeu de santé public majeur. Ils se développent notamment lors de la répétition de postures contraintes. Suite à des plaintes d’agents, nous avons mené une action en milieu de travail pour améliorer les TMS chez des préparatrices en pharmacie hospitalière travaillant sur des isolateurs. L’objectif était d’évaluer l’intérêt d’exercices de kinésithérapie lors de pauses actives sur la diminution des limitations fonctionnelles et douloureuses scapulaires et cervicales. Nous avons proposé aux participantes des pauses actives supervisées par une kinésithérapeute plusieurs fois par semaine pendant 3 mois, puis en autonomie à l’aide d’un support vidéo jusqu’à 6 mois.
L’action a porté sur 12 femmes d’âge moyen 36.8 ± 4.3 ans. La durée moyenne de travail sur les isolateurs était de 4.9 ± 1.4 heures/jour et de 17.9 ± 4.8 heures/semaine. Le score de Constant évaluant les limitation fonctionnelles et douloureuses de l’épaule était amélioré de façon significative à 3 mois (+ 4.8 ± 3.6 pts, p=0.001) et se maintenait à 6 mois (+ 3.8 ± 3.7 pts, p=0.01). Les douleurs générales, scapulaires ou cervicales n’étaient pas modifiées de façon significative avec l’intervention, ni le score de bien-être psychique. L’incapacité cervicale était améliorée à 3 mois (score Neck disease index - 3.5 ± 2.2 pts, p=0.0008) et à 6 mois (- 4.1 ± 5.0 pts, p=0.03).
Ces résultats, qui correspondent à un rajeunissement de près de 7 ans de la fonction de l’épaule chez ces agents, suggèrent que ce type d’intervention peut prévenir l’apparition de TMS.
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| th10 p528 contribution de ssti03 au depistage des cancers dans le cadre dune collaboration avec le crcdc aura auteurs nejla ben hassine 1 etablissement 1 ssti03 vichy france presentateur nejla ben hassine |
Th10-P528 - Contribution de SSTI03 au dépistage des cancers dans le cadre d’une collaboration avec le CRCDC Aura »
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nejla Ben Hassine (1)
Présentateur : Nejla Ben Hassine
Etablissement : (1) SSTI03, Vichy, FRANCE
Contexte :La médecine du travail a un rôle essentiel dans la promotion de la santé générale du salarié. Les médecins du travail et les infirmiers en santé au travail sont amenés à mener des actions de prévention primaire et secondaire axées sur les maladies de civilisation, notamment le cancer. Conscient de l’intérêt du dépistage précoce dans l’amélioration du pronostic des cancer SSTI03 s’est engagé dans une véritable action de santé publique à travers une collaboration partenariale avec l’acteur majeur le CRCDC AuRA.
Objectif :La mise en œuvre opérationnelle des dépistages organisés des cancers est confiée au CRCDC AuRA, chargé de l'organisation des programmes à l'échelle de la région en appui de l'Agence Régionale de Santé. Dans l’objectif d’avoir une meilleure couverture du territoire sur la question du dépistage des cancers, une convention de partenariat entre le CRCDC et SSTI03 a été signé le mois de janvier 2023. Il s’agit de participer à une stratégie complémentaire de distribution des kits de dépistage du cancer colorectal et d’ordonnance pour mammographie.
Méthode :Le CRCDC s’est engagé à former les professionnels de santé de SSTI03 aux dépistages des cancers, fournir des identifiants du site d’éligibilité et les questionnaires d’éligibilité, fournir les ordonnanciers de mammographie et les kits de dépistage du cancer colorectal. Le professionnel de santé reçoit le salarié en visite, il vérifie son éligibilité remet le kit et/ou l’ordonnance de mammographie si le salarié est éligible, lui montre le mode opératoire en utilisant un kit démo et le trace sur son dossier médical
Résultats :La population ciblée est âgée de 50 à 74 ans, à SSTI03 la tranche d’âge entre 50 et 74 ans représente 33 % des effectifs suivis soit 24569 salariés concernés sur les 74818 suivis. Du mois d’Aout 2024 au mois de décembre 2025 451 kits ont été remis, avec un taux de réalisation à 21.95% Sur la même période 43 ordonnances de mammographie ont été délivrées. Les taux de participation des hommes et femmes au dépistage organisé du cancer colorectal en Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) montrent une légère hausse pour la période 2023/2024 (avec 32,4% contre 31,4% en 2021/2022), quant au cancer du sein, au niveau régional le taux de dépistage est stable ; passant de 51,6% en 2022-2023 à 51,7% en 2023-2024.
Conclusion : Les taux de participation au dépistage organisé montrent une adhésion faible de la population concernée. L’objectif est d’atteindre les 45% pour le cancer colorectal et 70% pour le cancer du sein. La démarche des professionnels de santé de SSTI03 répond à un fort besoin dans le dépistage des cancers.
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| th10 p529 evaluation des risques professionnels dans leconomie informelle au mali cas dune menuiserie de bois a bamako en 2023 auteurs mahamadou kone 1 etablissement 1 sst consulting bamako mali presentateur mahamadou kone |
Th10-P529 - Evaluation des risques professionnels dans l’économie informelle au mali : cas d’une menuiserie de bois à Bamako en 2023
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mahamadou Kone (1)
Présentateur : Mahamadou Kone
Etablissement : (1) SST Consulting, Bamako, MALI
Introduction La majorité des travailleurs de la menuiserie du bois au Mali exercent dans l’économie informelle, qui est le grand oublié en matière de sécurité et santé au travail. Elle est pourvoyeuse d’accidents du travail et de maladies professionnelles. L’objectif de cette étude était d’évaluer les risques professionnels et de proposer des mesures de prévention.
Méthodologie Il s’agissait d’une étude transversale et descriptive d’un mois (mai 2023), réalisée dans une menuiserie de bois spécialisée dans la confection des meubles de maison, de bureaux, située au marché de Médine à Bamako. L’entreprise a été découpée en trois (03) unités de travail (UT) : UT1 (Scierie), UT2 (Assemblage) et UT3 (Finition). L’aide au repérage des risques professionnels dans les PMI-PME de l’INRS (version 2023) a permis le repérage des risques dans les différentes unités de travail. La hiérarchisation des risques a permis de définir 3 niveaux de priorités d’actions : priorité 1 (code couleur : rouge), priorité 2 (code couleur : jaune) et priorité 3 (code couleur : vert).
Résultats Dix (10) familles de risques ont été retrouvées dans cette entreprise. Les risques communs à toutes les unités de travail étaient les risques liés à la charge physique du travail, liés au bruit, chimiques et les risques psychosociaux. Cinq (05) familles de risque étaient de priorité 1. Les risques chimiques et liés au bruit étaient de priorité 1 dans toutes les unités de travail. L’UT1 avait plus de risque de priorité 1. Un programme de prévention basé sur des moyens humains, techniques et organisationnels a été élaboré avec des échéances et désignation des responsables pour son exécution.
Conclusion L’étude a permis de faire une cartographie des risques professionnels de cette menuiserie de bois et de proposer des mesures préventives. La mise en œuvre de ces mesures permettra de rendre le milieu de travail sûr et salubre afin d’impacter positivement sur la productivité et la compétitivité de l’entreprise.
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| th10 p530 sante des femmes retour dexperience defficience sante au travail auteurs herve baudelocque 1 etablissement 1 efficience sante au travail paris france presentateur herve baudelocque |
Th10-P530 - Santé des femmes : retour d’expérience d’Efficience santé au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Herve Baudelocque (1)
Présentateur : Herve Baudelocque
Etablissement : (1) EFFICIENCE SANTE AU TRAVAIL, Paris, FRANCE
Efficience Santé au Travail, service de prévention et de santé au travail interentreprises, accompagne près de 300000 salariés, dont une proportion importante de femmes dans les secteurs médico‑social et des services. Inscrit dans la dynamique nationale de prise en compte des spécificités de la santé des femmes au travail, le service a déployé depuis 2022 un programme structuré articulant information, prévention et innovation, visant à une meilleure pris en compte des déterminants professionnels de la santé féminine.
Webinaires et conférences thématiques
Un cycle annuel de webinaires « Santé des femmes » a été instauré autour de quatre axes : cancers féminins (Octobre Rose), santé mentale, risques cardio-vasculaires et spécificités gynécologiques (endométriose, ménopause). Chaque session, d’une durée d’une heure, a mobilisé un binôme médecin du travail – spécialiste (gynécologue, cardiologue, sage-femme). Au total, plusieurs milliers de participants, issus de secteurs d’activité variés, ont rapporté un haut niveau de satisfaction (92 %) et une meilleure compréhension des interactions entre santé personnelle et contexte professionnel. Ces temps d’échanges ont favorisé la levée de certains tabous autour de la santé féminine et incité plusieurs entreprises à initier des actions spécifiques.
Prévention en entreprise et approche différenciée
Les campagnes de sensibilisation, déclinées en présentiel et distanciel, ont intégré affichages, newsletters ciblées, et ateliers de dépistage du cancer animés par nos infirmières. Le service a accompagné les entreprises dans la mise à jour de leur DUERP, avec une attention accrue aux postes féminisés : ergonomie, adaptation des EPI, prévention des TMS et des RPS. Ces démarches ont permis de renforcer le lien entre prévention collective et suivi individuel des salariées.
Innovation et dynamique participative : le hackathon InnovHer
En 2025, Efficience Santé au Travail a contribué activement au hackathon InnovHer. L’équipe du service a apporté son expertise autour d’un projet visant à accompagner les jeunes femmes victimes de cancer du sein. Cette participation a renforcé la culture de l’innovation au sein du service et stimulé le partage d’expériences.
Résultats, enseignements et perspectives
La démarche engagée autour de la santé des femmes a transformé la culture et les pratiques de notre service. D’un mode d’action centré sur la prévention thématique par risque, le service a évolué vers une approche intégrée, transversale, où la santé au travail des femmes devient un levier d’amélioration du travail.
Cette démarche a également ouvert le service à une culture de l’innovation et du travail en réseau, associant médecins, infirmières, préventeurs à des partenaires externes
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| th10 p531 devenir professionnel apres un cancer du sein auteurs amira triki 1 imen ben hnia 1 abir ayadi 1 olfa jlassi 1 jihen rejeb 1 imen magroun 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital abderrahmane mami ariana tunisie tunis tunisie presentateur imen magroun |
Th10-P531 - Devenir professionnel après un cancer du sein
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amira Triki (1), Imen Ben Hnia (1), Abir Ayadi (1), Olfa Jlassi (1), Jihen Rejeb (1), Imen Magroun (1)
Présentateur : Imen Magroun
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et des maladies professionnelles Hôpital Abderrahmane Mami-Ariana-Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction Le cancer du sein, première cause de cancer chez la femme dans le monde, constitue un enjeu majeur de santé publique en raison de ses répercussions socio-économiques et professionnelles.
Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective descriptive portant sur des femmes actives suivies pour cancer du sein, adressées par le service d’oncologie au service de médecine du travail de l’hôpital Abderrahmen Mami d’Ariana sur une période de trois ans.
Résultats L’étude a inclus 27 patientes. L’âge moyen était de 50 ± 6 ans. Des antécédents familiaux de pathologies néoplasiques étaient rapportés chez 63 % des patientes. Les travailleuses manuelles concernaient 37 % des patientes, principalement dans le secteur textile et le secteur industriel. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 23 ± 9 ans.
Le diagnostic du cancer du sein était révélé par la palpation d’un nodule mammaire chez 17 patientes.
Sur le plan professionnel, une demande de reconnaissance de handicap concernait 12 patientes, tandis que 15 patientes sollicitaient une évaluation d’aptitude au poste de travail, parmi lesquelles 9 étaient en rémission. Les décisions médico-professionnelles comprenaient un aménagement de poste pour 12 patientes, une mise à la retraite pour invalidité pour une patiente et un arrêt de travail prolongé pour 5 patientes.
Conclusion Le cancer du sein a un impact significatif sur le devenir professionnel des femmes actives, nécessitant une prise en charge médico-professionnelle individualisée. Une collaboration étroite entre oncologues et professionnels de la santé au travail est essentielle afin de favoriser le maintien dans l’emploi et la réinsertion professionnelle.
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| th10 p532 les allergies cutanees chez le personnel de soins expose aux produits cytostatiques auteurs soumaia fatima zahra mahdad 1 zakia meziane 2 etablissement 1 efficience sante au travail paris france 2 faculte de medecine aboubekr belkaid tlemcen algerie presentateur soumaia fatima zahra mahdad |
Th10-P532 - Les Allergies Cutanées Chez le Personnel de Soins Exposé aux Produits Cytostatiques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Soumaia Fatima Zahra Mahdad (1), Zakia Meziane (2)
Présentateur : Soumaia Fatima Zahra Mahdad
Etablissement : (1) Efficience santé au travail, Paris, FRANCE; (2) Faculté de Médecine ABOUBEKR BELKAID , Tlemcen, ALGERIE
INTRODUCTION Bien qu'employés comme traitements, les cytostatiques possèdent des propriétés cancérogènes, tératogènes, mutagènes et allergisante préjudiciables, pour le personnel de santé les manipulant.
OBJECTIFS Déterminer la prévalence des allergies cutanées chez le personnel exposé aux produits cytostatiques dans les établissements de soins de Tlemcen.
MATERIELS ET METHODES Il s’agit d’une étude transversale descriptive, allant de novembre2015 jusqu’au mois de mai 2016 ; prenant (63) agents hospitaliers exposés aux produits cytostatiques.Les données ont été recueillies à l’aide deux questionnaires, des patchs tests ont été faites chez tout le personnel présentant une allergie cutanée. Ainsi L’indice d’exposition ICC a été calculé sur une période d’une semaine.
RESULTATS 63 sujets exposées aux produits cytostatiques ont participé a l’enquête avec une nette prédominance féminine et un sex-ratio = 6,8 ,L’âge moyen de notre population est de 34,2±10 ans L’ancienneté moyenne est de 8,65±8,8ans.10 personnes sur 63 présentent une allergie cutanée aux cytostatique(15,9%) dont la moitié a un âge situant entre 20-30ans , et une ancienneté variant entre 1-5 ans, 9 sujets présentent une atopie personnelle et 7 sujets présentent une atopie familiale, c’est le poste d’infirmier qui est le plus à risque 50%.Les familles des produits cytostatiques les plus manipulés par notre population allergique sont les surtout les antimétabolites et les alkylants (90,8%) ,le méthotrexate, cyclophosphamide, sel de platine, ce sont les produits les plus allergisants, les tests cutanées aux cytostatiques n’ont pas pu être réalisés pour des raisons éthiques.L’indice de contact cytotoxique a été calculé pour l’ensemble de la population exposée , dont 10% des ont une exposition intense ICC>3.
Conclusion Cette étude préliminaire a permis une approche simple de l’évaluation du risque d'allergie cutanée liée à la manipulation des médicaments anticancéreux. Les difficultés principales dans notre étude résidaient dans le fait de trouver les informations précises concernant la toxicité cutanée car le questionnaire reste insuffisant pour une évaluation exacte de la prévalence.
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| th10 p533 expositions toxiques professionnelles aux antilles guyane rapportees aux centres antipoison 2010 2020 auteurs lucie meissonnier cirille 1 2 herve laborde casterot 2 theo blaise 3 jonathan florentin 1 5 dabor resiere 1 4 5 jerome langrand 2 etablissement 1 centre regional de pathologies professionnelles et environnementales departement de toxicologie chu de martinique fort de france martinique 2 centre antipoison de paris hopital fernand widal paris france 3 departement de toxicovigilance ch andree rosemon cayenne guyane francaise 4 service de reanimation polyvalente chu de martinique fort de france martinique 5 service des urgences chu de martinique fort de france martinique presentateur jerome langrand |
Th10-P533 - Expositions toxiques professionnelles aux Antilles-Guyane rapportées aux centres antipoison (2010-2020)
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Lucie Meissonnier-Cirille (1,2), Hervé Laborde-Casterot (2), Théo Blaise (3), Jonathan Florentin (1,5), Dabor Resiere (1,4,5), Jérôme Langrand (2)
Présentateur : Jérôme Langrand
Etablissement : (1) Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales & Département de Toxicologie, CHU de Martinique, Fort-De-France, MARTINIQUE; (2) Centre antipoison de Paris, hôpital Fernand-Widal, Paris, FRANCE; (3) Département de toxicovigilance, CH Andrée Rosemon, Cayenne, GUYANE FRANÇAISE; (4) Service de Réanimation Polyvalente, CHU de Martinique, Fort-De-France, MARTINIQUE; (5) Service des Urgences, CHU de Martinique, Fort-De-France, MARTINIQUE
Contexte et objectifs Les expositions chimiques professionnelles sont une cause importante d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Cependant, dans les départements français d’Amérique (DFA), peu de données concernant les conditions de survenue de ces accidents sont rapportées. Notre étude recense les caractéristiques de ces expositions à partir des cas déclarés aux centres antipoison (CAP) français.
Matériels et méthodes L'étude, descriptive et rétrospective, rapporte tous les cas d’intoxications professionnelles en Martinique, Guadeloupe et Guyane, déclarés aux CAP français entre 2010 et 2020. Les données ont été extraites de la base de données nationale SICAP (Système d’Information des Centres Antipoison). La gravité des cas a été évaluée à l’aide du Poisoning Severity Score (PSS).
Résultats D’après l’étude, 289 dossiers ont été recensés et analysés pour un total de 356 agents toxiques d’exposition identifiés. La répartition géographique des cas était la suivante : Guadeloupe (40,13%), Martinique (30,79%), Guyane (29,06%). Les expositions étaient principalement accidentelles dans 99,65% des cas, aiguës dans 92,73%, et dues à un agent unique dans 91,34%. La voie d’exposition la plus fréquente était cutanée, pulmonaire ou digestive. Concernant l’évolution des cas, 32,53 % ont évolué favorablement. Six cas ont présenté une gravité sévère (PSS = 3) et quatre décès ont été rapportés (PSS = 4). Les secteurs d’activité les plus impliqués étaient : tertiaire (46,71 %), primaire (14,18 %) et inconnu (30,10 %). Les agents les plus fréquemment rencontrés étaient les solvants, produits pétroliers et assimilés (17,69 %), et les produits phytosanitaires (16,29 %).
Dans les cas d’expositions professionnelles rapportées aux CAP, certains agents étaient plus spécifiques aux départements français d’Amérique que ceux observés en France hexagonale : envenimations, expositions à l’H2S des sargasses, chlordécone, paraquat.
Conclusion Cette étude a démontré la spécificité territoriale des intoxications professionnelles rapportées aux CAP français. Cette spécificité est liée à la biodiversité locale et requiert un recensement et un suivi plus exhaustifs. En effet, le faible nombre de cas rapportés sur dix ans suggère une sous-déclaration, probablement liée à une diffusion insuffisante de l’information sur le rôle des CAP.
La mise en place récente du Centre Régional de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CRPPE) du CHU de Martinique, ainsi que des dispositifs de toxicovigilance de Martinique et de Guyane, constitue une avancée majeure pour améliorer la traçabilité, la documentation et l’évaluation des expositions professionnelles, ainsi que le suivi adapté des pathologies associées.
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| th10 p534 otite externe recurrente liee au port de bouchons anti bruit un risque professionnel evitable auteurs amira triki 1 nesrine kammoun 1 fatma boujmil 1 sonia fehri 1 etablissement 1 service de medecine du travail institut de sante et de securite au travail tunis tunisie presentateur fatma boujmil |
Th10-P534 - Otite externe récurrente liée au port de bouchons anti-bruit : un risque professionnel évitable
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amira Triki (1), Nesrine Kammoun (1), Fatma Boujmil (1), Sonia Fehri (1)
Présentateur : Fatma Boujmil
Etablissement : (1) service de médecine du travail, Institut de Santé et de Sécurité au Travail , Tunis, TUNISIE
Introduction Les bouchons anti-bruit, équipements de protection individuelle (EPI), sont essentiels pour prévenir les risques auditifs en milieu professionnel bruyant. Cependant, leur utilisation prolongée sans entretien adéquat peut favoriser des infections locales, en particulier dans des environnements chauds et humides, notamment les lieux de travail.
Objectif Étudier l’imputabilité professionnelle du port d’EPI dans la survenue d’une otite externe récurrente et proposer des mesures préventives adaptées.
Méthodologie Nous rapportons un cas d’otite externe récurrente liée à l’utilisation de bouchons anti-bruit en silicone mal entretenus chez un travailleur exposé à un environnement industriel.
Observation Nous rapportons le cas d’un homme de 33 ans, opérateur de machine dans une usine d’emballage, exposé à un environnement bruyant (>85 dB), chaud et humide. Il utilisait quotidiennement des bouchons anti-bruit en silicone moulés, sans entretien régulier. Le patient a présenté une otite externe initialement unilatérale, puis récidivante et bilatérale, nécessitant plusieurs traitements. L’examen ORL retrouvait une inflammation du conduit auditif externe avec signes infectieux. Une amélioration clinique progressive a été obtenue après adaptation du traitement et mise en place d’une éducation ciblée sur l’hygiène et l’entretien des bouchons. Le patient rapportait des cas similaires chez ses collègues.
Conclusion Ce cas met en évidence que les bouchons anti-bruit peuvent se transformer d’équipements de protection en vecteurs de pathogènes plutôt lorsqu’ils sont mal entretenus, favorisant ainsi les otites externes récurrentes en créant un microenvironnement propice aux infections. Une éducation ciblée sur l’entretien des EPI et la mise en place de protocoles d’hygiène adaptés pour prévenir ces complications en milieu professionnel.
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| th10 p535 prevalence et facteurs associes aux manifestations allergiques des voies respiratoires chez les dentistes auteurs asma aloui 1 souhaiel chatti 1 imene kacem 1 mounira ben yahaya 1 asma chouchane 1 zeineb athimni 1 manel makhloufi 1 marwa bouhoula 1 houda kalboussi 1 olfa el maalel 1 etablissement 1 service de medecine du travail chu farhat hached sousse tunisie tunisie presentateur mounira ben yahaya |
Th10-P535 - Prévalence et facteurs associés aux manifestations allergiques des voies respiratoires chez les dentistes.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Asma Aloui (1), Souhaiel Chatti (1), Imene Kacem (1), Mounira Ben Yahaya (1), Asma Chouchane (1), Zeineb Athimni (1), Manel Makhloufi (1), Marwa Bouhoula (1), Houda Kalboussi (1), Olfa El Maalel (1)
Présentateur : Mounira Ben Yahaya
Etablissement : (1) Service de Medecine du Travail CHU Farhat Hached, Sousse- Tunisie, TUNISIE
Introduction Les dentistes sont exposes a de multitude agents allergisants et irritants susceptibles d’induire des manifestations allergiques des voies respiratoires.
Objectifs Déterminer la prévalence et les facteurs associes aux manifestations allergiques des voies respiratoires (asthme et rhinite ) chez les dentistes.
Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale à visée analytique menée auprès des médecins dentistes libéraux de la région de Sousse durant une période de 3 mois s’étalant entre le 1er juillet 2024 et le 30 septembre 2024. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire en français auto-administré préétabli pour répondre aux objectifs de l’étude.
Résultats Parmi les 332 questionnaires distribués, 290 réponses complètes ont été incluses dans l’étude, ce qui correspond à un taux de réponse de 87,35%. Notre population était relativement jeune (médiane d’âge était de 37,5 ans) avec une prédominance féminine (55.9%). Selon nos résultats, 23 participants (7,9%) étaient diagnostiqués porteurs de rhinite allergique après le début de la carrière professionnelle. La durée médiane d’évolution de ces plaintes était de 5 (IIQ : 3 - 18) ans avec des extrêmes allant de 1 à 32 ans. Parmi eux, 21,7% ont suspecté un produit particulier dans la genèse de la rhinite allergique. Par ailleurs , 41 participants (14,1%) présentaient au moins une plainte rhinopharyngée dans les 12 derniers mois. Cependant, 8 participants (2,8%) étaient diagnostiqués porteurs d’asthme allergique . La durée médiane d’évolution des plaintes respiratoires était de 7,5 (IIQ : 3,25 - 14,25) ans avec des extrêmes allant de 2 à 15. Parmi eux, les plaintes respiratoires les plus retrouvées étaient la toux quinteuse (88%) et le sifflement (48%). L’horaire des symptômes était majoritairement la nuit après le travail (60%). Les symptômes respiratoires étaient rythmés par l’activité professionnelle dans 64% des cas. L’apparition de la rhinite allergique avait une association statistiquement significative avec les antécédants de conjonctivite allergique (p=0,029) et l’urticaire de contact (p=0,022)
Conclusion Les manifestations allergiques respiratoires ne sont pas rares, et semblent être par leur prévalence un problème à prendre en considération en milieu de travail. Devant l’ampleur de ces manifestations, des actions de prévention doivent être proposées et étudiées.
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| th10 p536 accidents dexposition au sang chez les etudiants infirmiers etats des lieux et enjeux preventifs auteurs asma aloui 1 souhaiel chatti 1 imene kacem 1 mounira ben yahya 1 asma chouchane 1 zeineb athimni 1 manel makhloufi 1 marwa bouhoula 1 houda kalboussi 1 olfa el maalel 1 etablissement 1 service demedecine du travail chu farhat hached sousse tunisie tunisie presentateur mounira ben yahya |
Th10-P536 - Accidents d’exposition au sang chez les étudiants infirmiers: états des lieux et enjeux préventifs
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Asma Aloui (1), Souhaiel Chatti (1), Imene Kacem (1), Mounira Ben Yahya (1), Asma Chouchane (1), Zeineb Athimni (1), Manel Makhloufi (1), Marwa Bouhoula (1), Houda Kalboussi (1), Olfa El Maalel (1)
Présentateur : Mounira Ben Yahya
Etablissement : (1) Service deMedecine du Travail CHU Farhat Hached , Sousse Tunisie, TUNISIE
Introduction Les accidents d’exposition au sang (AES) peuvent surprendre n’importe quel réalisateur de soins, même si les soignants sont théoriquement plus expérimentés et donc moins exposés à un tel accident. Compte-tenu de leur manque d’expérience et de connaissances, les étudiants infirmiers sont plus particulièrement exposés à de tels accidents.
Objectifs Déterminer la fréquence des AES chez les étudiants infirmiers ainsi que les facteurs associés
Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude transversale auprès des étudiants inscrits à la 2ème et 3ème années sciences infirmières dans une institut privé de Sousse, et qui ont effectué des stages dans les services hospitaliers. La collecte des données était réalisée à l’aide d’un questionnaire anonyme auto administré portant sur les caractéristiques sociodémographiques et les antécédents personnels des AES.
Résultats Cents étudiants ont été inclus dans notre étude. La moyenne d’âge des participants était de 22,2 ± 2,3 ans et des extrêmes allant de 19 à 30 ans. Une prédominance féminine a été observée (67%) avec un sexe ratio de 0,49. La majorité des participants (55%) étaient des étudiants de la 3ème année sciences infirmières. Les résultats montrent que 52% des étudiants ont déjà été victimes d’accident d’exposition au sang. Le mécanisme d’AES le plus fréquent était la piqûre d’aiguille dans 92,3% des cas. Les doigts constituaient les localisations les plus touchées par les AES selon 96,2% des répondants .Ces accidents survenaient majoritairement dans les services des urgences selon 80,8% des victimes. La majorité des étudiants interrogés (63,5%) ont été victimes d’AES le plus souvent durant le travail du jour. Plus des 2/3 des étudiants victimes ont déclaré leur AES en tant qu’accident du travail et 69,2% ont fait le suivi sérologique nécessaire après l’AES. Parmi eux, deux étudiants (3,8%) ont été victimes d’une infection de l’hépatite B suite à un AES. En terme de mesure preventives, nos resultats montrent que plus de la moitié des enquêtés (57%) portent systématiquement des gants lors de la réalisation d’un geste à risque de coupure ou de piqûre, 90% se lavent les mains avant et après chaque soin et 85% déposent immédiatement après usage les objets piquants ou coupants dans des conteneurs adaptés, 84% ne recapuchonnent pas les aiguilles et 81% mettent des gants.
Conclusion La prévention des AES est essentielle compte tenu de leur gravité potentielle. Elle repose principalement sur le respect des précautions standards. Donc il faut informer les étudiants en soins infirmiers sur la prévention des AES et les premiers gestes à faire sur le lieu du travail.
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| th10 p537 montres connectees avec ecg un outil innovant pour la prevention du risque cardiovasculaire en sante au travail auteurs gil boudet 1 3 alain chamoux 1 frederic dutheil 1 2 3 etablissement 1 institut d hygiene industrielle de medecine du travail et d ergonomie clermont ferrand france 2 chu clermont ferrand france 3 laboratoire de psychologie sociale et cognitive clermont ferrand france presentateur gil boudet |
Th10-P537 - Montres connectées avec ECG : un outil innovant pour la prévention du risque cardiovasculaire en santé au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Gil Boudet (1,3), Alain Chamoux (1), Frédéric Dutheil (1,2,3)
Présentateur : Gil Boudet
Etablissement : (1) Institut d'Hygiène Industrielle de Médecine du Travail et d'Ergonomie, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) CHU, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive , Clermont-Ferrand, FRANCE
Introduction Les maladies cardiovasculaires constituent une cause majeure de morbi-mortalité, y compris en milieu professionnel. Les facteurs de risque tels que la sédentarité, le stress, le travail posté ou de nuit et la charge physique sont fréquents dans le contexte professionnel. La prévention du risque cardiovasculaire (RCV) est donc un enjeu essentiel en santé au travail. Les montres connectées équipées d’ECG représentent une innovation prometteuse pour la surveillance et la prévention du RCV.
Matériel et méthode Les montres connectées de dernière génération intègrent des capteurs cardio‑photopléthysmographiques (PPG) pour la fréquence cardiaque et parfois des capteurs ECG (une dérivation), des accéléromètres tri‑axiaux, des gyroscopes, des capteurs de température cutanée, et des algorithmes de reconnaissance de mouvement et de détection de rythme irrégulier. Ces dispositifs permettent un enregistrement continu ou ponctuel de l’activité électrique cardiaque, complété par des mesures de fréquence cardiaque, variabilité cardiaque, activité physique et parfois saturation en oxygène.
Résultats Ces données offrent une évaluation objective du rythme cardiaque et permettent de détecter des anomalies telles que des arythmies (comme la fibrillation atriale), contribuant ainsi au dépistage précoce des troubles cardiovasculaires. En milieu professionnel, elles peuvent aider à identifier les périodes de surcharge physiologique, ajuster les tâches et promouvoir des comportements favorables à la santé.
Cependant, des limites doivent être prises en compte : fiabilité variable des capteurs selon les modèles, nécessité de garantir la confidentialité des données et d’éviter une surveillance intrusive. L’acceptabilité par les salariés et l’intégration dans une démarche globale de santé
Conclusion Les montres connectées avec ECG constituent un outil innovant pour la prévention du RCV en santé au travail. Elles permettent une approche proactive, centrée sur la mesure continue et la détection précoce des anomalies cardiaques, favorisant l’adaptation des postes et la réduction des risques. Leur utilisation, associée à une stratégie de dépistage et de sensibilisation, pourrait contribuer à améliorer la santé cardiovasculaire des travailleurs.
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| th10 p538 limpact de la surcharge du travail infirmier sur la qualite des soins auteurs asma aloui 1 souhaiel chatti 1 imene kacem 1 mounira ben yahya 1 asma chouchane 1 zeineb athmini 1 manel makhloufi 1 marwa bouhoula 1 houda kalboussi 1 olfa el maalel 1 etablissement 1 service de medecine du travail chu farhat hached sousse tunisie tunisie presentateur mounira ben yahya |
Th10-P538 - L’impact de la surcharge du travail infirmier sur la qualité des soins
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Asma Aloui (1), Souhaiel Chatti (1), Imene Kacem (1), Mounira Ben Yahya (1), Asma Chouchane (1), Zeineb Athmini (1), Manel Makhloufi (1), Marwa Bouhoula (1), Houda Kalboussi (1), Olfa El Maalel (1)
Présentateur : Mounira Ben Yahya
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail CHU Farhat Hached, Sousse - Tunisie, TUNISIE
Introduction Les infirmières jouent un rôle crucial dans l'amélioration de la qualité des soins dans les services de santé, en adaptant constamment les techniques de soins et en travaillant de manière générale à l'amélioration continue des conditions de séjour des patients.
Objectifs Décrire la charge du travail infirmier et déterminer son impact sur la qualité des soins.
Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude quantitative descriptive de type transversale auprès des infirmiers moyennant un questionnaire anonyme auto-administré réalisée durant trois mois de décembre 2023 jusqu’au février 2024.
Résultats Notre échantillon, composé de 100 infirmiers, présente une prédominance féminine, avec 69% des répondants étant des femmes avec un sexe ratio de 0,45. La tranche d'âge de 30 à 5 0 ans est la plus représentée, (60% des répondants). Une égalité des répondants (50%) travaillent en réanimation et aux urgences. La majorité (92%) a répondu affirmativement, indiquant qu'ils estiment qu'il y a effectivement une surcharge de travail dans leur service. La plupart des répondants (62 %) décrivent la charge de travail comme étant lourde. Environ (¼) des répondants mentionnent l'épuisement professionnel comme une conséquence notable. De plus, 23% des répondants soulignent le risque accru d'erreurs. Plus de la moitié des infirmiers répondants (45%) indiquent que le service a enregistré des décès suite à une mauvaise surveillance due à la surcharge de travail. Cependant, la grande majorité des infirmiers, soit 89%, expriment leur satisfaction quant à la qualité des soins qu'ils prodiguent aux patients.
Conclusion La résolution de la surcharge du travail dans les soins infirmiers nécessite un engagement ferme de la part des établissements de santé, des décideurs politiques et de la communauté médicale dans son ensemble. En investissant dans des solutions efficaces pour atténuer la surcharge et en reconnaissant l'importance vitale des soins infirmiers de haute qualité, nous pouvons améliorer les résultats pour les patients, promouvoir le bien-être des infirmiers et renforcer le système de santé dans son ensemble.
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| th10 p539 composes organiques volatils cov et produits dentretien dans les ecoles de la metropole de nancy estimation des expositions et des risques pour les agents de menage pendant leur activite professionnelle auteurs ouassim boudia 1 aurelie della puppa 2 melanie nicolas 2 francois xavier devetter 4 frederic thevenet 3 frederic clerc 5 marie verriele 3 nathalie bonvallot 1 etablissement 1 univ rennes inserm ehesp irset institut de recherche en sante environnement et travail rennes france 2 cstb grenoble france 3 imt nord europe douai france 4 universite de lille lille france 5 inrs vandoeuvre les nancy france presentateur nathalie bonvallot |
Th10-P539 - Composés organiques volatils (COV) et produits d’entretien dans les écoles de la métropole de Nancy : estimation des expositions et des risques pour les agents de ménage pendant leur activité professionnelle
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ouassim Boudia (1), Aurélie Della Puppa (2), Mélanie Nicolas (2), François-Xavier Devetter (4), Frédéric Thevenet (3), Frédéric Clerc (5), Marie Verriele (3), Nathalie Bonvallot (1)
Présentateur : Nathalie Bonvallot
Etablissement : (1) Univ Rennes, Inserm, EHESP, Irset (Institut de recherche en sant´e, environnement et travail), Rennes, FRANCE; (2) CSTB, Grenoble, FRANCE; (3) IMT Nord Europe, Douai, FRANCE; (4) Université de Lille, Lille, FRANCE; (5) INRS, Vandoeuvre Les Nancy, FRANCE
La perception de la qualité de l’air intérieur a fortement évolué depuis la crise de la COVID-19. La mise en place de nouvelles pratiques de nettoyage qui en a découlé a modifié les conditions de travail des agents d’entretien des espaces publics et des entreprises, avec une exposition potentiellement accrue aux produits ménagers.
L’objectif de cette étude est d’évaluer les expositions et les risques associés aux émissions de composés organiques volatils (COV) lors des activités de ménage réalisées par les agents d’entretien des écoles de la métropole du Grand Nancy. Les 2 produits d’entretien les plus fréquemment employés (un nettoyant désinfectant multi-usage et un gel WC) pendant la période de ménage 16h-20h ont été considérés.
L’évaluation a porté sur 18 substances chimiques disposant de valeurs de références et identifiées parmi les substances émises lors de la mise en œuvre des produits à échelle réduite dans une chambre de 50L. Certaines de ces substances sont classées CMR (ex. benzène, formaldéhyde), d’autres irritantes respiratoires (ex. hexanol, octanol, décanol…). Les données issues des cahiers des charges des écoles et recueillies lors d’entretiens avec les agents de ménage ont été combinées afin de caractériser des tâches types (durée, fréquence, volume des pièces, quantités de produits) et de construire un scénario d’exposition représentatif.
Les doses journalières d’exposition (DJE) par inhalation et voie cutanée ont été estimées à partir des équations recommandées par l’US EPA, en utilisant les concentrations issues des essais d’émission. Le logiciel CONSEXPO a été utilisé en parallèle dans une approche comparative.
Les expositions estimées s’échelonnent de 10?? à 10?³ mg/kg/j, les valeurs les plus élevées étant observées pour le dodécane et le 1-octanol. Une contribution non négligeable de la voie cutanée est mise en évidence pour certaines substances. La comparaison avec CONSEXPO met en évidence des écarts importants : pour 4 molécules (1-octanol, eucalyptol, 1-décanol et 1-hexanol), les DJE sont sous-estimées d’un facteur 10 à 100, et pour le dodécane, d’un facteur 108. Ces résultats illustrent les limites de CONSEXPO pour l’évaluation des expositions professionnelles déjà soulignées dans la littérature.
Enfin, l’évaluation substance par substance ne met pas en évidence de risque dans les conditions étudiées pour les molécules disposant de VTR. De plus, les concentrations estimées sont nettement inférieures à celles rapportées chez les travailleurs français du secteur du nettoyage pour les composés les plus toxiques (benzène, formaldéhyde, toluène, n-hexane). Une évaluation cumulée des risques cancérogènes d’une part, et d’irritation respiratoire d’autre part, complètera ce travail.
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| th10 p540 exploration des troubles auditifs en medecine du travail place des potentiels evoques auditifs auteurs nouha ben arbia 1 nizar laadhari 1 ghada bahri 1 amel ben chaira 1 meriem merseni 1 siwar chemingui 1 imene youssfi 1 yesmine tebourbi 1 dorra brahim 1 mejda bani 1 etablissement 1 hopital charles nicole tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th10-P540 - Exploration des Troubles Auditifs en Médecine du Travail : Place des Potentiels Évoqués Auditifs
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nouha Ben Arbia (1), Nizar Laadhari (1), Ghada Bahri (1), Amel Ben Chaira (1), Meriem Merseni (1), Siwar Chemingui (1), Imene Youssfi (1), Yesmine Tebourbi (1), Dorra Brahim (1), Mejda Bani (1)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicole , Tunis, TUNISIE
IntroductionLe dépistage précoce des atteintes auditives est essentiel pour prévenir l'aggravation des troubles et pour adapter les mesures de prévention nécessaires.Les potentiels évoqués auditifs (PEA)offrent une alternative précieuse qui permet de distinguer une atteinte périphérique d’une atteinte rétrocochléaire.
ObjectifExaminer l’intérêt du recours aux PEA chez les patients consultant en médecine du travail pour une surdité.
MéthodesIl s'agit d'une étude descriptive rétrospective, menée auprès des travailleurs ayant consulté le service de médecine du travail et de pathologies professionnelles à l’hôpital Charles Nicolle pour une baisse de l’acuité auditive, entre l’année 2020 et Janvier 2025. La collecte des données a été réalisée en s’aidant d’une fiche préétablie à partir des dossiers médicaux des patients et portant sur les caractéristiques sociodémographiques, médicales et professionnelles des participants ainsi que leurs plaintes somatiques et les examens complémentaires réalisés.
RésultatsUn total de Trente-quatre patients ont participé à cette étude avec un âge moyen de 48,68+/-8,7 ans, un sexe ratio(H/F) de 1,26 et une ancienneté moyenne de 21,06+/-7,5 ans.Le secteur d’activité le plus représenté était celui de la télé performance dans 18,8% des cas, de confection dans 15,6% des cas suivis par le transport et l’industrie agro alimentaire dans respectivement 12,5% chacune.Notre population d’étude était constituée d’ouvriers dans 38,2% des cas, télé conseillers dans 17,6% des cas et de chauffeurs dans 14,7% des cas. Le port d’équipements de protection individuelle était rapporté dans 26,5% des cas et une coexposition bruit-solvants était observée dans 25,8% des cas.
La surdité de perception bilatérale représentait le type de surdité le plus prédominant soit dans 76,5% suivi par la surdité de transmission unilatérale dans 8,8% des cas .Le déficit auditif moyen à gauche était de 48,19+/-17,43 db et celui à droite était de 45,58 +/-20,44 db.Le diagnostic de la surdité a nécessité un recours au potentiel évoqué auditif en complément de l’audiométrie dans 27,3% des cas. Les effets extra auditifs du bruit ont été objectivés dans 61,8% des cas et un appareillage était jugé nécessaire dans 64,7% des cas.
Une déclaration en maladie professionnelle conformément aux dispositions du tableau n°80 de la liste tunisienne de maladie professionnelle a été faite dans 23,5% des cas. L’éviction de l’exposition aux bruits était indiquée définitivement dans 38,2% et temporairement dans 14,7% des cas.
ConclusionLes PEA sont un outil incontournable en médecine du travail pour un dépistage précoce, une localisation précise des lésions et une objectivation des troubles auditifs
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| th10 p541 apport de la cardiofrequencemetrie dans levaluation et la prevention du risque cardiovasculaire en milieu professionnel auteurs gil boudet 1 3 alain chamoux 1 frederic dutheil 1 2 3 etablissement 1 institut d hygiene industrielle de medecine du travail et d ergonomie clermont ferrand france 2 chu clermont ferrand france 3 laboratoire de psychologie sociale et cognitive clermont ferrand france presentateur gil boudet |
Th10-P541 - Apport de la cardiofréquencemétrie dans l’évaluation et la prévention du risque cardiovasculaire en milieu professionnel
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Gil Boudet (1,3), Alain Chamoux (1), Frédéric Dutheil (1,2,3)
Présentateur : Gil Boudet
Etablissement : (1) Institut d'Hygiène Industrielle de Médecine du Travail et d'Ergonomie, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) CHU, Clermont-Ferrand, FRANCE; (3) Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive, Clermont-Ferrand, FRANCE
Résumé
Introduction Le risque cardiovasculaire (RCV) demeure une cause majeure de morbi-mortalité, y compris en milieu professionnel. Parmi les facteurs aggravants figurent la sédentarité, le stress, l’intensité et la durée du travail, ainsi que le travail posté ou de nuit. La cardiofréquencemétrie, par l’enregistrement continu de la fréquence cardiaque (FC) et le calcul du coût cardiaque relatif (CCR), permet d’évaluer précisément l’astreinte cardiovasculaire d’un salarié ou d’un poste. L’objectif est d’identifier les postes compatibles avec le profil de risque du salarié.
Matériel et Méthode La FC reflète la pénibilité globale (tâche physique, environnement, organisation, relations). Avec l’âge, la FC de réserve (FC max − FC repos) diminue, ce qui augmente le CCR (CCR = FC travail−FC repos/FC max−FC) à effort égal. À l’inverse, une bonne condition physique réduit l’astreinte cardiaque. La charge physique acceptable, définie comme soutenable pendant 8 h sans fatigue excessive, correspond à 33 % du VO₂max pour 8 h, 31 % pour 10 h et 29 % pour 12 h. Pour des efforts intenses de courte durée, les limites sont : 6 min à 85 %, 19 min à 65 % et 1 h à 50 % du VO₂max.
Résultats La cardiofréquencemétrie contribue à la prévention du RCV en caractérisant les profils cardiaques des postes et en mesurant l’astreinte réelle. Elle doit être associée au dépistage du RCV absolu pour ajuster la charge de travail, définir l’aptitude et favoriser le maintien en emploi. Il est essentiel d’identifier les phases de travail intense, plus à risque, et de statuer sur l’acceptabilité du poste selon le profil du salarié.
Conclusions Bien que peu de postes présentent une astreinte excessive, certains cumulent effort violent, chaleur et stress, augmentant le risque chez les salariés âgés ou porteurs de pathologies. La cardiofréquencemétrie permet ainsi de déterminer les postes à privilégier ou à éviter en fonction du risque cardiovasculaire individuel.
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| th10 p542 prevalence des troubles musculosquelettiques chez les sages femmes etude descriptive chu rabat auteurs hind el amrani 1 zineb bounou 1 ayman el majdouli 3 bennaceur benali 1 2 etablissement 1 centre hospitalo universitaire ibn sina rabat rabat maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie universite mohammed v rabat maroc 3 faculte des lettres et des sciences humaines sais universite sidi mohammed ben abdellah fes maroc presentateur hind el amrani |
Th10-P542 - Prévalence des troubles musculosquelettiques chez les sages-femmes : étude descriptive CHU RABAT
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hind El Amrani (1), Zineb Bounou (1), Ayman El Majdouli (3), Bennaceur Benali (1,2)
Présentateur : Hind El Amrani
Etablissement : (1) centre hospitalo universitaire ibn Sina rabat , Rabat, MAROC; (2) faculté de médecine et de pharmacie ,Université Mohammed V, Rabat, MAROC; (3) Faculté des lettres et des Sciences Humaines Sais , Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fes, MAROC
Introduction Les troubles musculosquelettiques représentent un enjeu majeur de santé au travail, étant la principale cause d’arrêt de travail. Le milieu se soins avec ses différents catégories professionnelles à savoir les sages-femmes constitue un secteur à haut risque de développer cette maladie professionnelle d’où l’intérêt d’instaurer des stratégies de prévention adaptés à la nature de ce risque afin de le gérer efficacement et éviter se impacts négatifs.
Objectif Déterminer la prévalence les troubles musculosquelettiques chez les sages-femmes et leur localisation, ainsi que leurs facteurs prédisposants
Matériels et Méthodes Nous avons mené une étude descriptive transversale auprès des sages-femmes exerçant à la maternité du CHU Rabat sur une durée de trois mois. Les informations ont été recueillis à l’aide du questionnaire type nordique auto administré, il contient deux parties : une première pour les caractéristiques socioprofessionnelles et une deuxième pour l’évaluation des troubles musculosquelettiques
Résultats Notre population comportait 30 sages-femmes an activité exerçant à la salle d ‘accouchement de la maternité avec un taux de réponses à 100 %, d’âge moyen 33,7 ±5,81 ans, et dont 66,7 %étaient mariées. La majorité des sages-femmes incluses dans l ‘étude présentaient un surpoids avec un indice de masse corporelle de 28,9 kg/m2±4,91. La durée moyenne d ‘exercice au poste de travail était de 10,2 ±6,08. L’acte d’accouchement était réalisé par 93,3% des sages-femmes avec une moyenne de nombre d’accouchement réalisés par mois 274±69 ,7. Dans notre population, durant les 12 derniers mois les plaintes étaient localisées au niveau de la nuque et cou chez 73,3% des sages-femmes, : 57% au niveau des épaules et 66 ,7%au niveau de chevilles /Pieds
Dans notre série, La présence de symptômes au niveau de l’épaule et cou/nuque au cours des 12 derniers mois étaient significativement associés à la réalisation de l’acte d’accouchement
Conclusion Notre étude a montré une forte prévalence surtout au niveau des membres supérieurs chez les sages-femmes (cou et nuque, épaule). Ces résultats sollicitent l’importance de la mise en place des mesures préventives pour cette catégorie professionnelle sur le plan technique et médical en se basant sur la cartographie des risques
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| th10 p543 la place de la formation en matiere de sante et securite au travail dans le milieu de soins auteurs hind el amrani 1 zineb bounou 1 bennaceur benali 1 2 etablissement 1 centre hospitalo universitaire ibn sina rabat rabat maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie universite mohammed v rabat maroc presentateur hind el amrani |
Th10-P543 - La place de la formation en matière de santé et sécurité au travail dans le milieu de soins
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hind El Amrani (1), Zineb Bounou (1), Bennaceur Benali (1,2)
Présentateur : Hind El Amrani
Etablissement : (1) centre hospitalo universitaire ibn Sina rabat , Rabat, MAROC; (2) faculté de médecine et de pharmacie ,Université Mohammed V , Rabat, MAROC
Introduction Le milieu de soins est un environnement à haut risque, exposant les professionnels de santé à des maladies professionnelles et à des accidents de travail ayant des répercussions lourdes sur leur vie socio-professionnelle. La mise en place d’une démarche de prévention adaptée, tant sur le plan technique que médical, constitue un véritable investissement permettant de réduire l’impact de ces risques.
La formation information et sensibilisation des collaborateurs en matière de santé et sécurité au travail représente un pilier fondamental de la prévention. Cependant, au Maroc, elle demeure insuffisamment développée au sein de nombreuses structures hospitalières.
Objectif Estimer les besoins en formation en santé et sécurité au travail chez les professionnels de différents catégories professionnelles (médecins, infirmiers, techniciens de radiologie) de santé en milieu de soins dans un établissement hospitalier du CHU rabat
Méthodes Une étude descriptive transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire auto-administré, inspiré des outils de l’INRS et des recommandations de l’OSHA. Le questionnaire évaluait l’exposition aux risques, la formation antérieure en SST, le niveau de connaissance perçu et les besoins en formation.
Résultats Nos résultats montrent que 95 % des collaborateurs concernés ont exprimé un besoin important de formation en SST, les besoins prioritaires identifiés concernaient principalement la conduite à tenir devant les accidents d ‘ exposition au sang ( 75 %), la gestion de la violence en milieu de soins (51%) , la gestion du stress (80%) et la radioprotection pour le personnel sous rayonnements ionisants. Ces résultats mettent en évidence des lacunes dans la formation existante face à ces risques spécifiques.
Conclusion L’estimation des besoins en formation a constitué une première étape essentielle dans notre démarche de prévention, permettant de mettre en évidence plusieurs insuffisances en matière de formation en santé et sécurité au travail. Les résultats obtenus soulignent l’importance de renforcer les actions de formation ciblée afin d’améliorer les connaissances, les pratiques professionnelles et l’adhésion aux mesures de prévention. Les études futures seront appelées à évaluer l’efficacité des programmes de formation ciblant ces thématiques, afin d’en mesurer l’impact sur la prévention des risques professionnels et l’amélioration des pratiques en milieu de soins.
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| th10 p544 prevalence et facteurs de risque des otomycoses liees a lutilisation des stethoscopes chez le personnel de sante auteurs fethi mohammed reda moulessehoul 1 samia merad 1 yassine merad 2 othmane ghomari 1 etablissement 1 laboratoire de recherche en environnement et sante djillali liabes university of sidi bel abbes sidi bel abbes algerie 2 laboratoire central chu de sidi bel abbes sidi bel abbes algerie presentateur fethi mohammed reda moulessehoul |
Th10-P544 - Prévalence et facteurs de risque des otomycoses liées à l’utilisation des stéthoscopes chez le personnel de santé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul (1), Samia Merad (1), Yassine Merad (2), Othmane Ghomari (1)
Présentateur : Fethi Mohammed Réda Moulessehoul
Etablissement : (1) Laboratoire de Recherche en Environnement et Santé - Djillali Liabes University of Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE; (2) Laboratoire central - CHU de Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, ALGERIE
Contexte L'otomycose, une infection fongique de l'oreille externe peut être favorisée par l’utilisation de stéthoscopes qui peuvent créer un environnement propice à la prolifération des champignons en piégeant l'humidité et la chaleur.
O bjectif Estimer la prévalence de l’otomycose chez le personnel de santé et de rechercher les facteurs de risque de survenue de l’otomycose liée à l’utilisation du stéthoscope.
Méthode Les prélèvements auriculaires ont été faits dans le service d’appartenance du médecin après son consentement, sous lumière de Clark. Ils sont effectués à l’aide d’écouvillons stériles préalablement imbibés d’une goutte de sérum physiologique stérile à 0,9 %. L’examen mycologique comporte les étapes suivantes :
- un examen microscopique direct dans une goutte de sérum physiologique ;
- un ensemencement sur milieu gélosé de Sabouraud-chloramphénicol et sur milieu gélosé de Sabouraud-chloramphénicol-actidione (cycloheximide). Les tubes ont été mis à incuber à l’étuve à30° C et observés quotidiennement pendant une à deux semaines.
Résultats Quatre-vingt-dix personnels de santé ont participé à l’enquête. L’âge moyen de la population était de (28,3 ± 6,8) ans. L’ancienneté professionnelle moyenne était de (4,8 ± 5,8) ans. L’ancienneté d’utilisation du stéthoscope était de (6,3 ± 5,9) ans. Les hommes étaient majoritaires (62,2%). Les fumeurs et Ex-fumeurs représentaient 11,1% ayant consommé en moyenne (4 ± 1,6) paquets-années. Le service le plus représenté était celui des UMC 17,8%. Le nombre moyen d’auscultations était en moyenne de (10,4 ± 10,1) par jour. Les personnels de santé qui ne disposaient pas de stéthoscope personnels représentaient 6,6% et 3 personnels sur 4 ont annoncé avoir déjà prêté leur stéthoscope personnel. La moitié du personnel avaient l’habitude d’entreposer le stéthoscope dans la poche et de l’entreposer sur le bureau. Les signes cliniques cités ont été par ordre de fréquence décroissant : sensation d’oreille bouchée (22.2%), prurit (21.1%), hypoacousie (17.8%), otalgies (17.8%).
Tous les prélèvements étaient négatifs à l’examen direct. Les cultures étaient positives dans 34,4%. Les espèces les plus isolées dans les cultures étaient Candida Albicans(32,2%), Trichophyton Rubrum (1,1%), Candida non Albicans (1,1%). Les facteurs de risque de survenue d’otomycoses étaient le fait de prêter son stéthoscope OR=2,7 [1,03-7,1], l’entreposer dans la poche de la blouse OR=2,9 [1,1-7,5] et l’entreposer sur le bureau OR=2,9 [1,1-7,9].
Conclusion : la prévention de l’otomycose liée à l’utilisation des stéthoscopes passe par le changement des comportements favorisant leur survenue.
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| th10 p545 entretien infirmier systematique apres resultat de plombemie anormale auteurs celine abraham 1 aurore jouffray 1 delphine jacquin 1 karine wloch 2 etablissement 1 pole sante travail lomme france 2 pole sante travail lille france 3 e t lille france presentateur aurore jouffray |
Th10-P545 - Entretien infirmier systématique après résultat de plombémie anormale
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Céline Abraham (1), Aurore Jouffray (1), Delphine Jacquin (1), Karine Wloch (2)
Présentateur : Aurore Jouffray
Etablissement : (1) Pôle santé travail, Lomme, FRANCE; (2) Pôle santé travail, Lille, FRANCE; (3) E T, Lille, FRANCE
Dans une entreprise de fabrication de batteries d'accumulateurs plomb-acide, nous avons mis en place avec l'infirmière du site, un entretien infirmier systématique lors de toute plombémie anormale ou de toute élévation de plombémie de plus de 20µg/l entre 2 résultats de plombémie. Le but était de refaire un point avec le salarié sur ses conditions de travail, sur le port des EPI et le respect des règles d'hygiène et de mettre en place des mesures correctrices si néessaires.
Pour cela, nous avons créé une trame de visite avec un questionnaire semblable à une Fiche de Renseignements Médicaux et Professionnels, enrichi d'éléments spécifiques à l'entreprise.
L'infirmière a réalisé 51 entretiens spécifiques qui ont permis de mettre en évidence les éléments suivants :
- 3 salariés avaient des facteurs extraprofessionnels d'exposition
- des défauts d'hygiène pour 36 salariés (en particulier absence de brossage systématique des ongles en fin de poste)
- un défaut d'approvisionnement ou de port d'EPI pour 38 salariés
- un manque de nettoyage du poste de travail pour 25 salariés
- un défaut de ventilation (absence ou dysfonctionnement) au poste de travail pour 6 salariés
- la consommation de boissons ou d'aliments , ou le machonnage de chewing gum au poste de travail pour 3 salariés
- une contamination du téléphone portable (confirmée par l'application d'un révélateur de plomb) pour 3 salariés
De façon systématique, l'infirmière a rappelé les règles d'hygiéne et les conseils de prévention à chaque salarié. Lorsque c'était nécessaire elle a contacté, en fin d'entretien, avec l'accord du salarié, le service d'approvisionnement en EPI pour obtenir les EPI manquants, fournir des brosses à ongles,etc.
Elle a aussi sollicité à 8 reprises le service HSE pour mettre en place des mesures correctrices et a réalisé 6 études de poste.
10 salariés ont aussi bénéficié d'une mise à jour de l'école sécurité interne à l'entreprise.
Un salarié a accepté d'être accompagné pour un sevrage tabagique.
Un contrôle systématique de plombémie a été effectué un mois puis 3 mois après l'entretien.
La majorité des plombémies s'est améliorée.
En conclusion, l'ajout d'un entretien spécifique infirmier suite à la réception de résultat de plombémie anormale ou de variation significative de plombémie, a eu un effet bénéfique, à la fois pour identifier les dysfonctionnements, pour renforcer les messages de prévention et rappeler les règles d'hygiène.
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| th10 p546 les determinants de la qualite de vie professionnelle aupres des personnels soignants de premiere ligne auteurs samia machghoul 1 2 sahar kedadi 1 2 meis saoudi 3 ons grissa 1 2 ines rassas 1 2 irtyah merchaoui 1 2 adnene henchi 1 2 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle chu fattouma bourguiba monastir tunisie monastir tunisie 2 gerpe lr08sp07 laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de lenvironnement monastir tunisie 3 hopital de circonscription de matmata gabes tunisie presentateur sahar kedadi |
Th10-P546 - Les déterminants de la qualité de vie professionnelle auprès des personnels soignants de première ligne
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Samia Machghoul (1,2), Sahar Kedadi (1,2), Meis Saoudi (3), Ons Grissa (1,2), Ines Rassas (1,2), Irtyah Merchaoui (1,2), Adnéne Henchi (1,2)
Présentateur : Sahar Kedadi
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et de pathologie professionnelle - CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie, Monastir, TUNISIE; (2) GERPE- LR08SP07 : Laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de l’environnement, Monastir, TUNISIE; (3) Hôpital de circonscription de Matmata, Gabes, TUNISIE
Introduction Le personnel soignant fait face à une charge physique et mentale importante. Ces contraintes compromettent la qualité de vie professionnelle (QVP) et altèrent par conséquence la sécurité de soin. La résilience psychologique est définie comme la capacité à s'adapter à l'adversité et à maintenir un fonctionnement physique et psychologique optimal. Elle constitue une ressource protectrice de la santé mentale du personnel soignant.
Objectif rechercher les déterminants de la QVP chez le personnel soignant.
Méthode Étude descriptive intéressant le personnel soignant exerçant dans la circonscription de Matmata, Tunisie. La résilience psychologique a été évaluée par l’échelle « Brief Resilience Scale » CD-RISC 10 et la QVP a été évaluée par le questionnaire “The Professional Quality of Life Scale–5 ,ProQOL 5”.
Résultat L'étude a inclus 88 personnels soignants. L’âge moyen était de 37,8 ans ± 9,8, avec une prédominance féminine (72,7%). Les infirmiers étaient la catégorie professionnelle la plus représentés (59,1%). Le score moyen du CD-RISC 10 était de 27,65 ± 5,28 reflétant un niveau faible de résilience. Les scores moyens de trois dimensions de la QVP étaient de 37,7 ± 6 pour la compassion satisfaction était, de 25,53 ± 6 pour le burnout, et de 26,27 ± 5 pour le stress traumatique secondaire, traduisant des niveaux modérés pour les trois dimensions. Les facteurs associés à une meilleure satisfaction compassion étaient la résilience élevée (p = 0,004) et les bonnes relations entre collègues (p = 0,027). Le burnout était lié à un manque de matériel (p = 0,04) et à des relations insatisfaisantes entre collègues (p = 0,009). La résilience (p = 0,034) et la satisfaction compassion (10-3) étaient des facteurs protecteurs contre le burnout. Le STS augmentait avec la distance domicile-travail (p = 0,037) et de mauvaises relations entre collègues (p = 0,013). La résilience était le seul déterminant du burnout dans le modèle final de régression linéaire multiple. Le modèle final de la variation du stress traumatique secondaire comprenait la distance domicile-travail et les relations insatisfaisante entre collègues et expliquent 32,7% de cette variation.
Conclusion La qualité de vie professionnelle des participants était influencée par des facteurs d’ordre matériel et psychosocial et elle était améliorée par un niveau plus élevé de résilience psychologique. Vu le contexte socioéconomique et la difficulté d’agir sur les conditions de travail hospitaliers, les programmes pour favoriser la résilience pourrait être un éléments clé pour préserver la qualité de vie professionnelle du personnel soignant.
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| th10 p547 comment passer dun discours principiel sur la prevention a une demonstration objectivee de sa valeur auteurs pierre navillon 1 yonnel giovanelli 1 michael hernandez 2 etablissement 1 sncf optim services services medicaux saint denis france 2 sncf voyageurs agence d essais ferroviaires vitry sur seine france presentateur pierre navillon |
Th10-P547 - Comment passer d’un discours principiel sur la prévention à une démonstration objectivée de sa valeur ?
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Pierre Navillon (1), Yonnel Giovanelli (1), Michael Hernandez (2)
Présentateur : Pierre Navillon
Etablissement : (1) SNCF OPTIM'SERVICES - SERVICES MEDICAUX, Saint-Denis, FRANCE; (2) SNCF VOYAGEURS - AGENCE D'ESSAIS FERROVIAIRES, Vitry Sur Seine, FRANCE
Dans un contexte de transformation profonde des organisations et d’ouverture à la concurrence, la médecine du travail SNCF est au cœur des enjeux d’adéquation entre travail et santé des salariés. Face à des contraintes économiques croissantes, il devient impératif de dépasser le discours principiel sur la prévention pour en démontrer objectivement la valeur. SNCF Optim’services Médicaux, en collaboration avec les directions opérationnelles, a initié une démarche innovante pour outiller cette évaluation, combinant approches méthodologiques et données terrain.
L’objectif est de construire et de déployer un outil pluridisciplinaire permettant :
- D’évaluer le retour sur investissement (ROI) des actions de prévention en Santé, Sécurité au Travail (SST).
- De quantifier le coût de la non?prévention.
- De prioriser les actions à partir d’une approche multicritère intégrant à la fois des indicateurs médicaux, opérationnels, humains et financiers.
La démarche repose sur trois briques complémentaires :
- Quatre axes : Sécurité, Performance opérationnelle, Capital humain, Financier avec des indicateurs cibles (réduction du taux de fréquence des accidents du travail et de l’absentéisme, amélioration de la satisfaction Qualité de Vie au Travail).
- Méthode d’évaluation multicritère : Utilisation d’un scoring pondéré pour comparer des actions techniques, organisationnelles et humaines. Les critères combinent impact sécurité, réglementaire, absentéisme, nombre de salariés concernés, faisabilité et ratio financier, avec un filtre « victoire rapide » pour isoler les actions à fort impact rapide.
- Analyse du risque et des barrières : Utilisation de la logique « nœud papillon » pour cartographier causes, conséquences et mesures de prévention, articulée sur les 9 principes généraux de prévention.
Les premiers résultats :
- Création d’un algorithme basé sur l’accidentologie passée (Taux de fréquence, nombre de jour d’arrêt) pour évaluer les gains financiers en cas de réduction des accidents du travail.
- Création d’un outil multicritères basé sur l’humain pour qualifier les exosquelettes.
La combinaison d’une méthode multicritère et d’une analyse structurée du risque permet de passer d’un discours principiel sur la prévention à une démonstration objectivée de sa valeur, en langage partagé avec les directions opérationnelles, sécurité et financières. La médecine du travail y trouve un levier pour documenter le coût de la non?prévention, argumenter les choix d’investissement et suivre les effets réels des actions sur la santé des salariés. Les prochaines étapes portent sur la généralisation de la démarche à d’autres risques et sur la consolidation des données avant/après à l’échelle du groupe.
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| th10 p548 etude de la capacite de travail percue et de son interaction avec linterface travail famille chez medecins de libre pratique auteurs sahar kedadi 1 2 samia machghoul 1 2 ines rassas 1 2 lamia atia 1 ons grissa 1 2 irtyah merchaoui 1 2 charfeddine amri 2 3 adnene henchi 1 2 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle chu fattouma bourguiba monastir tunisie monastir tunisie 2 gerpe lr08sp07 laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de lenvironnement monastir tunisie 3 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle clinique dentaire monastir tunisie presentateur sahar kedadi |
Th10-P548 - Etude de la Capacité de travail perçue et de son interaction avec l’interface travail-famille chez médecins de libre pratique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sahar Kedadi (1,2), Samia Machghoul (1,2), Ines Rassas (1,2), Lamia Atia (1), Ons Grissa (1,2), Irtyah Merchaoui (1,2), Charfeddine Amri (2,3), Adnéne Henchi (1,2)
Présentateur : Sahar Kedadi
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et de pathologie professionnelle - CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie, Monastir, TUNISIE; (2) GERPE- LR08SP07 : Laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de l’environnement, Monastir, TUNISIE; (3) Service de Médecine du Travail et de pathologie professionnelle - Clinique Dentaire, Monastir, TUNISIE
Objectifs Evaluer la capacité de travail perçue des médecins libéraux installés dans deux villes du gouvernorat de Monastir, et identifier les facteurs qui lui sont associés.
Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude transversale sur 02 mois, conduite auprès des médecins de libre pratique installés dans deux villes du gouvernorat de Monastir. La collecte des données a été réalisée moyennant un questionnaire conçu via Google Forms, diffusé à travers les réseaux sociaux et les adresses e-mails des médecins concernés. Le questionnaire portait sur les caractéristiques sociodémographiques, médicales et professionnelles des participants. Le work ability index (WAI) a été utilisé pour évaluer la capacité de travail et l'échelle du conflit travail-famille de Carlson a été adoptée pour étudier l’interface travail-famille. Les données ont été analysées par logiciel SPSS version 21.
Résultats Notre étude a inclus 44 médecins, soit un taux de réponse de 55,2% avec un âge moyen de 44,2±7,2 ans [28-58 ans]. L’ancienneté professionnelle moyenne de notre population d’étude a été de 11,2±6,2 ans [01-24 ans]. La capacité de travail a été estimée comme bonne chez 65,9% des participants et le score moyen du WAI a été de 38,5±4,7. Vingt et un participants (47,7%) étaient en situation de conflit travail-famille et 72,7% (32 médecins) étaient en situation de conflit famille-travail. Selon le modèle de régression linéaire multiple, les prédicteurs du déclin de la capacité de travail chez la population d’étude ont été : la présence d’antécédents médicaux (p<10-3; t=-4,6, IC92%=[-7,4 ; -2,9]), le CT-F (p=0,01 ; t=-2,5 ; IC95%= [-3,3 ;-0,3)] et le CF-T (p=0,002 ; t=-3,4 ; IC95% =[-4,3 ; -1,1]).
Conclusion Ce travail incite à une prise de conscience de la situation conflictuelle du médecin libéral pour améliorer son bien-être et rechercher une façon de concilier son travail à sa vie familiale malgré toutes les pressions liées à l’exercice médical en lui-même, les nouvelles recommandations cliniques et thérapeutiques, les exigences de la société souvent contradictoires, les lois fiscales abusives
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| th10 p549 determinants de la capacite et de la productivite au travail chez les diabetiques type 2 auteurs ons grissa 1 2 samia machghoul 1 2 ines rassas 1 2 mustapha ben jeddi 1 sahar kedadi 1 2 hela marmouche 3 irtyah merchaoui 1 2 charfeddine amri 2 4 adnene henchi 1 2 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle chu fattouma bourguiba monastir tunisie 2 gerpe lr08sp07 laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de lenvironnement monastir tunisie 3 service d endocrinologie chu fattouma bourguiba monastir tunisie 4 service de medecine du travail et de pathologie professionnelle clinique dentaire monastir tunisie presentateur ons grissa |
Th10-P549 - Déterminants de la capacité et de la productivité au travail chez les diabétiques type 2
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ons Grissa (1,2), Samia Machghoul (1,2), Ines Rassas (1,2), Mustapha Ben Jeddi (1), Sahar Kedadi (1,2), Héla Marmouche (3), Irtyah Merchaoui (1,2), Charfeddine Amri (2,4), Adnéne Henchi (1,2)
Présentateur : Ons Grissa
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et de pathologie professionnelle - CHU Fattouma Bourguiba, Monastir, TUNISIE; (2) GERPE- LR08SP07 : Laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de l’environnement, Monastir, TUNISIE; (3) Service d'Endocrinologie - CHU Fattouma Bourguiba, Monastir, TUNISIE; (4) Service de Médecine du Travail et de pathologie professionnelle - Clinique Dentaire, Monastir, TUNISIE
Objectifs Identifier les déterminants du fonctionnement au travail chez des patients diabétiques de type 2.
Méthodes Il s’agit d’une étude transversale, descriptive puis analytique, sur une période de 06 mois, auprès d’un échantillon de patients diabétiques type 2, en activité professionnelle, suivis auprès de la consultation d’Endocrinologie du CHU de Monastir. La collecte des données a été réalisée grâce à un questionnaire préétabli portant sur les caractéristiques sociodémographiques, médicales et professionnelles des participants. L’évaluation de la qualité de vie a été réalisée grâce au WHOQOL-BREF questionnaire. Le Work Role Functioning Questionnaire a été utilisé pour étudier le retentissement du diabète sur la productivité et le fonctionnement au travail.
Résultats Notre étude a inclus 130 patients avec un âge moyen de 51,6 ± 6,3 ans et une prédominance masculine (63,1 %). La médiane d’évolution du diabète chez la population d’étude a été de 6 ans [2-30 ans]. Selon l’analyse univariée, le fonctionnement au travail a été significativement associé à la présence d’antécédents médicaux (p=0,001), au tabagisme (p=0,006), à la prise de sulfamides (p=0,02), à l’insulinothérapie (p=0,03), à la présence de complications à type de micro-angiopathies (p<10-3), à la survenue des épisodes d’hypoglycémie au travail (p=0,005), à l’âge (p<10-3), à l’ancienneté du diabète (p=0,01) et au taux d’HBA1C (p=0,02). La variation de la productivité au travail a été expliquée à 47% par la conjonction des facteurs : IMC, prise de sulfamides, postures pénibles et qualité de vie physique et ancienneté professionnelle. En effet, la productivité est d’autant plus réduite que l’ancienneté augmente (p=0,006; β= -0,18), que l’exposition aux postures contraignantes est importante (p=0,01; β= -0,16) et que le patient suit un traitement à base de sulfamides hypoglycémiants (p=0,01; β =-0,16). À l’opposé, plus l’IMC augmente (p<10-3 ; β=0,27) et plus la qualité de vie dans le domaine physique est bonne (p<10-3 ; β=0,51), meilleure est la productivité au travail.
Conclusion La présente étude a révélé que le diabète de type 2 altère significativement le fonctionnement au travail des patients qui en sont atteints. Ceci justifie le renforcement de la prévention du diabète dans la population générale tunisienne mais aussi au sein de la population active afin de réduire les répercussions négatives de cette affection sur le travailleur, la société et l’employeur
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| th10 p550 exposition sonore des mineurs dabattage en travail souterrain evaluation et prevention auteurs abderrahmane ghrarouch 1 2 hasna meftah 1 2 imane elamri 1 2 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles hopital universitaire general mohammed vi groupement sanitaire territorial tangertetouanal hoceima tanger maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie de tanger universite abdelmalek essaadi tanger maroc presentateur abderrahmane ghrarouch |
Th10-P550 - Exposition sonore des mineurs d’abattage en travail souterrain : évaluation et prévention
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Abderrahmane Ghrarouch (1,2), Hasna Meftah (1,2), Imane Elamri (1,2)
Présentateur : Abderrahmane Ghrarouch
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles - Hôpital Universitaire Général Mohammed VI - Groupement Sanitaire Territorial Tanger–Tétouan–Al Hoceima , Tanger, MAROC; (2) Faculté de Médecine et de Pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi, Tanger, MAROC
Introduction :
Les mineurs d’abattage en travail souterrain sont fortement exposés au bruit des marteaux perforateurs, des tirs, des ventilateurs et des engins mobiles. L’exposition chronique à des niveaux élevés peut provoquer une surdité professionnelle irréversible, ainsi que des effets extra-auditifs. Cette étude vise à évaluer l’exposition réelle par rapport aux seuils réglementaires marocains et à proposer des mesures de prévention adaptées.
Méthodes :
L’étude a été conduite dans une mine souterraine marocaine. Elle combine des observations de terrain, l’analyse des tâches génératrices de bruit, et une dosimétrie réalisée par un organisme externe, selon les normes NM ISO 9612 et NF S 32-084. L’exposition sonore quotidienne (L??, ??) et le niveau de pression acoustique de crête (L?c) ont été mesurés avec des exposimètres de classe 2 (Type 4448 et SV 104IS) pour une durée effective de 7h30. Des sonomètres de classe 1 ont été utilisés pour la cartographie sonore.
Résultats :
Les résultats révèlent un dépassement critique des valeurs limites réglementaires :
- L??, ?? : 108,5 dB(A)
- L?c : 143,2 dB(C)
Ces valeurs excèdent les seuils autorisés par la législation marocaine qui sont :85 dB(A) et 135 dB(C).
- Les sources les plus bruyantes identifiées sont le marteau perforateur (109,5 dB) et le ventilateur N-120 (104,0 dB).
À ces niveaux, l'exposition sans protection auditive sera donc limitée à une durée extrêmement courte.
Discussion :
Le mineur d’abattage est exposé à un risque sonore très critique, inhérent à son activité, pouvant induire à une surdité irréversible. La démarche de prévention adoptée est structurée autour de plusieurs axes :
Mesures techniques : Entretien systématique des équipements, graissage des marteaux et installation de silencieux sur les ventilateurs.
Mesures organisationnelles : Rotation des équipes (postes en 3x8), pauses obligatoires et limitation du temps d'exposition.
Protection individuelle : Port obligatoire de protecteurs individuels contre le bruit (PICB). Notamment des coquilles antibruit avec un indice d'affaiblissement SNR de 31 dB permet de réduire l'exposition à un niveau acceptable.
Surveillance médicale et formation : Mesures métrologiques régulières, formation continue et surveillance médicale renforcée, incluant un audiogramme annuel, sont essentielles pour suivre l’état de santé des opérateurs.
Conclusion :
Pour protéger les mineurs du bruit, une approche globale est nécessaire, combinant une réduction technique à la source, mesures organisationnelles, port obligatoire des protections individuelles, surveillance médicale et formation. Ces mesures sont essentielles pour préserver leur santé dans cet environnement à haut risque.
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| th10 p551 vaccination en milieu de soins au maroc entre absence de cadre juridique et responsabilites du medecin du travail auteurs ouissal el ansari 1 imane el amri 1 hasna meftah 1 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles hopital universitaire general de tanger faculte de medecine et de pharmacie de tanger universite abdelmalek essaadi tanger maroc presentateur ouissal el ansari |
Th10-P551 - Vaccination en milieu de soins au Maroc : entre absence de cadre juridique et responsabilités du médecin du travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ouissal El Ansari (1), Imane El Amri (1), Hasna Meftah (1)
Présentateur : Ouissal El Ansari
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles, Hôpital Universitaire Général de Tanger, Faculté de médecine et de pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi, Tanger, MAROC
Introduction la vaccination des professionnels de santé constitue un enjeu majeur de santé publique. Elle protège les soignants exposés quotidiennement aux agents infectieux tout en garantissant la sécurité des patients en limitant la transmission nosocomiale. Elle représente ainsi un pilier de la prévention et de la qualité des soins.
Méthodologie Une recherche bibliographique a été réalisée sur PubMed, Google Scholar et ScienceDirect. Les textes législatifs marocains, notamment le Code du travail ont été analysés. Les recommandations internationales (OMS, CDC, OIT, OSHA) ont été consultées pour comparaison.
Résultats À l'échelle internationale, les obligations vaccinales sont courantes.
En France, la vaccination contre l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est obligatoire, avec une couverture vaccinale anti-hépatite B estimée à plus de 95 % en 2020. Le taux de vaccination antigrippale y était de 22,4 % en 2023.
En Belgique, où le vaccin contre l’hépatite B et la poliomyélite sont obligatoires, 94,79 % du personnel de santé était vacciné contre l'hépatite B en 2004.
Aux États-Unis, 75,4 % du personnel soignant a reçu le vaccin antigrippal en 2023-2024, et 64,25 % avait un schéma vaccinal complet contre l'hépatite B.
Au Maroc la situation est marquée par l'absence d'un cadre juridique réglementaire imposant la vaccination des professionnels de santé. Selon l’institut Pasteur du Maroc, les vaccins recommandés pour les professionnels de santé, en particulier ceux exposés à des risques biologiques, incluent : l’hépatite B et la grippe saisonnière.
Ajoute une notion concernant l’obligation de préserver la santé des travailleurs dans la législation ainsi qu’une partie sur le décret du risque biologique car il faut quand meme parler du cadre juridique meme si on ne mentionnel pas explicitement la vaccination
Conclusion Les données internationales montrent que la législation et les politiques institutionnelles augmentent significativement la couverture vaccinale. Renforcer le rôle du médecin du travail dans l'identification des risques, l'organisation des campagnes de vaccination et le conseil aux établissements sur les meilleures pratiques de prévention ainsi qu’établir un cadre légal clair sont essentiels pour améliorer la protection des professionnels et des patients.
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| th10 p552 violences et conciliation vie professionnelle et vie privee chez le personnel paramedical des services des urgences etude multicentrique auteurs amira omrane 1 mohamed adnen henchi 3 soumaya chebbi 1 chedly maksoudi 2 marouen hayouni 3 emira sghaier 4 mohamed amine msolli 5 rym ben soussia 6 semir nouira 5 nahla jerbi 4 etablissement 1 service de medecine de travail eps taher sfar mahdia tunisie 2 service de medecine des urgences hopital regional badreddine aloui kasserine tunisie 3 service de medecine de travail eps fattouma bourguiba monastir tunisie 4 service de medecine des urgences eps taher sfar mahdia tunisie 5 service de medecine des urgences eps fattouma bourguiba monastir tunisie 6 service de psychiatrie eps taher sfar mahdia tunisie presentateur amira omrane |
Th10-P552 - Violences et conciliation vie professionnelle et vie privée chez le personnel paramédical des services des urgences : étude multicentrique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amira Omrane (1), Mohamed Adnen Henchi (3), Soumaya Chebbi (1), Chedly Maksoudi (2), Marouen Hayouni (3), Emira Sghaier (4), Mohamed Amine Msolli (5), Rym Ben Soussia (6), Semir Nouira (5), Nahla Jerbi (4)
Présentateur : Amira Omrane
Etablissement : (1) Service de Médecine de Travail, EPS Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE; (2) Service de Médecine des urgences, Hôpital régional Badreddine Aloui, Kasserine, TUNISIE; (3) Service de Médecine de Travail, EPS Fattouma Bourguiba , Monastir, TUNISIE; (4) Service de Médecine des urgences, EPS Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE; (5) Service de Médecine des urgences, EPS Fattouma Bourguiba , Monastir, TUNISIE; (6) Service de psychiatrie, EPS Taher Sfar , Mahdia, TUNISIE
Introduction : La violence au travail (VAT) est un phénomène très répandu. Cette étude a pour objectif d’évaluer la relation entre l'exposition à la VAT et l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Méthodes : il s’agit d’une étude transversale multicentrique menée auprès du personnel paramédical (PP) exerçant dans les services des urgences de trois hôpitaux publics Tunisien. Un questionnaire anonyme auto-administré relatif aux caractéristiques sociodémographiques et professionnelles a été utilisé. Des questions directes et le Leymann Inventory of Psychological Terror (LIPT) ont permis d’évaluer la violence physique verbale et psychologique au travail respectivement. Le SWING questionnaire a permis d’évaluer la relation entre la vie privée et la vie professionnelle.
Résultats : Nous avons inclus 125 PP, principalement des femmes (68,8 %). La tranche d'âge la plus représentée était celle des 25-35 ans (73,6%). Parmi les PP, 39,2% étaient victimes de harcèlement moral au travail et 61,6 % ont rapporté une exposition à des violences physiques ou verbales au travail. L'analyse multivariée a montré une association statistiquement significative entre le harcèlement moral et un temps de trajet supérieur à 30 minutes (ORa = 11,079 ; IC à 95 % [3,717 ; 33,024] ; p <10-3), l'auto déclaration de violence physique ou verbale au travail (ORa =3,730 ; IC à 95 % [1,393 ; 9,991] ; p=0,009), une interférence négative entre le travail et la vie familiale (ORa =3,854 ; IC à 95 % [1,862 ; 7,975] ; p=<10-3) et une interférence positive entre la vie familiale et le travail (ORa =0,346 ; IC à 95 % [0,178 ; 0,671] ; p=0,002). Les PP qui ont déclaré avoir l'intention d'émigrer présentaient un risque significativement plus élevé de violence physique ou verbale au travail (ORa = 6,532 ; IC à 95 % : 1,887-22,619 ; p = 0,003), tout comme ceux qui avaient été témoins de violence psychologique sur le lieu de travail (ORa = 12,603 ; IC à 95 % : 3,450-46,034 ; p < 0,001). Un nombre plus élevé de gardes de nuit par mois était indépendamment associé à un risque plus faible de violence physique ou verbale au travail (ORa = 0,886 ; IC à 95 % : 0,805-0,974 ; p = 0,012). Les incidents dans lesquels le persécuteur était un patient étaient également associés à une augmentation significative de la probabilité de violence physique ou verbale auto-déclarée (ORa = 4,555 ; IC à 95 % : 1,069-19,404 ; p = 0,040).
Conclusion : les résultats de cette étude indiquent que le personnel paramédical des services des urgences sont exposés à une fréquence alarmante de violence au travail, tant interne qu'externe. La mise en place de stratégies préventives durables reste essentielle pour contrôler ce phénomène de plus en plus menaçant
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| th10 p553 les contraintes psycho sociales un facteur de severite de lhta gravidique chez les femmes en activite professionnelle auteurs samia machghoul 1 2 ons grissa 1 2 ines rassas 1 2 sahar kedadi 1 2 irtyah merchaoui 1 2 charfeddine amri 2 3 olfa zoukar 4 adnene henchi 1 2 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles chu fattouma bourguiba monastir tunisie 2 gerpe lr08sp07 laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de lenvironnement monastir tunisie 3 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles clinique dentaire monastir tunisie 4 service de gyneco obstetrique centre de maternite et de neonatologie monastir tunisie presentateur ons grissa |
Th10-P553 - Les contraintes psycho-sociales : un facteur de sévérité de l’HTA gravidique chez les femmes en activité professionnelle
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Samia Machghoul (1,2), Ons Grissa (1,2), Ines Rassas (1,2), Sahar Kedadi (1,2), Irtyah Merchaoui (1,2), Charfeddine Amri (2,3), Olfa Zoukar (4), Adnéne Henchi (1,2)
Présentateur : Ons Grissa
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles - CHU Fattouma Bourguiba , Monastir, TUNISIE; (2) GERPE- LR08SP07 : Laboratoire gestion ergonomique du risque professionnel et de l’environnement, Monastir, TUNISIE; (3) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles - Clinique Dentaire, Monastir, TUNISIE; (4) Service de Gynéco-obstétrique - Centre de Maternité et de Néonatologie , Monastir, TUNISIE
Introduction L’hypertension artérielle gravidique (HTAG) est un problème de santé publique de par sa fréquence et la gravité de ses complications aussi bien sur le plan maternel que fœtal. Le pronostic est étroitement lié à la sévérité des tableaux cliniques et biologiques. Toutefois, les facteurs de sévérité de ce désordre ne sont pas bien élucidés.
Objectif Identifier les facteurs associés à la sévérité de l’HTAG chez un échantillon de femmes en activité professionnelle.
Méthodologie Etude transversale sur 04 mois, portant sur des femmes enceintes professionnellement actives, ayant développé une HTAG, suivies au sein du service de gynéco-obstétrique du CMN de Monastir. Les caractéristiques sociodémographiques, médicales et professionnelles des participantes ont été collectées. L’étude des facteurs du stress au travail a été réalisée grâce au Job content questionnaire.
Résultats Notre échantillon a inclus 103 femmes ayant développé une HTA gravidique avec un âge moyen de 31,1±5,9 ans. L’HTAG a été classée sévère dans 48 cas (46,6%) et légère à modérée dans 53,4% des cas. Selon l’analyse univariée, la sévérité de l’HTA gravidique a été significativement associée à l’excès de responsabilités familiales (p=0,03), à l’indice de masse corporelle (p=0,04) et à la dépendance psychologique au travail (p=0,008). Après régression logistique binaire, l’excès de responsabilités apparait comme un facteur qui augmente le risque d’une HTAG sévère d’un facteur de 5 (OR=5,59 ; IC95% = [1,17 ;26,56]) alors qu’une faible dépendance psychologique semble réduire le risque d’un facteur de 0,36 (OR=0,36 ; IC95%= [0,13 ;0,97]).
Conclusion A travers ce travail, le stress apparait comme facteur pouvant moduler la sévérité de l’HTA gravidique chez les femmes enceintes en activité professionnelle. La lutte contre les facteurs de stress au travail pourrait contribuer au bon contrôle des chiffres tensionnels chez ces femmes
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| th10 p554 cardiopathies en milieu professionnel un defi particulier en matiere daptitude au travail auteurs naourez ben fatma 2 ghada bahri 2 naoures bedoui 1 mariam mersni 2 siwar chemingui 2 yassmine tebourbi 2 imen youssfi 2 dorra brahim 2 mejda bani 2 nizar ladhari 2 etablissement 1 pst0726 le pouzin france 2 service de pathologie professionnelle et aptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie tunis tunisie presentateur naoures bedoui |
Th10-P554 - Cardiopathies en milieu professionnel : Un défi particulier en matière d’aptitude au travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Naourez Ben Fatma (2), Ghada Bahri (2), Naoures Bedoui (1), Mariam Mersni (2), Siwar Chemingui (2), Yassmine Tebourbi (2), Imen Youssfi (2), Dorra Brahim (2), Mejda Bani (2), Nizar Ladhari (2)
Présentateur : Naoures Bedoui
Etablissement : (1) PST0726, Le Pouzin, FRANCE; (2) Service de pathologie professionnelle et aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction
Les cardiopathies constituent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur prévalence élevée, de leur impact sur la qualité de vie des patients et des lourdes conséquences économiques et sociales qu'elles engendrent. Ces cardiopathies, qu'elles soient chroniques ou aiguës, peuvent entraîner des limitations physiques et psychologiques qui affectent l'aptitude d'une personne à effectuer certains types de travail.
Objectif
Evaluer l’aptitude médicale au travail chez les patients atteints de cardiopathies.
Méthodes
Etude descriptive et retrospective portant sur les patients atteints de cardiopathies et ayant consulté le service de pathologies professionnelles de l’hôpital Charles Nicolle pour un avis d’aptitude médicale au travail durant la période allant du premier Janvier 2024 jusqu’au 31 Décembre 2024.
Résultats
Notre population d’étude comportait 31 travailleurs ayant un âge moyen de 45 ans. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 16 ans. Les secteurs d’activité les plus représentés étaient celui de la santé (40%) et des bâtiments et travaux publics (30%). Les cardiopathies notées étaient : une ischémie myocardique dans 61% des cas, des troubles du rythme cardiaque à type de fibrillation auriculaire dans 12% des cas et à type de tachycardie supra-ventriculaire dans 6% des cas, une valvulopathie rhumatismale dans 9% des cas, et de cardiomyopathie hypertrophique dans 9% des cas. Quinze de ces patients étaient exposés à une charge mentale élevée au travail. Les décisions d’aptitude révélaient que deux patients étaient aptes à poursuivre leur activité professionnelle habituelle. Un aménagement ou des restrictions d’aptitude étaient prescrits dans 61% des cas. Les restrictions les plus prescrites étaient l’éviction des efforts physiques intenses notamment le port de charges lourdes , l’éviction des postes de sécurité et du travail de nuit. Six des patients (19% des cas) étaient mis à la retraite anticipée pour invalidité.
Conclusion
Bien que les cardiopathies puissent représenter un défi pour ceux qui en sont atteints, elles ne constituent pas nécessairement un obstacle insurmontable à une carrière professionnelle. Les décisions d’aptitude doivent être basées sur une évaluation médicale rigoureuse, tout en tenant compte des exigences du poste, des risques éventuels et des adaptations possibles en vue d’une réintégration professionnelle adéquate.
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| th10 p555 entre pratique et prevention facteurs associes aux comportements tabagiques des soignants en milieu hospitalier auteurs latifa ben afia 1 amal miladi 1 ines aissa 1 sahar kedadi 1 jnaina kooli 1 aicha baroudi 1 aicha brahem 1 lamia bouzgarrou 1 etablissement 1 service de medecine du travail hopital regional ksar hellal monastir tunisie presentateur latifa ben afia |
Th10-P555 - Entre pratique et prévention : Facteurs associés aux comportements tabagiques des soignants en milieu hospitalier
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Latifa Ben Afia (1), Amal Miladi (1), Ines Aissa (1), Sahar Kedadi (1), Jnaina Kooli (1), Aicha Baroudi (1), Aicha Brahem (1), Lamia Bouzgarrou (1)
Présentateur : Latifa Ben Afia
Etablissement : (1) Service de médecine du travail Hôpital Régional Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE
Introduction : Malgré leur rôle pivot dans la lutte antitabac, de nombreux professionnels de santé (PS) restent dépendants au tabac, ce qui peut biaiser leur pratique clinique et limiter l’efficacité de leurs conseils en sevrage. Cette étude s’intéresse aux comportements tabagiques des PS tunisiens et aux facteurs influençant leur consommation au sein des établissements hospitaliers.
Méthode : une étude transversale a été menée entre juin et décembre 2022 auprès de l’ensemble du personnel de santé de tous les hôpitaux publics de première et seconde lignes des trois plus grandes délégations sanitaires du gouvernorat de Monastir, au centre de la Tunisie. La participation a été volontaire. La collecte des données a été réalisée à l’aide d’un questionnaire auto-administré (63 items), comprenant notamment l’échelle de Fagerström. Les items portaient sur les caractéristiques sociodémographiques et professionnelles ainsi que sur les pratiques tabagiques du personnel de soins.
Résultats : Au total, 714 professionnels ont répondu au questionnaire. Parmi ces PS, 12,4 % étaient des fumeurs actifs, 2 % d’anciens fumeurs et 20% exposés au tabagisme passif. Parmi les fumeurs, l’âge moyen était de 39,6 ± 11 ans et 69,3 % étaient des hommes. Le tabagisme était plus fréquent chez le personnel médical que paramédical (17,7 % vs 10 % ; OR = 1,856). Parmi le PS du service des urgences, 37,1 % étaient des fumeurs. De même, le taux de tabagisme était plus élevé parmi les travailleurs de nuit (30,6 % vs 18,8 %). Les principales motivations évoquées pour débuter le tabagisme étaient l’influence des pairs (56,6 %) et le stress (39,8 %). Parmi les PS fumeurs, 45 % déclaraient réduire leur consommation en milieu hospitalier, 26,5 % l’augmenter et 27,7 % ne rapportaient pas de modification de leur consommation à l’hôpital. L’abstention tabagique totale à l’intérieur des structures hospitalières était rapportée par 12,8 % des tabagiques.
Les analyses univariée et multivariée ont retenu que les PS qui présentaient une tendance à maintenir ou augmenter leur consommation de tabac à l'hôpital étaient ceux âgés de moins de 30 ans (p = 0,002, OR = 4,301 ; IC95 % [1,265]), le personnel médical (p = 0,025, OR = 3,637 ; IC95% [1,111 ; 11,907]), les travailleurs des urgences (p = 0,009, OR = 21,393 ; IC95 % [1,930 ; 237,107]) et ceux en poste de nuit (p = 0,009, OR = 21,393 ; IC95 % [1,930 ; 237,107]).
Conclusion : le maintien des comportements tabagiques de certains groupes de PS en milieu hospitalier est une réelle entrave à la réussite des stratégies de lutte antitabac et nécessite des interventions ciblées pour comprendre et réduire ces pratiques.
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| th10 p556 accidents dexposition au sang en 2024 analyse de la prevalence et des facteurs de risque dans un hopital universitaire francais auteurs anny kra 1 lenise parreira 1 linda nguessan 1 gwladys meko simo 1 luc viallate 1 bruno pereira 1 maelys clinchamps 1 2 frederic dutheil 1 2 etablissement 1 chu de clermont ferrand clermont ferrand france 2 stress physiologique et psychosocial cnrs umr 6024 lapsco universite clermont auvergne clermont ferrand france presentateur anny kra |
Th10-P556 - Accidents d’exposition au sang en 2024 - Analyse de la prévalence et des facteurs de risque dans un hôpital universitaire français
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Anny Kra (1), Lenise Parreira (1), Linda N’Guessan (1), Gwladys Meko-Simo (1), Luc Viallate (1), Bruno Pereira (1), Maelys Clinchamps (1,2), Frédéric Dutheil (1,2)
Présentateur : Anny Kra
Etablissement : (1) CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, FRANCE; (2) Stress physiologique et psychosocial, CNRS UMR 6024, LaPSCo, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, FRANCE
Objectifs : Déterminer la prévalence et les facteurs de risques des Accidents d'exposition au sang chez le personnel hospitalier du CHU de Clermont-Ferrand.
Méthodes : étude observationnelle rétrospective des AES survenus en 2024 chez les agents du CHU de Clermont-Ferrand. Une valeur de p ≤0,05 était nécessaire pour la signification statistique.
Résultats : La prévalence des AES était à 1,6%. La moyenne d’âge était de 39.0 ± 12.08 ans. Les travailleurs victimes des AES était issus majoritairement des services d’odontologie, d’imagerie et de chirurgie respectivement 6,9%, 3,2% et 2,8%, p < 0,001. Les paramédicaux représentaient 2% des victimes des AES avec p < 0,001. Les principaux facteurs réduisant la survenue des AES étaient, le statut de titulaire de l’agent et le fait d’exercer un métier dans les services, de la direction des affaires médicales, le laboratoire, les services de médecine et les services techniques respectivement (OR 0,53 [0,39-0,72] p < 0,001 ; OR 0,19 [0,94 -0,40] p < 0,001 ; OR 0,48 [0,23 – 0,99] p :0,05 ; OR :0,61 [0,40-0,95] p : 0,03 et (OR 0,77 [0,18 – 0,32] p < 0,001. Le service d’odontologie était un facteur de risque des AES (OR 2,60 [1,48- 4,55], p : 0,001).
Conclusion : La mises en place d’un programme rigoureux de gestion des risques liés aux objets tranchants permettra d’assurer aux paramédicaux et au personnel du service d’odontologie en particulier et à l’ensemble du personnel hospitalier du CHU de Clermont Ferrand un environnement de travail sûr et sécurisé.
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| th10 p557 tabagisme au travail dependance et motivation au sevrage auteurs ghada bahri 2 ahlem saidi 3 naoures bedoui 1 mariem mersni 2 siwar chemingui 2 imen youssfi 2 dorra brahim 2 mejda bani 2 nizar ladhari 2 etablissement 1 pst0726 le pouzin france 2 service de pathologie professionnelle et aptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie tunis tunisie 3 groupement de sante de base tunis nord tunisie tunis tunisie presentateur naoures bedoui |
Th10-P557 - Tabagisme au travail : dépendance et motivation au sevrage
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ghada Bahri (2), Ahlem Saidi (3), Naoures Bedoui (1), Mariem Mersni (2), Siwar Chemingui (2), Imen Youssfi (2), Dorra Brahim (2), Mejda Bani (2), Nizar Ladhari (2)
Présentateur : Naoures Bedoui
Etablissement : (1) PST0726, Le Pouzin, FRANCE; (2) Service de pathologie professionnelle et aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE; (3) GROUPEMENT DE SANTE DE BASE -TUNIS NORD -TUNISIE , Tunis, TUNISIE
Introduction
Le tabagisme est une conduite addictive assez répondue en Tunisie notamment chez la population active occupée. De ce fait, la lutte contre le tabagisme en milieu professionnel constitue une composante majeure de la démarche préventive et de santé au travail.
Objectifs
Déterminer la prévalence et les caractéristiques du tabagisme chez les patients en activité professionnelle consultant un centre de santé de base.
Évaluer, chez les fumeurs, le niveau de dépendance à la nicotine ainsi que les facteurs associés à la motivation au sevrage.
Méthodes
Étude transversale descriptive portant sur les patients, en activité professionnelle, et ayant un statut tabagique, consultant le Centre de Santé de Base (CSB) Riadh la Marsa, durant le mois de septembre 2025. Les caractéristiques socioprofessionnelles et le comportement tabagique ont été consigné sur une fiche préétablie. La dépendance à la nicotine a été évaluée par le test de Fagerström et la motivation au sevrage par l’échelle Q-MAT.
Résultats
L’âge moyen des consultants était de 51 ± 13 ans avec une prédominance masculine (89%). Une ancienneté professionnelle moyenne de 20 ± 13 ans a été notée. La prévalence globale au tabagisme était de 24,9%. Elle était significativement plus élevée chez les hommes (47,7%) (p<10-3). La cigarette traditionnelle était le tabac le plus consommé (80%). Les nouvelles formes du tabac (Vape, tabac chauffé) étaient à des proportions relativement faibles (2%). Pour les fumeurs de cigarettes, l’âge moyen de la première cigarette était précoce, de 18 ± 7 ans, avec une consommation moyenne de 22 ± 13 cigarettes par jour. Parmi les consultants fumeurs, 69% avaient une forte ou très forte dépendance pharmacologique à la nicotine (score de Fagerström >5). Presque 2/3 des fumeurs (62,4%) avaient fait au moins une tentative d’arrêt. La durée de sevrage la plus longue était en moyenne de 17 mois. Les rechutes étaient principalement liées à des facteurs émotionnels (65%) et à l’entourage de travail (18%). L’âge supérieur à 50 ans a été identifié comme un facteur influençant significativement la motivation au sevrage tabagique (p = 0,011).
Conclusion
Notre enquête souligne l’importance de dresser le profil tabagique des salariés au sein du milieu professionnel et d’intégrer systématiquement le tabagisme dans les programmes de santé au travail.
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| th10 p558 le poste de mineur dabattage en mine souterraine marocaine analyse des risques et axes de prevention auteurs abderrahmane ghrarouch 1 2 hasna meftah 1 2 imane el amri 1 2 etablissement 1 service de medecine de travail et de pathologies professionnelles hopital universitaire general mohammed vi groupement sanitaire territorial tangertetouanal hoceima maroc tanger maroc 2 faculte de medecine et de pharmacie de tanger universite abdelmalek essaadi tanger maroc presentateur abderrahmane ghrarouch |
Th10-P558 - Le poste de mineur d’abattage en mine souterraine marocaine : analyse des risques et axes de prévention
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Abderrahmane Ghrarouch (1,2), Hasna Meftah (1,2), Imane El Amri (1,2)
Présentateur : Abderrahmane Ghrarouch
Etablissement : (1) Service de médecine de travail et de pathologies professionnelles - Hôpital Universitaire Général Mohammed VI - Groupement Sanitaire Territorial Tanger–Tétouan–Al Hoceima - Maroc, Tanger, MAROC; (2) Faculté de Médecine et de Pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi, Tanger, MAROC
Introduction :
Le secteur minier souterrain constitue un environnement à haute sinistralité, où le poste de mineur d'abattage est exposé à des risques professionnels majeurs. L'objectif de cette étude est d'analyser ce poste afin d'identifier les dangers, et de proposer des axes d'amélioration préventifs.
Méthodes :
L'étude s'appuie sur une analyse du travail effectif via des entretiens avec des mineurs et une observation directe, notamment à -146 m de profondeur, complétée par des mesures d'ambiance (bruit et poussière) réalisées par un organisme externe.
Résultats :
Le cycle d'activité du mineur d'abattage inclut la purge, la foration, la pose du soutènement et le dynamitage, dans un environnement souterrain confiné et difficile. L'étude a identifié plusieurs risques majeurs :
- Risques Chimiques : Poussières de silice cristalline (risque de silicose), Gaz toxiques (gaz d'échappement, H2S et gaz post-tir avec un risque d'asphyxie/intoxication.
- Risques Physiques : le niveau sonore dépasse 85 dB, vibrations transmises aux membres supérieurs, une chaleur élevée liée au gradient géothermique, et un travail avec un faible éclairage.
- Risques Ergonomiques : Manutention manuelle de charges lourdes (marteau de 28kg) et postures de travail contraignantes et pénibles.
- Risques Organisationnels : le travail posté en 3x8 et des facteurs psychosociaux liés à l'isolement, la fatigue et à l'éloignement familial.
- Risques d'accidents graves (Sécurité) : Chutes de blocs et éboulements/ risque d'écrasement ou de heurt par des engins/ explosion accidentelle.
Discussion :
La gestion des risques repose sur des mesures techniques telles que l’aérage, la perforation à l’eau et l’arrosage pour limiter les poussières et évacuer les gaz. Le bruit est combattu par le graissage des outils et l’installation de silencieux. L’organisation du travail en 3×8 avec des pauses et une surveillance médicale rigoureuse (visites pluri-annuelles, radiographie pulmonaire annuelle et audiogramme) complètent le dispositif.
Malgré ces mesures, certains dangers majeurs (chutes de blocs, écrasement, asphyxie, poussière, bruit) restent critiques. Pour réduire ces risques résiduels, des améliorations sont préconisées : équiper les mineurs de détecteurs multi-gaz portables, réaliser une analyse ergonomique des postes, renforcer le soutènement et mécaniser certaines tâches.
Conclusion : Le poste de mineur d’abattage est l’un des plus pénibles du secteur industriel. Le renforcement de la prévention technique, organisationnelle, et d’un suivi médical post-professionnel, est un impératif pour préserver la santé et la sécurité des mineurs.
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| th10 p559 accidents dexposition au sang chez les internes en medecine etude descriptive en milieu hospitalier auteurs nassira chenouf 1 wissal benhassine 1 etablissement 1 chu batna algerie presentateur nassira chenouf |
Th10-P559 - Accidents d’exposition au sang chez les internes en médecine : étude descriptive en milieu hospitalier
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nassira Chenouf (1), Wissal Benhassine (1)
Présentateur : Nassira Chenouf
Etablissement : (1) chu, Batna, ALGERIE
Les accidents d’exposition au sang constituent un risque professionnel majeur en milieu hospitalier, exposant le personnel soignant à la transmission du VHB, du VHC et du VIH. Les internes en médecine sont particulièrement exposés en raison de leur implication fréquente dans les actes de soins techniques, dans un contexte de stress, de pression temporelle, d’expérience en cours d’acquisition et d’encadrement parfois insuffisant, ainsi que du non-respect occasionnel des précautions standards. Une augmentation récente des accidents d’exposition au sang chez les internes a été observée par le service de médecine du travail, en l’absence de données épidémiologiques locales permettant d’en apprécier précisément l’ampleur et les circonstances. Cette étude vise à évaluer la fréquence et les caractéristiques des AES chez les internes, à identifier les principaux facteurs de risque professionnels et à proposer des mesures de prévention adaptées. Afin de répondre aux objectifs de l’étude, il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée sur une période de vingt-quatre mois (mars 2023–février 2025), portant sur les accidents d’exposition au sang déclarés par des internes en médecine de 7ᵉ année auprès du service de médecine du travail. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et d’une base de données dédiée aux AES. Les résultats obtenus à l’issue de l’analyse des données montrent que, durant la période d’étude, 29 accidents d’exposition au sang ont été recensés parmi 1008 internes en médecine. La majorité des AES est survenue chez des internes ayant moins de trois mois de stage. Les blessures par piqûre d’aiguille souillée représentaient 50 % des cas (n = 15), suivies des blessures par bistouri 32 % (n = 9), des contacts avec une peau lésée 14 % (n = 4) et des contacts avec les muqueuses 4 % (n = 1). Les services les plus concernés étaient l’unité médico-chirurgicale (30 %, n = 9) et la réanimation médicale (22 %, n = 6). La couverture vaccinale contre l’hépatite B était insuffisante, avec seulement 29 % des internes complètement vaccinés (n = 8), tandis que 72 % demeuraient vulnérables (n = 21). Au regard des résultats obtenus, les accidents d’exposition au sang chez les internes surviennent principalement en début de stage et lors d’actes de soins invasifs, avec une couverture vaccinale contre l’hépatite B insuffisante. Ces constats soulignent la nécessité de renforcer la formation, l’encadrement et les mesures de prévention en milieu hospitalier.
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| th10 p560 adhesion a la prophylaxie post exposition et au suivi serologique du vih apres un accident dexposition au sang auteurs yosra farhani 1 emna baraketi 1 arij guermazi 1 jihen hsinet 1 saloua ismail 1 farah taleb 1 nihel khouja 1 aida benzarti 1 etablissement 1 service de medecine du travail et des maladies professionnelles hopital la rabta tunis tunisie tunis tunisie presentateur arij guermazi |
Th10-P560 - Adhésion à la prophylaxie post-exposition et au suivi sérologique du VIH après un accident d’exposition au sang
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Yosra Farhani (1), Emna Baraketi (1), Arij Guermazi (1), Jihen Hsinet (1), Saloua Ismail (1), Farah Taleb (1), Nihel Khouja (1), Aida Benzarti (1)
Présentateur : Arij Guermazi
Etablissement : (1) Service de Médecine du Travail et des maladies professionnelles, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction Les accidents d’exposition au sang (AES) constituent un risque majeur pour les professionnels de santé, notamment pour la transmission du VIH. La prophylaxie post-exposition (PPE) et le suivi sérologique sont essentiels pour réduire ce risque. Cette étude vise à évaluer l’adhésion à la PPE et au suivi sérologique chez les victimes d’AES présentant un risque VIH.
Méthodes Etude descriptive longitudinale rétrospective, auprès de victimes d’AES, pris en charge au service de médecine de travail de l’hôpital la Rabta à Tunis entre janvier 2024 et septembre 2025, ayant nécessité une PPE au VIH et/ou un suivi sérologique du VIH.
Résultats Il s’agissait de 241 cas avec un âge médian était de 29 ans [26 ; 37] et un sex-ratio de 0,37. Il s’agissait essentiellement de médecins (27%), infirmiers (24,5%), techniciens supérieurs (16,2%) et d’ouvriers hospitaliers (12,4%). Les tâches les plus incriminées étaient les prélèvements sanguins (19,1%), le ramassage des déchets (15,8%). Les aiguilles débrodant des collecteurs d’objets piquants à risque biologique étaient à l’origine de 9,1% des AES. Le délai de consultation en médecine de travail inférieur à 4h dans 40,7% et dépassait les 48h dans 8,7%. La source était inconnue dans 27% des cas. Concernant le VHB, 3,7% des sources avait une sérologie initiale positive (n=9). Les victimes étaient immunisées dans 73% des cas. Une PPE par immunoglobulines anti-hépatite B a été indiqué chez 7,8% des cas et un rappel de vaccin a été prescrit dans 24,1% des cas. Un suivi sérologique a été indiquée chez 74 victimes dont 10 ont adhéré à la 6e semaine et quatre à la 12e semaine. Concernant le VHC, 27 sources avaient une sérologie positive. Le suivi a été indiquée chez 92 victimes dont 11 ont adhéré à la 6e semaine et cinq à la 12e semaine. Pour le VIH, une PPE a été indiquée et pendant 28 jours dans 52,3% des cas, devant une sérologie VIH positive chez les sources (26,1%) ou devant des sources présentant des facteurs de risque d’infection au VIH notamment une toxicomanie intraveineuse (16,7%). Des effets indésirables étaient rapportés par cinq victimes dont trois ont arrêté la PPE. Un suivi sérologique a été indiqué chez 128 victimes dont 19 ont adhéré à la 6e semaine et sept à la 12e semaine. Ce suivi était plus respecté dans les cas où la source avait une sérologie positive au VIH (p=0,001).
Conclusions L’adhésion des victimes d’AES au suivi était globalement insuffisante, malgré les indications de PPE au VIH et de surveillance sérologique. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer l’information, l’accompagnement et l’organisation du suivi afin d’améliorer sa complétude et son efficacité.
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| th10 p561 depistage du cancer colorectal en milieu professionnel retour dexperience dans une industrie electronique auteurs ghada bahri 2 imen zaier 3 mariem mersni 2 naoures bedoui 1 siwar chemingui 2 imen youssfi 2 dorra brahim 2 mejda bani 2 lamia kallel 4 nizar ladhari 2 etablissement 1 pst0726 le pouzin france 2 service de pathologie professionnelle et aptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie tunis tunisie 3 groupement de medecine du travail de lariana tunis tunisie tunis tunisie 4 service de gastro enterologie hopital mahmoud el matri tunis tunisie tunis tunisie presentateur naoures bedoui |
Th10-P561 - Dépistage du cancer colorectal en milieu professionnel : retour d’expérience dans une industrie électronique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Ghada Bahri (2), Imen Zaier (3), Mariem Mersni (2), Naoures Bedoui (1), Siwar Chemingui (2), Imen Youssfi (2), Dorra Brahim (2), Mejda Bani (2), Lamia Kallel (4), Nizar Ladhari (2)
Présentateur : Naoures Bedoui
Etablissement : (1) PST0726, Le Pouzin, FRANCE; (2) Service de pathologie professionnelle et aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE; (3) Groupement de Médecine du Travail de l’Ariana, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE; (4) Service de gastro-entérologie, Hôpital Mahmoud El Matri, Tunis, Tunisie, Tunis, TUNISIE
Introduction
Le cancer colorectal (CCR) constitue un enjeu majeur de santé publique, il connait une incidence croissante en Tunisie, tandis que les programmes de dépistage de masse peinent à atteindre une couverture satisfaisante. Le milieu professionnel constitue un cadre stratégique pour toucher une population adulte cible.
Objectif
Évaluer, dans le cadre d’une étude transversale, la participation et les résultats du dépistage du cancer colorectal par test Hemoccult® en milieu professionnel
Analyser leur relation avec les facteurs de risque individuels et professionnels.
Méthodes
Étude transversale incluant 130 travailleurs âgés de 45 à 59 ans. Chaque participant a réalisé un test Hemoccult® de dépistage du cancer colorectal, et les tests positifs ont été systématiquement confirmés par coloscopie.
Résultats
L'âge moyen des participants était de 50±4 ans. Dix-neuf travailleurs (14,6%) rapportaient la notion d’antécédents médicaux de colopathie fonctionnelle. Au moins une comorbidité associée à type d’hypertension ou de diabète, ou de dyslipidémie était retrouvée chez 26,2% des participants (n=34). Aucun participant n’avait rapporté des antécédents familiaux de cancer colorectal ni d’antécédents de polype ou de maladie digestive. Le tabagisme actif était noté chez 21,5% des salariés. Environ 25% des participants était obèses (IMC>30 kg/m2) et 68,5% d’eux avaient un régime alimentaire riche en glucides. L’ancienneté moyenne dans l’entreprise était de 16,4±8,2 ans. Le travail posté était noté dans 34,6% des cas. Aucun participant n’avait bénéficié d’un dépistage du CCR avant cette étude. Le taux de positivité du test Hemoccult® était de 10,8% (14/130). La coloscopie a objectivé des polypes adénomateux chez 12 patients, sans cancer invasif. Les facteurs associés à un test Hemoccult® positif étaient l’obésité, la sédentarité, le tabagisme actif et un régime riche en glucides (p<10-3). Aucune association significative avec les caractéristiques professionnelles n’a été mise en évidence.
Conclusion
Le dépistage du CCR s’avère réalisable en milieu professionnel. La mise en évidence d’associations avec des facteurs de risque modifiables, tels que l’obésité, la sédentarité et le tabagisme, souligne l’intérêt de combiner le dépistage à des programmes de prévention intégrés ciblant l’amélioration du mode de vie des travailleurs.
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| th10 p562 avc ischemique apres agression verbale en milieu hospitalier les defis de limputabilite en accident du travail auteurs asma gaddour 1 2 3 asma chouchane 1 3 4 imen jammeli 1 2 3 mohamed bouhlel 2 maroua bouhoula 1 3 4 narjes belhadj 1 3 etablissement 1 faculte de medecine de sousse sousse tunisie 2 hopital ibn el jazzar kairouan tunisie 3 universite de sousse sousse tunisie 4 hopital farhat hached sousse tunisie presentateur narjes belhadj |
Th10-P562 - AVC ischémique après agression verbale en milieu hospitalier : les défis de l’imputabilité en accident du travail.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Asma Gaddour (1,2,3), Asma Chouchane (1,3,4), Imen Jammeli (1,2,3), Mohamed Bouhlel (2), Maroua Bouhoula (1,3,4), Narjes Belhadj (1,3)
Présentateur : Narjes Belhadj
Etablissement : (1) faculté de médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Hôpital Ibn El Jazzar, Kairouan, TUNISIE; (3) université de Sousse, Sousse, TUNISIE; (4) Hôpital Farhat Hached, Sousse, TUNISIE
Introduction :
La violence au travail constitue un problème croissant, particulièrement dans le secteur de la santé. Si les conséquences psychologiques sont bien documentées, les répercussions somatiques graves, notamment cardiovasculaires, sont rarement décrites. Nous rapportons ce cas afin de mettre en lumière l’impact potentiel de la violence au travail sur la santé cardiovasculaire et les difficultés médico-légales de sa reconnaissance.
Observation :
Mme S., 45 ans, infirmière en hôpital public, titulaire, présente comme antécédents une HTA de grade I, une fibrillation auriculaire (FA) paroxystique sous anti-arythmique et antihypertenseurs, ainsi qu'un antécédent de toxémie gravidique. a Le 22/04/2024, au cours d’un conflit professionnel marqué par une violence verbale intense de la part d'un collègue, elle présente brutalement une hémiparésie gauche. La TDM cérébrale réalisée en urgence est normale, mais le diagnostic d'AVC ischémique est posé cliniquement par son neurologue.. L’évolution a été marquée par une incapacité temporaire totale de 150 jours et la persistance de séquelles (hémiparésie brachio-faciale, syndrome épaule-main, troubles urinaires). L’événement a été déclaré en accident du travail en raison de la soudaineté de l'apparition des symptômes sur le lieu et au temps du travail. Bien que l’événement réponde aux critères de l’accident du travail, le comité médical a refusé la reconnaissance. L’enjeu de ce cas porte sur l’imputabilité : la violence verbale a-t-elle agi comme un facteur déclenchant sur un état antérieur (FA paroxystique), ou l'AVC est-il uniquement l'évolution naturelle de sa pathologie cardiaque ?.
Conclusion :
Ce cas illustre le rôle du stress aigu comme facteur déclenchant d’événements cardiovasculaires et neurologiques, d’une part et la précarité de la reconnaissance des accidents vasculaires liés aux risques psychosociaux d’une autre part. Il plaide pour un renforcement de la prévention des violences institutionnelles et pour une standardisation des critères d'expertise médicale concernant l'imputabilité du stress aigu dans les pathologies vasculaires.
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| th10 p563 fiches techniques de medecine de prevention a destination des medecins et infirmiers des forces auteurs laurelinh bletton 1 aime nun 1 delphine breil 2 sabrina fuentes 2 laurent geraut 2 etablissement 1 universite paris est creteil creteil france 2 ecole du val de grace paris france presentateur laurelinh bletton |
Th10-P563 - Fiches techniques de médecine de prévention à destination des médecins et infirmiers des forces
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Laurelinh Bletton (1), Aimé Nun (1), Delphine Breil (2), Sabrina Fuentes (2), Laurent Geraut (2)
Présentateur : Laurelinh Bletton
Etablissement : (1) Université Paris Est Créteil , Créteil, FRANCE; (2) Ecole du Val de Grâce, Paris, FRANCE
Introduction La médecine de prévention appliquée au personnel militaire constitue un volet essentiel de la médecine d’armée, visant à préserver la santé des forces et à assurer la sécurité des tiers. Toutefois, la majorité des médecins militaires ne disposent pas d’une formation spécialisée en médecine de prévention et aucun référentiel commun n’existe. Pour répondre à ce besoin, plusieurs fiches techniques ont été développées entre 2022 et 2024, ciblant des domaines jugés prioritaires en matière de prévention.
Matériel et méthodes La démarche s’est déroulée en deux phases : d’abord l’élaboration des fiches, puis l’évaluation de leur satisfaction auprès des médecins et infirmiers des forces. Leur conception a reposé sur des visites de terrain, une recherche bibliographique et une mise en forme synthétique sous forme de tableaux visant à faciliter leur utilisation. Six fiches ont été produites : deux portant sur les aspects généraux (réglementation et visites médicales) et quatre sur des thématiques spécifiques (menuiserie, restauration collective, techniciens en investigation criminelle, exposition au plomb).
Une présentation des fiches a été réalisée pendant les Journées nationales de médecine de prévention de 2023 et 2024, et 2 questionnaires ont été donnés permettant d’apprécier la pertinence des fiches et leur impact sur les pratiques professionnelles.
Résultats Les niveaux de satisfaction sont élevés : 91 % pour le questionnaire A, puis 92 % à T0 et 88 % à T3. Les fiches sont jugées pertinentes, claires et adaptées, bien que certaines aient été perçues comme trop détaillées. Les propositions de nouveaux thèmes portent principalement sur des risques fréquents, tels que l’amiante, le chrome VI ou les fumées diesel.
Conclusion Cette initiative, inédite à l’échelle nationale au sein des armées, constitue une première étape vers l’élaboration d’un référentiel commun en médecine de prévention militaire. La poursuite du projet, notamment par la création de nouvelles fiches thématiques, viendrait renforcer la formation continue des médecins militaires et favoriser une harmonisation durable des pratiques au sein du ministère des Armées. Par ailleurs, ces fiches ne se limitent pas à un usage militaire : elles peuvent également s’avérer utiles pour soutenir et faciliter l’activité des médecins du travail civils.
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| th10 p564 maladies professionnelles indemnisables experience et donnees du secteur public tunisien auteurs khalil grissa 1 ghada bahri 1 meriem mersni 1 siwar chemingui 1 dorra brahim 1 yasmine tebourbi 1 amira belkahla 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 service de pathologie professionnelle et daptitude au travail hopital charles nicolle tunis tunisie presentateur ghada bahri |
Th10-P564 - Maladies professionnelles indemnisables : expérience et données du secteur public tunisien
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Khalil Grissa (1), Ghada Bahri (1), Meriem Mersni (1), Siwar Chemingui (1), Dorra Brahim (1), Yasmine Tebourbi (1), Amira Belkahla (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Ghada Bahri
Etablissement : (1) Service de pathologie professionnelle et d’aptitude au travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE
Introduction : Les maladies professionnelles restent encore sous-estimées dans le secteur public tunisien et l’absence de données fiables limite le suivi épidémiologique et le développement de stratégies efficaces de prévention et de protection des travailleurs.
Objectif : Décrire le profil épidémiologique et médico-légal des maladies professionnelles (MP) reconnues annuellement dans le secteur public tunisien.
Méthode : Étude rétrospective et descriptive portant sur l'ensemble des maladies professionnelles déclarées et reconnues par la Commission de reconnaissance des MP dans le secteur public et leur réparation au cours de la période allant du premier janvier 2012 au 31 décembre 2024.
Résultats : Sur la période d'étude, 311 MP ont été déclarées et reconnues. La population concernée avait un âge moyen de 46 ± 10,6 ans, avec une prédominance féminine (64 %). Les salariés appartenaient dans 77,1% des cas au secteur de la santé. Les pathologies infectieuses dominaient le profil des MP (51,4%) ; la tuberculose étant la MP la plus fréquemment reconnue (23,5%), suivie par les hépatites virales (21,5%). Les pathologies respiratoires professionnelles concernaient 73 travailleurs (23,5%). Les troubles musculosquelettiques ont été retrouvés dans 18,9% des cas. Les cancers professionnels et les dermatoses professionnelles représentaient respectivement 6,1 % et 4,8% de l'ensemble des MP. Sur le plan médico-légal, un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) a été attribué à 33 victimes (10,6 %), avec un taux moyen de 27,15 % et des extrêmes allant de 6% à 70 %. Un décès lié à une maladie professionnelle a été rapporté chez quatre travailleurs.
Conclusion : La prédominance des pathologies infectieuses chez les professionnels de santé, associée à la faible représentation des autres secteurs, suggère une sous-déclaration importante, justifiant le renforcement de la sensibilisation et du rôle des médecins traitants dans la déclaration des maladies professionnelles
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| th10 p565 hierarchisation et gestion du risque chimique cas d un atelier de serigraphie textile auteurs latifa ben afia 1 ameni hamrouni 2 ines aissa 1 nouha ben arbia 1 aicha baroudi 1 ali rourou 2 aicha brahem 1 lamia bouzgarrou 1 etablissement 1 service hospitalo univesitaire de medecine du travail et pathologie professionelle hopital regional haj ali soua de ksar hellal monastir tunisie 2 service autonome de medecine du travail groupe sartex ksar hellal monastir tunisie presentateur latifa ben afia |
Th10-P565 - Hiérarchisation et gestion du risque chimique : cas d'un atelier de sérigraphie textile
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Latifa Ben Afia (1), Ameni Hamrouni (2), Ines Aissa (1), Nouha Ben Arbia (1), Aicha Baroudi (1), Ali Rourou (2), Aicha Brahem (1), Lamia Bouzgarrou (1)
Présentateur : Latifa Ben Afia
Etablissement : (1) Service Hospitalo-Univesitaire de Médecine du Travail et Pathologie Professionelle, Hôpital Régional Haj Ali Soua de Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE; (2) Service Autonome de Médecine du Travail , Groupe Sartex, Ksar Hellal, Monastir, TUNISIE
Introduction : Pilier socio-économique majeur en Tunisie, l’industrie textile expose les travailleurs à des risques chimiques complexes inhérents aux procédés de traitement des fibres. La multiplicité des agents utilisés et la méconnaissance fréquente de la composition finale des mélanges compliquent l'évaluation des risques sanitaires. L'étude vise à caractériser l’exposition chimique liée aux activités de sérigraphie textile.
Méthodes : L'étude a été conduite au sein d'un atelier de sérigraphie d’une entreprise de textile dans le centre tunisien. Un inventaire exhaustif des produits chimiques, suivi par la collecte de l’étiquetage et des fiches de données de sécurité (FDS) étaient conduits par le médecin du travail de l’entreprise, complétés par des observations des situations de travail et des conditions réelles d'usage au sein de l’atelier. Le logiciel SEIRICH (Système d’évaluation et d’information sur les risques chimiques en milieu professionnel) a appuyé et détaillé cette évaluation, avec l’intégration des mentions de danger du règlement CLP (classification, étiquetage et emballage), des quantités utilisées et des modalités de manipulation. Après hiérarchisation des impacts sur la santé, la sécurité et l’environnement, les risques résiduels ont été estimés par simulation des mesures de prévention préconisées par le logiciel.
Résultats : Au total, 50 produits étiquetés et émis ont été analysés par le logiciel SEIRICH. Cette analyse a révélé la présence de substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) dans trois préparations, notamment le formaldéhyde (catégorie 1B). La hiérarchisation sanitaire a classé cinq produits en priorité « très élevée » et douze en priorité « élevée », impliquant principalement le formaldéhyde, le méthanol, le 1,2-diol, le 2-butoxyéthanol et le dioxyde de titane. Concernant la sécurité et l’environnement, respectivement un et deux produits ont atteint le niveau de priorité maximale. Le risque résiduel par inhalation le plus critique a été identifié au poste de préparateur, spécifiquement lors de l’étape d’enduction des écrans d’impression. Alors que l’enduction, une des opérations les plus associées à l’émission des substances dangereuses (formaldéhyde et le méthanol) se pratiquait continuellement avec port régulier des EPI adaptés et efficaces.
Conclusion : les procédés de sérigraphie modernes, tels que la sublimation et la thermofixation, induisent une exposition à des mélanges chimiques complexes. Ces résultats justifient l’implémentation de mesures de prévention renforcées techniques, organisationnelles et médicales pour réduire durablement les risques professionnels identifiés.
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| th10 p566 asthme professionnel aux isocyanates dans le secteur prive du centre tunisien auteurs narjes belhadj 1 2 3 imen fki 1 2 3 maher maoua 1 2 3 nawres gannoun 1 2 3 chayma sridi 1 2 3 farah chelly 1 2 3 yosra ayed 1 manel makhloufi 2 3 4 maroua bouhoula 2 3 4 asma chouchane 2 3 4 imen kacem 2 3 4 etablissement 1 service de medecine du travail chu sahloul sousse tunisie 2 universite de sousse faculte de medecine de sousse sousse tunisie 3 laboratoire de recherche lr19sp03 chu farhat hached sousse tunisie 4 service de medecine du travail chu farhat hached sousse tunisie presentateur yosra ayed |
Th10-P566 - Asthme professionnel aux isocyanates dans le secteur privé du centre Tunisien
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Narjes Belhadj (1,2,3), Imen Fki (1,2,3), Maher Maoua (1,2,3), Nawres Gannoun (1,2,3), Chayma Sridi (1,2,3), Farah Chelly (1,2,3), Yosra Ayed (1), Manel Makhloufi (2,3,4), Maroua Bouhoula (2,3,4), Asma Chouchane (2,3,4), Imen Kacem (2,3,4)
Présentateur : Yosra Ayed
Etablissement : (1) Service de médecine du travail, CHU Sahloul, Sousse, TUNISIE; (2) Université de Sousse, Faculté de médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (3) Laboratoire de Recherche LR19SP03, CHU Farhat Hached , Sousse, TUNISIE; (4) Service de médecine du travail, CHU Farhat Hached , Sousse, TUNISIE
Introduction Les isocyanates sont largement utilisés dans l’industrie et constituent l’une des principales causes d’asthme professionnel. L’exposition professionnelle peut entraîner un asthme souvent sévère, d’évolution variable, dont le diagnostic est fréquemment retardé. Le dépistage et la prévention précoces sont essentiels pour limiter l’aggravation de la maladie et son impact socio-professionnel.
Objectif Dresser le profil socio-démographique, professionnel, clinique et paraclinique des patients présentant un asthme professionnel aux isocyanates dans le secteur privé du centre Tunisien.
Méthodes Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive rétrospective portant sur tous les sujets présentant un asthme professionnel aux isocyanates déclaré dans le secteur privé en Tunisie de 2003 à 2023 et reconnue par les commissions médicales compétentes de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM).
Résultats Quarante quatre cas d’asthme professionnel aux isocyanates ont été colligé. Les hommes représentaient 77,3 % de la population étudiée (n = 34). L’âge moyen était de 44,18 ± 8 ans. La population étudiée était majoritairement composée d’ouvriers (36,4 %), suivis des peintres (18,2 %). Les secteurs d’activité les plus représentés étaient l’industrie du meuble (20,5 %), l’industrie automobile (18,2 %) et l’industrie des planches à voile (9,1%). Les symptômes les plus fréquemment rencontrés étaient la dyspnée (57% des cas), la toux (46% des cas) et l’oppression thoracique (21% des cas). Ces symptômes étaient rythmés par l’activité professionnelle dans 79% des cas et associés à des manifestations rhinologiques dans 43% des cas. Les explorations fonctionnelles respiratoires ont montré dans la majorité des cas un trouble ventilatoire obstructif réversible avec une atteinte des petites voies aériennes dans 42% des cas. Les travailleurs ont bénéficié d’un reclassement professionnel dans 85% des cas.
Conclusion L’asthme professionnel aux isocyanates constitue un risque majeur pour les travailleurs exposés, avec des symptômes souvent insidieux mais pouvant devenir chroniques. La prévention par le contrôle de l’exposition et l’équipement de protection, ainsi que la détection précoce grâce à une surveillance médicale régulière clinique et fonctionnelle, sont essentielles pour limiter l’impact sur la santé respiratoire et améliorer la qualité de vie.
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| th10 p567 evaluation de lexposition au plomb et ses composes au sein dune societe de fabrication daccumulateurs electriques auteurs abir ayadi 2 sami nakaa 1 mareim nafti 1 nadine khaterchi 1 sonia fehri 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et de securite au travail bizerte tunisie 2 hopital abderrahmane mami tunis tunisie presentateur nadine khaterchi |
Th10-P567 - Évaluation de l’exposition au plomb et ses composés au sein d’une société de fabrication d’accumulateurs électriques
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Abir Ayadi (2), Sami Nakaa (1), Mareim Nafti (1), Nadine Khaterchi (1), Sonia Fehri (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Nadine Khaterchi
Etablissement : (1) Institut de Santé et de Sécurité au Travail, Bizerte, TUNISIE; (2) Hopital Abderrahmane Mami, Tunis, TUNISIE
Introduction Considéré par l’Organisation mondiale de la Santé comme l’une des dix substances chimiques les plus préoccupantes pour la santé publique, le plomb demeure responsable d’une intoxication professionnelle constituant un problème majeur de santé au travail toujours d’actualité. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’exposition au plomb et à ses composés chez les travailleurs d’une entreprise tunisienne spécialisée dans le recyclage et la fabrication de batteries au plomb.
Méthodes Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective menée entre novembre 2021 et novembre 2022 dans une entreprise tunisienne spécialisée dans le recyclage et la fabrication de batteries au plomb. Ont été inclus les sujets exposés au plomb et à ses composés disposant de mesures de plombémie (BLL) et d’acide δ-aminolévulinique urinaire (ALA-U) pour les années 2017, 2019 et 2021. L’étude a débuté par une visite de site. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et d’entretiens individuels. L’étude biotoxicologique a été complétée par une évaluation de la métrologie ambiante du plomb.
Résultats Quarante-quatre cas exclusivement masculins ont été inclus, avec un âge moyen de 44 ± 6 ans. Le tabagisme actif était rapporté dans 59 % des cas (n = 26). Les travailleurs étaient affectés aux unités « Assemblage » (52 %, n = 23) et « Plaque » (27 %, n = 12). L’absence du port de protection respiratoire a été rapportée dans 4% des cas. Les valeurs de plombémie en 2017, 2019 et 2021 variaient respectivement entre 238–1110 µg/l, 349–1078 µg/l, et 322–1140 µg/l. Les valeurs d’ALA-U dépassaient 15 mg/g de créatinine urinaire en 2017, 2019 et 2021 dans respectivement 27 %, 34 % et 16 % des cas. L’étude de la métrologie ambiante en 2021 a montré la concentration atmosphérique de plomb la plus élevée, atteignant 2,71 mg/m³ au poste d’empilage de l’unité « Assemblage ». Une relation proche du seuil de signification (p = 0,052) a été notée entre la présence d’un syndrome biologique et l’affectation à l’unité « Assemblage » en 2019. Neuf cas strictement asymptomatiques de saturnisme subclinique (syndrome biologique) ont été observés.
Conclusions L’exposition au plomb et ses composés peut entraîner de lourdes conséquences sanitaires et socio-professionnelles en particulier dans les pays en développement dont le cadre réglementaire est mal défini. L’abaissement des valeurs limites d’exposition ainsi que le renforcement des mesures préventives est indispensable pour protéger efficacement les travailleurs exposés.
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| th10 p568 etude analytique des demandes damenagement et de changement de poste de travail dans un service de medecine du travail auteurs mohamed hamadouche 1 2 aissa boukraa 1 2 samira sekkal 3 4 etablissement 1 universite setif 1 ferhat abbas setif algerie 2 chu saadna abdenour setif algerie 3 universite aboubekr belkaid tlemcen algerie 4 chu dr tidjani damerdji tlemcen algerie presentateur mohamed hamadouche |
Th10-P568 - Étude analytique des demandes d’aménagement et de changement de poste de travail dans un service de médecine du travail.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mohamed Hamadouche (1,2), Aissa Boukraa (1,2), Samira Sekkal (3,4)
Présentateur : Mohamed Hamadouche
Etablissement : (1) Université Sétif 1 Ferhat Abbas, Sétif, ALGERIE; (2) CHU Saadna Abdenour, Sétif, ALGERIE; (3) Université Aboubekr Belkaid, Tlemcen, ALGERIE; (4) CHU Dr Tidjani Damerdji, Tlemcen, ALGERIE
Objectif Notre objectif principal est d’étudier les décisions d’aménagement ou de changement de poste de travail émises par le service de médecine du travail du CHU de Sétif.
Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de cinq ans, du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2025, portant sur les dossiers de demandes d’aménagement ou de changement de poste de travail.
Résultats Au total, 434 dossiers ont été analysés durant la période étudiée. La répartition selon le sexe des travailleurs était globalement équilibrée. L’âge moyen était de 41,7 ± 9,2 ans, avec des extrêmes allant de 19 à 65 ans, et plus du tiers des sujets (34,8 %) appartenait à la tranche d’âge de 40 à 49 ans.
La majorité des travailleurs exerçait dans le secteur de la santé (53,9 %), suivie du secteur tertiaire (22,6 %), de l’industrie (15 %), du bâtiment et travaux publics (5,5 %) et du secteur agroalimentaire (1,8 %).
Une décision d’aménagement du poste de travail a été prononcée dans près des trois quart des cas (73,7 %), tandis qu’une inaptitude avec changement de poste concernait seulement 14,1 % des travailleurs.
Concernant le nombre de pathologies, une affection unique était retrouvée chez plus de la moitié des travailleurs (53,7 %), deux pathologies chez 26,5 %, et au moins trois pathologies chez 18,9 %.
Les affections musculosquelettiques constituaient la principale cause de restriction d’aptitude médicale au travail (29,3 %), suivies des affections cardiovasculaires (11,5 %), endocriniennes (11,1 %), psychiatriques (9,2 %), neurologiques (5,8 %) et des cancers (5,1 %).
Discussion et conclusion Cette étude met en évidence une prédominance marquée du secteur de la santé parmi les demandes d’aménagement ou de changement de poste de travail. Les affections musculosquelettiques représentent la principale cause, suivies par les pathologies cardiovasculaires et endocriniennes.
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| th10 p569 controle de l asthme et qualite de vie chez les patients atteints dasthme professionnel auteurs amal ben chaira 1 nizar ladhari 1 nouha ben arbia 1 ghada bahri 1 amira belkahla 1 mariem mersni 1 siwar chemingui 1 imen yousfi 1 dora brahim 1 mejda bani 1 etablissement 1 chu charles nicolle tunis tunis tunisie presentateur amira belkahla |
Th10-P569 - Contrôle de l'asthme et qualité de vie chez les patients atteints d’asthme professionnel
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Amal Ben Chaira (1), Nizar Ladhari (1), Nouha Ben Arbia (1), Ghada Bahri (1), Amira Belkahla (1), Mariem Mersni (1), Siwar Chemingui (1), Imen Yousfi (1), Dora Brahim (1), Mejda Bani (1)
Présentateur : Amira Belkahla
Etablissement : (1) CHU Charles Nicolle Tunis, Tunis, TUNISIE
Introduction:
L'asthme professionnel, déclenché par des agents présents sur le lieu de travail, impacte
fortement la qualité de vie et la capacité professionnelle des patients. L'évaluation du
contrôle de l'asthme et de la qualité de vie est essentielle pour adapter le traitement, prévenir
les exacerbations et améliorer le bien-être, assurant ainsi une meilleure gestion de la
maladie et le maintien de l'activité professionnelle.
Objectif:
L’objectif de notre étude était d’évaluer le contrôle de l’asthme et la qualité de vie des
patients atteints d’asthme professionnel.
Matériels et méthodes:
Étude descriptive transversale ayant intéressé les patients atteints d’asthme professionnel
qui ont consulté le service de médecine de travail de l'hôpital Charles Nicolle durant la
période allant du premier janvier 2024 au 31 décembre 2024 . Le recueil des données a été
effectué par un entretien téléphonique utilisant une fiche préétablie relevant les
caractéristiques socioprofessionnelles. Le niveau de contrôle de l’asthme et la qualité de vie
des patients ont été évalués respectivement par le test de contrôle de l’asthme (ATC) et le
questionnaire SF12.
Résultats:
Nous avons colligé cinquante deux cas d’asthme professionnel durant la période d’étude.
Vingt-sept patients (52%) ont participé à l’étude. L’âge moyen des patients était de 50±9
ans. Une prédominance féminine a été notée avec un sex-ratio (H/F) de 0.42. Les secteurs
d’activité les plus représentés étaient : l’industrie textile ( 30%) , la santé (26%) et l’industrie
du cuir (11%). Les postes de travail les plus occupés étaient ceux des ouvriers (74%).
L’ancienneté professionnelle moyenne était de 22,7±8,4 ans. Les patients avaient une
comorbidité dans 59% des cas. Le score ATC moyen était à 14,1±4,8. L’asthme était non
contrôlé dans 59% des cas, partiellement contrôlé dans 26 % des cas et bien contrôlé dans
15%. Le score SF12 physique moyen était à 32,6±9,14. Le score SF12 mental moyen était à
39,14±10,8. Les scores moyens physique et mental étaient inférieurs à la moyenne (inférieur
à 50).
Discussion et conclusion:
Les résultats de cette étude révélaient que la majorité des patients atteints d'asthme
professionnel présentent un contrôle insuffisant de leur maladie. Une prévention primaire
basée sur le renforcement des équipements de protection est nécessaire afin de préserver la
santé et la qualité de vie des patients.
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| th10 p570 le burnout syndrome au service de gynecologie obstetrique de leps taher sfar mahdia prevalence et facteurs de risque auteurs rim ben soussia 1 amira omrane 2 fadwa haboub 1 dhekra toumi 3 rihene melki 1 walid bouali 1 haifa bouchahda 3 etablissement 1 service de psychiatrie eps taher sfar mahdia tunisie mahdia tunisie 2 service de medecine de travail et pathologies profesionnelles eps taher sfar mahdia tunisie mahdia tunisie 3 service de gynecologie obstetrique eps taher sfar mahdia mahdia tunisie presentateur rim ben soussia |
Th10-P570 - Le burnout syndrome au service de Gynécologie-Obstétrique de l’EPS TAHER SFAR MAHDIA : Prévalence et facteurs de risque.
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Rim Ben Soussia (1), Amira Omrane (2), Fadwa Haboub (1), Dhekra Toumi (3), Rihene Melki (1), Walid Bouali (1), Haifa Bouchahda (3)
Présentateur : Rim Ben Soussia
Etablissement : (1) Service de Psychiatrie- EPS Taher SFAR MAHDIA TUNISIE, Mahdia, TUNISIE; (2) Service de Médecine de Travail et Pathologies Profesionnelles - EPS Taher SFAR MAHDIA TUNISIE , Mahdia, TUNISIE; (3) Service de Gynécologie Obstétrique- EPS Taher SFAR MAHDIA, Mahdia, TUNISIE
Introduction Le « Burnout » ou le « Syndrome d’épuisement professionnel », est un état d’épuisement émotionnel, de déshumanisation de la relation à l’autre et de réduction de l’accomplissement personnel, susceptible d’apparaitre chez les individus impliqués professionnellement auprès d’autrui.
Les soins de santé, particulièrement en milieu de gynécologie-obstétrique, sont alors l’un des meilleurs exemples de métier potentiellement « combustible ».
Objectifs évaluer la prévalence du syndrome d’épuisement professionnel au sein du corps médical et paramédical en milieu de gynécologie-obstétrique et identifier ses principaux facteurs de risque.
Méthodologie étude transversale descriptive et analytique menée sur une période de 3 mois auprès du tout le personnel médical et paramédical exerçant dans le service de gynécologie-obstétrique de l’EPS Taher Sfar Mahdia. L’évaluation de degré du burnout était réalisée à l’aide de l’échelle de Maslach Burnout Inventory dans sa version française validée.
Résultats l’effectif était de 122 personnels soignants, le sexe ratio (F/H) était de 4,3 et la moyenne d’âge de 30,5 ans. Notre population était composée de 27,9% d’internes, de 22,1% d’infirmiers, de 18% de sages-femmes, de 15,6% de résidents, de 6,6% de médecins séniors et de 4,9% de techniciens anesthésistes. Le nombre moyen d’années d’exercice était de 6,05 années. Le nombre d’heures hebdomadaires travaillées (y compris les gardes) était en moyenne de 47,26 heures. Le nombre moyen de gardes par mois était de 4,93 gardes/mois. 64,8% des soignants avaient un épuisement professionnel ; dont 14,8% avaient un burnout sévère, qui est défini par des scores élevés de l’EE (Épuisement Émotionnel) et de la DP (Dépersonnalisation) avec un AP(Accomplissement Personnel) bas. La présence de burnout était significativement associée à la consommation des substances psychoactives (p=0.05), au grade professionnel (p=0,04) à savoir les infirmiers, résidents et médecins séniors étaient les plus à risque de développer un burnout.
La présence du burnout était aussi liée aux diverses activités professionnelles autre que les soins tel que la recherche (p=0,05) et à l’absence de formations médicales continues (p=0,05) ainsi qu’aux risques médico-légaux (p=0,009) et aux exigences/ agressivités des patients (p=0,05).
Conclusion il apparaît que dans les services jugés chauds tel que la gynécologie-obstétrique, le burnout peut toucher chaque soignant, quel que soit son ancienneté professionnelle, son état de santé ou sa catégorie professionnelle ; d’où l’intérêt de mettre en œuvre des changements organisationnelles du travail afin de diminuer son incidence et de reconnaitre le besoin de concilier entre la vie professionnelle et la vie privée.
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| th10 p571 bruit professionnel et audition etude transversale en milieu industriel auteurs nadine khaterchi 1 emna jlassi 1 emna hanafi 1 syrine trabelsi 1 sonia fehri 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et de securite au travail tunis tunisie presentateur emna hanafi |
Th10-P571 - Bruit professionnel et audition : étude transversale en milieu industriel
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nadine Khaterchi (1), Emna Jlassi (1), Emna Hanafi (1), Syrine Trabelsi (1), Sonia Fehri (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Emna Hanafi
Etablissement : (1) Institut de Santé et de Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE
Introduction
Le bruit en milieu professionnel constitue un facteur de risque majeur dans le secteur industriel et une cause reconnue d’atteintes auditives progressives et irréversibles. À l’échelle mondiale, la prévalence des troubles auditifs liés au bruit chez les travailleurs industriels est estimée à 28,8 %, atteignant près de 25 % dans les secteurs de la mécanique, de l’automobile et de l’aéronautique. Ces données soulignent l’importance d’une surveillance audiométrique régulière comme mesure clé de prévention des surdités professionnelles.
Objectif
Évaluer l’impact de l’exposition au bruit sur l’audition des travailleurs d’une industrie spécialiséeen aéronautique.
Méthodes
Il s’agissait d’une étude transversale descriptive réalisée sur sept mois, de décembre 2024 à juin 2025 auprès des travailleurs d’une industrie spécialiséeen chaudronnerie pour l’aéronautique parl’ISST. L’exposition sonore a été estimée à partir des niveaux d’exposition quotidienne normalisés (Lex,8h) issus d’une étude des ambiances sonores. L’audition a été explorée par audiométrie tonale liminaire en conduction aérienne à l’aide d’un audiomètre de dépistage INTERACOUSTICS® AD 226, régulièrement étalonné.
Résultats
Au total, 105 travailleurs de l’usine ont été inclus. La population était majoritairement masculine avec un genre-ratio de 12,12. L’âge moyen était de 36,2 ± 8,1 ans avec des âges extrêmes allant de 21 à 66 ans et une ancienneté professionnelle moyenne de 7,32 ± 4,7 ans. Les niveaux d’exposition sonores en Lexd mesurés variaient entre 58,4 et 92,5 dB(A), le poste le plus fréquent étant le montage (23,6 %), suivi de la chaudronnerie (18,9 %). Le niveau d’exposition sonore maximal (92,5 dB) a été enregistré au poste d’assemblage.L’audiogramme était normal chez 92 travailleurs (87,6 %). Douze travailleurs exposés à des niveaux supérieurs à 85 dB(A) présentaient une baisse de la conduction aérienne, surtout sur les hautes fréquences, bilatérale dans 4,8 % des cas et unilatérale dans 7,6 %, suggérant un lien entre intensité de l’exposition et déficit auditif. Ces sujets ont été convoqués pour une audiométrie en cabine afin de préciser le type et le degré de la perte auditive.
Conclusions
Cette étude révèle des expositions parfois supérieures aux seuils réglementaires, particulièrement au poste d’assemblage, avec des altérations auditives prédominant sur les hautes fréquences. Bien que la majorité des audiogrammes soient normaux, la survenue de déficits auditifs confirme l’impact du bruit professionnel. Ces résultats renforcent la nécessité de mesures préventives à la source, du port effectif de protections auditives et du maintien d’une surveillance audiométrique régulière pour prévenir la surdité professionnelle.
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| th10 p572 qualite du sommeil sante mentale et obesite abdominale chez les cadres dune entreprise tunisienne delectronique auteurs donia jemmali 1 etablissement 1 gmtgs sousse tunisie presentateur donia jemmali |
Th10-P572 - Qualité du sommeil, santé mentale et obésité abdominale chez les cadres d’une entreprise tunisienne d’électronique
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Donia Jemmali (1)
Présentateur : Donia Jemmali
Etablissement : (1) gmtgs, Sousse, TUNISIE
Introduction :
La qualité du sommeil et la santé psychologique représentent des déterminants majeurs du bien-être et de la productivité en milieu professionnel. Les cadres, souvent soumis à des exigences élevées et à un rythme de travail soutenu, peuvent être particulièrement vulnérables aux troubles du sommeil, au stress et à leurs conséquences métaboliques.
Cette étude vise à évaluer la qualité du sommeil, les niveaux de stress, d’anxiété et de dépression, ainsi que leur association avec l’obésité abdominale chez les cadres d’une entreprise d’électronique en Tunisie.
Méthodes : Une étude transversale a été conduite chez les employés cadres d’une entreprise d’électronique en Tunisie en Novembre 2024. Un échantillonnage stratifié selon les services et proportionnel aux nombres de cadres dans chaque service a été effectué. L’échelle de Pittsburgh et l’échelle DASS-8 en langue Arabe ont servi pour évaluer la qualité du sommeil ainsi que le stress, l’anxiété et la dépression. La collecte des données a été réalisée à l’infirmerie de l’entreprise.
Résultats :
Au total, 394 réponses ont été obtenues. L’âge moyen était 36,6 (+/-7,7) ans. Les femmes ont représenté 53,6% des participants. Des niveaux de stress, d’anxiété et de dépression anormaux ont été objectivés chez 56,1%, 23,2% et 28,9% des participants respectivement. Une mauvaise qualité du sommeil et l’obésité abdominale ont été retrouvées chez 62,4% et 65,6%. L’obésité abdominale était plus fréquente lorsqu’il y avait une mauvaise qualité du sommeil (68,2% versus 61,9%, p=0,235), un niveau de stress anormal (68,5% versus 61,5%, p=153), un niveau d’anxiété anormal (72,7 versus 62,8%, p=0,086).
Conclusion :
Cette étude met en évidence une prévalence élevée de troubles du sommeil et de détresse psychologique chez les cadres étudiés notamment ceux ayant une obésité abdominale. Ces résultats soulignent la nécessité de mettre en place des stratégies de prévention et de promotion de la santé mentale et métabolique en milieu professionnel, incluant la sensibilisation au sommeil et la gestion du stress.
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| th10 p573 les pneumoconioses les expositions a risque persiste encore auteurs nadine khaterchi 1 fatma ezzahra boujmil 1 syrine trabelsi 1 emna hanafi 1 sonia fehri 1 nesrine kammoun 1 etablissement 1 institut de sante et de securite au travail tunis tunisie presentateur emna hanafi |
Th10-P573 - Les pneumoconioses : les expositions à risque persiste encore !
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Nadine Khaterchi (1), Fatma Ezzahra Boujmil (1), Syrine Trabelsi (1), Emna Hanafi (1), Sonia Fehri (1), Nesrine Kammoun (1)
Présentateur : Emna Hanafi
Etablissement : (1) Institut de Santé et de Sécurité au Travail, Tunis, TUNISIE
Introduction L’exposition professionnelle prolongée aux poussières minérales constitue un facteur étiologique majeur des pathologies respiratoires, dont la confirmation diagnostique et l’imputabilité professionnelle reposent sur des critères cliniques, radiologiques et d’exposition.
Objectif Décrire les caractéristiques des atteintes respiratoires liées à l’exposition professionnelle aux poussières minérales et évaluer leur imputabilité au travail.
Méthodologie Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective portant sur les dossiers de travailleurs exposés aux poussières minérales dans différents secteurs d’activités, adressés à la consultation médicale de l’Institut de Santé et de Sécurité au Travail entre 2013 et 2025 afin d’évaluer l’imputabilité de leur maladie au travail.
Résultats La population étudiée était majoritairement masculine. L’âge médian était de 55,5 ans (intervalle interquartile : 18–59). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 30,2 ± 8ans.Le poste de travail le plus représenté était celui de mineur (33,3 %), suivi de celui d’opérateur de machine (25 %) et d’ouvrier (17%). Les secteurs d’activité étaient l’industrie chimique (50%), l’industrie minière (33%) et la métallurgie (17%).Huit patients étaient tabagiques. Quatre-vingt-quatre pour cent étaient exposés à la silice, tandis que 8,3?% l’étaient à la fumée de soudage et 8,3?% à l’oxyde de fer. Dix patients ont développé une pneumoconiose, dont neuf cas de silicose et un cas de sidérose pulmonaire, avec un délai médian d’apparition de 29,5 ans (intervalle interquartile : 23–34). Les signes cliniques les plus fréquents étaient la dyspnée (92%), la toux (42%), les douleurs thoraciques (42%) et l’altération de l’état général (42%). Parmi les complications, 33% ont développé un cancer du poumon et 17 % un pneumothorax.Tous les cas déclarés comme maladies professionnelles (10 cas) ont été reconnus. Quatre patients ont été déclarés inaptes, sept ont été jugés aptes avec éviction de l’exposition des aérocontaminants, et un patient a bénéficié d’une retraite anticipée.
Conclusions L’exposition chronique aux poussières minérales, principalement la silice, entraîne majoritairement des pneumoconioses avec des impacts fonctionnels et professionnels importants, soulignant la nécessité de la reconnaissance des maladies professionnelles et de mesures préventives adaptées dans les secteurs à risque.
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| th10 p574 influence des facteurs psychosociaux sur la prevalence et la gestion des troubles musculosquelettiques en milieu professionnel auteurs meriem mersni 1 wafa riahi 2 naourez ben fatma 1 ghada bahri 1 siwar chemingui 1 anja mghirbi 3 dorra brahim 1 mejda bani 1 nizar ladhari 1 etablissement 1 hopital charles nicolle tunis tunisie 2 groupement de medecine du travail de beja beja tunisie 3 hopital regional de zaghouan zaghouan tunisie presentateur anja mghirbi |
Th10-P574 - Influence des facteurs psychosociaux sur la prévalence et la gestion des troubles musculosquelettiques en milieu professionnel
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Meriem Mersni (1), Wafa Riahi (2), Naourez Ben Fatma (1), Ghada Bahri (1), Siwar Chemingui (1), Anja Mghirbi (3), Dorra Brahim (1), Mejda Bani (1), Nizar Ladhari (1)
Présentateur : Anja Mghirbi
Etablissement : (1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE; (2) Groupement de médecine du travail de Béja, Béja, TUNISIE; (3) Hôpital Régional de Zaghouan, Zaghouan, TUNISIE
Introduction : Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent une affection professionnelle courante, dont la prévention et la prise en charge reposent principalement sur des mesures ergonomiques et une maîtrise adéquate des conditions de travail. Toutefois, des facteurs psychosociaux exercent également une influence significative sur l’apparition et l’évolution de ces troubles.
Objectifs : Identifier et analyser les facteurs psychosociaux impliqués dans la survenue des TMS chez les travailleurs occupant un travail sur écran.
Méthodes : Une étude transversale a été menée auprès des employés d’une entreprise de câblage à activité principalement informatisée. Les données socio-professionnelles et cliniques ont été recueillies via un auto-questionnaire validé et anonyme. Les scores de TMS, de stress professionnel et de facteurs psychosociaux ont été calculés selon le référentiel de l’INRS pour estimer la prévalence des TMS et l’influence du stress et des facteurs psychosociaux sur leur maîtrise.
Résultats : Cette étude a porté sur 50 employés exerçant un travail informatisé. L’âge moyen des participants était de 36,6 ± 6,4 ans, avec une prédominance féminine (68 %). Une surcharge pondérale ou une obésité a été observée chez 64 % des employés. Le rythme de travail le plus courant était l’horaire standard (52 %). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 8 ± 5,2 ans. La majorité étaient droitiers (90 %) et 62 % ne déclaraient pas de troubles visuels. Une stabilité d’emploi était notée avec 80 % de contrats à durée indéterminée (CDI). La tâche la plus représentée était la saisie de données (30 %) et 72 % des travailleurs passaient plus de quatre heures par jour devant un écran. Les conditions environnementales étaient jugées satisfaisantes par plus de 80 % des employés. La prévalence des TMS était de 54 %, avec des scores majoritairement faibles (68 %). La région cervicale était la plus fréquemment touchée. Des scores de stress modéré à sévère ont été retrouvés dans six pourcent des cas. Par ailleurs, plus de 20 % des participants présentaient des scores de facteurs psychosociaux indiquant des conditions défavorables. Les principaux facteurs associés à la présence de TMS étaient l’anxiété, la charge de travail, l’attention mentale excessive ainsi que le manque d’autonomie et de contrôle professionnel. Aucune association statistiquement significative n’a été mise en évidence entre les TMS et le défaut de soutien social ou les inquiétudes concernant l’avenir professionnel.
Conclusion : Ces résultats mettent en évidence le rôle déterminant des facteurs psychosociaux dans la maîtrise des TMS et soulignent la nécessité de mettre en place des interventions spécifiques visant à optimiser leur gestion.
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| th10 p575 profil epidemiologique et clinique des accidents de travail oculaires auteurs asma gaddour 1 2 5 souheil chatti 1 3 5 aicha brahem 1 5 wael gdich 1 2 5 salma bouthaaleb 1 asma chouchane 1 3 5 jobrane mlaouah 4 maroua bouhoula 1 3 5 houda kalboussi 1 3 5 olfa maalel 1 3 5 bousarsar ilhem 4 etablissement 1 faculte de medecine de sousse sousse tunisie 2 hopital ibn el jazzar kairouan tunisie 3 hopital farhat hached sousse tunisie 4 caisse nationale d assurance maladie cnam sousse tunisie 5 universite de sousse sousse tunisie presentateur wael gdich |
Th10-P575 - Profil épidémiologique et clinique des accidents de travail oculaires
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Asma Gaddour (1,2,5), Souheil Chatti (1,3,5), Aicha Brahem (1,5), Wael Gdich (1,2,5), Salma Bouthaaleb (1), Asma Chouchane (1,3,5), Jobrane Mlaouah (4), Maroua Bouhoula (1,3,5), Houda Kalboussi (1,3,5), Olfa Maalel (1,3,5), Bousarsar Ilhem (4)
Présentateur : Wael Gdich
Etablissement : (1) faculté de médecine de Sousse, Sousse, TUNISIE; (2) Hôpital Ibn El Jazzar , Kairouan, TUNISIE; (3) hôpital Farhat Hached , Sousse, TUNISIE; (4) caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), Sousse, TUNISIE; (5) université de Sousse, Sousse, TUNISIE
Introduction : Les accidents de travail oculaires (ATO) constituent une urgence médico-professionnelle dont les conséquences peuvent être irréversibles. Une connaissance précise du profil des victimes et des circonstances de survenue est indispensable pour orienter les politiques de prévention en entreprise.
Objectif: Étudier les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et socioéconomiques des accidents de travail oculaires déclarés dans le secteur privé de la région du centre tunisien.
Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude épidémiologique descriptive rétrospective portant sur les victimes d’ATO du secteur privé déclarées à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM). L’étude a inclus 60 dossiers examinés sur une période de 15 ans (janvier 2009 – décembre 2023).
Résultats : Durant la période de l’étude, 60 dossiers ont été colligés. L’âge moyen des victimes de 40,77 ans et des âges s'étendant de 21 à 62 ans, avec une forte prédominance masculine (88,3 %). Les secteurs les plus touchés sont le BTP (21,7 %) et la métallurgie (15 %), avec une vulnérabilité particulière des ouvriers (43,3 %).
Sur le plan de la sécurité, 95 % des victimes ne portaient pas de lunettes de protection au moment de l’accident. Les agents traumatisants sont dominés par les projections de fragments métalliques (31,7 %). Cliniquement, les lésions étaient unilatérales dans 96,7 % des cas. Les traumatismes à globe fermé prédominaient (56,7 %), suivis des traumatismes à globe ouvert (33,3 %). La structure la plus fréquemment atteinte est la cornée, présentant des plaies (21,7 %) ou des érosions/ulcérations (16,7 %). L'impact sur l'activité professionnelle est marqué par une durée moyenne d'arrêt de travail de 160 jours et un taux moyen d'Incapacité Permanente Partielle (IPP) s'élevant à 22,97 %.
Conclusion : Les ATO touchent une population active jeune et surviennent presque exclusivement en l'absence de dispositifs de protection. La gravité des lésions et l'importance de l'IPP qui en découle soulignent l'urgence de renforcer les programmes de sensibilisation et l'application rigoureuse des mesures de sécurité oculaire dans les secteurs à risque.
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| th10 p576 prevention primaire des manutentions par demarche medico organisationnelle auteurs clement desjardin 1 etablissement 1 efficience sante travail paris france presentateur clement desjardin |
Th10-P576 - Prévention primaire des manutentions par démarche médico-organisationnelle
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Clément Desjardin (1)
Présentateur : Clément Desjardin
Etablissement : (1) Efficience santé travail , Paris, FRANCE
Introduction
Les gardiens et employés d’immeubles sont régulièrement exposés à des contraintes de manutention lors du déplacement des containers de déchets, notamment lors des franchissements de marches ou de dénivelés. Ces situations, souvent banalisées, impliquent le déplacement de containers de plusieurs centaines de litres, avec une fréquence variable selon les sites et les organisations, pouvant aller de quelques sorties hebdomadaires à des manipulations quotidiennes, voire pluriquotidiennes. Cette exposition constitue une contrainte physique significative, associée à un risque d’accident du travail à court terme et susceptible de favoriser l’apparition de douleurs musculo-squelettiques ainsi que des difficultés de maintien en emploi à moyen ou long terme.
Matériel et méthodes
À partir de situations identifiées en consultation de médecine du travail, une démarche proactive a été initiée par le médecin du travail en lien étroit avec les ressources humaines afin d’identifier une action de prévention primaire adaptée. Les possibilités d’aménagements ergonomiques fixes étant limitées par les contraintes liées à la voirie relevant du domaine public, une solution technique alternative a été recherchée. Le médecin du travail a contribué à l’identification d’un prestataire et à la conception de dispositifs amovibles sur mesure, de type marche-pied tridimensionnel, spécifiquement adaptés aux dénivelés récurrents du parcours de manutention. Les prototypes ont été réalisés par impression 3D, permettant une installation et un retrait aisés sans modification permanente de l’environnement.
Résultats
La démarche a permis de faire évoluer un signalement individuel vers une action collective de prévention, intégrant à la fois les contraintes réelles de travail des gardiens et employés d’immeubles et les limites d’aménagement de l’environnement. Les premiers prototypes sont actuellement en cours de test, avec pour objectif de réduire l’effort physique lors des manutentions et de limiter le risque d’accident.
Discussion
Ce retour d’expérience illustre l’intérêt d’une prévention fondée sur l’adaptation du travail dans un contexte de contraintes organisationnelles et réglementaires. Il met en évidence le rôle du médecin du travail comme acteur moteur de la prévention primaire, en lien avec les ressources humaines et des solutions techniques concrètes. Il souligne également l’apport de solutions sur mesure, rendues possibles par l’impression 3D, pour répondre à des situations spécifiques du terrain là où des dispositifs standardisés s’avèrent inadaptés.
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| th10 p577 chutes de hauteur perceptions a risque prevention en action auteurs farida ailam benassil 1 cindy atine 1 deborah chetcutti 1 yolande billerot 1 nicolas nocquet 2 zaid brahimi 1 etablissement 1 aste evry courcouronnes france 2 oppbtp boulogne billancourt france presentateur farida ailam benassil |
Th10-P577 - Chutes de hauteur : perceptions à risque, prévention en action
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Farida Ailam Benassil (1), Cindy Atine (1), Deborah Chetcutti (1), Yolande Billerot (1), Nicolas Nocquet (2), Zaid Brahimi (1)
Présentateur : Farida Ailam Benassil
Etablissement : (1) ASTE, Evry Courcouronnes, FRANCE; (2) OPPBTP, Boulogne-Billancourt, FRANCE
Introduction Les chutes de hauteur constituent la première cause d’accidents graves et mortels dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Malgré un cadre réglementaire et technique bien établi, des pratiques à risque persistent. La perception du danger et les idées reçues associées aux situations de travail influencent fortement l’adhésion aux mesures de prévention. Leur identification et leur déconstruction représentent un levier essentiel de prévention primaire.
Matériel et méthode Une enquête sur la perception du risque de chute de hauteur a été menée entre février et mai 2025 auprès de 80 entreprises du BTP, à l’aide d’un questionnaire standardisé élaboré par l’Organisme Professionnel Prévention Bâtiment Travaux Publics (OPPBTP). Elle a concerné les employeurs ou leurs représentants ainsi que les salariés les plus exposés (couvreurs, ravaleurs, maçons). Soixante-quatorze employeurs (77 %) et 71 salariés sur 142 (50 %) ont répondu. Les résultats de l’enquête ont servi de support à des ateliers de prévention collective, visant à favoriser les échanges autour de situations concrètes, à identifier les idées reçues et à concevoir un outil de sensibilisation sous forme d’affiches ciblant ces représentations.
Résultats Le risque de chute de hauteur est largement reconnu comme prioritaire. Toutefois, près de la moitié des répondants déclarent travailler occasionnellement sans équipements de protection, notamment lors d’interventions de courte durée ou dans de petites structures. Les ateliers ont mis en évidence des idées reçues récurrentes : banalisation du risque pour des tâches jugées rapides, surestimation de l’expérience individuelle et perception des protections comme contraignantes ou inadaptées. Les affiches conçues collectivement, fondées sur ces idées reçues, ont permis de rendre visibles les écarts entre perception et réalité du risque et de renforcer les messages de prévention sur les lieux de travail.
Conclusion L’association d’une enquête de perception et d’ateliers participatifs a permis d’aboutir à un outil de sensibilisation concret, centré sur les idées reçues, constituant un levier efficace de prévention primaire des chutes de hauteur et favorisant une appropriation durable de pratiques de travail plus sécurisées.
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| th10 p578 connaissances et perceptions sur la vaccination anti hpv parmi les professionnels de sante tunisiens auteurs sara iben mansour 1 olfa jlassi 1 jihen rejeb 1 abir ayadi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmane mami de l ariana sousse tunisie presentateur imene magroun |
Th10-P578 - Connaissances et perceptions sur la vaccination anti-HPV parmi les professionnels de santé tunisiens
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Sara Iben Mansour (1), Olfa Jlassi (1), Jihen Rejeb (1), Abir Ayadi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Imene Magroun
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmane MAMI de l'Ariana, Sousse, TUNISIE
Introduction : Le cancer du col de l’utérus représente un enjeu majeur de santé publique en Tunisie. La vaccination contre le Human Papillomavirus (HPV) est un moyen efficace de prévention, nécessitant l'implication des professionnels de santé pour sa promotion. Cette étude a pour objectif d’évaluer les connaissances et les attitudes des personnels de santé tunisiens vis-à-vis de la vaccination anti-HPV.
Méthodes : Une étude transversale descriptive a été menée en mars 2025 auprès de professionnels de santé exerçant en Tunisie (médecins, infirmiers, sages-femmes…). Le recrutement était fait via la diffusion en ligne d'un questionnaire structuré sur Google Forms. Les réponses ont été analysées avec le logiciel Jamovi2.3.28.
Résultats : Au total, 176 professionnels de santé ont participé à cette étude. La médiane d’âge était de 35 ans [IQR 29-45]. Parmi les 176 répondants, 62,5% étaient des médecins, 26% des infirmiers et 4,5% des sage-femmes dont 82,4% ont déclaré ne pas avoir reçu de formation complémentaire sur la vaccination anti-HPV. Concernant les attitudes des participants vis-à-vis de la vaccination anti-HPV, 76,7% des répondants étaient pour, 11,9% étaient contre et 11,4% étaient neutres. Les raisons de refus était le manque de connaissances (85,7%), la peur des vaccins (81%) et la crainte des effets indésirables (47,6%). En terme de connaissances de recommandations scientifiques, 53,4% des participants pensaient que la vaccination anti HPV est uniquement recommandée chez les filles, 40,9% savaient qu'elle concerne aussi les garçons, et 92,6% connaissaient l'âge recommandé pour la vaccination.
Conclusion : À la lumière des principaux résultats de cette étude, bien que la majorité des professionnels de santé soutiennent la vaccination anti-HPV, des lacunes demeurent concernant la connaissance des recommandations. Il est crucial de renforcer la formation continue pour améliorer la couverture vaccinale.
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| th10 p579 depistage des facteurs de risques cardiovasculaires chez le personnel de sante auteurs fatima bennabi 1 2 souhir meddah 3 ikram slimani 1 2 larbi djakrir 1 2 etablissement 1 chu douera alger alger france 2 faculte de medecine blida 1 blida algerie 3 epsp khemiss meliana ain defla algerie presentateur fatima bennabi |
Th10-P579 - Dépistage des facteurs de risques cardiovasculaires chez le personnel de santé
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Fatima Bennabi (1,2), Souhir Meddah (3), Ikram Slimani (1,2), Larbi Djakrir (1,2)
Présentateur : Fatima Bennabi
Etablissement : (1) CHU DOUERA ALGER, Alger, FRANCE; (2) faculté de Médecine Blida 1 , Blida, ALGERIE; (3) EPSP Khemiss meliana, Ain Defla, ALGERIE
Le personnel de santé Le personnel de santé en raison des conditions de travail est soumis à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Le travail (physique ou sédentaire), le travail de nuit, le travail stressant, la charge mentale importante sont des facteurs favorables aux syndromes métaboliques et au développement de maladies cardiovasculaires
Objectif Estimer la prévalence des principaux facteurs de risque cardio-vasculaire (FRCV ; incluant obésité, dyslipidémie, hypertension artérielle, diabète et tabagisme) chez le personnel de santé du CHU Douera
Méthodes Étude transversale, descriptive et rétrospective ayant intéressé le personnel de santé du CHU DOUERA reçu en consultation au service de médecine de travail du même hôpital à l’occasion de visites médicales d’embauches et périodiques durant l’année 2022 à 2023
Résultats Nous avons recensés 258 dossiers médicaux avec une prédominance féminine (sex-ratio = 0,4). L’âge moyen était de 47 ± 10 ans. Les catégories professionnelles sont représentées par le personnel technique 42,9%, paramédical 35.5% et médical 21,6%. La prévalence des cardiopathies est représenté par 1.9%.Les facteurs de risques cardiovasculaires étaient représentés majoritairement par HTA (Hypertension) 26,6%. Le diabète représente 8.9%, Le tabagisme 8.5%, dyslépidémie 1.5%, On note que 6, 6% du personnel de santé présente au moins deux facteurs de risque. Il existe une différence statistiquement significative entre la prévalence des facteurs cardiovasculaires par rapport à l’ancienneté et la catégorie professionnelle. Les syndromes anxio dépressifs étaitent présents chez 5,8%.
Discussion La prévalence des maladies cardiovasculaires représente 1.9%, ce qui est en deçà de celle de la population générale en Algérie qui est de 8.9%. Une étude réalisée en Inde en 2020 auprès de 692 médecins a montré qu’ils avaient deux plus de risque de développer des maladies cardiovasculaires et d’AVC. L’HTA est le facteur de risque cardiovasculaire le plus représenté 26.6% ce qui rejoint une étude de K. Uwanuruochi et coll en 2010 réalisée auprès de 297 travailleurs de la santé qui note une prévalence de 36%
L’estimation du risque cardiovasculaire constitue une étape importante pour l’élaboration d’un programme de lutte contre les maladies cardiovasculaires. Malgré la fréquence de ces maladies, peu de données existent sur l’évaluation du risque cardiovasculaire chez le personnel de santé.
Conclusion Cette étude souligne le rôle du médecin du travail dans le dépistage précoce, le suivi du personnel de santé et réévaluer l’aptitude médicale au poste. L’élaboration d’un programme de prévention requiert une meilleure connaissance de la situation épidémiologique
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| th10 p580 profil clinique et socioprofessionnel des salaries dans une chocolaterie de la region du nord de la tunisie auteurs chaima alouia 2 olfa jlassi 1 jihen rejeb 1 abir ayadi 1 sihem ayari 1 imene magroun 1 etablissement 1 hopital abderrahmen mami ariana tunisie 2 groupement de medecine du travail ariana tunisie presentateur olfa jlassi |
Th10-P580 - Profil clinique et socioprofessionnel des salariés dans une chocolaterie de la région du Nord de la Tunisie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Chaima Alouia (2), Olfa Jlassi (1), Jihen Rejeb (1), Abir Ayadi (1), Sihem Ayari (1), Imene Magroun (1)
Présentateur : Olfa Jlassi
Etablissement : (1) Hôpital Abderrahmen Mami, Ariana, TUNISIE; (2) Groupement de médecine du travail, Ariana, TUNISIE
Introduction Le secteur de la confiserie, dédié à la fabrication de bonbons et de produits du cacao, représente une activité économique importante. Malgré une consommation mondiale élevée de chocolat, les données relatives aux contraintes professionnelles et à leurs impacts sur la santé des travailleurs restent limitées.
Objectif Décrire les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et médicales des salariés d’une entreprise de chocolaterie située dans la région Nord de la Tunisie.
Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale et descriptive menée sur une période de 12 mois au sein d’une entreprise de chocolaterie située dans la région industrielle de Ben Arous. L’analyse des données a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS version 26.0.
Résultats La population étudiée comprenait 300 salariés, avec un âge moyen de 40±11,8 ans et un sex-ratio de 2,19. L’ancienneté professionnelle médiane était de 7,5 ans. Les principaux postes de travail étaient le mélange, l’emballage, l’entretien, ainsi que les ateliers poudre, presse, cacao et torréfaction. Une charge physique était rapportée chez 22 % des salariés, principalement liée aux mouvements répétitifs (17,4%) et au port de charges lourdes (4,7%). Les risques physiques concernaient 58,3 % des travailleurs, dominés par le bruit (57,7%) et la chaleur (38, 3%). Les manifestations allergiques étaient observées chez 8,6 % des salariés. L’asthme et la dermatite de contact concernaient respectivement 3 % et 4 %. Les troubles musculosquelettiques les plus fréquents étaient les lombosciatalgies (7,7%), les cervicalgies (3,3%) et le syndrome du canal carpien (2,3%).
Conclusion Le secteur de la chocolaterie expose les travailleurs à des risques professionnels multiples pouvant altérer leur santé. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et d’approfondir l’évaluation des expositions professionnelles.
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| th10 p581 la nouvelle norme afnor xp x43 300 une demarche danalyse des risques biologiques liees a lexposition aux bioaerosols dans les environnements de travail pour des actions en prevention auteurs philippe duquenne 1 pauline loison 1 brigitte facon 3 emmanuelle boulvert 4 pierre le cann 2 clementine barroso 5 aurelie sachot 6 etablissement 1 inrs vandoeuvre france 2 ecole des hautes etudes en sante publiqu rennes france 3 cramif paris france 4 laboratoire des microorganismes et allergenes service des laboratoires de sante environnementale paris france 5 sncf voyageurs direction du materiel ingenierie du materiel agence dessai ferroviaire aef paris france 6 dga techniques navales toulon france presentateur philippe duquenne |
Th10-P581 - La nouvelle norme AFNOR « XP X43-300 » : une démarche d’analyse des risques biologiques liées à l’exposition aux bioaérosols dans les environnements de travail pour des actions en prévention
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Philippe Duquenne (1), Pauline Loison (1), Brigitte Facon (3), Emmanuelle Boulvert (4), Pierre Le Cann (2), Clémentine Barroso (5), Aurélie Sachot (6)
Présentateur : Philippe Duquenne
Etablissement : (1) INRS, Vandoeuvre, FRANCE; (2) Ecole des Hautes Etudes en Santé Publiqu, Rennes, FRANCE; (3) CRAMIF, Paris, FRANCE; (4) Laboratoire des microorganismes et allergènes, Service des Laboratoires de Santé Environnementale, Paris, FRANCE; (5) SNCF VOYAGEURS - DIRECTION DU MATERIEL INGÉNIERIE DU MATÉRIEL - AGENCE d’ESSAI FERROVIAIRE (AEF), Paris, FRANCE; (6) DGA Techniques navales, Toulon, FRANCE
Le groupe d’experts AFNOR X43C/GE 1 « Agents Biologiques » a produit la norme XP X43-300 qui décrit une stratégie d’analyse des risques biologiques liés à l’exposition aux bioaérosols et qui est applicable aux environnements de travail. La norme décrit une démarche d’analyse à mettre en œuvre dans le cadre d’interventions en entreprise, et qui doit aboutir à la préparation et à la mise en œuvre d’un plan d’action de prévention qui vise à répondre à des motifs d’intervention.
La démarche décrite dans la norme XP X43-300 débute par une enquête préalable dont l’objectif est de recueillir toutes les informations utiles à l’analyse des situations de travail sur laquelle porte l’intervention. Elle doit permettre de décider si un plan d’action de prévention peut être proposé ou non sur la seule base de ces informations. L’enquête préalable comprend un premier recueil d’information utiles pour la prévention (activités professionnelles, etc.), complété par une visite sur site destinée à mieux appréhender les environnements et les situations de travail. La synthèse et l’interprétation des informations recueillies peuvent suffire à proposer un plan d’action de prévention. Une liste exhaustive des informations à recueillir ainsi que des modèles et exemples de fiches de recueil sont donnés.
Si l’enquête préalable n’est pas suffisante pour proposer un plan d’action, la norme XP X43-300 propose de réaliser des mesurages de bioaérosols. La norme rappelle ainsi les fondamentaux de la stratégie de mesurage et rappelle la nécessité de définir l’(les) objectif(s) de mesurage, le plus précisément possible, au regard du motif d’intervention initial. Dans la norme, plusieurs objectifs de mesurage et les stratégies associées sont détaillés et ce, pour chaque motif d’intervention. L’utilisateur est ainsi guidé dans la stratégie de mesurage à mettre en œuvre pour la situation qu’il rencontre. La norme décrit les stratégies associées à plusieurs objectifs (agents biologiques à rechercher ; méthodes et techniques de prélèvement et d’analyse ; type de prélèvement, ambiant ou individuel ; localisation des prélèvements et groupes de travailleurs à suivre ; temporalité des prélèvements). Le document présente aussi des éléments d’interprétation des mesures effectuées en fonction des objectifs de mesurage.
La norme donne les modalités pour l’établissement du plan d’action de prévention et pour la vérification de son efficacité (rappel des neuf principes généraux de prévention). Cinq exemples concrets d’application sont présentés dans les annexes du document.
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| th10 p582 asthme professionnel lie a lexposition a la soie en teinturerie auteurs noemie pottier 1 tobias chapron 1 solene lejay 1 pauline sueur 1 jerome meli 2 majda merabtene 2 carole pelissier 1 etablissement 1 chu de st etienne st etienne france 2 sud loire sante au travail st etienne france presentateur noemie pottier |
Th10-P582 - Asthme professionnel lié à l’exposition à la soie en teinturerie
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Noémie Pottier (1), Tobias Chapron (1), Solène Lejay (1), Pauline Sueur (1), Jérôme Meli (2), Majda Merabtene (2), Carole Pelissier (1)
Présentateur : Noémie Pottier
Etablissement : (1) CHU de St Etienne, St Etienne, FRANCE; (2) Sud Loire Santé au Travail, St Etienne, FRANCE
Introduction L’asthme allergique professionnel (AAP) concerne 16% des asthmes de l’adulte en 2019 et celui à la soie a été principalement rapporté en France dans le secteur de la coiffure lors de l’utilisation de séricine. Nous rapportons un cas d’AAP à la soie en teinturerie et son maintien en emploi. Observation Une patiente sans antécédent allergologique connu exerce comme manutentionnaire en teinturerie. Elle “tape” les écheveaux de soie afin de séparer les fils et les place ensuite sur un guindre (dévidoir). Elle est reçue quelques mois après la prise de poste en visite d’embauche par l’IST qui constate une dyspnée et l’adresse au médecin du travail. Le diagnostic d’un AAP est suspecté, associé à des lésions cutanées érythémateuses prurigineuses fugaces rapportées lors de la manipulation de soie. Une étude de poste est réalisée avec un avis toxicologique relevant que la salariée est exposée aux protéines d’origine naturelle de la soie comme la séricine. La patiente est orientée en consultation d’allergologie : les IgE spécifiques du ver à soie sont positives et des prick-tests réalisés avec des échantillons professionnels retrouvent une réaction positive à la soie naturelle et plus modérée à la soie traitée « cuite », où la teneur en séricine a été réduite. Le diagnostic d’AAP est retenu sur la présence d’un trouble ventilatoire obstructif avec amélioration clinique lors de l’arrêt de travail. Une déclaration de l’asthme en maladie professionnelle (tableau n°66 du Régime Général) est conseillée en lien avec l’exposition professionnelle à la séricine. En ce qui concerne le maintien en emploi, la salariée n’a pas pu être maintenue à son poste de travail malgré une préconisation d’aménagement du poste de travail pour réduire l’exposition à la séricine : reprise à temps partiel thérapeutique avec préconisations d’une ventilation mécanique des locaux, d’un encoffrement des procédés émissifs, d’une aspiration à la source, d’un nettoyage périodique par aspiration des lieux et le port d’équipements individuels de protection adaptés. La salariée a muri un nouveau projet professionnel sans souhait d’intervention de la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle et un avis d’inaptitude au poste de travail a été rendu par le médecin du travail. Conclusion Nous rapportons un cas d’asthme allergique professionnel à la soie confirmé par la positivité des tests cutanés avec échantillons professionnels et par la sensibilisation biologique au ver à soie. La salariée a réalisé une réorientation professionnelle.
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| th10 p583 etude epidemiologique descriptive et comparative de la sante respiratoire chez les agents d assainissement auteurs khadidja kerkeb 1 hana boumaza 1 mohemed elamine djazouli 1 younes ghezini 1 etablissement 1 faculte de medecine d oran oran algerie presentateur younes ghezini |
Th10-P583 - Étude épidémiologique descriptive et comparative de la santé respiratoire chez les agents d'assainissement
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Khadidja Kerkeb (1), Hana Boumaza (1), Mohemed Elamine Djazouli (1), Younes Ghezini (1)
Présentateur : Younes Ghezini
Etablissement : (1) Faculté de médecine d'Oran, Oran, ALGERIE
Introduction objectif L’impact des substances chimiques sur la santé respiratoire des agents de l’assainissement est souvent sous-estimé. Cette étude a pour objectif de déterminer la prévalence des symptômes respiratoires et d'évaluer objectivement la fonction pulmonaire chez les travailleurs d’une entreprise de traitement des eaux exposés aux risques chimiques.
Matériels et méthodes Une étude épidémiologique descriptive transversale et comparative a été menée sur un échantillon de 180 travailleurs de sexe masculin, comprenant 80 agents exposés (assainissement, espaces confinés, maintenance) et 100 témoins non exposés. Le recueil des données a utilisé le questionnaire du Medical Research Council et une spirométrie mobile évaluant le VEMS, la CVF, le DEP et le DEM 25-75%.
Résultats L'étude montre que 72 % des agents sanitaires sont poly-exposés aux produits chimiques. Les irritations oculaires sont significativement plus fréquentes chez les exposés (p<0,01). Le risque de toux est deux fois plus élevé chez les travailleurs exposés (OR=2,08 ; p=0,06).
La spirométrie révèle des anomalies ventilatoires chez 43,4 % des exposés contre 13,7 % des témoins (p<0,01). Les paramètres moyens sont significativement abaissés chez les exposés : VEMS (95,80 % vs 102,95 % ; p=0,01), DEP (85,75 % vs 92,30 % ; p<0,01) et DEM 25-75 % (84,50 % vs 98,47 % ; p<0,01). Chez les fumeurs exposés, la prévalence des anomalies atteint 48,1 % contre 15 % chez les fumeurs non exposés (p<0,01).
Conclusion L'exposition professionnelle aux substances chimiques dans le traitement des eaux entraîne une altération substantielle de la fonction pulmonaire. Il est essentiel de renforcer les mesures de contrôle technique, de généraliser le port d'appareils de protection respiratoire adaptés et d'assurer une
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| th10 p584 douleur et handicap fonctionnel de la main post accident du travail auteurs aicha haddar 1 kaouthar jmal hammami 1 imen sellami 1 anouare hrairi 1 mohamed anis ghrab 1 hanene daoud 1 houcem zouari 2 mohamed larbi masmoudi 1 moez trigui 2 mounira hajjaji 1 etablissement 1 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax tunisie sfax tunisie 2 service de chirurgie orthopedique et traumatologie chu habib bourguiba de sfax tunisie sfax tunisie presentateur aicha haddar |
Th10-P584 - Douleur et handicap fonctionnel de la main post-accident du travail
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Aicha Haddar (1), Kaouthar Jmal Hammami (1), Imen Sellami (1), Anouare Hrairi (1), Mohamed Anis Ghrab (1), Hanene Daoud (1), Houcem Zouari (2), Mohamed Larbi Masmoudi (1), Moez Trigui (2), Mounira Hajjaji (1)
Présentateur : Aicha Haddar
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail , CHU Hedi Chaker de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE; (2) Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologie , CHU Habib Bourguiba de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE
Introduction Les traumatismes de la main consécutifs aux accidents du travail constituent une problématique fréquente en santé au travail et peuvent s’accompagner de douleurs et de limitations fonctionnelles. Après consolidation des lésions, l’évaluation repose principalement sur le taux d’incapacité permanente partielle, sans intégrer systématiquement la douleur ni le handicap fonctionnel perçu par les patients. Objectif Évaluer l’intensité de la douleur de la main ainsi que les facteurs associés chez des patients victimes d’accidents du travail après consolidation des lésions. Méthodes Une étude descriptive et analytique a été menée auprès de victimes d’accidents du travail touchant la main, recensées par la commission d’évaluation du taux d’incapacité permanente partielle (IPP) à la Caisse nationale d’assurance maladie de la région de Sfax, entre janvier 2021 et décembre 2022. Un questionnaire préétabli comportant des données socioprofessionnelles a été utilisé. L’intensité de la douleur perçue a été évaluée par l’échelle visuelle analogique de la douleur (EVA douleur). Le retentissement fonctionnel global et professionnel a été auto-évalué à l’aide du questionnaire QuickDASH, incluant le module QuickDASH–Work. Résultats La population étudiée comprenait 136 travailleurs, avec un âge moyen de 41,2 ± 10,9 ans et un sex-ratio de 7,5. L’atteinte de la main dominante était observée dans 61,8 % des cas. Un traitement chirurgical a été indiqué dans 69,1 % des cas, et 70 % des patients ont bénéficié d’une rééducation fonctionnelle. L’intensité de la douleur évaluée par l’EVA douleur avait une moyenne de 4,92 ± 2,51 et une médiane de 5 (IIQ [3 ; 7]). Le score QuickDASH global avait une médiane de 34,1 (IIQ [13,6 ; 52,3]). Le score QuickDASH–Work présentait une médiane de 50 (IIQ [25 ; 68,75]). La médiane du taux d’IPP était de 10 % (IIQ [8 ; 14]). L’intensité de la douleur était significativement corrélée au score QuickDASH global (r = 0,417 ; p < 0,001) ainsi qu’au taux d’IPP (r = 0,223 ; p = 0,009). Une corrélation significative était également observée entre l’intensité de la douleur et le score QuickDASH–Work (r = 0,342 ; p < 0,001). Conclusion Après consolidation des lésions, la douleur post-traumatique de la main reste présente et est étroitement associée au handicap fonctionnel global et professionnel. Ces résultats soulignent l’intérêt d’intégrer systématiquement l’évaluation de la douleur et du retentissement fonctionnel lié au travail dans le suivi médico-légal et la prise en charge globale des victimes d’accidents du travail.
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| th10 p585 douleurs de lepaule chez les techniciens de radiologie prevalence et retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle auteurs mohamed anis ghrab 1 aicha haddar 1 imen sellami 1 hanene daoud 1 houcem zouari 2 mohamed larbi masmoudi 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax tunisie sfax tunisie 2 chirurgie orthopedique et traumatologie chu habib bourguiba de sfax tunisie sfax tunisie presentateur aicha haddar |
Th10-P585 - Douleurs de l’épaule chez les techniciens de radiologie : prévalence et retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mohamed Anis Ghrab (1), Aicha Haddar (1), Imen Sellami (1), Hanene Daoud (1), Houcem Zouari (2), Mohamed Larbi Masmoudi (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Aicha Haddar
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail , CHU Hedi Chaker de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE; (2) Chirurgie Orthopédique et Traumatologie, CHU Habib Bourguiba de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE
Introduction Les techniciens de radiologie (TR) sont exposés à des contraintes posturales et gestuelles susceptibles d’entraîner des douleurs de l’épaule. Bien que fréquentes, les conséquences de ces douleurs sur la vie quotidienne et professionnelle restent peu documentées. Objectifs Évaluer la prévalence des douleurs de l’épaule chez les TR et analyser leurs
retentissements fonctionnels et professionnels. Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale descriptive menée en avril 2024 auprès des TR d’un service d’imagerie médicale à Sfax. L’intensité de la douleur de l’épaule a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA). L’impact sur la vie quotidienne (IQ) et professionnelle (IP) a été mesuré à l’aide de deux échelles numériques de 0 à 10. Résultats Parmi les 39 TR sollicités, 30 ont participé (taux de réponse : 76,9 %). L’âge médian était de 37 ans (IIQ [36–41]) et le sexe-ratio de 0,25. Des douleurs de l’épaule ont été rapportées par 56,7 % des TR, intéressant le côté dominant dans 64,7 % des cas et étant bilatérales chez 29,4 %. Une intensité douloureuse supérieure à 3 sur l’EVA a été observée chez 64,7 % des TR symptomatiques. Les principaux facteurs aggravants étaient les mouvements répétitifs (70,6 %), les postures contraignantes (35,3 %) et le port de charges lourdes (35,3 %). Les scores moyens d’impact étaient de 3,5 ± 2,5 pour l’IQ et de 2,7 ± 2,2 pour l’IP, sans différence statistiquement
significative entre TR symptomatiques et asymptomatiques (p > 0,05). Conclusion Les douleurs de l’épaule sont fréquentes chez les techniciens de radiologie et entraînent un retentissement non négligeable sur la vie quotidienne et
professionnelle. Des mesures de prévention et d’ergonomie adaptées sont nécessaires pour réduire l’impact des TMS dans cette population.
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| th10 p586 obesite et douleurs musculosquelettiques etude chez les travailleurs dune confiserie a sfax auteurs hanene daoud 1 imen sallemi 1 aicha haddar 1 mohamed anis ghrab 1 cyrine ben chabene 2 houcem zouari 3 mohamed larbi masmoudi 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologies professionnelles chu hedi chaker sfax tunisie 2 service de medecine du travail sfax tunisie 3 service de chirurgie orthopedique et traumatologie chu habib bourguiba sfax tunisie presentateur hanene daoud |
Th10-P586 - Obésité et douleurs musculosquelettiques : étude chez les travailleurs d’une confiserie à Sfax
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hanene Daoud (1), Imen Sallemi (1), Aicha Haddar (1), Mohamed Anis Ghrab (1), Cyrine Ben Chabène (2), Houcem Zouari (3), Mohamed Larbi Masmoudi (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Hanene Daoud
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et de pathologies professionnelles, CHU Hédi Chaker, Sfax, TUNISIE; (2) Service de médecine du travail, Sfax, TUNISIE; (3) Service de chirurgie orthopédique et traumatologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax, TUNISIE
Introduction Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent un problème majeur chez les travailleurs, entraînant douleur, inconfort et baisse de productivité. Leur survenue est influencée par des facteurs individuels et professionnels, parmi lesquels l’obésité pourrait jouer un rôle important.
L’objectif de cette étude était de décrire la prévalence des TMS selon les régions corporelles et d’examiner leur association avec l’obésité chez les ouvriers d’une confiserie privée à Sfax.
Méthodes Nous avons mené une étude transversale à visée descriptive et analytique auprès des ouvriers d’une confiserie privée à Sfax présentant des TMS. La collecte des données s’est basée sur un questionnaire structuré et anonyme, comprenant les informations socio‑démographiques et professionnelles. L’IMC (indice de masse corporelle) était calculé pour chaque participant à partir du poids et de la taille mesurés, puis classé selon les catégories standard : poids normal, surpoids et obésité. Le dépistage des TMS était réalisé à l’aide du questionnaire Nordique, permettant d’identifier les régions corporelles affectées au cours des 12 derniers mois.
Résultats Parmi les 131 participants présentant des TMS, l’âge moyen était de 34,8 ± 9,0 ans. La majorité étaient des femmes (64,1 %). L’ancienneté moyenne au travail était de 10,5 ± 7,8 ans. Seuls 13,7 % des participants pratiquaient une activité sportive régulière et 2,3 % consommaient de l’alcool, tandis que 16,0 % fumaient du tabac.
L’IMC moyen des participants était de 25,0 ± 4,7. Parmi eux, 35,1 % étaient en surpoids et 10,7 % présentaient une obésité.
Au cours des 12 derniers mois, les TMS étaient majoritairement rapportés au niveau des épaules et bras (45,8 %), de la nuque et du cou (40,5 %) et des genoux et jambes (36,6 %).
L’analyse statistique a montré que les participants présentant des TMS au niveau de la nuque et du cou, des épaules et bras, ainsi que des doigts avaient un IMC significativement plus élevé, respectivement (p = 0,009, p = 0,006, p = 0,030).
Conclusion Les TMS touchaient majoritairement la nuque, les épaules et les doigts. Les participants affectés présentaient un IMC significativement plus élevé, suggérant un lien possible entre surpoids et TMS. La prévention devrait combiner mesures ergonomiques et promotion d’un mode de vie sain.
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| th10 p587 troubles musculo squelettiques chez les internes tunisiens depistage et risque percu auteurs mohamed anis ghrab 1 aicha haddar 1 imen sellami 1 hanene daoud 1 houcem zouari 2 mohamed larbi masmoudi 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail chu hedi chaker de sfax tunisie sfax tunisie 2 chirurgie orthopedique et traumatologie chu habib bourguiba de sfax tunisie sfax tunisie presentateur aicha haddar |
Th10-P587 - Troubles musculo-squelettiques chez les internes tunisiens : dépistage et risque perçu
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Mohamed Anis Ghrab (1), Aicha Haddar (1), Imen Sellami (1), Hanene Daoud (1), Houcem Zouari (2), Mohamed Larbi Masmoudi (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Aicha Haddar
Etablissement : (1) Service de Médecine du travail , CHU Hedi Chaker de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE; (2) Chirurgie Orthopédique et Traumatologie, CHU Habib Bourguiba de Sfax, Tunisie, Sfax, TUNISIE
Introduction Dès le début de leur carrière, les internes faisaient face à des exigences académiques et professionnelles intenses, impliquant une charge physique et mentale importante. La priorité accordée à la formation conduisait parfois à dépasser les limites physiques, sans anticipation des conséquences musculosquelettiques.Objectif L’objectif de cette étude était de dépister les troubles musculosquelettiques (TMS) chez les internes tunisiens et d’évaluer leur perception du risque associé. Méthodes Une étude transversale était menée entre janvier et avril 2023 auprès de médecins internes exerçant dans deux centres hospitalo-universitaires de Sfax, en Tunisie. Les données étaient recueillies à l’aide d’un questionnaire auto-administré complété par un entretien médical. Les TMS étaient dépistés à l’aide du questionnaire nordique standardisé (NMQ). La perception du risque de TMS était évaluée à l’aide d’une échelle numérique allant de 0 à 10. Résultats Au total, 168 internes étaient inclus, avec un âge moyen de 28,6 ± 2,2 ans. Les femmes représentaient 75 % de la population, avec un sex-ratio de 0,3. Les internes tabagiques représentaient 6,5 % de la population. La moyenne de l’intensité de l’effort physique, évaluée sur une échelle de 0 à 10, était de 6,7 ± 2,4. La médiane de la perception du risque de TMS était de 5, avec un intervalle interquartile [2–7]. Des TMS au cours des 12 derniers mois étaient rapportés par 28,3 % des participants. Les régions les plus fréquemment atteintes étaient le rachis lombaire (13,1 %), le cou (11,1 %) et le rachis dorsal supérieur (8,3 %). En analyse multivariée, le sexe féminin (β = 0,261 ; p < 0,001), le tabagisme (β = 0,156 ; p = 0,034) et l’intensité de l’effort physique (β = 0,310 ; p < 0,001) étaient indépendamment associés à une perception plus élevée du risque de TMS. Conclusion Les troubles musculosquelettiques étaient fréquents chez les internes tunisiens, avec une perception significative du risque associé. Ces résultats soulignaient la nécessité de mettre en place des actions de prévention participatives dès la formation médicale, impliquant les internes dans l’identification des contraintes ergonomiques et l’élaboration de stratégies adaptées visant à réduire les contraintes physiques et à prévenir les TMS.
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| th10 p588 sante mentale et capacite de travail chez les conducteurs professionnels auteurs aicha haddar 1 imen sallemi 1 hanene daoud 1 mohamed anis ghrab 1 houcem zouari 2 mohamed larbi masmoudi 1 mounira hajjaji 1 kaouthar jmal hammami 1 etablissement 1 service de medecine du travail et de pathologies professionnelles chu hedi chaker sfax tunisie 2 service de chirurgie orthopedique et traumatologie chu habib bourguiba sfax tunisie presentateur hanene daoud |
Th10-P588 - Santé mentale et capacité de travail chez les conducteurs professionnels
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Aicha Haddar (1), Imen Sallemi (1), Hanene Daoud (1), Mohamed Anis Ghrab (1), Houcem Zouari (2), Mohamed Larbi Masmoudi (1), Mounira Hajjaji (1), Kaouthar Jmal Hammami (1)
Présentateur : Hanene Daoud
Etablissement : (1) Service de médecine du travail et de pathologies professionnelles, CHU Hédi Chaker, Sfax, TUNISIE; (2) Service de chirurgie orthopédique et traumatologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax, TUNISIE
Introduction Les conducteurs professionnels sont fréquemment exposés à de longues durées de travail, des horaires irréguliers et des contraintes ergonomiques importantes. Ces facteurs professionnels peuvent altérer la santé mentale.
Objectif Évaluer les symptômes anxieux et dépressifs chez les conducteurs professionnels et analyser leurs associations avec les facteurs socio- professionnels
Méthodes Une étude transversale a été menée auprès de conducteurs professionnels au service de médecine du travail du CHU Hédi Chaker de Sfax, Tunisie, entre juillet et août 2025. Les données ont été recueillies par questionnaire auto-administré. Les symptômes anxieux et dépressifs ont été évalués à l’aide du Patient Health Questionnaire-4 (PHQ-4), comprenant le PHQ-2 pour la dépression et le GAD-2 pour l’anxiété (seuil ≥3). La capacité de travail a été mesurée par le Work Ability Score (WAS), coté de 0 à 10, et le confort du siège par une échelle analogique de 0 à 10.
Résultats L’étude a inclus 57 conducteurs masculins (âge moyen : 33,3 ± 5,3 ans). Une consommation de tabac et d’alcool a été rapportée par 42,1 % et 10,5 % des participants, respectivement, et 68,4 % déclaraient une activité physique régulière. Le score moyen du PHQ-4 était de 0,7 ± 1,4. Un dépistage positif de la dépression et de l’anxiété a été observé chez 10,5 % et 7,0 % des conducteurs, respectivement. Le WAS moyen était de 9,42 ± 1,61 et le score moyen de confort du siège de 7,86 ± 2,41. Le PHQ-4 était négativement corrélé au WAS (p < 0,001) et au confort du siège (p = 0,019) et était associé à la pratique d’une activité physique régulière (p = 0,039).
Conclusion Les symptômes anxieux et dépressifs influencent la capacité de travail des conducteurs professionnels. Ces résultats soutiennent la mise en place d’actions de prévention ciblées en milieu professionnel.
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| th10 p589 effets des appareils de pedalage portables au travail sur le profil des sous fractions de lipoproteines chez les travailleurs sedentaires letude remove auteurs hijrah nasir 1 frederic dutheil 2 ines ramos 3 terry guirado 4 sarah de saint vincent 5 david thivel 4 lore metz 4 martine duclos 6 etablissement 1 laboratoire des adaptations metaboliques a l exercice en conditions physiologiques et pathologiques ame2p universite clermont auvergne aubiere france 2 universite clermont auvergne cnrs lapsco chu clermont ferrand occupational and environmental medicine clermont ferrand france clermont ferrand france 3 chu clermont ferrand drci biostatistics clermont ferrand france clermont ferrand france 4 universite clermont auvergne laboratory of the metabolic adaptations to exercise under physiological and pathological conditions ame2p crnh clermont ferrand france 5 universite clermont auvergne institut de medecine du travail clermont ferrand france 6 universite clermont auvergne inrae unh chu clermont ferrand department of sport medicine and functional exploration clermont ferrand france presentateur hijrah nasir |
Th10-P589 - Effets des appareils de pédalage portables au travail sur le profil des sous-fractions de lipoprotéines chez les travailleurs sédentaires – l’étude REMOVE
Thème: Thème 10 - Communications libres
Auteurs : Hijrah Nasir (1), Frederic Dutheil (2), Ines Ramos (3), Terry Guirado (4), Sarah De Saint-Vincent (5), David Thivel (4), Lore Metz (4), Martine Duclos (6)
Présentateur : Hijrah Nasir
Etablissement : (1) Laboratoire des Adaptations Métaboliques à l'Exercice en conditions Physiologiques et Pathologiques (AME2P), Université Clermont Auvergne, Aubiere, FRANCE; (2) Université Clermont Auvergne, CNRS, LaPSCo, CHU Clermont-Ferrand, Occupational and Environmental Medicine, Clermont-Ferrand, France, Clermont Ferrand, FRANCE; (3) CHU Clermont-Ferrand, DRCI, Biostatistics, Clermont-Ferrand, France, Clermont Ferrand, FRANCE; (4) Université Clermont Auvergne, Laboratory of the Metabolic Adaptations to Exercise under Physiological and Pathological Conditions (AME2P), CRNH, Clermont Ferrand, FRANCE; (5) Université Clermont Auvergne, Institut de Médecine du Travail, Clermont Ferrand, FRANCE; (6) Université Clermont Auvergne, INRAE, UNH, CHU Clermont-Ferrand, Department of Sport Medicine and Functional Exploration, Clermont Ferrand, FRANCE
Contexte La sédentarité au travail est une cause majeure d’athérosclérose, notamment chez les employés du secteur tertiaire. Cependant, aucune étude n’a évalué l’effet d’un poste de travail actif sur le profil des sous-fractions de lipoprotéines. Cette étude visait à évaluer l’effet de l’utilisation de pédaliers portables (PPM) pendant 12 semaines sur le profil des sous-fractions de lipoprotéines chez des travailleurs sédentaires en bonne santé.
Méthodes Des employés administratifs en bonne santé ont été randomisés en deux groupes : un groupe d’intervention utilisant des PPM pendant 12 semaines et un groupe témoin travaillant à un bureau classique. Les sous-fractions de lipoprotéines ont été analysées par électrophorèse Lipoprint®. Les principaux résultats ont été explorés à l’aide de modèles mixtes avec analyses de sensibilité (quatre modèles).
Résultats Quarante participants ont été inclus (43,7 ± 8,6 ans, 100 % de femmes, IMC 23,8 ± 3,4 kg/m² ; temps passé assis au travail 7,7 ± 1,8 h/jour). Les groupes ne présentaient aucune différence significative à l’inclusion. Trente-deux participants ont terminé l’étude. Les variations des sous-fractions de lipoprotéines étaient particulièrement marquées pour le profil LDL. Une interaction temps x groupe a été observée pour tous les paramètres liés au LDL et à ses sous-fractions : cholestérol LDL total (p = 0,012), taille des particules LDL (p = 0,027), sous-fractions LDL 1 et 2 (p = 0,001) et sous-fractions LDL 3 à 7 (p = 0,046), selon le modèle brut. Cette interaction reflète une différence de direction des variations entre les groupes. La taille des particules de LDL a augmenté significativement dans le groupe d'intervention (de 271,9 ± 2,5 Å à t0 à 272,8 ± 1,9 Å à t1, p = 0,037), tandis qu'elle est restée inchangée dans le groupe témoin (de 272,5 ± 1,7 Å à t0 à 271,8 ± 1,5 Å à t1, p = 0,52). Toutes les interactions étaient systématiquement significatives, quel que soit le modèle. Les variables influentes étaient principalement le stress au travail, associé à une augmentation du cholestérol LDL total (coefficient 3,15, IC à 95 % [0,20 ; 6,11] mg/dl, p = 0,038), et l'IMC, associé aux taux de LDL de grande taille, de HDL de grande taille, d'IDL-C et de triglycérides.
Conclusion Le profil lipoprotéique s'est amélioré après une intervention de 12 semaines par PPMs au travail chez des employés administratifs en bonne santé. Les changements ont principalement concerné le LDL et ses sous-fractions. Le profil lipoprotéique était altéré par le stress au travail, l'IMC et l'âge.
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